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Les Etats-Unis transfèrent des ogives nucléaires à la Côte Est et se prépareraient pour la 3ème Guerre Mondiale


52infowarsscreenshot_7057La base aérienne américaine Dyess située au sud-ouest de Abilene, au Texas, est en pleine activité pour déplacer des ogives nucléaires sur la côte Est des Etats-Unis dans un transfert secret qui n’a aucune trace papier, selon une source d’Infowars.

Le Commandant de la Force aérienne de Dyess a donné l’autorisation à des parties inconnues pour transférer les ogives nucléaires dans un lieu inconnu qui serait la Caroline du Sud selon le rapport, d’où les ogives seront ensuite reprises et potentiellement utilisées, selon les informations divulguées.

« Dyess a commencé à  sortir les ogives nucléaire aujourd’hui. J’ai reçu une info de DERMO (une base militaire en Floride) plus tôt. L’informateur dit que c’était même la première fois qu’on les voyait depuis qu’elles ont été mises là dans les années 80. Aucun signature n’a été exigée pour le transfert … Il n’y avait aucune directive. Il dit que le commandant de Dyess était sur place pour donner l’autorisation de transfert. Personne ne savait où elles allaient vraiment, mais le chauffeur du camion a dit que c’était pour les emmener en Caroline du Sud pour ensuite être prises en charge pour une autre destination.  »

Le transfert intervient en pleine escalade du conflit en Syrie qui peut se transformer en un scénario de guerre chaude, en outre, la base Dyess a à plusieurs reprises nié l’existence d’ogives nucléaires à l’intérieur de la base.

La source note que les ogives nucléaires ne sont généralement pas déplacées sans raison, et si les Etats-Unis ont décidé de les transférer cela signifie qu’ils ont l’intention de les utiliser. La source conclut que les États-Unis ont transformé la guerre en Syrie en une guerre chaude par procuration contre la Russie via les rebelles syriens et les troupes d’Assad.

«En aidant secrètement les rebelles syriens depuis 2011 Barack Obama a construit un scénario de 3ème Guerre mondiale entre la Russie et les Etats-Unis», conclut l’auteur de Infowars.

Traduction Avic

Voix de la Russie, infowars.com

Le one man show occidental


Theatre_Show_by_geo_tographyÇa devient vraiment risible. Depuis quelques jours on nage dans le surréel. Nous y avions pourtant cru à leur guerre imminente et, peut-être même y  croyons-nous encore. Il vaut mieux d’ailleurs, car devant un tel degré de psychopathie, tout est possible, même l’irrationnel.

Résumons.

-L’histoire commence par le sacrifice (ou l’immolation, au choix) de plusieurs enfants. Les scènes que le monde entier a vues peuvent très bien avoir été montées, mais il n’en reste pas moins que ces enfants ont reçu des traitements particulièrement agressifs.

– Ensuite les cris et les indignations devant l’acte que l’on vient de commettre, cris et indignations directement proportionnels au degré d’ignominie, d’horreur et de barbarie voulu et rendu dans la mise en scène.

– Après les premières gesticulations, suivent les rencontres, les consultations et les coups de téléphones, le tout relayé, à la virgule près, par les médias.

– Puis la fatwa tombe. Tel Moïse du haut du mont Sinaï, Obama décrète qu’il faut, qu’il est nécessaire, même obligatoire d’attaquer la Syrie. Le dieu de la morale et de l’humanité l’ordonne. Lui, pauvre Obama, ne peut qu’obéir. Les foudres de la colère divine tomberont donc sur Damas et balaieront tous ceux qui ont fauté. Lui, Obama, pleure déjà les morts qu’il causera, mais, en tant que bras armée divin, ne faiblira pas pour accomplir la haute mission qui lui a été confiée.

On peut appliquer ce résumé à tout ce qu’on a déjà vu avec l’Irak, la Libye et même au temps du pape Innocent III ou antérieurement. Les discours sont peu ou prou les mêmes. Les résultats aussi.

Ce qu’il y a de nouveau – et c’est là que ça devient du n’importe quoi – c’est que dans le scénario on comptait sur les répliques et les réactions de l’adversaire. L’adversaire s’avère très vite être, non pas la Syrie à qui on a attribué le rôle de simple enjeu, mais la Russie et peut-être aussi la Chine. Devant tant de gesticulation, tant de menaces, allant jusqu’à donner les détails de ce qui va se passer, leurs réactions ne sauraient se faire attendre.

