Grosse rigolade à Téhéran…


5F1FB838-B830-4846-8ABD-2A213ACF8F27_mw1024_n_sPour son premier contact avec le monde occidental en tant que président, Hassan Rohani a fait carton plein. Il est rentré de New-York les mains chargées de cadeau pour le guide suprême Ali Khamenei.

Le premier d’entre eux concerne bien sûr le nucléaire iranien qui semble se diriger vers une solution rapide. Rohani se permet même de fixer des échéances. 3 mois, dit-il, peut-être 6.  On parle déjà d’allègement des sanctions.

Les relations irano-américaines, ensuite. Les Etats-Unis font tout pour faire baisser la tension en vue d’un dialogue. Il y a d’abord eu des rumeurs persistantes sur une rencontre entre les présidents des deux pays en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Mais l’Iran a poliment décliné l’offre, sans fermer la porte. Malgré la ‘’rebuffade’’ de Rohani, Barack Obama a finalement pris l’initiative de lui téléphoner alors qu’il était sur le chemin de l’aéroport pour quitter le sol américain.

Enfin, cerise sur le gâteau, ces bonnes nouvelles ont eu pour effet de provoquer la zizanie parmi les responsables israéliens. Comme il fallait s’y attendre, le bonheur de l’Iran ne pouvait que faire le malheur du gouvernement israélien et de son premier ministre. Netanyahou n’a pas été avare de propos acerbes contre l’attitude de Washington. Ce qui n’a pas eu l’heur de plaire au président israélien, Shimon Peres, qui a vivement réagi aux propos tenus contre le partenaire américain. «  Vous pouvez être pour ou contre les américains mais je n’aime pas le ton offensant de nos responsables », dit-il.  Peres, qui n’est pourtant pas un tendre au point que l’on en oublie qu’il fut prix Nobel de la Paix, a même une position diamétralement opposée à celle du gouvernement Netanyahou, en estimant qu’une reprise des relations irano-américaine était une bonne chose.

Qu’ont fait les iraniens pour en arriver là ? Ils n’ont renoncé à aucune de leurs prétentions et n’ont cédé en rien dans les exigences américaines. Leur discours vis-à-vis d’Israël et de toutes les forces hégémoniques est resté le même. Ils continuent, plus que jamais à soutenir la résistance palestinienne et la Syrie. Ce qu’il y a de changé, ce n’est pas ce que font les iraniens, mais celui qui dit ce que font les iraniens.  L’ancien et le nouveau président, Ahmadinejad et Rohani, disent pourtant la même chose, mais chacun à sa manière.

Le guide suprême nous aurait-il fait, volontairement ou non, le coup du bon et du méchant flic ? Le méchant, l’ogre, l’infréquentable, c’est bien sûr Ahmadinejad, celui dont mêmes les propos les plus gentils ne pouvaient qu’être mauvais. C’était un des rares personnages au monde qui, quand il disait ‘’paix’’, ‘’concorde’’, ‘’amitié’’, était traduit en langage occidental en ‘’guerre’’, ‘’discorde’’, ‘’ennemi’’.

A l’opposé, nous avons le gentil Rohani. Avant même son investiture, bien que ce soit un parfait inconnu, les médias avaient décidé que c’était un gentil. Quand il dit ‘’paix’’, tout le monde entend ‘’paix’’. On va même jusqu’à déformer certains de ses propos qui ne sont pas assez gentils pour les édulcorer. Ainsi, après avoir tenté à différentes reprises dans différents interviews, de lui faire reconnaître l’holocauste, de guerre lasse on arrange sa réponse à CNN en une reconnaissance en bonne et due forme, même si ce n’est pas tout à fait vrai. Une sorte de repêchage. Tout sera fait pour que Rohani reste ce gentil futur interlocuteur qui justifie qu’on lui tende la main.

Le guide suprême doit rire sous sa barbe. Finalement, il est dans une position confortable. Il lui suffit d’attendre et de voir venir. Quant à Hassan Rohani, quel que soit son portrait réel, il semble parti pour être un saint, du moins tant que l’occident a besoin de se rapprocher de l’Iran.

Avic

EXCLUSIF. Comment Hollande avait prévu de frapper la Syrie


Les Rafale étaient prêts à décoller, les cibles choisies et les communiqués déjà rédigés. Mais au tout dernier moment, François Hollande a dû annuler l’opération..

6443454-exclusif-comment-hollande-avait-prevu-de-frapper-la-syrie« Les frappes sont pour ce soir. » Le samedi 31 août, au matin, les plus hauts responsables français, civils et militaires, sont convaincus que le président de la République va déclencher le bombardement punitif de la Syrie la nuit suivante. Plus étonnant encore : François Hollande lui-même le croit aussi. Et cette incroyable méprise va durer jusqu’à la fin de l’après-midi. Entre-temps, pendant une dizaine d’heures, la machine de l’Etat aura été mise en branle pour effectuer ces frappes franco-américaines, les « vendre » à l’opinion et en gérer les conséquences diplomatiques.

Cette folle journée débute à 3 heures du matin, ce samedi 31 août, lorsque l’officier de permanence chargé des communications du président de la République reçoit un appel de son homologue américain. Ce dernier le prévient que Barack Obama va téléphoner à François Hollande sur la ligne directe et sécurisée qui relie l’Elysée à la Maison-Blanche. Quand ? Le jour même à 18h15, heure de Paris. Le malentendu transatlantique commence – un quiproquo risible s’il ne s’agissait de guerre.

Conseil de guerre

Décalage horaire oblige, le conseiller diplomatique de François Hollande, Paul Jean-Ortiz, découvre le message de la Maison-Blanche à 8 heures, dès qu’il arrive à son bureau, rue de l’Elysée. Il prévient illico François Hollande, qui décide de convoquer un conseil restreint juste après le coup de fil de Barack Obama. Devront être présents les ministres de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères, ainsi que les « grands subordonnés » : le chef d’état-major, les patrons de la DGSE et du Renseignement militaire… Un conseil de guerre à l’issue duquel le chef de l’Etat va donner l’ordre formel du début des frappes françaises en Syrie. C’est du moins ce que croit François Hollande et, avec lui, toutes les personnalités convoquées.

Ce 31 août au matin, l’Elysée demande donc aux militaires de se tenir prêts à exécuter cet ordre supposé imminent.

« Le plan était de bombarder pendant une nuit, en commençant vers 3 heures du matin au moment où les gens sont profondément endormis, dit un haut responsable français. Il s’agissait de détruire notamment des batteries de missiles et des centres de commandement de la quatrième armée, la chimique. »

Les frappes doivent être réalisées par plusieurs Rafale volant en Méditerranée, au-dessus des eaux internationales. « Nous ne voulions pas tirer à partir du ciel turc, raconte un autre. Nous redoutions qu’Assad n’invoque la légitime défense et ne bombarde son voisin, ce qui risquait d’impliquer l’Otan. »
Il y a un hic : les missiles de croisière Scalp prévus pour l’opération ayant une portée maximale de 250 kilomètres, les bombardements français ne pourront atteindre que des points situés dans l’ouest de la Syrie, Damas compris. Les Américains se chargeront de tout le reste. « Mais nous ne dépendions pas d’eux pour nos tirs et notre ravitaillement en vol, tient-on à préciser à la Défense. Il y a une seule chose que nous ne maîtrisions pas : le calendrier. C’est Obama qui devait donner le top départ. »

Des preuves « déclassifiées »

Pour prouver à l’opinion que François Hollande n’agit pas à la remorque des Etats-Unis, façon Tony Blair pendant la guerre en Irak, l’Elysée décide aussi, ce samedi 31 août, de « déclassifier » certaines preuves françaises de l’attaque chimique. « Nous avons appelé ce document ‘Synthèse nationale de renseignement déclassifié’ et nous avons mis un drapeau bleu, blanc, rouge sur chaque page », raconte un officiel. Et, en prévision des frappes du soir, le ministère de la Défense fait fuiter ce texte dans le « Journal du Dimanche » à paraître le lendemain.

L’ensemble du plan de communication de l’opération est établi au cours d’une réunion à 14h30 ce même samedi dans le bureau de Paul Jean-Ortiz, avec les directeurs de cabinet des principaux ministères concernés. « Nous avons discuté des images à fournir aux journaux télévisés, celles de la montée en puissance de l’opération qui étaient déjà prêtes, et celles des premières frappes que pourrions livrer très rapidement », explique un officiel. « Nous avons aussi débattu du moment où il faudrait informer certaines personnalités étrangères, raconte l’un des participants. Il a semblé évident que François Hollande préviendrait lui-même Angela Merkel, juste après le coup de fil d’Obama. »

« Le jour J était arrivé »

D’où vient cette certitude que le président américain va donner le top départ ce samedi ? « Tout nous conduisait à penser que le jour J était arrivé », dit un responsable français. Cela faisait une semaine que la perspective d’une action militaire franco-américaine contre la Syrie apparaissait inéluctable.

Tout a commencé le dimanche précédent, c’est-à-dire quatre jours après l’attaque chimique contre les populations civiles, quand Barack Obama et François Hollande ont discuté de plusieurs types de « punitions », y compris militaires. « Dès le lendemain, les états-majors des deux pays ont commencé à travailler à un plan de frappe commun », dit-on au ministère de la Défense.

Certes, les jours suivants auraient pu tout faire dérailler. Le mercredi, à Londres, la Chambre des Communes a voté contre une participation britannique à ces frappes. Et, on le sait moins, le jeudi, les Français et leurs alliés ont raté leur « blitz » diplomatique visant à conférer, si ce n’est une légalité, du moins une certaine légitimité internationale à une action militaire contre la Syrie. Ils espéraient recueillir une majorité des voix au Conseil de Sécurité, et ainsi contraindre Pékin et Moscou à opposer leur veto. Malgré les efforts de Laurent Fabius, Paris, Londres et Washington ne sont pas parvenus, selon nos informations, à rallier un nombre suffisant (six) de suffrages des pays membres non permanents du dit Conseil. Si bien que l’idée de passer par l’ONU a été abandonnée.

Pourtant, en fin de semaine, les Américains sont toujours aussi déterminés. Le jeudi, la conseillère de Barack Obama pour la sécurité, Susan Rice, fait savoir à Paul Jean-Ortiz que, malgré la défection britannique et le revers onusien, son patron est « tout près d’y aller ». Et le lendemain, le vendredi 30, plusieurs indicateurs en provenance de Washington font penser aux Français que des frappes américaines sont imminentes. « Ce jour-là, John Kerry s’est entretenu plusieurs fois avec Laurent Fabius, assure un officiel. Il lui a dit que Barack Obama lui avait demandé de ‘préparer l’opinion publique à des frappes.' » Au cours de cette même journée, dit un autre, « la Maison-Blanche a publié ses preuves sur le massacre chimique ».
Et toujours ce vendredi, François Hollande et Barack Obama ont de nouveau discuté longuement. Le président américain dit qu’il n’a pas encore pris sa décision définitive mais que celle-ci ne saurait tarder. Il ajoute que les frappes pourraient avoir lieu bientôt, « avant ou après le G20 », précise-t-il. « Rappelons-nous demain ou après-demain », conclut-il.

Le revirement d’Obama

Si bien qu’à l’annonce d’un nouveau coup de fil de la Maison-Blanche les conseillers de François Hollande sont persuadés ce samedi 31 août que le président américain a tranché dans la nuit et qu’il déclenchera l’opération le soir même ou au plus tard dans la nuit du dimanche (hypothèse peu probable puisqu’il part en Europe le lendemain). Personne à l’Elysée n’imagine qu’après avoir reçu une lettre de 186 parlementaires lui demandant de faire voter le Congrès Barack Obama a décidé in extremis de leur donner raison et encore moins que les principaux responsables de la Chambre des Représentants et du Sénat sont déjà au courant – plusieurs heures donc avant François Hollande…

« J’ai décidé d’y aller, dit le chef de la Maison-Blanche à son homologue français ce samedi à 18h15, mais je vais d’abord demander l’aval du Congrès. » François Hollande est abasourdi. Il essaie de convaincre le président américain de revenir sur sa décision – en vain. Le chef de l’Etat rejoint alors les hommes qu’il a convoqués dans le salon vert pour un conseil restreint. Il ordonne aux militaires de rappeler les Rafale et évoque les prochaines fenêtres de tirs. De l’avis général, il n’en reste plus qu’une : aux alentours du 15 septembre, entre le vote des parlementaires américains et l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies. « Après ce sera très difficile, voire impossible », convient-on. Cette ultime fenêtre sera refermée la semaine suivante par une manoeuvre diplomatique astucieuse de Vladimir Poutine.

Vincent Jauvert

Source : le Nouvel Observateur

 

Le saviez-vous? Conduire une auto nuit aux ovaires des femmes (Chef religieux)


saudiLa conduite automobile affecte les ovaires de la femme, avertit un des principaux chefs religieux d’Arabie saoudite. Une future mère risque donc d’accoucher d’enfants atteints de maladies chroniques, dit-il. L’interdiction du permis de conduire pour les femmes fait débat dans ce pays.

« Si une femme conduit une voiture, à l’exception d’une véritable nécessité, cela pourrait avoir un impact physiologique négatif, car des études médicales physiologiques et fonctionnelles montrent que cela affecte automatiquement les ovaires et relève le bassin », affirme Cheikh Saleh al Lohaidan, un des 21 membres du Conseil des grands oulémas, la plus haute autorité religieuse du pays.

« C’est la raison pour laquelle nous constatons que celles qui conduisent régulièrement ont des enfants marqués par des problèmes cliniques de différents degrés », ajoute-t-il dans une interview publiée vendredi sur le site Internet sabq.org.

Les femmes doivent placer « la raison avant leur coeur, leurs émotions et leurs passions », ajoute ce religieux. Celui-ci ne fait état sur son site Internet d’aucune formation médicale et qui ne cite pas les études invoquées.

Actes de désobéissance

Des organisations féministes ont récemment appelé à des actes de désobéissance afin que soit reconnu aux femmes le droit de conduire des véhicules automobiles dans le royaume wahhabite. La loi saoudienne n’interdit pas explicitement aux femmes de conduire, mais elle exige l’obtention d’un permis qui ne leur est jamais délivré.

En tant que membre du Conseil des oulémas, Cheikh Lohaidan peut édicter des fatwas et conseiller le gouvernement. Il dispose d’une grande audience auprès du courant conservateur en Arabie saoudite.

Déclarations polémiques

Ses précédentes déclarations, dans lesquelles il se déclarait un farouche adversaire de l’extension des droits des femmes, ont provoqué des polémiques dans le pays.

Le roi Abdallah, qui tente de donner aux femmes une place plus importante dans la société, l’a limogé en 2009 de la présidence du Haut Conseil judiciaire, la plus importante institution judiciaire du pays.

http://www.romandie.com/news/n/Conduire_une_auto_nuit_aux_ovaires_des_femmes_Chef_religieux_RP_290920131635-10-404764.asp?

Kenya : futur point d’entrée de la Chine en Afrique pour supplanter le dollar ?


