Le mythe de Gandhi est l’une des plus grandes supercheries de l’histoire


Imaginez un instant que Gandhi vive aujourd’hui et qu’il soit exactement comme on nous le décrit, c’est-à-dire un résistant à l’empire, pacifique certes, mais farouchement déterminé à déposséder l’Empire de l’un de ses fleurons, risquant ainsi d’entrainer sa chute. Comment serait-il traité par l’Empire et ses médias ?

A l’époque de Gandhi, l’Empire et les médias étaient les mêmes et usaient exactement des mêmes méthodes. S’il avait été comme on nous le présente, une sorte de saint intouchable, champion d’une paix, mot  qui signifie la défaite de l’impérialisme, il aurait été traité exactement de la même façon qu’il le serait aujourd’hui.

Alors qui était Gandhi, dont la sainteté ne peut être discutée sous peine de révisionnisme ?

Avic

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Gandhi_spinningLe mode de vie austère du Mahatma est aujourd’hui bien ancré dans l’imaginaire collectif de l’Inde comme du reste du monde. Il s’agissait pourtant d’une suprême supercherie politique. Son prétendu dénuement n’était qu’un mythe, fruit d’une grande opération de communication. On se souvient, d’ailleurs, de la célèbre remarque de l’un de ses assistants : « Il faut beaucoup d’argent pour maintenir Gandhi dans la pauvreté. »
Il a toujours été pratiquement impossible de toucher à son image. Quand on a appris qu’il « autorisait » des adolescentes de son ashram à dormir nues avec lui (et des milliers d’entre elles se disputaient ce privilège), on nous a expliqué qu’il s’agissait d’une façon de « mettre son vœu de chasteté à l’épreuve ». On sait également qu’au nom de sa cause, il devait endurer nu les massages que lui faisaient subir ces mêmes filles pendant une heure chaque jour. Elles lui administraient également un lavement d’eau salée quotidien.
Selon ses proches collaborateurs, il était extrêmement difficile de travailler avec lui. Il dictait les moindres mouvements de ses adeptes, y compris ce qu’ils devaient manger et à quel moment. Le mot « compromis » ne figurait pas dans son dictionnaire. En 1920, lors d’un congrès national indien, il a déclaré : « À partir du moment où vous me choisissez comme leader, vous devez accepter la dictature et la discipline de la loi martiale. »
Gandhi l’impérialiste
Le pacifisme n’est apparu que tardivement dans la philosophie de Gandhi. Durant ses jeunes années, en Afrique du Sud, il s’était porté volontaire pour lever une brigade indienne au service de l’armée britannique dans la guerre des Boers. Les autorités n’étaient pas convaincues de la valeur de ses hommes mais, sur son insistance, elles avaient néanmoins fini par céder et les former comme brancardiers. En tant que sergent major, Gandhi a remporté des médailles à la guerre des Boers et, quatre ans plus tard, durant la guerre anglo-zouloue. En 1920, quand il a lancé son mouvement de non coopération en Inde, il les a cérémonieusement renvoyées au vice-roi – « non sans un pincement au cœur », a-t-il avoué.Jusqu’aux derniers jours de la campagne anti-britannique, il a approuvé le conflit. Il a soutenu de terribles émeutes à Calcutta sous prétexte qu’il s’agissait d’un « recours à la violence pour une cause morale ». Il a donné sa bénédiction à une sorte de prince, le nawab de Malerkotla, qui avait donné l’ordre de fusiller dix musulmans pour chaque hindou tué sur son territoire. Et, lors d’une réunion de prière, en juin 1947, quelques mois avant sa mort, il a déclaré : « Si nous avions la bombe atomique, nous l’aurions utilisée contre les Britanniques. »
L’idole des jeûnes
Gandhi a été le pionnier de la grève de la faim comme mode de protestation politique. Il l’a plus tard utilisée avec succès contre les Britanniques mais la première fois qu’il y eut recours, en 1932, ce fut pour des raisons remarquablement déplaisantes. Appartenant à une caste supérieure, il s’opposait à une proposition des autorités britanniques d’accorder aux « intouchables » (la plus basse classe sociale) un statut électoral séparé afin que leurs intérêts puissent être mieux représentés. Son jeûne était censé durer jusqu’à la mort. Il a duré cinq jours, c’est-à-dire jusqu’à ce que les dirigeants hindous aient fait pression sur le leader des intouchables pour qu’il refuse les réformes britanniques.En 2008, on a retrouvé des rapports de conversations ayant eu lieu au British Cabinet à l’époque. Ils nous apprennent comment Churchill réagissait aux menaces de grèves de la faim de Gandhi : « Nous serions débarrassés d’un mauvais homme et d’un ennemi de l’Empire s’il mourait. » Quand le Cabinet découvrit qu’on ajoutait du glucose dans le jus d’orange du mahatma et qu’on massait ce dernier avec des huiles nutritives, le Premier ministre commenta :
« Apparemment, ce n’est pas un jeûne mais juste un changement de régime. »La pauvreté et l’opposition à tout ce qui était moderne constituaient l’épine dorsale de la philosophie de Gandhi. Il exécrait l’industrie et les moyens de communication de son temps. En revanche, s’il déplorait l’invention du télégraphe, de la radio et du téléphone, cela ne l’a pas empêché de passer énormément sur les antennes nationales durant ses grandes grèves de la faim, à l’apogée de sa lutte pour l’indépendance.
Il professait que le monde idéal était celui de la simplicité du rouet et de la charrue à bœufs. Selon les termes de sa biographe Judith Brown, il prônait un mode de vie « clairement et consciemment basé sur la pauvreté ».
Il était également contre la médecine moderne et a refusé que l’on injecte de la pénicilline à sa femme quand celle-ci a contracté une pneumonie. Elle en est morte. (Plus tard, il a trouvé tout à fait acceptable de prendre de la quinine pour soigner sa malaria.)

