Que pèse le bouclier ABM américain déployé en Roumanie face à l’arsenal nucléaire stratégique russe ?


En cas de détection même accidentelle d’un lancement de missiles balistiques qui viseraient la Fédération de Russie ou des cibles militaires russes à travers le monde, les forces nucléaires stratégiques du pays déclencheraient automatiquement un algorithme pour y répondre. Lire la suite Que pèse le bouclier ABM américain déployé en Roumanie face à l’arsenal nucléaire stratégique russe ?

14 conseils pour échapper à Prism, l’oeil de la NSA sur les internautes du monde entier


On peut s’inquiéter des révélations sur la surveillance opérée par les grandes oreilles du NSA sur internet. Mais on peut aussi se protéger contre cette indiscrétion illégale.

5932813-comment-eviter-que-prism-revele-ce-que-vous-faites-sur-internetChangez de navigateur

Chrome (Google), Safari (Apple) ou Internet Explorer (Microsoft) sont à proscrire. Les informations de navigation collectées par ces navigateurs sont susceptibles d’être transmises à la NSA. A la place, il vaut mieux installer Firefox (un logiciel libre édité par la fondation Mozilla) ou Opera.

Choisissez un moteur de recherche « confidentiel »

Google, Bing ou Yahoo ne sont pas sûrs. Ils peuvent envoyer votre IP et votre historique de navigation aux services américains. Ixquick et Startpage donnent exactement les mêmes résultats de recherche que Google mais n’envoient pas l’adresse IP de l’utilisateur. Ils ont été élu « moteur de recherche le plus confidentiel au monde » par la commission européenne. Et en plus, ils sont sans pub !

Surveillez vos courriels

Les messageries des grandes compagnies américaines sont à éviter. Il existe une foule d’autres messageries tout aussi efficaces comme La Poste.net, Voila.fr, GMX, voire celle du fournisseur d’accès internet ou encore celles des chaînes de télé ou de la grande distribution.

Chiffrez les documents les plus importants

Plus facile à dire qu’à faire quand il s’agit des mails ! Mais c’est encore la meilleure des protections. Le chiffrage des documents peut se faire assez simplement avec un logiciel gratuit comme TrueCrypt. Pour les courriels on peut utiliser GnuPG ou encore PGP. De nombreux autres logiciels sont disponibles sur le net.

Chattez « off the record »

On peut encore chatter en toute confidentialité même sur Google, AOL, Yahoo ou Microsoft. Il suffit d’utiliser OTR (Off the record), un petit logiciel qui chiffre les conversations. La NSA possède peut-être les moyens de craquer OTR mais le temps requis pour y parvenir dépasserait très largement le temps de la conversation.

Méfiez-vous des réseaux sociaux

Tout, ou presque, a déjà été dit sur les risques inhérents aux réseaux sociaux. Mais franchement, ce n’est pas la NSA qui est la plus à craindre sur les réseaux… Précisons que pour l’instant, Twitter ne fait pas partie des compagnies citées par le Washington Post comme collaborant avec les autorités américaines.

Utilisez moins votre Smartphone

C’est un choix cornélien: se passer de smartphone ou prendre le risque d’être écouté. Inutile de se raconter des histoires, les smartphones sont difficiles à protéger. Trois systèmes d’exploitation se partagent le marché : Android, iOS, et Windows Phone. Ils appartiennent respectivement à Google, Apple et Microsoft. Il va donc falloir attendre la sortie en France de Firefox OS pour disposer d’un système d’exploitation moins risqué.

Source: Le Monde

Et quelques autres petits conseils au passage:

Il est possible de se protéger (avec les bonnes applications)

Nous ne savons pas exactement comment la NSA parvient à contourner les systèmes de cryptage des navigateurs et des téléphones mobiles. Une chose est claire : elle ne peut pas encore briser les cryptages puissants. Il faut donc employer la ruse.

Nous répétons donc ce que nous avions déjà exposé dans notre article spécial 10 apps pour protéger votre vie privée : il existe toute une série d’utilitaires qui, s’ils sont bien utilisés, améliorent votre sécurité et la protection de votre vie privée, sans devoir faire aucune concession.

Navigation sécurisée

  • Tor, le réseau de navigation anonyme, a été l’objet d’attaques, mais il est toujours plus sûr de l’utiliser si vous souhaitez rester anonyme.
  • Il existe des navigateurs mieux sécurisés. Epic Browser, par exemple, fonctionne uniquement en mode incognito, et dispose d’un proxy pour rendre la connexion anonyme.

Mails et messagerie

  • En ce qui concernant les emails, des solutions comme GnuPG ou PGP sont très valables. D’autres options ? HushMail ou CounterMail
  • Certaines applications mobiles permettent de chatter en toute discrétion, soit en supprimant les messages, soit en utilisant des données chiffrées (ou les deux).

Antivirus et système d’exploitation

Article complet sur articles.softonic.fr

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/10/30/14-conseils-pour-echapper-a-prism-loeil-de-la-nsa-sur-les-internautes-du-monde-entier/

Les États-Unis contre-attaquent : Les services européens fournissaient les données à la NSA ?


201310261646-fullDans un article paru hier, le Wall Street Journal titrait : « Europeans Shared Spy Data With U.S.« . Nous assistons à une bataille de communication titanesque.

  • Nous avons déjà rapidement abordé la campagne de communication en cours aux USA pour défendre, justifier, minimiser ou partager la responsabilité des programmes. Celle ci se poursuit évidemment dans la presse national des états européens (Espagne et France notamment qui sont visés, les journaux se font même faire la leçon par un « officiel américain » qui leur explique qu’ils ont mal interprété les documents de Snowden // En Grèce, on remonte des données qui laissent à penser que les services secrets grecs espionnaient les ambassadeurs américains, le lendemain du jour où on apprenait que l’ambassade US à Athènes était un centre de surveillance (je schématise pardon)).
  • J’ai personnellement l’impression qu’on arrive à un point où les États-Unis ne souhaitent plus porter le chapeau. Les quelques réserves d’usage lors de la contestation de certaines informations laissent la place à un déballage contrôlé (sans l’être totalement) de certaines informations visant à renvoyer la balle dans le camp des « alliés » européens…
  • Cela soulève d’autres questions quant à la coopération entre services de renseignements… Cela était déjà acté depuis longtemps, et on sait bien que les réactions indignées sont des postures (sauf peut être l’espionnage direct des lignes présidentielles). Si ces réactions indignées visaient à masquer la coopération des services, c’était une réaction ratée dans la mesure où ce sont les américains qui lancent le morceau.
    S’il était évident que chacun s’espionne, les accords de coopération entre services de renseignement posent la question des rapports de force dans la conclusion des accords… Fournir des données pour en obtenir en retour sans doute, mais n’y a t-il pas une asymétrie quand on connaît l’avancée technologique des américains (sans faire injure à la puissance des services français ou allemands…).
  • Logiquement cela devrait renvoyer à apprécier les pouvoirs des services de renseignement et à s’interroger sur leur conformité aux cadres légaux qui les régissent. Malheureusement dans ces domaines extrêmement sensibles les experts sont les acteurs et chacun défendra probablement son pré carré (Cf NSA Review Panel aux USA)…

 

http://points-de-vue-alternatifs.over-blog.fr/2013/10/les-%C3%89tats-unis-contre-attaquent-les-services-europ%C3%A9ens-fournissaient-les-donn%C3%A9es-%C3%A0-la-nsa.html

La Russie est de retour


Moscow_05-2012_Kremlin_23Tandis que les révélations sur l’espionnage systématique de ses alliés embarrassent Washington, Moscou paraît aligner les succès sur la scène internationale (affaire Snowden, question syrienne). Héritière d’une diplomatie redoutée mais affaiblie depuis la chute de l’URSS, la Russie ambitionne de retrouver son rang de grande puissance.

Au cours des derniers mois, le président russe, Vladimir Poutine, a remporté deux succès majeurs sur la scène internationale. Au mois d’août 2013, il a offert l’asile à l’informaticien américain Edward Snowden, auteur de fuites retentissantes sur les systèmes de surveillance numérique de l’Agence nationale de sécurité (National Security Agency, NSA). Il a alors pu se targuer du fait que la Russie était le seul Etat capable de résister aux exigences de Washington. La Chine elle-même s’était défilée, suivie par le Venezuela, l’Equateur et Cuba, qui ont multiplié les faux-fuyants.

Paradoxalement, les pressions exercées par le vice-président Joseph Biden et par le président Barack Obama auprès des gouvernements tentés d’accueillir le jeune Américain ont largement contribué au succès de M. Poutine. Washington a agi comme si M. Snowden représentait un risque de sécurité presque comparable à celui qu’incarnait l’ancien dirigeant d’Al-Qaida, Oussama Ben Laden. Il a même obtenu de ses alliés qu’ils interdisent leur espace aérien à l’avion du président bolivien, Evo Morales (1), suspecté de transporter l’informaticien. Une telle atmosphère a contribué à mettre en relief l’« audace » de M. Poutine, tant sur la scène politique russe qu’à l’international. A Moscou, nombre de ses opposants ont salué son geste, au nom de la défense des droits et des libertés civiles.

Vladimir-Poutine-1-9Mais le véritable succès de M. Poutine, d’une portée bien supérieure, a été remporté dans le dossier syrien. Grâce à la promesse qu’il a arrachée à M. Bachar Al-Assad de détruire, sous contrôle international, toutes les armes chimiques de son pays, M. Obama a en effet décidé de renoncer « provisoirement » aux bombardements punitifs qu’il envisageait. Jusque-là, la Maison Blanche avait menacé la Russie d’isolement, la vilipendant pour son soutien au régime de Damas et son opposition à toute sanction de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Or M. Poutine apparaît aujourd’hui comme l’homme d’Etat qui est parvenu à éviter une expédition militaire aux conséquences redoutées. Là encore, sa victoire a été facilitée par les mauvais calculs de l’administration américaine. Après avoir essuyé le refus du Royaume-Uni de s’associer à l’opération qu’il envisageait, M. Obama était sur le point de connaître un second échec, aux conséquences imprévisibles, dans sa tentative d’obtenir l’aval du Congrès américain.

Bien qu’« incroyablement limitées », selon les termes du secrétaire d’Etat John Kerry (2) le 9 septembre 2013, les représailles militaires auxquelles il s’était rallié pour des raisons de crédibilité lui répugnaient notoirement. Au lendemain de l’accord rendu possible par M. Poutine, le quotidien Izvestia titrait ainsi : « La Russie vient au secours d’Obama » (12 septembre 2013).

Edward-Snowden-1-5Prudemment, le président russe s’est gardé de manifester la même ironie triomphaliste que ses thuriféraires. A l’unisson de sa diplomatie, il voit dans les derniers événements un signe des temps et une occasion historique à ne surtout pas gâcher. A tel point que si M. Snowden était arrivé à Moscou en octobre 2013, après le réchauffement des relations, plutôt qu’en juillet, il n’aurait sans doute pas pu y rester.

Depuis deux ans, l’attitude de la Russie dans le conflit syrien met en lumière à la fois ses craintes et ses frustrations, mais aussi ses objectifs et ses ambitions à long terme sur la scène internationale. Dans le même temps, elle éclaire les problèmes auxquels M. Poutine fait face sur la scène intérieure.

Les deux guerres de Tchétchénie (1994-1996 et 1999-2000) ont laissé de nombreuses séquelles. Bien que les attentats et les attaques contre les forces de l’ordre n’aient plus la même ampleur et ne fassent plus autant de victimes, ils demeurent très fréquents au Caucase du Nord, et font tache d’huile, en particulier au Daghestan et en Ingouchie –même si les affrontements et crimes qu’on y observe relèvent davantage du banditisme que de la politique. Les groupes militants tchétchènes sont moins coordonnés, plus dispersés, mais toujours présents. Deux attentats sans précédent ont frappé en juillet 2012 le Tatarstan, pourtant bien loin du Caucase du Nord. Et le dirigeant clandestin tchétchène Dokou Oumarov, qui s’est proclamé émir du Caucase, a promis de frapper lors des Jeux olympiques de Sotchi, en février 2014.

A l’instar d’observateurs américains comme Gordon Hahn, chercheur au Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington (3), une grande partie de la presse russe estime que plusieurs centaines de militants provenant de Russie combattent en Syrie contre le régime. Cela pourrait expliquer la poursuite des livraisons d’armes au gouvernement Al-Assad.

Pour M. Poutine et son entourage, une débâcle de l’armée syrienne ferait de ce pays une nouvelle Somalie, mais avec autrement plus d’armes, dans une région autrement dangereuse et susceptible d’offrir une base arrière aux combattants qui opèrent en Russie. Il a fallu du temps pour qu’on commence à partager ces craintes à Washington.

Pour ce qui est des enjeux de politique internationale, on a souvent réduit les objectifs russes dans le conflit syrien à la préservation de Tartous –la seule installation (plutôt que base) militaire navale de la Russie en Méditerranée– et au maintien au pouvoir de l’un de ses clients sur le marché de l’armement. Sans être totalement négligeables, ces considérations n’expliquent pas l’obstination de Moscou, qui cherche surtout à recouvrer une place et un rôle dans l’ordre international postsoviétique.

Dès 1996, avec la prise en main du ministère des affaires étrangères par l’académicien Evgueni Primakov, soit bien avant l’avènement de M. Poutine (devenu président en 2000), un consensus s’installe au sein des élites politiques. Il n’a cessé de se renforcer depuis : les Etats-Unis cherchent à empêcher la réémergence de la Russie comme puissance un tant soit peu importante. Les partisans d’une telle analyse en voient la preuve dans les élargissements successifs de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) vers les pays baltes et plusieurs pays de l’Est, et dans la volonté américaine d’y inclure la Géorgie et l’Ukraine, en violation des promesses faites à M. Mikhaïl Gorbatchev pour arracher son consentement à l’intégration de l’Allemagne unifiée dans l’organisation. Washington, affirment les diplomates russes, a cherché à laminer l’influence de leur pays jusque dans la région de ses intérêts les plus légitimes.

Pour le Kremlin, le contournement du Conseil de sécurité de l’ONU par les Etats-Unis et leurs alliés pour l’imposition de sanctions internationales et plus encore pour des guerres comme celles du Kosovo, en 1999, et de l’Irak, en 2003, constitue une façon d’éviter toute négociation sur une base obligeant Washington à une prise en compte autre que marginale des intérêts russes. Moscou exprime une aversion profonde à l’égard des opérations militaires extérieures et, pis, des changements de régime orchestrés sans l’aval du Conseil de sécurité.

En s’opposant à toute opération contre la Syrie, la Russie a constamment invoqué le précédent libyen de 2011. Elle s’était abstenue lors du vote de la résolution 1973, dont le but proclamé était de protéger les populations, mais qui a été détournée pour justifier une intervention militaire et le renversement de Mouammar Kadhafi. A cette époque, M. Dmitri Medvedev était président, et le Kremlin pariait sur un nouveau départ dans ses relations avec la Maison Blanche.

A Moscou prédomine aujourd’hui une vision essentiellement géopolitique des affaires internationales –vieille tradition en Russie. Depuis 1996, l’objectif central et officiel de la politique extérieure est de renforcer la tendance à la multipolarité dans le monde, afin de réduire graduellement l’unilatéralisme américain. Réaliste quant aux capacités actuelles et même futures de son pays, M. Poutine –comme M. Primakov avant lui– estime que la Russie a besoin de partenaires pour avancer dans cette voie multipolaire.

La Chine est ainsi devenue le premier de ses partenaires stratégiques, et celui qui pèse le plus. La concertation des deux pays au Conseil de sécurité est permanente, notamment sur le dossier syrien, tout comme elle l’a été sur ceux de l’Iran, de la Libye ou de la guerre d’Irak de 2003. Plus patient et plus confiant dans ses moyens, Pékin laisse Moscou occuper l’avant-scène dans la défense de leurs positions communes. D’où, là encore, la sacralisation par le Kremlin du Conseil de sécurité comme seul lieu légitime des arbitrages politiques internationaux.

Depuis le début de ce partenariat, les analystes occidentaux prédisent son effritement prochain, en raison des craintes des élites russes face au poids démographique et économique de la Chine. Pourtant, la coopération n’a cessé de croître, tant sur le plan économique (exportation du pétrole et des armes russes) que politique (concertation au sein de l’Organisation de coopération de Shanghaï [4]) et militaire : quasiment chaque année ont lieu des manœuvres et des exercices conjoints impliquant des forces aériennes, terrestres et navales.

Certes, il existe des zones de friction, par exemple au sujet du commerce avec les pays de l’Asie centrale postsoviétique, où la Chine a depuis 2009 dépassé la Russie. Mais Pékin y a jusqu’à présent respecté la primauté des intérêts géopolitiques de son voisin, et ne cherche pas à y implanter des bases. Il reconnaît l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) entre Moscou et la majorité des Etats de la région (5). En revanche, malgré les demandes répétées du Kremlin, qui veut une coopération entre l’OTAN et l’OTSC comme cadre de la coopération autour de l’Afghanistan, les Etats-Unis ont toujours refusé, préférant traiter séparément avec chaque Etat de tous les problèmes, comme l’installation de bases ou le passage du ravitaillement de ses troupes.

M. Poutine ne recherche pas une compétition tous azimuts avec les Etats-Unis dont il n’a de toute évidence pas les moyens. Certes, que chacun accuse l’autre d’adopter une mentalité de guerre froide peut créer de la confusion. Mais quand la Russie se réjouit des déboires internationaux de Washington, c’est plus par dépit que par esprit de revanche. Ainsi, elle ne souhaite pas une défaite des Etats-Unis en Afghanistan, ni leur retrait précipité de ce pays. Quant à l’affrontement sur le dossier syrien, il concerne d’abord et avant tout les règles du jeu international. La Russie cherche un rééquilibrage de l’ordre mondial qui ferait repartir ses relations avec les Etats-Unis et le monde euro-atlantique sur une base nouvelle ; ce qui n’empêche pas non plus une compétition féroce dans certains secteurs où elle est bien armée : elle a ainsi de grandes chances de voir son projet de gazoduc South Stream l’emporter sur le projet Nabucco, soutenu par Washington (6).

L’heure a-t-elle sonné pour le grand rééquilibrage obstinément recherché par le Kremlin ? Son ambition de retrouver un rôle autre que subalterne serait-elle en train de se réaliser ? Le succès de M. Poutine dans le dossier syrien entretient ce sentiment –ou peut-être cette illusion– que la multipolarité serait en train de s’imposer à Washington. La défection du Royaume-Uni, l’allié inconditionnel des Etats-Unis, serait un signe des temps, de même que les débats qui l’ont suivie lors du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, où s’est exprimée avec force une opposition à toute aventure militaire en Syrie (7). L’aversion qui s’est manifestée au Congrès américain en serait un autre.

Pour les analystes russes les plus sobres, il ne faut pas miser sur les néo- isolationnistes du Congrès, mais sur M. Obama première manière, c’est-à- dire celui qui veut non pas un désengagement américain déstabilisateur, mais un désamorçage des conflits les plus dangereux sur la base de compromis internationaux. Or les deux conflits les plus menaçants sont ceux –étroitement liés– qui concernent la Syrie et l’Iran, à la solution desquels la Russie estime pouvoir contribuer grandement.

Syria-Harem-ASL-25octobre2012-1Le rapprochement entre Washington et Moscou sur le dossier syrien a commencé bien avant le spectaculaire retournement de septembre. En mai 2013, M. Kerry avait donné son accord à son homologue russe sur le projet d’une conférence internationale consacrée à l’avenir de la Syrie, tout en continuant d’exiger le départ de M. Al-Assad. Au sommet du G8 de juin, à Lough Erne, en Irlande du Nord, une déclaration commune sur la Syrie a été retardée pour obtenir l’aval de M. Poutine. L’acceptation par M. Al-Assad de se départir de ses armes chimiques, si elle se confirme, donnera au dirigeant russe une légitimité auprès des chancelleries occidentales.

Depuis des mois déjà, Moscou insiste pour que Téhéran participe à la conférence internationale envisagée, afin qu’elle ait une chance d’aboutir. Jusqu’ici, aiguillonnés par Israël, les Etats-Unis ont refusé. C’est pourquoi la Russie s’emploie à activer le dialogue amorcé entre M. Obama et le nouveau président iranien, Hassan Rohani. Même une amorce de compromis sur le dossier nucléaire faciliterait une dynamique d’ensemble. Moscou travaille d’ailleurs à renforcer ses relations avec l’Iran, qui s’étaient dégradées après son ralliement à nombre de sanctions demandées par Washington au Conseil de sécurité en 2010. Il avait alors annulé la livraison à Téhéran de missiles de défense antiaérienne S-300.

Ce n’est pas la première fois que M. Poutine cherche à établir une relation forte avec les Etats-Unis, sur la base d’une égalité au moins relative. On l’a vu après les attaques de septembre 2001, lorsqu’il avait cru voir s’ouvrir une fenêtre d’opportunité. Sans condition préalable, il avait facilité l’installation de bases militaires américaines chez ses alliés d’Asie centrale pour la guerre d’Afghanistan. Et, pour signifier sa volonté d’aller encore plus loin dans cette détente, il avait fait fermer les dernières installations militaires soviétiques de surveillance à Cuba (peu importantes, il est vrai). Mais dans les mois qui suivirent, M. George W. Bush donna le feu vert final à l’entrée des trois républiques baltes dans l’OTAN, et annonça le retrait américain du traité de défense antibalistique, dit traité ABM, qui limitait strictement les armes de défense antimissile. L’embellie avait pris fin. M. Poutine estime qu’il est désormais possible de revenir à une coopération plus fructueuse.

Une hypothèque importante pèse cependant sur les chances d’une telle évolution ; et elle relève des affaires intérieures russes. Depuis son retour à la présidence, en 2012, dans un contexte de manifestations d’opposition populaire de grande ampleur à Moscou, M. Poutine, pour mieux asseoir son pouvoir, cultive l’antiaméricanisme comme une composante du nationalisme russe. On le voit notamment aux nouvelles lois qui obligent les organisations non gouvernementales (ONG) russes recevant des financements extérieurs, si faibles soient-ils, à se déclarer comme étant au service d’intérêts étrangers. On trouve ici une trace de sa formation au KGB, qui le porte à voir les manœuvres et influences extérieures comme la cause essentielle des problèmes intérieurs et comme des facteurs d’instabilité politique. Une aggravation ou au contraire une correction du déficit de légitimité de son pouvoir pèsera forcément sur la réalisation de ses ambitions internationales.

Jacques LÉVESQUE

 

1) Lire « Moi, président de la Bolivie, séquestré en Europe », Le Monde diplomatique, août 2013.