Uhuru.Kenyatta.Kenya.China.Business.Forum_405294978Simple coïncidence  ? Alors que le Kenya vient d’être le théâtre d’une attaque terroriste particulièrement meurtrière et que les dessous de l’affaire pourraient réserver quelques surprises, précisons que Nairobi est en train de remettre en cause la suprématie du dollar, en se tournant tout particulièrement vers le yuan chinois.

Le Kenya souhaiterait en effet prochainement héberger une chambre de compensation pour la devise de l’Empire du Milieu au sein de sa Banque centrale; ce qui, le cas échéant – serait une première sur le continent africain. Même si Pékin envahit pas à pas l’Afrique du Nord au sud.

Certes, un tel rapprochement ne devrait pas éclipser totalement la monnaie américaine, mais n’est pas vu d’un très bon oeil du côté de Washington, alors que même le gouvernement doit faire face une nouvelle fois à un mur budgétaire.

A l’heure actuelle, les opérations en monnaie chinoise sont peu répandues parmi les gestionnaires africains, les traders étant attachés dans tous les sens du terme à la flexibilité du billet vert.
Si les Africains peuvent d’ores et déjà obtenir des cotations de leurs devises par rapport au yuan, une chambre de compensation permettrait de mettre fin à l’obligation de règlements en dollars, réduisant parallèlement les coûts et accélérant les transactions.

Via une telle opération, le Kenya deviendrait symboliquement la passerelle entre le monde des affaires du continent africain avec la Chine, l’empereur économique de l’Asie, même si lés débuts demeurent modestes.
De tels types d’échanges seraient également les premiers réalisés en dehors du continent asiatique.

Mais la concurrence pourrait d’ores et déjà faire rage sur le continent africain, alors notamment que le Nigéria détient des réserves en yuan.

L’Afrique du Sud a par ailleurs été évoquée comme un hôte potentiel de la chambre de compensation, des officiels ayant toutefois affirmé qu’un tel plan n’était pas envisagé.

En août dernier, le ministre kenyan des Finances Henry Rotich laissait ainsi entendre que la proposition du gouvernement kenyan consistait avant tout de démontrer l’ampleur du marché financier du Kenya …. et de rendre le projet attractif … tout en favorisant la confiance des marchés et investisseurs.

Une situation désormais grandement remise en cause par l’attaque terroriste survenue il y a quelques jours à Westgate.

« Nous considérons comme très positif ce projet de chambre de compensation, et je pense qu’il est très important pour le Kenya de mettre en place un centre financier sur son territoire en vue de traiter la monnaie chinoise », indiquait quant à lui l’ambassadeur de Chine au Kenya, Liu Guangyuan, le mercredi 18 septembre à Nairobi, soit quelques heures avant l’assaut meurtrier du centre commercial.

china-kenya-guardC’est en août dernier, que la volonté de Nairobi avait été affichée au grand jour, le Président kenyan Uhuru Kenyatta ayant fait son offre au cours d’une visite à Pékin cet été.

Rappelons que la Chine s’est d’ores et déjà accordé avec le Japon en vue d’établir une convertibilité directe yen-yuan en transaction bilatérale.
Des études sont menées parallèlement au sein du groupe des BRICS en vue de revoir la suprématie du dollar et de l’euro sur le marché international.
Le Kenya pourrait devenir une des premières régions du monde à l’expérimenter. De quoi fâcher certains ….

Sources : Reuters, legriot.info

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com

Al-Assad à Rai News 24 : On fera que la Syrie soit beaucoup mieux qu’avant


bashar-al-assad

Damas / Le président Bachar al-Assad a affirmé à la chaîne italienne /Rai News 24/ que l’objectif essentiel de l’Etat syrien est de se défaire des terroristes et de leur idéologie, précisant qu’e la Syrie sera beaucoup mieux qu’avant la crise.

Le président al-Assad a indiqué que la plupart des pays européens n’ont pas la capacité de jouer un rôle dans le règlement de la crise en Syrie vu qu’ils ne possèdent pas les facteurs qui leur assurent le succès dans ce rôle.

Le président al-Assad a affirmé que la Syrie s’engage à la résolution du Conseil de Sécurité sur les armes chimiques sans aucune réserve, précisant que le rôle de la Syrie se limite à présenter des données et de faciliter les procédures de la destruction des armes chimiques.

Le président al-Assad a indiqué que la solution politique est une partie très importante de la crise mais avec l’existence du terrorisme cette solution ne pourrait pas régler tous les problèmes. « En dépit de cela, il faut poursuivre l’action politique », a-t-il insisté.

Le président al-Assad a affirmé que le dialogue politique est très important pour discuter de l’avenir de la Syrie et du régime politique, appelant à arrêter la violence, le trafic des armes, l’infiltration des terroristes et le soutien financier y apporté pour assurer le succès de la solution politique.

Le président al-Assad a estimé que les personnes armées ne sont pas une opposition mais des terroristes, étant donné que l’opposition est une entité politique, un programme politique… une vision politique… C’est l’opposition. « Les armes, la destruction et l’assassinat ne sont pas opposition mais un terrorisme, comme le définissaient tous les pays du monde », a-t-il ajouté. « On mènera des discussions avec tout parti au sein de l’opposition, mais en ce qui concerne les groupes armés, aussitôt qu’ils jetteraient leurs armes, on serait prêt à discuter toute question avec eux à l’instar des autres citoyens », a-t-il indiqué, précisant qu’on ne pas négocier, par exemples, des organisations affiliées à Al-Qaëda, des terroristes ou bien des personnes qui réclament l’intervention étrangère ou militaire en Syrie.

A une question s’il planifie pour assister personnellement à la conférence de Genève, le président al-Assad a répondu qu’on doit être prêt en tant que gouvernement mais on ne peut pas déterminer qui va présider la délégation syrienne, vu que la conférence n’est pas claire jusqu’ici ainsi que les critères qui la régissent.

A une question s’il accepte l’idée de l’existence des forces de désengagement internationales pour la réalisation de la stabilité en Syrie, le président al-Assad a indiqué : « On parle en Syrie de gangs qui existent partout en Syrie et à l’intérieur de toute ville alors, si on a accepté cette idée, qui est inacceptable pour nous, où ces forces seront placées, les gangs se trouvent partout et ils se composent de terroristes qu’on doit combattre et non pas les isoler.

Le président al-Assad a, en outre, fait noter que la plupart des pays européens ont adopté la ligne américaine suivie dans le traitement avec les différents pays, depuis l’accession au pouvoir de Geroge Bush il y plus de dix ans.

Il a souligné que la Syrie accueille favorablement tout rôle des pays qui désirent aider les Syriens, mais les pays européens ne possèdent pas les facteurs qui les rendent capables d’assurer le succès de ce rôle ou d’être compétents et efficaces dans ce rôle.

A une question sur le contact téléphonique entre le président américain Barak Obama et son homologue iranien Hassan Rohani et si le changement de l’équilibre dans la région aura ses effets sur ce qui se déroule en Syrie, le président al-Assad a indiqué que l’Iran est un allié de la Syrie. « Nous avons confiance en les Iraniens qui, comme tout autre pays dans le monde, n’ont pas confiance en les Américains. Je crois qu’un certain nombre d’alliés de l’Amérique n’ont pas confiance en les administrations américaines… Mais si les Américains sont sincères dans ce rapprochement, je crois que les résultats seront positifs en ce qui concerne les différentes questions et non seulement la crise syrienne, ce qui aura ses retombées sur tous les problèmes dans la région », a-t-il indiqué.

Le président al-Assad a nié l’usage par l’armée syrienne des armes chimiques, précisant avoir des preuves sur l’usage par les gangs de ces armes. « Pourquoi l’armée utilise de telles armes alors qu’elle réalise une progression sur terre tandis qu’elle ne les avait pas utilisées tout le long de deux ans et demi où l’armée avait fait face à des conditions très difficiles dans différentes régions en Syrie », s’est-il interrogé.

Questionné sur la possibilité de l’utilisation de l’arme chimique sans l’autorisation des autorités syriennes, le président al-Assad a qualifié d’ « incroyable » une telle action, soulignant que l’usage de l’arme chimique est une opération très compliquée et il y a des mesures très strictes de point de vue technique.

Au sujet de l’usage de l’atrocité contre toute forme de l’opposition au début de la crise en Syrie, le président al-Assad a souligné que le gouvernement a traité la situation conformément à la constitution « C’est de notre devoir de lutter contre les terroristes. Dès la première semaine de la crise, il y avait des victimes parmi l’armée et la police ».

Et le président de poursuivre : « si l’on parlé des erreurs commises sur le terrain, cela se produit partout dans le monde. En Grande Bretagne, la police a tiré le feu, il y quelques années, et tué un jeune brésilien par erreur ».

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Il a tenu à souligner que le jugement sur les erreurs commises se fera après la fin de la crise où les personnes pourront nous critiquer sur une base objective et méthodologique et non pas arbitraire.

Questionné sur la possibilité de quitter le pouvoir contre le rétablissement de la stabilité en Syrie, le président al-Assad a dit: « Si le fait de quitter le poste rendra la situation meilleure, ma réponse sera tout simplement et sans hésitation, je le fait, mais la situation sera-t-elle meilleure?.

El le président de poursuivre: « En ce qui concerne le poste du président, les urnes sont le seul moyen qui reflète l’opinion du peuple syrien à l’égard de la personne qui le désire. Pour moi, je respecte le désire du peuple syrien ».

Passant à la réforme en Syrie, Il a fait noter que la Syrie avait connu un progrès, rapide ou lent, dans ce sens depuis l’année 2000, ajoutant qu’il y avait des obstacles extérieurs qui avaient entravé cette réforme tels que l’Intifada en Palestine qui avait affecté tous les pays arabes, l’échec du processus de paix et les événements du 11 septembre. « Damas avait payé le prix des événements du 11 septembre », a-t-il estimé.

Il a rappelé à cet effet qu’il y avait une période de réconciliation artificielle ou un rapprochement entre la Syrie et l’Occident entre les années 2008 et 2011. « J’ai dit artificielle, car cette période était sous la supervision des Américains. Les Occidentaux n’étaient pas autonomes », a-t-il clarifié.

Le président al-Assad a affirmé que pour réaliser une réforme radicale, l’on a besoin d’un climat adéquat aux niveaux économique, politique et idéologique.

Il a, à ce propos, indiqué que la Syrie a besoin de réformes sans lesquelles rien ne pourrait se réaliser. »la réforme est l’axe essentiel pour faire une Syrie mieux. Cela ne signifie que je serai l’espoir des pays étrangers ou Occidentaux, mais l’espoir de tous les Syriens », a-t-il conclu.

L.W. R.B.

http://www.palestine-solidarite.org/interview.Bachar_al-Assad.290913.htm

L’Europe de l’Ouest aux mains de Poutine


L’Europe occidentale a immédiatement à faire un choix crucial. Soit attaquer la Russie pour saisir et exploiter les ressources d’hydrocarbures dans l’Arctique, soit accepter la dépendance totale vis à vis du gaz russe, selon le modèle allemand.

Sur une carte des réserves pétrolières et gazières mondiales connues en 2000, nous voyons que l’économie de l’Europe occidentale (dans une moindre mesure la France, le Portugal, l’Espagne et l’Italie) tourne avec les hydrocarbures de la mer du Nord. Lire la suite L’Europe de l’Ouest aux mains de Poutine

Question au Premier Ministre sur la Syrie : Le gouvernement a t-il présenté un faux à la représentation nationale ?


Tribune libre Byblos

Le comité Valmy recherche un député susceptible de briser l’omerta en posant cette question au 1er Ministre. Quand le gouvernement viole la loi en tentant d’obtenir un consensus du Parlement au moyen d’un faux document dans le seul but d’entraîner la France dans un conflit au bénéfice des auteurs du crime qu’on prétend combattre, les députés sont face à une responsabilité historique : doivent-ils se coucher et accepter honteusement cette manipulation, ou, au contraire, demander des comptes, laver l’honneur de la République, et mettre sous la tutelle des élus de la Nation ce gouvernement qui a fait la démonstration de son irresponsabilité ?

jean_marc_ayrault2septembre-2013Monsieur le Premier Ministre,

Le 2 septembre dernier, avant le débat à l’Assemblée nationale visant à obtenir un consensus sur une intervention militaire en Syrie, vous rendiez public un document déclassifié des services DRM et DGSE, document censé établir la preuve que l’armée régulière syrienne serait l’utilisatrice des armes chimiques contre le peuple syrien, le 21 août 2013.

Les lecteurs de ce document ne pouvaient qu’être frappés par l’absence de fait précis et la médiocrité de son contenu : après une présentation scolaire laborieuse de l’histoire de l’armement syrien, l’auteur pense pouvoir deviner l’identité des criminels de la seule nature des armes… Comme si toutes les utilisateurs de six coups étaient américains et russes les utilisateurs de Kalachnikov !

De l’affirmation non étayée que seule l’armée régulière serait en capacité technique de manipuler de telles armes, la représentation nationale devait conclure comme un seul homme à la responsabilité du gouvernement syrien. Pourtant, seuls les « rebelles » avaient intérêt à fournir le prétexte requis par le président Obama pour intervenir militairement. Par ailleurs, ce document occultait la présence d’éléments non syriens parmi les « rebelles », dont certains étaient armés, formés et épaulés par de nombreux services étrangers capables de leur fournir la capacité d’utiliser des armes chimiques, ce qui ruinait le raisonnement précité.

Depuis le renoncement des États-Unis à l’attaque contre la Syrie, aucun service occidental et anti-syrien n’a été capable d’apporter la moindre preuve tangible de la responsabilité du gouvernement syrien dans les drames du 21 août. A l’inverse, nombre de documents, de témoignages et de faits incontestables tendent à établir la culpabilité d’éléments de la rébellion.

Sans un salvateur vote à la Chambre des Communes britannique, suivi d’un accord russo-américain, la France aurait été entraînée dans une agression militaire aux risques incalculables, très certainement pour soutenir les utilisateurs des armes chimiques, sur la seule foi de ce document.

Nous découvrons maintenant que ce document [1] présenté comme émanant des services secrets français porte la signature électronique de M. Sacha MANDEL [2] (« smandel »)et semble bien, en réalité, avoir été concocté par ce conseiller en Communication du Ministre de la Défense.

L ’introduction précise que « Ce document est constitué de renseignements déclassifiés issus des sources propres françaises. Il repose également sur l’analyse technique approfondie des sources ouvertes réalisée par nos services. » Force est de constater qu’aucun avis de Commission Consultative du secret de la défense nationale n’a été publié au Journal Officiel, seule preuve de déclassification légale de renseignements. [3] La Commission n’a donc pas été saisie, la procédure [4] n’a donc pas été respectée.

( « le ministre ne peut déclassifier sans avoir préalablement demandé cet avis, même s’il est favorable à la demande. » [5]) L’introduction du document étant mensongère, la question se pose : ces « renseignements déclassifiés » n’existent t-il que dans l’imagination d’un communicant du ministère de la Défense ?

