La Russie est de retour


Moscow_05-2012_Kremlin_23Tandis que les révélations sur l’espionnage systématique de ses alliés embarrassent Washington, Moscou paraît aligner les succès sur la scène internationale (affaire Snowden, question syrienne). Héritière d’une diplomatie redoutée mais affaiblie depuis la chute de l’URSS, la Russie ambitionne de retrouver son rang de grande puissance.

Au cours des derniers mois, le président russe, Vladimir Poutine, a remporté deux succès majeurs sur la scène internationale. Au mois d’août 2013, il a offert l’asile à l’informaticien américain Edward Snowden, auteur de fuites retentissantes sur les systèmes de surveillance numérique de l’Agence nationale de sécurité (National Security Agency, NSA). Il a alors pu se targuer du fait que la Russie était le seul Etat capable de résister aux exigences de Washington. La Chine elle-même s’était défilée, suivie par le Venezuela, l’Equateur et Cuba, qui ont multiplié les faux-fuyants.

Paradoxalement, les pressions exercées par le vice-président Joseph Biden et par le président Barack Obama auprès des gouvernements tentés d’accueillir le jeune Américain ont largement contribué au succès de M. Poutine. Washington a agi comme si M. Snowden représentait un risque de sécurité presque comparable à celui qu’incarnait l’ancien dirigeant d’Al-Qaida, Oussama Ben Laden. Il a même obtenu de ses alliés qu’ils interdisent leur espace aérien à l’avion du président bolivien, Evo Morales (1), suspecté de transporter l’informaticien. Une telle atmosphère a contribué à mettre en relief l’« audace » de M. Poutine, tant sur la scène politique russe qu’à l’international. A Moscou, nombre de ses opposants ont salué son geste, au nom de la défense des droits et des libertés civiles.

Vladimir-Poutine-1-9Mais le véritable succès de M. Poutine, d’une portée bien supérieure, a été remporté dans le dossier syrien. Grâce à la promesse qu’il a arrachée à M. Bachar Al-Assad de détruire, sous contrôle international, toutes les armes chimiques de son pays, M. Obama a en effet décidé de renoncer « provisoirement » aux bombardements punitifs qu’il envisageait. Jusque-là, la Maison Blanche avait menacé la Russie d’isolement, la vilipendant pour son soutien au régime de Damas et son opposition à toute sanction de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Or M. Poutine apparaît aujourd’hui comme l’homme d’Etat qui est parvenu à éviter une expédition militaire aux conséquences redoutées. Là encore, sa victoire a été facilitée par les mauvais calculs de l’administration américaine. Après avoir essuyé le refus du Royaume-Uni de s’associer à l’opération qu’il envisageait, M. Obama était sur le point de connaître un second échec, aux conséquences imprévisibles, dans sa tentative d’obtenir l’aval du Congrès américain.

Bien qu’« incroyablement limitées », selon les termes du secrétaire d’Etat John Kerry (2) le 9 septembre 2013, les représailles militaires auxquelles il s’était rallié pour des raisons de crédibilité lui répugnaient notoirement. Au lendemain de l’accord rendu possible par M. Poutine, le quotidien Izvestia titrait ainsi : « La Russie vient au secours d’Obama » (12 septembre 2013).

Edward-Snowden-1-5Prudemment, le président russe s’est gardé de manifester la même ironie triomphaliste que ses thuriféraires. A l’unisson de sa diplomatie, il voit dans les derniers événements un signe des temps et une occasion historique à ne surtout pas gâcher. A tel point que si M. Snowden était arrivé à Moscou en octobre 2013, après le réchauffement des relations, plutôt qu’en juillet, il n’aurait sans doute pas pu y rester.

Depuis deux ans, l’attitude de la Russie dans le conflit syrien met en lumière à la fois ses craintes et ses frustrations, mais aussi ses objectifs et ses ambitions à long terme sur la scène internationale. Dans le même temps, elle éclaire les problèmes auxquels M. Poutine fait face sur la scène intérieure.