(2) Patrick Wintour, « John Kerry gives Syria week to hand over chemical weapons or face attack », 10 septembre 2013, www.theguardian.com

(3) Cf. « The Caucasus and Russia’s Syria policy », 26 septembre 2013, http://nationalinterest.org

(4) Organisation créée en juin 2001 et à laquelle adhèrent la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, la Russie et le Tadjikistan. Parmi les Etats observateurs figurent l’Inde, l’Iran, le Pakistan.

(5) Les Etats membres sont, outre la Russie, l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan et le Tadjikistan.

(6) South Stream est un projet de gazoduc qui relie la Russie à l’Europe en contournant l’Ukraine. Nabucco devrait relier les champs gaziers de la mer Caspienne à l’Europe.

(7) Lire Michael T. Klare, « Le grand écart de Washington », Le Monde diplomatique, octobre 2013.

http://www.interet-general.info/spip.php?article18864

Le Monde diplomatique, 30 octobre 2013

 

Un adjoint de Poncet fait des révélations. « On devait dégommer Gbagbo pour mettre Ouattara»


carcassonne-l-ancien-chef-du-3-dement-avoir-donne-le-permis_264239_516x343L’ex adjoint de Poncet disculpe Gbagbo et accuse le pouvoir Chirac

Le général Renaud de Malaussène accuse ouvertement, devant la justice française, les autorités de son pays d’avoir voulu renverser Gbagbo pour le remplacer par Alassane Ouattara plus de six ans avant l’installation de ce dernier au pouvoir par la grâce des bombes françaises.

Manifestement, la tentative d’étouffement judiciaire du «mystère» du fameux «bombardement» de Bouaké du 6 novembre 2004, a échoué. La pugnacité de l’avocat des soldats français tués dans des conditions mystérieuses a fini par payer. Et la juge française Sabine Kheris – celle qui a demandé à entendre Ouattara, Soro et leurs comzones dans l’affaire Michel Gbagbo – semble déterminée à avancer sur cette «affaire d’Etat» après de longues années de surplace.

Le 16 et le 22 octobre, elle a interrogé des hauts gradés de l’armée française pour tenter de déceler l’écheveau. Jeune Afrique a eu accès à des informations au sujet de ces interrogatoires. Et y consacre un article dans sa dernière parution. Le moins que l’on puisse dire est que certaines confessions valent leur pesant de cacahuètes.

Ainsi, le général Renaud de Malaussène, adjoint du général Henri Poncet à l’époque des faits – donc au coeur du secret – a-t-il, lors de son entretien avec la juge Kheris, innocenté Gbagbo, accusé le pouvoir français et cité Alassane Ouattara. «Je pense qu’il y avait un projet politique qui était de mettre Ouattara en place et de dégommer Gbagbo, qui est un homme intelligent, cultivé, fin, qui a traversé beaucoup de crises et qui, au fond de luimême, aime la France», a-t-il lâché. «Je suis convaincu que Gbagbo n’a pas voulu tuer des soldats français, et que quelqu’un de son entourage a pris cette décision sans le dire à Gbagbo (…) Je crois que la mouvance Gbagbo est tombée dans un piège». Un piège ourdi par les autorités françaises, sans doute avec la complicité de relais locaux.

Autre curiosité : le général Henri Bentégeat, chef d’état-major des armées françaises à l’époque des faits, a affirmé ne pas avoir assisté à un «conseil restreint» à l’Elysée avant le lancement de la destruction des hélicoptères de guerre de l’Etat ivoirien et la quasiguerre franco-ivoirienne qui s’est ensuivie. Alors que la Constitution française prévoit que cette procédure soit respectée.

De plus, le général Destremau revient sur sa version initiale qui expliquait le fait que l’armée française ait pris le chemin de la résidence du président Gbagbo par une erreur de GPS. Et évoque désormais un mystérieux «guide» qui était chargé de les conduire vers l’Ivoire (alors que Michèle Alliot-Marie invoque la résidence de l’ambassadeur de France), alors qu’il se trouvait dans un hélicoptère audessus d’eux.Un «guide» qui a commis une « erreur professionnelle par peur et par incompétence ».

Qui était donc ce fameux «guide» ? Les bons connaisseurs du dossier pensent irrésistiblement au général Mathias Doué, qui aurait pu avoir «peur» de poursuivre le «projet politique» évoqué par le général de Malaussène, le faisant ainsi capoter et obligeant ses comparses à se replier vers l’hôtel Ivoire.

En effet, contrairement à ce que Jeune Afrique continue de laisser penser, l’hôtel Ivoire n’était pas un lieu où avaient été regroupés de nombreux Français. Il ne s’y trouvait qu’une poignée de Français qui étaient là pour des raisons personnelles et non pour une éventuelle évacuation, les ressortissants de l’Hexagone de Cocody voulant être évacués l’ayant déjà été les jours précédents, notamment avec l’aide de la gendarmerie ivoirienne.

Philippe Brou

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-13061.html

Naissance de bébés génétiquement modifiés aux États-Unis


522689_477318132322753_1527338057_nLa naissance des premiers êtres humains génétiquement modifiés du monde a été révélée hier soir.

L’annonce que 30 bébés en bonne santé sont nés après une série d’expériences aux États-Unis a relancé un débat houleux sur l’éthique en matière de science.

Jusqu’à présent, deux des bébés ont été testés et se sont révélés posséder des gènes de trois « parents ».

Quinze de ces enfants sont nés au cours des trois dernières années à la suite d’un programme expérimental de l’Institut de médecine de la reproduction et des Sciences de St Barnabas dans le New Jersey.

Ces bébés sont nés de femmes ayant des difficultés à concevoir.

Des gènes supplémentaires provenant d’un « donneur femelle » ont été insérés dans leurs ovules avant qu’ils ne soient fécondés pour leur permettre de concevoir.

Des tests d’empreintes génétiques sur deux enfants d’un an confirment qu’ils ont hérité de l’ADN de trois adultes différents – deux femmes et un homme.

Le fait que les enfants ont hérité des gènes supplémentaires et les ont intégrés dans leur lignée germinale (NDLR : lignée formée par la suite des cellules germinales qui subissent la division des chromosomes au cours de leur évolution) signifie qu’ils pourront, à leur tour, être en mesure de les transmettre à leur progéniture.

La modification de la lignée germinale humaine – un bricolage de la nature même de notre espèce – est une technique boudée par la grande majorité des scientifiques du monde entier.

Les généticiens ont peur qu’un jour, cette méthode puisse être utilisée pour créer de nouvelles races d’humains, avec les caractéristiques souhaitées telles qu’une force ou une intelligence accrue.

Écrivant dans la revue Human Reproduction, les chercheurs, dirigés par le pionnier dans le domaine de la fertilisation, le professeur Jacques Cohen (photo ci-dessus), disent que « c’est le premier cas de modification génétique germinale humaine chez des enfants en bonne santé ».

Certains experts ont sévèrement critiqué ces expériences. Sir Winston, de l’Hôpital Hammersmith dans l’ouest de Londres, a déclaré à la BBC hier : « En ce qui concerne le traitement de la stérilité, il n’existe aucune preuve que cette technique vaille la peine. . . Je suis très surpris qu’elle ait même été réalisée à ce stade. Cela ne serait certainement pas autorisé en Grande-Bretagne ».

John Smeaton, directeur national de la Société pour la protection des enfants à naître, a déclaré : « Nous avons beaucoup d’empathie pour les couples ayant des problèmes de fertilité. Mais ce qui semble être une nouvelle méthode dans le processus de la fécondation in vitro afin de concevoir des bébés, conduit à des bébés étant considérés comme des objets sur une ligne de production. C’est une nouvelle et très inquiétante étape dans l’histoire de l’humanité. »

Le professeur Cohen et ses collègues ont diagnostiqué que ces femmes sont stériles car elles possèdent des défaillances dans des structures minuscules de leurs ovules, appelées mitochondries.

Ils ont pris des ovules de donateurs et, à l’aide d’une fine aiguille, aspiré une partie du matériel interne – contenant des mitochondries saines – et injecté celui-ci dans les ovules des femmes qui souhaitent concevoir un enfant.

Parce que les mitochondries contiennent des gènes, les bébés résultant du traitement ont hérité de l’ADN de deux femmes. Ces gènes peuvent maintenant être transmis le long de la lignée germinale maternelle.

Un porte-parole de la HFEA (Human Fertilisation and Embryology Authority), organisme chargé de réglementer la technologie de procréation assistée en Grande-Bretagne, a déclaré qu’il n’autoriserait pas la technique dans son pays car elle implique une modification de la lignée germinale.

Jacques Cohen est considéré comme un scientifique brillant, mais controversé, qui a repoussé les limites des technologies de procréation assistée.

Il a développé une technique qui permet aux hommes stériles d’avoir des enfants, en injectant l’ADN des spermatozoïdes directement dans l’ovule en laboratoire.

Auparavant, seules les femmes stériles ont pu concevoir par fécondation in vitro. L’année dernière, le professeur Cohen a déclaré que son expérience lui permettrait de cloner des enfants – une perspective traitée avec horreur par la communauté scientifique en général.

« Ce serait l’œuvre d’un après-midi pour un de mes élèves », dit-il, ajoutant qu’il avait été approché par au moins trois personnes souhaitant créer un enfant cloné, mais avait refusé leurs demandes.

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Naissance-de-bebes-genetiquement-modifies-aux-Etats-Unis-20998.html

Source : dailymail.co.uk

Syrie-Iran-Arabie. Nouvel ordre mondial


Tribune libre Byblos

carte-moyen-orient-frLes informations en provenance de mes contacts en Syrie et au Liban confirment mes analyses de géopolitique : le monde bascule dans un nouvel ordre, les pôles de puissance changent entraînant de nouveaux rapports de forces qui s’exercent sur de nouveaux points d’appui.

Le « pivotement » américain vers l’Asie, s’il est exagéré par certains n’en est pas moins réel. Il implique l’apaisement des tensions au Proche et Moyen-Orient en réglant les crises syrienne et iranienne et en mettant un terme aux affrontements chiites-sunnites instrumentés à des fins stratégiques.

L’Iran retrouvera prochainement sa place géostratégique essentielle dans la région, avec la « modération » dans les relations internationales prônée par le Président Rohani dans son discours aux Nations Unies fin septembre. Plusieurs pays l’ont compris qui cherchent à se rapprocher de Téhéran, comme la Turquie et même le Qatar et l’Arabie.

L’islam politique vit son chant du cygne : ce sont des musulmans sincères qui ont renversé Morsi en Egypte le 30 juin dernier. Les Frères Musulmans, organisation longtemps souterraine dans les états arabes, qui a remporté toutes les élections car elle était la seule structurée depuis longtemps et a disposé de puissants moyens financiers des pays du Golfe, est l’expression politique de cette idéologie qui proposait de gouverner au nom de la charia. Ils ont prouvé leur incompétence et leur incapacité à répondre aux aspirations des peuples et à gérer des états modernes : la Tunisie les rejette, de même que l’Egypte et le chaos libyen finira par en faire de même. Les musulmans veulent vivre selon leur foi mais entendent être en harmonie avec le « village mondial ». (Expression de René Girard)

Dans les bouleversements politiques et sociaux du monde arabe, les chrétiens qui étaient présents sur ces terres six siècles avant l’islam, ont un rôle essentiel à jouer pour la cohésion sociale des populations et seront un facteur important des réconciliations nationales partout où des drames ont eu lieu. Les rapprochements entre Patriarches orientaux et Imams dans les pays en crise montrent que les appels du Pape François à l’union des fidèles chrétiens et musulmans répondent à un besoin vital et sont entendus par les populations comme par les dirigeants. Par leurs positions en dehors des rivalités internes aux musulmans, mais profondément patriotes et ancrés dans la vie des pays arabes, ils sont un catalyseur d’harmonie entre les différentes ethnies et confessions de ces pays souvent très composites, notamment la Syrie.

Les islamistes takfiristes restent nombreux, encore soutenus par l’Arabie Séoudite pour les détourner de menacer le royaume des Séoud désormais menacé dans son existence même. Ce sera la tâche la plus ardue d’en finir avec eux après la solution négociée de la crise syrienne. Avec le revirement du Qatar qui cherche à se rapprocher de la Syrie de Bachar el Assad, on assiste à l’isolement des positions séoudiennes et israéliennes. Les deux pays ont d’ailleurs compris qu’ils n’étaient plus les alliés indéfectibles des Etats-Unis qui attendent d’eux des changements de position.

La destruction du stock d’armes chimiques syriennes, constitué pour répondre aux armes de destructions massives israéliennes, notamment nucléaires, biologiques et chimiques, met Tel Aviv en position délicate face aux initiatives pour un PO débarrassé de ces menaces.

L’Arabie est menacée par des dissensions internes à la famille régnante et des irrédentismes qui déboucheraient en une partition possible en trois parties, le nord avec la Jordanie et les Palestiniens, le centre avec le sud du Yémen de l’Hadramaout à la mer, et l’est chiite et pétrolier.

Le terrorisme islamiste international pourra être éradiqué quand il aura perdu ses commanditaires et soutiens, d’autant plus qu’il représente aux yeux des musulmans sincères un véritable blasphème de l’interprétation du Coran. Simultanément au changement de stratégie américaine dans la région, l’Arabie Séoudite va devoir mettre un terme à sa croisade sunnite contre un axe chiite centré sur l’Iran et appuyé sur l’Iraq, la Syrie et le Liban. Il semble d’ailleurs que la brouille avec les Etats-Unis sur la question syrienne amène la monarchie à revoir ses fondamentaux, comme en attestent des visites récentes en Iran. Son refus d’occuper le siège où elle avait été élue à l’AG de l’ONU est à la fois un signe de son irritation et de sa prise de conscience des nouveaux rapports de force dans la région.

En réalité les Etats-Unis ne font qu’accompagner l’évolution du monde comme Chuck Hagel l’avait annoncé avant même sa prise de fonction de Secrétaire d’état à la Défense (voir PJ).

L’Occident dirigé par l’Amérique a fait croire, grâce à un énorme budget de communication, qu’il représentait le bien et la justice et qu’il avait le soutien de la majorité des peuples pour ses aventures guerrières. Mais lors des menaces de frappes occidentales contre la Syrie fin août-début septembre derniers, qu’en réalité Obama n’avait proférées que pour lâcher du lest aux groupes de pression américains, alors qu’il y était hostile au fond de lui en raison des conséquences catastrophiques qu’elles auraient entraînées, et que son Etat-Major connaissait, cette coalition guerrière « occidentale » ne représentait que 800 millions d’habitants, non consultés d’ailleurs sauf les Britanniques qui s’y étaient opposés, contre les quelques 6 milliards du reste du monde soutenant la Russie et la Chine. On sait les artifices qu’il a utilisés pour retarder la décision et ensuite s’engouffrer dans la proposition russe de destruction du stock d’armes chimiques de la Syrie. Simultanément, cette proposition acceptée avec soulagement entérinait la reconnaissance de Bachar el Assad comme Président d’une Syrie chargée de la faire appliquer jusqu’à son terme.

La réunion de la conférence de Genève II pour régler la crise est désormais inéluctable, quelles que soient les manœuvres de ceux qui y sont hostiles comme l’Arabie, et le plus intelligent est de s’en accommoder.

Les organisations rebelles civiles qui s’y opposent ne représentent que quelques poignées de Syriens déracinés et les militaires, comme les brigades Liwad al Tawhidi, Ahrar al Cham, Souqour al Cham sont des organisations terroristes composées majoritairement d’étrangers qui combattent pour un état islamique mondial et n’ont aucune identité syrienne. Les forces de l’Armée Syrienne Libre sont devenues insignifiantes ou ont fait allégeance aux djihadistes, quand elles n’ont pas déposé les armes ou rejoint les forces régulières syriennes.

Quant aux Kurdes, l’Armée syrienne leur a donné la responsabilité de tenir leurs régions et ils s’en acquittent au prix de pertes sévères contre les djihadistes mais ils prennent le dessus de plus en plus.

Simultanément le dossier iranien sera également bouclé, peut-être même avant le syrien qui demande du temps pour régler le sort des takfiristes fanatiques qui sévissent sur le terrain. La reconstruction de la Syrie demandera du temps et beaucoup d’argent, de nombreuses infrastructures ayant été détruites. Mais il n’y a pas de solution sans Bachar et les Américains le savent, même si John Kerry est obligé, lui aussi, de lâcher du lest par des déclarations hostiles ou ambiguës.

Le Liban multiconfessionnel, fragilisé par son voisinage de la Syrie d’où il reçoit plus d’un million de réfugiés de toutes confessions n’a toujours pas de gouvernement pérenne du fait des désaccords attisés par les appuis étrangers des parties prenantes. Cependant les structures étatiques comme l’Armée et la police restent cohérentes et accomplissent leur tâche malgré les difficultés. L’alliance, sans doute majoritaire dans le pays, entre les chrétiens du CPL du général Aoun, le Hezbollah composé principalement de chiites mais pas exclusivement, et le parti Amal de Nabih Berri reste la force politique dominante qui a soutenu le régime en place à Damas Habitués des discussions de diwan pour trouver des compromis, les dirigeants des grandes familles analysent les situations au regard de leurs alliances extérieures et, fins observateurs, ils semblent avoir admis que le régime syrien sortirait vainqueur de la crise et en tirent les conséquences ; le chef druze Walid Joumblatt a récemment apporté son soutien à Nabih Berri pour la formation d’un gouvernement, signe qu’une issue pourrait s’ouvrir, d’autant plus que l’Arabie pourrait la souhaiter aussi et le faire savoir à ses alliés locaux, le chrétien Samir Geagea et le sunnite Saad Hariri.

En l’absence d’état solide, la fragilité du Liban tient à la présence armée forte du Hezbollah, au nom de la résistance à Israël, simultanément avec celle des milices sunnites présentes officiellement pour certaines ou dans les camps palestiniens, qui en sortent pour combattre en Syrie voisine ou dans la région de Tripoli au Nord, faisant déjà plusieurs dizaines de morts, soldats et civils. Ce mélange est dangereux et pourrait exploser dramatiquement si les djihadistes venaient à quitter la Syrie pour attaquer le Hezbollah au Liban. Des menaces sérieuses sont d’ailleurs annoncées sur la FINUL au Sud contre les soldats occidentaux, dont les Français.

La France a tout intérêt à reprendre langue diplomatiquement avec un régime qui sortira vainqueur d’une crise tragique et à utiliser les liens d’amitié qui demeurent malgré tout entre Syriens et Français, ancrés dans des échanges culturels anciens, en dépit des affrontements qui les ont aussi émaillés.

Elle aurait aussi tout intérêt à se rapprocher de la Russie dont la diplomatie toute en finesse a montré son efficacité. La Russie va marquer des points dans le règlement de ce conflit parce qu’elle a su offrir une porte de sortie honorable à la grande Amérique dans une crise où elle s’était embourbée.

Elle défend ses intérêts stratégiques mais aussi tactiques car de nombreux djihadistes sont des combattants tchétchènes qui se retourneront contre elle s’ils le peuvent.

La Turquie, la Jordanie, l’Arabie Séoudite seront les perdants à divers égards du règlement de la crise, de même qu’Israël. Sans doute ces états sauront-ils trouver une nouvelle posture pour limiter les dégâts avec opportunisme et s’adapter aux nouveaux équilibres du monde. Il faut s’attendre que la Chine nouera ou développera des liens avec les pays de la région, elle qui propose des investissements en échange de la fourniture de l’énergie dont elle a besoin pour sa croissance toujours forte.

Alain Corvez

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4025

Des milliers de terroristes fuient la Syrie pour regagner la Tunisie (vidéo)


Tribune libre Byblos

Selon la TV syrienne, ils seraient 17000 djihadistes Tunisiens à rebrousser chemin. Direction, la Tunisie, l’un des premiers pays exportateurs de terroristes vers la Syrie. En langage postal, cela s’appelle retour à l’expéditeur. La télévision syrienne cite plusieurs rapports et spécialistes, notamment le président de l’association tunisienne des études stratégiques et politiques de sécurité globale, Nacer Ben Soltana.

5998208-8942838Selon nos propres sources sécuritaires, en réalité, les 17000 djihadistes dont parle la télévision syrienne et qui se dirigent au pays de la « révolution du jasmin », ne sont pas tous des Tunisiens. Il y en a près de 9000, et les autres 8000 sont de nationalités différentes dont principalement des Libyens (6000), des Jordaniens ( ?), des Bosniaques ( ?), des Tchétchènes ( ?), des Palestiniens ( ?) et des Saoudiens ( ?).

Ces derniers sont tous des criminels condamnés à la peine de mort que les autorités saoudiennes avaient amnistiés par Fatwa, en échange du djihad en Syrie. Sur les 9000 supposés Tunisiens, il y a au moins un millier d’étrangers à qui les usurpateurs du pouvoir en Tunisie ont accordé des cartes d’identités et des passeports tunisiens, soit à partir de Tunis, soit à partir de nos différents consulats dans le monde. Il y a également des binationaux, des Tunisiens qui ont aussi la nationalité française, belge, allemande, britannique, canadienne et australienne. Ils craignent de revenir chez eux, d’où ils sont d’ailleurs partis, parce qu’ils savent ce qui les attends aux pays des droits de l’homme. La Tunisie est donc pour eux le pays idéal pour se recycler ou pour reprendre leurs activités criminelles.

Tout ce beau monde de fanatiques, de dégénérés et d’égorgeurs compte donc affluer vers la Tunisie, qui a été déclarée par Al-Qaïda et sa ramification maghrébine AQMI, terre de Djihad. Ayman al-Zaouahiri l’avait clairement dit dans son message de juin 2012, et Seifallah Ben Hassine, alias Abou Iyadh, l’avait réitéré en mai 2013, à la suite de l’interdiction du congrès d’Ansar al-Charia qui devait se dérouler à Kairouan, le 19 mai 2013. On retrouve d’ailleurs les mêmes nationalités parmi les 150 terroristes qui ont récemment tués sept agents de la Garde nationale dans le gouvernorat de Sidi Bouzid et qui ont déjà opéré à Goubellat.

Ces terroristes reviennent d’où ils sont partis et par le même itinéraire : frontières turque et irakienne, avions ou bateaux en destination de Benghazi  et de Tripoli, frontière tuniso-libyennes, qui est devenue une passoire. Leur nombre, toutes nationalités confondues, dépasserait même les 17000. C’est que la terre de djihad en Syrie est devenue pour eux un enfer. Depuis près d’un mois, l’armée arabe syrienne a déclenché une grande offensive, éradiquant les islamo-fascistes par milliers et libérant plusieurs régions et localités qui étaient tombées sous le contrôle de ces mercenaires du Qatar, d’Arabie Saoudite, de la Turquie et de certains pays occidentaux.