14 réflexions sur « Le mythe de Gandhi est l’une des plus grandes supercheries de l’histoire »

  1. Ce qu’il y a de bien avec l’histoire, c’est que vous pouvez affirmer tout ce que vous voulez, sans preuves documentées, vous n’êtes pas plus crédible que ce que vous dénoncez. En l’état, votre article rejoint la cohorte d’articles tous semblables cherchant à ternir l’aura de tel ou tel leader spirituel. On a vu des accusations assez grossières du même type contre Satia Sai-Baba, maintenant Gandhi… pourquoi pas.
    Peut-être, peut être pas.

    Mais il y a un moment où la réalité du personnage importe bien moins que l’inspiration qu’il procure. C’est à ça que servent les mythes, pas à rendre compte d’une réalité historique. Or Gandhi est quelqu’un qui inspire, et qui inspire positivement, ne vous en déplaise. Pas sûr que de ternir son image alors qu’il n’est plus vivant et n’en a donc plus aucun bénéfice ait un intérêt quelconque. A l’évidence, vous l’aurez compris, Gandhi fait partie des gens qui m’inspirent, tout comme Jésus dont le mythe est probablement assez différent de la réalité historique.

    Mais si vous voulez dénoncer des supercheries, intéressez-vous donc plutôt à Pasteur par exemple, car ses falsifications à lui impactent toujours très directement nos vies de par le très lucratif mythe vaccinal qu’il a instauré.

    1. Encore merci pour votre travail Avic.
      Quand Internet est arrivé en 1998, je carressais l’espoir que tous les français puissent y avoir accés sans restrictions dans le but de nous dire, tout au moins essayer de nous expliquer avec le plus d’objectivité possible la faits. Et ainsi contre carrer le lavage de cerveau des médias de l’empire qui ont formaté nos esprits depuis la plus tendre enfance.

