L’Amérique totalement discréditée – Paul Craig Roberts


declin USAUn stupide président Obama et un ministre des affaires étrangères imbécile John Kerry ont fait gagner au gouvernement américain sa plus lourde défaite diplomatique de l’histoire et ont détruit la crédibilité de la fonction même du présidfent, du ministère des affaires étrangères et de l’entière branche exécutive. Tous sont mis à nus comme des menteurs de troisième zone.

Complètement intoxiqué par l’arrogance néfaste des mensonges passés qui ont été avalés par qui de droit pour détruire l’Irak et la Libye, Obama a cru que les Etats-Unis, cette “super-puissance”, ce pays “exceptionnel et indispensable”, auraient encore pu en remettre une couche, cette fois-ci contre la Syrie.

Mais le reste du monde a maintenant appris à éviter la course à la guerre de Washington surtout quand il n’y a aucune preuve de quoi que ce soit. Un stupide Obama a été poussé trop loin par une conseillère à la sécurité nationale incompétente, Susan Rice, et la meute de néo-conservateurs qui la soutient, ainsi le parlement britannique a amputé le membre gangréné.

Quel imbécile se mettrait dans une telle position ?

Maintenant, Obama est seul, isolé, essayant de se sortir de cette menace d’attaque d’un pays souverain sans autorisation de personne, ni de l’ONU, ni de l’OTAN, ni du congrès qu’il a ignoré. Sous les standards de Nüremberg, l’agression militaire est un crime de guerre. Washington a jusqu’ici réussi à passer aux travers des mailles du filet en se cachant derrière les acquiescements de l’ONU et de l’OTAN ; malgré ces accords, ce qui a été fait demeure des crimes de guerre.

Mais sa conseillère à la sécurité et les va t’en guerre néoconservateurs lui disent qu’il doit prouver qu’il est le vrai dur à cuire qui peut se tenir seul et commettre des crimes de guerre comme un grand sans la couverture de l’ONU ou de l’OTAN et d’un congrès américains couard. Il n’en tient qu’à Obama, insistent-ils, d’établir à tout jamais que le président des Etats-Unis est au-dessus de la loi. Que lui et lui seul est le “décideur”, le César, qui détermine ce qui est permis ou non. Le César de la seule “super-puissance” mondiale doit maintenant affirmer son autorité sur toute loi ou l’hégémonie de Washington sur le monde est terminée.

Comme je l’ai fait remarquer dans un autre billet, si Obama le fait seul, il sera harcelé pour le reste de sa vie comme un criminel de guerre qui n’osera plus quitter les Etats-Unis. En fait, un effondrement économique qui pointe à l’horizon pourrait aussi altérer le pouvoir et l’attitude des Etats-Unis, Obama se retrouvant ainsi possiblement devant des tribunaux pour ses crimes de guerre.

N’importe comment, le gouvernement américain a perdu sa crédibilité de par le monde et ne la regagnera jamais, à moins de traduire les régimes Bush et Obama devant la justice pour leurs crimes de guerre (NdT: et tant qu’on y sera, ceux de Clinton, Bush père, Reagan, Carter, Ford, Nixon et les précédents à titre posthume…)

La destruction par Obama de la crédibilité américaine va  bien au-delà de la diplomatie. Il est plus que probable que cet automne, ou cet hiver et très certainement en 2014, les Etats-Unis feront face à une crise économique encore plus dévastarice

L’abus par la banque de la réserve fédérale et le ministère du budget et des finances du dollar en tant que monnaie de réserve, l’émission sans fin de nouvelle dette et l’impression (création de l’air du temps) de dollars pour la financer, le point de focus des Etats-Unis de sauver les “banques trop grosses pour se planter” et ce en se moquant éperdument des conséquences négatives que cela a sur l’économie intra muros ainsi que sur les économies mondiales et les créanciers de la dette des Etats-Unis, l’attente de la crise politique sur le problème non résolu du déficit et de la limite du plafond de la dette auxquels devra faire face le congrès à la rentrée de Septembre, l’effondrement de l’emploi et une économie sombrant corps et âme, présentent dans l’ensemble une crise pour le gouvernement de Washington, qui est bien trop importante pour la somme d’intelligence, de connaissance, de maîtrise et de courage à disposition.

Lorsque la proverbiale m…. touchera le ventilateur (NdT: idiôme américain de l’expression “when the shit will hit the fan”, littéralement “quand le merde touchera le ventilateur”… vous avez l’image…), les entités incompétentes et corrompues que sont la réserve fédérale et le ministère des finances, n’auront alors pas plus de crédibilité qu’Obama et Kerry.

Le reste du monde, spécifiquement les états marionnettes de Washington que constituent l’OTAN, prendront grand plaisir de l’embarras de la seule “super-puissance” du monde, qui n’a fait que fonctionner sur du vent et son arrogance depuis la chute de l’URSS.

Le monde ne viendra pas à la rescousse de Washington, maintenant universellement détesté, avec des swaps de monnaies, toujours plus d’emprunts et d’aides étrangères. Les Américains vont chèrement payer leur négligence, leur inattention, leur manque d’intérêt et leur croyance ignorante que rien ne peut aller mal pour eux et que si cela arrive cela ne peut-être que très temporaire.

Deux décennies complètes de délocalisation ont laissé les Etats-Unis avec une force de travail similaire à un pays du tiers monde, employée intra muros dans des boulots a bas salaires de services non-commerciaux, une force de travail comparable à celle de l’Inde il y a 40 ans. D’ores et déjà la “seule super-puissance au monde” est affligée avec un très grand secteur de sa population qui dépend du gouvernement pour sa survie. Alors que l’économie se désintègre, la capacité du gouvernement à satisfaire la demande croissante de biens de survie diminue. Les riches vont demander que les pauvres soient sacrifiés dans l’intérêt des riches et les partis politiques acquiesceront.

Est-ce pour cela que le département de la sécurité de la patrie (NdT: la tristement célèbre DHS, Stasi, Securitate de l’empire du goulag levant…), une institution gestapiste, possède maintenant une force para-militaire qui s’accroît, équippée de chars d’assaut, de drones et de milliards de cartouches (NdT: vous avez bien lu !.. Il s’agit de milliards de cartouches commandées et documentées par la DHS aux usines de munitions…) ?

Combien de temps cela prendra t’il encore avant que les citoyens américains soient abattus dans leurs propres rues par “leur” gouvernement comme cela se passe très souvent dans les pays proches alliés de Washington comme l’Egypte, la Turquie et le Bahreïn ?

Les Américains ont négligé les requis de la liberté. Ils sont si patriotiques et naïfs, que tout ce qu’un gouvernement a à faire est de s’enrouler dans le drapeau, et le peuple, ou en tout cas, bien trop de citoyens, croient quelque mensonge que leur raconte le gouvernement. Ces gens si naïfs défendront le mensonge du gouvernement jusqu’à la mort, et de fait, jusqu’à la mort de la Terre entière.

Si les Américains continuent de croire les mensonges du gouvernement, ils n’ont aucun futur. Si la vérité est connue, les Américains ont déjà perdu un futur vivable. Le “siècle américain” des néoconservateurs est terminé avant même d’avoir commencé.

Mise à jour: J’ai entendu venant d’amis éduqués et conscients de ce qui se passe, que la pressetituée bat les tambours de la guerre ce soir aux informations. Ceci ne fait que montrer ce que sont ces putes des médias américains et leur déconnexion totale avec la réalité. Quiconque perd son temps à regarder les médias de masse américains est un idiot lobotomisé, un danger pour l’humanité.

Mise à jour du 30 Août 2013 à 20:52:

L’imbécile de la Maison Blanche va t’il être la victime de ses propres stupides nominations présidentielles ? N’a t’il vraiment personne pour lui dire comment échapper à ce dilemne où l’ont placé ses abrutis de ministre des affaires étrangères et conseillère à la sécurité ? Quelqu’un doit dire au bouffon de la Maison Blanche qu’il doit dire qu’il accepte les conditions de la communauté internationale qu’il n’y a en fait pas suffisamment de preuves pour lancer une attaque militaire contre la Syrie et de tuer encore plus de gens qui ont été tués dans la soi-disant attaque chimique, toujours non prouvée et qu’il attend de plus amples preuves. Que dieu aide l’imbécile et le pauvre pays qu’il représente.

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Source : http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Obama va t’il se condamner à être un criminel de guerre ? Paul Craig Roberts


le-proces-de-nurembergObama, poussé par ses maîtres néoconservateurs et israéliens, spécifiquement sa conseillère à la sécurité Susan Rice, qui de fait fonctionne comme une agent israélienne, a poussé le bouchon bien trop loin pour voir la ligne se faire couper par le parlement britannique.

En réponse, le président soi-disant “socialiste” français Hollande, qui lui, manque totalement de soutien pour une participation de la France à une attaque militaire sur la Syrie orchestrée par l’axe américano-israélien, a rampé hors du chaudron disant que bien que toute option soit toujours sur la table, il doit d’abord voir les preuves.

Comme Cameron et Obama l’ont rendu clair, il n’y a pas de preuve. Même le renseignement américain a déclaré qu’il n’y avait pas de preuve concluante qu’Assad avait utilisé des armes chimiques ou qu’il ait même contrôle de ces armes.

Même le gouvernement marionnette américain du Canada a désavoué participer dans le crime de guerre annoncé d’Obama/Israël.

Ce qui ne laisse à Obama que le soutien de la Turquie et d’Israël (NdT: Roberts oublie ici l’Arabie Saoudite… Grande instigatrice du chaos régional, quand même !…). Récemment, la Turquie a tué dans ses rues plus de ses propres citoyens pacifiques et non pas des mercenaires importés, essayant de renverser leur gouvernement turc, que ce qu’a tué la soi-disante attaque aux armes chimiques d’Assad.

Comme le monde entier le sait, le gouvernement israélien a commis des crimes de guerre contre le peuple de Palestine depuis des décennies. Un juriste juif distingué a conclus dans un rapport officiel que le gouvernement israélien a commis des crimes de guerre dans ses attaques contre les populations civiles palestiniennes de Gaza.

Aucun pays ne regarde les états criminels de Turquie et d’Israël comme couverture pour un crime de guerre. Si Obama est poussé par Susan Rice et les diaboliques néoconservateurs, qui sont fortement alliés avec Israël, à agir seul et à attaquer militairement la Syrie, Obama se sera fait lui-même un criminel de guerre sous le coup des conventions de Nüremberg créées par le gouvernement américain. Une agression militaire non provoquée sur une nation souveraine est un crime de guerre sous la loi internationale. Ceci est clair et net. Il n’y a aucun doute la dessus.

Si Obama attaque maintenant la Syrie, alors qu’il n’a aucun mandat de l’ONU, ni de l’OTAN, ni du peuple américain, ni de son congrès, car il a superbement ignoré parlement et sénat, Obama sera devant le monde entier, un criminel de guerre avéré. A moins que le monde ne soit préparé à tirer la chasse d’eau complètement sur la loi internationale, des ordres d’arrestation du criminel de guerre devront être émis par le tribunal de la Hague. Obama devra alors être remis à la CPI pour y être jugé et il n’aura pas plus de jambes pour faire tenir son cas qu’en avaient les nazis.

Les néoconservateurs maléfiques disent à Obama qu’il doit prouver qu’il est un homme et qu’il doit y aller seul. Simple, si Obama y va, il prouvera à la face du monde qu’il est un criminel de guerre.

Traduit de l’anglais par Résistance 71

source : http://www.paulcraigroberts.org/2013/08/30/will-obama-doom-himself-as-a-war-criminal-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Des rebelles syriens ont admis qu’ils étaient responsables de l’attaque chimique du 21 août


2250340L’incident du 21 août dernier où des armes chimiques ont fait entre 355 et 1300 morts dans la banlieue Est de Damas aurait été produit par des rebelles syriens selon le très crédible journaliste Dale Gavlak, correspondant au Moyen-Orient pour l’Associated Press depuis deux décennies.
 
Les puissances occidentales ont blâmé les forces de Bachar al-Assad, mais selon les témoignages recueillis par Gavlak, cette attaque serait en fait le résultat d’une mauvaise manipulation d’armes chimiques fournies par
 
l’Arabie Saoudite!
 
Selon le journaliste de l’Associated Press [probablement pour peu de temps encore], de nombreux médecins, résidents de Ghouta, des combattants rebelles et leurs familles, prétendent que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l’intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et que ce sont ces armes qui sont responsables de l’attentat chimique mortel.
 
Les rebelles ont dit à Gavlak qu’ils n’ont pas été correctement formés sur la façon de manipuler les armes chimiques, qu’ils ne savaient pas de quoi il s’agissait.  Il semble que les armes devaient initialement être données à Al Qaïda et au groupe Front al-Nosra [un groupe djihadiste de rebelles armés].
 
Un militant de l’opposition a dit au journaliste qu’ils étaient très curieux au sujet de ces armes et que malheureusement certains d’entre eux ont manipulé les armes de façon inappropriée, ce qui a déclenché les explosions.  Un autre combattant, une femme, a ajouté que le groupe de rebelles ne savaient pas de quel type d’armes il s’agissait ni comment les utiliser.
 
Abou Abdel-Moneim, le père d’un rebelle de l’opposition, a également dit à Gavlak: « Mon fils est venu me voir il y a deux semaines me demandant ce que je pensais du fait qu’on lui avait demandé de garder des armes. »  Le fils aurait décrit les armes comme une structure en forme de tube tandis que d’autres étaient comme une énorme bouteille de gaz.  Le père a nommé le militant saoudien qui aurait fourni les armes comme étant Abou Ayesha.  Selon le père, les armes ont explosé à l’intérieur d’un tunnel, tuant 12 rebelles.
 
Plus d’une douzaine de rebelles ont été interrogés et ont indiqué que leurs salaires proviennent du gouvernement saoudien, écrit Gavlak.  
 
Si cette histoire est exacte, elle pourrait rendre complètement invalide l’attaque des États-Unis sur la Syrie.
 
Le rôle présumé de l’Arabie Saoudite dans la fourniture d’armes aux rebelles n’est pas une surprise étant donné les révélations plus tôt cette semaine à l’effet que les Saoudiens ont menacé la Russie d’attaques terroristes aux Jeux olympiques d’hiver à Sotchi l’an prochain, à moins qu’ils n’abandonnent leur soutien au président syrien.
 
Le journal Telegraph a rapporté que le prince Bandar aurait dit à Vladimir Poutine que les groupes tchétchènes qui menacent la sécurité des jeux sont contrôlés par eux (Saoudiens).
 
 
Sources:
 

Markale III et Račak II en Syrie


Tribune libre Byblos

413746-bankimoonLe secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon rappelle les inspecteurs en Syrie alors qu’ils n’ont pas effectué le travail pour lequel ils avaient été appelés et mandatés, mais qu’ils ont par contre visité d’autres lieux, ce qui laissera libre cours aux interprétations partiales si la publication de leur rapport est interdite par le veto d’une grande puissance (comme le rapport de l’ONU sur Markale II qui confirmait les observations de l’armée française alors en charge de Sarajevo et annonçait les confessions ultérieures du général Sefer Halilović puis du président Alija Izetbegović).

Pour mémoire, cette mission d’inspection avait été réclamée par le gouvernement syrien après l’attaque chimique du 19 mars par les islamistes à Khan Al-Assal (près d’Alep) et a dû être reportée lorsque certains membres du conseil de sécurité de l’ONU ont exigé qu’elle aille ailleurs, en l’occurrence près de Damas où les islamistes prétendaient entretemps que le gouvernement aurait utilisé une arme chimique le 12 ou le 13 avril, ce qui n’a jamais été prouvé.

Début juillet la Russie a remis un rapport au secrétariat général de l’ONU, respectant toutes les normes de la convention de contrôle, et établissant indiscutablement (grâce aux relevés balistiques) que ce sont bien les islamistes qui ont tiré des obus chimiques près d’Alep le 19 mars.

Le gouvernement syrien ayant finalement accepté que la mission d’inspection appelée pour enquêter sur l’attaque du 19 mars enquête aussi sur l’attaque prétendue du 12 ou 13 avril, les inspecteurs de l’ONU sont arrivés à Damas le 18 août pour commencer à travailler le 19, mais dès le 20 août les islamistes ont diffusé des vidéos d’une nouvelle attaque « chimique » à la Ghouta (banlieue de Damas) orientale, dont ils ont ensuite prétendu qu’elle avait eu lieu le 21 août au matin (coïncidant avec une vraie contre-attaque conventionnelle de l’armée), permettant aux puissances pro-islamistes d’exiger que les inspecteurs aillent là en se détournant de leurs missions principale (attaque du 19 mars) et secondaire (attaque prétendue d’avril).

En libérant progressivement la zone des islamistes, l’armée syrienne a découvert le 24 août à Jobar un dépôt d’armes et laboratoire chimique clandestin incluant des masques à gaz et des ingrédients chimiques précurseurs provenant d’Arabie Séoudite.

Rappelant au début la mission des inspecteurs, le gouvernement syrien a rapidement décidé (le 25 août) d’accepter qu’ils aillent d’abord à la Ghouta avant d’aller à Khan Al-Assal. Un calendrier de visites a alors été établi entre le ministre syrien des affaires étrangères Wallid Mouallem (dernier ministre chrétien non abattu par les islamistes) et le haut représentant de l’ONU pour le désarmement Angela Kane. De leur côté les islamistes ont tiré deux obus de mortier vers l’hôtel des inspecteurs lundi 26 août, puis ont accueilli à la Ghouta leurs voitures blanches de l’ONU marquées « UN » à l’arme automatique, les obligeant à faire demi-tour pour revenir discrètement en voitures banalisées.

Parallèlement l’envoyé spécial de l’ONU (et émissaire de la Ligue Arabe) en Syrie Lakhdar Brahimi a déclaré en conférence de presse, le 28 août, que contrairement à ce que prétend certaine presse, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni n’ont présenté aucune preuve de la prétendue culpabilité gouvernementale dans une attaque chimique près de Damas le 21 août.

Le rappel anticipé des inspecteurs de l’ONU par le secrétaire général démontre une fois de plus que celui-ci ne travaille pas pour les Nations Unies ou leur assemblée générale mais pour le pays qui l’a mis en place.

Il démontre aussi que l’envoi de cette mission était biaisé et partial. Son rapport ne peut être qu’incomplet puisqu’il ne portera pas sur l’incident chimique principal, qui avait motivé sa venue, et s’il n’est pas suffisamment mensonger il ne sera pas diffusé. Le gouvernement syrien a-t-il eu tort d’accepter la modification du mandat initial de cette mission ? C’est difficile à dire car si les inspecteurs n’étaient pas venus cela aurait été utilisé contre la Syrie. Mais il doit absolument protester contre l’interruption des inspections et le rappel prématuré des inspecteurs, qui violent le calendrier de visite, tronquent la mission d’inspection, dévoient son rapport et le transforment finalement en un réquisitoire unilatéral, anti-gouvernemental et pro-islamiste.

Les méthodes de la poignée de pays qui manipulent certaines instances de l’ONU à des fins belliqueuses n’ont pas changé depuis vingt ans.

Delenda Carthago

http://www.stratediplo.blogspot.fr/

 

Des experts militaires expliquent pourquoi les Etats-Unis hésitent à s’engager dans le conflit syrien


Tribune libre Zorro Montmartre

3466397_7_29ce_barack-obama-descend-de-marine-one_c0f5d513586da187e8ca9a37b409a07bAlors qu’on s’attendait à une attaque dans la nuit de jeudi à vendredi, l’intervention militaire des Etats-Unis et de la France est, semble-t-il, reportée. Finalement, rien ne se fera avant de connaître les conclusions de la commission d’enquête de l’ONU sur les circonstances dans lesquelles l’arme chimique aurait été utilisée.

