La résistance contre-attaque


parlement irakien
parlement irakien

Dans une guerre, on ne peut rester indéfiniment en position défensive. Il faut bien, à un moment ou à un autre, tenter de se dégager par des contre-offensives. C’est ce que semble vouloir faire le camp des amis de la Syrie. En effet, L’Irak veut demander à l’ONU des sanctions contre l’Arabie saoudite pour son soutien du terrorisme en Syrie et dans le monde. C’est ce qu’a déclaré mercredi à RIA Novosti un représentant de la coalition majoritaire du parlement irakien, Kazim Al-Shamri.

Il y a peu de chances de voir un jour des sanctions votées au Conseil de Sécurité de l’ONU contre l’Arabie Saoudite, mais la démarche est d’une importance capitale. Il s’agit là d’utiliser la méthodologie habituelle de l’Occident contre elle, c’est-à-dire la menace permanente de sanctions. Outre le fait que cela mettra un peu plus en exergue leur politique de deux poids deux mesures et l’illégalité des sanctions unilatérales, cette démarche montrera aussi qu’aucun pays, fût-il  un protégé de l’oncle Sam, n’est plus à l’abri de ces menaces de sanctions qui, jusqu’ici, n’étaient brandies que contre les ennemis de l’Occident.

Ça promet quelques nuits d’insomnie à Ban Ki Moon.

Avic

8 réflexions sur « La résistance contre-attaque »

    1. faut croire que non. pour cette raison Nouri Al Maliki et son gouvernement destabilisés. Les attendats actuels qui vient les deux camps aussi bien chiites que sunnites servent à ça.

      en cas de conflit aux moyens Moyen l’iraq( avec Nouri Malki), l’Iran la Syrie( avec Assad) et le Hezboolah meme front

  1. Mmmouais…Sauf que, selon moi, l’ « Irak » n’existe plus, ou du moins est en état démantèlement après occupation par l’Empire et remise en gestion sous surveillance par un régime débarqué des soutes de ce dernier…

    L’Iran (i1 y trouve son compte avec un régime « Chiite » proche, cependant que la Saoudie manipule la branche Sunnite de l’Islam, manipulations conduisant aux attentats sanglants quasi quotidiens ne pouvant qu’accentuer un démantèlement déjà bien engagé avec la quasi « indépendance » kurde…

    (1) Ce n’est pas faire injure à la Nation Perse que de reconnaître que cette dernière joue son jeu de puissance régionale au sein « du monde arabe », malgré toutes les tentatives d’asphyxie économique et menaces militaires engagées à son encontre, directement ou par le biais de l’ « ONU », par les puissances nord-atlantiques et leur « petit » colonial incrusté en Palestine…

    Puisse la Nation Arabe s’inspirer de la Nation Perse, pour faire face aux prédateurs opérant dans les différents territoires arabes…L’espoir semble prendre corps avec les Résistances Syrienne et surtout Libanaise conduite par le Hezbollah…

    La défense des intérêts arabes n’exclut nullement une alliance circonstancielle avec la Perse cependant qu’elle exige que soient envoyées aux oubliettes de l’Histoire les dynasties apatrides du golfe qui n’ont, pour tout « nationalisme arabe », qu’une tenue vestimentaire ostentatoire…

    1. @Bernard Cuny,
      Merci pour ce commentaire très clairvoyant. J’ajouterais qu’il n’y a pas d’action sans réaction. C’est ainsi que si « l’ « Irak » n’existe plus, ou du moins est en état démantèlement après occupation par l’Empire», que si l’Empire a poursuivi des actions au Liban et surtout en Syrie pour en arriver à une atomisation de «Bilad el Cham», on peut observer parallèlement une évolution des esprits -au moins chez les élites intellectuelles- de ces trois pays, et une prise de conscience de ce qui les rapproche, mais surtout de ce qui les distingue des Arabes de la Péninsule.

      De plus en plus ressort l’évidence d’un Monde Arabe partageant une même langue, mais où il est impossible de ne pas distinguer un Maghreb (Ponant), un Mashreq (Levant) avec leur charnière égyptienne puis, assez loin ailleurs, la Péninsule Arabique des bédouins.
      Au moins quatre nations arabes.

      Les souffrances actuelles, qui ne sont certes pas mortelles, pourraient bien être porteuses d’une Renaissance qui suivrait ces lignes de clivage.

  2. Comment lire la nouvelle carte géopolitique du monde arabe ? Le
    Professeur K. Chater présente les évolutions, les repositionnements, les lignes de démarcation des alliances … et les questions en suspens.

    LE paysage arabe est marqué par le « printemps arabe » et ses effets sur les relations régionales. Les pays du Golfe et en particulier l’Arabie Saoudite craignent la contagion du processus de changement politique et expriment leur méfiance vis-à-vis des nouveaux pouvoirs en Egypte, en Tunisie et en Libye. En revanche, le Qatar, à la recherche d’un rôle international, transgresse les alliances naturelles et perturbe l’ordre au sein du Conseil Golfe et bien au-delà. La Syrie est l’enjeu d’une lutte régionale, qui a ses retombées sur les pays du voisinage : le Liban est désormais l’arrière-scène de cette guerre, alors que la Jordanie et l’autorité palestinienne tentent d’affirmer leur neutralité. L’Irak post-Saddam Hussein relativise ses ambitions. L’Egypte, préoccupée par ses problèmes internes, s’accommode de son nouveau statut qui limite ses marges de manœuvre. Les données objectives s’accommodant du mythe de l’union de l’oumma, la communauté arabe, portée par « la géopolitique de l’émotion » qui marque l’opinion dans cette aire, les dés sont désormais jetés. La révision de la carte géopolitique du Moyen-Orient est à l’ordre du jour.

    I. La réactualisation de la guerre froide dans l’aire arabe
    Continuité de la guerre froide au Moyen-Orient [1], ses pays ont maintenu leurs régimes soit dans l’alignement avec l’Est (Syrie, Irak, Libye), soit dans l’alignement avec l’Ouest (pays du Golfe, Egypte, Jordanie). Pendant cette période, trois capitales : Le Caire, Damas et Bagdad s’étaient érigées en puissances régionales, dominant l’aire arabe. Engagée avec le soutien des pays du Golfe, la guerre contre l’Irak, en mars 2003, a assuré l’hégémonie américaine sur les plus importantes réserves d’hydrocarbures de la région. Elle a consolidé ses alliances avec les principaux pays du Moyen-Orient, à l’exception de la Syrie et de l’Iran. D’autre part, le Président G. W. Bush (fils) a engagé, dans le cadre du suivi de l’occupation américaine de l’Irak, son projet du Grand Moyen-Orient, qui avait pour objectif de remodeler une vaste zone géographique allant du Maroc au Pakistan. Le
    « printemps arabe » a- t- il permis à l’hyperpuissance de finaliser ce
    projet ?

    suite ici …

    http://www.diploweb.com/Geopolitique-arabe-une-nouvelle.html

Postez un commentaire. Restez dans le sujet de l'article svp. Les agressions personnelles et les insultes seront bannies.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s