Ces mercenaires vont renforcer les rangs des islamo-terroristes locaux ou frontaliers, comme les cellules dormantes d’Al-Qaïda, les djihadistes d’Ansar al-Charia, le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), le groupe El-Mourabitounes, dirigé par le sanguinaire Mokhtar Belmokhtar et directement lié à Al-Qaïda, ainsi que de certains membres des ligues de protection de la révolution, ces miliciens qui sont pour la plupart des repris de justice. A ces différents groupes terroristes, il faudrait ajouter entre 200 et 250 palestiniens du Hamas, présents sur le sol tunisien depuis juin 2011. Ils sont éparpillés dans trois gouvernorats : le gouvernorat de Tataouine, celui de Bizerte et celui de Tunis. Ces terroristes que le gouvernement usurpateur fait passer pour des étudiants, ont apporté leur savoir-faire en matière de réalisation de tunnels et d’aménagement de caches d’armes et d’explosif, dont les forces de police ont découvert quelques uns récemment.

La Tunisie va ainsi subir l’effet boomerang de la politique criminelle que Rached Ghannouchi et Moncef Marzouki ont adopté dès novembre 2011 pour déstabiliser la Syrie. Heureux d’usurper le pouvoir grâce à l’argent qatari et au soutien américain, ces deux pantins se sont cru autorisés d’exporter leur racaille terroriste en Syrie et de s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Egypte, plutôt que de s’occuper des problèmes économiques et sociaux des Tunisiens. C’est en effet avec l’accord implicite du chef des Frères musulmans tunisiens et de son valet de Carthage que tous les réseaux, à la fois terroristes et mafieux, se sont mis en place en Tunisie. Les deux principaux organisateurs de ces réseaux financés au départ par Qatar Charity, sont le tunisien Saïd Ferjani et le libyen Abdelhakim Belhadj. Plusieurs centaines de jeunes Tunisiens ont été victimes d’endoctrinement au Djihad, ou plus simplement piégés par l’eldorado européen. Beaucoup se faisaient effectivement passer pour des djihadistes, afin qu’une fois en Turquie, ils puissent y rester, ou entrer clandestinement en Europe. Les organisateurs de ce réseau de recrutement de djihadistes pour la Syrie sont tous des membres d’Ennahda et des activistes d’Ansar al-Charia. L’un d’eux, Abdelhafidh Bazdouri, vient d’être arrêté, le 27 octobre dernier, à Sidi Bouzid, la cellule mère de la « révolution du jasmin », devenue la cellule cancéreuse du salafisme et du djihadisme. Un d’arrêté, sur des centaines laissés en liberté!

C’est probablement en réaction à cette vague islamo-terroriste que quatre pays du Maghreb et du Sahel (Tunisie, Algérie, Mali, Niger), discrètement soutenus par les Etats-Unis, la France et l’Allemagne, viennent de lancer « la plus grande opération anti-terroriste après l’offensive française au Mali », selon le quotidien algérien Al-khabar, qui parle de « 8000 soldats et agents de la sûreté qui ont été déployés aux confins de la Tunisie, de l’Algérie, au nord du Mali ainsi qu’au nord ouest du Niger ». (Al-Khabar du 28 octobre 2013). L’opération a eu pour point départ la levée du niveau d’alerte à son seuil maximal le 22 octobre dernier.

Si le terrorisme islamiste était aussi facilement déracinable, les Américains l’auraient vaincu en Afghanistan et en Irak. Les Tunisiens vont devoir donc se préparer au pire et pour quelques années encore. Il sera d’autant plus difficile d’éradiquer que les inspirateurs et complices de ces terroristes sont à l’assemblée constituante, à la tête du gouvernement et à la présidence de la République. Comme l’a écrit Mondher Thabet sur sa page facebook, « Tout va dans le sens d’une intervention US dans la région ». Devinez pourquoi?

Karim Zmerli  

 

http://www.tunisie-secret.com/Des-milliers-de-terroristes-fuient-la-Syrie-pour-regagner-la-Tunisie-video_a668.html

Ce que l’Argentine chuchote à l’oreille d’Obama


cristina-kirchner-presidente-argentineMaria Poumier

Alors que chacun retient son souffle en observant la rapidité avec laquelle s’enchaînent des évènements inimaginables il y a encore un mois, il peut être utile de rappeler certains mouvements de fond, dans la société américaine, qui peuvent brusquement s’exprimer, comme « effets papillon » pesant de façon inattendue, mais incontournable.

La situation très critique que vivent les USA libère llà-bas la colère des habitants. Ainsi le dirigeant du Ku klux klan Richard Preston appelle ouvertement les Américains à s’unir pour une guerre civile contre le président Obama (french.ruvr.ru/…/USA-le-Ku-Klux-Klan-organise-une-action-contre-Oba..). Et l’armée se prépare à faire face à des émeutes. Les militaires en vacances ont ordre de ne pas quitter le pays jusqu’au 5 novembre; des troupes sont rapatriées d’Afghanistan, on achète des véhicules antiémeutes, les membres du DHS (Department of Homeland Security), ont reçu des cours de tir et de maniement du couteau etc.) Tandis qu’Obama nous semble enfin honorer, quoique de façon paradoxale, son prix Nobel de la Paix, il affronte chez lui une haine raciale et classiste qui vient de loin: lorsqu’il annonça qu’il allait mettre en route un plan de santé pour tous, un individu fit publier dans la grande presse un encart incitant à l’assassinat ciblé du président Obama.

Cette haine, assortie de mépris et de rancune contre le facteur noir, en bloc, couvant toujours sous la cendre depuis la défaite des sudistes dans la guerre de Sécession, ses hérauts veillent à la dissimuler, car ils redoutent qu’une mobilisation noire dresse un rempart de protection autour du président. Celui-ci se verrait alors obligé de rendre des comptes à sa base, à ceux qui ont voté en masse pour lui en 2008 parce qu’ils voyaient en lui un garant de santé morale pour le pays. Mais c’est ouvertement contre l’effort personnel d’Obama pour protéger les pauvres dans son pays que ses ennemis font campagne aujourd’hui, avec un chantage d’une incroyable obscénité.

Les défaites de l’empire en Irak, en Afghanistan, en Syrie, les Américains savent bien qu’elles ne sont pas imputables au même degré à leur président. Ce sont les militaires eux-mêmes qui ont mis en garde contre la tentation de la fuite en avant (five us generals threaten obama with military coup over … – Syria 360.http://wordpress.com/…/five-us-generals-threaten-.), qui serait une marche à l’abîme pour tous, sauf pour les puissances financières US. Et c’est un groupe de militaires qui lui a adressé une démonstration que les armes chimiques en Syrie ont été utilisées par les rebelles, comme provocation pour l’obliger à entrer en guerre.

Obama, président échaudé, sur qui s’exercent des pressions colossales, a dès le début de son mandat tenté de tirer son pays des guêpiers impériaux. En ces jours de victoire diplomatique de la Russie, on oublie de rappeler la longue préparation du dialogue avec l’Iran, entreprise par Obama, à la grande fureur d’Israël. Et il est bon de souligner qu’Obama a su prêter l’oreille à la réflexion des autres Américains, ceux qui ne parlent pas anglais, mais écoutent les leçons de leurs propres guerres d’indépendance. (1)

On peut considérer comme une coïncidence que le pape révolutionnaire François soit argentin, comme la présidente qui, au mépris des menaces du lobby israélien et tous les grands media dans son pays, a signé en février 2013 un accord historique avec l’Iran pour relancer l’enquête sur l’attentat de 1994 contre le centre AMIA à Buenos Aires. Cet attentat, Israël l’a exploité de façon scandaleuse afin d’en faire inculper le gouvernement iranien; après avoir apporté de fausses preuves, fait disparaître les éléments capitaux de la scène du crime et des archives judiciaires décisives, payé délinquants, magistrats et policiers pour qu’ils portent de faux témoignages, l’État juif, tenu en main depuis l’assassinat du président Rabin, en novembre 1994 par Netanyahu, l’Etat juif, donc, en la personne de B Netanyahu, vient d’affirmer que le nouveau président de l’Iran, M. Rohani a lui-même personnellement mis au point l’attentat terroriste en question!!! (http://www.unoticias.com.uy/…/israel-vinculo-a-rohani-con… )

En 2008, le chancelier argentin Héctor Timerman fut envoyé par la présidente Cristina Fernandez transmettre le message suivant à John Negroponte: « tôt où tard, vous allez devoir mettre en route un processus de paix avec les Perses; nous les Argentins allons vous donner un coup de main pour ce faire, avec l’enquête autour de l’attentat contre l’AMIA ». Il l’a redit à Hillary Clinton, puis à Kerry. Et les arguments argentins de poids, pour que les US effectuent un virage de bord impliquant une redéfinition de toute leur politique au Levant, il les tirait de la guerre de 1982. Et en septembre dernier, la présidente argentine, lors du sommet de l’ONU qui a vu s’élever la clameur internationale contre l’agression de la Syrie, s’est entretenue avec Obama en privé.

Leçons militaires d’Argentine

Il se trouve que l’Argentine peut se targuer de succès militaires considérables sur la Grande Bretagne lors de la guerre des Malouines, en 1982. C’est l’analyse fine de cette brève guerre qui a donné son essor original à la réflexion géopolitique des Argentins.(2)

L’Angleterre s’était retrouvée paralysée face aux missiles Exocet lancés par les Argentins. Cette situation les deux parties l’avaient vécue lors de la bataille de Punta Quebracho, en 1846. On se souvient du dénouement: le président Mitterrand vola au secours des Anglais, en ne livrant pas tous les missiles promis aux Argentins, et en donnant les codes secrets des Exocets aux Anglais. Une demi douzaine de ces missiles avaient suffi à faire des ravages, une douzaine de plus aurait fait basculer les ex-Falklands dans le giron de l’Argentine. (BBC News – How France helped both sides in the Falklands War
http://www.bbc.co.uk/news/magazine-17256975

Tout cela a été étudié par l’amiral Fallon, ainsi que par Sandy Woodward, chef de la flotte britannique en 1982. La trahison française a été complétée par la trahison du gouvernement militaire argentin, qui avait lancé la mobilisation contre l’Angleterre autour des Malouines pour flatter le sentiment national populaire, mais eut peur de ne pas pouvoir maîtriser l’incendie qu’elle allumait. Le journaliste Alejandro Fantino et le rapport Rattenbach, rédigé par le pilote de combat Moro, Virginia Gamba et Federico Bernal, publié par Tiempo Argentino, en ont apporté la démonstration. Le général Galtieri avait refusé le soutien des Russes et des voisins latino-américains, avec cette argumentation à mots couverts:  » pas d’aide russe pour la défense de la nation, parce que nous nous retrouverions infectés par le communisme. Et nous voulons encore moins des Mirage péruviens, parce que nous sommes des Européens [en ce sens qu’ils sont plus blancs que le reste de l’Amérique] et notre maître à penser Sarmiento se retournerait dans sa tombe si nous acceptions de nous battre aux côté de ces indigènes du Pérou. »

En effet, sur le terrain, les soldats argentins faisaient preuve d’héroïsme et réalisaient des miracles, comme ils l’avaient fait, contre le même agresseur, en 1763, en 1806, en 1807, 1844 et 1846. Mais l’État major, nullement motivé pour arracher une victoire qui aurait été révolutionnaire et anti-impérialiste, fit un travail de laquais et d’agent double pour ne pas affronter le courroux US.

En se préparant à reculons à l’attaque de la Syrie, Obama n’ignorait pas les points comparables entre cette épopée et ce qui l’attendait: un peuple syrien prêt à mourir en masse, comme les Cubains en 1962, pour défendre leur souveraineté nationale. Une direction syrienne également prête à tout, ayant noué des alliances solides. Pas de risque que les Russes trahissent en retardant la livraison de leurs Onyx; et les GPS chinois les auraient averti immédiatement du décollage du moindre missile américain ou israélien. Les porte avions US, armes subsoniques comme les Tomahawks, auraient été coulés par les armes supersoniques, trois fois plus rapides que les Tomahawks. Israël, comme Miami en 1962, y aurait perdu tout de suite le dixième de sa population. Il est probable qu’une bonne partie de la population israélienne pouvant se targuer d’une deuxième nationalité aurait pris la poudre d’escampette.

La simulation de cette agression US qui est restée virtuelle jusqu’à ce jour a donc eu un côté pédagogique certain. Le chancelier Timerman, juif pratiquant, est officiellement considéré comme un abominable traître à la judéité en Israël. Mais chacun sait qu’ils sont partout et nombreux les juifs qui travaillent pour la paix, c’est à dire contre le gouvernement israélien et ses officines terroristes, plus ou moins ouvertement, selon leurs différents niveaux de responsabilité. Lors du discours du président Rohani à l’Onu, Netanyahu a quitté ostensiblement la salle, mais un de ses ministres est resté.

Le lien avec la politique intérieure des USA

Démocrates et républicains arrivaient à travailler ensemble, au printemps dernier, sur la réforme des lois migratoires, dans un sens modéré. Il faut insister sur la particularité de l’immigration la plus nombreuse aux USA, celle des hispanophones, qui sont aussi des catholiques, aux valeurs familiales fortes. Il n’y a aucun obstacle profond à la fécondation réciproque entre états-uniens depuis plus d’un siècle, et nouveaux états-uniens: pas d’interdit alimentaire chez eux, encore moins vestimentaire, pas de mémoire de croisades ou de reconquista; au contraire, un fort sentiment de leur américanité commune, malgré tout, malgré les ravages de l’impérialisme. Une religion est en pleine expansion aux USA, et elle vient aussi de l’Amérique latine: c’est l’animisme caribéen, le paganisme d’origine africaine qui intègre le paganisme autochtone de l’Amérique. Or ce syncrétisme, qui n’est nullement réservé aux noirs, exige l’observance et le respect des rites chrétiens. Avec l’élan de charité chrétienne donné par le pape François, et l’écaillement du vernis sioniste des élites, dont le peuple n’a jamais été dupe, de nouvelles alliances de forces populaires deviennent possibles aux USA. Déjà, l’Obamacare, dont la première phase est entrée en vigueur le 1er octobre, remporte un énorme succès, c’est bon signe… (http://www.tdg.ch/economie/shutdown-obamacare-cartonne/story/12976893/print.html)

Souhaitons au président Obama de continuer à écouter le camp de la paix, le camp des pauvres, et de pouvoir continuer à travailler dans le camp… des Argentins. L’Argentine a vécu le défaut de paiement, et s’en est remise. Et elle donne l’exemple de la possibilité de travailler avec l’Iran sur un sujet qui met à nu le terrorisme israélien sous faux-drapeau. Les Américains aussi ont connu des attentats meurtriers où ils ont vu les Israéliens falsifier des preuves, détourner des enquêtes, corrompre des magistrats, assassiner des témoins gênants et protéger leurs agents démasqués, en incontestables complices de crimes utilisés comme contexte émotionnel indispensable pour permettre l’invasion et la destruction de l’Iraq et de l’Afghanistan, en prélude à celle de la Syrie et de l’Iran. Ils ont tout intérêt à en finir avec l’emprise des maffias sur leurs élus. Ce sentiment s’exprime jusqu’au sein du FBI, qui « dévoile des documents troublants » (http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/israel-et-le-11-septembre-2-7-le-100817).

Les guerres d’Indépendance, en Amérique latine, ont toutes été dépendantes de la mobilisation noire, en faveur des séparatistes locaux. C’est le général Petion, en Haïti, qui, ayant promis le soutien des Afro-américains à Simon Bolivar, fit basculer le rapport de forces en sa faveur, dans chaque pays. Lorsqu’ils ont pris peur de leur base noire, et se sont sentis menacés par la « contagion haïtienne », les état-majors insurgés sont retombés dans l’orbite coloniale. Dans la polarisation radicale qui vient, inéluctable, de nouveau, tant Obama que son peuple vont devoir choisir. Les USA peuvent gagner leur guerre d’indépendance contre Israël à condition d’épouser massivement leur pôle noir.

Remarque à toutes fins utiles

Depuis une dizaine d’années, l’Argentine reconstruit patiemment son armée, démantelée par le président Menem dans les années 1990, président qui, partisan de « rapports charnels » avec les USA, céda aux pressions israéliennes lors de l’attentat contre l’AMIA, alors qu’il n’était nullement dupe de leurs intromissions, destinées à lui faire rompre tout lien commercial et diplomatique avec l’Iran. L’Argentine fournissait du matériel nucléaire à Israël, et à l’Iran, depuis l’époque du Shah… Ses forces terrestres, aériennes et navales font des exercices conjoints (coordination qui n’existait pas en 1982!), le recrutement se féminise, le niveau d’études s’élève, le TIAR a été remplacé par un système de défense régionale. Le peuple retrouve confiance dans son armée, qui de son côté accepte de reconnaître les crimes de lèse humanité commis dans les années 1970, et les impute à ses dirigeants lamentables de l’époque, les mêmes qui ont sacrifié pour rien la jeunesse dans les combats pour les Malouines. Et le gouvernement de Cristina Fernandez a repris le programme chaviste dynamique d’intégration latino-américaine, avec coopération militaire éventuelle, sans discrimination des pays moins blancs qu’eux, au sein de l’UNASUR.

(1) Sur l’affaire des 5 Cubains in justement emprisonnés pour « complicité de terrorisme », alors qu’ils luttaient précisément contre les terroristes américains de Miami, « il y a des avancées : la réduction de la peine pour trois des Cinq, sous la pression de l’opinion publique internationale, et le fait que, au mois d’avril de cette année, la juge ait accepté que René, le premier des Cinq qui a été libéré, puisse quand-même retourner à Cuba, contre l’avis du ministère public. Et puis il y a la publication récente de documents démontrant qu’un certain nombre de pseudo-journalistes étaient payés par le gouvernement étasunien afin de manipuler, par le biais de la presse, l’opinion publique de Miami contre les Cinq pendant le procès et lorsque les jurés se penchaient sur leur verdict. Evidemment, tout cela annule le procès. La défense a demandé une nouvelle session, mais la juge réfléchit toujours » (http://www.les5.org/toutes-les-news.html). On espérait, le 10 octobre dernier, 15ème anniversaire de la détention des 6, un nouveau geste. Cuba avait refusé d’accueillir l’avion d’Edward Snowden, au mois de juin, en espérant un renvoi d’ascenseur…

(2) Les réflexions qui suivent reprennent les dernières informations et analyses d’Oscar Abudara Bini, coordonnateur de l’ouvrage: Malvinización y desmentirización, Ediciones Fabro, Buenos Aires 2013.

Voir Siria: deflagración sin conflagración (http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art1492).

http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art1493

Les européens convoquent les ambassadeurs américains…Pour leur dire quoi ?


Hollande-MerkelSnowden continue à nous régaler avec un spectacle comique digne d’un Dieudonné. A chacune de ses révélations on assiste à un ballet loufoque parmi les gouvernants européens. C’est à celui qui sera le plus surpris, le plus indigné et celui qui aura la réaction la plus ferme vis-à-vis de l’administration étatsunienne. Ces réactions vont de « s’il vous plait, Mr Obama, vous ne pouvez pas nous espionner un peu plus discrètement ? », à « ce n’est pas gentil d’espionner un ami », lourdes de menaces.

Obama a déjà répondu à Merkel, lui assurant qu’elle n’était plus écoutée. Cela veut-il dire qu’on sait déjà tout ce qu’on devait savoir sur elle, et qu’il n’y a pas lieu de continuer les écoutes ? Hollande aussi s’est cru obligé d’appeler Obama, qui a dû lui répondre à peu près la même chose qu’à Angela Merkel.

Mais, devant l’ampleur des révélations, ces réactions timides pourraient passer pour de la faiblesse. Il fallait faire un peu plus de bruit pour être un indigné crédible. Alors on convoque les ambassadeurs pour des protestations officielles. Avec un grand tapage médiatique comme il sait si bien le faire, Laurent Fabius convoque Mr Charles H. Rivkin, ambassadeur américain à Paris. Nous pouvons aisément deviner ce qu’ils se sont dit, comme si nous y étions.

– Bonjour Laurent, comment ça va ?

– Hi Charles. Bof, pas très fort, tu t’en doutes bien.

– Oui, je sais. Nos amis reculent de partout. L’armée de Assad leur mène la vie dure. Pourtant Bandar fait du bon boulot. Mais tu prends les choses trop à cœur, n’y penses plus. Vous, au moins, vous avez le Mali ; vous pouvez faire ce que vous voulez. Il suffit que Bandar fasse un peu bouger ses hommes, et vous rappliquez. Nous c’est différent. Poutine nous marque à la culotte. Dès qu’on bouge le petit doigt, c’est ‘’le droit international’’ par-ci, ‘’tenir vos engagements’’ par-là, les temps changent.

– Mon pauvre Charles… Nous aussi, nous sommes victimes de ce malfaisant de Poutine. Il faut dire qu’il commence à nous les briser menu, menu.  Depuis qu’il a récupéré Snowden, chaque fois que les choses semblent se tasser, il lui fait sortir une nouvelle révélation, rien que pour nous enquiquiner, pour ne pas dire plus. Ça va durer encore longtemps ?

– Ne t’inquiète pas, je t’ai emmené la réponse que tu dois fournir à la presse. C’est à peu près la même que pour les autres capitales. Bon, c’est pas tout ça, faut que j’y aille. Je dirai que tu m’as remis une lettre de protestation, que nous sommes désolés, et que nos relations, qui datent de La Fayette, etc, etc…

A quand les prochaines révélations de Snowden qui les feront à nouveau danser ?

Avic

 » No Woman, No Drive « , le tube de Bob Marley version saoudienne


l-activiste-saoudienne-manal-al-sharif-conduit-une-voiture-a_1322514Les femmes n’ont pas le droit de conduire en Arabie saoudite. Et pourtant, certaines militantes ont pris le volant samedi 26 octobre en guise de protestation. En bravant cet interdit, elles s’exposent à de lourdes sanctions, comme des contraventions… ou des coups de fouet, explique le site automobile Jalopnik. Plutôt que les frapper, le comédien saoudien Hisham Fageeh a trouvé un moyen plus doux de les dissuader de prendre la route. Il a fait un remake du tube « No Woman, No Cry » de Bob Marley, mais avec « les valeurs saoudiennes », ce qui donne « No Woman, No Drive ».

 

 

Avant de se mettre à chanter, il explique : « Pendant mes études aux Etats-Unis, j’ai découvert une chanson d’un jamaïcain qui m’a vraiment marquée. J’ai décidé de l’interpréter à ma façon, avec des paroles qui font sens dans ma culture. »

Si on reconnaît la mélodie et le rythme du tube de Bob Marley, les paroles ont effectivement complètement changées. « Je me souviens quand tu t’asseyais dans la voiture familiale, mais à l’arrière. Les ovaires en bonne santé et en sécurité. Comme ça, tu as pu faire plein d’enfants. Beaucoup d’amis, nous avons eus, et beaucoup d’amis, nous avons perdus sur l’autoroute (…) donc jette tes clés de voiture ! Sœur, ne touche pas à ce volant », fredonne-t-il.