Les deux guerres de Tchétchénie (1994-1996 et 1999-2000) ont laissé de nombreuses séquelles. Bien que les attentats et les attaques contre les forces de l’ordre n’aient plus la même ampleur et ne fassent plus autant de victimes, ils demeurent très fréquents au Caucase du Nord, et font tache d’huile, en particulier au Daghestan et en Ingouchie –même si les affrontements et crimes qu’on y observe relèvent davantage du banditisme que de la politique. Les groupes militants tchétchènes sont moins coordonnés, plus dispersés, mais toujours présents. Deux attentats sans précédent ont frappé en juillet 2012 le Tatarstan, pourtant bien loin du Caucase du Nord. Et le dirigeant clandestin tchétchène Dokou Oumarov, qui s’est proclamé émir du Caucase, a promis de frapper lors des Jeux olympiques de Sotchi, en février 2014.

A l’instar d’observateurs américains comme Gordon Hahn, chercheur au Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington (3), une grande partie de la presse russe estime que plusieurs centaines de militants provenant de Russie combattent en Syrie contre le régime. Cela pourrait expliquer la poursuite des livraisons d’armes au gouvernement Al-Assad.

Pour M. Poutine et son entourage, une débâcle de l’armée syrienne ferait de ce pays une nouvelle Somalie, mais avec autrement plus d’armes, dans une région autrement dangereuse et susceptible d’offrir une base arrière aux combattants qui opèrent en Russie. Il a fallu du temps pour qu’on commence à partager ces craintes à Washington.

Pour ce qui est des enjeux de politique internationale, on a souvent réduit les objectifs russes dans le conflit syrien à la préservation de Tartous –la seule installation (plutôt que base) militaire navale de la Russie en Méditerranée– et au maintien au pouvoir de l’un de ses clients sur le marché de l’armement. Sans être totalement négligeables, ces considérations n’expliquent pas l’obstination de Moscou, qui cherche surtout à recouvrer une place et un rôle dans l’ordre international postsoviétique.

Dès 1996, avec la prise en main du ministère des affaires étrangères par l’académicien Evgueni Primakov, soit bien avant l’avènement de M. Poutine (devenu président en 2000), un consensus s’installe au sein des élites politiques. Il n’a cessé de se renforcer depuis : les Etats-Unis cherchent à empêcher la réémergence de la Russie comme puissance un tant soit peu importante. Les partisans d’une telle analyse en voient la preuve dans les élargissements successifs de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) vers les pays baltes et plusieurs pays de l’Est, et dans la volonté américaine d’y inclure la Géorgie et l’Ukraine, en violation des promesses faites à M. Mikhaïl Gorbatchev pour arracher son consentement à l’intégration de l’Allemagne unifiée dans l’organisation. Washington, affirment les diplomates russes, a cherché à laminer l’influence de leur pays jusque dans la région de ses intérêts les plus légitimes.

Pour le Kremlin, le contournement du Conseil de sécurité de l’ONU par les Etats-Unis et leurs alliés pour l’imposition de sanctions internationales et plus encore pour des guerres comme celles du Kosovo, en 1999, et de l’Irak, en 2003, constitue une façon d’éviter toute négociation sur une base obligeant Washington à une prise en compte autre que marginale des intérêts russes. Moscou exprime une aversion profonde à l’égard des opérations militaires extérieures et, pis, des changements de régime orchestrés sans l’aval du Conseil de sécurité.

En s’opposant à toute opération contre la Syrie, la Russie a constamment invoqué le précédent libyen de 2011. Elle s’était abstenue lors du vote de la résolution 1973, dont le but proclamé était de protéger les populations, mais qui a été détournée pour justifier une intervention militaire et le renversement de Mouammar Kadhafi. A cette époque, M. Dmitri Medvedev était président, et le Kremlin pariait sur un nouveau départ dans ses relations avec la Maison Blanche.

A Moscou prédomine aujourd’hui une vision essentiellement géopolitique des affaires internationales –vieille tradition en Russie. Depuis 1996, l’objectif central et officiel de la politique extérieure est de renforcer la tendance à la multipolarité dans le monde, afin de réduire graduellement l’unilatéralisme américain. Réaliste quant aux capacités actuelles et même futures de son pays, M. Poutine –comme M. Primakov avant lui– estime que la Russie a besoin de partenaires pour avancer dans cette voie multipolaire.

La Chine est ainsi devenue le premier de ses partenaires stratégiques, et celui qui pèse le plus. La concertation des deux pays au Conseil de sécurité est permanente, notamment sur le dossier syrien, tout comme elle l’a été sur ceux de l’Iran, de la Libye ou de la guerre d’Irak de 2003. Plus patient et plus confiant dans ses moyens, Pékin laisse Moscou occuper l’avant-scène dans la défense de leurs positions communes. D’où, là encore, la sacralisation par le Kremlin du Conseil de sécurité comme seul lieu légitime des arbitrages politiques internationaux.

