Notre Cap de Bonne Espérance – Israël Shamir


copiedeimgp8453Commençons par la bonne nouvelle: l’hégémonie américaine, c’est fini. La bête est maîtrisée. Nous avons passé le Cap de Bonne Espérance, symboliquement parlant, en septembre 2013. Avec la crise syrienne, le monde à la croisée des chemins a pris le bon virage. C’était un moment aussi risqué que lors de la crise des missiles à Cuba en 1962. Il y avait de fortes chances de déclencher la guerre totale, dans la mesure où les volontés d’acier de l’Amérique et de l’Eurasie s’étaient mesurées en Méditerranée orientale. Il nous faudra un certain temps avant de percevoir la réalisation de ce à quoi nous avons travaillé dans l’ombre, et c’est normal pour des événements d’une telle grandeur. Les turbulences aux USA, depuis la folle course poursuite à Washington jusqu’à la fermeture de l’administration fédérale et la possibilité du défaut de paiement,  sont les conséquences de ce moment historique là.

Souvenons-nous de la chute du Mur de Berlin. Quand il s’est effondré, je me trouvais à Moscou, j’écrivais pour Haaretz. Je m’étais rendu à une conférence de presse avec des membres du Politburo à l’hôtel Président, et je leur avais demandé s’ils pensaient que c’était la fin de l’URSS et du système socialiste. On m’avait ri au nez, parce que c’était une situation trop embarrassante pour eux. Mais non, disaient-ils en chœur. Le socialisme va se mettre à fleurir, voilà ce que va donner la chute du Mur. Deux ans plus tard, il n’y avait plus d’URSS. Notre mémoire voit tout cela en raccourci, maintenant, comme une seule courte séquence. Or cela avait pris un certain temps.

Le point de tension culminant, en ce mois de septembre 2013, ce fut la vision, sous le soleil de midi, des cinq destroyers US face aux rivages du Levant, pointant leurs Tomahawks sur Damas, et, leur faisant face, la flotte russe composée de onze navires avec en tête le Moskva, croiseur tueur chargé de missiles, renforcés par  des bateaux de guerre chinois. Apparemment, deux missiles ont bel et bien été lancés vers la côte syrienne, et tous deux ont échoué à atteindre leur cible.

Un quotidien libanais citant des sources diplomatiques a prétendu que les missiles étaient partis d’une base de l’OTAN en Espagne et s’étaient vus abattus par le système russe de défense air-air, à partir d’un navire. Une autre explication proposée par Asia Times mentionne un détournement par les Russes, avec leurs GPS puissants et bon marché, qui auraient rendu inutilisables les Tomahawks sophistiqués et chers, en les égarant et en les faisant chuter. Il y a encore une autre version, qui attribue le lancement aux Israéliens, soit qu’ils aient tenté de provoquer le déclenchement des hostilités, soit qu’ils se soient contentés d’observer les nuages, comme ils le prétendent.

Quoi qu’il en soit, après cet étrange incident, la pétarade n’a pas commencé, parce que le président Obama a gardé son sang-froid et rengainé son colt. Cela fut précédé par un vote inattendu au parlement britannique. Ce corps vénérable a décliné l’honneur de se joindre à l’attaque proposée par les US. Pour la première fois depuis deux cents ans, le parlement britannique a refusé une offre bien réelle de prendre l’initiative d’une guerre; d’habitude, ils ne résistent pas à la tentation.

Puis le président Obama a décidé de refiler la patate chaude au congrès. Il n’avait pas envie d’être celui qui déclencherait l’Armageddon. A partir de là, c’était trop tard. Le Congrès ne voulait pas entrer en guerre, une guerre aux conséquences imprévisibles. Obama a essayé de froncer les sourcils devant Poutine lors du G20 à Saint Petersburg, mais cela n’a pas marché.  La proposition russe d’en finir avec les armes chimiques de la Syrie permettait au président Obama de sauver la face. Cette mésaventure a réglé leur compte à l’hégémonie, à la suprématie et à l’exceptionnalisme américains. Fini, le « destin manifeste » des USA. Nous l’avons tous appris des productions hollywoodiennes: le héros ne saurait faire profil bas: viser et tirer, c’est tout ce qu’il peut faire. S’il rengaine, ce n’est plus un héros, c’est un capon.

Après quoi, tout s’est accéléré. Le président US a eu un entretien avec le nouveau président iranien, ce qui ne pouvait que peiner Tel Aviv. Les rebelles de l’Armée syrienne libre ont décidé de discuter avec Assad au bout de deux ans de harcèlement, et leur délégation est arrivée sans encombre à Damas, laissant les extrémistes islamistes le bec dans l’eau. Le Qatar, leur grand soutien, s’écroule à tous les étages. Ce qui se passe maintenant au niveau de l’administration fédérale donne aux citoyens US de vrais soucis pour des enjeux bien réels. Avec la fin de l’hégémonie US, les jours du dollar comme monnaie de réserve mondiale sont comptés.

La Troisième Guerre mondiale a failli avoir lieu, comme le souhaitaient les banksters. Ils ont trop de dettes, sans compter la dette extérieure monstrueuse des USA. Si les Tomahawks avaient fait mouche, les auraient crié « c’est un cas de force majeure! » et en auraient profité pour effacer la dette. Des millions de gens auraient péri, mais des milliards de dollars seraient sains et saufs dans les caves de JP Morgan et de Goldman Sachs. En septembre, le monde a su bifurquer et se tirer de leurs griffes parce que le président Obama a refusé de faire le jeu des banksters. Il se pourrait qu’il l’ait bien mérité, son prix Nobel de la paix, après tout.

Le futur proche s’annonce turbulent mais il n’y a plus d’issue fatale. Les US vont perdre leurs droits à tirer leurs revenus de la planche à billets. Le dollar US cessera de servir de monnaie de réserve au monde entier, mais restera la monnaie de l’Amérique du nord. D’autres parties du monde vont faire appel à leurs euros, yens, roubles, bolivars ou dinars. Le budget de la défense US retrouvera des proportions normales, et la fermeture de bases à l’étranger ainsi que la réduction des armements permettra à la population US de réussir la transition sans trop écoper. Personne n’a envie de courir derrière l’Amérique; le monde en a juste assez de leurs chevauchées revolver au poing. Les US vont devoir trouver de nouveaux emplois pour tous ces banquiers, gardiens de prison, soldats, sans oublier un certain nombre de politiciens.

Comme j’étais à Moscou pendant la crise, j’ai observé ces événements tels que les ont ressenti les Russes. Poutine et la Russie ont été soumis à des pressions sans relâche, depuis un certain temps:

* Les US ont soutenu et financé l’opposition libérale russe et nationaliste; les élections ont été présentées comme une immense fraude, en bloc, le gouvernement russe en a perdu une partie de sa légitimité.

* L’Acte Magnitsky au Congrès a permis aux autorités US de confisquer les biens de tous les Russes et d’arrêter tous ceux dont ils subodorent qu’ils pourraient mal agir, et sans qu’ils puissent recourir à la justice.

* Certains fonds russes ont été saisis à Chypre,  où les banques avaient de gros soucis.

* Les US ont encouragé les Pussy Riots, les gay parades et autres à Moscou, dans le but de faire passer Poutine pour un dictateur, un ennemi des libertés et un homophobe, dans les media occidentaux et dans les media russes, tenus par l’oligarchie.

*Le soutien de la Russie à la Syrie a été critiqué, ridiculisé et présenté comme un acte brutal de déni d’humanité. Au même moment, les magnats de la presse occidentale affirmaient que la Russie finirait par laisser tomber la Syrie.

Comme je l’ai écrit il y a déjà longtemps, la Russie n’avait pas l’intention de lâcher la Syrie, pour un certain nombre de bonnes raisons: les chrétiens orthodoxes syriens mettent leur confiance dans la Russie, et géopolitiquement parlant, la guerre se rapprochait trop des frontières russes. Mais la raison principale, c’est que les Russes en avaient assez que l’Amérique leur tienne la dragée haute. Les Russes considéraient que des décisions aussi importantes devaient être prises par la communauté internationale, plus précisément par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Ils n’appréciaient nullement le rôle d’arbitre mondial que se donnait l’Amérique.

Dans les années 1990, la Russie était très affaiblie, et ne pouvait guère manifester son opposition, mais ils n’avaient pas apprécié le bombardement de la Yougoslavie et l’avancée des troupes de l’OTAN vers l’est, en violation de la promesse donnée par les US à Gorbatchev. La tragédie libyenne a rajouté à l’indignation. Ce malheureux pays s’est vu bombardé par l’OTAN, et s’en est trouvé désintégré. D’État le plus prospère de l’Afrique, la Libye est passée au rang des plus misérables. La présence russe en Libye était des plus limitées, mais la Russie y a quand même perdu quelques investissements. La Russie s’était abstenue de voter lors du vote sur la Libye parce que c’était la position du président Dimitri Medvedev qui croyait au partenariat possible avec l’Occident. Mais Poutine n’était absolument pas prêt à livrer la Syrie au même avenir.

La rébellion russe contre l’hégémonie US a commencé en juin dernier, lorsque le vol d’Aéroflot qui transportait Ed Snowden a atterri à Moscou. Les Américains ont appuyé sur tous les boutons à leur portée pour le récupérer. Tout le spectre de leurs agents s’est déployé en Russie. Et très peu de voix, parmi lesquelles celle de votre serviteur, ont appelé la Russie à offrir un refuge sûr à Snowden, mais ce sont nos voix qui ont prévalu. Malgré les pressions US, l’asile politique a été garanti à Snowden.

Étape suivante, l’escalade syrienne. Je ne veux pas entrer dans les détails des attaques chimiques présumées. Du point de vue russe, cela ne pouvait absolument pas constituer une raison pour que  les US entrent en guerre en Syrie ni nulle part ailleurs. En un sens, les Russes ont restauré la loi des nations, à sa place d’autrefois, sa place révérée. Le monde est devenu plus sûr pour ses habitants.

Rien de tout cela n’aurait pu se passer sans le soutien de la Chine. Le géant asiatique considère la Russie comme sa grande sœur, et lui fait confiance pour négocier adroitement avec le monde aux yeux ronds. Les Chinois, avec leur style placide et leur air de ne pas y toucher, ont joué dans le camp de Poutine. Ils ont fait passer Snowden jusqu’à Moscou. Ils ont opposé leur veto aux projets anti-syriens du Conseil de Sécurité, et ont envoyé leurs navires de guerre en Méditerranée. Voilà pourquoi Poutine a tenu bon, pas seulement pour le compte de la Russie,  mais pour la masse entière de l’Eurasie.

L’Église a soutenu les efforts de Poutine: pas seulement l’église russe, mais les catholiques et les orthodoxes ensemble se sont élevés contre la campagne yankee parce que les rebelles soutenus par les USA massacraient les chrétiens. Le pape a fait appel à Poutine en tant que défenseur de l’Église; les églises de Jérusalem et d’Antioche ont fait de même. Et le pape a quasiment menacé d’excommunication Hollande, et la menace voilée a troublé le président français. De sorte que Poutine a bénéficié d’un double soutien: celui des patriarches orthodoxes et celui du pape: c’est un cas de bénédiction double extrêmement rare.

Il y a eu bien des épisodes palpitants dans la saga syrienne, de quoi remplir des volumes. Par exemple la tentative pour contraindre Poutine lors du G8 en Irlande. Il devait y faire face au front uni de l’Occident, mais il s’est débrouillé pour en mettre quelques-uns de son côté, et a semé les graines du doute dans le cœur des autres en leur rappelant les hauts-faits des capitaines anthropophages dans le camp des rebelles.

La proposition d’éliminer les armes chimiques syriennes a été introduite adroitement; la résolution du conseil de Sécurité bloquait la possibilité d’attaquer la Syrie en se prévalant de l’article 7. Miraculeusement, les Russes ont gagné dans la surenchère grandiose. Le risque était immense: la Syrie allait se retrouver détruite comme la Libye; une attaque israélo-américaine sur l’Iran devenait inévitable; la chrétienté orientale perdait son berceau; l’Europe se voyait envahie de millions de réfugiés  supplémentaires; la Russie aurait prouvé qu’elle ne comptait pas, que sa parole était du vent, qu’elle pesait à peu près autant que la Bolivie, dont on peut se permettre d’arraisonner et de fouiller l’avion présidentiel  à tout bout de champ. Incapable de défendre ses alliés, incapable de tenir sa position, la Russie se serait vu gratifier d’une victoire morale, euphémisme pour la défaite. Tout le travail accompli par Poutine en treize ans aurait été à vau-l’eau. La Russie serait revenue à son statut de 1999, quand Clinton bombardait Belgrade.

Le point culminant de la confrontation a été atteint lors de l’échange entre Obama et Poutine à propos de l’exceptionnalisme. Aucun des deux n’était débutant, d’ailleurs. Poutine était  estomaqué par  l’hypocrisie et le manque de sincérité d’Obama. Dans la mesure où il est parti  de très bas pour arriver très haut, Poutine se complaît dans son habileté à parler franchement aux gens les plus divers. Et son franc parler peut être d’une brutalité choquante. Quand il s’est trouvé harcelé par un journaliste français sur la question des séparatistes tchétchènes, il a répondu:

« les extrémistes musulmans (les takfiristes) sont les ennemis des chrétiens, des athées et même des musulmans parce qu’ils considèrent que l’islam traditionnel est hostile aux buts qu’eux-mêmes poursuivent. Et si tu veux devenir un islamiste radical, et que tu es prêt à te faire circoncire, je t’invite à Moscou. Nous sommes un pays multiconfessionnel, et nous avons des experts pour te le faire. Et je leur dirai de t’opérer de façon à ce que rien ne risque de repousser! »

Autre exemple de son style aussi candide que choquant, quand il a répondu à Bridget Kendall, de la BBC, à Valdaï. Elle lui avait  demandé: est-ce que la menace des frappes militaires US joue un rôle dans le fait que la Syrie accepte de mettre ses armes sous contrôle?

A quoi Poutine a répliqué: c’est la Syrie elle-même qui a développé son armement chimique comme alternative à l’arsenal nucléaire d’Israël. Il a appelé au désarmement d’Israël et a invoqué l’exemple de Mordechai Vanunu comme exemple de savant israélien opposé aux armes nucléaires (mon entretien avec Vanunu venait d’être publié dans le quotidien russe le plus important, avec une certaine notoriété; voir, en russe: http://www.kp.ru/daily/26084.4/2987042/).

Poutine a essayé de parler franchement avec Obama. Nous connaissons la teneur de leur dialogue par un enregistrement du dialogue entre Poutine et Netanyahu qui a fuité. Poutine a interpelé l’Américain et lui a dit: c’est quoi, ton objectif en Syrie? Obama a répondu: « ce qui m’inquiète, c’est que le régime d’Assad ne respecte pas les droits humains. » Poutine a failli vomir devant une telle hypocrisie, et il l’a compris comme un refus de la part d’Obama de discuter avec lui « en le regardant dans les yeux ».

Au lendemain de la crise aigüe en Syrie, Obama s’est adressé au monde entier, au nom de l’exceptionnalisme américain. La politique des USA est ce qui « fait la différence de l’Amérique. C’est ce qui nous rend exceptionnels », a-t-il dit. Poutine a rétorqué: « c’est très dangereux d’encourager les gens à se voir comme des exceptions. Nous sommes tous différents, mais lorsque nous implorons la bénédiction divine, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a fait égaux. » Ce n’était pas seulement un débat idéologique, mais théologique.

Comme je l’ai développé dans mon ouvrage PARDES*, les US se sont construits sur la théologie judaïque de l’exceptionnalisme, du peuple élu. C’est le pays de l’Ancien Testament. C’est là une raison  très profonde de l’alliance spéciale entre Israël et les USA. L’Europe traverse une étape d’apostasie et de rejet du Christ, alors que la Russie est profondément chrétienne. Ses églises sont pleines, on se souhaite Joyeux Noël et Joyeuses Pâques les uns aux autres, il n’y a pas de morne « saison ». La Russie est un pays du Nouveau Testament. Et le rejet de l’exceptionnalisme, de la notion de peuple élu, est le soubassement de la chrétienté.

Voilà pourquoi, tandis que la communauté juive aux USA voulait la guerre, a condamné Assad et appelé à une intervention US, la communauté juive de Russie, assez nombreuse, riche et influente, n’a pas soutenu les rebelles syriens mais plutôt les efforts de Poutine pour préserver la paix. De même en Iran, où la riche communauté juive a choisi elle aussi le Cap de Bonne Espérance. Il apparaît que les pays guidés par une église solidement implantée sont immunisés contre l’influence délétère des lobbies; alors que les pays qui n’ont pas d’institution comparable, qu’il s’agisse des USA ou de la France, cèdent aux pressions, et adoptent l’interventionnisme illégal comme norme.

Tandis que l’hégémonie US décline, nous voyons s’ouvrir un avenir bien incertain. La puissance militaire américaine, telle un Béhémot de légende, peut encore provoquer ravages et naufrages; et la bête blessée est la plus dangereuse. Les Américains devraient écouter la voix du sénateur Ron Paul qui appelle à renoncer aux bases à l’étranger, et à couper les crédits militaires. Les normes de la loi internationale et la souveraineté de tous les États devraient être observées. Le monde entier aimera à nouveau l’Amérique quand elle cessera de nous harceler avant de nous piétiner lourdement. Ce n’est pas gagné, mais nous avons su franchir le Cap, et atteindre la Bonne Espérance.

* http://plumenclume.org/home/10-pardes-une-etude-de-la-kabbale-.html

Intervention au Forum international de Rhodes, le 5 octobre 2013.

Traduction: Maria Poumier http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art1490

http://www.israelshamir.net/French/NotreCap.htm

 

22 réflexions sur « Notre Cap de Bonne Espérance – Israël Shamir »

  1. Nous avons eu beaucoup de chance que le Président Poutine soit à la tête de la Russie. Ce vrai chef d’état qui n’est certes pas un ange, a redonné à son pays sa dignité bafouée par les étrons successifs qui ont gouverné avant lui. La place influente de la Russie dans la communauté internationale , la revalorisation de la Chrétienté dont la Russie est aujourd’hui le plus sûr représentant sont des gages de sécurité internationale.

    1. Il nous faudra répondre à notre véritable vocation, qui n’est pas de produire et de consommer jusqu’à la fin de nos vies, mais d’aimer, d’admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes. 🙂

    1. Il y a des moulins que l’on aime combattre obstinément toute la vie, même si ça ne change rien….( pour le moment )

      Je garde espoir car nos idées avancent, avancent . 🙂 BANZAÏ.

      1. Si , c’est en train de changer. Attendez que le dollar ne soit plus la monnaie de reference , entrainant dans sa chute les autres monnaies et vous verrez bien.

        1. Le nouveau billet de 100 dollars
          Le gouvernement américain redessine certains billets
          américains pour tenir tête aux faussaires. Le nouveau billet de 100 dollars est le tout dernier billet de la monnaie américaine à être redessiné et à comprendre des éléments de sécurité améliorés.
          Les anciens billets restent valables
          Lorsque le nouveau billet de 100 dollars sera mis en circulation, vous n’aurez pas à échanger les anciens billets
          contre des nouveaux. Toute monnaie américaine conserve son
          cours légal, quelle que soit sa date d’émission. 😦

          http://www.newmoney.gov/fr.htm

            1. Ce n’est pas tout à fait vrai puisque la valeur du $ repose aussi sur de la dette…

              Plus sérieusement on ne peut pas dire que le $ ne repose sur rien et sa chute n’est pour l’instant de l’intérêt de personne. Ce n’est pas pour rien que tous les grands pays du monde soutiennent, souvent malgré eux, la valeur du $. Nous serions parmi les premiers touchés par son effondrement.

        2. Hi Yasmina,

          La chute pourrait intervenir plus vite, si le baril de pétrole redescendait sous les – disons – 60$.
          Le gaz et le pétrole de schiste ne sont rentables qu’avec un baril aux alentour de 100$.
          Mais, rassurons-nous, l’OPEP – et surtout les pétromonarchies du Golfe – fait tout pour qu’il reste stable à 100$ les 159 litres.
          Et il semblerait même que les USA soient passés devant la Russie en terme de production. Mais le premier, pour l’année 2012, reste l’Arabie Saoudite. Mais pour combien de temps?

          Pour ce qui est de la chute du dollar et de son effet domino, en France on ne risque pas grand-chose, avec un Euro qui vaut moins qu’un rouble du temps de la grandeur soviétique…

    2. Je me joints à Yasmina , vraiment merci pour cet article excellent parmi d’autres d’ailleurs !J’apprécie beaucoup ce site qui nous éclaire vraiment sur la politique mondiale entre autres !

  2. 0 propos de théologie, dans l’eschatologie musulmane, il est dit qu’a la fin des temps, les musulmans feront alliance avec les Roums. (Roums en arabe signifie Romains, au sens large les chrétiens de l’empire de Byzance, capitale Constantinople au temps de la révélation de l’islam au VIIeme siècle ). Or, la Russie actuelle, par l’Egilse orthodoxe, est l’héritère de l’empire Byzantin. Beaucoup de musulmans( ceux qui savent encore reflechir et méditer par eux meme) le savent et pour cette raison ont pris position avec Assad ,, Poutine et le camp de la Resistance, contre les takfiristes, les Freres Musulmans, les Wahabites, les sionistes et les va-t-en guerre.

    1. Un grand merci à Avic pour les article choisis
      Yasmina
      Dans l’eschatologie musulmane il est dit qu’Israel dirigerais le monde et qu’un juif nommé dajjal sortirait de Jérusalem ce qui déduit que cette guerre sera gagné par les khazars avant la venue du vrai Messih alors pauvre Syrie ce n’est qu’une récréation en attendant ……. Akhiru- zamaan
      Depuis que j’ai trouvé Réseau International je ne regarde plus leurs infos quand ils parlent de la Syrie ce n’est que du côté des rebelles mais jamais du côté de l’armée syrienne ou des population soutenant bachar c’est vraiment partie pris je les croyaient plus intelligents

      1. Abushi,

        Les médias sont toujours du côté de leur gouvernements. La France ne déroge pas à la règle. Et les gouvernements sont à la solde des banquiers et industriels…Lesquels industriels dirigent les médias. La boucle est bouclée…

        Pour en revenir à la Syrie, la situation risque de stagner encore un peu. L’Occident a décidé d’aller à Genève pour la conférence, mais comment y parvenir quand l’ASL éclate?

        Même le gouvernement français ne sait plus quoi faire, du coup, il a envoyé son ministre de la défense prendre ses ordres à Ryiad.

        http://strategika51.wordpress.com/2013/10/07/le-drian-en-arabie-saoudite/

        Si vous ne connaissez pas ce site,je vous le recommande. 😉

  3. TOUR DE PASSE PASSE AVEC L’ARGENT !!!

    En Occident, il n’y a pas un seul pays, – même les USA -, qui ne s’enlise jusqu’au cou en s’endettant auprès d’instituts financiers internationaux aux réserves inépuisables. Si toutes les nations sont lourdement endettées, à qui cet argent est-il dû ?
    Vous êtes-vous déjà demandé d’où vient tout l’argent prêté ?
    Les nations se débattent avec une dette qui est due à une anomalie d’ordre monétaire. Le système monétaire mondial n’a aucune légitimité, mais toutes les monnaies officielles en dépendent. Les effets de cette anomalie monétaire sur l’économie mondiale et le destin des peuples sont terrifiants. Tout l’argent de la dette publique est dû à quelques instituts financiers internationaux privés, et toujours plus d’argent doit leur être emprunté pour rembourser les seuls intérêts, ce qui veut dire toujours plus de dettes, avec plus d’intérêts… Nous devons plus d’argent qu’il n’en existe et nous ne pourrons jamais combler notre dette. Il faut retrouver notre souveraineté monétaire.

    La vérité sur les banques ici.

    webduweb.free.fr/escroc.htm

  4. Excellent article, merci Avic.
    Poutine est bien le président de notre époque qui restera dans l’histoire.
    Pour ce qui est de la chute du dollar et la réduction du budget de l’armée des US : prions que cela arrive, je n’en suis pas encore persuadé…

  5. j’attend avec impatience que Poutine dise » STOP ! ou alors … ».aux pays qui aident et arment encore ces criminels en Syrie ! Il est clair que l’Arabie Saoudite et alliés font du chantage à Hollandouille l’idiot du village et il court ! Ils devraient passer devant le tribunal , c’est inconcevable de continuer cette guerre en Syrie alors que tout le monde entier sait ce qui s’est passé !Maintenant il faut arreter ,non seulement ces extremistes , mais aussi leurs fournisseurs d’armes !

    1. Lagardère, le marchand de mort très chéri de la République

      Mis en ligne le 17 mai 2003

      Le monde politique unanime lui a rendu un vibrant hommage. De Chirac, qu’il tutoyait paraît-il en privé, à Fabius, Mauroy, Delanoé, jusqu’au directeur de L’Humanité qui a écrit : « La France perd un entrepreneur attaché à son développement et à l’intérêt national ». La presse a relaté l’histoire édifiante de ce « capitaine d’industrie », au départ modeste ingénieur sans fortune personnelle, qui a su bâtir de ses mains un empire. Le Monde, qui ne tarit pas d’éloges sur l’industriel, reconnaît toutefois au détour d’une phrase que Lagardère « ne serait pas devenu ce qu’il est sans les commandes publiques ».

      La première spécialité de Lagardère : le commerce des armes. Après des débuts chez Dassault (qui lui-même doit son empire aux commandes d’Etat), il rejoint Matra, fabriquant de missiles, dont il prend la tête en 1963. Les années 1970 et 1980 constituent un véritable âge d’or pour les autres industriels du secteur (Dassault, Thomson). L’Etat français multiplie les contrats avec les dictatures du
      Moyen-Orient, comme l’Arabie saoudite ou l’Irak de Saddam Hussein.
      Les commandes affluent, Matra engrange des profits somptueux.

      http://www.convergencesrevolutionnaires.org/spip.php?article705

    2. Jeffrey Feltmann critique l’Arabie Saoudite!!!!! Il est meme tres mécontent. Du jamais vu!!!Le secrétaire général adjoint de l’ONU et ancien ambassadeur américain au Liban, Jeffrey Feltman, a tiré à boulets rouge sur l’Arabie saoudite.

      Feltman a fermement critiqué la politique de l’Arabie, assurant qu’ « elle ne veut absolument pas de formation d’un gouvernement au Liban », c’est ce qu’ont rapporté des responsables libanais et arabes, ayant rencontré Feltman en marge de la réunion de l’Assemblée générale de l’Onu à New York.

      Feltman a dit à ses visiteurs, cités par le quotidien libanais AlAkhbar: « je n’ai jamais vu un gouvernement plus mauvais et insolent que ce gouvernement saoudien ». Et d’ajouter : « je ne sais pas comment ces autorités pourraient poursuivre le pouvoir ».

      Le secrétaire général adjoint de l’ONU a rappelé qu’ « après les différents entre l’Arabie et l’Irak, Ryad a suspendu toutes ses relations avec Bagdad, et ne pouvait plus voir quelque chose de bon dans ce pays ».

      « Après le rapprochement américano-iranien, les saoudiens ont été tellement irrités au point que leur chef de la diplomatie (Saoud Fayçal) ne s’est pas contenté de ne pas prononcer le discours de son pays à l’Assemblée générale de l’Onu, et il ne l’a même pas distribué aux délégations présentes. Cette rancune est-elle admissible?, s’est en outre interrogé Feltman.

      Et de poursuivre: « Ryad se comporte de cette façon avec le Liban, il ne veut pas entendre le mot Liban, ou même le nom du président Michel Sleiman. Et tout cela, en raison de sa mauvaise gestion. L’Arabie ne veut absolument pas de gouvernement au Liban et crée des obstacles dans ce sens ».

      Source : AlAkhbar traduit par AlManar

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