Il s’agit bien évidemment d’une parodie. Le comédien a voulu mettre en lumière l’absurdité des arguments de ceux qui s’opposent à ce que les femmes conduisent. Il ironise ainsi sur le prétendu danger que cela représenterait pour les ovaires, comme l’avait affirmé le cheikh Saleh Al-Lohaidan, un haut dignitaire religieuse du pays, sur le site saoudien Sabq le 29 septembre.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/10/28/no-woman-no-drive-ladaptation-saoudienne-du-tube-de-bob-marley/#xtor=RSS-32280322

http://www.wikistrike.com/article-no-woman-no-drive-le-tube-de-bob-marley-version-saoudienne-120834260.html

Histoire : Un universitaire israélien révèle le sale jeu du Mossad dans le grand départ des juifs du Maroc


L’immigration des juifs du Maroc n’était pas une promenade de santé. Pour réussir un tel pari, les dirigeants israéliens ont sollicité l’aide du Mossad. Les services secrets lançaient, alors, une opération pour « convaincre » leurs coreligionnaires de quitter le royaume. Détails.

L’historien israélien Yigal Bin-Nun vient de révéler de nouvelles données sur les circonstances du départ massif des Marocains de confession juive vers Israël. Dans son édition d’aujourd’hui, le quotidien Al Qods Al Arabi, basé à Londres, publie un résumé du travail effectué par Yigal, déjà diffusé par le journal Adenot Aharonot. Ce professeur à l’université Bar-Ilan accuse, ouvertement, le Mossad d’être derrière toute cette opération, au cours de laquelle environ 160 mille personnes ont quitté le royaume.

« Il nous faut des martyrs juifs »

Dès le début des années soixante, les services secrets de Tel Aviv envoient au Maroc un groupe d’agents ayant pour principal ordre de commettre des attentats contre des juifs bien installés afin de les terroriser et convaincre le reste de la communauté qu’ils sont victimes de persécution de la part des autorités marocaines. Une fois, cette phase accomplie, les embarquer à bord d’un bateau à destination des ports de la Palestine occupée, était facile. Le chef du Mossad de l’époque, justifiait le recours à ce genre d’actes contre ses coreligionnaires par cette phrase : « Il nous faut des martyrs juifs ».

Toutefois, la mission allait connaître son premier échec. La police arrête trois radicaux juifs marocains qui collaboraient avec le Mossad. Un succès vite gâché par leurs morts sous la torture lors des interrogatoires. Des bavures qui ont hautement bénéficié aux Israéliens pour renverser la vapeur et convaincre la majorité, encore hésitante, de tenter l’aventure en Israël. Mais surtout, comme le rapporte Adenot Aharonot de contraindre Hassan II de signer avec Israël un accord facilitant le départ des juifs.

e2fdfabcc877ca227587530c468e528d_646Le Mossad laisse couler un bateau d’émigrés juifs marocains

Cadrés par le « principe » qu’il leur faut des « martyrs juifs », les agents du Mossad passent à la seconde phase de leur plan. Ils mettent à la disposition des candidats à l’immigration un bateau, afin de les,emmener clandestinement en Israël. L’enquête de l’historien Yigal Bin-Nun révèle que l’« arche » avait effectué 13 missions totalement réussies, avant qu’il ne fasse naufrage causant la mort de 44 juifs marocains et tous les membres de l’équipage espagnol.

Dans des déclarations au quotidien Adenot Aharonot, Yigal Bin-Nun laisse entendre que le Mossad est derrière ce drame. « Je ne prétends pas que la navire a été coulé avec préméditation mais la négligence était délibérée ». Et d’ajouter que « j’ai révisé les protocoles ayant précédé le naufrage et je suis tombé sur des déclarations de la ministre des Affaires étrangères, Golda Meir (1898-1978). Lors d’un conseil de gouvernement, elle insistait sur l’impératif de commettre une opération au Maroc qui engendrait un choc ». Du coup « ils ont loué un bateau en mauvais état, sachant qu’une fois au large de la Méditerranée, il va couler », poursuit Bin-Nun.

Cet autre incident a été accompagné par la publication, par les agents du Mossad, d’un faux communiqué attribué à la communauté juive installée au Maroc incitant au grand départ. L’opération a réussie. Des 160 000 juifs qui étaient installés au royaume avant que le Mossad n’intervienne, il n’en reste aujourd’hui que 5000.

http://www.yabiladi.com/articles/details/20320/histoire-universitaire-israelien-revele-sale.html

La supercherie du sida : ils ont voulu tuer l’Amour !


Tribune libre Ryzz

du-vih-au-sidaLa supercherie scientifique la plus horrible et la plus meurtrière de l’Histoire reflète parfaitement l’arrogance, de l’ignorance, de la corruption et de la tromperie de la médecine générale, de l’industrie pharmaceutique et des gouvernements. Le public a été trompé par des médecins, des industriels et des politiciens sans scrupule et sans âme. Plus d’une centaine des plus éminents scientifiques au monde remettent en question l’hypothèse du SIDA, et leur nombre augmente chaque jour! Même si les risques encourus par ceux qui se dressent contre ce mensonge et s’engage pour la vérité, sont terribles. La perte de crédibilité, la carrière remise en cause, une image salie, mais au moins leur honneur est sauf, et leur âme est sauvée!

L’‘’Epidémie du siècle’’ ressemble plus à l’extermination du siècle. Aujourd’hui, en Occident, les gens meurent de maladie (cancer, ou autre maladie en tout genre), et c’est essentiellement à cause d’une médecine qui régresse et qui diagnostique des symptômes sans analyser les causes. S’il y a tant de «soi-disant cas de SIDA» en Afrique c’est principalement à cause des problèmes de mal nutrition et d’hygiène. Mais c’est bien sûr plus pratique pour les Occidentaux de se dire qu’ils meurent du SIDA ! Soutenir la thèse officielle du Sida est meurtrier ! ! ! Ça tue des gens et ça enrichit les grands groupes financiers qui sont en train de prendre le pouvoir des « démocraties ».

Le «virus» n’existe tout simplement pas : il s’agit d’un syndrome, (SIDA, Syndrome d’Immunodéficience Acquise). Le SIDA est décrit comme une immunodéficience ayant pour principale caractéristique une perte notoire en cellules T4, un type spécial de lymphocytes (cellules sanguines blanches, ou globules blancs). L’expression «le virus du sida» est dénuée de sens! Quant aux HIV que certains appellent «un virus», il n’existe aucune preuve clinique qu’il ait un rapport avec l’écroulement du système immunitaire! Le virus n’a jamais été isolé ni en France par Luc Montagnier, ni ailleurs par qui que ce soit ! ! ! Il faut remettre toute l’industrie chimique agro-alimentaire en question.

Notre santé dépend de notre mode de vie physique, émotionnel, mental, énergétique et spirituel, notre système immunitaire en dépend entièrement. Chacun doit comprendre comment il s’est éloigné de sa santé et apprendre à mieux se traiter pour que son corps puisse se guérir lui-même. Les vraies causes de l’effondrement du système immunitaire sont :

–          Les produits chimiques ajoutés dans l’alimentation qu’ils contaminent et doivent être rejetés ou transmutés, par le corps, ce qui représente un travail extrêmement important pour le corps.

–          Tous les aliments cuits à plus de 45° contiennent des «molécules dénaturées» et moins le corps en tire de nutriments!

–          La perte et/ou le gaspillage de nos énergies fragilisent en profondeur tout notre système.

–          Le fait d’être loin de la nature en générale et de notre nature spirituelle en particulier, dont la priorité est d’évoluer, d’apprendre, d’aimer et de créer.

–          La peur est l’élément crucial de la fragilité de tout notre système immunitaire.

Quand la perfidie se met au service du profit et du pouvoir. Dans une meurtrière conspiration du silence, la médecine établie ignore la preuve flagrante que le VIH ne se propage pas sexuellement. A cause de la confiance aveugle, que nous avons tous eu, en nos scientifiques, on s’est laissé aisément entraîner sur une voie trompeuse enjolivée d’un mystérieux jargon, avec lequel si peu était familier. Les mensonges sur le sida ont un impact direct très néfaste, dans la vie «spirituelle» des gens car le sexe est associé avec la peur. Ce mensonge tue l’Amour, en semant la terreur par la crainte de la mort. Un génocide sans précédent dans l’Histoire, est en train d’être commis consciemment par une poignée de scientifiques et de pseudo-chercheurs ! ! ! La colère et la révolte se propagent devant une tragédie qui ne peut laisser personne indifférent : derrière la maladie du sida se cache un scandale stupéfiant, la manipulation de l’information par un groupe de scientifiques, d’industriels et de politiciens qui ont réussi à imposer leurs dogmes et à instaurer une répression massive contre tous le scientifiques qui ne pensent pas comme eux. Le dogme officiel du VIH (virus biochimiquement inactif), est le dogme le plus funeste de toute l’histoire de la médecine. Ne croyez pas que ‘’si c’était vrai, cela se saurait’’. L’histoire nous a montré qu’on nous a mentit sur tout et depuis toujours. La naïveté ne doit persuader personne que la médecine s’élève au-dessus de l’avarice, de la politique, de la tromperie et de la corruption.

Nous n’attrapons aucune maladie, nous succombons simplement à notre inadaptation à notre environnement. Si tel n’était pas le cas, la première ‘’épidémie’’ sur terre aurait été la dernière. Et le sida persiste ?

  • Il n’existe pas un seul rapport prouvant que le ‘’VIH’’ soit la cause ou même un cofacteur du SIDA !
  • Beaucoup de causes du SIDA, probablement la plupart sinon toutes, sont déjà connues et le ‘’VIH’’ n’est pas recevable comme l’une d’entre elles !
  • C’est un politicien, et non une preuve scientifique, qui a décrété que le VIH était la cause du SIDA !

Les victimes de la supercherie se sont multipliées jusqu’à inclure des enfants hémophiles et des personnes sujettes à plus de 35 maladies. On leur refuse le traitement approprié et elles sont exposées à la maladie et à la mort iatrogènes (causées médicalement). L’impact psychologique est tellement violent que beaucoup de victimes de cette tromperie se sont suicidés ou ont perdu tout espoir et ont succombé à une affection qu’elles auraient pu vaincre. Le prix à payer, de ce mensonge, pour la population, est la privation du droit constitutionnel ‘’à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur’’.

La peur engendrée par cette ‘’épidémie’’ imaginaire, élaborée artificiellement, a favorisé les préjugés et la panique. Cette peur a façonnée des réactions violentes et a isolée des parties entières de notre population. Il y a déjà des tentatives de la part de certains gouvernements d’imposer un test obligatoire ainsi que les restrictions qui vont avec, aux individus porteurs du VIH et du SIDA, (on parle de personnes qui ont en fait souvent un simple affaiblissement du système immunitaire). Le Canada est l’exemple à ne pas suivre au monde en matière de discrimination par rapport au Sida.

L’homosexualité n’a rien à voir avec le SIDA !

Le diagnostic de la séropositivité implique que la maladie est incurable, transmissible sexuellement. La victime vit constamment dans l’ombre de la mort, le désespoir et la douleur de l’isolement. C’est l’obstacle suprême à la recherche du bonheur et de l’éveil. Mais cette tragédie provoque le rassemblement et fait ressortir chez l’humain l’altruisme, plus de 16 000 organisations, ont été créées pour aider les victimes de ce drame.

Dr Gallo déposa un brevet américain pour un test du HIV destiné à le rendre très riche, peu de temps après l’avoir prétendument isolé. Et Luc Montagnier a eu un prix Nobel, après ses découvertes en France, qu’il n’a jamais osé remettre en question : voilà nos Héros ? ? ?

Margaret Heckler attribua le juteux contrat pour l’AZT à la compagnie Pharmaceutique Burroufghs-Wellcome avant même la parution de la première étude scientifique dans aucun journal américain. L’AZT était un médicament en quête de maladie. Il était resté sr les rayons des Instituts Nationaux de la Santé pendant des années, c’était un médicament expérimental qui avait échoué dans le traitement du cancer. La rétrovirologie avait gagné en importance à cause de la ‘’guerre contre le cancer’’ de Nixon et de la croyance qu’un rétrovirus puisse être la cause du cancer chez les humains. En 1986, le Comité International des Rétrovirologistes désigna le VIH comme seule cause du SIDA, et devient complice de la conspiration.

En plus de la flagrante indifférence de Gallo à l’égard de toutes les exigences scientifiques nécessaires à la validation de ses affirmations, il fut finalement découvert que le HTLV-3 était un rétrovirus qui avait été envoyé à Gallo plus d’une année auparavant par Luc Montagnier de l’Institut Pasteur à Paris. A deux occasions, Montagnier avait envoyé des échantillons du virus, qu’il avait isolé dans le sang de quelques malades du SIDA, afin de le faire évaluer par Gallo. Un scandale éclata et une bataille s’ensuivit pour déterminer qui pouvait s’attribuer le mérite de la découverte et des droits d’auteur. Il fallut l’intervention du Premier Ministre français Jacques Chirac et du président américain Ronald Reagan pour parvenir à un accord qui stipulait le partage des bénéfices et du mérite de la découverte.

Le SIDA ne correspond ni à la définition d’une maladie, ni à celle d’un syndrome. C’est la compilation des symptômes de 35 maladies bien identifiées, qui affaiblissent clairement le système immunitaire. Il n’y a pas d’épidémie de sida. Quand une épidémie détruit la population prédisposée, elle cesse d’exister.

En 1987, le Dr Peter Duesberg, autorité internationale en matière de rétrovirus, publia dans ‘’Cancer Research’’ un article qui secoua le fondement même de la théorie VIH-SIDA et fit vaciller entièrement le ‘’gang du SIDA’’ à s’avoir Robert Gallo, Anthony Fauci, William Hazeltine, Max Essex, James Curran, Flossie Wong Stail, Dani Bolognesi, Margaret Fischler, Margaret Heckler.

Le coût de ce qui s’avère être le plus grand scandale médical de l’Histoire, n’est pas seulement inestimable en termes de milliards de dollars perdus en recherches mal dirigées, il détourne également l’attention des causes connues de l’immunodéficience acquises.

Le syndrome d’immunodéficience acquise est provoqué par de nombreux facteurs connus et prouvés : drogues, médicaments, pollution, radiations, malnutrition, mauvaises conditions d’hygiène, excès de stress émotionnel et physique et la peur, soit individuellement, soit combinés. Les immunodéficiences ne sont pas transmissibles.

Les médicaments employés dans le traitement du SIDA comme les antibiotiques, les stéroïdes, la chimiothérapie, approuvée par le FDA (Food and Drug Administration-Régie des Aliments et des Médicaments), l’azidothymidine (AZT), sont des causes établies d’immunodéficience.
L’AZT tue les cellules contaminées autant que les cellules saines. Il ne fait pas la différence. L’AZT détruit l’adénosynthèse de toutes les cellules, sans exception. Alors qu’il était l’objet d’une étude menée par Margaret Fischler au Jackson Memorial Hospital, à l’Université du Centre Médical de Miami, il fut abandonné après 24 semaines pour des raisons éthiques, à cause du taux élevé de décès dans le groupe de contrôle. Il fut dit à tous les malades du SIDA de la clinique qu’ils allaient mourir et que l’AZT était le seul traitement à disposition (alors qu’il était expérimental). La malhonnêteté de l’étude explosa, lorsqu’ils demandèrent au FDA l’autorisation de tester un plus grand nombre d’individus, et omirent de mentionner qu’après 48 semaines de test, le taux de mortalité était le même dans les deux groupes. L’AZT est hautement toxique et produit rapidement 56 effets secondaires, il n’est utile que pour commettre des meurtres légaux, et, alors qu’il n’est plus utilisé en Occident et en Amérique du nord, on écoule encore les stocks restants en Afrique ! Presque toutes les maladies sévissent plus là où le système sanitaire, l’hygiène et la nutrition sont inacceptables, surtout quand on traite, en plus, les populations avec du poison. Le nombre des cas de SIDA baisse et remonte officiellement. Enfin ils baissent surtout là ou l’AZT est remplacé par des traitements avec des muti-therapies plus adaptés.

Le MMS de Jim Humble, est une solution efficace, à moindre coût, simple et accessible facilement.

  • ’Le VIH ne provoque pas le SIDA …Ce que personne ne comprend, c’est que tous les rapports écrits par Gallo sur le VIH ont été déclarés frauduleux… L’hypothèse du VIH était basée sur ces rapports.’’ Dr Peter Duesberg.
  • ’Pour moi, le fait que des scientifiques se taisent face à un tel doute équivaut à de la négligence criminelle’’. Dr Charles A. Thomas.
  • ’Les scientifiques ne sont pas là pour croire, mais pour avoir des preuves…Il n’y a aucune preuve consistante (en référence au VIH comme cause du SIDA).’’ Kary Mullis.
  • ’Le fait est que toute cette affaire SIDA/hétérosexualité, est un canular’’. Gordon Stewart.
  • ’La présence de ce qu’ils appellent VIH dans le cadre de la maladie n’est pas plus une preuve qu’il en soit la cause que la présence de mouches dans les ordures n’est une preuve que les mouches soient la cause des ordures’’.

Ref. : Dr. Robert Wilner, Pr Peter Duesberg, Bryan Ellison, Dr Peter H. Duesberg, Dr Charles A. Thomas Jr. , Dr Kary Mullis, Dr Robert Root-Bernstein, Dr Gordon Stewart, Dr Joseph Sonnabend, Dr Jim Humble, T.C. Fry, Celia Farber, Claude Tracks, ……………

Sommes-nous encore libres ?


Tribune libre Résistance

stasi3J’ai écrit cet article pour Résistance depuis mon ordinateur, puis l’ai mis en ligne sur le site. Un certain nombre de webmestres l’ont également reçu et peut-être ont-ils fait la même chose que moi. Nos lecteurs respectifs ont pu lire cet article le lendemain. Quelqu’un cependant l’a lu avant eux, ou était tout du moins en mesure de le faire. Ce n’était pas ni un membre de Résistance, ni les webmestres qui en ont été destinataires. Je ne connais pas ce quelqu’un. Il ne vit certainement pas en Franc. Il opère loin d’ici, au-delà de l’océan… Je ne suis pas un terroriste, je ne suis pas recherché et je paie mes impôts. Bref, je suis un citoyen lambda. Mais ce quelqu’un sait tout de moi. Il sait à qui je téléphone parce qu’il a accès à mes données sur mon smartphone. Il sait à qui j’écris et surtout ce que j’écris, car il est capable de surveiller tous mes mouvements sur Internet. Il prend note de mes achats en ligne, consigne tout et scrute mes mouvements sur mon compte bancaire de telle sorte qu’il sait ce que je gagne. Mon patrimoine n’a aucun secret pour lui.

L’utilisation de Facebook lui facilite grandement la tâche. Parce que l’internaute met sa vie à nu sur le plus grand réseau social du monde. Il nous renseigne sur son cercle d’amis, publie des photos amusantes, insolites, et parfois intimes, sans se rendre compte qu’un jour, tout ceci pourrait un jour se retourner contre lui. Il ne se doute pas que ce qui est posté sur Facebook ne peut être supprimé, même lorsque ses contacts ou le quidam n’y ont pas accès. Toutes ses informations restent gravées dans une énorme mémoire, suspendues en quelque sorte sur un nuage virtuel qu’il ne peut atteindre. Il perd ainsi le contrôle de son passé et du présent.

Certains se remémoreront immanquablement la Vie des autres, film dans lequel la Stasi surveillait dans le Berlin des années quatre-vingt les intellectuels soupçonnés de critiquer le régime d’Erich Honecker. Le parallèle avec l’URSS, la Chine et tous les pays supposés autoritaires ou dictatoriaux sera rapidement fait. On leur oppose notre culture démocratique et la liberté. Les lois sont d’ailleurs censées nous préserver de toute intrusion. L’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ne proclame-t-il pas le droit de toute personne au respect « de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance » ?

Les révélations faites par l’ancien employé de la CIA et de la NSA Edward Snowden sont pourtant inquiétantes. Microsoft, Google, Apple, Yahoo, BlackBerry, Facebook, etc., collaborent, de leur plein gré ou sous la contrainte, avec la National Security Agency (NSA), la super agence des services secrets étasuniens, lui octroyant un accès privilégié à leurs données. Un peu comme si un étranger avait accès à une porte secrète de votre maison sans que vous n’en déteniez les clefs…

Aujourd’hui, un agent secret n’aurait plus besoin d’allumer mon ordinateur et de télécharger mon disque dur. Le processus est en grande partie automatique. De temps à autre et à mon insu, mes données peuvent être collectées et transmises je ne sais où. Ce qui est remarquable, c’est que tout cela se produit dans les pays qui ne sont apparemment pas totalitaires. Ces derniers se revendiquent au contraire tous de la démocratie. Pourtant, ces faits s’inscrivent dans un processus aux conséquences potentiellement désastreuses.

Le 11 Septembre en a été l’acte fondateur. Capitalisant sur le choc provoqué par les attentats dans les opinions internationales, la lutte contre le terrorisme a permis de justifier la plupart des actions menées par les États-Unis. Les menaces terroristes qu’on brandit à dessein permettent de renforcer les structures de contrôle de la population. Nous ne savons pas aujourd’hui ce que la NSA, le FBI ou  la CIA ont pu faire de nos informations personnelles, ce qui, dans un État de droit, relève de l’inconcevable. Les conséquences de ce paradoxe sont colossales. Notre intimité est désormais mise à nu et partagée par autrui sans qu’on puisse y faire quoi que ce soit. Plus personne ne pourra désormais se sentir totalement en sécurité. Sommes-nous tout simplement encore libres ?

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-sommes-nous-encore-libres-120836680.html

Suicide saoudien


Alors que l’Arabie saoudite a repris à son compte le plan qatari de renversement du régime laïque syrien, Riyad semble incapable de s’adapter au soudain recul US. Non seulement il refuse l’accord russo-américain, mais il poursuit la guerre et annonce des mesures de rétorsion pour « punir » les États-Unis. Pour Thierry Meyssan, cet entêtement équivaut à un suicide collectif de la famille des Séoud.

suicide-pendaisonLâchée par les États-Unis en Syrie, l’Arabie saoudite va t-elle se suicider à défaut de pouvoir vaincre ? C’est ce que l’on pourrait conclure des événements suivants :

Le 31 juillet 2013, le prince Bandar Ben Sultan s’est rendu en Russie où il n’a pas seulement été reçu par son homologue, le chef des services secrets, mais par le président Vladimir Poutine. Il existe deux versions de cette rencontre. Pour les Saoudiens, Bandar s’est exprimé au nom du royaume et des États-Unis. Il a proposé d’acheter pour 15 milliards de dollars d’armement russe si Moscou laissait tomber la Syrie. Pour les Russes, il s’est exprimé avec arrogance en menaçant d’envoyer des jihadistes perturber les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi si Moscou persistait à soutenir le régime laïque de Damas, puis en cherchant à le corrompre. Quelle que soit la vérité, le président Poutine a ressenti les propos de son interlocuteur comme des insultes à la Russie.