De quel droit le gouvernement prétent-il présenter aux parlementaires des renseignements déclassifiés sans qu’aucune procédure de dé-classification n’ait existé ? Quelle est la véritable origine de ces pseudo « renseignements déclassifiés » sur la base desquels il fallait déclencher de toute urgence un conflit au conséquences planétaires ?

Pouvez-vous, monsieur le Premier Ministre, désigner le véritable auteur de ce document ?

S’agit-il de M. Sacha MANDEL, responsable en communication de M. le Drian ou des services de renseignement, dont la DGSE qui a vu la prise de fonction d’un nouveau directeur [6] la veille de la parution de ce document ?

S’il s’agit de M. Mandel, les services précités ont-ils accepté d’en porter malgré tout la responsabilité ?

S’il s’agit des services officiels, pourquoi M. Mandel n’a t-il pas démenti ? Et dans ce cas, des sanctions ont-elles été prises ? Les services ont-ils été appelé à fournir des renseignements de meilleure qualité, au minimum pour que la France ne se trouve pas entraînée dans un conflit en se trompant d’adversaire, sur la base de renseignements erronés ?

Enfin, en prétendant que ce document essentiel émanait des services DRM et DGSE, qu’il contenait des « renseignements déclassifiés », le gouvernement a t-il présenté un faux à la représentation nationale ?

Notes

[1] –Document sur le site du Premier Ministre

[2] –Organisation du cabinet du ministre de la Défense

[3] –CODE DE LA DÉFENSE : Commission consultative du secret de la défense nationale

[4] –Rapport de la CCSDN, procédure page 73

[5] –« Secret Défense » sur le site du Secrétariat Général pour l’Administration

[6] –Décret du 22 août 2013 portant nomination d’un directeur à la direction générale de la sécurité extérieure – M. BIGOT (Christophe)

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3940

L’Équateur traduit la multinationale Chevron devant la Cour pénale internationale


Tribune libre Résistance

08-Correa-muestra-la-mano-sucia-de-CHEVRON-600x450Le gouvernement équatorien a décidé de traduire la multinationale pétrolière Chevron devant la Cour pénale internationale de La Haye pour les dommages causés à l’environnement durant les vingt-six années d’exploitation en forêt amazonienne. Cette nouvelle a fait l’effet d’une bombe en Equateur. Quito présentera un rapport détaillé sur les dégâts causés d’ici la fin de l’année.

« Les négligences de la multinationale ont causé des graves maladies et des malformations aux 30.000 indigènes qui vivent dans la région où la multinationale a sévi », selon le journal La Hora Nacional. Le site Confirmado.net parle quant à lui de 680.000 barils de pétrole brut qui auraient été déversés dans les provinces d’Orellana et de Sucumbios. La faune et la flore y sont fortement touchées et les rivières polluées.

Le taux de mortalité est, comme on pouvait s’y attendre, très fortement élevé dans les deux provinces. Un recensement effectué par le gouvernement a montré que le nombre de cancers y était trois fois plus élevé que dans le reste du pays.

equateur-petroleSelon l’agence de presse Andes, pas moins de 80.000 analyses mettent en évidence l’existence de produits toxiques dans les sols et dans l’eau résultant de l’extraction du pétrole. Un rapport de 2008 de l’institut de recherche de l’université catholique de Guayaquil affirme que les femmes qui boivent de l’eau à moins de 200 mètres des installations pétrolières ont 147 % de risques supplémentaires d’avortement par rapport à celles qui vivent là où il n’y a pas de pollution. Dans les zones touchées, 30 % des enfants souffrent d’anémie ; ce pourcentage monte à 50 % chez les adultes. 70 % de la population qui nettoyait le pétrole ont des problèmes de peau, des problèmes neurologiques, des intoxications respiratoires, des problèmes digestifs et articulaires, ou des malaises.

rumipmba redimLe combat mené par le gouvernement équatorien contre Chevron a été accueilli avec enthousiasme par les Équatoriens vivant aux États-Unis. Ils ont organisé des rassemblements devant le siège des Nations Unies.

De nombreux manifestants ont montré leurs mains tâchées de noir en signe de solidarité avec le Président Rafael Correa. La semaine dernière, ce dernier avait trempé les siennes dans la boue et le pétrole comme une preuve de pollution causée par Texaco (rachetée en 2001 par Chevron). Correa a en outre lancé un appel au boycott mondial des produits pétroliers du géant étasunien tout en étant à l’origine de la campagne « la mano negra de Chevron » (la main noire de Chevron).

Le ministre des affaires étrangères de l’Équateur, Ricardo Patiño, s’est fait dans le même temps le porte-parole de la souffrance des communautés indigènes. Il a exhorté la multinationale Chevron à remplir ses obligations. Le colosse pétrolier s’est refusé jusque-là à payer les indemnités (environ 20 milliards de dollars) fixées par la Cour de justice de la province de Sucumbios.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/

Un site de délation en France !


windowslivewriterappel-1360cy1ps0guzdzc0j2j-9dq0a-hwon9nr-oegnlobr1wr4i3urdpytdgvwjn3ymrtfm2voq-delation1225978264-21C’est parti, comme en 40. Sauf que là, c’est à plus grande échelle. Le gouvernement vient d’ouvrir un site internet où vous êtes joyeusement invités à dénoncer tout contenu illicite que vous trouverez sur la toile. Pour mieux défendre l’espace de liberté qu’est Internet, il semble qu’il faille surveiller cette liberté par les internautes eux-mêmes. Un coup de génie ! Des millions de policiers internet qui ne coûtent pas un centime aux contribuables.

C’est quoi un contenu illicite ? Les millions de français internautes n’ayant pas tous fait des études de droit, comment vont-ils décider de ce qui est licite et de ce qui ne l’est pas ? Je plains les pauvres policiers (vrais ceux-là) qui seront en bout de chaîne et qui seront chargés de faire le tri. Car, n’en doutons pas, il va y avoir une avalanche de signalements (mot pudique pour désigner la délation ; autres temps, autres mots).

Le gouvernement croit avoir trouvé là un bon moyen pour maîtriser la communication sur internet, surtout les blogs et les forums  alternatifs, véritable épine dans le pied des médias officiels. Mais comme toujours, dès lors qu’il s’agit de la toile, le gouvernement mène un combat d’arrière-garde. A supposer qu’il ferme tous les blogs de France, que pourra-t-il faire contre les blogs suisses, belges, canadiens, camerounais, sénégalais, américains, russes, iraniens, et même chinois, dans lesquels tous les français muselés en France peuvent s’exprimer et peuvent être lus par d’autres français ?

Si le gouvernement veut lutter contre les blogs alternatifs, il lui suffit de trouver un moyen qui oblige les médias officiels à faire de la vraie information. Question en  passant : est-ce que le mensonge et la désinformation sont illicites et donc susceptibles d’être ‘’signalés’’ ?

Avic

Syrie / ONU : Qu’est-ce qui a changé ?


2013-09-25T213132Z_1_APAE98O1NSM00_RTROPTP_3_OFRWR-ONU-SYRIE-RUSSIE-20130925Par Nasser Kandil

Cette nuit, nous avons assisté à une avancée soudaine et rapide des négociations sur le dossier nucléaire iranien doublée de la validation, par les USA, de la « version originale » du projet de résolution russe concernant les armes chimiques de la Syrie.

Alors… qu’est-ce qui a changé ?

  • Washington attendait de la Russie, de l’Iran, et de la Chine, une réponse tournant autour des facilités du retrait US d’Afghanistan. Washington a reçu une réponse positive, à condition qu’il mette fin au conflit tournant autour de la Syrie !
  • S’agissant de l’Afghanistan, Washington avait parié sur le temps ; un temps dont il ne disposait plus… Il lui restait quelques mois qu’il a mis à profit, jusqu’au dernier instant, pour obtenir le maximum possible en maintenant une ambiance d’escalade des hostilités.
  • Entretemps, les différentes formations des prétendues oppositions syriennes s’effondrent l’une après l’autre ; Al-Qaïda se maintient militairement sur le terrain ; la Coalition des prétendus révolutionnaires syriens censée servir d’atout à la Conférence de Genève II n’est travaillée que par les ambitions électorales ; l’exécution du projet de résolution russe concernant l’élimination de l’arsenal  chimique syrien demande du temps et exige le maintien des institutions militaire et sécuritaire syriennes sous la direction du Président Bachar al-Assad… Il n’est donc plus question de tergiverser et de continuer à négocier le départ du Président syrien par le dialogue ou les pressions.
  • Les pressions turques et saoudiennes et l’inutile arrogance française ne sont plus de mise, et il est indispensable de faire comprendre à Israël qu’il sera confronté aux mêmes exigences pressantes de signature des traités internationaux sur les armes chimiques et nucléaires.
  • Washington s’empresse de conclure les accords qui servent ses intérêts et laisse à chacun le soin d’extraire l’écharde plantée dans sa main !

Nasser kandil

27/09/2013

Texte traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Texte original : Top News Syria

http://www.topnews-nasserkandil.com/topnews/share.php?art_id=2216

Monsieur Nasser Kandil est libanais, ancien député et directeur de Top News-nasser-kandil

 

Alerte ! La drogue Krokodil gagne du terrain (vidéo)


krokodilDepuis deux ans, cette terrible drogue, qui sévit en Russie depuis 2010, était annoncée en Europe et aux Etats-Unis. Selon Gawker, elle arrive aux USA. Et a déjà fait deux victimes en Arizona.

Amputation, gangrène, trous dans la peau et les os, la drogue “Krokodil ” déferle sur l’Europe. Composée d’héroïne, de codéine, d’essence et de solvants de peinture, elle est considérée comme dévastatrice.

krokoooo

Sur internet, les images sont choquantes: des jambes ouvertes, des os rongés, les victimes sont nombreuses. “ Krokodil ” est une nouvelle drogue. Elle tire son nom de ses effets dévastateurs, comparables à des morsures.

Des effets 10 fois supérieurs à l’héroïne, à un coût trois fois moindre, un mélange de codéine, d’essence, de solvants: une vraie saleté!

Les effets sont particulièrement impressionnants: l’épiderme et les os du consommateur sont rongés, troués, gangrenés. L’amputation est souvent irrémédiable.

En outre, “ Krokodil ” pourrait être fatale dès sa première prise, dans certains cas. On ne laisserait à ses consommateurs que 3 ans à vivre.

Apparue en Russie, où elle compterait un million de consommateurs, elle gagnait du terrain sur l’Europe et les USA depuis 2011. Depuis, plus trop de nouvelles…

Or, selon Gawker, Krokodil serait « enfin » arrivée aux USA. Deux cas ont été signalés aux USA. Le Dr. Frank LoVecchio, qui s’exprime dans cet article, n’y va pas par quatre chemins : « Nous avons très peur. Il y aura de plus en plus de cas… »

Attention vidéo très dure !

 

http://egotusum.wordpress.com/2013/09/26/la-drogue-krododil-qui-troue-la-peau-arrive-et-les-medecins-ont-tres-peur-il-y-aura-de-plus-en-plus-de-cas-video/

Mère Agnès : Les enfants de l’attaque chimique ont été anesthésiés !


mother-agnes-mariam-de-la-croixLa mère Agnès-Marie de la Croix a assuré que les enfants qui ont été filmés dans le massacre aux armes chimiques dans la région de Ghouta en Syrie sont toujours vivants mais qu’ils ont été anesthésiés.

« Les habitants de la province de Lattaquié m’ont informée avoir vu leurs enfants dans les vidéos sur la Ghouta, filmées par les miliciens armés », a-t-elle dit dans une interview avec la chaine de télévision al-Mayadeen.

Accompagnant l’équipe des inspecteurs des Nations Unies dans leur deuxième visite à Damas, Mère Agnès explique que « le premier motif de son action était au début humanitaire, et la veille de l’attaque chimique dans la Ghouta nous étions à Damas. Nous avons vu de nos propres yeux ce qui a eu lieu à Maadamiya.

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Donc, s’il y avait eu des morts, des victimes et des blessés, on aurait remarqué ceci immédiatement. Mais cette nuit, aucun mouvement inhabituel n’a été enregistré. Les gens ici sont tous des voisins et se connaissent. Les habitants de la Ghouta qui se sont déplacés vers Damas n’ont pas été paniqués par un événement de cette ampleur, surtout que les informations de presse ont fait état de 1400 morts et de 10000 blessés dans une petite zone. Nous n’avons pas entendu non plus les ambulances. Tout était calme cette nuit ».

« Telles étaient mes premières remarques, et lors de mon voyage en Malaisie, j’ai été en contact permanent avec les habitants de Lattaquié. Le 4 aout, les groupes armés ont ravagé 11 villages dans la province de Lattaquié.

Les médias occidentaux ont parlé d’une avancée de l’opposition syrienne, alors qu’un véritable carnage avait eu lieu. Nous avions dressé des listes comprenant les martyrs de la province de Lattaquié et les disparus. Les groupes armés avaient kidnappé 115 personnes dont 65 enfants de moins de 15 ans. Au cours de mon voyage, j’ai appris que des parents de la province de Lattaquié ont reconnu des enfants enlevés de la même région qui sont apparus dans les images diffusées sur les victimes des armes chimiques présumées dans la Ghouta.

Les Américains ont choisi 13 films parmi les vidéos présentées par les groupes armés et les ont qualifiés de surs.

Et Mère Agnès d’ajouter : « J’étais en contact avec des journalistes allemands, je leur avais dit que je suis incapable de déterminer la date et le lieu de chaque film. Ils m’ont envoyée une liste de 43 films dont les premières vidéos. Ma surprise était grande à la vue des mêmes enfants repris dans au moins quatre ou cinq vidéos. Je me suis dit que ce qui se passe est anormal.

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Quand je me suis approfondie dans l’étude de toutes les vidéos sur des attaques chimiques présumées, je me demandais à chaque fois : d’où cherchent-ils tous ces enfants ? Où sont leurs parents ? Est-ce possible qu’une mère abandonne ses enfants ? Il est normal qu’un ou deux enfants disparaissent, mais perdre ce grand nombre d’enfants ceci suscite des interrogations ».

« Toutefois, j’ai une bonne nouvelle : les enfants étaient anesthésiés, la preuve en est que tous les enfants étaient calmes à l’exception d’un enfant qui pleurait. On aurait administré à ces enfants plusieurs types d’anesthésiants pour donner l’impression qu’ils sont morts. Quant aux jeunes tués, je pense qu’ils sont des éléments des groupes armés qui ont joué le rôle de comparse ».

« S’ils étaient morts, on aurait vu ce nombre élevé de victimes enterrés dans les tranchées énormes creusées pour contenir entre 300 à 400 dépouilles. Mais seules 8 corps y ont été enterrés. Nous n’avons pas vu ceux qui enterrent. S’il y avait vraiment 1500 corps, où seraient-ils alors ? ».

Mère Agnès révèle à la chaine al-Mayadeen qu’une équipe internationale baptisée « l’équipe du 21 aout », et regroupant des experts allemands, français, italiens, canadiens et américains a été formée pour dresser une liste chronologique des événements entre 1h55 et 4h00 du matin. Ce timing suscite plusieurs interrogations. Il est impossible que toutes les dépouilles aient été transportées aux morgues le même jour, surtout qu’on parlait de milliers de victimes.

