USA : légitimation de la surveillance des musulmans


mosquée Al Farouq à Aatlanta
mosquée Al Farouq à Atlanta

Les musulmans vivant dans les pays occidentaux peuvent commencer à se faire des soucis. Au nom de la prévention contre le terrorisme, une cour américaine à New York (New Jersey) vient de décider que la surveillance des musulmans n’allait pas à l’encontre de la Constitution américaine.

Une plainte déposée par des musulmans à New Jersey, accusant la police de New York de les espionner sans autre motif que leur appartenance religieuse a été rejetée par le juge William Martini, arguant que le programme surveillance était destinée à détecter  d’éventuels terroristes parmi eux.

Rien de nouveau, si ce n’est que, maintenant c’est officiel et accepté de fait, au nom de la « sécurité ». On savait par exemple que toutes les mosquées d’Europe étaient surveillées, mais cela se faisait discrètement. Désormais, les Etats-Unis ayant donné le coup d’envoi, nous aurons peut-être bientôt de faux débats visant à préparer la mise en place de lois tendant à justifier cette stigmatisation.

La décision du juge New Yorkais rappelle étrangement une autre époque. En Europe, comme aux Etats-Unis, on avait vu fleurir des camps à la suite de ce type de décisions. Si on sait pour l’Europe, peu de gens se souviennent des camps américains destinés à parquer tous les japonais en 1942, y compris ceux qui avaient la citoyenneté américaine, toujours au nom de la « sécurité ».

Avic

6 réflexions sur « USA : légitimation de la surveillance des musulmans »

  1. Après l’attaque de Pearl Harbor (7 décembre 1941), tous les immigrants d’origine japonaise, citoyens américains ou non, reçurent l’ordre d’évacuer leur lieu de résidence en vertu du décret du 18 février 1942 (Executive Order 9066), dès le 1er avril de la même année. Ils furent internés dans des camps provisoires d’abord, permanents ensuite, pour une durée d’un à trois ans. À l’époque, environ 127 000 personnes d’origine japonaise vivaient aux États-Unis, dont 112 000 sur la côte Ouest (Arrington, 1997 : 11). Les documents historiques font mention de 110 000 prisonniers répartis dans dix camps1. Cette période infamante est rendue paradoxalement glorieuse par la participation à la guerre de plus de 33 000 Nisei, les immigrés de deuxième génération (njahs, 1991 : 13).

    http://ateliers.revues.org/91

  2. A reblogué ceci sur la bulle des machins choseset a ajouté:
    Et les droits de l’homme ils l’ont oublié ? ça ne s’appelle pas l’atteinte à la vie privée ça ? Ils critiquent tous Poutine mais finalement ils ne font pas mieux ! Le gouvernement américain commence vraiment à me les chauffer !

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