Le 30 septembre, le prince Saoud Al-Faisal avait été inscrit à l’ordre du jour du débat général de la 68e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, mais furieux du réchauffement des relations irano-US, le ministre saoudien des Affaires étrangères est parti sans s’excuser. Dans sa colère, il a refusé que son discours, préparé et imprimé à l’avance, soit distribué aux délégations.

Le 11 octobre, le secrétaire général adjoint des Nations Unies et ancien responsable du département d’État pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, recevait une délégation libanaise. Parlant au nom de M. Ban, mais probablement plus encore au nom du président Obama, il n’a pas eu de mots assez durs pour critiquer la politique étrangère saoudienne, faite de « rancunes » et incapable de s’adapter au monde qui change.

Le 18 octobre, l’Assemblée générale des nations Unies élisait, par 176 voix sur 193, l’Arabie saoudite comme membre non-permanent du Conseil de sécurité pour deux ans à compter du 1er janvier 2014. L’ambassadeur Abdallah El-Mouallemi se félicitait de cette victoire qui reflète « l’efficacité de la politique saoudienne marquée par la modération » (sic). Cependant quelques heures plus tard, le prince Saoud Al-Faisan publiait un communiqué aux accents nassériens sur l’incapacité du Conseil de sécurité et le refus du royaume d’y siéger. Si le motif officiel principal évoqué était la question syrienne, le ministre s’offrait le luxe de dénoncer également la question palestinienne et celle des armes de destruction massive au Proche-Orient, c’est-à-dire de désigner comme ennemis de la paix à la fois l’Iran et Israël. Sachant que la critique de la politique syrienne des Nations unies est une mise en cause directe de la Russie et de la Chine, qui y firent usage par trois fois de leurs droits de veto, ce communiqué était une insulte faite à Pékin, bien que la Chine soit le principal client actuel du pétrole saoudien. Cette volte-face, qui plongea l’Organisation dans la consternation, fut néanmoins bruyamment saluée par les présidents de la Turquie et de la France qui déclarèrent partager les « frustrations » de l’Arabie saoudite sur la Syrie.

Le 21 octobre, le Wall Street Journal révélait que le prince Bandar Ben Sultan avait invité à son domicile des diplomates européens en poste à Riyad. Le chef des services secrets leur aurait narré la fureur saoudienne face au rapprochement irano-US et au retrait militaire US de Syrie. Devant ses hôtes interloqués, il aurait annoncé que le royaume allait en rétorsion retirer ses investissements d’Amérique. Revenant sur l’épisode du siège au Conseil de sécurité, le quotidien précisa que, selon le prince Bandar, le communiqué n’était pas dirigé contre Pékin, mais contre Washington ; une précision d’autant plus intéressante qu’elle ne correspond pas à la situation.

Face à l’incrédulité suscitée par ces déclarations et aux commentaires apaisants du département d’État, le prince Turki Ben Faisal expliqua à Reuters que les paroles de son ennemi personnel, Bandar, engageaient bien le royaume et que cette nouvelle politique ne serait pas remise en question. Il n’est donc plus question d’une division du pouvoir entre les deux branches rivales de la famille régnante, les Sudairi contre les Shuraim, mais bien de leur vision commune.

En résumé, l’Arabie saoudite insultait la Russie en juillet, la Chine il y a deux semaines, et maintenant les États-Unis. Le royaume annonce qu’il retirera ses investissements d’Amérique pour se tourner probablement vers la Turquie et la France, même si aucun expert ne voit comment cela serait possible. Deux explications de ce comportement sont possibles : soit Riyad feint la colère pour permettre à Washington de continuer la guerre en Syrie sans en prendre la responsabilité, soit la famille des Séoud commet un suicide politique.

La première hypothèse semble infirmée par la sortie du prince Bandar devant les ambassadeurs européens. S’il jouait en sous-main pour les États-Unis, il s’abstiendrait de venir prêcher la révolution auprès de leurs alliés.

La seconde hypothèse rappelle le comportement des chameaux, animaux fétiches des bédouins saoudiens. Ils sont réputés capables de se laisser animer durant des années par leurs rancunes et de ne pas trouver le calme avant d’avoir assouvi leur vengeance, quel qu’en soit le prix à payer.

Or, la survie de l’Arabie saoudite est en jeu depuis la nomination de John O. Brennan à la tête de la CIA, en mars 2013. Jadis en poste en Arabie, c’est un adversaire résolu du dispositif mis en place par ses prédécesseurs avec Riyad : le jihadisme international. M. Brennan considère que si ces combattants ont fait du bon boulot, jadis, en Afghanistan, en Yougoslavie et en Tchétchénie, ils sont devenus à la fois trop nombreux et ingérables. Ce qui était au départ quelques extrémistes arabes partis faire le coup de feu contre l’Armée rouge est devenu une constellation de groupes, présents du Maroc à la Chine, qui se battent en définitive bien plus pour faire triompher le modèle saoudien de société que pour vaincre les adversaires des États-Unis. Déjà, en 2001, les États-Unis avaient pensé éliminer Al-Qaïda en le rendant responsable des attentats du 11-Septembre. Cependant, avec l’assassinat officiel d’Oussama Ben Laden, en mai 2011, ils avaient décidé de réhabiliter ce système et en firent très grand usage en Libye et en Syrie. Jamais sans Al-Qaïda, Mouamar el-Kadhafi aurait pu être renversé comme l’atteste aujourd’hui la présence d’Abdelhakim Belhaj, ex-numéro 2 de l’organisation, comme gouverneur militaire de Tripoli. Quoi qu’il en soit, aux yeux de John O. Brennan, le jihadisme international devrait être ramené à de faibles proportions et n’être conservé que comme force d’appoint de la CIA en certaines occasions.

Le jihadisme est non seulement la seule force effective de l’Arabie saoudite, dont l’armée est divisée en deux unités obéissant aux deux clans de la famille des Séoud, mais c’est aussi son unique raison d’être. Washington n’a plus besoin du royaume pour se fournir en hydrocarbures, ni pour plaider la cause de la paix avec Israël. D’où le retour au Pentagone du vieux plan néoconservateur : « Jeter les Séoud hors d’Arabie », selon le titre d’un Powerpoint projeté en juillet 2002 devant le Conseil politique du département de la Défense. Ce projet prévoit le démantèlement du pays en cinq zones distinctes, dont trois sont appelées à former des États indépendants les uns des autres et deux devraient être rattachés à d’autres États.

En choisissant l’épreuve de force avec les États-Unis, la famille des Séoud ne leur donne pas le choix. Il est improbable que Washington se laisse dicter sa conduite par quelques bédouins fortunés, mais prévisible qu’il va les remettre au pas. En 1975, ils n’hésitèrent pas à faire assassiner le roi Faysal. Cette fois, ils devraient être plus radicaux encore.

Russie – Greenpeace : Dans l’enfer du goulag arctique de Mourmansk !


greenpeace-bezet-boorplatform-van-gazprom-id4891813-620x400Mais comment vivent les 30 de l’arctique embastillés , Loubiankaïsés plutôt , dans les géoles du Goulag arctique Russe ? Selon les informations qui filtrent ça et là, ils et elles seraient soumis à des conditions de détentions inhumaines: La bise arctique souffle dans les cellules au béton lépreux, la nuit polaire éclaire à midi d’une paleur mortelle violacée la kacha gluante distribuée aux reclus, des homasses crasseuses hurlent les ordres aux prisonnières et des gardiens édentés au nez syphilitique les hurlent aux prisonniers ,… C’est la description que fait de sa captivité un Grinnepisseux Canadien , Alexandre Paul , qui par compassion cite sa compagne Brésilienne . [ lien ] 

Or il se trouve que la Grinnepisseuse Brésilienne a réussi , bravant la Guépéou Poutinienne , a envoyer une carte à sa môman au début du mois d’octobre . Ana Paula Maciel y décrit les terribles conditions du Goulag arctique Poutinien – Morceaux choisis ci-dessous , âmes sensibles s’abstenir !

[ Nota : Je ne peux passer sous silence l’écriture de cette personne qui est universitaire – biologiste [ lien ] – mais qui écrit comme une gamine illétrée de 8 ans ! Au Brésil aussi la démocratisation à outrance de l’enseignement supérieur a des effets pervers comme partout ailleurs dans le monde … Mais on ne s’en étonnera pas au vu dernier examen ENEM  de ce jour [ lien ] .]

 »  Les gardes , géoliers et infirmières sont tous gentils et nous devons nous conformer à des routines de sécurité mais au fond ils savent que nous ne sommes pas des criminels. Le deuxième jour , j’ai branché une antenne sur la télévision et tous les canaux parlent Russe et je n’y comprenais rien , J’ai rencontré un canal du type MTV qui diffuse des clips de bonne musique toute la journée , c’est une distraction super!  »

 

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Vol de Rudolf Hess, suite : Churchill a refusé l’offre de paix de Hitler. Pour des « raisons morales » !


LandscapeFinalement c’est confirmé : Adolf Hitler avait bien fait une offre de paix en 1941

Voilà maintenant des semaines que la nouvelle est connue en Israël et en Grande-Bretagne, mais les grands médias américains gardent le silence sur la parution d’un nouveau livre écrit par un historien britannique de premier plan qui affirme qu’Adolf Hitler a cherché à obtenir la paix avec la Grande-Bretagne en 1941 mais que l’offre d’Hitler a été rejetée par le premier ministre Winston Churchill.

C’est le site israélien Ynet ainsi que le Daily Telegraph et le Daily Mail (tous deux de Londres) qui ont rapporté cette révélation qui change l’histoire « officielle » de la Deuxième Guerre mondiale et confirme ce que les historiens révisionnistes indépendants disent depuis des années.

Dans Hess, Hitler and Churchill, le célèbre écrivain Peter Padfield affirme que la légendaire « mission de paix » de Rudolf Hess, fidèle adjoint d’Hitler, en Grande-Bretagne en mai 1941 avait bien eu l’approbation d’Hitler et que Hess apportait de la part d’Hitler l’offre suivante :  les forces allemandes se retiraient des pays qu’elles occupaient en Europe occidentale en échange du soutien de la Grande-Bretagne (ou du moins sa non-intervention) à une attaque imminente de l’Allemagne contre la Russie soviétique, dont il divulguait la date (fixée à cinq semaines plus tard).

La proposition d’Hitler – dans la langue officielle de tout traité de paix (et dactylographiée sur papier à lettres officiel d’Hitler) – garantissait à la Grande-Bretagne le maintien de son indépendance, de son empire et de l’ensemble de ses forces militaires. Le traité proposait ce qu’en anglais on traduirait par un état de « well-wishing neutrality » (une neutralité bienveillante) entre l’Allemagne et la Grande-Bretagne, ce qu’Hitler encourageait depuis longtemps.

Même si, comme le note The Telegraph, le voyage de Hess n’a traditionnellement pas été pris au sérieux mais est considéré comme « la mission en solitaire d’un fou« , des écrivains indépendants soutiennent depuis des années (en se fondant sur des données ignorées ou supprimées par les grands médias et le monde universitaire) qu’Hitler avait choisi  – en accord avec Hess – de nier avoir été au courant de cette mission si cette dernière devait échouer, ce qui fut le cas.

Après avoir évacué son avion en Écosse, Hess comptait rencontrer des dignitaires britanniques intéressés par une paix avec l’Allemagne, mais, au lieu de cela, il fut placé en détention par les agents de Churchill et détenu au secret pendant 46 ans. Les détails de sa mission furent étouffés par le gouvernement Churchill.

Padfield soutient que Hess a été victime d’une opération des services de renseignement britanniques approuvée par Churchill, qui avait pour but d’attirer le pacificateur allemand en Grande-Bretagne. Ce qui sert de modèle à Padfield s’inspire de ce que d’autres appellent les « embrouilles » classiques comme savent si bien en faire depuis longtemps les services de renseignement britanniques.

Selon Padfield, une de ses sources a été un anonyme anglais du milieu universitaire. En même temps que d’autres, Padfield a été appelé pour traduire le traité pour Churchill qui (alors qu’on lui avait apporté une traduction en anglais effectuée par Hess) voulait une traduction produite par ses propres agents.

Le Telegraph écrit: « Il n’est fait mention de ce traité dans aucune des archives officielles rendues publiques depuis, mais M. Padfield pense que c’est parce qu’il y a eu un processus continu de camouflage pour protéger la réputation de personnages puissants« , et il note que Padfield a « aussi réuni d’autres preuves à l’appui de l’existence de ce traité et de son contenu – ainsi que la preuve du camouflage qui s’ensuivit« .

Padfield prétend que Churchill a fait un « choix moral » en rejetant l’offre de paix d’Hitler, ajoutant que Churchill désirait ardemment faire la guerre à Hitler et amener les Etats-Unis à entrer dans le conflit.

En revanche, les critiques de Churchill ont affirmé que si ce dernier poussait aussi résolument à la guerre contre Hitler – en dépit de l’opposition générale du peuple anglais et même de celle de la famille royale britannique – c’était parce que, quelques années auparavant (où il avait quasiment fait faillite et allait perdre sa maison ancestrale bien-aimée), Churchill avait été sauvé de la misère par un groupe de financiers juifs – connu sous l’appellation « les Focus » –  qui a payé les dettes de Churchill en échange de quoi ce dernier exécuterait tout ce qu’ils lui demanderaient.

En tout cas, comme le note Padfield, la révélation au public de la mission de paix de Hess aurait sapé la campagne de Churchill en faveur de la guerre.

Hess a été jugé et reconnu coupable de « crimes de guerre » par le Tribunal de Nuremberg après la guerre en dépit du fait qu’il n’avait pas été en mesure d’avoir commis le moindre crime de guerre puisqu’il a été emprisonné par les Britanniques pendant toute la durée de la guerre.

Condamné à la prison à vie, Hess est mort à la prison de Spandau en Allemagne en 1987; sa mort a été officiellement déclarée un suicide, mais de nouvelles données confirment que, comme beaucoup le pensent depuis longtemps, le vieil homme a en réalité été assassiné par les Britanniques.

Michael Collins Piper

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Etats-Unis: une chance sur 1 624 297 pour qu’un Américain soit un terroriste


american-terroristPar Mac Slavo sur Shtf Plan.com

Avec littéralement des milliards de dollars dépensés et une Constitution supplantée par des mesures législatives, comme le National Defense Authorization Act et le Patriot Act, on croirait que les Etats-Unis d’Amérique font équipe avec les terroristes.

La National Security Agency, pour sa part, se construit des centres de données massives capables non seulement d’intercepter, mais aussi d’analyser et d’archiver chaque communication numérique dans le pays sous le prétexte de garantir la sûreté et la sécurité du peuple américain.

Avec tout cet argent dépensé, toute cette surveillance, toutes les restrictions pesant sur le peuple américain, on ne peut s’empêcher de se demander: de combien de terroristes parlons-nous ici?

Selon une nouvelle analyse présentée en infographie ci-dessous, pas tant que ça.

Pour une population de 258 458 870 Américains en âge d’être un terroriste potentiel (18 ans ou plus), il y a une moyenne de 20,7 attaques terroristes en Amérique par an. Si nous supposons que chaque attaque implique 20 personnes, il y a environ 414 terroristes en Amérique pour une année donnée.

Cela signifie que le pourcentage de la population en Amérique susceptible d’être un terroristes est de  0,00016%, soit environ  un Américain  sur 1 624 297.

Nous ne suggérons pas que le terrorisme n’existe pas, mais étant donné qu’un Américain sur  1000 a fait l’objet en 2010 d’une bavure policière allant d’usage de la force excessive au meurtre en passant par l’agression sexuelle et l’arrestation arbitraire, peut-être que  le gouvernement devrait s’appliquer la surveillance à elle-même , plutôt que que sur les 99,9% d’Américains qui ne veulent rien d’autre  que d’être laissés tranquilles.

Les statistiques sont claires à cet égard: le danger représenté par  les agents du gouvernement qui terrorisent le peuple américain est beaucoup plus probable que celui d’un terroriste voyou.

Source: The Shtf Plan.com

http://www.blogapares.com/etats-unis-chance-1-624-297-quun-americain-soit-terroriste/

 

Mythe : les graisses animales font grossir


6881369333967Autre mythe très répandu, particulièrement chez les femmes, et oh combien fallacieux : la notion que les graisses – et particulièrement les graisses animales saturées – font grossir, et qu’en réduisant notre consommation, on perd « automatiquement » du poids.

FAUX !

Réalité numéro 1 : Les pays où l’on consomme le moins de graisse – particulièrement de graisse saturée – sont aussi les pays ou les taux d’obésité sont les plus élevés

Plusieurs études (dont celle que résume le schéma très parlant ci-dessous en Suède) démontrent que plus une population a limité sa consommation de graisses saturées (et par effet compensatoire, augmenté sa consommation d’huiles végétales, d’acides gras-trans et surtout, de sucres/glucides), plus le taux d’obésité a augmenté.

Beurre_ob_sit_Su_de_300x174Le phénomène est particulièrement évident aux États Unis comme les schémas ci-dessous nous permettent de voir d’un seul coup d’œil :

De 1909 à 1985, baisse radicale de la consommation de graisses animales saturées (beurre, saindoux) et augmentation de la consommation de matières grasses issues d’huiles végétales (huile, margarine, végétaline)…

USA_fats_1909_1985_300x225Depuis 1950, augmentation de l’obésité de 14 % à 35 % de la population américaine.

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On remarque par ailleurs que la courbe de l’obésité aux États-Unis suit nettement celle de l’augmentation de l’apport en glucides (transformés) dans le régime alimentaire :

Glucides_et_ob_sit_300x173Les statistiques de ces deux pays (États Unis, Suède), mais aussi de nombreux autres pays – nous retrouvons là la fameuse « exception française » à savoir une population dans l’ensemble moins touchée par le surpoids et l’obésité malgré une consommation supérieure à la moyenne mondiale de graisses saturées – nous montrent clairement comment le phénomène de substitution des graisses animales par des graisses végétales transformées et des glucides transformés est le principal responsable des problèmes de surpoids et d’obésité (et de maladies cardio-vasculaires et inflammatoires) que nous retrouvons dans la plupart des pays développés / en voie de développement aujourd’hui.

Réalité numéro 2 : ce sont les glucides qui contribuent à la prise de poids, et non les graisses

L’excès de glucides se transforme en graisse

Nous avons vu dans un article précédent ce qu’il se passe dans le corps lorsque nous ingérons des glucides. Petit rappel : le corps commence par transformer toute forme de glucide en glucose. L’arrivée de ce glucose déclenche une réponse insulinique naturelle qui intime au corps de reconstituer ses stocks de glycogène, qui se situent essentiellement dans le foie (qui les utilise comme carburant du cerveau, des reins, et des globules rouges) et dans les muscles (qui les utilisent comme carburant de l’effort physique quotidien).

Il est important de savoir que ces stocks de glycogènes ont une capacité très limitée et sont très vite remplis : le foie en stocke environ 100gr – moins que ce qu’il nous faut pour une journée – et les muscles en stockent environ 350-500gr soit assez pour fournir l’énergie nécessaire à environ 90 min de course à pied. Lorsque ces stocks sont pleins (ce qui dépend de l’apport en glucide mais aussi du degré d’activité physique), l’excès de glucose est rejeté dans le sang pour finir stocké sous forme de graisse dans les tissus (idéalement pour une utilisation ultérieure), provocant, à terme, une prise de poids progressive. C’est là la clé de tout programme minceur : si vous avez des kilos en trop, il y a de très grandes chances que la raison principale soit liée à une consommation excessive de glucides et que votre corps stocke l’excès sous forme de graisse sous-cutanée.

Les graisses ingérées sont utilisées par notre corps comme source d’énergie privilégiée

On lit parfois sur les paquets de céréales du petit déjeuner ou autres produits saturés de glucides: « excellent apport en glucides pour l’énergie » – mais est-on bien certain que les glucides sont le carburant préféré de notre corps ?

Comme nous l’avons déjà mentionné, les glucides sont absorbés très rapidement par l’organisme, et produisent de l’énergie sous forme de glucose rapidement et pour une période assez courte ; cela est fort utile pour les mouvements sporadiques, intermittents et nécessitant une source d’énergie immédiatement utilisable (un sprint pour échapper à un prédateur après un repas par exemple) – c’est là que notre réserve de glycogène joue un rôle très important en tant que carburant de l’effort physique intense.

Mais qu’en est-il de l’énergie dont notre corps à besoin pour soutenir une activité quotidienne peu intense mais prolongée sur plusieurs heures (pensons à la chasse et à la cueillette de notre ancêtre, ou plus prosaïquement à une matinée de travail emplie de rendez-vous). Nos réserves de glycogène sont rapidement utilisées et sans autre source d’énergie, le ‘coup de pompe’ hypoglycémique (et donc le grignotage) n’est pas loin. C’est là qu’entre en scène le champion énergétique de notre métabolisme : la graisse !

Notre corps est génétiquement prédisposé à utiliser nos réserves de graisse pour produire suffisamment d’énergie pour soutenir une activité prolongée – c’est son « fuel » préféré. Comment le sait-on ? En l’absence de sources glucidiques importantes (comme c’est naturellement le cas dans le monde sauvage), les graisses animales étaient la source d’énergie principale que nos ancêtres préhistoriques avaient à leur disposition pour subvenir à leur mode de vie – autrement moins sédentaire que le nôtre ! – au quotidien.

CONCLUSION

Contrairement aux mythes qui circulent, ce sont les glucides ingérés en excès (comme c’est le cas dans notre alimentation actuelle classique) qui contribuent directement à la prise de poids et non les graisses (difficiles à consommer en excès de par leur densité et leur fort pouvoir rassasiant) qui elles, sont « brulées » par votre corps pour vous permettre de mener à bien vos activités quotidiennes.

Vos gènes et votre corps veulent que vous mangiez de la graisse, et si possible une graisse non transformée, aussi brute que possible, riche en acides gras saturés (beurre, noix de coco), en acides gras mono insaturés (avocats, oléagineux) et en Oméga 3 (poissons gras, œufs).

En utilisant ces graisses à haut pouvoir nutritif, énergétique et gustatif pour subvenir à son activité métabolique, le corps réapprend littéralement à « reprogrammer vos gènes » en fonction de leur déterminisme originel et à utiliser sa source d’énergie de prédilection pour assurer son bon fonctionnement. Tout dans l’organisme se régule petit à petit : plaisir gustatif, digestion facilitée, inflammation terminée, pic d’insuline régulé, hormones apaisées, satiété recouverte, poids stabilisé, énergie décuplée.