Nous sommes de plus en plus convaincus que ces vidéos n’ont pas été filmées le 21 aout. Elles ont été postées sur internet en ce jour et ceci nécessite plus de preuves ».

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3937

L’Iran et l’holocauste


amanpour_2683889bAvant d’être jugé, jaugé, apprécié ou honni, tout nouveau président iranien doit passer le test de l’holocauste. C’est le test actuellement en cours pour Hassan Rohani. Test délicat où il est interdit de botter en touche. Il est interdit de dire ‘’je ne sais pas’’. Nul n’est censé ignorer ce qu’est l’holocauste. Dire ‘’je ne suis pas spécialiste’’ ou ‘’je ne suis pas historien’’ ? Mauvaise réponse. Cela sera perçu comme une tentative d’évitement. Il est obligatoire de se prononcer, immédiatement et sans détour. Si le nouveau président dit que des problèmes plus urgents et plus vitaux le préoccupent avant toute chose, cela veut dire que le nouvel arrivant n’a pas la moindre étincelle d’humanisme pour pouvoir s’occuper des problèmes humains de son peuple. Quoi de plus important, en effet, que le problème humain soulevé par ce symbole, au-dessus de tous les symboles, l’holocauste que Dieu, Yahvé ou Allah nous a mis sur notre route pour nous guider dans toutes nos actions ?

Une bonne fois pour toute il faudra que les dirigeants iraniens, et le monde aussi, intègrent l’idée que ‘’l’holocauste est unique, n’a pas de précédents, n’as pas d’équivalent actuel et ne sera jamais égalé’’. Il serait bon que tout le monde sur terre puisse se le répéter comme une sourate du Coran. C’est la seule profession de foi qui vaille aujourd’hui.

Apparemment, Rohani n’a pas tout à fait réussi son examen. Comme son prédécesseur Ahmadinejad, il a condamné tout crime contre les humains. M. Rohani, ne sait-il pas que ses examinateurs s’en foutent des crimes contre l’humanité ? En refusant de se plier au rituel exigé quand on aborde la question de l’holocauste il se classe automatiquement parmi les négateurs de la Vérité Universelle, base de toute humanité. Comment peut-on, dès lors faire confiance à ce type d’individus qui arborent ouvertement leur négation de la notion la plus élémentaire de l’humain ? Comment pourrait-on les croire, alors qu’ils dénient le droit d’exister à ceux qui ne pourront jamais se remettre de cette ignominie qu’est l’holocauste ? Car enfin, ne nous voilons pas la face, ne pas reconnaître l’holocauste, c’est le nier. Et le nier c’est nier tous les droits qui en découlent, dont le droit à l’existence d’un pauvre petit état qui cherche désespérément à récupérer et à protéger ses terres qui lui ont été données par Dieu et l’Holocauste.

Aux iraniens, on ne leur demande pourtant pas grand-chose. On leur demande juste de faire leur profession de foi, comme tout le monde. Ça ne mange pas de pain puisque, en reconnaissant l’holocauste, ils reconnaissent implicitement que les allemands, avec la complicité active des autres pays d’Europe ont commis des crimes contre l’humanité. Ces crimes étant imprescriptibles, cela veut dire que la France, l’Allemagne, la Pologne, la Belgique, et bien d’autres pays en Europe, sont encore et resteront à jamais des pays criminels. C’est tout bénef pour la résistance des iraniens contre l’arrogance occidentale. Il eut même été possible, s’ils n’avaient été si obtus, de profiter des compensations que l’Europe doit fournir pour soulager sa conscience d’avoir meurtri l’humanité, et pour faire oublier sa responsabilité dans le Grand Crime Fondateur (qu’il est par ailleurs interdit d’oublier…).

Mais l’Iran résiste. C’est le seul endroit au monde où la doctrine de l’holocauste n’arrive pas à pénétrer. Il a fallu des siècles pour convertir les peuples au judaïsme et aux religions qui en ont découlé (le Christianisme et l’Islam). Combien de temps faudra-t-il pour les convertir à l’holocauste ?

Avic

Voila le pays que l’on assassine


« Et nous y étions en Septembre 2010
Tahia Souriya ! »

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Les vidéos, les photos qui proviennent de Syrie nous montrent un pays meurtri, envahi par des hordes animées d’une barbarie qu’on ne soupçonnait pas pouvoir exister. Toutes ces images pourraient nous faire oublier ce que fut la Syrie jusqu’à il y a deux ans.  Une source faisant partie de notre cercle d’amis nous a envoyé la présentation powerpoint ci-dessous. Vous y découvrirez la vraie Syrie avant l’arrivée des prédateurs : un paradis sur terre.

Avic

EXCLUSIF: Une partie de l’or du Kenya stocké dans le casino jouxstant le Westgate a disparu !


N’ayant pas pu trouver d’autres sources, cette info est à prendre avec précautions.

Avic

 
Or-KenyaDe source militaire proche du président Kényan, Uhuru Kenyatta, élu ce 9 avril 2013, une partie de l’or du pays a disparu. Pour des raisons de sécurité, cet or se trouve dispersé sur plusieurs sites, dont le « Millionaire Casino » qui se situe à deux pas du centre commercial Westgate attaqué par les islamistes (occidentaux).

Etrangemement, il se trouve que c’est précisément ici qu’une partie de l’or du Kenya n’est plus, ce qui explique enfin de manière un peu plus logique l’assaut des islamistes Shebab (affilié à Al Qaida donc à la CIA) qui n’ont rien de somaliens, une attaque qui avait pour unique but de détourner l’attention ; et dans le même temps, d’en rajouter une couche sur les islamistes.

Si nous ne connaissons pas la somme exacte dérobée, il nous a été dit que celle-ci est colossale.

Le groupe Shebab (jeunes) (1), né dans le début des années 2000 a donc revendiqué la boucherie du complexe de Westgate, un massacre qui soulève quelques interrogations. La plus importante étant: Comment ont-ils pu tenir aussi longtemps ?

Attaquer le seul centre israélien du pays  et tenir 4 jours face à l’armée du Kenya et un commando de soldats israéliens semble en effet un bel exploit.

Autre réalité, si aujourd’hui les médias se posent la question de savoir comment les méchants islamistes ont pu franchir la frontière kenya-somalienne réputée « blindée », la réponse est plutôt claire, ils ne viennent pas de Somalie, mais des USA, de Grande-Bretagne, et même… de Finlande !

A part cela, il est bon de savoir que l’or Kényan (2) était à son plus haut historique en 2012. Il était vraiment temps de se l’approprier… Vous me direz, l’or grimpe avec la crise.

Pour anecdote, les Présdents Kényan et américain ont le même âge.

USA (11/09), Kenya, l’autre patrie de Barack…

Joseph Kirchner pour WikiStrike

(1) http://www.liberation.fr/monde/2013/09/23/attaque-au-kenya-qui-sont-les-shebab_934026

(2) http://www.24hgold.com/francais/interactive_chart.aspx?codecom=GOLD&chgecom=Chgecom&valecom=valecom

Bandar bin Sultan, prince des terroristes


namvar20130920045433940Bandar bin Sultan est le directeur général de l’Agence du renseignement saoudien. À ce titre, il a acquis une réputation bien méritée comme le « Prince des terroristes. »

Selon le Wall Street Journal, Bandar est à la tête des forces rebelles qui tentent de renverser le gouvernement syrien. De nombreux analystes considèrent Bandar comme le suspect N° 1 dans ce qui semble être un false flag, l’attaque à l’arme chimique dans al-Ghouta.

Adam Entous du Wall Street Journal affirme que le prince Bandar et son agence saoudienne de renseignement ont fabriqué des « preuves » que le gouvernement syrien avait utilisé du gaz sarin, et ce avant l’attaque d’Al-Ghouta.

Entous déclare lors d’une interview à Democracy Now: « l’agence de renseignement de Bandar a conclu que les armes chimiques ont été utilisées à petite échelle par le régime. Peu après, les Britanniques et les Français ont adopté la même conclusion. Il a fallu en fait attendre jusqu’en Juin pour que les agences de renseignement américaines arrivent à cette conclusion ».

En d’autres termes, Bandar a utilisé son argent, son influence, et son réseau pour s’assurer que « les renseignements s’adapteraient à la politique » – tout comme Bush l’avait fait avec les prétendues armes de destruction massive irakiennes en 2003.

Comment Bandar a-t-il convaincu les agences de renseignement occidentales d’accepter ses allégations extrêmement douteuses sur l’utilisation du gaz sarin par Assad ? Bandar a trouvé un Syrien qui avait été exposé au gaz sarin et l’a mis dans un avion pour l’Angleterre pour y subir des tests. Après que les tests sur la victime syrienne se furent révélés positifs pour le sarin, Bandar a poussé ses collègues de renseignement occidentaux à accepter la conclusion, loin d’être évidente, que Assad doit en avoir été responsable.

Selon Entous: « Ce que les Britanniques ont trouvé quand ils ont fait le test, c’est que ce Syrien avait été exposé au gaz sarin, et les services de renseignement américains, britanniques et français croient que seul le régime syrien en possède ».

Mais les services de renseignement américains, britanniques et français croient-ils vraiment que Bandar – qui est à la tête de centaines de milliards de dollars et d’un réseau sophistiqué d’opérateurs clandestins et de tueurs – ne pouvait pas avoir empoisonné la victime syrienne lui-même ? Évidemment que si, ils ne sont pas si naïfs. Les renseignements occidentaux sont complices de la tentative de Bandar d’impliquer Assad dans l’utilisation du gaz sarin. Ils cherchaient un prétexte pour attaquer la Syrie, et Bandar le leur a donné.

Puis, quand l’énorme attaque au sarin a frappé al-Ghouta le 21 Août, les observateurs avertis ont immédiatement soupçonné une attaque sous fausse bannière par les forces de Bandar. Selon les correspondants de l’Associated Press Moyen-Orient, Dale Gavlak et Yahya Ababneh: « … de nombreux entretiens avec des médecins, des habitants de Ghouta, des combattants rebelles et leurs familles, une image différente (du récit des médias mainstream occidentaux) émerge. Beaucoup croient que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l’intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et sont responsables de l’attaque au gaz mortel ».

Une preuve supplémentaire que c’est  le prince terroriste qui a orchestré l’attentat contre al-Ghouta a émergé quand VoltaireNet.org a révélé que les photos d’enfants morts n’étaient pas ce qu’elles paraissaient être:

« Suite à la diffusion des images, distribuées par l’Armée syrienne libre et reprises par les services états-uniens et français, du massacre de la ghouta, des familles alaouites de Lattaquié ont porté plainte pour assassinats.

Certaines des vidéos ont été réalisées et postées sur YouTube avant l’événement qu’elles décrivent.

On peut y voir des enfants étouffer d’une intoxication chimique qui ne peut être du gaz sarin (ce gaz provoque de la bave jaune et non pas blanche).

Les enfants ne correspondent pas à un échantillon de population : ils ont presque tous le même âge et ont les cheveux clairs. Ils ne sont pas accompagnés par leur famille en deuil.

Il s’agit en fait d’enfants enlevés par des djihadistes, deux semaines auparavant dans des villages alaouites aux environs de Lattaquié, à 200 kms de la ghouta.

Contrairement aux affirmations de l’Armée syrienne libre et des services occidentaux, les seules victimes identifiées du massacre de la ghouta sont donc issues de familles soutenant le gouvernement syrien. Les personnes qui posent dans les vidéos en s’indignant des « crimes de Bachar el-Assad » sont en réalité leurs assassins ».

Le prince terroriste Bandar peut-il vraiment, froidement, kidnapper des enfants, les assassiner, puis les présenter morts comme les victimes présumées de ses ennemis ? En un mot: Oui.

L’impudence de Bandar ne connaît pas de limites. Le chef dissolue des « terroristes islamiques radicaux » a effectivement eu l’audace de menacer le président russe Vladimir Poutine d’une attaque terroriste pendant les Jeux olympiques d’hiver si Poutine n’arrêtait pas son soutien au gouvernement syrien ! Bandar a affirmé qu’il avait le soutien total du gouvernement américain dans la prestation de ses offres de pots de vin et ses menaces terroristes contre le président Poutine.

Bandar, un intime de la famille du crime Bush qui l’appelle affectueusement « Bandar Bush », semble également avoir été impliqué dans les attentats sous fausse bannière du 9/11. Regardons quelques-uns des éléments de preuves – certes circonstanciels- qui relient Bandar au 9/11.

Sur les prétendus 19 pirates, 15 étaient saoudiens. Des sources de la CIA ont confirmé le témoignage de Michael Springman, l’ancien chef du Bureau américain des visas à Djeddah, au sujet des saoudiens « pirates de l’air ». C’étaient des agents de la CIA, sans doute en relation avec les services de renseignements saoudiens, qui étaient arrivés en Amérique avec des « Snitch visas » de la CIA. Ce sont des visas spéciaux que la CIA offrait comme récompense aux Saoudiens qui espionnaient pour les États-Unis. (Les services de renseignements saoudiens sont si étroitement liés à la CIA qu’il est difficile de dire où finit l’un et où commence l’autre.)

Pendant leur séjour aux Etats-Unis, les présumés futurs pirates de l’air du 9/11 ont vécu une vie de rêve. Ils se sont entraînés dans des installations militaires américaines sécurisées, dont Pensacola Naval Air Station, où Mohamed Atta était un fêtard, un habitué du club des officiers, et Maxwell Air Force Base, en Alabama. Deux des pirates présumés ont reçu des chèques de manière régulière totalisant des dizaines de milliers de dollars de Prince Bandar et de son épouse, par le biais d’Omar Al Bayoumi du réseau des services de renseignement américano-saoudiens.

Immédiatement après le 11/9, tout le trafic aérien aux États-Unis avait été stoppé. Les seuls avions autorisés à voler furent des jets privés spéciaux que Bush et Cheney mirent à disposition pour embarquer Bandar, ainsi que des membres de la famille Ben Laden et d’autres suspects saoudiens, pour les sortir du pays avant qu’ils ne puissent être interrogés par le FBI.

L’évidence montre que le prince Bandar a été le chef des opérations d’Al-Qaïda, la base de données de la CIA de ses légions arabes de combattants moudjahidin, depuis la guerre d’Afghanistan des années 1980. Ce sont ces combattants d’Al-Qaïda soutenus par la CIA et par le Mossad que commande Bandar aujourd’hui en Syrie.

En bref, c’est Bandar Bush, Prince des terroristes – et non le gentil dupe Oussama Ben Laden, ou l’idéologue criard al-Zawahiri – qui a toujours été le véritable commandant de l’opération de renseignement occidental connue sous le nom « Al-Qaïda ».