Depuis le début de ce partenariat, les analystes occidentaux prédisent son effritement prochain, en raison des craintes des élites russes face au poids démographique et économique de la Chine. Pourtant, la coopération n’a cessé de croître, tant sur le plan économique (exportation du pétrole et des armes russes) que politique (concertation au sein de l’Organisation de coopération de Shanghaï [4]) et militaire : quasiment chaque année ont lieu des manœuvres et des exercices conjoints impliquant des forces aériennes, terrestres et navales.

Certes, il existe des zones de friction, par exemple au sujet du commerce avec les pays de l’Asie centrale postsoviétique, où la Chine a depuis 2009 dépassé la Russie. Mais Pékin y a jusqu’à présent respecté la primauté des intérêts géopolitiques de son voisin, et ne cherche pas à y implanter des bases. Il reconnaît l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) entre Moscou et la majorité des Etats de la région (5). En revanche, malgré les demandes répétées du Kremlin, qui veut une coopération entre l’OTAN et l’OTSC comme cadre de la coopération autour de l’Afghanistan, les Etats-Unis ont toujours refusé, préférant traiter séparément avec chaque Etat de tous les problèmes, comme l’installation de bases ou le passage du ravitaillement de ses troupes.

M. Poutine ne recherche pas une compétition tous azimuts avec les Etats-Unis dont il n’a de toute évidence pas les moyens. Certes, que chacun accuse l’autre d’adopter une mentalité de guerre froide peut créer de la confusion. Mais quand la Russie se réjouit des déboires internationaux de Washington, c’est plus par dépit que par esprit de revanche. Ainsi, elle ne souhaite pas une défaite des Etats-Unis en Afghanistan, ni leur retrait précipité de ce pays. Quant à l’affrontement sur le dossier syrien, il concerne d’abord et avant tout les règles du jeu international. La Russie cherche un rééquilibrage de l’ordre mondial qui ferait repartir ses relations avec les Etats-Unis et le monde euro-atlantique sur une base nouvelle ; ce qui n’empêche pas non plus une compétition féroce dans certains secteurs où elle est bien armée : elle a ainsi de grandes chances de voir son projet de gazoduc South Stream l’emporter sur le projet Nabucco, soutenu par Washington (6).

L’heure a-t-elle sonné pour le grand rééquilibrage obstinément recherché par le Kremlin ? Son ambition de retrouver un rôle autre que subalterne serait-elle en train de se réaliser ? Le succès de M. Poutine dans le dossier syrien entretient ce sentiment –ou peut-être cette illusion– que la multipolarité serait en train de s’imposer à Washington. La défection du Royaume-Uni, l’allié inconditionnel des Etats-Unis, serait un signe des temps, de même que les débats qui l’ont suivie lors du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, où s’est exprimée avec force une opposition à toute aventure militaire en Syrie (7). L’aversion qui s’est manifestée au Congrès américain en serait un autre.

Pour les analystes russes les plus sobres, il ne faut pas miser sur les néo- isolationnistes du Congrès, mais sur M. Obama première manière, c’est-à- dire celui qui veut non pas un désengagement américain déstabilisateur, mais un désamorçage des conflits les plus dangereux sur la base de compromis internationaux. Or les deux conflits les plus menaçants sont ceux –étroitement liés– qui concernent la Syrie et l’Iran, à la solution desquels la Russie estime pouvoir contribuer grandement.

Syria-Harem-ASL-25octobre2012-1Le rapprochement entre Washington et Moscou sur le dossier syrien a commencé bien avant le spectaculaire retournement de septembre. En mai 2013, M. Kerry avait donné son accord à son homologue russe sur le projet d’une conférence internationale consacrée à l’avenir de la Syrie, tout en continuant d’exiger le départ de M. Al-Assad. Au sommet du G8 de juin, à Lough Erne, en Irlande du Nord, une déclaration commune sur la Syrie a été retardée pour obtenir l’aval de M. Poutine. L’acceptation par M. Al-Assad de se départir de ses armes chimiques, si elle se confirme, donnera au dirigeant russe une légitimité auprès des chancelleries occidentales.