Augmenter sa consommation de bonnes graisses (et réduire sa consommation de glucides transformés) est donc sans aucun doute la meilleure chose qu’une personne qui souhaite réguler son appétit et perdre du poids puisse faire.

http://fr.sott.net/article/17420-Mythe-les-graisses-animales-font-grossir

Boire du café pour réduire le risque de cancer du foie ?


Deux_cafés_viennois_servis_en_terrassePubliée dans la revue Clinical Gastroenterology and Hepatology, une étude italienne suggère que la consommation de café pourrait réduire de 40%, voire 50%, le risque de contracter un cancer du foie.

Le café, bon ou mauvais pour la prévention du cancer du foie ? C’est la question à laquelle les chercheurs essaient de répondre depuis plusieurs années. En 2007, une équipe avait ainsi réalisé une méta-analyse, c’est-à-dire un bilan de plusieurs études menées sur la question. Les résultats avaient alors semblé confirmer les bienfaits de la boisson contre ce type de cancer.

Néanmoins, depuis cette date, de nombreuses études concernant plus de 900 cas de carcinome hépatocellulaire – le type le plus commun de cancer du foie – ont été publiées. Face à un tel constat, des chercheurs italiens ont donc décidé de réaliser un nouveau bilan, actualisé, de la situation. Dirigés par le Dr Carlo La Vecchia, de l’Institut de recherche pharmacologique Mario Negri et de l’Université de Milan (Italie), ils ont épluché les résultats de 16 études de haute qualité publiées de 1996 à septembre 2012, reflétant un total de 3.153 cas.

Le cancer du foie (le 6ème cancer le plus répandu) se rencontre dans 90% des cas sous sa forme appelée carcinome hépatocellulaire (CHC). Les recherches menées ces dernières années ont permis de constater que les infections chroniques par les virus des hépatites B et C sont les principales causes du cancer du foie, d’autres facteurs de risque étant l’alcool, le tabac, l’obésité et le diabète.

Un risque de cancer réduit de 40%

Selon la nouvelle étude, la consommation de café réduirait le risque de CHC de 40%. 3 tasses de café par jour réduiraient même de plus de 50% le risque de cancer du foie en général. « Notre recherche confirme les allégations selon lesquelles le café est bon pour notre santé, et en particulier pour le foie », souligne ainsi le Dr La Vecchia. Toutefois, les mécanismes exactes de cet effet bienfaiteur restent encore flous.

« Cet aspect bénéfique du café […] pourrait passer par son effet préventif prouvé contre le diabète, un facteur de risque connu favorisant le cancer du foie ; ou bien par ses effets bénéfiques sur la cirrhose et les enzymes hépatiques. Reste à savoir si la consommation de café a un rôle supplémentaire dans la prévention du cancer du foie. Mais, quoi qu’il en soit, un tel rôle serait limité par rapport à ce qui est réalisable grâce aux mesures [médicales] actuelles », conclut le scientifique.

http://www.maxisciences.com/caf%e9/boire-du-cafe-pour-reduire-le-risque-de-cancer-du-foie_art31169.html

Devoir de mémoire – Espionnage – NSA – Snowden : Les positions de Valls , Fabius et 김정숙


7762291652_fleur-pellerin-un-systeme-mis-en-place-par-le-precedent-pouvoirA l’heure ou les ministres du gouvernement Français surjouent dans la course à l’indignation face aux  » révélations  » sur l’espionnage contre la France pratiqué par la NSA  il est bon de rappeller leurs positions au moment ou Edward Snowden s’est enfui des Etats-Unis.

Manuel Carlos Valls :

1-  » La France n’a pas reçu de demande d’asile de la part d’Edward Snowden et si c’était le cas je n’y serais pas favorable«   » Obama a dit qu’il donnerait des explications. Je les ai demandées et nous avons besoin de ces explications. Il faut être prudent. S’il y avait des caméras à l’ambassade de France à Washington ce serait très grave. Nous n’avons pas besoin d’espionner des pays amis. Si les Etats-Unis nous espionnent ce serait grave, il faudrait qu’il cesse « . [ lien ]

2- Dans une entrevue à The Heritage lors d’une visite aux Etats-Unis Manuel Carlos Valls s’est montré admiratif du système mis en place par la NSA et a souhaité la mise en place d’un dispositif législatif comparable au Patriot Act aux Etats-Unis.

he sounded kind of envious of the agency. Rather than being severely critical of U.S. intelligence operations, he said he wished France had more capabilities like the United States—both in terms of the ability to intercept critical terrorist communications and to protect individual privacy through parliamentary and judicial oversight.  [ lien vers article ]

Nota : Un de mes amis vient de trouver le surnom de  » serpillère de fer  » pour Manuel Carlos Valls. Je le trouve particulièrement adapté !

Laurent Fabius-Mortimer   :  

Ce sont les services du MAE Français qui ont refusé le survol du territoire Français par l’avion du Président Bolivien Evo Morales en raison d’un soupçon sur la présence éventuelle d’Edward Snowden à bord . [ lien vers article ]

Kim Jong-suk 김정숙 

김정숙  a confirmé que la France a bien reçu une demande d’asile de la part d’Edward Snowden tout comme Reshat Dibrani et sa smala . [ lien ]

Sur le principe de l’espionnage liui-même , 김정숙 a déclaré :

« Il faut distinguer deux choses: il y a l’affaire d’espionnage de l’Union européenne et des postes diplomatiques et ça, ce n’est pas vraiment la première fois que ça arrive dans l’Histoire. Même si ce n’est pas vraiment un acte amical de la part d’une puissance amie, ce n’est pas une nouveauté »  « Nous avons toujours considéré qu’internet était un bien commun, un cheval de Troie – regardez les Printemps arabes – de la liberté d’expression et aujourd’hui on voit que certains pays, qui sont des pays qui défendent la liberté d’expression, la liberté d’opinion, sont peut-être des utilisateurs à des fins, au contraire, de surveillance généralisée. C’est ce qui est très choquant, si c’est prouvé. Ne nous précipitons pas, attendons les explications des Américains »  [ lien ]

http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-devoir-de-memoire-espionnage-nsa-snowden-les-positions-de-valls-fabius-et-120747409.html

Wikileaks trace sa route à l’Est – par Israël Shamir


(A propos de  Mediastan, A Wikileaks Road Movie. long-métrage présenté au premier London Raindance Film Festival, puis à Moscou  lors d’un autre festival, la semaine suivante.

451610342_640Cinq journalistes dans leur trentième printemps traversent, en bande hétéroclite et en voiture, les déserts et les hauts plateaux d’Asie centrale. On retient son souffle dans des tunnels de cauchemar, on dérape dans les virages pentus et on négocie le droit de passage avec des troupeaux de moutons sur des routes de campagne, entre deux capitales de la liberté d’expression et de ses limites. Le road movie par excellence, on pense à Easy Rider de Wim Wenders, mais le montage est bien meilleur.

On découvre vite que ce voyage n’est pas une partie de plaisir. Ces jeunes gens ont été expédiés au bout du monde par le génial et inclassable Julian Assange, qui tel un prince de légende est en captivité au château de Ellingham, au pays des Angles de l’Est (les événements se situent il y a deux ans, avant qu’il ait réussi à trouver refuge à l’ambassade d’Equateur) Il vit toute l’aventure par procuration, enfermé dans le manoir. Il apparaît furtivement dans le film, et donne lieu à une scène de marche nocturne dans les bois qui est un joyau, parce que le metteur en scène, Johannes Wahlstrom (le Suédois de la bande) a su traduire l’urgence et la part décisive d’Assange, personnellement, dans l’affaire Wikileaks, en langage cinématographique. Assange discute avec l’équipe de montage par skype, et il débat avec ses camarades sur les objectifs du projet. C’est ainsi que nous apprenons  que le but de l’expédition est de répandre jusqu’aux confins de l’univers les câbles du Département d’État adroitement soustraits par le sergent Manning, pour que les habitants sachent la vérité, sachent comment le pouvoir impérial les perçoit. Il s’agit de les libérer par la vérité, mais ils ont besoin pour cela d’un médiateur, les médiats.

Quelqu’un doit choisir, traduire, expliquer, mettre en forme et publier les câbles, pour qu’ils atteignent le public ciblé. Les missionnaires d’Assange rencontrent des directeurs de journaux, d’agences de presse et de stations de radio, et leur offrent leur précieux trésor, aussi tentant que dangereux, gratuitement. La plupart d’entre eux refusent le cadeau. Ils sont étroitement liés à la structure du pouvoir américain, qui déploie ses tentacules impériaux jusqu’aux régions les plus reculées. Certains acceptent les câbles, mais nous ne saurons pas s’ils en feront jamais le moindre usage (personnellement, j’ai eu plus de chance en les répandant à travers la Russie, où les médiats sont réactifs et où le  sentiment anti-américain est vivace. Nos voyageurs acceptent facilement de reconnaître que la presse de l’Asie centrale est loin d ‘être libre, mais ils découvriront aussi, au détour des imprévus, traités avec subtilité, que les puissants médiats occidentaux sont tout aussi corrompus.

Ils sillonnent donc le Tadjikistan, le Turkménistan, le Kirghizstan, le Kazakhstan, l’Afghanistan et ils font connaissance avec les médiats locaux, d’où le titre Mediastan. Nos voyageurs apprennent ainsi que les USA payent très régulièrement ces organes pour qu’ils publient des articles qui leur soient favorables. Certains de ces articles paraissent d’abord en Russie, et sont repris dans des publications locales, de sorte qu’ils en paraissent plus respectables.

D’ailleurs, un certain nombre d’éditorialistes résident en fait aux USA et dirigent de là-bas leurs publications. Au Turkménistan effarouché, on visite le bureau d’un journal important: chaque numéro comporte une photo du président en quadrichromie et en page de titre, et quand il reçoit ses visiteurs, le patron leur explique qu’il ne veut pas d’ennuis. Puis nous quittons son bureau et parcourons Ashgabat, ville reconstruite, rêve d’architecte tout en marbre et larges avenues impeccables. Il semblerait que toute la rente du gaz naturel n’ait pas été siphonnée vers des banques étrangères, ce qui fait bien plaisir, mais malheureusement, nos visiteurs se font reconduire à la frontière, à titre préventif.

Au Kazakhstan, ils rencontrent les ouvriers du pétrole de Zhanaozen, qui se remettent tout juste d’une longue grève de la faim: pas un journal n’y a envoyé de reporter jusque passé un mois, après qu’ils aient été dispersés à balles réelles. Une douzaine de grévistes ont été tués, bien d’autres blessés, et encore plus emprisonnés. Cette séquence est remarquable pour ce qu’elle transmet des affres vécues par les ouvriers et de leurs revendications, avant que la répression violente s’abatte sur eux. Même après coup, le drame des ouvriers du pétrole a été très peu montré, par ce qu’ils travaillaient pour des compagnies pétrolières occidentales, et que le président, M. Nazarbaïev, est considéré comme pro-occidental. Pour les médias mainstream, les gay pride sont des événements autrement plus importants qu’une grève de la faim de travailleurs. (1)

Nos globetrotteurs rencontrent aussi un autre personnage révélé par l’un des exploits de Wikileaks, un prisonnier de Guantanamo relâché récemment. Wikileaks avait publié son dossier secret à la CIA, parmi d’autres. Ce grand bonhomme barbu et sinistre a passé cinq ans dans ce camp de l’horreur: il raconte sa vie dans les limbes, et notre petite bande lui révèle pourquoi il avait été séquestré, car, comme Edmond Dantès dans Le comte de Montecristo, les prisonniers de Guantanamo ne sont jamais mis au courant de ce qu’on leur reproche. Quand il apprend qu’il vient de faire son interminable séjour là-bas simplement parce que les interrogateurs américains voulaient qu’il leur parle de l’humeur des réfugiés Tadjiks en Afghanistan, il explose: « ils n’avaient qu’à me le demander et me laisser repartir! » s’écrie-t-il.

L’épisode afghan est comme une parenthèse, mais cela fait partie du charme des road movies: le réalisateur peut caser avec grâce des séquences quelque peu disparates. Dans le nord de l’Afghanistan occupé, nos chevaliers du désert visitent un camp suédois, où le chargé de presse leur avoue qu’il n’a aucune idée de la raison pour laquelle ils sont là, au premier rang. Les Afghans veulent qu’ils s’en aillent, parce que les Suédois ne distribuent pas de pots de vin. Nous découvrons que sous la pression américaine, les Suédois pratiquent quand même quelque chose qui y ressemble, simplement pour pouvoir rester. Il s’agit, pour les Américains, d’impressionner les locaux avec la bonne volonté des Suédois, sans que cela leur coûte rien à eux.

Il y a un épisode comique, quand Johannes tente de fourguer ses câbles fuités au patron de la « radio libre » du coin, c’est à dire l’antenne locale du réseau de propagande US, de propriété américaine et généreusement financée par les mêmes. On l’informe solennellement que Radio Liberté jouit d’une totale liberté d’expression, peut discuter de tous les sujets, et ignore la censure. Il aurait aussi bien pu offrir ses câbles directement à l’ambassade US…

Mediastan2

Le royaume de Mediastan ne se borne pas aux hautes cimes, il s’étend jusqu’aux rives de l’Hudson et de la Tamise, car c’est là que Wahlstrom rencontre deux lascars qui trônent tout en haut de la chaîne alimentaire médiatique: à Londres, l’éditorialiste en chef du Guardian, Alan Rusbridger, et à New York, celui qui faisait la loi au New York Times à ce moment, Bill Keller. Tous les deux sont doux, patelins et polis, suaves et botoxés, et ils ont des réponses toutes prêtes, mais ils sont aussi rampants devant le pouvoir que le dernier des pontes d’une feuille de chou locale.

Le Guardian a joué un sale rôle dans l’histoire de Wikileaks, et ils semblent bien vouloir refaire le coup avec Snowden. (2) Ils ont publié ses rapports, après les avoir corrigés à la sauce NBA, l’ont poussé à révéler son identité, moyennant quoi ils ont boosté leur réputation de gens de gauche, et au final, ont mandaté leur propre agent, Luke Harding, pour qu’il écrive un livre qui le mettra probablement en pièces. Ils y ont déjà gagné la bienveillance des  services d’intelligence, des lecteurs qui leur font confiance, et ils pourraient bien finir par détruire leur victime.

C’est ce qu’ils ont fait avec Julian Assange: ils ont tiré parti de ses dépêches, les ont trafiquées et censurées pour les rendre compatibles avec la stratégie de leurs patrons, puis ont publié sur son compte des tombereaux d’ordures, tous les ragots qu’ils ont pu trouver, ils l’ont décrié tant et plus. Le New York Times a été encore plus sordide, dans la mesure où il n’a pas cessé de collaborer avec la CIA et le Pentagone, et a pleinement joué sa partition dans la chasse aux sorcières contre Assange.

Mais les lecteurs de CounterPunch ont pu suivre sa saga exceptionnelle en temps réel, depuis le début (3), probablement mieux que personne, mieux que par la grande presse ou les bloggeurs. Ils ont appris comment les câbles ont été publiés (4), comment le Guardian a calomnié Assange (ils ont reçu des notes confidentielles de la police suédoise et en ont biaisé le contenu). Lorsque, quelques mois plus tard, ces documents ont été rendus publics, un site suédois a écrit: « les pesants ragots publiés surtout par le toxique Nick Davies du Guardian  ne tiennent plus debout. Le rapport de Nick Davies sur les procès-verbaux était une manipulation. » Le Guardian avait fait des chapeaux tendancieux sur les câbles obtenus par Bradley Manning et répandus par Assange.  Les gens ne lisent guère au-delà des titres, de sorte que le Guardian à son habitude s’est permis d’attribuer à Wikileaks certaines remarques de représentants officiels des US, le plus souvent destinés à miner l’image de la Russie et à priver son président de légitimité. (5) C’est seulement maintenant que nous comprenons ces attaques infatigables contre Poutine, le seul qui a eu assez de volonté pour mettre un frein à l’attaque qui menaçait la Syrie, et signer ainsi la fin de l’hégémonie américaine.

Les câbles d’Asie centrale étaient plus intéressants que les autres, dans la mesure où les ambassadeurs US dans la région ne se méfiaient pas, et s’exprimaient franchement, en toute brutalité, dans leurs communications avec le Département d’État. Le Guardian a délibérément expurgé une bonne part des câbles publiés afin de cacher les preuves de corruption par les firmes occidentales en Asie Centrale, comme les lecteurs de CounterPunch ont pu le lire dans un article qui est difficile à retrouver sur Google (quelle surprise!) (6). Wahlsrom demande à Alan Rusbridger pourquoi il a effacé les noms des généreux donateurs, et reçoit une réponse formelle: ce sont des gens très riches et ils pourraient nous faire un procès.

3

Le film sort juste au même moment que Le Cinquième Pouvoir, The Fifth Estate, le film d’Hollywood sur le même sujet. Ce n’est pas une coïncidence: Julian Assange était très ennuyé par le projet de Hollywood et il l’a dit ouvertement au producteur, au réalisateur et à l’acteur qui jouait son rôle. Il a judicieusement décidé de ne pas se mêler du projet Mediastan, de façon à laisser à Wahlstrom toute son indépendance. Ce n’est donc pas un film de groupies sur leur gourou: le personnage central n’est pas Assange mais les médiats.

Si bien que les deux films sont fort différents. L’un  se base sur le récit du collaborateur d’Assange devenu depuis son ennemi et ambitieux rival Daniel Domscheit-Berg, et a bénéficié d’un budget exceptionnel de 40 millions de dollars, bien au-dessus de la moyenne, alors que Mediastan,  est l’oeuvre du jeune réalisateur Johannes Wahlstrom, un ami d’Assange, avec un budget étriqué, entièrement sorti de sa poche fort plate; le chef opérateur et les autres membres du groupe, passionnés mais sans ressources, ont travaillé pour rien. Et malgré tout, ils ont réussi à produire un thriller puissant et qui hantera longtemps les gens qui réfléchissent, car il s’agit d’une quête épique sur un sujet épineux: comment insuffler la vérité vitale à ceux qui n’en veulent pas.

Le film occupe une niche bien particulière en tant que documentaire qui se sert de toutes les ressources du film de fiction: dynamique, ficelé serré, débordant de nuances, un régal pour l’œil et pour satisfaire la faim de réflexion. La photographie est splendide, on la doit au virtuose russe de la caméra, Fédor Lyass (Théo pour les intimes), le chef opérateur aux manettes du grand succès récent du cinéma russe Dukhless (7).  Le réalisateur Johannes Wahlstrom – (je n’ose pas dire tout le bien que j’en pense, parce que c’est mon fils, je l’avoue) a grandi en Israël, puis a suivi sa mère en Suède à l’âge de douze ans. C’est son premier long-métrage: il avait travaillé pour la télé suédoise et lancé un magazine. Il fait partie de ces braves jeunes gens décidés à arrimer le monde à la vérité, à l’arracher à la drogue du mensonge.

Je vous invite à voir ce film, pour le plaisir sauvage de voir ces visages âpres et juvéniles sur fond de paysages à couper le souffle, et d’en apprendre plus sur la façon dont Wikileaks a changé le monde.

Israel Shamir vit à Moscou adam@israelshamir.net

Traduction: Maria Poumier1)(_._,_.___

Notes:

(1) Le Monde Diplomatique a rendu compte de cette grève de la faim dans »L’or noir et la colère »  http://www.monde-diplomatique.fr/2012/05/GENTE/47656

(2) Voir l’article de Shamir « Snowden à Moscou », http://www.israelshamir.net/French/Snowden-Fr.htm

(3) Voir l’article de Shamir: « Assange pourchassé, Les étonnantes aventures de Capitaine Neo négocient un virage prononcé vers le pire… » http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art794, septembre 2010.

(4) Voir l’article de Shamir ‘A bord du vaisseau Cablegate, Wikileaks dans les entrailles de l’empire » http://www.israelshamir.net/French/cablegate-fr.htm

(5) Autre article de Shamir sur les actions entreprises pour diffamer Julian Assange, voir « Assange agent du Mossad! ou Oignon cru en Iran », http://www.israelshamir.net/French/OignonsFR.htm

(6) Voir l’article de Shamir « Le Guardian déforme et censure les dépêches de Wikileaks » http://www.israelshamir.net/French/GuardianAstanaFr.htm

(7) Film de Roman Prygunov, septembre 2012, voir http://evasion-graph-coco.over-blog.com/dukhless-soulless

http://www.israelshamir.net/French/Mediastan-fr.htm

Les poseurs de mines US au Moyen-Orient – Par Bachar al-Assad


Le Président syrien a accordé une longue entrevue d’environ 2 heures à la chaîne Al-Mayadeen dans la soirée du 21 Octobre. Il a été interrogé par son Directeur, M. Ghassan Ben Jedo. Voici la traduction de certains points essentiels abordés dans la deuxième partie [*], en réponse aux questions posées.

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La Ligue des États arabes

Dire ce que signifie l’exclusion de la Syrie de la Ligue des États arabes dépend de la façon dont vous considérez cette Ligue. Est-ce le lieu qui délivre le baptême de l’arabité ? Ce n’est certes pas le cas. Alors que cette Ligue a été constituée pour représenter et unir les efforts du monde arabe, elle s’est progressivement transformée – au moins depuis les « Accords de Camp David » –  en Ligue au service des politiques occidentales et de leurs guerres contre les États arabes. C’est ce que nous avons constaté avant la guerre contre l’Irak. C’est aussi ce que nous avons vu quand Israël a répondu à l’Initiative arabe de 2002 par les massacres de Jénine, et à maintes autres occasions où ses réunions au sommet ne visaient qu’à couvrir les massacres contre des populations arabes. Ses dernières performances ont frappé la Libye et, aujourd’hui, là voilà qui sert de couverture à la guerre contre la Syrie.

Oui, nous disons que cette Ligue couvre les menaces et la guerre contre la Syrie, abstraction faite de certains États arabes qui ne souhaitaient pas suivre cette tendance mais qui n’ont pas osé dire « le mot de vérité ». En pratique, les États dominants au sein de cette Ligue sont responsables de l’assassinat de citoyens arabes. C’est cela la vérité. Oui, nous disons que la ligue des États arabes a servi tout récemment de couverture à ce qui aurait pu être une frappe guerrière US contre la Syrie.