Dr Kevin Barrett

Traduction : Avic

http://www.presstv.ir/detail/2013/09/20/324951/bandar-bin-sultan-prince-of-terrorists/

Le Bloc atlantiste (re)crée une internationale terroriste


Tribune libre Byblos

rebelles-syriensLes jihadistes labellisés al-Qaïda n’arrivent toujours pas à y croire. Imaginer un peu : avec la Syrie, on leur a offert un pays entier comme camp d’entraînement, et des crédits illimités pour le mettre à feu et à sang. Et tout cela avec la bénédiction de ces apostats d’Occidentaux. Le truc est tellement énorme que c’est devenu la blague à la mode dans tous les barbecues des bouchers takfiristes. Et aujourd’hui, cette nouvelle internationale terroriste made in West a finalement déclaré son indépendance en annonçant qu’elle rompait les amarres avec la so call Armée syrienne libre (ASL). La bombe amorcée par le Bloc atlantiste en Syrie vient donc de lui exploser à la figure. Et qui peut savoir jusqu’où voleront ses éclats.

Le terrorisme, une pratique intégrée

La relation incestueuse entre terrorisme et Services de renseignements occidentaux est une vieille histoire.

Petit rappel historique :
En pleine Guerre Froide, l’implication des réseaux atlantistes (Gladio-Stay Behind) dans les attentats qui ont ensanglanté l’Europe a été démontrée par de nombreuses enquêtes.
Durant la guerre du Vietnam, l’opération «Phoenix» a mis en œuvre des groupes de combattants étasuniens et sud-vietnamiens spécialisés dans les assassinats, la torture et les actions terroristes.
L’Opération Condor, une campagne d’assassinats et de lutte anti-guérilla sanguinaire conduite par les dictatures d’Amérique Latine a, elle aussi, bénéficié du plein soutien, de l’encadrement et de l’expertise des barbouzes occidentaux.
On ne s’étendra pas sur les pratiques de l’OAS en Algérie en matière d’assassinat et de terrorisme.
En 1962, juste après le désastre de la baie des Cochons à Cuba, la désormais célèbre NSA avait même projeté, dans le cadre de l’opération Northwoods, d’organiser des attentats à Miami ou Washington [que l’on aurait attribués à Castro], afin que «la publication de la liste des victimes dans les journaux américains provoque une vague d’indignation instrumentalisable» pour envahir Cuba.
Enfin, plus proche de nous, la naissance d’al-Qaïda itself doit beaucoup au soutien et à l’encadrement des SR occidentaux en général, et de la CIA en particulier. Avant de devenir l’ennemi public numéro 1, le réseau d’Oussama ben Laden a d’ailleurs fournis des troupes de choc à l’OTAN sur plusieurs théâtres d’opérations extérieurs, et notamment au Kosovo où l’Alliance avait organisé un véritable pont aérien depuis Kaboul pour envoyer des jihadistes combattre Milosevic. Mais shuuut, c’est paraît-il secret.
Tout ceci pour dire que le terrorisme et les terroristes ont toujours fait partie de l’arsenal offensif de l’Etat profond des nations occidentales.
Il n’y a là aucun jugement de valeur, c’est juste un fait.

Les SR occidentaux débordés par la droite

Aujourd’hui, le terrorisme islamique a essaimé un peu partout, de Kaboul à Alger, du Sahel à Damas. Et dans cette nébuleuse, on trouve absolument de tout.
Il y a bien évidemment des groupes directement pilotés par la CIA, le MI6, le Mossad ou les SR saoudien de Bandar ben Sultan, mais l’essentiel de l’hydre est constitué de groupes autonomes, plus ou moins hallucinés ou carrément mafieux, mais qui ont tous comme point commun de se réclamer d’al-Qaïda pour une simple question de visibilité médiatique. Et c’est bien cette frange autonome du jihad-business qui pose problème aux SR occidentaux.
Or en noyant les jihadistes de pétrodollars et d’armement en Syrie, l’Occident a constitué aveuglément une véritable armée de terroristes parfaitement aguerris désormais.
Or cette nouvelle internationale terroriste vient de couper les ponts avec l’Armée syrienne libre (ASL). L’annonce a été faite mardi soir par 13 factions rebelles, dont la puissante organisation salafiste Ahrar al-Cham, Liwa al-Tawhid, proche des Frères musulmans, et Liwa al-Islam, proche de l’Arabie saoudite. Dans un communiqué, elles affirment que l’opposition regroupée au sein de la Coalition nationale «ne nous représente pas et nous ne la reconnaissons pas» et appelle à faire de la loi islamique «la seule source de législation».
Chapeau bas Hollande, chapeau bas Obama.

Le boomerang a pris son envol

Comme le souligne Charles Lister, un analyste au IHS Jane’s Terrorism and Insurgency Centre, c’est «extrêmement dommageable» pour l’ASL, car les 13 groupes «représentent une portion significative de l’opposition armée et regroupent ses meilleurs combattants».
En clair, les «meilleurs» groupes terroristes du moment, surentraînés par la guerre en Syrie, viennent d’échapper définitivement aux contrôles des puissances occidentales.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, tire d’ailleurs la sonnette d’alarme : «Je suis convaincu qu’ils [les mercenaires] sont en train d’accumuler une expérience dont ils se serviront, une fois la crise syrienne réglée, dans d’autres pays, dans leur propre patrie avant tout», a-t-il déclaré dans le Washington Post. Et d’ajouter : «C’est de cela dont nous devons parler, et non pas de la question de savoir qui doit rester et qui doit partir [en allusion à Bachar al-Assad]. Soit nous sommes d’accord sur le fait que toute forme de terrorisme est inacceptable, soit nous continuons le jeu des doubles standards
Evidemment, Lavrov prêche dans le désert. Car aux dernières nouvelles, Hollande, comme Obama d’ailleurs, est favorable à la poursuite de livraisons d’armes «contrôlées» aux rebelles.
Décidément, les bouchers takfiristes n’ont pas fini de rire autour de leurs barbecues. Mais reste à savoir, en effet, où ils exerceront ensuite leurs multiples talents, sachant qu’ils accusent aujourd’hui les puissances occidentales de trahison pour avoir renoncé à frapper Damas.
La bombe amorcée par le Bloc atlantiste en Syrie vient bel et bien de lui exploser à la figure.
Le boomerang a pris son envol.

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Syrie : les lobbies orchestrent le jeu occidental


aipacChassés par la porte, ils reviennent toujours par la fenêtre. Les bellicistes reviennent à la charge.

On a vu comment Poutine a repêché Obama au bord de la noyade. Pas à pas, le président américain s’est vu mener en douceur et sans vagues vers une guerre qu’il a été à deux doigts de déclencher. Le sabotage poutinien semblait avoir réussi, sinon à éliminer les risques d’une 3ème Guerre Mondiale, au moins à enrayer la machine infernale. Les appels de la Maison Blanches au congrès n’auraient rien empêché à terme. Il a fallu démonter la construction guerrière basée sur l’utilisation des armes chimiques. La ‘’gaffe’’ de Kerry tombait à point nommé pour créer une situation dont il fallait tenir compte.

Après le cafouillage de Kerry où il apparaissait comme un grand nigaud qu’il n’est sûrement pas, on a assisté au déchainement de la fureur du camp des va-t’en-guerre qui tous, sans exception, n’ont qu’un dieu, Israël, et comme donneurs d’ordre, l’AIPAC. Tous leurs espoirs de guerre tombaient brutalement à l’eau, et l’on voyait mal comment ils allaient s’y prendre pour raviver la flamme guerrière. La diplomatie semblait définitivement prendre le pas sur l’option militaire.

L’illusion aura été de courte durée. La contre-attaque avait été relancée dès le début, mais personne n’y avait accordé vraiment d’importance, à cause de son origine, le couple Hollande-Fabius. En effet, pendant que les néocons américains se remettaient de leur déroute, la mission de relancer la machine avait été confiée au couple français, aidé par les britanniques. Ils ont commencé doucement d’abord, par une proposition timide d’une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité. Puis de manière plus ferme, ils ont demandé une résolution englobant l’article VII. Et enfin, de manière plus insistante, ils ont réclamé à cors et à cris une résolution contraignante, toujours avec le fameux article VII. Cette hargne et cet entêtement n’étaient en rien destinés à faire pression sur les russes ou les chinois dont ils connaissent fort bien les positions. Elles étaient plutôt destinées à relancer le processus de guerre et à mettre la pression sur la Maison Blanche elle-même. Le camp sioniste français, malgré les tentatives de marginalisation dont il a fait l’objet par le Kremlin et la Maison Blanche, est en train de réussir son coup. L’administration américaine tend de plus en plus à épouser l’idée d’une résolution contraignante, et cela d’autant plus facilement qu’elle sait que ni Moscou, ni Pékin ne fléchiront et qu’elle ne prend donc pas de risques. La victoire française (drôle de victoire !) tendra à complexifier les discussions et éloigner les solutions. C’est exactement ce dont ont besoin les va-t’en-guerre, pour le moment, avant de reprendre l’offensive.

On a tendance à regarder les lobbies sionistes comme des entités séparées. Ils ressemblent plutôt à des corps d’armée au sein d’une même armée, se portant secours  en cas de difficultés. Même si ce sont les Etats-Unis qui donnent le la, tous les hommes de pouvoir de l’Occident sont gérés par la même armée. Non seulement ils subissent les mêmes pressions, ils exercent aussi les uns sur les autres des pressions mutuelles provenant de leurs corps d’armée respectifs.

Pour ce qui concerne la Syrie, il semble que l’on cherche, par tous les moyens, à mettre en place une autre ‘’ligne rouge’’, la première ayant avorté.  En clair, il faut trouver un autre prétexte. N’est-ce pas Bernard Kouchner qui a malencontreusement lâché le mot ? Malheureusement, pour avancer dans leurs plans, le prétexte n’a pas besoin d’être convaincant. Il leur suffit de croire qu’il l’est.

Avic

Risque de paix, ou la dernière chance d’Obama


Tribune libre Byblos

86254512global-peace-jpgL’échec essuyé par les Occidentaux sur le front syrien pourrait paradoxalement offrir à Glamour-Obama une possibilité de sortie par le haut. L’impasse pousse en effet aujourd’hui des Etats-Unis en déclin à chercher une solution du côté de Téhéran, dont la diabolisation reste le principal ressort du plan délirant de remodelage à coups de flingue du Moyen-Orient initié par le clan Bush. A l’ONU, les ministres des Affaires étrangères américain et iranien ont ainsi convenu d’une rencontre et les rumeurs de possibles contacts bilatéraux entre Obama et le Président iranien Rohani vont bon train. Du jamais vu depuis l’avènement de la République islamique en 1979. Seulement voilà, la pègre israélienne et le gang des néoconservateurs US sont d’ores et déjà montés aux barricades pour torpiller toute possibilité d’apaisement dans ce dossier, tant il constitue leur fonds de commerce. Et il est peu probable que BHO ait les épaules pour leur faire face. Mais sait-on jamais…

Deux missiles pour une guerre

Le déclin de l’hyper-puissance US est inéluctable, et son effondrement n’est qu’une question de temps. Grâce notamment à l’intransigeance des Russes et des Chinois sur le dossier syrien, il semble que l’empire lui-même ait enfin commencé à intégrer la chose. D’où sa débandade au plus fort de la crise de la vraie-fausse attaque chimique, précisément au moment où, dans la logique d’une politique historiquement fondée sur la force brutale, les USA auraient  au contraire dû frapper pour (ré)affirmer leur puissance. Où à tout le moins faire le minimum syndical en pulvérisant quelques palais présidentiels damascènes à coups de Tomahawks. Là, rien.
Il faut dire que sur le terrain, la suprématie militaire du Pentagone a du plomb dans l’aile.  Pour l’anecdote, on se souvient en effet que le 3 septembre dernier, au plus fort de la crise, les Etasuniens avaient tiré deux missiles en direction des côtes syriennes. Officiellement, il s’agissait d’un exercice conjoint des USA et d’Israël. En réalité, c’était une première salve afin de tester les défenses syriennes avant l’attaque.  Or selon des informations du journal libanais As-Safir, les deux missiles en question ont tout bonnement été abattus par les Russes.
Mais Moscou, soucieux d’éviter l’escalade en permettant à US-raël de sauver la face, ne s’est pas officiellement vanté de la chose.
Les US-raéliens ont ainsi fortuitement découvert que la Syrie n’était ni l’Irak ni la Libye, et que prendre Damas ne serait pas une aventure courte et joyeuse. Tout au contraire, la Syrie apparaissait soudain parfaitement capable d’infliger de lourdes pertes à ses assaillants, notamment grâce à des moyens de défenses sol-air russes très performants.

L’Alpha et l’Omega

Face à la perspective d’une guerre manifestement au-dessus de ses moyens actuels, la Maison-Blanche semble donc avoir réexaminé l’ensemble du dossier, étant entendu que la cible syrienne n’a jamais été qu’une étape sur la route de Téhéran.
D’où la soudaine amorce de dégel avec l’Iran.
Mais là, on touche au noyau, au combustible qui constitue l’Alpha et l’Omega de tout l’écheveau paranoïaque patiemment construit tant par les néocons US que par la pègre israélienne pour leur politique respective durant les deux dernières décennies.
Sans l’épouvantail iranien, c’en est fini de la politique belliciste du Bloc atlantiste et du lucratif chaos moyen-oriental pour les industries d’armement du Complexe militaro-industriel US ; et c’en est fini aussi de la posture paranoïaque de l’entité sioniste avec, à terme, la fin de «l’exception» israélienne et l’obligation qui pourrait lui être faite de se défaire de ses stocks d’armes chimiques et nucléaires.
D’où la mobilisation générale décrétée par les néocons US et l’Etat-voyou israélien pour combattre tout rapprochement entre Washington et de Téhéran.

Deux approches

Aujourd’hui, tout dépend donc de l’approche américaine sur ce dossier. Car si BHO s’est engagé dans la manœuvre avec l’arrogance habituel du Bloc atlantiste, alors il pensera que le simple fait d’avoir effectué un geste de rapprochement avec Téhéran suppose une abdication totale de l’Iran sur le dossier nucléaire. Nous serions alors dans la communication pure et là, c’est le retour immédiat à l’impasse. Car Téhéran n’abdiquera jamais de son droit légitime à développer une énergie nucléaire pacifique que lui autorise le TNP dont il est signataire, contrairement à Israël d’ailleurs.
Deuxième approche, BHO a intégré le reflux de la puissance américaine dans la région et tente de sauver les meubles en composant avec l’Iran pour mettre fin à une guerre froide qui dure depuis 30 ans. Et là, c’est la perspective d’un coup d’arrêt au plan de remodelage du Moyen-Orient, avec partage d’influence entre Washington, Moscou et Pékin.
Mais pour réussir ce coup historique, BHO devrait avoir la poigne nécessaire à mater parano-Netanyahou et ses lobbies, ainsi que la hargne inépuisable des néocons US.
A-t-il l’étoffe pour un tel bras de fer ? Peut-il finalement être cet american-Gorbatchev qu’il prétendait incarner avec son Yes we can ?
L’Histoire lui offre généreusement une dernière chance d’être autre chose que le premier président noir des Etats-Unis.
Mais à ce jour, et malgré son dérisoire Prix Nobel de la Paix, BHO s’est hélas montré le digne successeur de W. Bush en poursuivant sur la voie de la force brute en faisant de la guerre et de l’assassinat, par drone interposé, la composante essentielle de sa politique étrangère.
En presque deux mandats, l’homme s’est aussi révélé médiocre, fuyant, indécis et sans grandeur, hormis celle d’être une parfaite speakerine du Système.
Cet homme-là saurait-il nous étonner et incarner, enfin, sa fonction ?
On en doute.
Mais on aimerait tellement être surpris.
Rien qu’une fois.