La parole est maintenant surtout aux spécialistes qui tentent d’éclairer l’opinion sur une guerre annoncée mais incertaine quant à son déroulement, à son issue et à ses conséquences immédiates et lointaines. A ce propos, des experts militaires algériens joints par Algeriepatriotique sont d’avis que les Etats-Unis n’interviendront directement dans le conflit en Syrie qu’en fonction de deux hypothèses qu’ils ont dû retenir. Il s’agirait pour eux de continuer par d’autres moyens, c’est-à-dire les frappes aériennes, après qu’ils eurent échoué à provoquer le soulèvement d’une partie de la population syrienne contre son gouvernement, malgré l’appui considérable en armes, argent et logistique fournis par l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie. La seconde hypothèse serait que les Etats-Unis sont sûrs de l’implication d’Al-Assad dans l’utilisation du gaz sarin dans les combats contre les rebelles à Damas – ce qui serait, pour le moins, déplorable – mais dans ce cas, ils doivent, pour légitimer leur action, en apporter les preuves irréfutables. Or, à ce jour, c’est loin d’être le cas.

Mais quel que soit le cas de figure, les Syriens n’ont pas les capacités de dissuader les armées occidentales d’intervenir militairement, font observer nos interlocuteurs. Ils rappellent que l’armée syrienne est totalement divisée et cette division trouve son prolongement dans la population. Comment se passeront les choses sur le terrain des opérations si les Etats-Unis décident de frapper ? Nos interlocuteurs estiment que les Américains procéderont auparavant à des brouillages intensifs à l’aide de systèmes qui ont constamment évolué et qui sont maintenant efficaces. Ils n’enverront ni avions ni troupes. Ils satureront le ciel en tirant plusieurs missiles sur un même objectif.

Pour ce qui est des Syriens, s’ils disposent de missiles balistiques, les cibles les plus appropriées pour eux seraient indirectes. Ils lanceraient leurs missiles sur l’Arabie Saoudite. Ceci se justifie, selon nos sources, par le fait que c’est là que se trouvent les intérêts américains. L’armée syrienne pourrait aussi cibler la Turquie qui abrite des bases américaines. Nos sources n’excluent pas l’éventualité que la Syrie puisse également, en vue d’enflammer la région, créer le désordre dans les pays arabes qui lui sont hostiles et qui sont proches géographiquement. Beaucoup dépendra, enfin, de la posture qu’adoptera la Russie de Poutine. Va-t-elle réagir ne serait-ce que par la dissuasion ? Sinon, estiment nos sources, cela constituerait pour ce pays un camouflet pire que celui de la baie des Cochons. C’est pour cette raison que l’idée de l’attaque d’une cible telle que l’Arabie Saoudite peut être envisagée comme un facteur dissuasif, estiment nos sources. On comprend, concluent ces experts, pourquoi les Etats-Unis et leurs alliés traînent les pieds dans leur projet d’intervenir contre la Syrie.
Karim Bouali

http://algeriepatriotique.com/article/des-experts-militaires-expliquent-pourquoi-les-etats-unis-hesitent-s-engager-dans-le-conflit

Eric Zemmour: Kosovo, Mali, Libye, Syrie: On a déjà vu le film !


7762704228_la-chronique-d-eric-zemmour-pinocchio-rattrape-par-jiminy-cricketUn bon résumé d’Eric Zemmour.

Parmi les chroniqueurs français, c’est un des rares, sinon le seul, à oser faire son métier.

Il ose dire, et cela est interdit en France. Il fait hérisser les poils de tout le monde. Même s’il hérisse les miens parfois, eh bien tant pis. Pourvu qu’il hérisse aussi les poils de ceux qui étouffent la vérité.

Avic

Obama sait-il qu’il se bat aux côtés d’Al-Qaïda ? Robert Fisk


Son staff devrait lui rappeler le bilan de de la dernière attaque américaine contre la Syrie en Décembre 1983. Témoignage de Robert Fisk.

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Si Barack Obama décide d’attaquer le régime syrien, il aura fait en sorte -pour la première fois de l’Histoire- que les Etats- Unis soient du même bord qu’Al-Qaïda.

Les hommes qui ont tué des milliers de personnes, le 11 septembre, combattront aux côtés de la nation dont ils ont assassinés si cruellement les innocents, il y a presque 12 ans. C’est tout un exploit pour Obama, Cameron, Hollande et les autres mini-chefs de guerre.

Bien sûr que ceci ne sera pas crié haut et fort par le Pentagone ou la Maison Blanche – ni, je suppose, par Al-Qaïda – qui tentent de détruire Bachar. Il en est de même du Front al-Nosra, affilié à cette organisation. Cette affaire soulève quelques possibilités intéressantes.

Peut-être que les Américains devraient demander à Al-Qaïda de l’aider sur le plan du renseignement- après tout, elle est présente sur le terrain, là où les Américains n’ont aucun intérêt à aller.

Et peut-être qu’Al-Qaïda pourrait offrir des informations à un pays qui prétend que les hommes les plus recherchés du monde sont, justement, les partisans d’Al-Qaïda, et non pas les Syriens.

Cela donnera lieu, évidemment, à des situations ironiques. Alors que les Américains frappent Al-Qaïda avec des drones au Yémen et au Pakistan – avec, bien entendu, le lot habituel de victimes civiles- ils fourniront en même temps à cette organisation un soutien face à ses ennemis en Syrie.

Vous pouvez parier votre dernier dollar que la cible des Américains en Syrie ne pas sera Al-Qaïda ou al-Nosra.

Et notre Premier ministre va applaudir tout ce que font les Américains. Les attentats de Londres semblent avoir disparu de sa mémoire.

En Irak, nous sommes allés en guerre sur la base de mensonges proférés par des faussaires et des escrocs. Aujourd’hui, c’est la guerre sur YouTube.

Cela ne signifie pas que les images terribles des civils syriens gazés sont fausses. Cela veut dire que toute preuve contraire va être supprimée.

Par exemple, personne ne va s’intéresser à des rumeurs persistantes à Beyrouth au sujet de trois membres du Hezbollah -qui combat aux côtés des troupes gouvernementales à Damas- qui ont apparemment été frappés par le même gaz, le même jour, dans des tunnels.

Ils sont actuellement traités dans un hôpital de Beyrouth. Donc, si les forces gouvernementales syriennes ont utilisé du gaz toxique, comment se fait-il que des hommes du Hezbollah ont, eux aussi, été touchés?

Et puisque nous parlons de la mémoire institutionnelle, lequel de nos hommes d’Etat sait ce qui s’est passé la dernière fois que les Américains ont attaqué l’armée syrienne? Je parie qu’ils ne s’en souviennent pas.

Eh bien, cela s’est passé au Liban, lorsque l’aviation américaine a décidé de bombarder des missiles syriens dans la vallée de la Bekaa, le 4 décembre 1983. Je m’en souviens très bien parce que j’étais ici, au Liban.

Un bombardier américain A-6 a été touché par un missile Strela syrien –de fabrication russe, naturellement. Il s’est écrasé dans la Bekaa et le pilote, Mark Lange, a été tué, son co-pilote, Robert Goodman, a été fait prisonnier et jeté en prison à Damas.

Jesse Jackson a dû se rendre en Syrie pour le récupérer un mois plus tard. Un autre avion américain -un A-7 cette fois- a également été touché par des tirs syriens, mais le pilote a réussi à s’éjecter en Méditerranée, où il a été retrouvé par un bateau de pêche libanais. Son avion a été détruit.

Bien sûr, on nous dit que cette guerre sera de courte durée, quelques jours tout au plus. C’est ce que Obama aime croire. Mais pensez à l’Iran. Pensez au Hezbollah. Je suppose que si Obama va aller de l’avant, il devra courir… courir.

Robert Fisk

http://mediaramalb.wordpress.com/

Source originale : The Independent

Le one man show occidental


Theatre_Show_by_geo_tographyÇa devient vraiment risible. Depuis quelques jours on nage dans le surréel. Nous y avions pourtant cru à leur guerre imminente et, peut-être même y  croyons-nous encore. Il vaut mieux d’ailleurs, car devant un tel degré de psychopathie, tout est possible, même l’irrationnel.

Résumons.

-L’histoire commence par le sacrifice (ou l’immolation, au choix) de plusieurs enfants. Les scènes que le monde entier a vues peuvent très bien avoir été montées, mais il n’en reste pas moins que ces enfants ont reçu des traitements particulièrement agressifs.

– Ensuite les cris et les indignations devant l’acte que l’on vient de commettre, cris et indignations directement proportionnels au degré d’ignominie, d’horreur et de barbarie voulu et rendu dans la mise en scène.

– Après les premières gesticulations, suivent les rencontres, les consultations et les coups de téléphones, le tout relayé, à la virgule près, par les médias.

– Puis la fatwa tombe. Tel Moïse du haut du mont Sinaï, Obama décrète qu’il faut, qu’il est nécessaire, même obligatoire d’attaquer la Syrie. Le dieu de la morale et de l’humanité l’ordonne. Lui, pauvre Obama, ne peut qu’obéir. Les foudres de la colère divine tomberont donc sur Damas et balaieront tous ceux qui ont fauté. Lui, Obama, pleure déjà les morts qu’il causera, mais, en tant que bras armée divin, ne faiblira pas pour accomplir la haute mission qui lui a été confiée.

On peut appliquer ce résumé à tout ce qu’on a déjà vu avec l’Irak, la Libye et même au temps du pape Innocent III ou antérieurement. Les discours sont peu ou prou les mêmes. Les résultats aussi.

Ce qu’il y a de nouveau – et c’est là que ça devient du n’importe quoi – c’est que dans le scénario on comptait sur les répliques et les réactions de l’adversaire. L’adversaire s’avère très vite être, non pas la Syrie à qui on a attribué le rôle de simple enjeu, mais la Russie et peut-être aussi la Chine. Devant tant de gesticulation, tant de menaces, allant jusqu’à donner les détails de ce qui va se passer, leurs réactions ne sauraient se faire attendre.

Or les réactions se font attendre. Ne se rendent-ils pas compte que nous sommes au bord d’une 3ème guerre mondiale ? Ils sont inconscients ou quoi ? Puisqu’ils ne réagissent pas, nous allons leur écrire des réactions menaçantes qu’ils auraient pu avoir et les rajouter au scénario, pour que la suite de l’histoire ait de la cohérence. Malgré cela, toujours pas de réaction. Ou plutôt une seule réaction depuis le début, sous forme de conseil, du style : attention petit, tu vas te faire mal. Tant la Chine que la Russie, n’ont eu de cesse de prévenir ; « faites gaffe, c’est dangereux ce que vous faites. Ça va vous retomber sur la gueule ».

Que faire devant tant d’inertie ? Sans répliques en face, comment avancer dans son texte de manière cohérente? On avait tout prévu, sauf la non réplique. Mais il faut avancer quand même. Ce sont les aléas du direct.

Il avait dû être prévu qu’au moment où le drame serait à son comble et tous les nerfs à vif, on fasse des propositions pour faire baisser la tension. Mais de tension, il n’y en a pas plus que d’habitude. Les seules tensions que l’on observe sont du côté des populations de ceux qui ont écrit le script. Tant pis. Avançons quand même. Cela nous est rapporté par (devinez qui) Debka. Le bras armé du dieu de la morale et de l’humanité, Barack Obama  » vient de  reporter les frappes qu’il projette de lancer contre la Syrie dans l’espoir de trouver un accord secret avec les Russes« . Toujours selon Debka,  » la Maison Blanche a commencé depuis mercredi soir des manœuvres destinées à acheter du temps et à reporter des frappes militaires contre la Syrie… Obama semble déterminé  à attaquer la Syrie mais déploie tous ses efforts pour offrir à Kerry un peu plus de temps de façon à ce qu’il puisse rencontrer Lavrov et tenter de trouver un accord sur la Syrie« . L’accord qu’envisage le secrétaire d’Etat Kerry d’imposer à la Russie se formule, selon Debka, de la manière suivante :  » Les Etats Unis sont prêts à baisser le niveau de leurs frappes militaires contre la Syrie et rendre ces frappes aussi faibles que possibles si les Russes acceptent ce que les Américains veulent dans le cadre des négociations de Genève II « .

Du délire. On joue et on se répond à soi-même faute de partenaire. Un one man show. Pour la Maison Blanche, les russes ont tellement eu peur et ont eu tellement de sueurs froides qu’ils sont mûrs pour obéir au dictat qu’on leur imposera. Après avoir vu ce dont l’Occident était capable, avec description à l’appui par les journaux israéliens, ils sont genou à terre. Ils ne peuvent que reconnaître leur déroute, devant le monde entier qui en a été le témoin.

C’est un navet. Mais ceux qui ont concocté ce scénario sont tellement habitués à voir des navets hollywoodiens faire un tabac qu’ils croient vraiment que c’est convaincant. Espérons seulement que le script s’arrête là, car sinon, dieu seul sait quels délires mortels nous préparent ces cerveaux malades.

Avic

Obama prépare la guerre sainte Tomahawk – Pepe Escobar


Missile tomahawk
Missile tomahawk

La doctrine  » responsabilité de protéger » ( »responsibility to protect » : R2P) invoquée pour légitimer la guerre en la Libye en 2011 vient de se métamorphoser en  » responsabilité d’attaquer » ( »responsibility to attack » : R2A) en Syrie. Tout simplement parce que l’administration Obama le dit.

Dimanche, la Maison Blanche a dit qu’il avait » très peu de doute » que le gouvernement Bachar al-Assad a utilisé des armes chimiques contre ses propres citoyens. Lundi, le secrétaire d’Etat John Kerry fait monter la barre à  » indéniable » – et accuse Assad  »d’obscénité morale ».

Donc, quand les Etats-Unis ont bombardé Fallujah avec du phosphore blanc à la fin de 2004, ils ne faisaient que la morale. Et quand les Etats-Unis a aidé Saddam Hussein à gazer les iraniens en 1988, ils faisaient également la morale.

L’administration Obama a décrété que Assad a permis aux inspecteurs d’armes chimiques de l’ONU de venir en Syrie, et pour célébrer leur arrivée a déclenché une attaque avec des armes chimiques principalement contre des femmes et des enfants à seulement 15 kilomètres de l’hôtel des inspecteurs. Si vous ne le croyez pas, vous souscrivez à une théorie du complot.

La preuve? Qui se soucie de preuve? L’offre d’accès pour les inspecteurs d’Assad est venue  » trop tard ». De toute façon, l’équipe de l’ONU est seulement chargé de déterminer si des armes chimiques ont été déployés – mais pas par qui, selon le porte-parole du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

Pour ce qui concerne l’administration Obama et le Premier ministre britannique David  »d’Arabie’’ Cameron – soutenu par le barrage de missiles des médias – cela n’a pas d’importance ;  » la ligne rouge » d’Obama a été franchie par Assad, point. Washington et Londres sont en mode guerre-ouverte pour rejeter tout fait contredisant la décision. La Novlangue – du type R2A – est la règle. Si tout cela ressemble à Irak 2.0 c’est parce que c’est Irak 2.0. Le temps d’adapter les faits autour de la ligne d’action – le temps pour des armes de supercherie massive – et c’est reparti.

L’axe israélo-saoudien

La fenêtre d’opportunité pour la guerre c’est maintenant. Les forces d’Assad ont gagné de Qusayr à Homs ; elles ont rejeté les résidus  » rebelles » hors de la périphérie de Damas ; elles se sont déployées autour de Der’ah pour contre-attaquer les  » rebelles » entrainés par la CIA équipés d’armes de pointe qui traversent la frontière syro-jordanienne, et elles ont organisé une poussée pour expulser les  » rebelles » et les djihadistes de la banlieue d’Alep.

Maintenant, Israël et l’Arabie Saoudite sont oh tellement excitée parce qu’ils obtiennent exactement ce dont ils rêvent juste par la bonne vieille méthode de la magouille. Tel Aviv a même télégraphié comment il voulait que ça se passe : ce lundi, le quotidien Yedioth Ahronoth a titré avec » Sur la manière d’attaquer » et a même imprimé l’ordre idéal de bataille. (Voir photo)

pepe270813

Il y a quelques mois, même AMAN, la Direction du renseignement des Forces de défense israéliennes (FDI) a conclu que Assad n’était pas assez fou pour traverser la » ligne rouge » d’Obama sur les armes chimiques. Du coup, ils en sont arrivés au concept de » deux lignes rouges imbriquées », la deuxième ligne étant la perte de contrôle par le gouvernement syrien  »  de ses dépôts d’armes chimiques et des sites de production ». AMAN a ensuite proposé différentes stratégies à Washington, de la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne à la saisie effective des armes (ce qui implique une attaque au sol).

Actuellement, on est revenu à l’option numéro un – frappes aériennes sur les dépôts d’armes chimiques. Comme si les Etats-Unis – et Israël – avaient à la minute près des renseignements sur l’endroit exact où elles se trouvent.

La Maison des Saoud avait également télégraphié ses désirs – après que le prince Bandar bin Sultan, alias Bandar Bush, ait été nommé par le roi Abdallah d’Arabie comme chef des renseignements généraux. La dureté d’Abdullah s’explique par sa mère et deux de ses épouses venant d’une tribu sunnite ultra-conservatrice et influente en Syrie. Quant à Bandar Bush, il a plus de longévité que Rambo ou Terminator ; il est de retour dans le même rôle qu’il avait joué dans le djihad afghan des années 1980, quand il était l’homme-de-la-situation pour aider la CIA à militariser les ‘’combattants de la liberté du président Ronald Reagan  ».

La Jordanie – une fiction d’un pays totalement dépendant des Saoudiens – a facilement été manipulée pour devenir un centre d’opération de guerre  » secrète ». Et sous la responsabilité de qui ? Pas moins que le jeune demi-frère de Bandar, le vice-conseiller à la sécurité nationale, Salman bin Sultan, également connu sous le nom » mini-Bandar ». On peut parler d’une version arabe de Dr Evil and Mini Me.

Pourtant, il y a plus d’hommes de la CIA que de Saoudiens dans le front jordanien.

L’importance de ce rapport ne peut pas être assez exagérée. Il a d’abord été divulgué par le journal libanais Al-Safir ( version en Français ) C’est toute la stratégie de Bandar, dévoilée lors de sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine, déjà signalé par Asia Times Online. Après avoir essayé – pendant quatre heures – de convaincre Poutine de laisser tomber la Syrie, Bandar est catégorique: » l’option militaire est inévitable ».

Un mélange de Kosovo et de Libye et le tour est joué!

L’ancien président Bill Clinton a refait surface avec un timing parfait pour comparer les options d’Obama en Syrie au jihad de Reagan en Afghanistan. Bubba avait raison en termes de positionnement du rôle de Bandar. Mais il avait dû sniffé quelque chose s’il avait pensé en termes de conséquences – qui comprennent tout, depuis les talibans jusqu’à cette entité mythique, » Al-Qaïda ». Bon, au moins al-Qaida est déjà actif en Syrie, ils n’ont pas besoin de l’inventer.

Quant à cette bande d’amateurs qui entourent Obama – y compris les groupies du R2P comme Susan Rice, et le nouvel ambassadeur aux Nations Unies Samantha Power, tous des faucons libéraux, suceurs du Kosovo, et de la Libye en prime – préconise que c’est le modèle idéal pour la Syrie, le R2P par des frappes aériennes (illégale). Dans la foulée, le New York Times tel un perroquet répercute déjà frénétiquement l’idée.

Les faits sont, bien sûr, absent du narratif – y compris l’explosion de l’ambassade chinoise à Belgrade (un remix en Syrie avec l’ambassade de Russie, et être à la veille d’une guerre avec la Russie ?).