Maintenant, vous pouvez me demander pourquoi avions-nous accepté de continuer à participer aux réunions ordinaires et extraordinaires de cette ligue ? En toute franchise, bien que nous n’ayons jamais espéré qu’elle serve les peuples arabes en quoi que ce soit, notre action politique a toujours eu pour but de diminuer les pertes. Toutes ses réunions et à n’importe quel niveau étaient minées par avance, des mines fabriquées par des pays étrangers et confiées à certains de ses États membres traditionnellement experts en la matière. Par conséquent, il fallait que nous restions présents pour tenter de déminer et ainsi minimiser les pertes subies dans un contexte qui allait de pire en pire.

Vous voulez savoir si nous pensons réintégrer cette instance au cas où elle nous inviterait à le faire. Je pense que le mieux serait d’écarter le côté émotionnel de la question et de consulter le peuple syrien par un référendum ou équivalent, car une telle décision doit, de préférence, être nationale et populaire. Que la Syrie soit intégrée ou non à la Ligue arabe ne témoigne en rien de son arabité. Le sujet est tout autre, pour la simple raison que la Ligue arabe ne s’est jamais exprimée en faveur de l’arabité sauf peut-être à l’époque de Gamal Abdel Nasser. Mais depuis les années soixante-dix et, plus précisément, depuis la Guerre de 1973 et l’intégration de l’Égypte au chapitre de Camp David, la Ligue arabe n’est plus sur cette ligne.

L’Arabie saoudite

Vous évoquez la période où existait un axe tripartite «  Arabie saoudite-Égypte-Syrie » au sein de la Ligue arabe, oubliant que deux de ces États étaient soumis au bon vouloir des USA et que la formation de cet axe était, elle-même, soumise à l’approbation de l’administration US ; celle de Bush [père] puis celle de Bill Clinton. Je suis persuadé que votre étonnement n’est pas sérieux, car tout citoyen arabe est parfaitement au courant de cette réalité !

Oui, les relations entre les pays arabes sont absolument soumises aux caprices de l’Occident et des USA en particulier. Lorsque l’administration US n’est pas d’accord avec l’une de nos politiques, certains États sont invités à s’écarter de nous, à moins qu’ils ne soient chargés de leur servir d’intermédiaires dans un but très précis. Tous les États de la ligue ne sont pas également obéissants, mais nous ne pouvons pas dire que l’un quelconque d’entre eux soit totalement indépendant.

Ainsi lorsqu’en 2003, l’administration Bush [fils] est entrée en « colère » contre la Syrie, nos relations avec la ligue ont commencé à décliner. Elles se sont plus clairement détériorées après la guerre contre l’Irak, puis l’ « Affaire Hariri » montée de toutes pièces pour servir de prétexte à notre rupture avec l’Arabie saoudite et à notre mise à l’index.

Certes, nos relations se sont rétablies mais uniquement en périodes d’ouverture à l’Occident. Plus généralement, si vous examinez la courbe de nos relations avec ce pays, vous constaterez  qu’elle est parfaitement superposable à celle des relations syro-occidentales. Y-a-il quelqu’un qui oserait affirmer que l’Arabie saoudite est un État indépendant ? C’est un État qui exécute consciencieusement les directives de la politique US.

Il est évident qu’ici j’ai parlé de l’Égypte d’après les années 1990. L’Égypte d’aujourd’hui est en pleine mutation. Nous devons attendre avant d’en juger. Quant à l’Arabie saoudite, je ne vous apprends rien. Son Histoire est connue de tous, depuis son alliance avec les administrations US successives datant de plus de six décennies.

Oui, j’affirme qu’aujourd’hui l’Arabie saoudite soutient médiatiquement, politiquement, militairement et financièrement les terroristes en Syrie, et qu’elle mène une guerre contre la Syrie. Dire que Bandar bin Sultan se tient tout seul derrière tout cela, revient à exagérer son rôle d’un point de vue médiatique. Il est l’un des éléments de tout un système international soumis aux ordres des USA, et ce système travaille actuellement contre la Syrie.

Vous vous interrogez sur l’éventuelle pérennité de notre rupture avec l’Arabie saoudite qui serait un axe de force essentiel dans la région arabe. Concernant la force, je réponds qu’une telle force est censée travailler à construire et non à détruire ; une telle force est censée travailler à la stabilité et non à semer l’extrémisme, le terrorisme, et l’ingérence dans les affaires intérieures des pays voisins. Quant à la rupture, je rappelle que la finalité des relations entre États réside dans l’intérêt de leurs peuples et ne dépend pas de l’humeur de leurs dirigeants. Ce n’est pas une affaire entre personnes mais une affaire d’institutions étatiques et d’intérêts réciproques. Personnaliser une telle relation est un discours inacceptable et hypocrite.

De plus, parler de pérennité des comportements de l’Arabie saoudite suppose que ses donneurs d’ordre ne modifient pas les leurs. Elle est obligée de s’incliner devant le système auquel elle appartient, au risque de se retrouver écartée et isolée. Par conséquent, si vous devez négocier, autant négocier avec le commandant de l’opération qu’avec l’exécutant.

Vous citez tous les griefs de l’Arabie saoudite contre la Syrie : nous réprimerions notre peuple, nous soutenons l’Iran qui chercherait à dominer notre région, nous sommes coupables d’ingérence au Liban et nous serions impliqués dans certaines opérations préjudiciables à leurs alliés, nous soutenons le Hezbollah qui serait une organisation terroriste, nous aurions une position critiquable à l’égard de l’Irak… L’État saoudien et ses semblables n’ont franchement pas le droit d’aborder l’un quelconque de ces sujets et notamment l’Arabie saoudite, où la répression et l’asservissement ne manquent pas. Ils ne connaissent rien de la démocratie, des constitutions, des élections… Quant à nos relations avec l’Iran, comment se fait-il qu’ils se sont empressés de tenir la main de son Président et sont allés jusqu’à l’inviter au pèlerinage de la Mecque ? Tout cela ne pèse pas lourd et reste pure hypocrisie.

Le Liban

Le fait est que le Liban ne s’est pas « maintenu à distance » et a contribué directement à allumer l’incendie en Syrie, en laissant faire les provocateurs et en permettant aux terroristes et aux armes de passer par son territoire et de traverser notre frontière commune. Même en admettant qu’il s’est maintenu à distance, qu’a-il-fait quand l’incendie s’est propagée pour le toucher à son tour ?

Quant au Hezbollah, la Résistance ne consiste pas uniquement à se battre sur le terrain de l’ennemi, mais aussi à se défendre. Or l’agression contre la Syrie, est une agression contre le concept même de la politique de résistance de ce pays. Autrement, il n’a aucun intérêt à venir combattre en Syrie. Il n’est pas le seul intéressé par cette démarche, l’Iran aussi. Chacune de ces parties est tenue de défendre les autres parties. C’est dans ce cadre que vous pouvez comprendre le rôle assumé par le Hezbollah ainsi que le soutien de l’Iran, en Syrie.

Ceci dit, lorsque le Général Michel Aoun était en désaccord avec la Syrie, c’était par conviction personnelle et non pour satisfaire un État étranger qui l’aurait sollicité. Et lorsqu’il s’est trouvé en accord avec la Syrie une fois les causes du désaccord réglées, c’était aussi par conviction ! C’est un comportement d’une sincérité permanente que nous respectons au plus haut degré. Ses prises de position actuelles, en faveur de la Syrie, démarrent de l’intérêt qu’il porte à sa patrie et de sa conscience que le Liban pourrait subir les retombées négatives de ce que qui s’y passe…

Vous dites que le Président Michel Sleimane attend un appel de notre part depuis environ une année et plus particulièrement depuis l’« Affaire Michel Smaha ». Nous, nous attendons toujours les preuves de l’implication syrienne dans cette affaire, où la Syrie a été injustement accusée.

Oui, nos relations avec le Hezbollah sont toujours aussi solides qu’en 2006. Notre position à l’égard de la Résistance à Israël est connue de tous. Tout soutien dont la Résistance aurait besoin sera accordé par la Syrie, hier comme aujourd’hui et demain.

Le Golan et la Résistance

Certains disent que l’État syrien soutient la Résistance au Liban et en Palestine alors qu’il néglige le Golan. Partout dans le monde, les résistances ne se déclarent ni ne se décident par décret, mais naissent de la volonté du peuple. Or, la résistance a besoin de raisons objectives pour émerger comme, par exemple, un État qui se désintéresse de ses territoires occupés ou une armée non concernée par leur libération. Ce n’est pas le cas de la Syrie et c’est ce qui explique qu’une résistance populaire pour libérer le Golan n’ait pas émergé jusqu’ici, contrairement à ce qui s’est passé en Palestine et au Liban devant les agressions répétées d’Israël.

Mais maintenant que l’Armée nationale syrienne doit se battre contre les terroristes et vu les récentes agressions d’Israël, le ressentiment populaire fait que les conditions sont réunies pour l’émergence d’une résistance syrienne sur le front du Golan, que nous l’approuvions ou pas.

Le Hamas

Concernant le Hamas, nous ne pouvons parler que de notre propre relation avec ce mouvement. Une relation qui s’est muée en méfiance dès le début de la crise, quand le Cheikh Qaradawi a comparé ce qui se passait à Daraa au siège de Gaza, et que le Hamas a opté pour le silence. Il s’est tu et a été avare vis-à-vis de la Syrie qui a beaucoup sacrifié pour la cause palestinienne. Ce mouvement nous a démontré que sa fidélité vis-à-vis de la Confrérie des Frères Musulmans primait sur sa fidélité à la Résistance pour sa terre.

Les circonstances ont fait que le Hamas a dû trouver refuge hors de son territoire alors que la logique voudrait l’inverse, puisque toute résistance suppose que l’on se batte sur la terre à défendre. Aujourd’hui, ce n’est pas à moi qu’il faut demander s’il pourrait être de nouveau accueilli en Syrie. Cette question est à poser au peuple syrien qui lui a accordé un soutien nettement plus important que l’État syrien lui-même

Le Qatar

Suite à ce qui s’est passé en Tunisie et en Égypte, le Qatar s’est imaginé être en mesure de reconcevoir les États arabes à sa guise pour, en cas de réussite, devenir le garant des intérêts US dans le monde arabe. C’est ce qui lui a fait croire que la Syrie était le meilleur gage à offrir aux USA pour s’assurer leur bénédiction.

Une étrange réunion a eu lieu entre l’ex-Émir du Qatar, Erdogan et moi-même. Ils avaient sollicité séparément cette rencontre prétendument fortuite, mais ont tous les deux commencé par demander à ce que la Syrie intervienne auprès de ses alliés pour plaider en faveur du retour de Saad Hariri au Liban. Nous avons évidemment répondu que nous n’allions pas nous ingérer dans cette affaire qui relevait des affaires intérieures de ce pays et que ce n’était pas dans notre intérêt. Ensuite, et c’est beaucoup plus important, ils ont demandé à ce que nous laissions faire en Libye étant donné que la Syrie a été le seul pays à s’opposer catégoriquement contre la guerre en Libye au sommet de la Ligue arabe. Notre refus d’obtempérer fut considéré par le Qatar comme un défi destiné à entraver ses projets. Vous connaissez la suite… Le Qatar est intervenu directement en Syrie, ne serait-ce qu’en finançant les achats d’armes introduites en Syrie. Nous en avons les preuves !

Que nous puissions rétablir nos relations avec le Qatar, comme d’ailleurs avec l’Arabie saoudite ou la Turquie, n’est pas chose facile. Ces trois États ont contribué à faire couler le sang syrien et, par conséquent, une reprise des relations nécessitera l’assentiment du peuple syrien. Pour cela, le minimum requis est qu’ils arrêtent de soutenir et de financer les terroristes et qu’ils cessent toute forme d’ingérence en Syrie. Nous ne savons pas encore dans quelle mesure le Qatar a vraiment été remplacé par l’Arabie saoudite. La réponse viendra de l’expérience sur le terrain.

M. Erdogan

Le secret de l’inimitié d’Erdogan envers la Syrie réside dans son idéologie doctrinaire. Il est inféodé à sa Confrérie qu’il fait passer avant même l’intérêt du peuple turc. La preuve en est qu’il n’a en rien modifié sa politique malgré les répercussions négatives, morales et matérielles, de ce qui se passe en Syrie sur la Turquie. Son désir de voir les Frères Musulmans prendre le pouvoir en Syrie dépasse toute autre considération.

Vous dites qu’Erdogan est une personne « souple » et vous vous interrogez sur ce que je viens d’avancer. Dire de quelqu’un qu’il est souple ne prouve rien. Le sincère et l’opportuniste peuvent démontrer de la souplesse, et Erdogan incarne la mentalité opportuniste des Frères Musulmans qui utilisent la religion pour arriver à leurs fins. Il a modifié la constitution pour satisfaire sa soif de pouvoir, non les intérêts de son peuple. Sa vision est que les Frères Musulmans renforceraient son pouvoir aussi bien en Turquie que dans tout le monde islamique, et lui permettraient de subtiliser le rôle essentiel de l’Égypte en tant que grande nation islamique au profit d’un nouvel État ottoman dont il restaurerait la gloire passée sous la bannière de l’Islam.

Au début des événements il nous a envoyé son ministre des Affaires étrangères, David Oglu, pour un laïus de trois heures sur la démocratie en Turquie et les réformes qu’il nous conseillait de mettre en route, réformes toujours axées sur la modification de notre propre vision en faveur des Frères Musulmans. Depuis, nous avons pu observer sa démocratie en Turquie qui est devenue l’une des plus grandes prisons pour journalistes. Nous avons pu voir comment elle traitait les manifestants place Taksim, et surtout comment elle continue à traiter les Kurdes en les réprimant et en les assassinant par centaines ; alors que lorsque nous avons décrété l’amnistie, la seule chose qui intéressait Erdogan était de s’enquérir de la libération des seuls Frères Musulmans.

C’est cela la réalité. Les faits disent que la Turquie a installé sur son territoire des camps pour les terroristes, qu’elle leur a grand ouvert ses aéroports et ses frontières, qu’elle leur a assuré toute la logistique nécessaire à leur mobilité et leurs opérations…

L’Irak

Les déclarations de l’Irak concernant la Syrie sont objectives et honnêtes, car tous les courants politiques au pouvoir considèrent que le danger qui guette la Syrie est aussi dangereux pour l’Irak. Par conséquent, soutenir la Syrie revient à soutenir l’Irak. C’est ce qui explique la fermeté du soutien constant et déclaré du Président Maliki à la Syrie.

Al-Assad sûr de sa victoire ?

Chacun pense selon sa propre logique. Il y a ceux qui pensent que les projets nourris contre la Syrie ont échoué momentanément et il y a ceux qui pensent que cet échec est une victoire en soi ; ces projets ayant indifféremment consisté à nous disloquer, à nous plonger dans une guerre civile, à renverser l’État syrien… Je pense que nous faisons des progrès sur le terrain, notamment contre les terroristes qui ont perdu leur environnement incubateur. C’est donc une avancée non négligeable au niveau intérieur.

Une autre avancée concerne le monde extérieur trompé par les mensonges de certains médias et de certains États. Les citoyens des pays étrangers sont désormais mieux informés sur ce qui se passe en Syrie et sur la situation sur le terrain. Est-ce une victoire ? Je dis que peu importe les annonces, le terrain est la seule chose qui compte.

Quant à l’Iran ; oui,  je pense que le rapprochement iranien avec n’importe quel pays du monde est une chose positive pour la région, à condition que l’autre côté soit sincère.

Les élections présidentielles de 2014

Ma candidature aux élections présidentielles de 2014 repose sur deux points. Le premier est ma propre motivation, or personnellement je ne vois aucune objection à cela. Le deuxième dépend de la volonté populaire, et il est trop tôt pour en parler. Ce ne sera possible qu’à partir du moment où la date de ces élections sera fixée.

Le regard porté sur la région

Nous vivons une période de grands changements qui ne sont pas nécessairement nés du dit « Printemps arabe », termes que nous n’approuvons évidemment pas car le printemps ne véhicule pas la mort. Ces changements ont commencé depuis quelques générations. Les plus dangereux sont ceux qui touchent à l’appartenance et à l’identité pour la partager entre arabité et Islam, entre patriotisme et nationalisme, entre arabes et Kurdes, etc. C’est un grand danger pour notre région, car c’est le meilleur moyen de détruire notre civilisation de coexistence depuis des siècles, et donc le meilleur moyen de faire exploser la société arabe de l’intérieur. L’arme de destruction massive est, en l’occurrence, l’extrémisme religieux. Nous devons donc absolument régler ce problème.

Ce n’est qu’ensuite que nous pourrons travailler au développement social et politique devant mener à la participation des citoyens aux décisions et à l’édification de la patrie, de l’État et de la nation. La vraie démocratie n’est pas uniquement affaire d’intellect, elle est l’affaire de toute la société. Nous ne pouvons pas avancer si les courants obscurantistes continuent à nous faire reculer.

Ce qui me préoccupe est la notion d’arabité dont la relation avec l’Islam avait réussi à créer un équilibre entre toutes les composantes ethniques et religieuses de nos sociétés arabes, et qui maintenant se trouve menacée d’un schisme destructeur initié par les Frères Musulmans. Ce n’est que lorsque nous aurons compris l’essence de cette relation que nous pourrons offrir aux générations futures l’avenir de progrès et de stabilité que nous leur souhaitons.

Dr Bachar al-Assad

Président de la République arabe syrienne

21/10/ 2013

Transcription e traduction : Mouna Alno-Nakhal

Source : vidéo 2ème partie / Présidence de la République arabe syrienne

[*] : 1ère partie de cette entrevue

https://avicennesy.wordpress.com/2013/10/23/syrie-ladministration-us-cree-les-conditions-favorables-au-terrorisme-par-bachar-al-assad/

On a retrouvé les parents de « l’ange blond » en Bulgarie


Child found in GreeceMaria, la jeune fille blonde aux yeux bleus que la police grecque avait découverte dans un campement Tsigane lors d’une opération menée par la police le 17 octobre a retrouvé ses parents. Les recherches avaient été effectuées dans le monde entier,  et ce sont les forces de l’ordre bulgares qui ont déterminé l’identité de la mère biologique de Maria.

Ce sont les époux Roussev, vivant dans la ville de Nikolaïevo avec leurs dix enfants. Il s’avère qu’ils sont également… tsiganes. La mère avait accouché de Maria en Grèce en 2009, et elle l’avait ensuite donnée à d’autres personnes, car elle n’avait pas assez de moyens pour s’en occuper.

Quelles leçons tirer de cette triste histoire ?

D’abord, que les critères physiques sur lesquels s’est basée la police grecque ne sont finalement pas si déterminants. Des tsiganes blonds aux yeux bleus, il y en a des tas. Se baser sur ce seul critère pourrait même être dangereux.  Imaginez que ce soit  la police bulgare qui ait trouvé Maria avec ses vrais parents et qu’elle ait appliqué le raisonnement de la police grecque. Que de tourments pour un couple innocent !

Cette histoire a également servi à alimenter tous les vieux clichés qui ont servi, de tout temps, à stigmatiser les gens du voyage.  Voleurs de poules, voleurs d’enfants, trafiquants en tout genre, une histoire qui tombait à pic pour beaucoup. Sauront-ils reconsidérer leurs points de vue ? Pas sûr. Une idée ancrée ne s’en va pas comme ça. Pourtant l’histoire de Maria est une histoire à charge contre les sociétés modernes qui sont désormais incapables de voir que certains de leurs déshérités sont obligés d’abandonner leurs enfants, faute de pouvoir les nourrir.

Parents biologique, parents adoptifs, on ne saura jamais quel est le mieux pour la petite Maria. Mais une chose est sûre : elle démarre mal dans la vie. Vu son jeune âge, on peut espérer que cet épisode de sa vie ne laissera pas de traces.

Avic

Alerte ! Le délit de « crime électronique » arrive !


article_twitterPour avoir menacé de mort le président américain sur Twitter, un ado de 17 ans a été reconnu coupable de  « crime électronique » et d’« appel à la violence en utilisant des médias électroniques » par un tribunal de Casablanca, et a été condamné à trois mois de prison ferme ce vendredi.

Il avait twitté : « Je tuerai votre président et toutes les personnes qui seront en sa compagnie. C’est ce que je ferai lorsque j’arriverai aux Etats-Unis le mois prochain  ».

Est-ce parce qu’il s’agissait de menaces contre Obama ? La justice marocaine applique-t-elle ces mesures à tous les messages du même genre qui circulent dans la toile marocaine ? Les menaces de mort ne sont jamais acceptables quelles qu’en soient les circonstances. Dans tous les pays du monde il existe des lois adéquates pour les réprimer. Mais, quel besoin y avait-il de qualifier le délit de ce jeune garçon de « crime électronique » ? Veut-on mettre en garde les internautes et leur signifier que toutes leurs conversations à travers les réseaux sociaux seront épluchées et susceptibles de leur attirer des ennuis ?

Il peut encore s’estimer heureux, ce jeune homme, de ne pas avoir été poursuivi pour « terrorisme électronique », car menacer le président des Etats-Unis et tout son entourage aurait pu être interprété comme tel.  Et, pourquoi pas aussi « crime électronique en bande organisée », puisque que le twitteur s’adresse à d’autres personnes qui, pour ne pas avoir dénoncé leur camarade, pourraient être considérés comme des complices. Ce n’est qu’une question de temps, mais, avec un peu de patience, nous arriverons à ces absurdités. Quelle sera la prochaine étape ?

Avic

Allemagne : soumission éternelle à Israël


Netanyahu and Merkel in JerusalemL’Allemagne n’arrive pas à sortir de sa posture de coupable éternelle.

Que les juifs soient dédommagés, cela peut se comprendre. Encore que ! Combien de peuples ont subi des politiques d’annihilation sans recevoir le moindre dollar de compensation ? Les Indiens génocidés d’Amérique n’ont même pas droit à un mémorial sur la terre de leurs ancêtres. Et que dire des dizaines de millions de noirs réduits en esclavage ou des peuples colonisés ? Rappelons aussi que les autres pays ou peuples victimes des exactions nazies n’ont jamais reçu le moindre pfennig.

Le problème prend une autre dimension lorsque l’État sioniste s’impose comme le porte-parole du peuple juif et s’accapare de la presque totalité des compensations financières. Tout en laissant des dizaines de milliers de rescapés de la Shoah croupir misérablement sur son sol.

Jouant cyniquement sur le sentiment de culpabilité, le régime sioniste soutire toutes sortes d’avantages de l’Allemagne traumatisée par son histoire. En plus des dizaines de milliards de dollars versés depuis 1948.

L’Allemagne a livré par exemple 6 sous-marins à Israël capables de lancer des centaines d’ogives nucléaires. Quasiment à l’œil. On ne voit pas le lien entre la tragédie de la Shoah et le fait de donner des capacités de destruction terrifiantes à un pays surarmé, un régime colonial et agressif, un occupant sans foi ni loi.