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Syrie : De la guerre à la paix ?


Tribune libre Byblos

carte_syrieExtrait de l’entretien de M. Nasser kandil, Directeur de Top News Syria, avec la chaîne syrienne Al-Fadaiya à la veille de l’ouverture de la 68ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 23 Septembre 2013.

TV Syria : Vous avez dit qu’en matière de relations internationales, lorsque les choses en sont arrivées aux limites de la guerre et qu’on a reculé pour rechercher des compromis au sein du Conseil de sécurité, seuls les imbéciles peuvent croire que le regain de tension traduit la réalité de ce qui se passe en coulisses. Sommes-nous sur le chemin d’une « solution politique », ou bien s’agit-il d’une manœuvre supplémentaire des USA et des Occidentaux ?

N. Kandil : En effet, je l’ai dit. Et je crois qu’au bout de plus de trente mois de guerre, nous entrons dans une nouvelle étape de l’agression menée contre et autour de la Syrie. J’ai toujours essayé d’être aussi précis que possible, dans les limites permises par l’analyse politique, et je pense avoir été l’un des premiers à dire que jusqu’en 2014, autrement dit jusqu’au début du retrait US d’Afghanistan, il ne sera pas possible que la bataille autour de la Syrie cesse, du moins sous tous ses aspects.

La guerre contre la Syrie, comprise dans son sens le plus large, c’est-à-dire sa destruction et sa partition… est finie depuis la rencontre Kerry-Lavrov. Mais la fin de la guerre ne signifie pas l’arrêt des coups. Bien au contraire, ils pourraient même s’intensifier.

Ceci étant dit, depuis l’accord conclu entre M. Kerry et M. Lavrov, trois choses sont désormais acquises en ce qui concerne la Syrie :

  • plus question de briser ses constantes nationales symbolisées par le Président Bachar al-Assad,
  • plus question de la disloquer,
  • plus question de la phagocyter en partie ou en totalité.

En d’autres termes, l’unité nationale syrienne ne prête plus à discussion, mais tous les problèmes sont loin d’être réglés. Reste la bataille sur le contenu de l’accord politique qui fera que le monde reconnaîtra sa légitime victoire. En effet, depuis la rencontre Kerry-Lavrov, nous sommes entrés dans ce que j’ai qualifié de « négociations sur marbre chaud » en disant que nous allions assister à des confrontations de plus en plus dures et de plus en plus sanglantes, avec recours à tous les moyens disponibles pour tenter de réunir les « cartes maîtresses » susceptibles de servir jusqu’à la fin de la partie dans trois mois environ. D’ici la fin de cette année 2013, nous sommes donc au cœur même de cette nouvelle étape. Ni les cris, ni les menaces, ni les coups bas ne cesseront; mais ils devront commencer à reculer…

Nous en étions arrivés à l’instant où une seule frappe aurait mené à une  guerre totale que personne ne souhaite et qui aurait été terriblement coûteuse pour toutes les parties, pas seulement pour la Syrie. Il fallait donc préparer le terrain pour trouver un accord qui mènerait à une paix globale. D’où la rencontre Kerry-Lavrov, quoique « l’Américain » a tenté d’y échapper et se dit toujours : « Voyons voir de quelles cartes nous disposons ! ».

TV Syria : Nous pouvons donc dire que le conflit est passé d’une mobilisation en Méditerranée vers une mobilisation sur les tribunes de la politique ?

N. Kandil : Disons que la guerre qui se profilait à l’horizon était, à mon avis, l’une des plus dangereuses de ce XXIème siècle à cause de l’importante situation géostratégique de la Syrie… Elle est à la fois un point d’ancrage en Eurasie, une tête de pont en Méditerranée vers la Chine, le point de rencontre entre le monde musulman et le monde arabe, et en plein milieu d’un trigone : « Islam, pétrole, Israël ».

Par conséquent, plusieurs questions méritent réponses. Quel concept de l’Islam voulez-vous… celui de la Syrie, ou bien celui des wahhabites dont le bras droit n’est autre qu’Al-Qaïda ? Quelle attitude face à Israël adopteriez-vous… vous coucher et servir ses intérêts à la mode des gens du Golfe, ou bien résister face à leurs projets et convoitises ? Qu’en est-il de nos ressources énergétiques… des ressources qui nous appartiennent, ou bien sommes-nous condamnés à un gardiennage au service d’un possédant obscur caché derrière les compagnies internationales occidentales ?

Concernant le « trigone », il se trouve que lors de la guerre d’Irak, j’ai participé à une émission TV d’Al-jazeera à laquelle était invité Thomas Friedman. Il rentrait du Japon où se déroulaient des négociations autour de la Corée du Nord. Je l’avais interpellé, disant : « En Corée, vous préconisez une solution politique alors qu’elle refuse la venue d’observateurs et déclare posséder un réacteur nucléaire. En Irak, vous voulez la solution militaire alors qu’il est prêt à recevoir les observateurs et ne possède pas d’armes de destruction massive. Quelle différence voyez-vous entre l’Irak et la Corée ? ». C’est sans nul embarras qu’il m’a répondu : « L’Irak se situe dans une région liée à l’Islam, au pétrole, et à Israël ! »…

Tels sont donc les facteurs qui contribuent à la conception des stratégies occidentales pour notre région et je crois que, concernant ces stratégies, nous avons assisté au télescopage et à la conjugaison de quatre guerres distinctes :

  • La première guerre est celle du « Nouvel Ordre Mondial ». L’unilatéralisme US qui a dicté la politique internationale de 1990 à 2010 a perdu de sa puissance. Un vieux système se bat pour ne pas s’effondrer, un nouveau se bat pour naître. Le centre de cette guerre est l’Asie, pour la bonne raison que les forces montantes sont représentées par le « trio asiatique » : la Russie, la Chine, et l’Inde ; avec au cœur de ce trio, deux alliés naturels suivant les concepts mêmes de ces trois puissances [souveraineté des États essentiellement] et qui sont l’Iran et la Syrie. La Syrie a donc été, et reste, le pivot de cette guerre qui décidera de l’avenir du nouvel ordre mondial…
  • La deuxième guerre est celle de l’ « Énergie » sur deux axes à la fois, le Golfe persique et les rivages de la Méditerranée. Autrement dit, la richesse attendue et convoitée en gaz et pétrole de la Méditerranée, et les vingt millions de barils qui franchissent tous les jours le détroit d’Ormuz. Là aussi l’Iran et la Syrie sont le « duo décisif » autant en matière des ressources propres qu’en oléoducs, gazoducs, etc.
  • La troisième guerre est celle de la « sécurité d’Israël », une fois que les USA se seront retirés d’Afghanistan. Israël qui a perdu la guerre en 2006 du fait d’une alliance où la Syrie et le Hezbollah étaient les fers de lance et l’Iran en arrière plan. Israël qui a perdu la guerre une deuxième, puis une troisième fois à Gaza…
  • La quatrième est la « guerre contre le terrorisme », à propos de laquelle, l’Occident et particulièrement les USA ne peuvent prétendre qu’ils ne sont pas concernés ; même s’ils ont exploité le terrorisme pour gagner les trois guerres précédentes en espérant le contenir d’ici là.

 TV Syria : Tout à fait comme ils se sont comportés en Afghanistan ?

Exactement… En sachant que ces quatre guerres ont été menées parallèlement dès le début. Mais aujourd’hui, deux guerres sont finies. Les USA sont forcés d’admettre que l’unilatéralisme est révolu et que la Russie est un partenaire qui pourrait les surpasser dans l’organisation et la direction du nouvel ordre à venir. La Syrie a donc été le théâtre principal de cette guerre pour un nouvel ordre mondial et en est sortie l’identité plus renforcée.

À mon avis la guerre de l’énergie est finie aussi, la Syrie étant souveraine sur ses ressources énergétiques en Méditerranée, l’Iran étant chargé de la sécurité des ressources du Golfe persique et du détroit d’Ormuz. Quelles que soient les déclarations que nous entendrons, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies… je dis qu’il s’agit d’une  « Réunion au sommet sur l’Énergie » ; avec à sa marge la réunion de l’Assemblée, non l’inverse.

Deux guerres ne sont toujours pas finies, celle concernant la sécurité d’Israël et celle concernant le terrorisme. La guerre du terrorisme a été inversée par la Syrie, au sens où elle ne pourra plus servir de carte maîtresse comme prévu par les USA et l’Occident pour gagner leurs trois autres guerres. Désormais la prochaine guerre en Asie sera la guerre contre le terrorisme !

Nasser kandil

23 / 09 / 2013

Extrait transcrit et traduit par Mouna Alno-Nakhal

Source : Vidéo /Top News Nasser-kandil

http://www.youtube.com/watch?v=c6GfuUS0rhQ

Monsieur Nasser Kandil est libanais, ancien député et directeur de Top News-nasser-kandil

L’Afrique toujours plus armée


Tribune libre Résistance

Rwandan weapons burn near the Rwandan capital of Kigali April 14, 2005. Rwanda burnt a heap of guns,..Oubliés l’Amérique du sud, le Proche-Orient et l’Asie du sud-est : les sociétés d’armement s’attaquent désormais au continent africain. Les marchands de mort, toujours plus dépendants des exportations en raison des coupes claires dans les budgets de la défense des pays occidentaux, se sont créés un nouvel horizon là où les guerres sont légions… et où de nouvelles ressources sont régulièrement découvertes. Selon l’hebdomadaire Defense News, les dépenses militaires en Afrique dépasseront les vingt milliards de dollars durant la prochaine décennie.

 

Les raisons d’un tel boom sont multiples. En premier lieu, le potentiel offert par les armées du continent noir, qui représente 20 % des terres émergées. Depuis le processus de décolonisation qui a connu son point culminant dans les années soixante, l’Afrique a connu plus de rébellions, de coups d’État et de guerres civiles que n’importe quelle autre région du monde. Selon le programme de recherches étasunien Correlates of War, on y a dénombré au cours des soixante dernières années vingt-cinq conflits armés et cent-vingt-sept guerres civiles qui ont coûté la vie à quelque vingt millions d’êtres humains. Les personnes déplacées se comptent quant à elles par milliers… et les blessés par dizaines de millions. Nombre de ces conflits, appelés « guerres oubliées » car inconnues du grand public, se déroulent encore aujourd’hui en Afrique.

 

Depuis soixante ans, les ex-puissances coloniales ont aidé telle ou telle guérilla dans l’espoir bien évidemment d’un retour sur investissement. La situation semble avoir connu un tournant après le 11 Septembre : les efforts des Occidentaux se sont alors portés sur le renforcement des armées nationales africaines pour lutter contre le terrorisme international qu’ils avaient par ailleurs contribué à faire naître en Asie. Cette politique fit l’effet d’une véritable étincelle en Afrique. Mais le chaos semé sur le continent le plus riche en ressources naturelles constitua paradoxalement un terrain fertile pour leurs actions. La corne de l’Afrique et le Sahel, où s’est implanté al-Qaïda, sont les zones de prédilection des États-Unis et de l’Europe dans leur « stratégie antiterroriste ». Des études ont révélé que ce terrain sensible recélait d’importants gisements de gaz et de pétrole.

 

Les Nations africaines, explique un analyste du marché des armes cité par Defense News, disent avoir besoin de moyens modernes et d’une forte puissance de feu pour lutter contre les milices de toutes sortes qui constituent désormais un fléau de part et d’autre de l’Afrique. Dans un article de la revue Oxford Analytica, on note que les armées sub-sahariennes connaissent une période de croissance extraordinaire, malgré une propagation continue de la pauvreté dans la société civile. Selon cette même revue, la cause est à chercher dans les opérations de maintien de la paix financées par de riches donateurs étrangers : « depuis 2001, les armées africaines ont profité d’un apport extérieur à un niveau jamais vu depuis la Guerre froide ». Sont particulièrement concernés l’Éthiopie, le Kenya, l’Ouganda et le Nigéria. « Les programmes européens et étasuniens, peut-on encore lire dans la revue, ont financé plusieurs initiatives visant à stabiliser et consolider la démocratie, mais les résultats sont malheureusement très mitigés sur le terrain ».

 

Le besoin pour les pays africains d’être mieux formés et armés jusqu’aux dents est né, selon l’analyse, par « la perception des risques élevés pour la sécurité ». La raison réside principalement, on peut s’en douter, dans les ressources récemment découvertes. « La ruée vers le marché de la défense africain vient tout juste de commencer », explique le colonel Joseph Sibanda, officier en retraite de l’armée du Zimbabwe. Il estime que des pays comme le Mozambique, ancienne colonie portugaise en plein boom gazier comme la Tanzanie voisine, l’Ouganda et le Kenya, devront rediriger leurs besoins de défense vers la protection de leurs gisements de pétrole et leurs infrastructures de gaz on-shore et off-shore. « Les avions militaires, les véhicules blindés et les systèmes d’artillerie devront être modernisés afin de répondre aux nouvelles menaces qui planent sur leur sécurité », poursuit-il.

 

L’Afrique du sud, un des rares pays africains à disposer d’une industrie de défense, est aux anges. La survie du pays mais aussi sa force étaient dus à d’étroites collaborations entretenues avec l’État juif. Mais les relations entre les deux pays se sont faites plus lâches depuis la fin de la politique d’apartheid. Aujourd’hui, la plus grande économie d’Afrique pourrait bien être l’une des bénéficiaires de la mise à niveau majeure de l’équipement des forces armées du continent. Et les bénéfices tirés de ce sombre commerce se feront à l’encontre des populations civiles que les guerres décimeront, appauvriront, exileront… comme d’habitude.

Capitaine Martin

« 11-Septembre : Le Nouveau Pearl Harbor » – seconde partie


9-11-ruinesPrès de 40 000 vues en 15 jours (sur Dailymotion et différents comptes Youtube) pour la première partie du documentaire « 11-Septembre : Le Nouveau Pearl Harbor » de Massimo Mazzucco. Voilà une belle réponse apportée à ceux qui voudraient clore le débat, au prétexte que le grand public, douze ans après les faits, s’en désintéresserait.

Vous avez pu constater le silence assourdissant des médias sur ce sujet à l’occasion des récentes commémorations, et comment, alors que des bénévoles organisaient par leurs propres moyens une campagne d’information de grande ampleur, la parole était donnée aux rares partisans de la censure plutôt qu’à l’un des milliers d’experts de différents domaines qui remettent en cause le récit officiel.

Alors que la 1ère partie se focalisait sur l’aspect « aviation » (absence de défense aérienne, affaire Mineta, boîtes noires, appels téléphoniques..), nous avons le plaisir de vous présenter aujourd’hui la seconde partie, consacrée aux questions que pose la version officielle des événements survenus au Pentagone et en Pennsylvanie où le Vol 93 d’United Airlines se serait écrasé.