Or les réactions se font attendre. Ne se rendent-ils pas compte que nous sommes au bord d’une 3ème guerre mondiale ? Ils sont inconscients ou quoi ? Puisqu’ils ne réagissent pas, nous allons leur écrire des réactions menaçantes qu’ils auraient pu avoir et les rajouter au scénario, pour que la suite de l’histoire ait de la cohérence. Malgré cela, toujours pas de réaction. Ou plutôt une seule réaction depuis le début, sous forme de conseil, du style : attention petit, tu vas te faire mal. Tant la Chine que la Russie, n’ont eu de cesse de prévenir ; « faites gaffe, c’est dangereux ce que vous faites. Ça va vous retomber sur la gueule ».

Que faire devant tant d’inertie ? Sans répliques en face, comment avancer dans son texte de manière cohérente? On avait tout prévu, sauf la non réplique. Mais il faut avancer quand même. Ce sont les aléas du direct.

Il avait dû être prévu qu’au moment où le drame serait à son comble et tous les nerfs à vif, on fasse des propositions pour faire baisser la tension. Mais de tension, il n’y en a pas plus que d’habitude. Les seules tensions que l’on observe sont du côté des populations de ceux qui ont écrit le script. Tant pis. Avançons quand même. Cela nous est rapporté par (devinez qui) Debka. Le bras armé du dieu de la morale et de l’humanité, Barack Obama  » vient de  reporter les frappes qu’il projette de lancer contre la Syrie dans l’espoir de trouver un accord secret avec les Russes« . Toujours selon Debka,  » la Maison Blanche a commencé depuis mercredi soir des manœuvres destinées à acheter du temps et à reporter des frappes militaires contre la Syrie… Obama semble déterminé  à attaquer la Syrie mais déploie tous ses efforts pour offrir à Kerry un peu plus de temps de façon à ce qu’il puisse rencontrer Lavrov et tenter de trouver un accord sur la Syrie« . L’accord qu’envisage le secrétaire d’Etat Kerry d’imposer à la Russie se formule, selon Debka, de la manière suivante :  » Les Etats Unis sont prêts à baisser le niveau de leurs frappes militaires contre la Syrie et rendre ces frappes aussi faibles que possibles si les Russes acceptent ce que les Américains veulent dans le cadre des négociations de Genève II « .

Du délire. On joue et on se répond à soi-même faute de partenaire. Un one man show. Pour la Maison Blanche, les russes ont tellement eu peur et ont eu tellement de sueurs froides qu’ils sont mûrs pour obéir au dictat qu’on leur imposera. Après avoir vu ce dont l’Occident était capable, avec description à l’appui par les journaux israéliens, ils sont genou à terre. Ils ne peuvent que reconnaître leur déroute, devant le monde entier qui en a été le témoin.

C’est un navet. Mais ceux qui ont concocté ce scénario sont tellement habitués à voir des navets hollywoodiens faire un tabac qu’ils croient vraiment que c’est convaincant. Espérons seulement que le script s’arrête là, car sinon, dieu seul sait quels délires mortels nous préparent ces cerveaux malades.

Avic

La revanche de l’ours: La Russie contre-attaque en Syrie


les-chars-sur-la-place-rouge-photo-afpLe président Vladimir Poutine de la Fédération de Russie a tracé une ligne dans le sable à propos de la Syrie, dont il est déterminé à protéger le gouvernement d’un renversement possible. L’ours russe ne s’est pas imposé de la sorte hors de ses frontières depuis la fin de la guerre froide en 1991 et réaffirmé son statut de grande puissance. Essentiellement, la Russie essaie de jouer le rôle pour la Syrie que la France a tenu avec l’Algérie dans les années 1990, en soutenant son gouvernement militaire contre des rebelles, dont la plupart sont affiliés à l’islamisme politique. La France et ses alliés ont prévalu, ce qui a coûté environ 150 000 morts. Poutine et Al-Assad peuvent-ils obtenir ce genre de victoire ?

Alors que Damas réplique aux rebelles militairement, Poutine s’est mis en action sur les scènes internationale et régionale. Le gouvernement russe a persuadé le ministre des affaires étrangères américain John Kerry de soutenir une conférence internationale sur la Syrie visant à une issue négociée. Poutine a sermoné le premier ministre israélien Netanyahou sur les attaques aériennes de son pays sur Damas, ainsi Moscou envoie des battereies anti-aériennes très sophistiquées à Damas ainsi que des missiles anti-sous-marins et d’autres types de munitions à un Assad incrédule et vient juste d’annoncer que 12 navires de guerre russes vont patrouiller la Méditerranée. Les actions russes ont sonné l’alarme à Tel Aviv et Washington et ont été louées à Damas et Téhéran.