La Syrie n’a rien à voir avec les Balkans. Il s’agit d’une guerre civile. On peut dire que la majeure partie de la population urbaine syrienne, pas le campagnard, soutient Damas – à cause du méprisable comportement des  » rebelles » dans les lieux qu’ils contrôlent, et la majorité absolue veut une solution politique, comme dans la conférence de Genève 2 maintenant presque totalement torpillée.

Le régime jordanien – inondant le sud de la Syrie avec des mercenaires lourdement militarisés – est un remix de ce que la CIA et les Saoudiens ont fait pour AfPak (Afghanistan-Pakistan), et les seuls gagnants seront les djihadistes de Jabhat al-Nusra. Quant à la solution israélienne pour Obama – bombardements aveugles des dépôts d’armes chimiques -elle va certainement entraîner des dommages collatéraux terribles, parce que le R2A tue encore plus de civils.

Les perspectives restent sombres. Putain, une autre coalition des bonnes volontés ; Washington a déjà les caniches britanniques et français dans le sac, et le plein soutien – en toute sécurité douillette – des démocratiques pétromonarchies du Conseil de coopération du Golfe, du laquais jordanien et de la puissance nucléaire israélienne. C’est ce qui passe pour être la  » communauté internationale » à l’âge de la novlangue.

Les Britanniques ont déjà lourdement insisté sur le fait qu’aucune résolution du Conseil de sécurité de l’ONU n’est nécessaire ; qui se soucie que nous fassions un Irak 2.0 ? Pour le Parti de la guerre, le fait que le chef de la Joint Chiefs of Staff le général Martin Dempsey ait déclaré que les  » rebelles » syriens pourraient ne pas promouvoir les intérêts des États-Unis semble être hors de propos.

Washington a déjà ce qu’il faut pour que les Saints Tomahawks commencent à voler; 384 d’entre eux sont déjà positionnés dans la Méditerranée orientale. Des bombardiers B-1 peuvent être déployées à partir de de la base aérienne Al Udeid au Qatar. Et les bombes anti-bunker feront certainement partie du film.

Ce qui se passera ensuite exige des boules de cristal concentriques – des tirs de Tomahawks aux tirs de barrage par frappes aériennes, en passant par des opérations spéciales de commandos au sol, ou une campagne soutenue par l’aviation et qui dure des mois. Dans sa longue interview à Izvestia (version française), Assad donne l’impression qu’il pense que Obama  bluffe.

Ce qui est certain, c’est que la Syrie ne sera pas  » du gâteau » comme la Libye ; même affaibli sur tous les fronts, le colonel Kadhafi a résisté pendant huit longs mois après que l’OTAN ait commencé ses bombardements humanitaires. La Syrie a une armée fatiguée mais toujours forte de 200.000; des tas d’armes soviétiques et russes ; de très bons systèmes antiaériens, et le plein soutien des experts de la guerre asymétrique que sont l’Iran et le Hezbollah. Sans parler de la Russie, qui a juste besoin de transmettre quelques batteries de défense anti-aérienne S-300 et de relayer les renseignements.

Donc habituez-vous à la façon dont fonctionnent les relations internationales à l’ère de la novlangue. L’armée du général Abdel Fattah al-Sisi en Egypte peut tuer des centaines de ses propres citoyens qui protestaient contre un coup d’Etat militaire. Washington s’en fout – puisque le coup d’Etat n’est pas un coup d’État et le bain de sang n’est pas un bain de sang.

Personne ne sait avec certitude ce qui s’est exactement passé dans la saga des armes chimiques près de Damas. Mais c’est le prétexte à une nouvelle guerre américaine – quelques jours seulement avant un sommet du G20 organisé par Poutine à Saint-Pétersbourg. Saint Tomahawk ! R2A, c’est parti !

Pepe Escobar

Traduction : Avic

http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MID-01-270813.html

l’Hubris occidentale n’a pas de limite


Photo0037_La_Bombe_Atomique_HiroshimaDans l’hystérie collective du « printemps arabe », allumé par le peuple le plus « éduqué », le plus « intelligent » et le plus « politisé » de la planète, les architectes de ce plan de démolition programmatique des Etats-Nations ont essayé d’entraîner les Syriens dans l’autodestruction de leur pays sous la revendication fallacieuse de la démocratie. N’ayant pas eu le bon général « loyal » pour dire Non à Assad, comme ce fut le cas en Tunisie et en Egypte, les démocraties occidentales ont armé et embrigadé tout ce que le monde musulman compte de criminels, de dégénérés et de fanatiques pour mener le Djihad au nom d’Allah et des droits de l’homme, deux « valeurs » qui s’accordent à merveille, comme chacun sait !

Mais le peuple syrien a résisté. Soutenu par les bédouins du Qatar,les esclavagistes d’Arabie Saoudite, les Frères musulmans de Turquie et les islamo-atlantistes de Libye et de Tunisie, ces hordes fanatisées ont commis les pires crimes en Syrie. Mais les dignes héritiers des Omeyyades n’ont pas été vaincus. Ils ont alors trouvé l’argutie mobilisatrice, comme au bon vieux temps de la croisade contre l’Irak : l’utilisation d’armes de destruction massive. Ces gladiateurs de la liberté savent pourtant que les criminels qui ont utilisé des armes chimiques sont leurs propres mercenaires islamistes et terroristes ; et c’est la raison pour laquelle ils ne veulent pas attendre les conclusions de la commission d’enquête onusienne. Ils ont décidé de frapper la Syrie pour « punir »le régime, selon l’expression du porte-parole de la Maison Noire.

Le Tunisien, l’Arabe et le musulman que je suis veux alors rappeler aux dépositaires de la conscience universelle que les pires crimes contre l’Humanité commis ces deux derniers siècles sont de leurs faits et méfaits. Que l’éradication des Indiens d’Amérique, c’est eux.Que l’esclavage, c’est eux. Que le colonialisme, c’est eux. Que la première et seconde guerre mondiale, c’est eux. Que le génocide du peuple Juif, c’est eux.Que l’arme de destruction massive par excellence, la bombe atomique lâchée sur les Japonais, c’est eux. Que le Vietnam, c’est eux. Que l’invention des armes chimiques, c’est eux. Que la première utilisation de ces armes chimiques en 1915, c’est leurs alliés Turcs contre les Arméniens (1 million 300 000 morts).Que la seconde utilisation de ces armes chimiques, c’est eux et entre eux en 1914-1918. Que la troisième utilisation de ces armes chimiques, c’est eux et entre eux en 1939-1945.

L’action militaire que les dépositaires de la conscience universelle s’apprêtent à mener contre la Syrie est du même type, de la même « morale » et de la même psychologie impérialiste et raciste que l’agression tripartite (France,Grande Bretagne, Israël) contre l’Egypte, en octobre 1956. Parce que Nasser a décidé de nationaliser la Compagnie du Canal de Suez, il a été traité « d’Hitler »et « d’apprenti-dictateur », par la même presse pharisienne qui mène contre la Syrie une campagne de désinformation digne de Goebbels, comme celle qui a été menée contre l’Irak de Saddam Hussein et qui a ramené ce grand pays « à l’âge de pierre », comme l’avait promis James Baker à mon ami Tarek Aziz. L’anglais Antony Eden, premier ministre, et le socialiste français Guy Mollet, président du Conseil, disaient que « la seule réponse à la mégalomanie de ce nouvel Hitler qui veut constituer un empire panarabe, c’est la force. Il faut renverser Nasser ». Comme les Américains ont renversé le premier ministre iranien Mossadegh en 1953 et le président du Guatemala Jacobo Arbenz une année après. Là aussi, c’était une occasion pour la France « socialiste »de punir Nasser pour son soutien à la résistance algérienne, comme, depuis deux ans, la « punition » de Bachar pour son soutien à la résistance libanaise et palestinienne.

La guerre froide a commencé il y a quelques mois et elle peut vite tourner à la guerre « chaude », ce qui serait une bouffée d’oxygène pour l’économie capitaliste et mondialiste moribonde, plus particulièrement pour l’économie virtuelle américaine. Ce qui se joue actuellement et dans les prochaines heures en Syrie, ce n’est pas l’avenir de ce peuple qui résiste de façon héroïque à l’invasion islamo-atlantiste, mais celui de l’Humanité. C’est maintenant que la Russie, la Chine et l’Inde doivent mettre fin à l’hégémonisme américaine. Le Nouvel ordre mondial né de l’implosion de l’URSS et de la chute du mur de Berlin doit disparaître au profit de la paix mondiale dans la Souveraineté des Nations. S’ils laissent faire la destruction du monde arabe par ce que la propagande occidentale appelle le « printemps arabe », il y aura par la suite un « printemps africain », ensuite un « printemps asiatique », puis un « printemps latino-américain »… Depuis Rome et depuis la Grèce antique, l’Hubris occidentale n’a pas de limite.

Mezri Haddad, philosophe et ancien Ambassadeur.

http://www.tunisie-secret.com/La-Syrie-et-l-Hubris-occidentale_a578.html

La Syrie n’est pas seule !


la-syrie-connait-de-plus-ne-plus-de-violences1Aujourd’hui, nous nous passerons d’une longue analyse pour nous contenter d’un simple résumé :

• La Syrie n’est pas seule ! C’est ce que Téhéran a affirmé à Jeffrey Feltman et au Sultan Qaboos d’Oman [visite simultanée à la capitale iranienne le 25 Août courant].
• La Méditerranée n’est ni un lac étatsunien, ni un lac « otanien » pour que nous rebroussions chemin ! C’est ce que le Commandant en chef des Forces armées russes a rétorqué à son homologue US, le général Dempsey.
• Le Hezbollah a dressé ses rampes de lance missiles, leurs objectifs programmés allant de Dimona à Tel-Aviv.
• Des forces spéciales sont déployées sur les rives du « Canal de Suez », prêtes à s’en prendre aux navires de guerre américains si la Syrie était attaquée.
• La région du Golfe est aussi un « champ de bataille » ; les bases étatsuniennes, britanniques et françaises ainsi que les destroyers seront des cibles pour les torpilles et missiles iraniens.
• Un demi-million de « Gardiens de la Révolution » sont prêts à traverser l’Irak pour se rendre en Syrie.
• La Russie se serait préparée à compenser par voie maritime les armes détruites lors d’une éventuelle attaque de la Syrie et met en garde contre toute agression visant ses navires affrétés à cet effet.
• Le suivi des objectifs des missiles syriens sera assuré par les Russes par voie maritime, et par le Hezbollah et l’Iran par voie terrestre.
• Les systèmes d’écoute et de décryptage russes, iraniens et libanais [du Hezbollah] seront mis à la disposition de la Syrie.
• Le pétrole ne passera plus par le « Détroit d’Ormuz » et Israël sera sous le feu des tirs.

Voilà pourquoi les dirigeants US nagent en pleine confusion…

Nasser Kandil
29/08/2013

Texte traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Source : Top News
http://www.topnews-nasserkandil.com/topnews/share.php ?art_id=2140
Monsieur Nasser Kandil est libanais, ancien député et directeur de Top News-nasser-kandil.

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3840

Grande énigme au pays du Sphinx


suezVous y comprenez quelque chose dans tous ces évènements proche et moyen-orientaux ? J’avoue que je suis un peu largué. Pourtant l’équation que nous avions jusqu’ici semblait claire. D’un côté il y avait ceux qui veulent la Syrie : l’Occident, Israël et l’Arabie Saoudite secondée par ses satellites émiratis. Ils disposent d’une armée de plusieurs milliers de mercenaires entrainés par les spécialistes israéliens et occidentaux dans des pays alliés (Jordanie et Turquie) et financés et équipés par l’Arabie Saoudite qui en fournit les effectifs par ailleurs. Ouvertement c’est presque une guerre syro-saoudienne.

En face il y a ceux qui s’opposent de toutes leurs forces au dépeçage de la Syrie. Outre la Syrie elle-même, il y a le Hezbollah, l’Iran et la Russie. Leur ennemi c’est cette armée saoudienne – il faut bien l’appeler par son nom.

C’est ici que les choses commencent à s’embrouiller. Les saoudiens font tout ce qu’ils peuvent pour entrainer l’Occident vers une intervention directe, y compris par de moyens de type false flag. Il semble qu’ils soient enfin parvenus à leurs fins avec la dernière attaque à l’arme chimique. Pour cette intervention, l’usage du Canal de Suez est nécessaire et dépend entièrement du gouvernement égyptien qui n’existe aujourd’hui, dans la tourmente que traverse le pays, que grâce au soutien sans faille de l’Arabie Saoudite. Or cet allié crucial vient de décider qu’il n’était pas question d’utiliser le canal pour aller faire la guerre à la Syrie, anéantissant, du coup, deux ans d’effort de ses sponsors, juste au moment où ceux-ci décrochaient enfin le gros lot, c’est-à-dire l’acceptation (presque) d’Obama pour une intervention directe.

Après ce coup de tonnerre, que font les saoudiens ? Rien, aux dernières nouvelles. L’argent continue de couler à flot. Que font les occidentaux ? Silence radio dans les chancelleries. Que fait Israël ? On n’a pas vu de chars de l’armée israélienne se diriger vers la frontière comme en 56 sous Nasser.

Etait-ce la clé pour désamorcer la crise ? Pas de Canal, pas de bombardement, donc retour au calme. Tout cela n’aurait été que de l’esbroufe ? Si c’est le cas, cela voudrait dire qu’un autre agenda est en cours.

Ceux qui ont des réponses à toutes ces questions ont bien de la chance. Moi je donne ma langue au sphinx.

Avic

3ème guerre mondiale: La Russie surenchérit la mise…


… de cette partie de poker, plus que d’échec maintenant. A notre sens, si ceci se vérifiait, cela servirait à aider les occidentaux à sortir de cette galère, car maintenant, plus personne ne peut plus reculer: L’empire a trop gesticulé à tort, les décisions tardent car beaucoup de monde dans le politique se rend compte que c’est une grosse galère, de l’autre côté, la Russie ne peut pas se désengager sans perdre la face et de toute façon elle ne le désire pas… Donc que fait-on ? Il est à parier que derrière le rideau les conversations ne sont plus de savoir si on bombarde ou pas la Syrie, mais plutôt: comment fait-on pour désamorcer le truc avant que çà nous retombe dessus ?

Avec cette déclaration (si cela se confirme), les Russes ouvrent une porte de sortie éventuelle pour l’occident, bien qu’après l’entretien entre Poutine et Bandar bin Sultan et les menaces non voilées proférées par ce dernier envers la Russie, on peut comprendre que Poutine soit particulièrement énervé…

Si  tout cela en vient aux mains, avec les missiles syriens pointés sur Israêl et les navires de l’empire et les bombardiers/missiles russes pointés vers l’Arabie Saoudite, on est parti pour un sacré feu d’artifice !

Question essentielle: Les banquiers veulent-ils la guerre ? Tout est assujetti à la réponse à cette question, le reste n’est que blablabla…

– Résistance 71 –

Vladimir-Poutine-1 Guerre contre la Syrie: Poutine prêt à attaquer l’Arabie Saoudite !

 IRIB

Selon les sources syriennes, le président russe Poutine est déterminé à prendre pour cible l’Arabie saoudite, si les Etats Unis attaquaient militairement la Syrie ! Suivant la campagne médiatique intense entretenue depuis quelques jours par les médias mainstream contre la Syrie, les Etats Unis et leurs alliés seraient prêts à lancer des raids aux missiles contre la Syrie d’ici quelques heures.Dampress affirme que le chef du Kremlin est prêt à donner aux gros bombardiers russe l’ordre de bombarder l’Arabie saoudite, si les Etats Unis prennent pour cible de leurs missiles la Syrie. les tensions sont à leur plus haut point entre la Eussie et les Etats Unis depuis que Washington s’est mis en ordre de bataille et a mobilisé ses alliés contre Damas.

Lavrov a qualifié toute attaque contre la Syrie d’erreur historique et Moscou dit ne pas croire un seul mot à la version US avancée sur les raids chimiques du 21 août contre la banlieue de Damas. les analystes ont mis en garde l’Arabie saoudite et les Etats Unis , deux protagonistes de la guerre contre une troisième guerre mondiale qui pourrait être déclenchée si Washington tire en direction de la Syrie .

 

Bandar Ben Sultan, artisan de la guerre contre la Syrie


n00289251-sLe vétéran de l’intrigue diplomatique à Washington et au Moyen-Orient, le chef des services de renseignements saoudiens, le prince Bandar Ben Sultan, a expliqué aux Américains qu’il ne s’attendait pas à une victoire des rebelles sur le terrain dans l’immédiat.

Le prince Bandar a confié à son demi-frère Salman de superviser l’entraînement des rebelles syriens en Jordanie.

Les Saoudiens ont commencé en hiver à déployer des efforts considérables pour convaincre les Américains et les puissances occidentales que le régime de Bachar Al-Assad a franchi la ligne rouge en utilisant des armes chimiques. Les services secrets saoudiens affirmaient en février que le régime a utilisé des armes chimiques en faisant parvenir des «preuves» aux Américains.

Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a transmis un message au président Barack Obama en avril lui disant que la crédibilité des États-Unis serait écornée si le régime syrien et son allié iranien gagnaient la bataille.

Parallèlement à ce message, le prince Bandar et l’ambassadeur saoudien à Washington ont travaillé intensément pour convaincre la Maison-Blanche et le Sénat de la nécessité de frapper la Syrie.

Par la suite, le prince s’est entretenu à Paris avec des responsables français et en juillet, il s’est rendu à Moscou, où il a expliqué, selon des diplomates, à Vladimir Poutine, que le royaume saoudien détient de fortes sommes d’argent qu’il va utiliser pour gagner la bataille en Syrie.

Il y a un quart de siècle, c’est le même Bandar ben Sultan qui a armé les moudjahidines afghans contre les troupes soviétiques.

Le week-end dernier, l’Arabie saoudite a accentué la pression sur Washington pour attaquer la Syrie en réponse aux «attaques chimiques».
«Vous ne pouvez pas comme président tracer une ligne et ne pas la respecter», aurait dit le message saoudien au président Obama, selon un diplomate.

The Wall Street Journal-Médiarama

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=127345&cid=76&fromval=1&frid=76&seccatid=141&s1=1

Barack Obama: vers la destitution ?


Destitution ObamaAlors qu’une intervention militaire se prépare contre la Syrie, aux Etats-Unis, de plus en plus de voix s’élèvent pour exiger la destitution de Barack Obama.

L’affaire de Benghazi, la politique d’assassinats ciblés par drone, les écoutes de la NSA, le départ en guerre contre la Libye et demain la guerre qui s’annonce contre la Syrie, les sujets ne manquent pas pour destituer un président qui est à la dérive.

En tout cas, le sujet est sur la table comme le rappellent les mises en garde du sénateur républicain Tom Coburn de l’Oklahoma, qui ont provoqué une avalanche de commentaires dans toute la presse américaine.

Coburn, pourtant un ami d’Obama, a affirmé sans en préciser les raisons que le Barack Obama « s’approche dangereusement de la destitution » et qu’on se dirige vers une « nouvelle crise constitutionnelle »,

En guise de réponse, l’un des proches collaborateurs d’Obama, David Axelrod, a ironisé que le débat sur la destitution est devenu « une sorte de virus ayant infecté nos milieux politiques et qui doit vraiment être maîtrisé ».

Coburn, est un sénateur républicain respecté qui n’a rien d’un conservateur. Il avait signé, avec le démocrate Phil Angelides, le rapport d’enquête de la Commission d’enquête du Congrès de 2011 sur les cause de la crise financière de 2007-2008, qui avait conclu que l’abrogation de la Loi Glass-Steagall avait joué un rôle majeur en éliminant les principales régulations bancaires.

La sortie aujourd’hui du livre Impeachable Offenses : The Case for Removing Barack Obama From Office, d’Aaron Klein, animateur radio conservateur et auteur à succès, et Brenda J. Elliott, ne fera rien non plus pour éliminer le « virus de la destitution ».

Klein affirme que 100 000 copies du livre, qui présente la liste des délits commis par l’administration Obama et qui sont susceptibles de provoquer la destitution, ont été vendues avant sa sortie aujourd’hui.

D’autres députés et sénateurs républicains ont multiplié les appels à la destitution, dont le député Blake Farenthold du Texas, qui a affirmé récemment qu’il y avait suffisamment de votes à la Chambre des représentants pour destituer Obama, si une procédure dans ce sens venait à être lancée.

Des sondages récents indiquent également que la popularité d’Obama est en chute libre chez les moins de 30 ans, particulièrement sensibles aux révélations d’Edward Snowden sur les programmes de surveillances illicites de la NSA défendus par Obama.

Un blogger du Washington Post, Ed Rogers, fait remarquer à ce sujet :

Le feu que le président est en train d’attiser en faisant fi de la loi ne peut être ignoré. Peut-être que l’ancien professeur de droit constitutionnel [post occupé par Obama à la Harvard Law School, ndlr] est allé trop loin en décidant que la Constitution est plus flexible que ce qu’il n’avait pensé.

Ainsi, la course est engagée entre l’oligarchie qui entend violer la loi pour renverser le régime d’al Assad en Syrie et provoquer une guerre mondiale, et ceux qui d’autre part entendent utiliser le droit pour faire tomber le régime hypocrite d’Obama aux Etats-Unis.

Progrès et Solidarité

Syrie: un autre crime de guerre occidental en préparation – Paul Craig Roberts


David-Cameron-Barack-Obama-Francois-HollandeMise à jour

Les criminels de guerre de Washington et d’autres capitales occidentales sont déterminés à maintenir leur mensonge selon lequel le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. Ayant échoué dans les efforts visant à intimider les inspecteurs d’armes chimiques de l’ONU en Syrie, Washington a exigé que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon retire ces inspecteurs avant qu’ils puissent évaluer la preuve et faire leur rapport. Le Secrétaire général de l’ONU s’est élevé contre les criminels de guerre de Washington et a rejeté leur demande. Cependant, comme avec l’Irak, la décision de Washington de commettre une agression contre la Syrie ne se fonde pas sur des faits. http://rt.com/op-edge/syria-un-war-investigation-006/

Les gouvernements américain et britannique n’ont révélé aucune des «preuves concluantes» qu’ils prétendent avoir démontrant que le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. En écoutant leurs voix, en observant leur langage corporel, et en les regardant dans les yeux, il est tout à fait évident que John Kerry et ses marionnettes britanniques et allemandes mentent de manière éhontée. C’est une situation bien plus honteuse que les énormes mensonges que l’ancien Secrétaire d’Etat Colin Powell a commis à l’ONU sur les armes irakiennes de destruction massive. Colin Powell affirme qu’il a été trompé par la Maison Blanche et ne savait pas qu’il mentait. Kerry et les marionnettes britanniques, françaises et allemandes savent très bien qu’ils mentent.

Le visage que l’Occident présente au monde est celui d’un menteur impudent.
Washington et ses gouvernements fantoches britanniques et français sont prêts à encore une fois révéler leur criminalité. L’image de l’Occident en tant que criminel de guerre n’est pas une image de propagande créée par les ennemis de l’Occident, mais le portrait que l’Occident a peint de lui-même.

Le journal britannique The Independant a rapporté qu’au cours du dernier week-end, Obama, Cameron et Hollande ont convenu de lancer des attaques de missiles de croisière contre le gouvernement syrien dans les deux semaines à venir, malgré l’absence de toute autorisation de l’ONU et malgré l’absence de tout élément de preuve en faveur des allégations de Washington selon lesquelles le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques contre « ses rebelles » largement soutenus par les forces extérieures américaines, cherchant à renverser le gouvernement syrien.

En effet, une des raisons de la course à la guerre est d’empêcher l’inspection de l’ONU dont Washington sait qu’elle pourrait réfuter ses allégations et éventuellement l’impliquer dans l’attaque sous faux drapeau effectuée par les «rebelles», qui ont réuni un grand nombre d’enfants dans un endroit pour y être assassinés chimiquement pour ensuite en coller la responsabilité au gouvernement syrien.

Une autre raison de la course à la guerre, c’est que Cameron, le Premier ministre britannique, veut précipiter la guerre avant que le Parlement britannique ne puisse le bloquer et l’empêcher de fournir une couverture pour les crimes de guerre d’Obama, de la même manière que Tony Blair avait assuré la couverture de George W. Bush, ce dont il a été dûment récompensé. Qu’est-ce qu’il en a à faire, Cameron, de la vie des syriens quand il peut quitter ses fonctions avec une fortune de 50 millions $ qui l’attendent à bras ouverts ?

http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/syria-un-weapons-inspectors-attacked-as-they-try-to-enter-poison-gas-attack-site-8784435.html

Le gouvernement syrien, sachant qu’il n’est pas responsable de l’incident des armes chimiques, a accepté que l’ONU envoie des inspecteurs d’armes chimiques pour déterminer la substance et le vecteur utilisés. Cependant, Washington a déclaré qu’il était «trop tard» pour les inspecteurs de l’ONU et accepte la déclaration intéressée des « rebelles » affiliés à Al-Qaïda accusant le gouvernement syrien d’avoir attaqué des civils avec des produits chimiques. http://news.antiwar.com/2013/08/25/obama-administration-accepts-rebels-account-on-syria-prepares-for-war/ . Voir aussi http://news.antiwar.com/2013/08/25/syria-accepts-un-inspectors-us-spurns-call-as-too-late/

Dans une tentative pour empêcher les inspecteurs de produits chimiques des Nations Unies qui sont arrivés sur place de faire leur travail, ces derniers ont essuyé des tirs de snipers sur le territoire détenu par les  « rebelles » et ont été forcés de quitter le site ; mais un rapport ultérieur de RT affirme qu’ils sont retournés sur le site pour effectuer leur inspection. http://rt.com/news/un-chemical-oservers-shot-000/

Le gouvernement britannique corrompu a déclaré que la Syrie peut être attaquée sans autorisation de l’ONU, tout comme la Serbie et la Libye ont été attaquées militairement sans autorisation de l’ONU. En d’autres termes, les démocraties occidentales ont déjà établi des précédents pour violer le droit international. « Le droit international? Nous n’avons pas besoin de droit international puant » L’Occident ne connaît qu’une seule règle: la Force prime le Droit. Tant que l’Occident a la Force, l’Occident a le Droit.

Dans une réponse à l’information que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France se préparent à attaquer la Syrie, le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a déclaré qu’une telle action unilatérale est une «violation grave du droit international», et que la violation n’était pas seulement d’ordre juridique, mais aussi une violation de l’éthique et de la morale. Lavrov a évoqué les mensonges et la tromperie utilisés par l’Occident pour justifier ses violations graves du droit international dans les attaques militaires contre la Serbie, l’Irak et la Libye et la façon dont le gouvernement américain a utilisé des actions préventives pour saper tout espoir pour un règlement pacifique en Irak, en Libye et en Syrie.

Une fois de plus, Washington a anticipé pour saper tout espoir de règlement pacifique. En annonçant la prochaine attaque, les Etats-Unis ont détruit toute incitation pour les «rebelles» à participer aux pourparlers de paix avec le gouvernement syrien. Au moment où ces pourparlers allaient avoir lieu, les «rebelles» n’ont désormais plus aucune incitation à y participer, puisque les militaires de l’Occident viennent à leur secours.

Dans sa conférence de presse, M. Lavrov a parlé de la façon dont les partis au pouvoir aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France attisent les émotions chez les gens mal informés qui, une fois chauffés, trouveraient satisfaction dans la guerre. Ceci, bien sûr, est le moyen par lequel les Etats-Unis ont manipulé le public pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak. Mais le public américain est fatigué de la guerre, dont le but n’est jamais établi clairement, et sa suspicion augmente de jour en jour au sujet des justifications du gouvernement pour encore plus de guerres.

Un sondage Reuters / Ipsos révèle que « les Américains s’opposent fermement à l’intervention américaine dans la guerre civile en Syrie et croient que Washington devrait rester en dehors du conflit, même si les rapports selon lesquels le gouvernement de la Syrie a utilisé des produits chimiques mortels pour attaquer les civils sont confirmés ». http://news.yahoo.com/syria-war-escalates-americans-cool-u-intervention-reuters-003146054.html Pourtant Obama se moque que seulement 9 pour cent de la population soutienne son bellicisme. Comme l’a récemment déclaré l’ancien président Jimmy Carter : « L’Amérique n’a pas de démocratie qui fonctionne ». http://rt.com/usa/carter-comment-nsa-snowden-261/ Il y a un Etat policier dans lequel le pouvoir exécutif s’est placé lui-même au-dessus de toutes les lois et au-dessus de la Constitution.

Cet état policier va maintenant commettre encore un autre crime de guerre d’agression non provoquée de style nazi. A Nuremberg, les nazis ont été condamnés à mort précisément pour les actions identiques à celles commises par Obama, Cameron et Hollande. L’Occident mise sur la force, non sur le droit, pour se garder hors du box des criminels.

Les gouvernements américain, britannique et français n’ont pas expliqué pourquoi il vaut mieux que les gens, dans les guerres initiées par l’Occident, soient tués par des explosifs en uranium appauvri plutôt qu’avec des agents chimiques ou de toute autre arme. Il était évident dès le début que Obama était en train de préparer l’attaque contre le gouvernement syrien. Obama a diabolisé les armes chimiques mais pas les « anti-bunkers » nucléaires que les Etats-Unis pourraient utiliser contre l’Iran. Ensuite, Obama a tracé une ligne rouge, en disant que l’utilisation d’armes chimiques par les Syriens était un si grand crime que l’Occident serait obligé d’attaquer la Syrie. Les marionnettes britanniques de Washington, William Hague et Cameron, ont juste répété cette affirmation absurde. http://rt.com/news/uk-response-without-un-backing-979/ La dernière étape dans la machination était d’orchestrer un incident chimique et d’en accuser le gouvernement syrien.

Quel est le véritable agenda de l’Occident? Telle est la question non posée et sans réponse. De toute évidence, les gouvernements américains, britanniques et français, qui ont affiché en permanence leur soutien à des régimes dictatoriaux qui répondent à leurs attentes, ne sont pas le moins du monde perturbés par les dictatures. Ils désignent Assad comme dictateur pour le diaboliser aux yeux des masses occidentales mal informés. Mais Washington, le Royaume-Uni, et la France soutiennent un certain nombre de régimes dictatoriaux, comme ceux de Bahreïn, de l’Arabie Saoudite, et maintenant la dictature militaire en Egypte qui tue impitoyablement des Egyptiens sans qu’aucun gouvernement occidental ne parle d’envahir l’Égypte parce qu’il «tue son propre peuple ».

Il est clair aussi, que la prochaine attaque occidentale sur la Syrie n’a rien à voir avec la volonté d’apporter «la liberté et la démocratie» en Syrie, pas plus que la liberté et la démocratie n’étaient les raisons des attaques contre l’Irak et la Libye, dont aucun n’a gagné la « liberté et la démocratie. »

L’attaque occidentale sur la Syrie n’est pas liée aux droits de l’homme, la justice ou l’une des causes ronflantes dont l’Occident couvre sa criminalité.

Les médias occidentaux, et encore moins les presstitués américains, ne demandent jamais à Obama, Cameron, ou Hollande quel est le vrai agenda. Il est difficile de croire qu’il y ait un seul journaliste qui soit suffisamment stupide ou naïf pour croire que l’agenda est d’apporter «la liberté et la démocratie » à la Syrie ou de punir Assad pour avoir utilisé des armes chimiques contre des voyous meurtriers qui tentent de renverser le gouvernement syrien.

Bien sûr, la question n’aurait pas de réponse si elle était posée. Mais le fait de poser la question contribuerait à rendre le public conscient que les choses sont tout autres. A l’origine, le prétexte de Washington pour les guerres était d’assurer la sécurité des Américains contre les terroristes. Maintenant, Washington s’efforce de livrer la Syrie à des terroristes djihadistes en les aidant à renverser le gouvernement laïc et non-terroriste d’Assad. Quel est l’agenda derrière le soutien de Washington au terrorisme?

Peut-être que le but des guerres est de radicaliser les musulmans et, ainsi, déstabiliser la Russie et même la Chine. La Russie a une importante population musulmane et est bordée par les pays musulmans. Même la Chine a une certaine population musulmane. Comme la radicalisation se propage en conflits dans les deux seuls pays capables d’être un obstacle à l’hégémonie mondiale américaine, la propagande des médias occidentaux et le grand nombre d’ONG financées par les États-Unis, se présentant comme des organisations de «droits de l’Homme», peuvent être utilisés par Washington pour diaboliser les gouvernements russe et chinois pour les mesures sévères que ceux-ci prennent contre les «rebelles».

Un autre avantage de la radicalisation des musulmans est qu’elle laisse les anciens pays musulmans dans la tourmente ou des guerres civiles pour une longue durée, comme c’est actuellement le cas en Irak et en Libye, éliminant ainsi toute capacité à faire obstruction à Israël par un état organisé.

Le Secrétaire d’Etat John Kerry est en train de travailler au  téléphone utilisant les pots de vin et les menaces pour faire accepter, sinon appuyer, le crime-de-guerre-en-préparation de Washington contre la Syrie.

Washington est en train de conduire le monde plus près que jamais de la guerre nucléaire, même plus que dans les périodes les plus dangereuses de la guerre froide. Quand Washington en terminera avec la Syrie, la prochaine cible sera l’Iran. La Russie et la Chine ne seront plus en mesure de se leurrer eux-mêmes sur l’existence  d’un quelconque système de droit international ou de contrainte qui puisse agir sur la criminalité de l’Occident. L’agression occidentale contraint déjà les deux pays à développer leurs forces nucléaires stratégiques et à circonscrire les ONG financées par l’Occident qui se présentent comme des «organisations des droits de l’homme», mais en réalité constituent une cinquième colonne que Washington peut utiliser pour détruire la légitimité de leurs gouvernements.

La Russie et la Chine ont été extrêmement imprudentes dans leurs relations avec les Etats-Unis. Essentiellement, l’opposition politique russe est financée par Washington. Même le gouvernement chinois est miné. Quand une société américaine ouvre une entreprise en Chine, il crée un conseil d’administration chinois dans lequel sont placés des proches des autorités politiques locales. Ces conseils créent un circuit pour les paiements qui influencent les décisions et la loyauté des membres du parti local et régional. Les États-Unis ont pénétré les universités chinoises et les milieux intellectuels. L’Université Rockefeller est active en Chine dans le cadre philanthropique des Rockefeller. Les voix dissidentes sont créées et sont déployées contre le gouvernement chinois. Les demandes de «libéralisation» peuvent ressusciter des différences régionales et ethniques et saper la cohésion du gouvernement national.

Quand la Russie et la Chine se rendront compte qu’ils sont la proie de cinquièmes colonnes américaines, qu’elles sont isolées diplomatiquement et militairement inférieures en armes,  les armes nucléaires deviendront le seul garant de leur souveraineté. Cela donne à penser que la guerre nucléaire est susceptible de mettre fin à l’humanité bien avant que les hommes ne succombent au réchauffement climatique ou à la hausse des dettes nationales.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni, derrière un FALSE FLAG d’attaque chimique en Syrie


Jeux de guerre: Une explosion dans la ville syrienne de Homs le mois dernier. Il a été maintenant suggéré que les Etats-Unis encouragent le recours à des armes chimiques pour déclencher une intervention militaires internationales.
Jeux de guerre: Une explosion dans la ville syrienne de Homs le mois dernier. Il a été maintenant suggéré que les Etats-Unis encouragent le recours à des armes chimiques pour déclencher une intervention militaires internationales.

Les Etats-Unis derrière un «Plan pour lancer une attaque à l’arme chimique contre la Syrie et en rejeter la responsabilité sur le régime d’Assad ».

  • Fuite d’e-mails provenant d’un contractant de la défense au sujet des armes chimiques disant « l’idée a été approuvée par Washington »
  • Obama a lancé un avertissement au président syrien Bachar al-Assad le mois dernier lui disant que l’utilisation de la guerre chimique était «totalement inacceptable»

Par Louise Boyle

PUBLISHED: 14:16 EST, 29 January 2013 | UPDATED: 14:16 EST, 29 January 2013

Des fuites d’E-mails prouveraient que la Maison Blanche a donné le feu vert à une attaque aux armes chimiques en Syrie dont pourrait être accusé le régime d’Assad et ainsi déclencher l’action militaire internationale dans le pays dévasté.

Un rapport publié lundi contient un échange de courriels entre deux hauts fonctionnaires du Britam Defense, où un projet «approuvé par Washington» est révélé expliquant que le Qatar aurait financé les forces rebelles en Syrie pour utiliser des armes chimiques.

Barack Obama a dit clairement au président syrien Bachar al-Assad le mois dernier que les Etats-Unis ne toléreraient pas que la Syrie utilise des armes chimiques contre son propre peuple.

Selon Infowars.com, le mail du 25 Décembre a été envoyé par David Goulding,  directeur du développement des affaires de de Britam, et le destinataire est le fondateur de l’entreprise Philip Doughty.

On y lit :

«Phil … Nous avons une nouvelle offre. Il s’agit de la Syrie à nouveau. Les Qataris proposent une affaire intéressante et jurent que l’idée a été approuvée par Washington.

Nous aurons à livrer un CW à Homs, un g-shell d’origine soviétique de Libye similaires à ceux que Assad devrait avoir.

Ils veulent que nous déployions notre personnel ukrainiens qui doit parler le russe et faire un enregistrement vidéo.

«Franchement, je ne pense pas que c’est une bonne idée, mais les sommes proposées sont énormes. Votre avis?

Cordialement, David. »

Britam Defense n’a pas encore répondu à une demande de commentaire de MailOnline.

Fuite: Le mail aurait été envoyé par un haut fonctionnaire d’un contractant de la défense britannique concernant une attaque chimique ‘’approuvée par Washington’’ en Syrie dont pourrait être accusée le régime d'Assad.
Fuite: Le mail aurait été envoyé par un haut fonctionnaire d’un contractant de la défense britannique concernant une attaque chimique ‘’approuvée par Washington’’ en Syrie dont pourrait être accusée le régime d’Assad.

Les e-mails ont été publiés par un hacker malaisien qui a également obtenu le curriculum vitae des cadres supérieurs et des copies de passeports par le biais d’un serveur d’entreprise non protégé, selon Cyber War News.

Le profil Linkedin de Dave Goulding le décrit en tant que Directeur du développement des affaires à la Britam Defense Ltd dans le domaine de la Sécurité et des enquêtes. Le profil de Phil Doughty dans le réseau des affaires le décrit comme le chef des Operations pour Britam, les Émirats arabes unis, et de la sécurité et des enquêtes.

Le Département d’Etat américain n’a pas répondu à une demande de commentaire sur les emails présumés à MailOnline,  au jour d’aujourd’hui au moment de la publication. (NDT : 29 janvier 2013)

Cependant, l’utilisation de la guerre chimique a été soulevée lors d’une conférence de presse à Washington le 28 Janvier.

Un porte-parole a déclaré que les Etats-Unis ont rejoint la communauté internationale pour la «la mise en place de lignes rouges communes sur les conséquences de l’utilisation d’armes chimiques».

De nombreuses pertes : les familles tentent d'identifier les corps des combattants syriens abattus et jetés dans une rivière dans la ville syrienne d'Alep aujourd'hui.
De nombreuses pertes : les familles tentent d’identifier les corps des combattants syriens abattus et jetés dans une rivière dans la ville syrienne d’Alep aujourd’hui.

Une fuite sur un câble du gouvernement américain a révélé que l’armée syrienne avait plus que probablement utilisé des armes chimiques lors d’une attaque dans la ville de Homs en Décembre.

Le document, révélé dans The câble, était le résultat d’une enquête menée par Scott Frédéric Kilner, le consul général américain à Istanbul, accusant l’armée syrienne d’avoir utilisé des armes chimiques dans une attaque le 23 Décembre.

Un responsable de l’administration Obama qui a eu accès au document aurait dit : «Nous ne pouvons pas le dire avec certitude à 100 pour cent, mais les contacts syriens ont établi de façon convaincante que l’Agent 15 a été utilisé à Homs le 23 décembre.

L’enquête de M. Kilner comprenait des entretiens avec les civils, les médecins et les rebelles présents lors de l’attaque, ainsi que l’ancien général et chef du programme syrien des ADM, Mustafa al-Cheikh.

Dr. Nashwân Abu Abdo, un neurologue à Homs, est certain que des armes chimiques ont été utilisées. Il a dit à The Cable: « C’était une arme chimique, nous sommes sûrs de cela, parce que le gaz lacrymogène ne peut pas causer la mort de personnes ».

Menaces: Barack Obama a déclaré lors d'un discours le mois dernier que si la Syrie a utilisé des armes chimiques contre son propre peuple, ce serait «totalement inacceptable».
Menaces: Barack Obama a déclaré lors d’un discours le mois dernier que si la Syrie a utilisé des armes chimiques contre son propre peuple, ce serait «totalement inacceptable».

Des récits de témoins oculaires de l’enquête ont révélé qu’un char a lancé armes chimiques et que les gens qui y ont été exposés ont subi des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, délire, convulsions, et une détresse respiratoire.

Les symptômes indiquent que le composé chimique Agent-15 était responsable. La Syrie a nié avoir utilisé des armes chimiques et a dit qu’il ne l’utiliserait jamais contre ses citoyens.

S’adressant aux journalistes du Pentagone, le secrétaire à la Défense Leon Panetta a déclaré que son plus grand souci était de savoir comment les Etats-Unis et leurs alliés allaient sécuriser les sites d’armes chimiques et biologiques dispersés à travers la Syrie et de s’assurer que les composants ne se retrouvent pas dans les mauvaises mains si le régime tombait , en particulier dans des conditions violentes.

Les forces gouvernementales et les rebelles en Syrie ont tous deux été accusés par des groupes de défense des droits de l’Homme de mener une guerre brutale dans un conflit de 22 mois qui a coûté plus de 60.000 vies.

Copie en cache d’un article effacé confirmant un false flag US/UK avec des armes chimiques en Syrie

Traduction : Avic

http://web.archive.org/web/20130129213824/http://www.dailymail.co.uk/news/article-2270219/U-S-planned-launch-chemical-weapon-attack-Syria-blame-Assad.html

Vers le lynchage de Bachar al-Assad ?


Tribune libre Byblos

120417-3r4v0-bachar-asma-al-assad-sn635Nous avons encore en mémoire les images atroces de Muammar Ghadafi se faisant sodomiser au bâton par les valeureux rebelles de Sarko et BHL avant son exécution. Nous avons encore en mémoire la franche hilarité qu’avait suscité la chose chez Hillary Clinton: «We came, we saw, he died ! Ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha». Aujourd’hui, place à Bachar al-Assad donc, dont on sait grâce aux fines analyses de Libé, du Monde, du Figaro et de toute la presse-Système du Bloc atlantiste en général, qu’il est vraiment très très très méchant face à aux rebelles bisounours de la «so call» révolution. Bien sûr, l’attaque chimique dont on l’accuse est à l’évidence un parfait montage (les Russes en ont fourni la preuve) dans la droite ligne des armes de destructions massives irakiennes, ou des faux bombardements aériens que Ghadafi étaient accusés d’avoir lancés contre son peuple (justifiant l’attaque de la coalition) et qui n’ont jamais eu lieu. Mais à vrai dire : on s’en fout ! Les propagandistes du Bloc occidental savent bien qu’une fois la guerre lancée, plus personne ne se souciera du pourquoi ni du comment, et encore moins quand elle sera terminée. Alors attachez vos ceintures ! C’est peut-être reparti pour un énième vertueux massacre.

Le JT de France 2 comme baromètre
Plus encore que les éditos au garde-à-vous du Monde, de Libé ou du Figaro, le JT de France 2 est LE baromètre infaillible de la propagande en marche dans les rédactions des médias-Système. Et le JT de dimanche soir 26 août, avec une interview du premier-ministre français sur fond de vraie-fausse attaque chimique à Damas, valait son pesant de petites résolutions foireuses au Conseil de sécurité.

– Marie Drucker: La France doit déployer des forces ?
– Jean-Marc Ayrault: Nous avons une exigence c’est que la Commission d’enquête de l’ONU puisse faire son travail rapidement pour que la vérité soit établie.
– M.D.: Mais la vérité il semble qu’on la connaisse.
– J.-M. A. : Il s’avère que c’est sans doute et pratiquement certainement le régime de Bachar al-Assad qui a utilisé l’arme chimique contre son propre peuple. Une fois cette Commission d’enquête terminée nous attendons de la Communauté internationale une décision ferme, une décision claire. Le Conseil de Sécurité se réunira, la Communauté internationale ne peut pas laisser faire ce crime contre l’humanité.

Du côté des médias, on commence donc à s’impatienter.
Lorsque Marie Drucker proclame, un brin agacée : «Mais la vérité, il semble qu’on la connaisse !», elle estime clairement qu’il est temps de passer à l’offensive militaire sans s’encombrer d’une vérification des faits. Vérification d’autant plus inutile, suggère-t-elle implicitement, «qu’on est tous d’accord pour dire depuis le départ que c’est Bachar le méchant. Alors pourquoi vérifier. Et en plus, vous imaginez dans quelle merde on se retrouverait si on découvrait que c’est des free-lance de la rébellion payés par l’Arabie Saoudite, genre les fous d’al-Nosra, qui ont gazé leurs potes pour accélérer les choses ? Hein, Jean-Marc, t’imagines la merde ? Hein ? »
De son côté, J.-M.-A ne veut pas fâcher la speakerine du jour et, après un bref passage obligé sur la vertueuse exigence d’une enquête onusienne qu’il souhaite toutefois «rapide» (c’est-à-dire bâclée), il donne le résultat que ladite enquête devra nécessairement produire. Et notre fumeux premier-ministre d’attendre donc de la Communauté internationale une décision ferme, claire ; bref des bombes car la Communauté internationale (c’est-à-dire les USA, Israël, l’Europe à genoux et quelques princes défoncés aux pétrodollars), ne peut décidément «pas laisser faire ce crime contre l’humanité».
Satisfaction humide de Marie Drucker, fière d’avoir suscité une déclaration aussi héroïque chez son interlocuteur. Non mais !
Accessoirement, et histoire de couper l’herbe sous le pied d’enquêteurs qui pourraient être tentés de faire leur travail (allez savoir….), le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a déclaré le même soir que les preuves d’une attaque chimique du régime de Damas en Syrie «pourraient avoir été détruites» par un bombardement.
En revanche, pas un mot sur les preuves fournies par les Russes au travers deux images satellites qui prouvent que les missiles chargés de produits chimiques ont été tirés de la localité sous contrôle rebelle de Douma.
Affaire classée donc, avant d’avoir été ouverte.

Et toujours cette fascinante inculpabilité
Avec la même «inculpabilité» qui faisait dire à Madeleine Albright que le meurtre d’un demi-million d’enfants irakiens était un prix acceptable à payer pour faire chuter Saddam Hussein ; avec la même  «inculpabilité» qui faisait glousser Hillary Clinton à l’annonce du lynchage de Ghadafi ; avec cette même inculpabilité qui faisait dire à Condoleezza Rice que le cri des civils libanais écrasés sous les bombes israéliennes (en 2006), était «les douleurs de l’enfantement d’un nouveau Moyen-Orient», voici donc l’Occident prêt à remettre le couvert avec une petite boucherie supplémentaire, en Syrie cette fois, histoire de terminer le travail.
Et qu’importe si à ce jour seuls les glorieux rebelles du vertueux Occident ont effectivement utilisé des armes chimiques, faisant de surcroît régner la terreur partout où ils contrôlent le pays.

La marche inéluctable vers l’enfer
Bon comme toujours depuis des mois, ne reste comme frein éventuel aux délires paroxystiques du Bloc atlantiste que la raison de Pékin et celle de Moscou. En cas de réunion du Conseil de Sécurité pour décider de l’attaque à venir, il est probable que les deux capitales asiatiques opposeront leur veto aux désirs morbides de la France, des US et de la perfide Albion.
Mais la marche vers le pire semble inéluctable, et nos vertueux protagonistes ont d’ailleurs d’ores et déjà dit qu’ils étaient prêts à agir en dehors de toute résolution de l’ONU, sur le modèle de la guerre conduite par l’OTAN au Kosovo en 1999. Pensez donc ! Leur raison est si haute, si noble, si pure et au-dessus de tout soupçon qu’elle ne saurait être bridée ni par le droit international ni par la vérité. Au-dessus vous dis-je !
Dès lors, on voit mal ce qui pourrait encore bloquer la machine, d’autant que cette accélération est destinée à pallier aux revers subis par les insurgés qui sont tout simplement en train de perdre la guerre face à l’armée loyaliste.
Pour le plus probable, nous assisterons donc à une tentative d’assassinat de Bachar et de sa direction à coups de missiles, avec l’ambition de favoriser alors une victoire aussi rapide qu’hasardeuse des mercenaires du Bloc atlantiste. Sauf qu’au vu des rivalités qui opposent les différentes factions aux prises en Syrie, on peut dès lors parier sur 10 ans d’enfer dans le pays.
Or ce scénario, déjà foireux par essence, implique aussi une passivité totale de l’Iran, de la Russie et de la Chine qui ont pourtant des intérêts stratégiques en Syrie. Et là, rien n’est gagné.
Car si un seul des protagonistes en question décidait de relever le gant, alors bien malin qui pourrait dire la profondeur des enfers dont le vertueux Bloc atlantiste aura ainsi ouvert les portes.
Au vu de ce qui précède, la seule question qui reste donc ouverte est de savoir s’il reste aujourd’hui un esprit sain – enfin, disons plutôt quelqu’un de sain d’esprit –, à la direction du Bloc, pour envisager un tant soit peu sérieusement les conséquences potentiellement dévastatrices de son hystérie.

Si c’est le cas qu’il se manifeste.

Et vite.

http://www.entrefilets.com/Vers%20le%20lynchage%20de%20Bachar.html#sthash.JHtBDIfy.dpuf

 

Les «peuples» de l’Otan contre l’intervention en Syrie


Tribune libre zorro montmartre

1237958_10151903092079236_1402232249_nLes peuples des pays membres de l’Otan s’élèvent contre la volonté affichée de leurs Etats d’intervenir en Syrie. Une pétition a été lancée en France, l’un des premiers pays à annoncer son intention de «faire quelque chose», pour que la guerre contre la Syrie soit soumise au vote du Parlement.

Les initiateurs de cette pétition expriment clairement leur opposition à toute intervention militaire contre ce pays. Leur position a été prise, assurent-ils, sur une base de données, parmi elles, des sondages réalisés par des pro-Otan. Ainsi, un sondage réalisé par Le Figaro affirme que 8 lecteurs sur 10 de ce journal sont contre toute forme d’ingérence française dans ce pays à feu et à sang, alors que 8 auditeurs sur 10 de RMC sont contre l’intervention française. L’opinion américaine n’est pas plus favorable à l’action armée contre le régime syrien. Dans un sondage réalisé ces jours-ci, 7 Américains sur 10 sont contre toute forme d’ingérence américaine en Syrie, y compris l’armement des rebelles. Selon les sondages officiels de mai, juin 2013, 80% des Allemands, 78% des Britanniques et 62% des Français sont contre toute forme d’ingérence de l’Otan en Syrie. «La situation en Syrie est confuse mais pas au point de perdre la tête comme nos médias et leurs lobbyistes», prévient-on dans le texte de la pétition. Cela tout en affirmant qu’«une écrasante majorité de citoyens de l’Otan sont contre toute forme d’ingérence militaire de l’organisation atlantiste en Syrie et pas seulement contre une ingérence au sol». «Car même si les sondages n’en parlent pas, je ne vois pas pourquoi cette subtilité de journalistes en mal de liberté infléchirait notre opinion sous la barre des 50%, alors qu’elle est massivement dépassée depuis le début et qu’elle se conforte chaque jour», ajoute-t-on, demandant ainsi aux députés de l’Assemblée française de signer cette pétition pour qu’il y ait débat et vote au Parlement.

90% contre l’intervention de l’Otan

«Monsieur le député (…), selon des sources pro-Otan, entre 90% en juin 2013 et 55% dès décembre 2011 de la population syrienne est contre l’insurrection armée des rebelles», indiquent les initiateurs de cette pétition. «Une guerre tue les peuples entre eux, pas ceux qui décident de la faire. Si la conscription existait encore en France comme en Syrie, y enverriez-vous vos enfants, comme les enfants syriens s’y rendent, quelles que soient leur religion, leur race, leur couleur ? Etes-vous un citoyen français ou un membre de réseaux inféodés à la lutte des néoconservateurs pour le contrôle du gaz mondial et pour l’élimination par la force de l’islam communiste dit chiite, non aligné sur l’Euro-Dollar ? Plus personne n’est dupe sur la toile. Et vous ?» lance-t-on sur un ton interrogatif.

Fausses preuves

Pour eux, il n’y a aucune preuve de l’utilisation par le régime syrien du gaz sarin. Ils rappellent tous les mensonges des néoconservateurs américains pour justifier l’intervention et la destruction de plusieurs pays pour maintenir leur hégémonie mondiale. «Une armée régulière de conscrits ne va pas massacrer son propre peuple», affirme-t-on, rappelant dans ce sillage les guerres menées sur la base de mensonges en Afghanistan, en Irak et tout récemment en Libye. «Le chaos humain sans fin en Afghanistan, en Irak, en Libye ne vous suffit-ils pas ? 200 Afghans expulsés de Calais et des milliers de Libyens séquestrés à Lampedusa face à des millions de réfugiés arabomusulmans disséminés dans tous les pays du Bassin méditerranéen plus pauvres que le nôtre ne vous suffisent-ils pas ?» se demande-t-on. Les initiateurs de cette pétition rappellent ainsi la décision courageuse de MM. Chirac et De Villepin le 14 février 2003.

Rebelles gangsters

«Laissons le peuple syrien s’autodéterminer. S’il y a une décision à prendre, alors cessons d’armer les forces étrangères qui s’interposent et favorisons la transition proposée par le gouvernement laïc syrien et surveillée par ses alliés», souligne-t-on encore, affirmant que la rébellion est phagocytée par les forces étrangères qui l’utilise pour semer le chaos et arriver à leurs desseins inavoués. «Le peuple syrien en a ras-le-bol de ces assassins écorcheurs gangsters. Trois Français sur quatre aussi, Monsieur le député. Pas vous ?» «Cette guerre, poursuit-on, comme en Libye, tuera encore plus de civils innocents et sèmera le chaos contre un Etat qui a demandé lui-même des inspections, qui est face à des accusations une fois de plus sans preuves juridiques défendables, qui est soutenu par des grandes puissances aussi matures que nous, et qui fait partie historiquement de la francophonie si mal en point aujourd’hui au sein de l’Otan qui a attendu deux ans en vain.» Par le vote au Parlement, les pétitionnaires veulent que le peuple syrien sache qui lui enverrait des missiles de la France.

Sonia Baker

http://algeriepatriotique.com/article/les-peuples-de-l-otan-contre-l-intervention-en-syrie

Inutile de rêver d’une Syrie jouet de l’Occident, ce rêve ne se réalisera pas ! Bachar al-Assad


Tribune libre Byblos

Entretien du 26 Août 2013 avec le journal russe Izvestia

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1. Monsieur le Président, aujourd’hui la question essentielle concerne la situation sur le terrain. Quelles sont les régions du pays toujours contrôlées par les rebelles ?

En ce qui nous concerne, la question ne se résume pas à dire quelles sont les régions contrôlées par les rebelles et quelles sont celles contrôlées par l’Armée nationale, car nous n’avons pas à faire à une occupation territoriale traditionnelle par un ennemi précis pour réfléchir de cette manière.

Nous faisons face à des terroristes qui se sont infiltrés dans des villages et des zones périphériques de villes où ils sèment ravages et destructions… Ils tuent des civils innocents qui les rejettent et condamnent leurs actions… Ils démolissent les infrastructures… La police, les forces de sécurité et l’Armée se mobilisent pour les repousser et les éliminer… Ceux qui en échappent gagnent d’autres régions et ainsi de suite… Par conséquent, l’essence même de notre action est d’éradiquer le terrorisme.

Le problème que nous rencontrons et qui fait que la situation perdure est l’afflux d’un grand nombre de terroristes venus de l’étranger… des dizaines de milliers et plus… Leur soutien financier et militaire se poursuit… nos frappes se poursuivent aussi, et je vous assure qu’il n’y a pas un endroit où l’Armée nationale syrienne est intervenue sans réussir à les éliminer.

La majorité d’entre eux sont des Takfiristes ayant adopté la doctrine d’Al-Qaïda, le reste consiste en un petit nombre de hors-la-loi. C’est pourquoi nous ne pouvons parler de qui contrôle quoi… Partout où le terrorisme frappera, nous frapperons !

2. Pourtant, les grands médias occidentaux affirment que les terroristes contrôlent 40% à 70% du territoire syrien. Que contrôle vraiment l’État syrien ?

Pas un seul état au monde n’est capable de déployer son armée, toute équipée, sur tout son territoire. Les terroristes exploitent cette situation et tentent de pénétrer dans toutes les zones où l’armée est absente. Ils se déplacent d’une région à l’autre et à chaque fois que nous avons décidé de pénétrer une région où ils s’étaient installés nous les avons éradiqués. Je le répète, le problème n’est pas la superficie des territoires contrôlés par les terroristes, laquelle varie d’heure en heure et de jour en jour. Le problème est le grand nombre de terroristes venant de l’étranger.

Le critère qui compte est la réponse à la question : « Est-ce que l’Armée arabe syrienne a pu éliminer les terroristes dans toutes les régions où elle est entrée en action ? ». Je réponds : très certainement oui, et elle continue ! Mais leur éradication totale demande du temps, car ce type de guerre ne peut se terminer d’un coup. C’est ce qui fait que nous payons et que nous payerons un lourd tribut avant de réussir à tous les éliminer.

MHM_86963. Monsieur le Président, vous avez parlé de combattants islamistes extrémistes et takfiristes qui envahissent la Syrie… Sont-ils des groupes indépendants les uns des autres qui se battent ici ou là, ou bien font-ils partie d’une grande puissance qui cherche à mettre fin à la sécurité et à la stabilité dans tout le Moyen-Orient, y compris en Syrie ?

Ils sont les deux à la fois, dans le sens où ce qui les rassemble est la doctrine et la source de financement, leur pensée étant extrémiste et takfiriste puisée chez des individus tels Al-Zawahiri et leur financement étant souvent puisé à des sources pratiquement similaires et parfois identiques. Ce qui les distingue est leur travail sur le terrain, car ce sont des groupements divisés et incohérents, chacun d’entre eux obéissant à une direction indépendante et à des ordres différents.