Pour entretenir la « flamme de la Shoah », l’Allemagne se met en quatre pour retrouver quelques gardiens de camps, quasi centenaires, coupables d’avoir été mis là par leur hiérarchie militaire, et de les juger dans une parodie de procès.

Enfin, l’Allemagne donne quitus à Israël pour poursuivre la colonisation en Cisjordanie. Recevant le « président » de l’Autorité palestinienne cette semaine, pour le convaincre de continuer à négocier avec son maître sioniste, Angela Merkel a appelé Israël à « ralentir les constructions dans les colonies ». Vous avez bien lu.

Les colonies sont en principe illégales. L’Allemagne ne demande pas leur démantèlement ni leur arrêt. Mais que les sionistes veuillent bien violer le droit international d’une façon un peu moins voyante.

Avec des alliés pareils, le régime sioniste peut poursuivre tranquillement sa politique coloniale.

par Jacob Cohen

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Allemagne-soumission-eternelle-a-Israel-20907.html

Hollande et Merkel tentent d’éteindre l’incendie du scandale NSA


7prism123a123_10François Hollande et Angela Merkel ont tenté vendredi de désamorcer la crise provoquée par les accusations d’espionnage des services américains en Europe en proposant de bâtir une nouvelle relation de confiance avec les Etats-Unis.

L’initiative franco-allemande vise à définir d’ici à la fin de l’année un code de bonne conduite et de coopération entre les services de renseignement américains et ceux des pays européens qui rejoindront cette démarche.

« Connaître le passé, fixer un cadre de relations pour l’avenir et en terminer avec les mécanismes de surveillance qui ne sont pas maîtrisés », a résumé lors d’une conférence de presse le président français.

Cette initiative intervient au moment où la multiplication des accusations visant la National Security Agency (NSA), y compris sur le téléphone portable d’Angela Merkel selon les autorités allemandes, tournent à la crise diplomatique.

Cette nouvelle ère de coopération sera mise à l’épreuve dès lundi avec la visite d’une délégation d’élus du Parlement européen à Washington pour recueillir des éclaircissements sur les allégations d’espionnage.

Les dirigeants de l’Union européenne s’étaient relayés jeudi durant la première journée du sommet pour condamner les pratiques de leur allié américain.

Ils ont voulu adopter un ton plus apaisé vendredi.

« La chose essentielle que nous avons approuvée, c’est de regarder vers l’avenir et d’essayer d’éviter ce genre de situation dans le futur », a déclaré l’actuelle présidente du Conseil des ministres, la Lituanienne Dalia Grybauskaite.

« RÉSOUDRE LES PROBLÈMES »

Si le Conseil européen n’a officiellement que « pris note » de l’initiative franco-allemande, certains dirigeants, comme le Premier ministre belge Elio Di Rupo, ont dit qu’ils participeraient au dialogue avec les Etats-Unis.

« Il ne s’agit pas de créer plus de problèmes qu’il n’en existe mais de résoudre les problèmes », a expliqué le dirigeant socialiste interrogé sur la position des défenseurs d’une ligne plus dure envers le gouvernement américain.

« Il ne s’agit pas de faire monter la pression inutilement », a-t-il déclaré face à ceux qui protestent contre la présumée timidité de l’Union européenne.

Le président du Parlement européen, Martin Schulz, est quant à lui partisan d' »une pause » dans les négociations sur un accord de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis en cas d’espionnage avéré.

D’autres parlementaires européens ont jugé vendredi l’initiative franco-allemande insuffisante et pourraient faire remonter la tension à la faveur de nouvelles révélations.

François Hollande a prévenu que le filon était loin d’être épuisé au vu de la masse de documents en possession de l’ancien consultant de la NSA Edward Snowden.

La France, a-t-il dit, a ainsi « plusieurs pistes » pour les responsables de l’attaque informatique qui a visé l’Elysée en mai 2012, entre les deux tours de l’élection présidentielle.

Le Monde a publié vendredi un document émanant de la NSA qui fixe les grandes lignes de ce que l’agence devait dire aux deux hauts responsables français qui lui ont rendu visite le 12 avril dernier pour lui demander des explications.

Ce document dit que la France soupçonne la NSA d’être responsable de l’attaque, ce que l’agence réfute.

Mais les Etats-Unis ont « volontairement évité de demander » aux services israéliens s’ils étaient mêlés à cet épisode d’espionnage, poursuit le document, introduisant un doute sur l’éventuelle responsabilité d’Israël.

« Le Monde évoque à partir des documents qui sont à sa disposition plusieurs pistes », a dit vendredi François Hollande. « Nous aussi, nous avons plusieurs pistes. »

par Julien Ponthus

Avec Charlie Dunmore, édité par Yves Clarisse

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE99O06T20131025?sp=true

Une très bonne idée à généraliser ! Le « café suspendu »


coffeeLes « cafés suspendus », un concept solidaire qui nous vient de Naples et qui vise à aider les plus démuni-e-s, se développe de plus en plus !

Avant toute chose, qu’est-ce que le concept du « café suspendu » (« caffè sospeso » en italien) ? C’est une vieille tradition napolitaine qui consiste à payer deux cafés et à n’en consommer qu’un, gardant le deuxième pour un-e client-e plus démuni-e qui n’aurait pas les moyens de s’en offrir un.

Par exemple, si vous entrez dans un café avec un ami, vous commandez trois cafés – deux pour vous, et un « suspendu ». Lorsqu’une personne sans ressources entrera dans l’établissement et demandera au patron s’il a un café pour lui, il lui en servira un – celui que vous aurez déjà payé en avance. La Journée du Café Suspendu a été instaurée à Naples le 10 décembre 2011, avec le soutien du maire de la ville.

Cette tradition ayant reçu un peu plus de visibilité ces derniers temps grâce à la magie de l’Internet et du partage sans frontières, certaines personnes se sont dit que ça pourrait être assez sympa d’exporter le concept. Un groupe Facebook a donc été créé pour tenter de faire connaître la tradition et de pousser les gens à la développer en France.

Les créateurs du groupe proposent donc plusieurs pistes pour promouvoir le concept :

  • « Individuellement, en parler autour de vous, pourquoi pas avec les tenanciers des bar et restos (ex : « Vous faites des cafés en attente ? Non ? Dommage, c’est un bon concept », etc.)
  • Se réunir en collectifs citoyens par zones géographiques (villes, etc.) : l’union fait la force
  • Organiser des réunions pour établir des plans d’action adaptés
  • Collectivement, aller à la rencontre des bars et restos susceptibles d’adhérer au concept et leur proposer la meilleure manière de le mettre en place (ex : un autocollant à l’entrée, un tableau avec les consos en attente, possibilité d’assurer leur visibilité via une page Facebook à construire, etc.)
  • Collectivement, aller à la rencontre des citoyens pour leur expliquer le concept et leur dire où ils peuvent contribuer ou bénéficier des « suspended coffee »
  • Concentrez-vous toujours sur vos objectifs, restez unis et vous ferez bouger le monde 

Alors, que pensez-vous du concept ? Partantes pour tenter le coup ? Pensez-vous qu’il serait possible d’étendre le concept à d’autres commerces ?

http://www.madmoizelle.com/cafes-suspendus-157504

République centrafricaine : Agonie silencieuse


République centrafricaine : Agonie silencieuse

seleka-rcaDeux cent trente mille déplacés internes, soixante-deux mille réfugiés dans les pays voisins… Depuis le coup d’Etat du 24 mars 2013, la Centrafrique, autrefois enfant chérie des présidents français, s’enfonce dans le chaos. Les exactions se multiplient à Bangui. Les cris d’alarme lancés durant l’été par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies semblent enfin tirer les chancelleries de leur torpeur.

Mi-septembre 2013, les partisans du président François Bozizé, renversé par un coup d’Etat le 24 mars, lancent une offensive militaire à Bossangoa, dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA). Ils affirment vouloir reprendre le contrôle du pays, tombé aux mains de la Seleka, une coalition de mouvements rebelles venus du nord (1). Cent personnes auraient péri dans l’attaque. Depuis mars, les combats ont fait des centaines de victimes et provoqué une vaste crise humanitaire affectant plus d’un million d’habitants. Pays pauvre –cent quatre-vingtième en 2013 au classement du Programme des Nations unies pour le développement–, la RCA ne dispose pas de ressources stratégiques. Mais, désormais, c’est l’effondrement de l’Etat tout entier qui se profile, avec à la clé l’apparition d’un vaste territoire d’instabilité et de non-droit en plein cœur du continent, aux frontières de grands voisins explosifs, République démocratique du Congo (RDC), Tchad, Ouganda et Soudan, et au carrefour de l’islam et de la chrétienté.

Des membres de la Seleka
Des membres de la Seleka

Silence radio. En mars 2013, les appels à l’aide désespérés de M. Bozizé ne reçoivent, pour la première fois, aucune réponse. La Seleka, maintenue aux portes de Bangui depuis novembre 201l, vient de fondre sur la capitale. Mieux équipée, plus organisée, avec environ quatre mille combattants, sa puissance militaire est supérieure à celle des Forces armées centrafricaines (FACA) sans formation, sans moyen logistique, et même… sans armes. Sur les cinq mille soldats réguliers, trois mille seulement disposeraient d’un fusil, les autres se voyant cantonnés au rôle de sapeurs-pompiers. Seuls les huit cents hommes de la garde présidentielle semblent en mesure de s’op-poser à l’attaque rebelle. Mais ces soldats, redoutés pour avoir renversé le président Ange-Félix Patassé au profit de M. Bozizé en 2003, sont rapidement dépassés, après un court combat dans le nord de la capitale.

Le chef de l’Etat trouve à peine le temps de fuir : il franchit l’Oubangui pour se réfugier en RDC. De leur côté, les soldats africains de la Force multinationale de l’Afrique centrale (Fomac), envoyée en interposition par la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) en 2008, et les six cents Français du détachement « Boali », déployé pour protéger les ressortissants lors du coup d’Etat de 2003, restent l’arme au pied. Alors qu’en mars 2007 une opération parachutiste française, appuyée par des éléments tchadiens, avait chassé les rebelles de Birao près de la frontière soudanaise (2), cette fois Paris et N’Djamena semblent avoir abandonné leur allié.

Tombée aux mains de la Seleka, Bangui est aussitôt le théâtre de pillages et d’exactions, souvent dirigés contre tout individu suspecté d’avoir soutenu le président déchu. Les locaux de l’Organisation des Nations unies (ONU), notamment le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), sont dévalisés. Etrangement, l’ambassade de France se contente de mesures minimales pour protéger les mille deux cents expatriés, alors qu’ils sont directement menacés.

Présents depuis l’indépendance en vertu d’un accord de défense, les parachutistes et marsouins français restent cantonnés dans leur camp de Mpoko. Il est vrai que les risques d’une intervention sont très nombreux : la Seleka se révèle un patchwork de factions politiques de toutes origines. Ainsi on y repère des rebelles tchadiens du colonel Aboud Moussa Mackaye, des janjawids soudanais échappés du conflit au Darfour, des troupes venues du nord, dont le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) –une coalition créée en 2006 dans le nord du pays par des partisans de M. Patassé, des déçus de M. Bozizé et des soldats en déshérence.

M. Michel Djotodia, musulman du Nord, culturellement proche du Soudan et chef de l’UFDR, est désigné chef de l’Etat par acclamation, et placé à la tête d’un Conseil national de transition (CNT) créé ad hoc. Sans grande légitimité populaire à Bangui, la Seleka fait preuve d’ouverture en accueillant au sein du CNT des membres de l’opposition et de l’ancien gouvernement, et en maintenant M. Nicolas Tiangaye au poste de premier ministre. Ce dernier –une figure de la défense des droits de l’homme– avait été nommé à l’issue des accords de Libreville (Gabon) de janvier 2013 entre la Seleka et le gouvernement de M. Bozizé.

Pourtant, malgré ces signes apaisants, une autre réalité s’impose sur tout le territoire : les soldats de la Seleka font régner la terreur sous divers prétextes, dont le désarmement de la population. Des cas de haine religieuse sont apparus. Les ex-rebelles importent avec eux l’islam du Nord dans un Sud majoritairement catholique. En prêtant serment, le 18 août 2013, M. Djotodia est ainsi devenu le premier président musulman du pays. Mais en cette fin d’été, les incidents et meurtres se sont multipliés dans la capitale. Le 7 septembre, la conquête de Bossangoa par les partisans de M. Bozizé, qui s’en prenaient aux musulmans soutiens du pouvoir, a provoqué des batailles à répétition et une répression antichrétienne meurtrière par la Seleka.

La Centrafrique se trouve au point mort. La mécanique instable des micro-échanges vivriers qui tissent jour après jour la survie de la plupart des quatre millions cinq cent mille Centrafricains est grippée par l’insécurité. De son côté, échaudée par les événements du printemps, l’ONU n’a redéployé qu’une partie de son dispositif. Le 14 septembre, M. Djotodia annonce même la dissolution de la Seleka sans préciser qui contrôlera ses quinze mille hommes. Renforcés par l’enrôlement de toutes sortes de supplétifs armés (3), les « seigneurs de la guerre » n’ont que faire d’un fantomatique pouvoir central.

D’ailleurs à quoi bon ? En dehors de la capitale, l’Etat n’existe plus. Suivant les régions, cet effondrement ne date pas d’hier. En 2013, ce pays, plus étendu que la France, voit la majorité de son territoire dénué de toute infrastructure. A l’exception de celles qui vivent aux abords de Bangui, les populations sont livrées à elles-mêmes, y compris pour se protéger de toutes sortes de prédateurs armés, comme les coupeurs de route (zaraguinas) venus du Cameroun… Très peu d’écoles, quasiment pas de routes, des services de santé embryonnaires, pas d’énergie, des fonctionnaires souvent impayés dans un contexte de corruption généralisée.

Ainsi, à mille cinq cents kilomètres, à la frontière du Tchad et du Soudan, les habitants de Birao, isolés par l’absence de route, n’ont absolument aucun échange avec la capitale. Cette région de la Vakaga a toujours tenu lieu de base arrière des rebellions nationales. Mais le reste du territoire est à peine plus équipé, et les hordes de la Seleka trouvent là un terrain propice à leur prédation. Les Nations unies relèvent deux cent trente mille déplacés internes, soixante-deux mille réfugiés en RDC et au Cameroun, et cinq cent mille personnes en situation de détresse alimentaire. Les bailleurs de fond ne se précipitent pas : les « appels de fonds consolidés » d’OCHA ne sont financés qu’à 30 %. L’oubli du pays est manifeste, symptôme tragique de son absence d’intérêt, y compris dans le champ humanitaire. Car la Centrafrique reste un cas de « basse intensité » : pas de massacres à grande échelle, pas d’embrasement total, pas de famine généralisée. Le malheur du pays demeure à l’image de son poids économique : négligeable.

Pour la France, cette indifférence est neuve. Depuis l’époque de l’Oubangui- Chari, la discrétion du pays avait aidé à dissimuler les enjeux tricolores locaux (diplomatiques, stratégiques et industriels). Mais le gel pour deux ans de l’exploitation de la mine d’uranium de Bakouma, annoncé par Areva en novembre 2011 (4), a provisoirement libéré la France de ses intérêts immédiats sur place. Les maîtres locaux peuvent changer, ils se satisferont toujours des redevances minières le moment venu. Si les perspectives d’exploitation des forêts du Sud sont connues, l’enjeu industriel du moment est le pétrole de Gordil, à la frontière tchadienne, mais le gisement a été concédé en 2012 aux Chinois de la China National Petroleum Corporation (CNPC). Le reste des échanges économiques entre les deux pays est infime. Au moins sur un plan officiel, car la Centrafrique est le pays de tous les trafics. Sa déliquescence entretenue a favorisé l’extraction de pierres, de minerais et l’exportation d’ivoire hors de tout contrôle. Il en est de même pour les marchés du bois et de l’hévéa, concédés à des individus en mal d’aventures tropicales, généralement français, dans une logique de « comptoir ». Quant à la dimension stratégique de la RCA, les nouveaux moyens de projection et la redéfinition de la politique française de la région font désormais largement préférer le Gabon. Les deux bases historiques de Bouar et Bangui, camps de base de toutes les opérations équatoriales postindépendances (Rwanda, RDC, Tchad, Congo), ont été abandonnées en 1998.

Sur le plan diplomatique, la situation apparaît tout aussi sombre. Aucun des « amis » de M. Bozizé (France, Tchad, Afrique du Sud, Ouganda) ne lui est venu en aide, et la « communauté internationale » a brillé par son silence. Il est vrai que la France est, depuis janvier 2013, engagée sur un autre terrain africain, le Mali. Pourtant, l’armée tricolore a toujours façonné la vie politique de la Centrafrique en plaçant ses protégés, quitte parfois à les destituer par la suite. Le « lâchage » de M. Bozizé ne s’accompagne pas d’une once d’intérêt pour l’avenir du pays. Au Mali, Paris a tout fait pour donner un cadre légal à la transition, en obtenant, par le truchement de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), la nomi nation de M. Dioncounda Traoré, président par intérim, avant d’imposer les élections de juillet 2013. Rien de tout cela pour la Centrafrique, si ce n’est un blanc-seing accordé à la médiation de la Ceeac, menée par les présidents Idriss Déby (Tchad) et Denis Sassou Nguesso (République du Congo), dans le dos de l’Union africaine. A la tête de régimes autoritaires, les deux chefs d’Etat sont des alliés historiques de Paris.

Le président tchadien fut l’un des instigateurs de la prise de pouvoir de M. Bozizé en 2003 et pendant dix ans son principal soutien régional en alimentant de ses troupes les forces d’interposition locales, dont celles de la Fomac. Pourtant, la reconnaissance de la légitimité de la Seleka, alors même que des rebelles tchadiens auraient été le fer de lance de l’assaut sur Bangui, traduit la montée en puissance de M. Déby. En outre, en participant à la guerre malienne aux cotés des Français et en s’imposant comme un interlocuteur majeur en RCA, celui-ci se positionne comme le grand leader de la sous-région. Il redore ainsi son blason terni par la pluie de critiques que lui adressent les défenseurs des droits humains. Bien entendu, M. Bozizé, réfugié à Paris, a beau jeu de rappeler qu’il a été élu « démocratiquement » et qu’il reviendra au pouvoir… Mais la page semble tournée. En reconnaissant le CNT dès le mois de juin 2013, puis en dressant un calendrier de retour à la démocratie avec l’instauration d’élections dans dix-huit mois, la Ceeac entérine le coup d’Etat.

Cependant, à la mi-juillet 2013, les rapports de la mission conjointe de l’Union européenne et de l’ONU, dirigée par Mme Kristalina Georgieva, commissaire européenne à la coopération et aux affaires humanitaires, et Mme Valerie Amos, secrétaire générale adjointe des Nations unies chargée des affaires humanitaires, ainsi que les déclarations du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, le général sénégalais Babacar Gaye, commencent à secouer les chancelleries. L’Union africaine annonce le remplacement, d’ici la fin de l’année, de la Fomac par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), dotée cette fois de trois mille six cents hommes (5). De son côté, Mme Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale (CPI), fait part, le 7 août, de « sa préoccupation pour les crimes perpétrés en RCA ».

Le 23 août, alors que la tension internationale monte à propos d’une intervention militaire en Syrie, Paris semble se réveiller. Après avoir reçu les représentants d’associations mobilisées à Bangui, le président François Hollande insiste sur « la nécessité absolue de rétablir la sécurité pour l’accès de l’aide humanitaire aux populations » et annonce son intention de saisir le Conseil de sécurité fin septembre. Une prise de position face au désastre humanitaire en cours, contenant en filigrane le danger de « somalisation » du pays. La RCA est d’ores et déjà un immense territoire hors de tout contrôle. Faudra-t-il se satisfaire de voir s’installer au centre de l’Afrique un no man’s land supplémentaire, livré à toutes sortes de groupes extrémistes, religieux ou émanations de puissances étrangères, trouvant là un espace de repli ? De Boko Haram à l’Armée de résistance du Seigneur (6), sans omettre Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), les prétendants sont légion…

Vincent MUNIÉ

(1) L’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de M. Michel Djotodia, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) de M. Abdoulaye Miskine, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) de M. Abdoulaye Hissène et la Convention patriotique du salut du Kodro (CPSK) de M. Mohamed Moussa Dhaffane.

(2) Lire « En Centrafrique, stratégie française et enjeux régionaux », Le Monde diplomatique, février 2008.

(3) Dont une estimation de trois mille cinq cents enfants-soldats selon l’OCHA, 6 septembre 2013.

(4) A la suite de la chute des cours consécutive à la catastrophe de Fukushima.

(5) Depuis quinze ans, la RCA connaît la présence de forces d’interposition aux acronymes labyrinthiques, d’origines multilatérales diverses, mais bien souvent inoffensives : Minurca, Fomuc, Fomac, Eufor, Micopax et Misca.

(6) Lord’s Resistance Army (LRA) de M. Joseph Kony, issue de l’Ouganda, et installée de longue date dans l’est du pays.

http://www.interet-general.info/spip.php?article18834

Hollande au Mali : mission accomplie ?


-C’était pourtant une grande victoire. On revoit encore François Hollande entrant en vainqueur à Bamako, avec presque remise des clés de la ville si cela avait été possible. On n’a jamais vu autant de drapeaux français que ce jour-là. Hollande, comme Georges W. Bush a décrété que la guerre était finie et qu’il l’avait gagnée.

Apparemment ‘’l’ennemi’’ n’a pas été mis au courant. Il continue à faire exactement ce qu’il faisait avant, et on ne sait toujours pas pour quelle raison d’ailleurs. Les attentats continuent, mais meurtriers cette fois, ce qui n’existait pas avant. Le Mali est toujours virtuellement divisé, et des zones entières sont toujours hors de contrôle du pouvoir central. Mais, on nous dira, il y a quand même eu des élections. Il y aurait eu, de toute façon, des élections et un autre que l’ancien président aurait été élu, puisqu’ATT n’avait pas l’intention de se représenter.

Aujourd’hui, l’Armée Française est sur place et n’a pas l’intention d’en bouger. Les forces de l’ONU, la Minusma sont également déployées au Mali, avec pour mission de chercher à ramener la stabilité dans le pays, ce qui est loin d’être gagné. Car, au Nord, la guerre continue. Les coups de mains, les attentats, les harcèlements, tous les ingrédients d’une guérilla, vont bon train

Ce qui oblige les forces françaises, aux côtés des forces armées maliennes et la Minusma à intervenir. En ce moment une opération de grande envergure est en cours, selon le porte-parole de l’état-major des armées françaises, le colonel Gilles Jaron. Cette opération, baptisée «Hydre», engage un millier de soldats dont un bataillon de militaires français et un bataillon malien, comptant plus de 500 soldats chacun. Avec la Minusma en plus, ça fait beaucoup.

Alors M. Hollande, la guerre est finie ?

Avic