Le régime syrien a bien roulé militairement ces dernières semaines. Il a réussi une percée sanglante dans les territoires adjacents de Damas, renforçant la capitale. Avec le soutien du Hezbollah, il a pris d’assaut la région d’AlQuseir tenue par les rebelles, près du Liban nord et une route de contrebande importante pour les rebelles et la clef de la ville centrale de Homs. Le gouvernement baathiste a besoin de conserver Homs afin que la Russie puisse continuer de renflouer la capitale par le port syrien de Latakia sur la Méditerranée. Les victoires du gouvernement syrien n’auraient pas pu être possible sans l’aide de la Russie et de l’Iran.

Régionalement, un axe Moscou-Téhéran s’est formé autour de la Syrie, qui résiste au soutien saoudien et qatari pour les rebelles. L’augmentation de la domination des forces combattantes rebelles dans le Nord par des groupes radicaux comme le front Al-Nosra, qui est ouvertement affilié à Al Qaïda, a eu pour conséquence directe une mise au ban du soutien pour la “révolution” et ce même en Arabie Saoudite. La vaste majorité des Syriens qui s’opposent au gouvernement ne sont pas des radicaux ni des fondamentalistes religieux, mais ces derniers ont le plus de victoires militaires. La caractérisation russe des rebelles comme terroristes radicaux est une forme de propagande de guerre, néanmoins elle a été effective. Les Saoudiens et les Jordaniens avaient prévu de créer un front d’opposition sud moins radicalisé vers la ville de Deraa, cette option a essuyé un sérieux revers depuis que le régime a repris la ville la semaine passée. Doha et Ryadh fulminent de la contre-offensive soutenue par les Russes.

Dans le même temps, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a réussi un coup il y a deux semaines en persuadant Kerry de soutenir une conférence internationale sur la Syrie, à laquelle à la fois le parti Baath et son gouvernement et les rebelles seraient invités, ce en vue d’un règlement négocié du conflit (Le Saint Graal de la Russie…). Cet accord a représenté une marche arrière de la part du gouvernement Obama, qui avait précisé auparavant que le départ d’Al-Assad était une condition sine qua non pour envisager une résolution, langage qui fut scrupuleusement évité par la déclaration commune Lavrov-Kerry à l’issue de leur entretien. Lavrov, un expert de l’Asie du sud et un poète joueur de guitare, parle comme si ce qui est arrivé au Yémen: une solution négocié et un gouvernement d’union nationale, serait un scenario plausible pour la Syrie. Pourtant, tant de sang ayant été versé dans ce pays, qu’une victoire militaire de l’un ou l’autre camp, semble maintenant plus réaliste.

Quand des sources du Pentagone ont fuité l’information que des explosions entendues à Damas le 5 Mai étaient en fait le résultat de raids aériens israéliens, Poutine est apparu livide. Il traça Netanyahou en visite alors à Shangaï et le villipenda au téléphone. Les deux hommes se sont rencontrés la semaine dernière à Moscou, où Poutine est supposé lui avoir lu la loi sur les émeutes. Peu de temps après, le gouvernement du Likoud a fuité au New York Times que le but avéré des raids aériens n’avaient été que d’empêcher le transfert de munitions syriennes au Hezbollah au Liban et non pas à aider le renversement du gouvernement syrien. Les Israéliens tentaient clairement de s’éviter les foudres de Moscou et voulurent envoyer un message à Damas qu’ils resteraient neutres sur l’affaire syrienne mais pas sur l’armement plus avant du Hezbollah.

Poutine, visiblement pas du tout impressionné par la clarification de Netanyahou, répondit en annonçant avec force qu’il avait envoyé à la Syrie des missiles de croisière sol-mer Yakhont et qu’il planifiait de déployer des batteries anti-aériennes sophistiquées S-300 sur le sol syrien. Le chef d’état-major américain le Général Martin Dempsey et des analystes militaires israéliens protestèrent contre ces envois russes. Bien que Netanyahou continua à dire qu’Israël continuerait à bombarder la Syrie à volonté lorsqu’il suspectera que des munitions sont envoyées au Hezbollah, Poutine a juste maintenant augmenté le risque d’une telle intervention.