Ceci dit, il est évident que c’est celui qui finance qui tient le gouvernail. Autrement dit, les pays qui les soutiennent idéologiquement et financièrement comme l’Arabie saoudite, par exemple, peuvent très facilement les influencer et guider leurs actions directement ou indirectement. Ainsi lorsque ce pays déclare que le devoir de tout musulman est de mener le Jihad en Syrie, des milliers de combattants arrivent chez nous pour ce faire. Celui qui arme et finance fait en sorte qu’ils exécutent ses ordres : terroriser et détruire !

Oui, ils sont souvent les deux à la fois. Je vous ai donné l’exemple de l’Arabie saoudite qui les dirige par son idéologie wahhabite et les soutient avec son argent.

4. Le gouvernement syrien parle d’une relation étroite entre Israël et les terroristes. Nous aimerions comprendre en quoi consiste cette relation, alors que le simple nom d’Israël les pousse aux déclarations hystériques et fortement haineuses !

Si tel était le cas, comment se fait-il que lorsque nous les frappons à notre frontière commune, les forces israéliennes interviennent contre les nôtres pour desserrer l’étau ? Comment se fait-il que lorsque nous les assiégeons, Israël leur ouvre des brèches pour qu’ils puissent revenir attaquer d’ailleurs ? Pour quelles raisons Israël a-t-il attaqué l’Armée nationale syrienne à plusieurs reprises ces derniers mois ?

Ce n’est pas le gouvernement syrien qui parle de l’étroite relation entre Israël et les terroristes. C’est Israël qui en parle. Ne s’est-il pas vanté, plus d’une fois, de prodiguer ses soins à des dizaines de terroristes dans ses hôpitaux ? Cette affirmation de votre part manque donc de précision ; d’autant plus que si ces groupes terroristes étaient si hostiles à Israël au point de devenir hystériques devant la simple prononciation de son nom, pourquoi ont-ils combattu l’Union soviétique hier ? Pourquoi s’en prennent-ils à la Syrie et à l’Egypte aujourd’hui ? Et comment se fait-il que depuis trois décades, ils n’aient jamais lancé la moindre opération contre Israël ? Et pour en revenir à l’essentiel, qui donc a créé ces groupes terroristes ?

Ces groupes ont été créés au début des années 1980 par les États-Unis pour combattre l’Union soviétique en Afghanistan [*]. Ils sont soutenus par l’Occident en général et sont financés par les Saoudiens. Par conséquent, comment se pourrait-il que ces groupes fabriqués par les États-Unis et l’Occident s’en prennent à Israël ?

5. Monsieur le Président, notre entrevue sera probablement traduite en plusieurs langues. Les dirigeants du monde, dont ceux qui travaillent contre vous, vous liront. Que leur diriez-vous ?

Nous avons certes affaire avec de très nombreux hommes politiques occidentaux, mais très peu sont des hommes d’État. Certains ne lisent pas l’Histoire ou n’en tirent aucun enseignement. D’autres n’ont même pas été capables de garder en mémoire les événements plutôt récents de leur propre Histoire. Ont-ils seulement retenu les leçons de ces 50 dernières années ? Ont-ils enregistré que depuis le Vietnam, les politiciens qui les ont précédés ont perdu toutes les guerres qu’ils ont déclenchées ? Ont-ils retenu que toutes leurs guerres n’ont pas répondu à leurs espérances, mis à part les destructions des pays visés et l’effet déstabilisateur sur le Moyen-Orient et d’autres régions du monde ? Ont-ils compris que toutes ces guerres n’ont pas réussi à convaincre les peuples de la région de la justesse de leur politique ni à susciter leur sympathie ?

Un deuxième point sur lequel j’aimerais attirer leur attention. Il se résume à dire que le terrorisme n’est pas un atout qu’on garde dans sa poche pour le rejouer quand et où bon nous semble… Le terrorisme est comme un scorpion, il peut vous piquer à tout moment. Dès lors, vous ne pouvez pas soutenir le terrorisme en Syrie et le combattre au Mali, par exemple… Vous ne pouvez pas soutenir le terrorisme en Tchétchénie et le combattre en Afghanistan…

M’adressant aux dirigeants occidentaux en particulier, je dirais à certains d’entre eux que s’ils cherchent à garantir « leurs intérêts » ils feraient mieux de prêter l’oreille aux peuples de la région et à leurs peuples, au lieu de travailler à installer aux commandes des « marionnettes » censées leur permettre d’atteindre leurs objectifs. Ce n’est qu’ainsi que leur politique pourrait devenir plus réaliste.

Et puisque vous insistez pour que la Syrie délivre son message au monde, je dirais qu’il est inutile que qui que ce soit continue à rêver d’une Syrie qui serait le jouet de l’Occident, car ce rêve ne se réalisera pas ! Nous sommes un pays indépendant, nous combattrons le terrorisme et nous construirons, en toute liberté, nos relations avec les pays que nous choisirons pour servir au mieux les intérêts du peuple syrien.

20130826-0622506. Le mercredi [21 Août 2013], le gouvernement syrien a été accusé par les rebelles d’avoir utilisé des armes chimiques… Certains dirigeants occidentaux ont adopté ces accusations. Que leur répondriez-vous ? Et allez-vous permettre aux inspecteurs de l’ONU d’enquêter sur l’incident ?

À vrai dire, les déclarations de l’Administration étatsunienne et de certains pays occidentaux, à ce sujet, traduisent leur mépris de l’intelligence d’autrui et leur irrespect à l’égard de leur propre opinion publique.

Aucun État au monde et a fortiori aucune superpuissance ne lancerait une accusation pour ensuite se mettre à en collecter les preuves. Or, il se trouve que l’Administration américaine a lancé son accusation mercredi pour annoncer deux jours plus tard qu’elle allait commencer à recueillir les éléments de preuve !

La zone concernée par cette attaque, qui est donc sous le contrôle des rebelles, est contigüe aux positions de l’Armée nationale syrienne. Comment est-il possible qu’un État utilise des armes chimiques ou de destruction massive contre ses propres forces ? C’est absurde ! Ces accusations sont complètement politisées et sont motivées par les avancées de l’Armée arabe syrienne dans son combat contre les terroristes.

Quant à la Commission d’enquête de l’ONU, nous avons été les premiers à la réclamer lorsque des terroristes ont procédé à des tirs de roquettes chargées de gaz toxique dans la banlieue d’Alep. Il est important de rappeler que plusieurs mois avant cette attaque, les États-Unis et l’Occident préparaient déjà l’opinion publique à l’éventualité de l’utilisation d’armes chimiques par l’État syrien… C’est cela qui nous a poussé à les soupçonner d’être au courant des intentions des terroristes quant à l’utilisation de ces armes pour s’en servir dans leurs actes d’accusation contre le gouvernement syrien. Dès la première attaque chimique et après concertation avec la Russie, nous avons décidé de solliciter une commission d’enquête sur le terrain. Mais alors que nous attendions une enquête basée sur les faits, les États-Unis, la France et la Grande Bretagne ont tenté d’exploiter la situation en se fondant sur des rumeurs et des allégations… et ils continuent !

Ces dernières semaines, nous avons travaillé avec la Commission d’enquête pour définir les bases de notre coopération. La première est une ligne rouge indépassable et concerne notre souveraineté nationale exigeant l’organisation de tout le processus en collaboration avec nous. La deuxième est d’admettre que le problème ne se restreint pas à savoir comment sera menée l’enquête, mais aussi la façon dont les résultats seront interprétés devant les Nations-Unis. Nous attendons donc une interprétation objective des données de l’enquête et certes, nous attendons aussi que la Russie bloque toute mésinterprétation visant à servir les agendas et intérêts des politiques étatsuniennes et occidentales. Il est crucial pour nous que l’on puisse distinguer entre les accusations occidentales fondées sur des allégations et des rumeurs, et les résultats d’une enquête que nous avons demandée et qui doit se fonder sur des preuves et des faits concrets.

7. Étant donné les récentes déclarations de l’Administration étatsunienne et d’autres gouvernements occidentaux, pensez-vous que les États-Unis qui n’ont pas exclu la possibilité d’une intervention militaire en Syrie puissent se comporter de la même façon qu’en Irak ? En d’autres termes, pensez-vous qu’ils useront une fois de plus de prétextes fallacieux pour intervenir militairement en Syrie ?

Ce n’est pas la première fois qu’est soulevée l’option d’une intervention militaire. Dès le début, les États-Unis, avec la France et la Grande-Bretagne ont tenté de la mettre en pratique. Malheureusement pour eux, les événements ont pris un cours différent et l’équilibre au sein du Conseil de sécurité s’est établi contre leurs seuls intérêts. Ils ont tenté beaucoup de marchandages avec la Russie et la Chine, mais en vain !

Les conséquences négatives de leurs ingérences en Libye et en Egypte n’étaient pas en leur faveur. L’ensemble a fait qu’il leur est devenu impossible de convaincre leurs peuples et le monde de la justesse et de la sagesse de leurs politiques.

Il en est ressorti que la situation en Libye diffère de celle de l’Egypte, laquelle est différente de celle de la Tunisie, alors que la situation syrienne est différente de toutes les autres… Chaque pays a ses particularités, ce qui fait qu’ils ne peuvent plus jouer à appliquer le même scénario à chaque fois et à tous les États. Ils peuvent tout au plus initier des guerres, mais ils ne peuvent prédire jusqu’où elles les mèneront et comment elles finiront ; ce qui les conduit à réaliser que tous les scénarios qu’ils ont concoctés échappent à leur contrôle.

Désormais, il est clair pour tout le monde que ce qui se passe en Syrie n’est ni une révolution populaire, ni un appel aux réformes. Ce qui se passe en Syrie vise à détruire l’État syrien au moyen du terrorisme. Que diront-ils à leurs populations : « Nous intervenons en Syrie pour soutenir le terrorisme contre l’Etat syrien » !?

8. À quoi se heurteront les États-Unis s’ils décidaient d’intervenir militairement ou de déclarer la guerre à la Syrie ?

Ils se heurteront au même obstacle auquel ils se sont toujours heurtés depuis le Vietnam : l’échec ! Les États-Unis ont mené de nombreuses guerres, mais n’ont jamais été en mesure d’atteindre les objectifs politiques qu’ils s’étaient fixés par la guerre, comme ils n’ont jamais réussi à convaincre le peuple américain du bien fondé de ce type de politique. Oui, les grandes puissances peuvent déclencher les guerres, mais peuvent-elles les gagner ?

9. Monsieur le Président, êtes-vous en contact avec le Président Vladimir Poutine? Vous entretenez-vous par téléphone? Si oui, de quoi discutez-vous ?

Notre relation est solide et remonte à de nombreuses années avant la crise. Nous nous contactons de temps à autre, mais il est évident que la complexité des événements en Syrie ne peut se discuter au téléphone. Nous sommes en relation au travers des responsables russes qui nous rendent visite et des responsables syriens qui se rendent à Moscou ; autant de contacts menés loin des projecteurs et des médias.

10. Monsieur le Président, prévoyez-vous une visite en Russie ou une invitation du Président Poutine en Syrie?

C’est certainement possible, mais les priorités actuelles sont de travailler à alléger l’impact de la violence en Syrie. Chaque jour nous amène son lot de victimes. Mais, il est évident que lorsque les circonstances iront vers le mieux, ces visites dans un sens ou l’autre devront avoir lieu. Actuellement, nos responsables respectifs gèrent bien cette relation.

20130826-06233511. Monsieur le Président, la Russie s’oppose à la politique étatsunienne et européenne, en particulier en ce qui concerne le dossier syrien. Que se passerait-il si jamais la Russie acceptait des compromis en votre défaveur ? Pensez-vous qu’un tel scénario est possible?

Aujourd’hui, il est important de ne pas examiner les relations russo-américaines à travers la seule crise syrienne qui ne représente qu’un des aspects, mais de se placer dans un contexte plus large et plus global. Les États-Unis ont pensé qu’après l’effondrement de l’Union soviétique, la Russie était à jamais achevée. Mais à partir de la prise de fonction du Président Poutine, fin des années 1990, la Russie a commencé à se redresser progressivement pour retrouver sa position parmi les nations. Du même coup, la guerre froide entre ces deux puissances a repris, mais d’une manière différente et plus subtile.

Les États-Unis ont joué sur plusieurs fronts en s’efforçant de contenir les intérêts russes dans le monde, et en tentant de modifier la mentalité même du citoyen russe censée se rapprocher de la mentalité occidentale en termes de culture et de besoins ; le but étant de mettre fin au rôle important et puissant de la Russie dans plusieurs domaines, dont celui de la Syrie.

Comme tout citoyen russe, vous pourriez vous poser la question de savoir : « Pourquoi la Russie continue-t-elle à soutenir la Syrie ? ». En effet, il est important d’expliquer à tout un chacun que la Russie ne défend pas le Président Bachar al-Assad ou le gouvernement syrien, car le peuple syrien peut choisir n’importe quel autre Président et n’importe quel autre système politique, le problème n’est pas là !

La Russie défend avant tout des principes fondamentaux auxquels elle a adhéré depuis bientôt plus de cent ans et auxquels elle croit, à commencer par la souveraineté des États et la non ingérence dans leurs Affaires intérieures, et ce d’autant plus qu’elle a eu elle-même à en souffrir et que cela continue ! Par ailleurs, la Russie défend ses intérêts dans notre région et c’est son droit. Ces intérêts sont beaucoup plus importants qu’un port sur la Méditerranée à Tartous, comme le prétendent certains analystes superficiels.

Ainsi, d’un point de vue politique, lorsque le terrorisme frappe la Syrie, un pays clé dans la région, il peut affecter la stabilité de tout le Moyen-Orient avant de porter atteinte à la stabilité de la Russie. Les dirigeants russes en sont évidemment parfaitement conscients, contrairement à ceux de nombreux pays occidentaux. Et d’un point de vue social, nous ne devons pas oublier les dizaines de milliers de familles syro-russes, qui créent un pont humain et culturel entre nos deux pays.

Ceci pour dire que si la Russie devait accepter des compromis, comme vous venez de le stipuler, ce serait déjà fait depuis un ou deux ans lorsque l’image était encore floue, même pour certains responsables russes. Aujourd’hui, la situation est très claire. Qui n’a pas fait dans le compromis à l’époque, ne le fera pas aujourd’hui.

12. Monsieur le Président, existent-ils des négociations portant sur la fourniture de carburant ou de matériel militaire par la Russie ? Et concernant votre contrat de défense, avez-vous pris livraison de missiles anti-aériens russes S-300 ?

Aucun pays n’annonce publiquement le type d’armement en sa possession ou le contenu des contrats passés à cet effet. Ce sont là des informations classées « Secret Défense » et « Secret d’État ». En revanche ce que je veux bien vous dire est que tous les contrats dûment signés avec la Russie sont maintenant en cours d’application. Ni la crise, ni les pressions des États-Unis, de l’Europe ou des pays du Golfe n’ont pu l’empêcher. La Russie fournit à la Syrie ce dont elle a besoin pour sa défense et la défense de son peuple.

13. Monsieur le Président, quelle est l’aide dont la Syrie pourrait actuellement attendre de la Russie ? S’agit-il d’une aide financière, d’équipements militaires, ou même d’un simple crédit ?

Sans le retour de la sécurité, il est impossible d’espérer redresser une véritable économie. Néanmoins, ce que la Russie offre actuellement à la Syrie et à son peuple pour sa défense, dans le cadre de contrats militaires passés, pourra faciliter la reprise économique.

De plus et du point de vue strictement politique, le soutien de la Russie à notre droit à l’indépendance dans nos choix et à la souveraineté de notre État a déjà joué un rôle important en faveur notre économie. De nombreux pays ont traduit leur position politique à notre égard par des sanctions dont la plus importante est le blocus économique que nous endurons péniblement, alors que la Russie a fait tout le contraire.

Par conséquent et pour répondre à votre question, les prises de position politiques de la Russie et le respect de ses engagements militaires malgré les pressions étatsuniennes ont considérablement aidé notre économie, abstraction faite de l’impact négatif du blocus sur la vie quotidienne du citoyen syrien.

Par ailleurs, il existe plusieurs accords entre la Syrie et la Russie pour diverses marchandises et matières premières. Dans ces conditions, n’importe quel crédit venant de Russie est à considérer comme bénéfique pour les deux parties. Pour la Russie, cela offre de nouvelles opportunités à ses entreprises et industries nationales et lui permet de conquérir de nouveaux marchés. Pour la Syrie, c’est là une occasion qui nous permet de reconstruire notre infrastructure et de rétablir et stimuler notre économie.

Je répète que le soutien de la Russie a joué un rôle essentiel dans beaucoup de domaines importants concernant la sécurité et les besoins élémentaires du citoyen syrien.

abb5261a2f84160fdd134181be8242e814. Monsieur le Président, pouvez-vous préciser l’objet de ces contrats ? Concernent-ils des carburants ou des produits alimentaires de première nécessité ?

Le citoyen syrien subit un siège qui le prive de nourritures, de médicaments et de carburants, autant de produits essentiels à sa vie. Ce que le gouvernement syrien recherche à travers ses contrats avec la Russie, et d’autres pays amis, c’est de les remettre à sa disposition.

15. Nous savons que vous avez décrété de nombreuses amnisties. Ont-elles concerné des rebelles ? Si oui, certains de ces rebelles ont-ils vraiment rejoint les Forces armées?

Oui, c’est vrai. Et ceci a amené de grands changements, surtout depuis que la situation est devenue plus claire pour beaucoup de gens qui ont compris que la vérité de ce qui se passe en Syrie est tout simplement le résultat du terrorisme. Nombreux sont ceux qui ont choisi de déposer les armes, de revenir vers l’État et de reprendre le cours de leur vie civile. Plus remarquables encore sont ces groupes qui sont passés du combat contre l’Armée nationale au combat à ses côtés. Ceux-là appartiennent à deux catégories. Ils ont été induits en erreur par les médias ou ont été enrôlés de force sous la menace des terroristes. C’est pour cette raison que dès le début de la crise, le gouvernement syrien a adopté une politique de « porte ouverte » à tous ceux qui voulaient faire demi-tour, malgré le fait que beaucoup de gens en Syrie se sont opposés à cette décision qui s’est finalement révélée efficace et a contribué à atténuer la tension de la crise.

16. Monsieur le Président, quels sont les États que vous pouvez qualifier de véritables amis, et quels sont les États ennemis ? Les relations de la Syrie avec plusieurs États ne cessent de se dégrader tels le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie. À qui la faute ?

Les pays qui nous soutiennent sont connus de tous avec la Russie et la Chine sur le plan international, et l’Iran sur le plan régional. Toutefois, je peux dire que nous commençons à voir un changement positif sur la scène internationale. Certains pays qui étaient fortement contre nous ont commencé à modifier leur position, d’autres ont commencé à rétablir leurs relations avec nous. Néanmoins, il est certain que nous ne pouvons ranger ces pays parmi ceux qui nous soutiennent directement.

En face, il y a les pays qui ont directement mobilisé et soutenu le terrorisme en Syrie, principalement le Qatar et la Turquie dans les deux premières années de la crise. Le Qatar finançait les terroristes, tandis la Turquie leur assurait la formation et les couloirs de passage vers la Syrie. Récemment, l’Arabie saoudite a remplacé le Qatar pour le rôle de financier. Pour être tout à fait clair et transparent, l’Arabie saoudite est un État qui n’a rien d’autre que la finance et par conséquent ne peut ni construire une civilisation ni la nourrir, bien au contraire ! La Turquie est un cas différent. Il est désolant qu’un grand pays comme la Turquie se laisse diriger par l’étranger pour quelques dollars. Il est désolant qu’un pays qui a une situation aussi stratégique et une société aussi ouverte se laisse manipuler par un pays du Golfe à la mentalité rétrograde. Toute la responsabilité en incombe évidemment au premier ministre turc, non au peuple turc avec lequel nous partageons patrimoine et traditions.

17. Monsieur le Président, qu’est-ce qui rend les relations russo-syriennes si fortes ? S’agit-il d’intérêts géopolitiques, ou bien est-ce parce que les deux peuples ont eu à souffrir du terrorisme et ont dû le combattre ?

Il ya plusieurs facteurs qui forgent si fortement les relations syro-russes. Le premier vient du fait que la Russie a souffert de l’occupation pendant la Seconde Guerre Mondiale et que la Syrie a été occupée plus d’une fois. Le deuxième vient du fait que depuis l’ère soviétique, la Russie a été l’objet de tentatives continues et répétées d’ingérences étrangères, ce qui est également le cas pour la Syrie. Le troisième, non moins important, vient en effet du terrorisme !

En Syrie, nous comprenons fort bien ce que signifie l’assassinat de civils par des extrémistes tchétchènes, la prise en otage d’enfants comme ce fut le cas à Beslan, ou la détention de gens innocents rendus au théâtre comme à Moscou… En retour, le citoyen russe nous comprend alors que nous goûtons à cette même amère désolation et, comme nous, il ne peut que rejeter les propos d’un Occidental qui vient lui raconter qu’existent « des bons terroristes et des mauvais terroristes » !

Un autre facteur renforce nos liens. Ce sont toutes les familles mixtes russo-syriennes que j’ai déjà évoquées. Elles n’auraient jamais pu autant se multiplier si nous n’avions pas partagé certaines valeurs culturelles, sociales et intellectuelles.

À tout cela s’ajoutent les intérêts géopolitiques que j’ai aussi évoqués. La déstabilisation de la Syrie et de la région concerne la Russie qui est parfaitement consciente du danger de la propagation du terrorisme qui ne connait pas de frontières, contrairement aux Européens et à l’Occident. Il est donc faux de dire que les prises de position d’une grande puissance telle que la Russie ne reposent que sur quelques éléments de circonstance, alors qu’elles se fondent sur un cumul historique de principes culturels et intellectuels.

18. Monsieur le Président, qu’attendez-vous de la Conférence de Genève 2 ?

L’objectif de la conférence de Genève 2 est de soutenir le processus en faveur d’une solution politique à la crise. Toutefois, il est impossible de démarrer le processus politique avant l’arrêt du soutien étranger aux terroristes. Nous attendons donc que cette Conférence commence par exercer des pressions sur les États qui soutiennent le terrorisme en Syrie, pour qu’ils cessent la contrebande d’armes et l’envoi massif de terroristes étrangers dans notre pays.

Lorsque ce premier pas sera franchi, il sera facile de franchir les pas suivants à commencer par le dialogue entre les différentes parties syriennes qui auront à discuter de leur système politique à venir, de leur constitution, de leurs lois et de tout le reste.

Dr Bachar al –Assad
Président de la République arabe syrienne
26/08/2013

Texte traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Texte original : Sana / Syrie
http://sana.sy/ara/2/2013/08/26/499188.htm

Note :

[*] Vidéo / Hillary Clinton : nous avons créé AL-Qaïda !
http://www.youtube.com/watch?v=rOzCMGK6eEc

Message de Poutine à Assad ….


bacharassadpoutineC’est Dampress qui publie le message de Poutine à Assad  où le président russe annonce son soutien tous azimuts à la Syrie.

C’est le représentant spécial du président Poutine qui, porteur d’un message a rencontré le président Assad et l’a assuré de son plein soutien.  » La Russie ne permettra pas qu’un seul missile ou une seule bombe s’abattent sur le territoire syrien . La Russie se tiendra droit aux côtés de l’Etat syrien » lit-on dans ce message. Ces derniers jours , la Russie n’a eu de cesse de mettre en garde contre toute action militaire contre la Syrie , venant des Etats6Unis et de leurs alliés . Moscou appelle Washington à être prudent , à respecter le droit international , à ne pas commettre une erreur historique.

Proche Orient: Israël lance l’apartheid dès l’école maternelle


Tel-Aviv
Tel-Aviv

Il y a d’abord eu l’apartheid  de l’auto-stop et maintenant il y a l’apartheid dans les écoles maternelles. Non, nous ne parlons pas de l’Afrique du Sud d’antan. Nous parlons d’Israël en l’an 2013. Plus précisément, nous parlons de la ville la plus libérale d’Israël, Tel Aviv.

Israël
Israël

Voici un extrait d’un article publié dans le Daily Beast du 24 Août 2013:

Quand les enfants du sud de Tel-Aviv feront leur rentrée scolaire le mardi [27 Août], les enfants de la maternelle iront dans des établissements séparés selon leurs races. Les enfants de demandeurs d’asile originaires d’Afrique sub-saharienne iront à leurs écoles maternelles et tous les autres enfants vont aller à leurs propres écoles séparées. Depuis cette année, la municipalité de la ville la plus libérale d’Israël a décidé que la politique du ‘’ separate-but-equal ‘’ (séparés mais égaux) pour les enfants de 3 à 6 ans était la voie à suivre en 2013.

Selon un rapport publié par Ynet (édition en hébreu), la ville a construit les nouvelles écoles maternelles pour les enfants noirs après que des habitants juifs israéliens dans le centre-ville aient menacé de garder leurs enfants à la maison plutôt que de leur permettre d’apprendre à compter, colorier et jouer  aux côtés de leurs camarades de l’Érythrée et du Soudan.

Espérons que la société civilisée répondra à ce nouvel apartheid de la même manière qu’il a répondu à l’ancien apartheid : boycott, désinvestissement, sanctions.

En mai 2012, Tel Aviv a été touché par les protestations les plus violentes de son histoire récente, après que plus de 1000 Israéliens soient descendus dans les rues dans le sud de la ville pour exiger l'expulsion des immigrés africains et des demandeurs d'asile
En mai 2012, Tel Aviv a été touché par les protestations les plus violentes de son histoire récente, après que plus de 1000 Israéliens soient descendus dans les rues dans le sud de la ville pour exiger l’expulsion des immigrés africains et des demandeurs d’asile

Traduction : Avic

http://www.interet-general.info/spip.php?article18677

La Russie au Proche-Orient : du bon côté de l’Histoire ?


La situation en Égypte penche vers la guerre civile. Impossible de prédire quelle en sera l’issue. Dans ce contexte, le constat devient évident : le conservatisme russe dans l’approche quant au Proche-Orient est plus avantageux que les tentatives de l’Occident de chevaucher les changements.

Place Tahrir, au Caire
Place Tahrir, au Caire

Quand le régime d’Hosni Moubarak, qui semblait éternel, s’est effondré début 2011, la réaction russe a étonné le monde par sa lenteur. Le président égyptien n’avait jamais été un ami de Moscou, demeurant loyal à Washington. Ni le Kremlin ni la place Smolensk n’avaient de raison de le pleurer, mais la haine que les responsables de la Fédération éprouvent envers  les révolutions de toute sorte ne leur permettait pas de saluer le triomphe de la volonté populaire en Égypte. Face à cette réaction, les collègues occidentaux autant qu’arabes ont haussé les épaules : les Russes ne peuvent tout de même pas se montrer si rigides, et si peu penser à l’avenir, décrétaient-ils, unanimes. Les Américains se montrèrent plus tranchants encore : la Russie avait selon eux, dans le conflit égyptien, choisi le « mauvais côté de l’Histoire » en traitant avec défiance la percée démocratique au Proche-Orient.

Mais l’Histoire est sanglante – et change elle-même, sans cesse et fougueusement, son « bon côté ». Le président-islamiste démocratiquement élu a été éloigné par les mêmes généraux qui, deux ans et demi plus tôt, s’étaient débarrassés du dictateur laïc. Comment la situation va évoluer en Égypte dans l’avenir – on n’en sait rien ; et allez deviner quelles forces refléteront, dans encore six mois, la « volonté du peuple ».

La politique actuelle de la Russie au Proche-Orient est le sujet de débats constants. Moscou a-t-elle des intérêts précis, et quel rôle y joue-t-elle aujourd’hui ?

En politique internationale, la Russie est avant tout soucieuse de questions liées à une notion de base des relations internationales – la souveraineté. Certes, au cours de la campagne libyenne, Moscou a surpris tout le monde en dérogeant à sa position traditionnelle de non-intervention, mais cela n’a pas marqué le début d’une nouvelle tendance. Au contraire, par la suite, Moscou n’a fait qu’affirmer sa position de non-ingérence dans les affaires d’États souverains.

Quelle qu’ait pu être sa motivation, le président Dmitri Medvedev, en prenant la décision de ne pas bloquer l’intervention militaire en Libye, n’est parvenu, en résultat, qu’à convaincre le monde entier du caractère erroné de son geste. La position de la Russie sur la question syrienne, qui n’a pas bougé d’un iota en deux années et quelques, a vocation à le démontrer une fois pour toutes : le modèle où des forces extérieures décident qui a « raison » dans une guerre civile puis aident « celui qui a raison » à vaincre n’est pas juste.

La Russie cherche à démontrer qu’il revient au contraire aux États souverains de régler leurs conflits internes, et que l’intervention extérieure ne peut être que nuisible. Et elle se soucie peu de l’influence que cette politique aura sur ses perspectives de présence au Proche- Orient. Car à la différence de l’URSS, la Fédération de Russie ne joue pas sur tout le globe à tenter de démasquer l’Amérique et de grignoter des morceaux de sa sphère d’influence. Penser que la Russie, en Syrie, contredit consciemment et spécialement les États-Unis, simplement par principe, est une erreur. Pour tout dire, la Russie a bien un principe – mais il n’est pas lié à une obsession antiaméricaine. La Russie est animée par la conviction profonde que l’approche de l’Occident dans la résolution de ce genre de problèmes est, par nature, incorrecte.

La société russe ne croit pas à la révolution

La Russie voit les événements proche-orientaux à travers le prisme de sa propre expérience du dernier quart de siècle. La société russe contemporaine ne croit pas à la révolution : il y a eu bien trop de secousses, d’espoirs qui se sont révélés des illusions, de déceptions. La valeur de la stabilité est partagée, pour l’instant, par toutes les couches de la population. L’observateur russe ordinaire regarde avec scepticisme l’euphorie des foules exaltées au Proche-Orient, sachant comment tout cela se termine habituellement ; et l’appareil dirigeant les contemple avec une haine manifeste, projetant, qu’il le veuille ou non, l’élément destructeur sur son territoire propre.

Cela ne signifie pas que la Russie n’est pas soucieuse de ce qui se passe. Le rapport de force au Proche-Orient change fougueusement et de façon irréversible – et vers une destination, à dire vrai, parfaitement imprévisible. La première révolution en Égypte fut une percée de l’islam politique, qui promettait une expansion future. La deuxième révolution semble faire tout revenir en arrière. La vague des changements roule tantôt par-là, tantôt de l’autre côté, déferlant sur tous les pays. Le changement de président en Iran est un exemple de la façon dont le régime en place a habilement fait baisser la pression dans la « cocotte », ôtant la tension globale accumulée. Les manifestations en Turquie sont une désagréable surprise pour un pouvoir présomptueux, montrant les limites de son influence. En Irak, on assiste à la montée de la violence et des menaces de désintégration. La Syrie est dans une impasse sanglante, dans une situation où aucune des parties ne peut ni vaincre, ni céder. La Tunisie est un exemple de manœuvre relativement réussie d’islamistes ayant compris, à la différence de leurs collègues égyptiens, que le dédain politique des minorités est une voie dangereuse. La Libye, c’est le sombre désespoir…

Il y a un an, c’est tout juste si l’opinion selon laquelle la Russie avait perdu au « printemps arabe » n’était pas devenue un lieu commun. Ses derniers alliés, hérités de l’URSS, avaient disparu, leurs successeurs étaient hostiles à Moscou, et à ceux qui restaient neutres, la Russie n’avait rien à offrir. Aujourd’hui, tout cela semble un peu différent. Les « histoires de succès » révolutionnaires déçoivent. Bachar el-Assad, dont on attendait la chute dès 2011, est toujours au pouvoir. L’Iran chiite, soutenu par Moscou, mène un jeu tout à fait heureux, résistant à la pression de l’Occident et du monde sunnite malgré les difficultés intérieures et les lourdes sanctions économiques. Les relations de Moscou et Ankara, malgré des désaccords acerbes sur la Syrie, demeurent bonnes. Avec Israël se maintient un plein contact de travail et, malgré des estimations qui diffèrent, la compréhension est mutuelle au plus haut niveau. Sans compter les régimes arabes modérés qui, n’éprouvant depuis longtemps déjà plus aucun enthousiasme à l’égard de l’épopée syrienne et craignant que la déstabilisation ne se déverse chez eux, considèrent la position de la Russie comme sinon juste, du moins logique.

La Russie d’aujourd’hui s’en tient à une approche extrêmement conservatrice des affaires internationales, partant de l’hypothèse que toute évolution par-rapport au statu quo ne peut être dirigée que vers le pire et que, si elle advient, il est essentiel de ne pas se hâter – ni en jugements, ni en actes. Mieux vaut attendre, et observer. Dans une ère de changements chaotiques, un tel regard peut s’avérer plus avantageux que l’agitation incessante dans des tentatives de deviner où est le « bon côté de l’Histoire ».

Traduit par

Attaques chimiques : L’ONU sape les déclarations américaines et britaniques


masque_carteL’ONU a contredit les allégations des dirigeants américains et britanniques selon lesquels les preuves de l’attaque chimique présumée contre les deux Ghouta de Damas peuvent être détruites.

Si des gaz neurotoxiques ont bien été utilisés mercredi près de Damas, les inspecteurs de l’ONU devraient facilement pouvoir en trouver des traces et les identifier à condition de pouvoir prélever des échantillons sur le site de l’attaque présumée et sur les victimes, assurent des experts interrogés par l’AFP.
« Ca ne devrait pas poser de problème, surtout si ce sont des molécules de type sarin ou des choses connues », estime Pascal Klintz, toxicologue et expert médico-légal français.
« Si les inspecteurs de l’ONU font des prélèvements corrects, de sang, d’urine, dans les tissus gras où ça se fixe, et également sur les vêtements, il n’y aura aucune difficulté analytique à faire ce genre d’investigations, même avec des délais particulièrement longs », assure-t-il à l’AFP.
Même cinq jours après l’attaque présumée, « il y a de bonnes chances de trouver du sarin et ses dérivés dans le sol, des munitions explosées et des fluides corporels comme le sang et l’urine », renchérit le Dr Alastair Hay, spécialiste en toxicologie de l’Université britannique de Leeds.

« Chez certains individus qui ont été sévèrement intoxiqués, on peut encore trouver des traces de sarin jusqu’à six semaines après l’exposition », affirme le Dr Hay, qui étudie les effets des armes chimiques depuis plus de trente ans.
« Dans l’environnement, la marge est encore bien plus importante. Lors d’une enquête que j’ai menée au Kurdistan irakien, nous avons trouvé, quatre ans après, du gaz moutarde, du gaz neurotoxique et leurs dérivés dans le sol prélevé à l’endroit où les munitions avaient explosé », insiste l’expert britannique.

Tout dépendra donc de la latitude dont bénéficieront les experts internationaux en Syrie pour mener leurs investigations.
« S’ils ont librement accès à la zone, et qu’ils peuvent y faire ce qu’ils veulent, je pense qu’ils ont de bonnes chances de trouver des preuves qui nous permettront de mieux comprendre ce qui s’est passé », juge aussi Ralf Trapp, consultant indépendant qui fut de 1998 à 2006 expert à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) de La Haye.
Pour lui, l’idéal serait que les enquêteurs de l’ONU puissent découvrir dans les cratères laissés par les explosion des fragments de munitions, qui leur permettraient non seulement de déterminer si elles contenaient des agents chimiques mais aussi de quel arsenal elles peuvent provenir.
« S’il s’agit de missiles ou de bombes d’aviation, la responsabilité du gouvernement syrien sera clairement engagée. S’il s’agit d’obus de mortier, il faudra essayer de déterminer la trajectoire des obus et savoir qui tenait la position (gouvernement ou rebelles), d’où ont été lancés les obus », explique Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques et biologiques et chercheur à la Fondation de la recherche stratégique.

Trop tard ?

Dimanche, Damas venait à peine de donner son feu vert pour l’enquête onusienne que des responsables américains et britanniques s’étaient relayés pour saper d’avance les résultats de l’enquête onusienne.

S’exprimant pour l’AFP, un responsable américain qui n’a pas été identifié a dit que le feu vert de Damas arrive « trop tard pour être crédible, notamment parce que les preuves disponibles ont été largement altérées par les bombardements continus menés par le régime et d’autres actes délibérés ces cinq derniers jours ».

Même son de cloche de la part du ministre britannique des Affaires étrangères William Hague, qui sans tarder, a déclaré que ces preuves « pourraient avoir été détruites ».
« D’autres preuves peuvent avoir été endommagées au cours des derniers jours et d’autres peuvent avoir été trafiquées », a-t-il prétendu.
La France a évité une telle bêtise et son ministre français s’est contenté de répéter que l’attaque chimique ne faisait aucun doute.

Les mensonges de l’Irak

POur sa part, Téhéran a rappelé par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères Abbas Araghchi les mensonges qui ont précédé la guerre contre l’Irak en 2003.
« L’opinion publique n’a pas oublié les mensonges à propos des armes de destruction massive en Irak et ne permettra pas que de telles accusations fausses aboutissent à un autre drame humanitaire », a-t-il dit selon l’agence Isna, estimant que l’Iran juge dangereux de parler de l’éventualité d’une intervention militaire en Syrie.
« Alors que la région a besoin de calme, parler d’une attaque militaire contre la Syrie, de plus sans l’autorisation du Conseil de sécurité (de l’ONU), est très dangereux et peut créer des tensions », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, cité par l’agence Isna.
« Toute mauvaise interprétation de la situation en Syrie mènera toute la région dans une situation compliquée et dangereuse avec des conséquences pour tous les pays de la région », a-t-il ajouté, assurant que « le règlement de la crise en Syrie ne peut se faire par des moyens militaires. Le dialogue et l’entente politique pour une solution pacifique est la seule voie ».

Des tirs contre les inspecteurs

Sur le terrain, alors qu’ils se rendaient sur le site présumé de l’attaque, les enquêteurs onusiens ont essuyé des tirs.
« Le premier véhicule de l’équipe d’enquête sur les armes chimiques a été délibérément touché à plusieurs reprises par des tirs de snipers non identifiés », a déclaré un porte-parole de l’ONU Martin Nesirky dans un communiqué, ne faisant état d’aucun blessé.

« La voiture n’étant plus utilisable, (les enquêteurs) sont retournés sains et saufs au point de contrôle tenu par le gouvernement », a-t-il précisé, ajoutant que l’équipe retournerait dans la zone « après avoir changé de véhicule », a-t-il ajouté.
Les membres de la mission de l’ONU avaient quitté plus tôt leur hôtel de Damas à bord d’un convoi de cinq voitures, escorté des services de sécurité syriens en direction de la  banlieue de Damas tenue par les rebelles.

Damas assure que ce sont les rebelles qui ont tiré sur les inspecteurs.

« Les membres de l’équipe des Nations unies (…) ont essuyé des tirs des groupes terroristes armés alors qu’ils entraient dans la région de la Moadamiyat al-Cham », au sud-ouest de Damas, a indiqué la télévision d’Etat.
La télévision, qui citait un responsable syrien sous couvert de l’anonymat, a précisé que les services de sécurité « avaient escorté (les inspecteurs) jusqu’au site contrôlé par ces groupes ».
« Le gouvernement syrien fait assumer aux groupes terroristes la responsabilité de la sécurité et de l’intégrité physique des membres de l’ONU et la garantie qu’ils rentrent sains et saufs », poursuit la chaîne.

Almanar

Michel Collon répond à RT au sujet des armes chimiques en Syrie (vidéo)


Michel Collon-RT

Interviewé par la chaîne Russia Today sur l’utilisation des armes chimiques en Syrie (et par qui ?), Michel Collon expose brièvement les 5 principes de la propagande de guerre, qui permettent à chacun de repérer la désinformation, les intérêts cachés, la diabolisation de l’adversaire et le refus du débat public. Pourquoi, informés par les satellites russes qui montreraient que ce sont les rebelles qui ont employé ces armes, les Etats-Unis, la France et leurs alliés tirent leurs conclusions avant même toute enquête…

 

Michel Collon

http://www.michelcollon.info/Propagande-de-guerre-pour.html

Syrie: des terroristes entrain de tirer des obus chimiques (vidéo)


terrroristes-obus-chimiqueUne vidéo tournée en Syrie montre de la façon la plus claire possible, des mercenaires islamistes, entrain de charger un canon, avec une bombonne de substances chimiques. On remarquera que les terroristes utilisent un système de mise à feu à distance censé les protéger des gaz qui s’échapperaient lors du départ de l’obus chimique.

Justement, on peut voir l’artificier actionner le dispositif de mise à feu puis s’éloigner en courant. Et même après le tir on ne voit aucun de ces criminels revenir rapidement vers le canon.

Pour rappel, en mai 2013, à la Radio-Télévision suisse-italienne (RSI), Carla Del Ponte, membre, on ne peut plus crédible de la commission d’enquête sur la Syrie dépendant du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, a fait une déclaration fracassante qui n’était pas du goût des puissances occidentales qui interviennent directement en Syrie. “Nous disposons de témoignages sur l’utilisation d’armes chimiques en particulier le gaz sarin. Pas de la part du gouvernement, mais des opposants”, a affirmé l’ex-procureure générale du Tribunal pénal international pour les crimes commis en ex-Yougoslavie (TPIY).

Tollé général, quelques heures après, l’ONU dément, officiellement, les propos de Del Ponte. Qu’est-ce qui pousserait une dame de l’envergure, de l’expérience et de la crédibilité de Mme Del Ponte à sortir des propos sans fondements ?

http://www.algerie1.com/actualite/syrie-des-terroristes-entrain-de-tirer-des-obus-chimiques-video/

Contre la culture du mensonge, la culture de la France !


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Contre la culture du mensonge, la culture de France ! par Aymeric Chauprade

Une nouvelle fois, après l’Irak, la Yougoslavie et la Libye, l’Occident a recours au mensonge le plus grossier qui puisse être : l’accusation d’usage d’armes de destruction massive.

La vérité est que le régime syrien est en train de gagner la bataille contre les terroristes islamistes et qu’il n’a pas besoin d’armes chimiques pour cela. Fort du soutien de l’Iran, du Hezbollah libanais et de la Russie (soutien politique sans failles), il est en train d’écraser son opposition islamiste, minoritaire dans le pays (bien que les sunnites soient majoritaires) et cela face à une rébellion islamiste internationale qui n’a plus d’autre issue que de tenter d’impliquer la France, le Royaume-Uni et les États-Unis dans la guerre.

Il faut dénoncer avec la plus grande fermeté ce mensonge de la rébellion islamiste et son soutien par le gouvernement français, soutien qui s’apparente autant à une trahison des intérêts de la France qu’à un crime contre la paix internationale.

Plus que jamais, il devient urgent de libérer la France des forces hostiles qui se sont installées au sommet de l’État, alors même que l’immense majorité de ceux qui servent cet État, dans les échelons subalternes, sont restés loyaux à la France et au Bien commun des Français.

J’appelle donc tous les patriotes français, de droite comme de gauche, à démonter ce mensonge et à rallier le projet d’un monde multipolaire fondé sur la souveraineté des peuples et le dialogue des civilisations, projet porté avec force par le Président Poutine en Russie, et soutenu par la Chine, l’Inde, l’Iran et bien d’autres pays émergents. C’est avec le soutien de ces pays que tous les patriotes européens contribueront à l’éviction de cette oligarchie mondialiste, arrogante et cynique. Cette oligarchie financière et ses serviteurs dévoués, placés à la tête des partis de gouvernement, qui a laissé partir l’or des banques centrale américaine et européennes en Asie, qui détruit la monnaie par une politique folle de la planche à billets, qui a soumis les peuples américain et européens à un hyper-endettement ne laissant aucun espoir d’inversion, qui plonge les pays d’Europe les uns après les autres dans la banqueroute (Grèce…) pour mieux piller leurs actifs stratégiques (pétrole, gaz, or, minerais…), qui ment aux peuples sur la réalité de la situation économique, sur le déclin évident de puissance, sur la nouvelle hiérarchie mondiale. Pour survivre aux terribles bilans que finiront par dresser les peuples, cette oligarchie là semble n’avoir plus d’autre échappatoire que la guerre.

Le scénario des guerres mondiales du XXe siècle peut hélas se répéter : la même oligarchie est en train de dresser les mêmes peuples les uns contre les autres – les peuples d’Europe du Nord contre ceux du Sud mais aussi les peuples d’Europe de l’Ouest contre la Russie – toujours avec la même stratégie : promouvoir les idéologies de destruction, hier le bolchévisme et le nazisme (pour anéantir l’Europe), aujourd’hui le nihilisme gauchiste (Femen, “théorie du genre”) et l’islamisme, lequel, avec l’appui des États-Unis et de leur jouet européen (la “diplomatie” de l’Union européenne), a créé le chaos en Tunisie, en Libye, en Syrie et maintenant en Égypte.

Le temps des choix est venu. Et choisir c’est abandonner le monde idéal sans tache des adolescents. Il est en effet facile de tout condamner pour ne pas avoir à choisir, au motif d’insatisfactions idéologiques ou d’excès. Il est plus difficile d’avoir le courage de choisir son camp quand on sait que celui-ci est loin d’être exempt de tout reproche.

En Syrie comme en Égypte, il faut choisir les gouvernements patriotiques contre les islamistes. Certes ces gouvernements patriotiques répriment violemment, mais lorsqu’un pays sombre dans le chaos, c’est violence contre violence. Il suffit d’ailleurs de voir comment le Ministre Valls a fait récemment usage de la violence, de manière totalement disproportionnée, contre des familles catholiques qui manifestaient pacifiquement, pour imaginer ce qui pourrait se passer en France si l’État sombrait dans le chaos ! Mais nous savons qu’en France, depuis longtemps et bien avant le retour des socialistes, nous avons quitté l’État de droit pour entrer dans l’État du “deux poids deux mesures” (aux anciens Français, surtout quand ils sont catholiques, la sévérité implacable, aux nouveaux, l’excuse et l’impunité permanentes…).

En France, ces barrières idéologiques qui séparent encore partisans d’une économie libre sans dirigisme et partisans d’une économie libre avec dirigisme, partisans de la laïcité républicaine orthodoxe et partisans de l’identité chrétienne, devront tomber au profit de la seule réalité charnelle qui vaille le combat et l’unité : la France, sa civilisation menacée par l’islamisation et l’africanisation, son État menacé par la banqueroute, sa place dans le monde effacée par le mondialisme, sa prospérité fragilisée par la montée des économies asiatiques. Le principe de réalité devra s’imposer : sacrifier son petit parti “pur”, sa petite mouvance “idéalement conforme” à ce dont on rêve, au profit de la seule dynamique politique capable, autour d’une personnalité forte et légitime, héritière d’un demi-siècle de combat national et d’annonces visionnaires, de coaliser des forces venant d’horizons différents, de sensibilités variées, mais mues par un seul impératif : empêcher la disparition de la France dans ce qu’elle est (son identité) et dans ce qu’elle a (sa puissance économique, géopolitique, culturelle…).

C’est désormais ce principe de réalité qui commandera mes choix à venir, et qui m’amènera, sans jamais me renier, à me séparer du “monde idéal où l’on est toujours d’accord avec soi-même” pour entrer dans le monde du choix et donc aussi du sacrifice.

Le temps presse. Chaque année qui passe, la réalité démographique intérieure et extérieure atténue davantage l’espoir que la France puisse reprendre en main son destin. Il ne suffit plus de comprendre le monde et d’en dénoncer le mensonge (économique, sociétal, géopolitique…) imposé par les “troupes d’occupation mentale” (les médias), il faut passer à l’action politique! Il n’y a d’autre issue que de favoriser le plus rapidement possible le retour à un projet national, souverain, défenseur de notre identité et des valeurs qui fondent notre civilisation.

EN LIBRAIRIE LE 11 SEPTEMBRE : La dernière édition complètement révisée de “Chronique du choc des civilisations”, Aymeric Chauprade, éditions Chronique. L’atlas de référence incontournable de la dissidence géopolitique !

À propos de l’auteur

2Aymeric Chauprade

Professeur de géopolitique et Directeur de la Revue Française de géopolitique et du site http://www.realpolitik.tv est l’auteur de l’ouvrage de référence « Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire » éd. Ellipses.

Source : http://www.realpolitik.tv/2013/08/contre-la-culture-du-mensonge-la-culture-de-la-france/

Syrie : L’honneur perdue du Figaro!!, par Luc Michel


Capture-d’écran-2013-01-28-à-09.04.05Après la campagne de propagande des rebelles sur la soi-disant…. utilisation par l’Armée arabe syrienne (armée gouvernementale) d’armes chimiques dans la région de Damas et la reprise sans même l’emploi du conditionnel par les médias des pays de l’OTAN de ces affirmations sans preuves aucunes (des allégations, surtout venant du camps opposé, ne sont aucunement une preuve), nous avons eu le droit à la 2eme étape de ce mensonge répété à la manière de Goeblels : « Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit »

Des vidéos invérifiables et des « échantillons » prélevés par les rebelles eux-mêmes, concernant les « preuves » de l’utilisation d’armes chimiques dans la région de Damas, ont été « révélés » et diffusés sans recherches, sans recoupements, sans donner la parole à l’autre camps, qui ne peut avoir son mot à dire car diabolisé, exclu et criminalisé.

L’engagement partisan des journalistes occidentaux les éloigne tout autant de l’éthique journalistique censée les guider dans leur travail mais les rapprochent du Tribunal pour complicité ou à tout du moins soutien au terrorisme.

Les « journalistes » des pays de l’OTAN n’ont donc même plus besoin d’être « embeded » pour suivre les recommandations de l’OTAN, ils le font d’eux-mêmes pour la plupart ou sous commande pour certains.

En effet, pour éviter que l’on ne se pose trop de questions concernant cette « information » sur l’utilisation d’armes chimiques (1), voici une nouvelle étape de cette campagne de propagande. On « lâche » une nouvelle « information ».

Le coup d’envoi a été lancé par Le Figaro dans un article (2) du 22 août dernier qui affirme que des groupes de rebelles formés en Jordanie par des forces américaines et israéliennes seraient entrés en Syrie il y a quelques jours et avanceraient vers Damas : « A la faveur de l’été, leurs protégés auraient commencé à bousculer des bataillons syriens dans le sud du pays, en approchant de la capitale. «Leur poussée se ferait désormais sentir jusque dans la Ghouta, où les formations de l’ASL étaient déjà à l’œuvre, mais sans réellement pouvoir faire la différence aux abords de la forteresse damascène», explique David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut français d’analyse stratégique (Ifas). »

 « Cette poussée pourrait, selon Le Figaro, expliquer que le régime syrien ait eu recours à des armes chimiques dans la banlieue de la capitale syrienne », précise France24, la chaîne néo-conservatrice du Quai d’Orsay.

 Nous y voilà ! Un nouvel article pour expliquer que cette histoire semble bien plus compliquée et qu’il faut regarder avec une distance plus intelligente ce dossier et non partir au quart de tour comme Fabius, ministre français des affaires étrangères, qui émet des déclarations guerrières et propose de violer le droit international pour faire plaisir à ses amis néo-conservateurs US, israéliens et saoudiens ?

Non ! Un article pour répéter plus encore le mensonge et rendre ainsi légitime l’intervention militaire tant souhaitée par tous ces docteurs Folamour qui n’ayant point été rassasiés par les massacres qu’ils ont commis ou approuvés en Libye, veulent leur ration syrienne.

On pourrait me répliquer que cela est mon avis et que celui du journaliste du Figaro en est un autre et que cela se vaut. Oui sauf que … Sauf que les faits relatés par Isabelle Lasserre, auteur de cet article, sont faux ! Elle affirme que ce serait ces groupes de mercenaires entraînés depuis des mois en Jordanie par Israël, les forces US et de l’OTAN qui « auraient commencé à bousculer des bataillons syriens dans le sud du pays, en approchant de la capitale ».

Alors au delà du fait qu’elle confirme le soutien militaire de plusieurs états contre un autre état sans déclaration de guerre, ce qui relève du Tribunal Pénal International, si promptement mis en avant contre les pays africains et maintenant les pays arabes mais sans jamais se pencher sur les agissements du principal pilier des interventions guerrières de part le monde de ces 20 dernières années, nous avons ici le cœur du mensonge.

Car pour que son article commandé colle avec la réalité, elle déforme les faits à sa convenance. Elle ne parle NI du fait que cette « attaque chimique » soit survenue le premier jour de la Mission d’enquête de l’ONU à Damas, NI de la campagne militaire de l’Armée arabe syrienne engagée depuis plusieurs jours précisément dans cette partie du Rif de Damas par plus de 30.000 hommes (3) afin de la nettoyer intégralement des groupes islamo-terroristes qui y pillent, tuent, violent et y sèment la terreur avec la bénédiction des media qui n’en parlant pas s’en font les complices.

Par exemple, ils parlent des enlèvements seulement quand des journalistes en sont victimes. Mais sans préciser que ce sont les groupes islamo-terroristes qui en sont les coupables (4). Ils taisent même les témoignages de leurs confrères quand ceux-ci arrivent à échapper à leurs tortionnaires. Aparté terminé !

Dans les guerres sales de l’OTAN, tout est possible. Les bombardements font toujours des morts (5). Mais cette campagne sent le montage et la manipulation à plein nez. Les media occidentaux qui après la première guerre d’Irak avaient, pour certains, commencé à faire leur examen de conscience, après la 2eme guerre d’Irak, après la Libye et maintenant avec la Syrie achèvent de sombrer dans le discrédit auprès des gens raisonnés et informés.

Bien sûr, ils continuent leur job de désinformation ; la puissance des TV est encore effective sur les masses. Mais à l’heure d’Internet la vérité n’attend plus des années pour refaire surface. C’est immédiat.

Je rappellerai donc une fois encore qu’à la Libération en 1944-45 en France, il y eu aussi des journalistes jugés et exécutés pour collaboration. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets ? Le futur nous le dira. A bon entendeurs !

FB

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(1) Car si cela est avéré, la vraie question serait alors « qui » a fait cela ?

Lire : http://www.syria-committees.org/syria-committees-armes-chimiques-en-syrie-une-provocation-anti-assad-de-lasl-made-in-nato/

(2) Article du Figaro du 22.08.2013 : http://www.lefigaro.fr/international/2013/08/22/01003-20130822ARTFIG00438-syrie-l-operation-anti-assad-a-commence.php

(3) L’ARMEE SYRIENNE NETTOYE LE RIF DE DAMAS DES TERRORISTES DE L’ASL par PCN-TV : http://www.syria-committees.org/pcn-tv-larmee-syrienne-nettoye-le-rif-de-damas-des-terroristes-de-lasl/

(4) http://www.syria-committees.org/syria-committees-larroseur-arose-un-journaliste-temoigne-de-lenfer-djihadiste-en-syrie/

(5) Mais pour les médias de l’OTAN, seules les guerres occidentales sont des « guerres propres ».

 

Source : http://french.irib.ir/analyses/item/271752-syrie-l-honneur-perdue-du-figaro-,-par-luc-michel

Décryptage de la propagande occidentale depuis Damas par Ayssar Midani


maxresdefaultDepuis les attaques à l’arme chimique du 21 août dernier dans la banlieue Est de Damas et qui a fait entre 355 et 1300 morts, les gouvernements et appareils médiatiques des pays occidentaux pointent tous du doigt le régime syrien.

Si le Président français François Hollande pense que « tout conduit » [1] à croire que Bachar est le responsable, son ministre des affaires étrangères Laurent Fabius n’émet aucun doute quant à l’implication du régime syrien. L’administration Obama a quant à elle déjà déployé en mer Méditerranée ses navires de guerre, armés de missiles « Tomahawk » [2].

Devant toute cette agitation anti-Bachar, nous avons assisté coup-sur-coup à la découverte par l’armée syrienne de tunnels appartenant aux rebelles, possédant des matières premières pour la fabrication de bombes chimiques, des masques à gaz et des antidotes. La Russie, quant à elle, a délivré au Conseil de Sécurité de l’ONU des images satellitaires montrant que les deux missiles avaient été tirés à partir de zones sous contrôle des rebelles [3].

Mais qu’importe ! Laurent Fabius et Bernard-Henry Levy [4] continuent d’affirmer que c’est le régime syrien qui en est le responsable, et qu’il est temps de recourir à la force, sans prendre en compte le véto – presque probable – des russes et des chinois.

Pour plus de détails, le Cercle des Volontaires s’est entretenu avec Ayssar Midani, membre et fondatrice du Comité de Coordination pour la Défense de la Syrie, et qui se trouve actuellement à Damas.

Voici l’entretien réalisé hier, samedi 24 août :

 

E.I.Anass et Jonathan Moadab, pour le Cercle des Volontaires

Sources :

[1]http://www.lalibre.be/actu/international/hollande-tout-conduit-a-penser-que-damas-est-responsable-de-l-attaque-chimique-5218dbbf35707ef67ad96301
[2]http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/08/24/la-marine-americaine-renforce-sa-presence-en-mediterranee_3465825_3222.html
[3]http://www.politique-actu.com/osons/syrie-massacre-chimique-ghouta-russie-fournit-preuves-satelittes-nations-unies-auteurs-massacre/830549/
[4] http://www.youtube.com/watch?v=cQgt2KagyPU

 

Source : https://www.cercledesvolontaires.fr/2013/08/25/attaque-a-larme-chimique-en-syrie-ayssar-midani-decrypte-la-propagande-occidentale-depuis-damas/

À Pékin, le métro se paie en échange de bouteilles en plastique


Tribune libre Résistance

pekin_recyclageUn État digne de ce nom est un État qui résout (ou tente de résoudre) les problèmes systémiques en imposant des politiques visant à obtenir des résultats. Un exemple qui nous vient de Chine – pays me direz-vous qui a encore beaucoup de progrès à faire en matière de protection des travailleurs et de l’environnement – illustre « plastiquement » ce concept.

Le métro de Pékin permet aux passagers de voyager gratuitement en échange de bouteilles de plastiques usagées. Les voyageurs peuvent de cette façon contribuer à la préservation de l’environnement tout en économisant de l’argent.

Ainsi, chaque usager pourra recharger sa carte de transport en insérant des bouteilles dans des machines futuristes. Se déplacer librement sur les huit lignes et cent-cinq stations de la capitale chinoise « coûtera » ainsi une vingtaine de bouteilles plastiques.

Seule la ligne 10 est actuellement concernée par l’installation de ces machines à recycler. Le service est encore en phase d’essai. Mais les autorités chinoises comptent bien équiper dans les prochains mois le réseau métropolitain de quelque 3.000 machines, tout en envisageant la possibilité d’étendre ce service aux autobus et aux autres transports en commun.

Cette innovation permet non seulement de favoriser le recyclage en incitant le public à acquérir les réflexes écologiques, mais aussi de favoriser l’utilisation des transports en commun.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/