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11-SEPTEMBRE : LE NOUVEAU PEARL HARBOR (2/3)
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L’Iran n’est pas aux ordres !


media_xll_6152736Décidément, le calvaire diplomatique de Washington continue. La rencontre tant médiatisée entre Rohani et Obama n’aura pas lieu. Et c’est l’Iran qui ne veut pas donner suite à ‘’l’offre’’ des Etats-Unis. Peut-être précisément parce que la Maison Blanche n’a pas pu s’empêcher de présenter ça comme une offre, un cadeau de la part d’Obama.

La raison officielle invoquée par Téhéran est que ce serait « trop compliquée à réaliser à l’heure actuelle », selon un responsable de la Maison Blanche. Toujours selon ce responsable, « nous avons dit publiquement, et également en privé aux Iraniens, que nous étions ouverts à l’idée de discussions en marge de l’assemblée générale de l’ONU, des discussions informelles et non une rencontre bilatérale. Cela s’est avéré trop compliqué à réaliser à l’heure actuelle pour les Iraniens ».

Un camouflet de plus pour Obama. Il aurait quand même pu se douter qu’après 34 ans de harcèlement, d’embargos, de menaces et même de guerre par proxy, on ne peut pas, du jour au lendemain, proposer des rencontres informelles et faire comme si rien ne s’était passé. Surtout quand, derrière le discours qui se veut rassurant, l’action belliqueuse continue en sourdine.

Par leur refus, les iraniens veulent d’abord montrer qu’ils ne sont pas quémandeurs de la bienveillance américaine et qu’ils ne sont pas aux ordres. Dans son discours à la tribune des Nations Unies, Rohani fait appel au droit international et non au bon vouloir des Etats-Unis. Un peu plus tôt, Barack Obama avait d’ailleurs reconnu le droit de l’Iran au nucléaire civil. Le refus iranien pourrait aussi vouloir dire que Rohani ne veut pas se contenter d’une rencontre informelle. Etant donné l’ampleur des problèmes irano-américains, toute rencontre au sommet doit se faire en vue d’un règlement de fond, dans une atmosphère de confiance et de respect mutuels. Ce n’est apparemment pas le cas ‘’à l’heure actuelle’’.

Bien sûr, Netanyahou doit jubiler dans son coin et a déjà dû préparer son petit commentaire acerbe sur cette rebuffade. Mais il ne devrait pas trop se réjouir car, pour des raisons que nous ignorons, les Etats-Unis ont besoin de se rapprocher de l’Iran. Ils reviendront à la charge, avec peut-être un peu moins d’arrogance.

Avic

Shlomo Sand a-t-il vraiment cessé d’être juif ?


Shlomo Sand1Le dernier livre de Sand, Comment j’ai cessé d’être juif, (traduit de l’hébreu) ​​est un témoignage tragique fait par un juif israélien moralement éveillé, qui vient de réaliser que son existence spirituelle, culturelle et politique est contaminée par l’exclusivisme judéo-centrique et est alimentée par le racisme ethnocentrique. Shlomo Sand décide de cesser d’être juif – mais a-t-il réussi ?

Sand, comme nous le savons tous, est un merveilleux écrivain, plein d’esprit, innovateur, poétique et fluide, sa voix est personnelle, parfois drôle, parfois sarcastique et toujours vraiment pessimiste.

L’écriture de Sand est érudite, profonde, réfléchie et imaginative. Néanmoins, son érudition est à peu près limitée à la pensée libérale française ainsi qu’à la théorie postmoderniste. Le résultat est décevant par moment. Comment j’ai cessé d’être juif est un texte « politiquement correct », saturé d’interminables mises en garde insérées afin de dissocier l’auteur de toute affiliation possible avec quelqu’un qui pourrait être considéré comme un ennemi du pouvoir juif, critique de la politique identitaire juive ou un opposant de l’historicité dominante de l’Holocauste.

« Je n’écris pas pour les antisémites, je les considère comme totalement ignorants ou comme des personnes qui souffrent d’une maladie incurable » (p. 21), écrit l’auteur qui prétend être humaniste, universaliste et loin de l’exclusivisme juif [1]. Tout cela semble très juif pour moi. Quand il s’agit de l’Holocauste, Sand utilise la même tactique et réussit d’une certaine manière à perdre tout esprit et manière scientifique. Les nazis sont des « bêtes », leur montée au pouvoir métaphoriquement décrite comme une « bête se réveillant de sa tanière ». Je m’attendais à ce qu’un historien de premier plan et ancien juif ait dépassé ces sortes de clichés banals.

Sand écrit sur la politique identitaire et est sensible à la complexité de ce sujet. Il affirme avec force que le nationalisme est une « invention », mais, pour une raison quelconque, il attribut des qualités judiciaires à l’identité et aux politiques concernées. Peut-être Sand ne réalise pas que la politique identitaire est en fait une forme d’identification – elle est là pour remplacer l’authenticité. Par exemple, le sionisme est né comme une tentative de remplacer l’orientation juive authentique par un sens imaginaire d’appartenance nationale – l’identité israélienne est une collection de signifiants installés pour faire croire aux juifs qu’ils ont un passé, un présent et un futur. L’identité est fondamentalement un jeu d’identifiants symboliques qui évoquent un sentiment de collectivisme. Si vous percez votre oreille droite, vous devenez un membre du club, si vous arborez un keffieh vous devenez un militant de la solidarité, si vous parvenez à prononcer quelques phrases israéliennes toutes faites vous pourriez devenir un sioniste. Toutes ces identités manquent de profondeurs authentiques.

Little Britain, une comédie de la BBC, nous fournit un aperçu inestimable de tout cela. Daffyd Thomas (le seul gay du village) présente une large gamme d’identifiants symboliques homosexuels sans jamais être engagé dans un seul rapport homosexuel. Ainsi Daffyd, bien que s’identifiant – politiquement, socialement et culturellement – en tant que gay, se garde de l’expérience authentique élémentaire homosexuelle.

Sand comprend que la politique identitaire juive est creuse, mais il semble ne pas comprendre que toutes les politiques identitaires sont creuses. Au contraire, le nationalisme, qu’il méprise de toute évidence – le lien avec son sol, son patrimoine, sa culture, sa langue, le paysage, la poésie – est réellement une expérience purificatrice. Bien que le nationalisme puisse être une invention comme Sand et d’autres le maintiennent, il est cependant une expérience enrichissante intrinsèquement authentique. Comme nous le savons tous, les sentiments patriotiques nationaux sont souvent suicidaires – et il y a une raison à cela – parce que parfois ils réussissent à intégrer l’homme, le sol et le sacrifice dans un état d’unification spirituelle.

Sur une note plus légère, la lecture de l’écriture poétique de Sand en hébreu est pour moi, un ancien juif et ancien israélien, une expérience vraiment authentique qui me rapproche de mes racines, ma terre oubliée et son paysage décoloré, ma langue maternelle ou, devrai-je simplement dire, de mon Être. Ce qui me connecte à la prose de Sand, ce n’est pas l’« identité » ou la politique, mais plutôt l’« israélité », ce discours nationaliste concret qui a maturé en poésie hébraïque, patriotisme, idéologie, jargon, un rêve et une tragédie à suivre. Quelque part, je crois que Sand comprend ce point puisqu’il mentionne les mêmes genres de sentiments à la fin du livre. Je crois aussi que la propension de Sand au pessimisme prend racine dans sa réalisation de s’être lui-même fait voler de cette israélité qui était jadis sa maison.

Sand se rend compte que le voyage sioniste a pris fin et que « le sécularisme israélien » est voué à l’échec. D’un point de vue éthique et universel, Israël est dans une impasse. Pourtant, il n’arrive toujours pas à comprendre qu’Israël n’est qu’une partie du problème. De plus en plus de penseurs regardent maintenant Israël comme un simple symptôme de la politique identitaire juive. De plus en plus de commentateurs prennent conscience d’un continuum tribal idéologique et spirituel entre Israël, le sionisme, les soi-disant juifs antisionistes et la gauche en général. Ce n’est plus un secret pour personne que, comme les sionistes, les juifs « antisionistes » investissent la majeure partie de leur énergie politique à courir après les soi-disant « antisémites » – ceux qui analysent la politique israélienne et sioniste dans le contexte de la culture et de la philosophie juive.

Néanmoins, l’éveil moral est un processus lent, plutôt qu’un changement de perspective rapide et il est intéressant de voir comment les rencontres de Sand avec des juifs antisionistes l’ont conduit à adopter la même critique que celle que j’exprime dans Quel Juif errant ?

« Il y en a quelques-uns qui se définissent eux-mêmes comme juifs laïcs, ils tentent de protester, soit collectivement, soit seuls, contre l’occupation et la ségrégation (Israélienne). À juste titre, ils saisissent que ces politiques menacent d’apporter de la judéo-phobie qui pourrait identifier tous les juifs comme une race distincte et confondre juifs et sionistes. »

Cependant, Sand continue : « Leur désir de faire partie d’une identité ethnique juive tout en n’étant pas capable de la remplir avec du contenu culturel positif rend leur tactique, dans le meilleur des cas, éphémère, qui manque de poids et d’avenir politique, et dans le pire des cas, soutenant indirectement le sens du (judéo) tribalisme. » (p. 145)

Sand détecte ici clairement un élément de malhonnêteté intellectuelle inhérent à la « gauche » juive en général et antisioniste en particulier. Il continue : « Si ceux qui se considèrent juifs antisionistes, malgré le fait qu’ils ne sont jamais allés en Israël, ne sont pas familiers avec la langue (hébreu) ​​et étranger à la culture (israélienne), insistent sur le droit de critiquer Israël, les pro-sionistes ne devraient-ils pas bénéficier d’un privilège unique (similaire) pour déterminer l’avenir d’Israël ? » (p. 146). Sand a évidemment raison ici, mais son point de vue pourrait être poussé encore plus loin : si les juifs antisionistes jouissent d’un privilège en raison de leur origine ethnique « unique », ils affirment en fait qu’Israël est l’État juif et en font même leur propre État. Quand un groupe de juifs justes critiquent « en tant que juifs » l’État juif et au nom de leur judéité, paradoxalement, ils affirment qu’Israël est en effet l’État juif tout en affirmant simultanément leur propre « élection » et privilège en tant que juifs.

Il n’est pas surprenant que Sand soit impressionné par la contribution des penseurs progressistes et radicaux juifs. Il présente une liste de penseurs juifs qui « ont fait un effort pour s’éloigner de l’héritage moral égocentrique (juif), afin d’essayer d’adopter une morale universelle » (p. 114). Sand mentionne comme noms : comme Karl Marx, Trotski, Rosa Luxemburg, Léon Blum, Noam Chomsky et quelques autres. « Plus ces personnes étaient distantes du patrimoine religieux, plus leur affinités étaient proche de la perception humaniste et de la volonté de changer les conditions de vie de tout le monde plutôt que les leurs » (p. 115).

Contrairement à Sand, je suis moins convaincu de la motivation universaliste pure derrière ces héros progressistes du Tikkun Olam (réparation du monde). Contrairement à Sand, je suis convaincu que le « progressisme » n’est qu’un prolongement séculaire de l’« élection » juive tribale. Après tout, si vous êtes un « progressiste », quelqu’un d’autre doit être un « réactionnaire ». En d’autres termes, le progressisme est en soi un discours intolérant non-universel.

S’éloigner de la judéité pour aller vers l’universalisme véritable et authentique peut être réalisé comme l’émergence d’une sensibilité critique unique envers tous les aspects possibles du fonctionnement tribal juif. Un tel acte implique une certaine quantité de haine de soi plutôt qu’un simple mépris des juifs qui vous entourent. Sand n’en est pas encore là. Au lieu de se haïr lui-même, il perfectionne actuellement son argument contre ses voisins juifs. Dans la pratique, il est toujours engagé dans un débat tribal interne.

La politique identitaire juive est un sujet critique émergeant et je prends un peu de crédit pour un tel développement. Il y a deux ans, mon livre Quel Juif errant ? a été publié, ce qui a ouvert une boîte de Pandore. J’ai lâché un assaut critique sur la politique identitaire en général mais aussi exposé la nature trompeuse qui est intrinsèque à la pensée juive de gauche. Suite à la publication du livre, l’enfer s’est déchaîné, les sionistes, ainsi que leurs frères juifs antisionistes ont uni leurs forces dans une tentative désespérée d’arrêter le livre et de censurer mes pensées – mais ils ont échoué : le livre est devenu un best-seller, traduit dans de nombreuses langues et approuvé par certains des humanistes et des universitaires les plus importants. Plus important encore, il a rendu les juifs et leur politique (et pas seulement Israël ou le sionisme) sujets à un examen intellectuel et philosophique approfondi.

Il y a quelques mois, Judith Butler a tenté de secourir l’humanisme juif et l’identité progressiste. Mais son texte, Parting Ways – La judéité et la critique du sionisme, était assez problématique et intellectuellement malhonnête. Par conséquent, il n’a reçu aucune attention sérieuse. Tout au contraire, il traduit un manque évident de pensée humaniste et universaliste au cœur du discours de la gauche juive. Le nouveau livre de Sand est une autre tentative de traiter le sujet, mais contrairement à Butler, Sand mérite toute notre attention. Sand est un homme en transition (une qualité que je partage modestement avec lui). Sand est honnête, un superbe écrivain, familier avec l’historicité juive et, bien qu’il se trompe peut-être un peu sur certaines questions, son texte nous donne un aperçu unique de l’authentique voyage d’une âme juive pessimiste toujours poétique en quête de sens.

Retrouvez Gilad Atzmon chez Kontre Kulture :

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« Quel Juif errant ? »
de Gilad Atzmon

Notes

[1] L’exclusivisme, l’intolérance, la dialectique négative, la justice, l’inclinaison tribale, etc. Ce sujet est au cœur de mon nouveau livre. J’y reviendrai en détail.

Par Gilad Atzmon – Traduction E&R

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Shlomo-Sand-a-t-il-vraiment-cesse-d-etre-juif-20338.html

Source : gilad.co.uk

Le grand tabou américain : Ce que l’on (ne) dit (pas) quand on parle de crimes de guerre


Tribune libre Almutanabi Jasmin

0607-wikileaks-video-grab_full_600« Quand on s’engage à servir son pays et qu’on prête serment, on s’y tient. Ce n’est pas une option. » Steven Bussi de la Fondation Néoconservatrice Heritage, à propos de Chelsea Manning, (anciennement connu sous le nom de Bradley). Vraiment ? Peu importe ce que l’on demande à un individu qui s’est engagé ? Peu importe ce qu’il voit ou ce qu’il sait, il doit ignorer sa conscience et obéir aux ordres ? Mais Steven, mon ami, vous n’êtes pas sans savoir qu’après la Seconde Guerre Mondiale de nombreux Allemands utilisèrent, bien évidemment, l’excuse d’avoir obéi aux ordres. Les alliés victorieux exécutèrent pourtant beaucoup d’entre eux.