Les motifs de la russie ont souvent été interprètés par les profits qu’elle réalise en vendant des armes à la Syrie, ceci remontant à l’ère de l’URSS, mais ce business est en fait assez petit. D’autres ont suggéré que le fait que la Syrie loue à la Russie le port de Tartous, seul port méditerranéen des Russes, pèse lourd dans les décisions de Moscou. En fait, le soutien de la Russie à Al-Assad fait plus partie de la réaffirmation du retour de la Russie comme grande puissance sur la scène mondiale, ayant elle aussi un pouvoir de contrôle. Poutine veut élever la Russie de la 9ème à la 5ème puissance capitaliste mondiale. Analysant l’expansion agressive américaine de l’OTAN dans les pays de l’Europe de l’Est et l’implantation de bases militaires américaines en Asie centrale, Moscou est déterminée à recouvrer son ancienne sphère d’influence. De plus, bon nombre d’analystes militaires russes voient les “révolutions colorées” comme un complot de la CIA pour renverser des gouvernements devenus moins favorables afin de piller les ressources de ces états affaiblis, une tactique qu’ils pensent menacer directement la Russie. Tracer la ligne à ne pas dépasser avec la Syrie est, à cet égard, un moyen de souligner que le régime néo-autoritaire de Poutine continuera tranquillement.

La Russie n’est qu’à 24 heures de route d’Alep, la ville la plus au nord de la Syrie. Ayant écrasé une révolte islamiste fondamentaliste à la fin du siècle dernier au Dagestan et en Tchétchénie, tout en ayant mis en place un gouvernement tchétchène amical à l’issue, Moscou est parfaitement au courant des dangers de la dissémination des mouvements radicaux musulmans dans le proche Levant. De plus, environ 14% de la population syrienne est chrétienne, beaucoup d’entre eux appartenant au culte de l’église orthodoxe qui prédomine en Russie. L’église orthodoxe est une clef constituante électorale de Poutine, s’est opposée au renversement du gouvernement baathiste syrien, vu comme un protecteur de ses coreligionnaires.

La pensée du ministère russe des affaires étrangères a été clarifiée avec son communiqué de samedi sur le ravivement de l’insurrection radicale sunnite en Irak ces dernières semaines. Se plaignant de ce qu’il appelle des attaques terroristes à Mossoul et à Bagdhad, le site internet du ministère a dit, d’après une traduction de l’Open Source Center du gouvernement américian, que “Nous sommes particulièrement concernés par la recrudescence des tensions sectaires en Irak, qui sont en train de tourner en une confrontation armée directe entre des éléments radicaux chi’ites et sunnites. Ceci est largement dû à la situation dans la pays voisin de Syrie et la dissémination des activités terroristes des militants opérants sur le sol syrien.” En d’autres termes, la Russie voit la révolution syrienne dominée par des groupes liés à Al Qaïda, comme le front Al-Nosra. Moscou voit ces évènements comme des déstabilisateurs qui ont un potentiel de radicalisation du Moyen-Orient, vu comme vulnérable aux attaques.

Le momentum des rebelles s’est considérablement amoindri ce dernier mois, alors que la riposte de Poutine a raidi et renforcé la motivation de Damas et a donné à ses forces armées le petit plus nécessaire pour regagner les territoires. Le président russe est en train de tisser une toile protectrice autour de son client, tout en mettant en échec les vents islamistes fondamentalistes wahabbites soufflant depuis la péninsule arabique. Il a aussi repoussé l’intervention opportuniste d’Israël, se préoccupant que cela pourrait déstabiliser encore plus Damas.. Dans le même temps, il a imprimé sur Washington le besoin d’une résolution négociée au conflit, une idée que le président Obama, trainant les pieds depuis longtemps à l’idée de renvoyer des troupes dans un nouveau bourbier moyen-oriental, a commencé à tolérer. L’envoi par Poutine de systèmes d’armement très puissants à l’armée syrienne, et son envoi d’une flotte russe en méditerranée par le détroit de Gibraltar, a rendu évident à tous que la grosse puissance militaire russe, sera, le cas échéant, à la disposition du régime baathiste d’Al-Assad. Le pari de Poutine sera ou ne sera pas couronné de succès, mais cela montre d’une manière indiscutable que l’ère d’une seule super-puissance et de l’unilatéralisme américain est révolue et ce en faveur d’un monde bel et bien multipolaire.

Juan Cole

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~