      J’ai été aussi formaté par cette école de la république qui nous affirmait que Gandhi comme Ferry, comme Léon Blum était en quelque sorte des saints, des géants de l’histoire. Inutile de parler d’Einstein, de Freud, ceux doivent être gravé dans nos panthéon mémorielles.

      Fort heureusement est arrivé Internet, et on découvre chaque jour, au gré d’articles comme ceux là un brin de vérité. Puis aprés la vérité tout court.

      Merci infiniment pour votre travail à tous.

  2. Lorsque j’étais jeune, je me suis engagé dans le mouvement gandhien en Angleterre, puis, je suis allé en Inde. J’ai découvert un autre aspect de Gandhi. Celui-ci n’était pas non-violent au sens politique, mais par religion. C’était un hindou jain. Par conséquent, il ne voyait pas de problème à ce que d’autres soient violents. Durant la Seconde Guerre mondiale, il est entré en contact avec Hitler (comme tous les dirigeants nationalistes du tiers-monde) pour voir comment combattre l’Empire britannique. Il a été arrêté alors que les Anglais avaient intercepté une lettre dans laquelle il demandait au Führer de bombarder le Nord-Est de l’Inde pour détruire les forces britanniques. Quand j’ai vu ça, j’ai quitté le mouvement.

    Par ailleurs, Gandhi est responsable de la partition de l’Inde car il voulait que celle-ci soit un Etat hindou. Mais en définitive, c’est le camp de Nehru qui a gagné en en faisant un Etat laïque.
    J’ai écris sur ce sujet, il y a quelques années, personne n’a rien compris de ce que je disais. Pourtant, ce sont des faits.

    1. « Personne n’a rien compris de ce que tu disais » lorsque tu affirmais que Kaddafi allait gagner la guerre en Libye. « Personne n’a rien compris de ce que tu disais » quand tu affirmais que Bandar Ben Sultan avait été tué par les services secrets syriens. « Personne n’a rien compris de ce que tu disais » quand tu affirmait que les salafistes saoudiens finançaient les frères musulmans égyptiens.

      1. Seriez-vous capable de citer une seule personne au monde qui ait tant écrit et qui ne se soit « trompé » que 3 fois ( et encore, peut-on utiliser ce mot !) ?

        1. Avic j’aimerais que Thierry Meyssan, (si c’est bien lui) reconnaisse s’être trompé cela ne lui fera pas tant de mal.

        2. Il existe trois sortes d’analystes:

          1/ Ceux qui analysent en permanence les faits, qui peuvent se planter, mais qui vont au fond des choses,

          2/ Ceux, du genre zemmourien, qui s’apparentent à des girouettes, et qui changent d’avis trois fois par jour,

          3/ Enfin, ceux qui racontent toujours la même chose, en exploitant le fait qu’une pendule arrêtée donne l’heure deux fois par jour…

          Je vous laisse deviner ceux qui ont ma préférence…

      2. Le tutoiement de Monsieur Meyssan est-il une nécessité «stylistique»? Respecter l’autre est une façon de se respecter soi-même. Et le contraire est aussi vrai.

  3. A Mr Meyssan.

    Je n’ai pas de mots assez fort pour vous remercier concernant votre merveilleux travail.
    Vous n’imaginez pas le nombre d’heureux que vous avez fait.

    Je pensais avant que je ne connaisse votre travail, et le réseau voltaire, que tous les français, et une grande partie des européens étaient sionnistes, et que presque tout le monde soutenait Israèl, du fait de l’enseignement par cette école « laique » et « républicaine » qui nous demandait une vénération absolue de la « Shoah« .

    Avant de vous connnaitre je n’avais que mépris pour les journalistes, aujourd’hui, je peux dire avec certitude qu’il y a des vrais journalistes, et les autres,.. les télégraphistes de l’empire, les vulgaires agents de propagande.

    Merci infiniment pour votre travail.

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