Depuis des mois déjà, Moscou insiste pour que Téhéran participe à la conférence internationale envisagée, afin qu’elle ait une chance d’aboutir. Jusqu’ici, aiguillonnés par Israël, les Etats-Unis ont refusé. C’est pourquoi la Russie s’emploie à activer le dialogue amorcé entre M. Obama et le nouveau président iranien, Hassan Rohani. Même une amorce de compromis sur le dossier nucléaire faciliterait une dynamique d’ensemble. Moscou travaille d’ailleurs à renforcer ses relations avec l’Iran, qui s’étaient dégradées après son ralliement à nombre de sanctions demandées par Washington au Conseil de sécurité en 2010. Il avait alors annulé la livraison à Téhéran de missiles de défense antiaérienne S-300.

Ce n’est pas la première fois que M. Poutine cherche à établir une relation forte avec les Etats-Unis, sur la base d’une égalité au moins relative. On l’a vu après les attaques de septembre 2001, lorsqu’il avait cru voir s’ouvrir une fenêtre d’opportunité. Sans condition préalable, il avait facilité l’installation de bases militaires américaines chez ses alliés d’Asie centrale pour la guerre d’Afghanistan. Et, pour signifier sa volonté d’aller encore plus loin dans cette détente, il avait fait fermer les dernières installations militaires soviétiques de surveillance à Cuba (peu importantes, il est vrai). Mais dans les mois qui suivirent, M. George W. Bush donna le feu vert final à l’entrée des trois républiques baltes dans l’OTAN, et annonça le retrait américain du traité de défense antibalistique, dit traité ABM, qui limitait strictement les armes de défense antimissile. L’embellie avait pris fin. M. Poutine estime qu’il est désormais possible de revenir à une coopération plus fructueuse.

Une hypothèque importante pèse cependant sur les chances d’une telle évolution ; et elle relève des affaires intérieures russes. Depuis son retour à la présidence, en 2012, dans un contexte de manifestations d’opposition populaire de grande ampleur à Moscou, M. Poutine, pour mieux asseoir son pouvoir, cultive l’antiaméricanisme comme une composante du nationalisme russe. On le voit notamment aux nouvelles lois qui obligent les organisations non gouvernementales (ONG) russes recevant des financements extérieurs, si faibles soient-ils, à se déclarer comme étant au service d’intérêts étrangers. On trouve ici une trace de sa formation au KGB, qui le porte à voir les manœuvres et influences extérieures comme la cause essentielle des problèmes intérieurs et comme des facteurs d’instabilité politique. Une aggravation ou au contraire une correction du déficit de légitimité de son pouvoir pèsera forcément sur la réalisation de ses ambitions internationales.

Jacques LÉVESQUE

 

1) Lire « Moi, président de la Bolivie, séquestré en Europe », Le Monde diplomatique, août 2013.

(2) Patrick Wintour, « John Kerry gives Syria week to hand over chemical weapons or face attack », 10 septembre 2013, www.theguardian.com

(3) Cf. « The Caucasus and Russia’s Syria policy », 26 septembre 2013, http://nationalinterest.org

(4) Organisation créée en juin 2001 et à laquelle adhèrent la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, la Russie et le Tadjikistan. Parmi les Etats observateurs figurent l’Inde, l’Iran, le Pakistan.

(5) Les Etats membres sont, outre la Russie, l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan et le Tadjikistan.

(6) South Stream est un projet de gazoduc qui relie la Russie à l’Europe en contournant l’Ukraine. Nabucco devrait relier les champs gaziers de la mer Caspienne à l’Europe.

(7) Lire Michael T. Klare, « Le grand écart de Washington », Le Monde diplomatique, octobre 2013.

http://www.interet-general.info/spip.php?article18864

Le Monde diplomatique, 30 octobre 2013

 

28 réflexions sur « La Russie est de retour »

  1. Bonjour Avic,
    Tout est rentré dans l’ordre : les posts de Réseau International me parviennent de nouveau ainsi que ceux de WordPress. Un grand merci à vous.
    Intéressante analyse de Jacques Levesque dont je ne partage pas tous les points de vue, en particulier sur le dossier syrien.
     » Grâce à la promesse qu’il a arrachée à M. Bachar Al-Assad de détruire, sous contrôle international, toutes les armes chimiques de son pays, M. Obama a en effet décidé de renoncer « provisoirement » aux bombardements punitifs qu’il envisageait.  » : avant le fameux accord russo-US sur l’arsenal chimique syrien, Walid Mouallem le ministre syrien des AE était à Moscou pour discuter de ce problème, ensuite une proposition claire a été faite aux adversaires US qui l’ont acceptée.
    Il est possible que je me trompe, mais ce n’est pas le seul démantèlement des ces armes chimiques qui ont été le facteur déterminant pour Obama aux frappes directes de la Syrie. Washington devait bien savoir que ces armes étaient obsolètes.
    Bachar Al-Assad ne s’en est pas caché , satisfait que l’ONU se charge de leur coûteuse destruction ; la maintenance de cet arsenal coûtait cher à l’armée syrienne par l’immobilisation de soldats et systèmes de surveillance pour en assurer la sécurité. En outre cet arsenal était une carte dans le « jeu » syrien dont Bachar Al-Assad s’est servi à bon escient au bon moment grâce a

  2. Je suis de l’avis de mvl17 et ne partage pas non plus tous les points de vue de M.Lévesque concernant M.V.Poutine qu’il mésestime comme bons nombres de journalistes ou politologues !j’en prend d’ailleurs pour exemple cette phrase( « A tel point que si M. Snowden était arrivé à Moscou en octobre 2013, après le réchauffement des relations, plutôt qu’en juillet, il n’aurait sans doute pas pu y rester).Je n’en suis pas si sure que ce monsieur , V.Poutine ne se laissera jamais dicter sa conduite par personne et encore moins par les USA !

    1. J’ai aussi les mêmes réserves que vous Mag et mvl17. la phrase sur la Syrie est un banal copie/collé caricatural.Article politiquement correct, pour les lecteurs du Monde diplomatique( idéologie des « Droits de l’Homme » à géometrie variable) largement désinformés,sans plus.

  3. Publication intempestive de mon post précédent… Après une petite correction de … »démantèlement des ces armes chimiques qui ont été le facteur :… » lire « qui a été »… Voici la suite :
    … En outre cet arsenal était une carte dans le « jeu » syrien dont Bachar Al-Assad s’est servi à bon escient au bon moment grâce au soutien sans faille de Poutine et de son gouvernement et après concertation.
    J’ose espérer que les navires de guerre, aussi bien russes que chinois qui croisaient en Méditerranée, aient fait réfléchir Obama d’autant plus que l’opinion publique et le Congrès aux USA, les opinions mondiales
    s’affirmaient hostiles à ses projets guerriers…
    D’autre part, nous ne savons rien de la « partie immergée de l’iceberg » (menaces ?) dont les protagonistes ont pu discuter entre eux et qui a conduit à une volte-face (temporaire ?) de Washington.

    Kerry continue de prétendre que Assad doit laisser la place tandis que Brahimi fait des déclarations bizarres à Jeune Afrique le 28 et tenant un autre langage à Damas : aucune confiance en ces deux personnages !

    <<>>

    Par ailleurs, la lecture de cet article m’a appris et précisé de nombreux aspects des relations russo-us. Cela conforte mon sentiment que l’on ne peut et doit pas faire confiance aux dirigeants des États-Unis qui sont des prédateurs pour lesquels la seule loi est celle du plus fort, et ceci des les origines.
    Cf. http://salam-akwaba.over-blog.com/article-pax-americana-43127512.html

    Cordialement – mvl17

  4. Je crois que les rapports complexes entre la Russie de Poutine et les USA d’Obama doivent aussi être évalués à l’aune des luttes sourdes, et néanmoins féroces, qui se déroulent aux coeur des USA entre les différentes factions de l’«État profond».

    On peut se demander si Poutine ne travaille pas à s’assurer que le démembrement prévisible des USA se fasse en douceur comme ce fut le cas pour l’ex-URSS.

    Rien n’est moins sûr que le succès d’une telle mission, compte tenu de la violence inhérente à la culture US et de l’effroyable arsenal mis au service de cette violence.

    1. Bonjour Byblos,

      « (…)le démembrement prévisible des USA se fasse en douceur comme ce fut le cas pour l’ex-URSS. »

      En douceur, le démembrement de l’URSS?
      Fichtre, je ne suis pas pressé de savoir ce que donne un démembrement aux forceps.
      Bon, il est vrai que cela s’accompagnait d’une libéralisation économique, plus ou moins volontaire, et plus ou moins forcée.
      Chose que l’on ne devrait pas retrouver dans le démembrement US.
      Si il a lieu, of course.
      Ce dont je doute.

      1. Byblos, Calicula

        Bonsoir
        Tenez compte que les citoyens Us sont armées!!! Déjà le Texas se prépare( à faire sécession) au cas où … c’est à dire qu’il y a une politique officielle, au vu et su de tous, de développement pour être complétement autonome!!!! D’autre États prennent le même chemin pour la sécession.

        1. Hi Yasmina,

          Oui, les citoyens US sont armés. Mais au-delà de ça, ce qui me chiffonne, serait le retour à une guerre de sécession. Que le Texas se prépare à « l’indépendance », pourquoi pas – après tout il dispose de la manne pétrolière – mais quid de ses habitants…et de l’armée?
          Certes, de mon point de vue, les USA sont toujours partagés entre le Nord et le Sud. D’ailleurs, la capitale politique est au Nord, non? On pourrait aller plus loin en faisant une comparaison entre les moyens utilisés suite à Katerina et l’ouragan qui a frappé New-York l’an passé (désolé, je ne me souviens plus de son prénom…). Certains disent qu’il est normal de surprotéger NY, mais pas à mon sens, l’Etat doit protéger tous ses citoyens, et à plus forte raison les plus démunis.

          Alors peut-être que les States éclateront, mais le fait que les citoyens soient armés est pour moi une des conditions à la non-sécession. Ça, et l’omniprésence de l’armée…

          Mais ce n’est que mon point de vue.

          Salam…

            1. Merci, ô grand maître des tempêtes…
              Pas trop mouillé ce matin? Hin hin hin.
              Après moi, le déluge!

            2. OUIIIIIIIIIIIIII .très mouillé ce matin ; vraiment ( jusqu’au cou pour ce coup Caligula ) . 😦

            3. Par contre, si vous aviez été plus au Nord, vous auriez trouvé le beau temps.
              Et oui, à Peyrolles, il faisait bô.
              Mais il est vrai que les manchots préfèrent le Sud.
              Tant pis pour eux… 😉

            4. Pourquoi les manchots n’ont pas froid aux pieds ? je me pose moi aussi des questions d’ordre scientifique. Par exemple,
              pourquoi a-t-on tendance à sortir de la bouche le bout de la langue lorsque l’on fait quelque chose de difficile ? le frein de la langue serait-il mystérieusement relié à un nerf de la
              concentration ? 🙂

            5. Il couve son oeuf unique sur ses pattes. Le manchot royal ressemble beaucoup au manchot empereur, auquel il est étroitement apparenté. Il a la même démarche et la même façon
              de tenir relevé son long bec en forme de couteau. Il est plus petit que le manchot empereur, mais ne le cède en rien quant à son air «noble». Comme les autres membres de la famille des Sphéniscidés, le manchot royal passe la plus grande partie de
              sa vie en pleine mer, assez loin des côtes. 🙂

              Le Manchot royal . 🙂

              http://www.devoir-de-philosophie.com/dissertation-manchot-royal-58185.html

            6. « pourquoi a-t-on tendance à sortir de la bouche le bout de la langue lorsque l’on fait quelque chose de difficile ? »

              Serait-ce à dire que les anglo-saxons font quelque chose de difficile, lorsqu’ils prononcent « th »?

          1. une secession peut avoir lieu suite à un referendum. Les citoyens d’un Etat de l’union peuvent voter pour une sortie de l’Union. Il ya eu des tentatives dans ce sens et il ya meme un site pourça. Donc l’idée est dans l’air du temps. pour le moment ils sont minoritaires. Pour le Texas, c’est plus que le petrole: l’Etat se prépare vraiment pour etre autonome au point de vue nourriture, agriculture, autonomie financière, souveraineté ..etc au cas où le gouvernement federal à Washington DC s’ effondre, en cas de guerre civile generalisée Etc. L’Etat Federal aussi se prépare à de super émeute et à des mouvements séparatiste car il se rends compte que de plus en plus de citoyens ne sont plus d’accord avec ce qu’on fait en leur nom. Pourquoi, sinon, le lobby des armes soit si puissants??????????

            1. Hi Yasmina,

              Pensez-vous qu’en cas d’émeutes de grandes envergures contre l’état fédéral, les citoyens accordent plus de crédits à leurs états respectifs?
              C’est une question, pas une constatation.
              Le plus drôle, dans tout ça, c’est qu’en cas de sécession, on assisterait à ce que les USA s’emploient à faire au Moyen-Orient depuis quelques décennies: une somalisation!

              Mais je reste sceptique…

      2. Je peux me tromper. Mais il me semble qu’il n’y a eu ni émeutes, ni répressions, ni guerres civiles ou supposées telles. Songez au démembrement de la Yougoslavie qui a d’ailleurs servi de terrain d’expérimentation pour ce qui devait se poursuivre notamment en Iraq, en Libye, en Syrie.

        Noter également le post de Yasmina qui abonde dans le même sens.

  5. Le manchot royal??
    Seul le manchot empereur me sied.
    Manchot royal!! Laissez-moi rire! Il finira guillotiné, vous pouvez me croire…

    1. C’est la vidéo cute du jour ! Il s’agit d’un extrait de l’épisode 2 de l’émission Penguins: Spy in the Huddle diffusée sur BBC One traitant des manchots empereurs. Si l’épisode est principalement consacré à la
      reproduction de ces animaux, un court extrait montre des bébés
      manchot blottis contre leur mère et marchent avec elle. 🙂

      http://www.spi0n.com/le-bebe-manchot-marche-avec-sa-mere/

      1. Les mères manchotes aussi sont harcelées par leur progéniture?
        Ce n’est donc pas une exclusivité humaine?
        Les manchots ados se laissent-ils pousser les plumes?

        1. Les révoltes éclatent un peu partout, le prix du pétrole
          s’enflamme, et on n’arrive même plus à suivre l’emploi du temps des ministres pendant leurs vacances. Le monde part en sucette. Heureusement, la science nous apporte son lot de bonnes nouvelles. Voyez vous-mêmes : on sait enfin pourquoi les manchots sont bleus. Pas les pingouins ! Les manchots.

          Ne pas confondre panchot et mingouin

          Comment différencier les deux familles d’oiseaux ? Facile. D’abord, les manchots jouent au cinéma : ils furent les héros d’un film animalier à succès, et on les retrouve dans plusieurs films et dessins animés où on les appelle à tort des pingouins. Le Jasper du film éponyme, le Cody des Rois de la Glisse, le méchant combattu par Batman… aucun pingouin là-dedans.

          Que des manchots, et même pire : Cody est en fait un gorfou, sorte de manchot portant des aigrettes au-dessus des yeux. Un pingouin n’a en aucun cas la démarche caractéristique du manchot, pleine de roulis à vous filer le mal de mer. Et pour cause : un pingouin ne marche pas. Il vole, il nage. Point.

          Car oui, le pingouin vole ! Contrairement au manchot, qui ne peut que se dandiner ou nager – à merveille, cela dit.

          Autre différence : on ne trouve plus qu’une seule espèce de pingouin, le « petit pingouin », qui vit dans l’hémisphère nord. On compte en revanche 18 espèces de manchots et gorfous, tous vivant dans l’hémisphère sud : des « empereurs » et des « du Cap », des « pygmées » et même des bleus.

          Mais pourquoi sont bleus, ces bestiaux ? C’est la question passionnante à laquelle des chercheurs de l’université d’Akron (Ohio) viennent de répondre par un article dans le journal Biology Letters.

          Les chercheurs ont des plumes dans le c… ollimateur !!!

          suite ici .

          blogs.rue89.com/infusion-de-sciences/2011/02/26/les-manchots-sont-bleus-et-la-science-sait-enfin-pourquoi

          1. Il est couramment admis, que les caméléons changent de couleur. Mais ils ne sont pas les seuls.
            Je viens d’en faire l’expérience. Après avoir choisi avec soin ma future victime – oupss, pardon, festin, euh non, cobaye en fait – je plongeais la-dite bête dans une eau portée à ébullition et assaisonnée avec soin (elle aussi).
            Le Homard – car il s’agit bien de ce représentant de l’espèce animale – de couleur bleu devint – ô miracle – rouge.
            Quand on sait que les scientifiques de tous poils nous rebattent les oreilles en nous mettant en garde contre les couleurs vives chez les animaux (preuve selon eux de leur dangerosité), j’aimerai leur dire ceci: Essayez les homards!

            Je vais tenter la même expérience avec des crevettes. Paraîtrait qu’elles rosissent…

            1. J’ai même tenter le caviar rouge !!! hum ! des oeufs de limpe ! 😦

              Bof , ça ira ( la couleur est pas mal tout de même ) 🙂

            2. Dans la catégorie champignon, je vous conseille la pézize orangée.
              C’est l’équivalent des oeufs de lump (ou lompe, c’est selon ;-)).
              Aucun goût, mais une belle couleur.
              Bon appétit, bien sûr.

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