Les condamnations à mort furent prononcées par le Tribunal Militaire International de Nuremberg, en Allemagne, qui déclara que les individus ont des devoirs internationaux qui surpassent les obligations nationales d’obéissance. C’est pour cela que les citoyens, en tant qu’individus, ont le devoir d’enfreindre les lois nationales pour empêcher que des crimes contre la paix et contre l’humanité n’aient lieu.

En outre, le Principe IV de Nuremberg stipule : le fait qu’une personne agisse selon les ordres de son Gouvernement ou d’un supérieur ne l’exonère pas de sa responsabilité au regard des lois internationales, pour peu qu’on parvienne à démontrer qu’il avait la possibilité d’agir autrement.

Manning, mais aussi Edward Snowden, avaient des alternatives d’ordre moral et ils les ont saisies.

Il convient de dire que Barack Obama a refusé de présenter à la justice ceux qui, sous l’ère Bush, étaient impliqués dans les actes de torture car, affirme-t-il, ils ne faisaient qu’obéir aux ordres. Cet homme instruit, n’a-t-il jamais entendu parler du Tribunal de Nuremberg ? Pourquoi n’est-il pas gêné de répéter encore et toujours le même argument ?

Durant les trois dernières années d’incarcération, de torture et d’humiliation que Manning a vécues et qui ont augmenté considérablement ses difficultés personnelles déjà existantes, j’imagine que l’idée du suicide lui a traversé l’esprit à bien des reprises. Cela aurait été le cas si j’avais été à sa place. Au cours des milliers de jours et de longues nuits d’incarcération à venir, ces pensées habiteront peut-être Manning. Si les pensées se transforment en désir et si le désir devient insupportable, j’espère que cette jeune femme courageuse trouvera le moyen de le réaliser. Toute personne possède ce droit, même les héros.

Les Etats-Unis et leurs petits caniches européens sont peut-être allés trop loin, pour leur propre bien, dans leurs tentatives de contrôler toute communication dissidente en exigeant toutes les données de la part des sociétés impliquées dans la messagerie codée, en mettant la pression pour fermer plusieurs d’entre elles, en obligeant l’avion du président bolivien à atterrir, en détruisant les ordinateurs d’un journal important, en arrêtant la conjoint d’un journaliste pendant plus de neuf heures dans un aéroport, en s’appropriant les conversations téléphoniques de journalistes de l’Associated Press, en menaçant d’emprisonnement un journaliste du New York Times s’il ne révélait pas sa source lors d’une opération d’infiltration, en mentant de manière éhontée au plus haut niveau, en dissimulant des micros au sein du Parlement Européen et des Nations Unies, en organisant des surveillances sans limites. Où tout cela s’arrêtera-t-il ? A quel moment cela sera-t-il contreproductif et permettra aux Etats-Unis de revenir à un niveau de surveillance normal ? Le 24 Juillet, une loi limitant le pouvoir de la NSA a été retoquée par seulement 217 votes contre 205 à la Chambre des Représentants.

Et combien de temps encore Amnistie Internationale continuera-t-elle à salir son image en niant l’évidence ? A savoir que Manning rentre dans la catégorie des Prisonniers d’Opinion. Quiconque visite le site d’Amnistie Internationale à la recherche de Prisonniers d’Opinion en trouvera un grand nombre, dont plusieurs cubains. Existe-il un lien entre l’oubli de Manning et le fait que la Directrice Exécutive d’Amnistie Internationale, Suzanne Nossel, ait pris ses fonctions actuelles tout de suite après son départ du Département d’Etat Américain, où elle occupait le poste de Vice-Secrétaire Adjointe en charge des Organisations Internationales ?

Un coup de fil au siège d’Amnistie Internationale à New York ne m’a pas permis d’obtenir une quelconque explication sur l’oubli de Manning. Je suggère que les lecteurs essaient de l’obtenir en contactant le bureau d’Amnistie Internationale de leur pays.

En attendant, l’autre grande organisation internationale de défense des droits de l’homme, HRW, a vu le Directeur du bureau de Washington, Tom Malinowski, être nommé par Obama, Secrétaire d’Etat Adjoint en charge de la Démocratie, des Droits de l’Homme et du Droit du Travail. Est-il vraiment exagéré d’attendre d’un haut fonctionnaire à la tête d’une organisation de défense des Droits de l’Homme qu’il refuse de travailler pour un gouvernement qui a le plus enfreint les Droits de l’Homme au cours des cinquante dernières années ? Et si cette nomination vous semble écœurante, il vous faut considérer la torture comme le meilleur exemple de la cruauté humaine. Qui d’autre que les Etats-Unis a été le plus impliqué dans cette horreur ? Allant même jusqu’à l’enseigner, fournissant manuels et équipements, créant des centres de torture un peu partout dans le monde, séquestrant des personnes pour les conduire vers ces lieux, incarcération, alimentation forcée, Guantanamo, Abu Ghraib, Bagram, Chili, brésil, Argentine, Chicago…

Que Dieu nous pardonne !

William Blum

Auteur de Killing Hope : U.S. Military and CIA Interventions Since World War II, Rogue State : a guide to the World s Only Super Power.

Son dernier ouvrage s’intitule America s Deadliest Export : Democracy.

Contact : BBlum6@aol.com

Source : http://www.counterpunch.org/2013/09/06/what-we-dont-talk-about-when-we-talk-about-war-crimes/

 

Comble de l’ironie !


Tribune libre Béatrice Doinette

199199985Les pays «arabes» ont osé élever leurs têtes pour oser proposer à l’Agence internationale de l’Energie atomique. Bien entendu, il ne faut pas trop rêver ; cette proposition a été rejetée par l’Agence en question.

Le texte a été rejeté par 51 votes contre, 43 pour, et 32 abstentions. Israël, considérée comme la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, n’a jamais admis détenir l’arme atomique et n’est pas signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Le régime sioniste est «membre» de l’AIEA, mais ses installations ne sont pas soumises aux inspections de l’Agence, à l’exception d’un petit site de recherche.

La résolution discutée au cours de cette réunion annuelle de l’agence onusienne exprime «des inquiétudes concernant les capacités nucléaires israéliennes et appelle Israël à adhérer au TNP (…)».Notons bien l’euphémisme quand il s’agit d’Israël. Même les mots sont choisis pour ne pas irriter les éternelles victimes de la «shoah». Rappelons également, qu’en 2009, la même résolution avait été adoptée, puis rejetée en 2010 après d’intenses efforts diplomatiques de la part des pays occidentaux. Sympathie oblige !

Et pourtant, se basant sur de simples présomptions, ces mêmes pays occidentaux n’ont cessé de harceler l’Iran, soupçonné de vouloir développer l’arme nucléaire sous couvert de son programme civil, notamment via ses activités d’enrichissement d’uranium qui ont fortement augmenté ces dix dernières années.

Pour les pays arabes, il semble «que le seul problème devant être discuté est Israël, et non pas les grandes quantités d’armes chimiques détenues par la Syrie ou le défi que pose la volonté de l’Iran de se doter d’armes nucléaires», a déclaré Daniel Danieli, premier conseiller de l’ambassade d’Israël à Vienne. Voilà une belle diversion pour mieux noyer le poisson. Ainsi, si l’AIEA s’oppose à toute résolution visant le régime sioniste, en revanche, l’Organisation d’Interdiction d’armes chimiques (OIAC) va demander l’aide de 7 Israéliens pour les enrôler dans le cadre de l’équipe chargée de démanteler l’armement chimique syrien.

C’est le site syrien Syria Truth qui a révélé cette information, à la base d’une source proche du Secrétariat Technique de l’OIAC. «En fonction de l’accord russo-américain, lié à cette affaire, et au mode d’action de l’organisation, celle-ci peut demander l’aide d’experts israéliens, quoique Israël n’est pas membre dans l’organisation, à condition de détenir d’autres nationalités qu’il est permis d’admettre sur le sol syrien», a signalé cette source. Autrement dit, en faisant participer ces «experts» israéliens à cette mission, certains observateurs s’attendent à ce que le cours des inspections soit entaché de scandales, pire que ce qui s’était passé en Irak, où les agents des services de renseignements américains et israéliens récoltaient des informations pour le compte de leurs pays et non des Nations Unies. Comble de l’ironie !

Chérif Abdedaïm

http://cherif.dailybarid.com/?p=2592

La Chine vient d’acheter 5% de l’Ukraine


media_xll_6151516L’Etat chinois vient de faire l’acquisition de près de 30.000 km² de terres arables en Ukraine, soit un domaine cultivable aussi grand que la Belgique tout entière…

Les besoins alimentaires de la Chine semblent être à ce point démesurés que l’État n’a apparemment d’autres choix que de cultiver également en dehors de ses frontières, relaie le site Quartz. Par cet accord commercial étonnant, l’Ukraine prévoit donc de céder à la seconde puissance mondiale 5% de son territoire, 9% de ses terres arables et une superficie équivalente à la Belgique pour combler les besoins gargantuesques de l’Empire du milieu.

Ce contrat commercial conclu sous la forme d’une location de 50 ans entre le chinois XPPC (instance chargée notamment de projets d’infrastructures et d’agriculture) et la société d’Etat ukrainienne KSG Agro survient alors que l’Ukraine vient de lever l’interdiction pour les étrangers d’acheter des terres sur le territoire national. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué mais l’on sait déjà que l’Ukraine recevra en contrepartie un prêt de trois milliards de dollars pour développer son industrie agricole, améliorer son équipement en la matière et son réseau routier.

L’initiative chinoise a évidemment été largement commentée. D’aucuns y voient les dérives du néo-colonialisme perpétré dans les régions affaiblies du globe par les grandes puissances ou les pays émergents qui viennent y puiser les ressources nécessaires aux besoins sans cesse plus conséquents de leur population.

Dans ce domaine, la Chine fait figure d’épouvantail, affirme Quartz. La première population mondiale dévore en effet un cinquième des ressources alimentaires mondiales mais se contente pourtant d’en produire moins d’un dixième. Et pour combler ce déséquilibre, l’État s’empare de terres cultivables aux quatre coins du monde…

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/1710330/2013/09/24/La-Chine-vient-d-acheter-5-de-l-Ukraine.dhtml

Assaut contre la CPI : phase 2


262371_vue-generale-du-sommet-de-l-union-africaine-le-29-janvier-2012-a-addis-abebaJ’avais écrit, il y a quelques jours, un article sur la possible future disparition de la CPI.  Je l’avais alors rebaptisée par dérision Cour Pénale pour les Indigènes. Si les dirigeants africains, qui en sont les principales victimes, bougonnaient en silence contre ce ‘’tribunal’’, le parlement kenyan avait débuté la fronde et pressait son gouvernement de sortir du Statut de Rome.

Il semble que la fronde s’élargit et touche même l’ensemble du continent. L’Union Africaine envisage un retrait en masse de la CPI. Rien de moins. On n’en est plus au stade de vœux pieux, puisque l’Union organise un sommet spécial en octobre pour aborder cette question. Ce sommet extraordinaire se tiendra le 13 octobre à son siège dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba.

Le motif officiel de cette décision est de protester contre les procès des dirigeants kényans actuellement en cours. Mais la démarche des dirigeants africains est motivée surtout par leur ras-le-bol de se voir emmener un à un, pieds et poings liés, dans les cachots du nord pour des raisons essentiellement géopolitiques dans lesquelles ils ne sont que des pions, alors que les vrais faiseurs restent immunisés et intouchables. On ne peut que dire : enfin !

Mais oseront-ils, individuellement, aller jusqu’au bout ? On sait à quel point la corruption et surtout la menace et la pression peuvent jouer un rôle important dans les instances africaines. On a vu comment tous les grands projets fédéralistes de Kadhafi furent sabotés au 13ème somment de l’UA à Syrte. Il est d’ailleurs à noter que la première ruade de l’Afrique contre la CPI a eu lieu lors de ce sommet où il fut voté une résolution permettant à l’UA de ne pas coopérer avec le tribunal dans l’affaire du président soudanais, Omar el-Béchir.

En tout cas, quel que soit le résultat du prochain sommet, la sacralité et la légitimité de la CPI sont bel et bien ébranlées.  Et un tribunal non légitime n’est plus qu’un moyen de rétorsion aux mains des puissants.

Avic

Attaques de Nairobi : encore un false flag ? (vidéo)


01L’attaque du supermarché de Nairobi n’était pas encore terminée que déjà des vidéos circulaient sur internet, présentant l’opération comme un false flag. Le terrorisme, vrai ou faux, a désormais du mal à passer pour tel.

Je suis tombé sur la vidéo ci-dessous que je vous soumets, mais j’avoue que je ne sais pas quoi en penser. Nous avons appris à nous méfier aussi bien des images nous présentant des actes terroristes que des images prétendant nous démonter la manipulation.

Mais dans la situation kenyane, tous les ingrédients du false flag sont présents. La vidéo ne fait que renforcer visuellement les soupçons.

Avic

L’Internet des BRICS pourrait mettre fin au Réseau contrôlé par les Etats-Unis


e1bc67e6c1378c002bb40703e309187c_articleLe bloc des BRICS est sur le point de créer un nouveau système qui garantit l’accès à Internet simple et bon marché à des millions de personnes. De cette façon, pourrait être mis fin à l’hégémonie des Etats Unis d’Amérique (EUA) sur le Réseau.

Il s’appelle BRICS Cable et se présente comme une infrastructure alternative dans un monde qui se trouve au milieu d’importants défis économiques. Car actuellement, les pays du BRICS sont connectés entre eux à travers des centres de télécommunications situés en Europe et aux Etats-Unis, ce qui implique des coûts élevés pour eux.

Il s’agit d’un système formé par des câbles de fibre optique de 34 000 kilomètres de long, avec une capacité de 12,8 terabits par seconde, qui unira la Russie, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil (c’est-à-dire, les BRICS), avec les Etats-Unis par Miami. Sa finalité sera de garantir à des millions de personnes un accès à Internet facile et bon marché.

De la même manière, il offrira un accès immédiat aux pays du bloc aux 21 pays africains et permettra que ces nations aient accès aux économies des BRICS.

Les étapes de planification et de faisabilité ont commencé en mars 2011, peu de mois après l’acceptation de l’Afrique du Sud dans le bloc économique, et on estime que le système entrera en fonctionnement à partir du deuxième semestre 2014.

« Le public en général ne connaît pas la majeure partie du plan des BRICS. Cependant, il est très réel et extrêmement efficace », affirme le site Web Planet Infowars.

En fait, signale le site Web, des investisseurs du monde entier ont déjà montré leur intérêt dans ce projet sans précédents.

Depuis qu’on sait que la NSA a intercepté les communications de Latinoaméricaines, et qu’elle a espionné le groupe pétrolier brésilien Petrobras et les citoyens qui ont confié données personnelles à des compagnies comme Facebook et Google, la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a ordonné une série de mesures pour combattre l’espionnage des Etats-Unis d’Amérique. Initiatives qui s’ajouteraient à celle de cette nouvelle infrastructure.

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RT. Moscou, le 23 septembre 2013.

Traduit de l’espagnol par : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo.