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Syrie : Si l’initiative n’était venue de la Russie, nous n’aurions pas travaillé en vue de la signature de la « Convention sur l’interdiction des armes chimiques » Par Bachar al-Assad


Entretien accordé par le Président Bachar Al-Assad à Russia 24

 Interview Assad

Russia 24 : Monsieur le Président, je vous remercie d’avoir accordé cet entretien à Russia 24. Pourquoi la Syrie a-t-elle accepté, si vite, l’ « Initiative russe » et donc de soumettre ses armes chimiques au contrôle international ?

La Syrie a soumis, il y a plus d’une dizaine d’années, une proposition à l’Organisation des Nations Unies ayant pour but de débarrasser le Moyen-Orient des armes de destruction massive [ADM]. Ceci parce que c’est une région instable… une « région de guerres » depuis des décennies, voire des siècles… la vider de toutes les armes non conventionnelles contribuerait à la stabiliser. À l’époque, les États-Unis avaient fait obstacle à cette proposition. C’est donc pour nous « un principe » de ne pas croire que les armes de destruction massive au Moyen-Orient soient une chose positive. Nous pensons tout à fait le contraire dans la mesure où nous cherchons depuis toujours la stabilité et la paix. Ceci est le premier aspect.

Un deuxième aspect concerne la situation actuelle. Il est indéniable que la Syrie, en tant qu’État, pense avant tout à s’épargner à elle-même et aux pays de la région « une nouvelle folie » que certains partisans des guerres, aux États-Unis, voudraient voir enflammer notre région ; alors que nous payons encore aujourd’hui le prix d’autres guerres menées par les Etats-Unis, tant en Afghanistan si loin de la Syrie qu’en Irak si proche. Nous sommes convaincus que toute guerre menée contre la Syrie sera une guerre dévastatrice qui entrainera la région dans une série de turbulences et de problèmes pour des décennies et, peut-être, pour des générations à venir.

Le troisième aspect concerne l’initiative russe elle-même. C’est certainement le plus important et c’est évidemment ce qui nous a conduit à aller dans cette direction. Si cette initiative n’était pas venue de la Russie, la Syrie aurait difficilement pu avancer dans ce sens. Notre relation avec la Russie est « une relation de confiance » qui s’est particulièrement renforcée durant cette crise qui dure depuis bientôt deux ans et demi, au cours desquels elle a prouvé sa capacité à comprendre ce qui se passe dans la région, sa crédibilité, et aussi qu’elle est une grande puissance sur laquelle on peut compter…

Telles sont les raisons qui ont poussé la Syrie à travailler en vue de la signature de la « Convention sur l’interdiction des armes chimiques ».

Russia 24 : Cependant, le président Barack Obama et le secrétaire d’Etat John Kerry ont déclaré que la Syrie n’avait accepté cette initiative et donc la soumission de ses armes chimiques à un contrôle international qu’en raison de la menace de frappes aériennes. Est-ce vrai ?

Si nous revenions quelques semaines en arrière, avant cette dernière menace de frappes aériennes… Les menaces des USA ne tournaient pas autour de ce « désarmement », mais plutôt autour d’une frappe dirigée contre la Syrie dans un contexte d’allégations, répandues par l’administration US, à propos de l’utilisation d’armes chimiques dans la Ghouta de Damas. Non ce n’est pas vrai de dire que les USA nous menaçaient pour que nous abandonnions nos armes chimiques. Ce qui est vrai est qu’ils ne se sont saisis de ce sujet qu’après le dernier G20 qui s’est réuni à Moscou, pas avant.

Je répète donc ce que je viens de dire. Ce qui nous a amené à avancer dans ce sens c’est l’initiative russe, elle-même, et les discussions que nous avons eues avec les responsables russes sur ce sujet. Je tiens à souligner une fois encore que si cette initiative n’était pas venue de la Russie, il aurait été absolument impossible de discuter de ce sujet avec n’importe quel autre pays.

Tout ceci est une sorte de propagande voulue par les USA, parce que Kerry, son administration, et peut-être même Obama veulent toujours apparaître tel le vainqueur qui menace et qui obtient… Mais peu nous importe, car la question fondamentale dans cette affaire porte sur les convictions de la  Syrie et le rôle de la Russie.

Russia 24 : Nous avons appris, hier soir, que la Russie avait informé les USA sur les étapes nécessaires à l’application du projet de mise sous contrôle international des armes chimiques. Voudriez-vous nous parler des procédures envisagées et dont vous avez certainement discutées ?

Certainement. Dans les prochains jours, la Syrie adressera les courriers et documents techniques, nécessaires à la signature de l’accord, aux Nations Unies et à l’ « Organisation pour l’interdiction des armes chimiques ». L’accord comprend plusieurs aspects dont l’interdiction de fabrication, de stockage et évidemment d’utilisation… Je crois qu’une fois la Convention signée elle ne prendra effet qu’environ un mois plus tard. La Syrie devra alors fournir l’inventaire de ses stocks à l’Organisation… Il s’agit d’un ensemble de procédures routinières que nous allons suivre.

Mais, il doit être clair pour tous que ceci ne se fera pas à sens unique. Il n’est pas question de se dire : « la Syrie a signé… la Syrie s’est exécutée… l’affaire est terminée ! ». La question est nécessairement à double sens et dépend en premier lieu des USA, qui devront abandonner leurs politiques agressives envers la Syrie et répondre aux conditions de l’initiative russe. Lorsque nous constaterons que les Etats-Unis se sont vraiment orientés dans la direction de la stabilité de cette région, lorsqu’ils auront cessé de menacer et d’œuvrer pour la guerre et même d’envoyer des armes aux terroristes ; nous pourrons envisager d’aller jusqu’au bout des procédures et vers la phase finale de l’accord.

Ce n’est donc pas une action à sens unique ! En même temps, le rôle principal reviendra à l’État russe, parce qu’il n’y aucune confiance ni aucun contact entre nous et les USA. La Russie est actuellement le seul pays capable de tenir ce rôle.

Russia 24 : Si l’initiative russe est finalement adoptée, quelle sera la représentation internationale que la République arabe syrienne acceptera comme observatrice, étant donné que la situation n’est pas classique ?

Nous pensons qu’il est logique que ce rôle revienne à l’ « Organisation pour l’interdiction des armes chimiques ». Elle seule en a les compétences et les experts en la matière, et c’est elle qui supervise l’application de cette Convention dans tous les pays du monde.

Russia 24 : Mais nous savons tous qu’Israël a signé la « Convention sur l’interdiction des armes chimiques », mais ne l’a jamais ratifiée. La Syrie exigera-t-elle qu’Israël aille jusqu’au bout du processus ?

Lorsque nous avons lancé notre projet d’élimination des ADM comme je l’ai dit tout à l’heure, l’une des raisons de son obstruction par les États-Unis était de permettre à Israël de posséder de telles armes. Puisque nous souhaitons tous la stabilité au Moyen-Orient, tous les pays doivent se conformer aux conventions qui les interdisent à commencer par Israël qui possède des armes nucléaires, chimiques, bactériologiques et tous les types d’ADM. Nous devons continuer à travailler dans ce sens pour qu’aucun État n’en possède ; ce qui pourra peut être épargner de futures guerres dévastatrices et très coûteuses non seulement à notre région mais aussi au monde entier.

Russia 24 : La Syrie va soumettre ses armes chimiques au contrôle de la communauté internationale, mais nous savons que des experts russes ont confirmé l’utilisation d’une substance chimique toxique près d’Alep par des éléments des groupes terroristes extrémistes. Qu’en pensez-vous ? Et que proposez-vous pour protéger les peuples de Syrie et des pays voisins de ces groupes qui pourraient recommencer ce genre d’attaque ?

L’incident que vous mentionnez s’est produit en Mars dernier, lorsque les terroristes ont tiré des missiles chargés de produits chimiques toxiques sur les civils de Khan al-Assal à Alep faisant des dizaines de victimes. Suite à cela, nous avions invité les Nations Unies à déléguer une commission d’experts pour enquêter et se documenter sur les responsables.

C’est parce qu’il était clair que cette attaque était l’œuvre des terroristes que les Etats-Unis ont empêché la venue de ces experts. Nous avons alors travaillé avec des experts russes, auxquels nous avons confié tous les éléments de preuve en notre possession. Ils ont démontré que l’attaque était bien l’œuvre des terroristes sévissant dans le Nord de la Syrie.

Maintenant nous devons faire en sorte que ces experts en armes chimiques, qui ont quitté il y a près d’une semaine, reviennent en Syrie pour poursuivre l’application de l’accord que nous avions mutuellement signé lors de leur précédent séjour et qui stipule de mener des enquêtes dans un certain nombre de nos régions, en particulier à Khan al-Assal. Il nous faut sérieusement enquêter sur la nature des substances toxiques utilisées, sur ceux qui les ont utilisées et, plus important encore, sur les États qui les ont livrées aux terroristes pour ensuite arriver à leur demander des comptes !

Russia 24 : Monsieur le Président, pouvez-vous nous rassurer ? Est-il possible de confisquer ces produits toxiques aux mains des terroristes ? Est-ce réalisable ?

Cela implique de savoir qui sont les pays en relation avec les terroristes. Tous les États affirment qu’ils n’ont rien à voir avec eux. En fait, nous savons que l’Occident a déclaré qu’il leur avait fourni ce qu’il a qualifié de « soutien logistique »… de matériel militaire « non létal »… ou de matériel dit « humanitaire » !

La réalité est que l’Occident et certain pays de la région, tels la Turquie, l’Arabie saoudite, et précédemment le Qatar, ont une relation directe avec les terroristes et leur fournissent toutes sortes d’armes. Nous sommes convaincus que l’un des ces pays leur a livré ces armes chimiques.

Ces pays sont évidemment supposés pouvoir stopper leurs livraisons, mais certains terroristes n’obéissent à personne et à partir du moment où ils sont armés et peuvent s’adonner aux destructions ils ne se sentent redevables à qui que ce soit, même à ceux qui les ont soutenus en armes et en argent !

Russia 24 : Monsieur le Président, certains médias US ont dit que des officiers de l’Armée arabe syrienne vous ont demandé, à maintes reprises, de leur permettre d’utiliser des armes chimiques contre « l’opposition armée » ; ce que vous auriez refusé, mais qu’ils ont quand même utilisé des substances toxiques individuellement et de leur propre chef. Est-ce vrai ?

Cela fait partie de la propagande des USA, notoirement connus pour ne pas hésiter à utiliser toutes sortes de mensonges qui justifieraient leurs guerres. Ce dernier mensonge nous rappelle celui de Colin Powell et de l’administration de George W. Bush, lorsqu’il y a un peu plus de dix ans ils ont prétendu apporter la preuve que Saddam Hussein fabriquait des ADM pour légitimer leur invasion de l’Irak et qu’il s’est avéré, par la suite, qu’ils avaient menti sur toute la ligne et notamment sur les ADM !

Premièrement, il n’a jamais été question d’utiliser les armes chimiques en Syrie par qui que ce soit ! Deuxièmement, ce type d’armes ne peut être utilisé par l’infanterie ou toute autre troupe, mais nécessite des unités spécialisées et formées à sa manipulation. Ce mensonge est illogique et non crédible.

Russia 24 : Monsieur le Président, dernièrement des preuves présentées comme sûres indiscutables ont été présentées devant les membres du Congrès américain. Des vidéos confirmeraient la version US selon laquelle l’Armée nationale syrienne aurait bel et bien utilisé des armes chimiques dans la Ghouta est. Que pouvez-nous dire à ce sujet ?

Ils n’ont fourni aucune preuve ni au Congrès, ni aux médias, ni à leur population, ni à l’un quelconque des autres États du monde, dont la Russie avec laquelle ils sont pourtant en dialogue permanent. Tout ce qu’ils racontent fait partie de la propagande US.

La logique de la situation veut que vous n’utilisiez pas des ADM à quelques centaines de mètres de vos troupes ou de vos zones résidentielles, car cela signifie la mort pour des dizaines de milliers de vos soldats et citoyens. Vous n’avez pas à utiliser des ADM alors même que vous progressez considérablement sur le terrain en usant de vos armes conventionnelles.

Toutes ces allégations sont loin d’être convaincantes d’où la situation délicate de l’administration US actuelle, encore plus difficile que celle de la précédente, car moins douée pour le mensonge que l’administration sous George W. Bush. L’administration précédente mentait mais savait comment convaincre une partie du monde de ses mensonges, alors que l’administration actuelle n’a même pas réussi à en convaincre ses alliés ! Toutes ces allégations ne sont désormais d’aucune importance car, je le répète, illogiques et non crédibles.

Russia 24 : Monsieur le Président, une dernière question que je ne peux éviter de poser puisqu’elle touche à la sécurité et à la protection de tous. Certains spécialistes russes et certains médias ont dit que des terroristes pourraient lancer des attaques chimiques contre Israël à partir de zones contrôlées par le gouvernement syrien. Pouvez-vous, en tant que Commandant en chef de l’Armée et des Forces armées, nous confirmer ces informations ?

Puisque nous sommes certains que des substances chimiques toxiques ont été livrées aux terroristes, avant d’être utilisées contre nos soldats et notre population civile en Syrie ; cela signifie que le matériel est disponible.

D’autre part, nous savons tous que ces groupes terroristes, ou ceux qui les dirigent, voulaient la frappe US sur la Syrie et, qu’avant cela, ils ont travaillé à faire intervenir Israël dans la crise syrienne. Il n’est donc absolument pas improbable que ce discours soit propagé pour atteindre ces mêmes objectifs.

En effet, une guerre régionale rendrait la situation encore plus chaotique. Plus de chaos ouvrirait naturellement la voie aux terroristes pour encore plus de vandalisme et de destructions. Cette menace est donc un véritable défi car les terroristes sont maintenant en possession de substances chimiques toxiques… Il y a encore des pays qui continuent à leur en fournir !

Russia 24 : Merci M. le président pour nous avoir accordé cet entretien.

Une fois encore, je vous remercie d’être venu en Syrie et je remercie Russia 24.

Dr Bachar al-Assad

Président de la République arabe syrienne

12/09/2013

Texte transcrit et traduit par Mouna Alno-Nakhal

Source : Vidéo de la Présidence de la République arabe syrienne / You Tube

http://www.youtube.com/watch?v=8RmTKvsgvp4

Autre source : Top News nasser-kandil,[Sana étant inaccessible]

http://www.topnews-nasserkandil.com/topnews/share.php?sms_id=55217

 

 

Irak : la guerre la plus « humaine » de l’histoire


Tribune libre Résistance

1544352812L’Armée-État d’Israël se bat pour la démocratie et « une proposition de paix totale » contre les Palestiniens et les Libanais. Ses guerres, chacun le sait, lui sont imposées et ne sont que « légitime défense ». En 2003 en Iraq, les États-Unis d’Amérique étaient guidés par les mêmes nobles objectifs… Retour sur la « guerre la plus humaine de l’histoire ».

Ils nommèrent l’opération « Spectre et effroi ». Motivations : détruire les armes de destruction massive, montrer la connexion du régime avec Al Qaïda, instaurer la démocratie. Ils ont fait tout faux. Erreur. Dès le début, ils savaient que tout était faux.

Trois années d’invasion-occupation plus tard, qu’est-ce que l’Irak sinon une infinie flaque… de sang, un corps déchiqueté sur un interminable champ de ruines ? Un pays où se ramassent à la pelle des corps qui n’en sont plus, et où la nuit venue dansent, au rythme des Top 50 des bouquets satellites dans des campements-supermarchés retranchés, cent quarante mille « boys » bourrés, c’est selon, de préjugés, de mépris, d’arrogance, d’ignorance crasse, de bonne conscience, d’alcool et de drogues ? On leur a dit, dès le début : « Vous êtes là pour libérer l’Irak. Vous menez un combat pour la naissance d’un pays. »

Pauvre Mésopotamie, te faire naître, toi qui les as mis au monde.

Aujourd’hui, après le délire métaphysique de la victoire, certains d’entre eux, de retour au pays, regardent, qui leurs jambes débitées, qui leurs bras charcutés. Ils ne pourront plus danser, mais savent qu’un jour ceux qui dansent encore dans ces camps bunkérisés subiront le même sort. D’autres, physiquement indemnes, dansent quotidiennement avec le suicide ou la détraque. C’est leur unique horizon.

D’horizon, les Irakiens n’en ont plus, alors que l’horreur d’une guerre civile interreligieuse dans laquelle aucun Dieu ne reconnaîtra les siens est déjà là. Danser. C’est aussi ce que firent, de joie démocratique, il y a trois ans devant leur écran TV, le jour où Bagdad fut prise, nombre d’intellectuels, de politiciens et autres experts en fripouilleries et bas stratagèmes politico-médiatiques. Ils ont dansé, disaient-ils, par « solidarité » pour ces pauvres Irakiens écrasés par un régime dirigé par un tyran « fou de sang et d’orgueil », avec lequel leurs puissants pays, mine de rien, ont commercé, échangé, comploté des années durant, en se souciant comme d’une guigne de la terreur, de la torture et des meurtres dont était victime l’élite progressiste et démocratique de ce pays.

Quelle issue aujourd’hui pour un peuple prisonnier d’une guerre totale entre une puissance impériale prédatrice et les terroristes de l’ordre théocratique qui, fanatisés par une idéologie infrahumaine, libèrent chaque jour leurs pulsions criminelles, au lieu de leur pays, en pulvérisant d’explosifs des dizaines de paisibles gens ? Ces danses macabres rythmées par les canons des chars démocratiques étaient les prémices, nous disaient ces esprits sérieux, de jours meilleurs, d’une ère radieuse « l’Irak est une immense chance pour les Arabes. », « Pour une fois qu’un pays arabe va devenir démocratique, il faut être optimiste ». Optimiste, la belle affaire. « …La situation demeure grave en Irak, mais je suis « optimiste ». Ainsi parlait le chorégraphe en chef de ce ballet mortifère, George W. Bush, le 22 février 2006, au lendemain de l’attentat contre le mausolée chiite de Samara.

Trois années plus tôt, ou presque, le 17 avril 2003, Richard Myers, chef d’état-major interarmes, exprimait également son optimisme lors de la chute de Bagdad : « C’est la guerre la plus humaine de « l’Histoire »». En déclarant que cette tempête de feu, de fer et de sang, de corps brûlés, démantibulés, de vies ravagées était « la guerre la plus humaine de l’Histoire », le général, probablement bon père de famille, peut-être même amateur d’opéra, de poésie et de barbecue, ne savait peut-être pas qu’il venait d’inventer l’oxymoron de la terreur absolue et du crime de guerre banalisé. Il nous disait que cette guerre est humaine, parce qu’elle est USaméricaine. Qu’USaméricaine, elle ne peut qu’être humaine.

Nous savons maintenant que chaque guerre que les USA déclencheront sera une manifestation d’humanité. Qu’importent le carnage absolu de dizaines de milliers de personnes, le déferlement et le largage de milliers de tonnes de bombes et de feu, les humiliations, les tortures, les dévastations, les destructions inouïes de violence, l’ensauvagement du quotidien, la livraison des villes et des musées aux pillards encastrés, encadrés, comme de nombreux journalistes le furent, par une armée formée pour partie de soudards et de paumés, désaffiliés pour certains, détraqués pour d’autres, et de mercenaires en quête de la « green card », que de nombreux, rappelons-nous, reçurent six pieds sous terre.

Dans cet  enfer moderneallumé par cette lâche hyper puissance, comment ne pas associer l’obscène formule du général au sort et à l’avenir disloqués du petit Ali Ismaïl. Un gamin devenu, malgré lui, la proie des médiatisations les plus infâmes, et l’objet de la compassion d’un premier ministre britannique soudain attentif aux malheurs que cette guerre à bout portant avait provoqués. L’hyper médiatisation de la bonne conscience des fauteurs de guerre passée, que faut-il retenir du malheur indicible et indélébile de cet enfant, sinon que sa vie entière sera la synthèse d’une guerre qui s’est incorporée, incrustée, cristallisée pour toujours dans son corps physique et social.

Mutilé, réduit, ce corps prothétique exprime-t-il autre chose que l’extrême « brutalisation » de cette guerre ? En ce sens, cette guerre participe pleinement à un retour à l’état de nature, à une « bestialisation », à un ensauvagement des rapports sociaux et humains.

Pendant l’agression coloniale de l’Algérie, Alexis de Tocqueville, théoricien de la démocratie et polémologue du libéralisme, déclarait : « Le second moyen en importance après l’interdiction du commerce est le ravage du pays. Je crois que le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays et que nous devons le faire ». Si les temps et les technologies ne sont plus les mêmes, les méthodes et l’état d’esprit, à quelques nuances près, demeurent et ont encore de l’avenir.

Smaïl Hadj-Ali

http://www.resistance-politique.fr/article-irak-la-guerre-la-plus-humaine-de-l-histoire-120005553.html

Quand François Hollande disait non à la guerre !


ASSEMBLEE-POLITIQUE-HOLLANDEFrançois Hollande

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE DU JEUDI 27 FÉVRIER 2003 – Débat sur l’Irak

Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, la guerre peut-elle être évitée ? Telle est la terrible question qui se pose.

Face à la détermination américaine de recourir – c’est dit et répété – à bref délai à la force, face à l’inconstante volonté irakienne de désarmer, il est vrai que les chances de paix peuvent paraître faibles. A moins que l’on pense, comme nombre d’entre nous ici, que la primauté du droit, que le rôle des Nations unies, que le poids des opinions publiques peuvent l’emporter sur le déchaînement irréfléchi des armes.

Une guerre, surtout lorsqu’elle procède de la communauté internationale elle-même, est un acte grave. Elle ne peut être justifiée que par des motifs impérieux, c’est-à-dire par des dangers majeurs pour la sécurité du monde et par des violations caractérisées du droit international.

Ce furent ces raisons-là qui nous conduisirent, en 1991, à approuver une intervention militaire au nom de l’ONU en Irak, après l’invasion du Koweït par les troupes de Saddam Hussein. Ce furent aussi ces considérations qui nous conduisirent à participer aux opérations du Kosovo. Ce furent également ces raisons qui, après l’abominable attentat du 11 septembre, justifièrent l’intervention des Nations unies pour renverser le régime des talibans en Afghanistan, dès lors que les liens entre ce régime et Al Qaïda étaient non seulement démontrés mais encore proclamés.

Nous sommes pour la paix. C’est notre tradition, notre volonté, notre aspiration. Mais nous avons toujours su prendre nos responsabilités en acceptant le conflit avec ses risques, chaque fois qu’il pouvait permettre de préserver la stabilité et la primauté du droit.

Or, aujourd’hui, rien ne justifie la guerre et tout commande de la prévenir, c’est-à-dire de l’empêcher.

Les conditions, nous l’avons dit, ne sont pas réunies.

Aucune preuve n’a été apportée que l’Irak possède toujours des armes de destruction massive et a les capacités de les utiliser. Les inspections ont pu reprendre leur travail. Elles obtiennent des résultats et même, cela a été dit ici, plus de résultats depuis dix ans en termes de désarmement que n’en avait eus l’intervention militaire en Irak en 1991. Les inspecteurs doivent pouvoir bénéficier du temps nécessaire. Aujourd’hui, Hans Blix a fixé le calendrier et annoncé qu’il avait besoin pour son travail de plusieurs mois encore.

Aucun lien n’a pu être établi, malgré toutes les affirmations américaines, qui n’ont jamais été avérées, entre le régime irakien et Al Qaïda.

Pourquoi faire la guerre si le désarmement par la paix avance et que le monde et les voisins de l’Irak ne sont pas aujourd’hui directement menacés ?

Comment faire comprendre aux peuples, et notamment à l’opinion arabe, que le désarmement en Irak devrait être organisé par la force quand il est entravé en Corée du Nord ou ignoré tout simplement au Pakistan, alors même que les armes concernées sont nucléaires ?

Comment faire admettre qu’une guerre serait nécessaire pour chasser un dictateur, Saddam Hussein, quand tant d’autres sont tolérés voire encouragés ou utilisés dans cette partie du monde ?

Comment faire partager l’objectif d’une intervention militaire au nom d’un respect insuffisant des résolutions de l’ONU quand des manquements sont aussi relevés au Proche-Orient, dans la totale indifférence de la seule puissance, en l’occurrence les Etats-Unis d’Amérique, qui pourrait se faire entendre dans cette région, notamment d’Israël ?

Pourquoi, François Mitterrand le demandait déjà en 1991, deux poids, deux mesures ? Pourquoi faudrait-il faire la guerre en Irak quand ailleurs on essaie de procéder autrement ?

Nous devons poursuivre, vous l’avez dit, monsieur le Premier ministre, tous les efforts de désarmement par la paix.

La France a pris des initiatives, l’ONU les a approuvées, il faut marquer jusqu’au bout le refus de cette guerre dans le contexte international actuel.

La guerre, si elle se produisait, aurait bien évidemment des conséquences graves sur les populations civiles en Irak. Elle offrirait à Saddam Hussein une nouvelle occasion de créer une solidarité morbide dans le cadre d’une tragédie humaine. La guerre déstabiliserait profondément l’Irak, nous le savons, avec un risque d’éclatement et de séparatisme. Elle aurait des effets directs dans la région, avec une possible intervention turque au Kurdistan et une réaction des Iraniens dès lors que les chiites pourraient être éventuellement impliqués. Elle risquerait de renforcer les tensions entre Israéliens et Palestiniens, avec, là aussi, la tentation de passer en force. Elle accentuerait la prolifération de la menace terroriste alors que cette guerre prétend précisément la prévenir. Elle consacrerait l’unilatéralisme des Etats-Unis d’Amérique pour décider du sort du monde, c’est-à-dire de la paix ou de la guerre, en fonction des seuls critères, des seuls intérêts de la puissance principale.

Ce qui est en cause, ce n’est pas simplement le désarmement nécessaire de l’Irak, ce n’est pas simplement le renversement souhaitable de Saddam Hussein. Ce qui est en cause, c’est une conception du monde, c’est une forme de régulation des conflits internationaux, c’est le rôle des Nations unies, c’est la primauté du droit.

C’est une véritable bataille pour la paix et pour le droit qui est engagée.

Il faut croire en notre capacité de gagner cette bataille-là. On peut, on doit y arriver. C’est ce que disait Gerhard Schröder il y a deux jours.

Nous avons, monsieur le Premier ministre, suffisamment de critiques à l’encontre de notre politique économique et sociale pour, aujourd’hui, vouloir joindre tous nos efforts aux vôtres, sur cette question aussi essentielle que la paix ou la guerre, afin d’essayer de peser davantage.

La France est forte chaque fois qu’elle est unie sur une ligne claire. Dès lors que nous pouvons aujourd’hui, avec l’appui de l’opinion publique, avec une majorité de Français, défendre ensemble certaines positions, ne nous privons pas de cette chance.

Des foules considérables se sont mobilisées ces dernières semaines. Elles se sont mises en marche notamment dans les pays où les gouvernements étaient plutôt enclins à suivre les Etats-Unis d’Amérique : je pense à l’Angleterre, à l’Italie, à l’Espagne, et aux Etats-Unis mêmes.

Cette mobilisation des opinions publiques, cette prise de conscience citoyenne à l’échelle du monde constitue un atout décisif pour la période qui s’ouvre. Désormais, il s’agit de tenir bon. Le choix est, comme vous l’avez dit, monsieur le Premier ministre, entre une deuxième résolution à l’initiative de l’administration américaine ou le renforcement de l’action des inspecteurs du désarmement pour la paix. Toutes les initiatives doivent être prises, toutes les négociations engagées pour éviter une deuxième résolution et, si celle-ci était déposée, pour constituer une majorité qui la repousse.

Mais nous devons aussi savoir que, si nous voulons repousser cette résolution, les pressions se feront plus intenses sur les pays récalcitrants au Conseil de sécurité. Nous imaginons bien comment les manquements, même partiels, de l’Irak aux contrôles des inspecteurs pourront être utilisés. Nous savons la confusion que peuvent entretenir les Etats-Unis d’Amérique, notamment, entre le refus de la résolution et le soutien implicite de Saddam Hussein.

Si nous voulons que la résolution américaine ne soit pas adoptée, tout dépend de nous, de notre capacité de conviction, de notre détermination. La France doit prendre ses responsabilités et aller jusqu’au bout : c’est-à-dire user, le cas échéant, du droit de veto pour éviter l’aventure, la fuite en avant et le déchaînement des passions et des armes.

Monsieur le Premier ministre, le droit de veto n’est pas simplement, comme on le dit souvent, une arme de dissuasion, ni une menace, un moyen de chantage ou, pire encore, une agression. Le veto, c’est d’abord une façon de dire non à la guerre préventive. Le veto, c’est le moyen que possède la France – mais pas seulement elle – de ne pas donner une couverture légale à une intervention militaire illégitime. Le veto, c’est ne pas fournir le drapeau de l’ONU à une cause qui n’est pas celle du monde, mais celle de l’administration Bush. Le recours éventuel au veto, comprenons-le tous, est la suite logique de la position de la France, dès lors qu’elle considère sincèrement que cette guerre est inutile et dangereuse.

Certes, nous n’en sommes pas encore là. Mais le moment décisif approche, à mesure que la discussion de la résolution au Conseil de sécurité se précise. C’est pourquoi je demande, au nom des socialistes, qu’un autre débat, cette fois-ci avec vote, puisse être prévu au Parlement avant que la France n’ait à faire connaître sa décision.

Mais je le dis fermement dès à présent, exclure a priori le droit de veto, comme je l’entends parfois, c’est affaiblir la position de la France dans la négociation diplomatique qui s’engage.

On nous objectera que l’opposition de la France créerait une rupture irréversible dans nos relations avec les Etats-Unis. Mais ce ne serait pas la première fois dans notre histoire. Je me souviens du départ de la France des instances militaires de l’OTAN, en 1966, et de nos contentieux à l’occasion de la guerre du Vietman. Nous avons toujours réussi, entre alliés, à surmonter ces querelles parce que nos deux pays, cela a été dit avant moi, sont liés par leur histoire, par des dettes respectives et qu’ils partagent, heureusement, sur la liberté, les mêmes valeurs.

En l’occurrence, il ne s’agit pas d’un conflit d’intérêts, ni d’un défaut de solidarité d’un allié à un maître. Nous avons dit notre horreur des attentats du 11 septembre. Il s’agit en fait, bien plus que d’une divergence sur la seule question irakienne, d’une divergence entre nous, Américains et Français, et je l’espère Européens, sur la conception du monde. Il s’agit d’une divergence sur l’utilisation de la force.

Nous considérons que la conception du monde qu’ont aujourd’hui les Etats-Unis est dominatrice et déstabilisatrice.

La crise irakienne est à cet égard décisive. Si elle se dénoue par la force, le processus, nous le sentons, ne s’arrêtera pas là. De nouvelles crises surgiront et il ne sera pas possible d’arrêter la stratégie américaine à l’échelle de la planète. Si, en revanche, nous obtenons que la crise irakienne se dénoue par la négociation au sein de l’ONU, c’est la communauté internationale, et pas simplement la France ou l’Europe, qui en sortira renforcée.

Certes, le rejet par le Conseil de sécurité de la résolution américaine peut ne pas décourager George Bush d’intervenir unilatéralement. Mais il sait aussi que son choix serait périlleux, pour l’ouverture même du conflit et surtout pour l’après-guerre. Comment gérer l’après-guerre dans la région sans la caution de l’ONU, sans la participation de l’Europe ?

De ce point de vue, nous avons un argument de dissuasion essentiel : les Etats-Unis ont besoin de l’ONU. Sans l’ONU, il n’est pas possible de prolonger une intervention. C’est la raison pour laquelle nous devons, au Conseil de sécurité, faire prévaloir le droit et empêcher les Etats-Unis de faire passer leur résolution.

Reste la question de Saddam Hussein.

Vouloir la paix n’est pas tolérer son régime. Saddam Hussein est un dictateur – on l’a dit et répété – de la pire espèce. Il a tué ses opposants, détourné les produits financiers de la résolution « pétrole contre nourriture », et il affame son peuple.

Il faut donc toujours donner la priorité à la pression, faire en sorte qu’il soit obligé de désarmer, soutenir l’opposition démocratique et désolidariser son peuple de ce dictateur.

Sans doute, le mieux serait qu’il parte, et même qu’il puisse être jugé par la Cour pénale internationale. Le paradoxe est que les Etats-Unis ne reconnaissent pas la Cour pénale internationale. Ils ont même signé des conventions pour assurer l’impunité de certains pays à cet égard.

Comment proclamer l’ingérence pour chasser un dictateur si, au départ, on n’affirme pas la primauté de la justice internationale pour condamner les dictateurs ? Pour nous, la paix n’est pas l’impunité. Pas plus que la guerre n’est la justice. Il faut réussir à faire la paix et à juger les responsables.

Mais la crise que nous traversons nous oblige, quelle qu’en soit l’issue, à repenser le rôle des Nations unies et l’avenir de l’Europe.

Les institutions internationales doivent être renforcées. C’est une priorité. C’est la condition indispensable pour la paix, mais aussi pour le développement, pour la stabilité financière et pour la préservation de la planète. Cela exige de compléter les traités, d’amplifier les moyens et de démocratiser le fonctionnement des institutions internationales.

Face à la stratégie américaine, qui n’est rien d’autre que le retour à l’impérialisme, à l’unilatéralisme, avec cette fois peut-être un élément personnel, presque religieux, apporté par George Bush, il convient de mettre en place un monde multipolaire. Il faut instaurer un système fondé sur le droit, qui constitue la seule protection du faible contre le fort.

La France doit promouvoir non seulement le droit international mais les institutions internationales, leur capacité d’agir. Elle doit renforcer leurs moyens et, de ce point de vue, la lutte pour une autre mondialisation est inséparable de la lutte pour la paix. C’est le même combat que lorsqu’il s’agit de fixer des règles pour la circulation des marchandises, pour la circulation des capitaux, qui doit être mené pour instaurer la paix. Nous partageons le même combat pour un autre monde, un monde de paix. De même, nous ne pouvons rester silencieux sur la question du Proche-Orient. Aucune initiative, ces derniers mois, n’a été prise. Aucune ouverture de négociation, de discussion, de dialogue n’a été encouragée. Aucune pression n’a été exercée, notamment sur le gouvernement israélien.

Là encore, monsieur le Premier ministre, la France doit jouer son rôle et pas simplement dire aux uns ou aux autres ce qu’ils ont envie d’entendre.

L’Europe doit aussi être notre prochain défi. Elle sort incontestablement affaiblie de l’épreuve de ces dernières semaines. L’unanimisme de façade n’a pas résisté, les divisions ont fait du mal et la solidarité atlantique a prévalu sur la solidarité européenne. Il faut donc ouvrir, comme cela a été dit avant moi un grand débat sur l’Europe, sur le projet européen. Et ce débat doit avoir lieu aussi dans cet hémicycle.

Voulons-nous une Europe des marchés ou une Europe de la solidarité ? Voulons-nous une Europe sociale ou une Europe qui se préoccupe simplement des acteurs économiques ? Voulons-nous une Europe qui ait un projet d’ensemble de développement ou une Europe qui se protège ?

Nous devons également avoir cette discussion sur les institutions, et pas simplement sur la présidence de l’Europe, même s’il y aurait beaucoup à dire. Nous devons aller jusqu’au bout du débat sur la défense européenne et savoir ce que nous acceptons nous-mêmes de consentir comme transferts de souveraineté.

Nous devons aussi avoir un débat sur la préparation de l’élargissement. A l’évidence, nous pouvons d’ores et déjà le dire, les travaux de la Convention devront être prolongés autant qu’il le faudra. Cette Convention européenne, qui doit déboucher sur une Constitution, est un moment trop important pour que, compte tenu de ce qui se passe, nous conservions le calendrier initialement prévu.

Si nous voulons ce grand débat, nous devons respecter les positions des uns et des autres et éviter la condescendance entre Européens, celle-là même que nous reprochons aux Américains à notre endroit. Nous devons essayer de comprendre l’histoire et la géographie de nos principaux partenaires pour ne pas les traiter comme des enfants, ce qui ne serait pas la meilleure façon de les faire grandir en bonne intelligence avec nous.

Le pire serait d’esquiver le débat, de masquer nos différences, les divergences entre Européens ou entre nous. L’essentiel est sans doute de faire vivre le couple franco-allemand, mais aussi de parler et d’agir avec tous. Il faut refonder une dynamique européenne à vingt-cinq – ce sera dur – mais aussi commencer à travailler sur l’avant-garde européenne, qui peut, notamment en matière de politique étrangère et de politique de défense, permettre un saut vers une Europe plus forte et plus solidaire.

Nous avons, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, des jours difficiles devant nous. Nous vivons un moment important de l’histoire du monde, qui va au-delà de la seule question irakienne. Il s’agit aujourd’hui d’éviter non pas seulement une guerre, mais une suite de conflits suscités, au nom d’un ordre décidé unilatéralement par une seule puissance. Il s’agit non pas simplement d’empêcher les Etats-Unis d’intervenir en Irak, mais de régler, par la paix, un problème qui est posé à l’ensemble de la communauté internationale, celui du désarmement.

Il s’agit non pas uniquement d’arrêter une crise, mais de préserver la stabilité du monde. En cet instant, l’ONU doit se faire respecter. Elle joue là son avenir dans la période de l’après-guerre froide. L’Europe doit comprendre qu’elle est l’instrument d’un monde multipolaire et qu’elle ne peut pas être simplement une union agglomérant des intérêts de marché. L’Europe doit également comprendre que de sa capacité à intervenir dépend aussi la stabilité du monde. Enfin, la France doit porter son message universel, celui de la paix, du droit, de la justice internationale contre la force. Cette position, nous, les socialistes, nous voulons qu’elle soit tenue jusqu’au bout, sans relâche, sans faiblesse, sans fléchissement. Cette position, la nôtre, monsieur le Premier ministre, ne variera pas. C’est et ce sera toujours « Non à la guerre ! », et je souhaite, au plus profond de mon cœur, que ce soit aussi celle de la France.

François Hollande,
Assemblée Nationale,
Le 16 février 2003

Source : Non à la guerre !

Syrie: un autre crime de guerre occidental en préparation – Paul Craig Roberts


David-Cameron-Barack-Obama-Francois-HollandeMise à jour

Les criminels de guerre de Washington et d’autres capitales occidentales sont déterminés à maintenir leur mensonge selon lequel le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. Ayant échoué dans les efforts visant à intimider les inspecteurs d’armes chimiques de l’ONU en Syrie, Washington a exigé que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon retire ces inspecteurs avant qu’ils puissent évaluer la preuve et faire leur rapport. Le Secrétaire général de l’ONU s’est élevé contre les criminels de guerre de Washington et a rejeté leur demande. Cependant, comme avec l’Irak, la décision de Washington de commettre une agression contre la Syrie ne se fonde pas sur des faits. http://rt.com/op-edge/syria-un-war-investigation-006/

Les gouvernements américain et britannique n’ont révélé aucune des «preuves concluantes» qu’ils prétendent avoir démontrant que le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. En écoutant leurs voix, en observant leur langage corporel, et en les regardant dans les yeux, il est tout à fait évident que John Kerry et ses marionnettes britanniques et allemandes mentent de manière éhontée. C’est une situation bien plus honteuse que les énormes mensonges que l’ancien Secrétaire d’Etat Colin Powell a commis à l’ONU sur les armes irakiennes de destruction massive. Colin Powell affirme qu’il a été trompé par la Maison Blanche et ne savait pas qu’il mentait. Kerry et les marionnettes britanniques, françaises et allemandes savent très bien qu’ils mentent.

Le visage que l’Occident présente au monde est celui d’un menteur impudent.
Washington et ses gouvernements fantoches britanniques et français sont prêts à encore une fois révéler leur criminalité. L’image de l’Occident en tant que criminel de guerre n’est pas une image de propagande créée par les ennemis de l’Occident, mais le portrait que l’Occident a peint de lui-même.

Le journal britannique The Independant a rapporté qu’au cours du dernier week-end, Obama, Cameron et Hollande ont convenu de lancer des attaques de missiles de croisière contre le gouvernement syrien dans les deux semaines à venir, malgré l’absence de toute autorisation de l’ONU et malgré l’absence de tout élément de preuve en faveur des allégations de Washington selon lesquelles le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques contre « ses rebelles » largement soutenus par les forces extérieures américaines, cherchant à renverser le gouvernement syrien.

En effet, une des raisons de la course à la guerre est d’empêcher l’inspection de l’ONU dont Washington sait qu’elle pourrait réfuter ses allégations et éventuellement l’impliquer dans l’attaque sous faux drapeau effectuée par les «rebelles», qui ont réuni un grand nombre d’enfants dans un endroit pour y être assassinés chimiquement pour ensuite en coller la responsabilité au gouvernement syrien.

Une autre raison de la course à la guerre, c’est que Cameron, le Premier ministre britannique, veut précipiter la guerre avant que le Parlement britannique ne puisse le bloquer et l’empêcher de fournir une couverture pour les crimes de guerre d’Obama, de la même manière que Tony Blair avait assuré la couverture de George W. Bush, ce dont il a été dûment récompensé. Qu’est-ce qu’il en a à faire, Cameron, de la vie des syriens quand il peut quitter ses fonctions avec une fortune de 50 millions $ qui l’attendent à bras ouverts ?

http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/syria-un-weapons-inspectors-attacked-as-they-try-to-enter-poison-gas-attack-site-8784435.html

Le gouvernement syrien, sachant qu’il n’est pas responsable de l’incident des armes chimiques, a accepté que l’ONU envoie des inspecteurs d’armes chimiques pour déterminer la substance et le vecteur utilisés. Cependant, Washington a déclaré qu’il était «trop tard» pour les inspecteurs de l’ONU et accepte la déclaration intéressée des « rebelles » affiliés à Al-Qaïda accusant le gouvernement syrien d’avoir attaqué des civils avec des produits chimiques. http://news.antiwar.com/2013/08/25/obama-administration-accepts-rebels-account-on-syria-prepares-for-war/ . Voir aussi http://news.antiwar.com/2013/08/25/syria-accepts-un-inspectors-us-spurns-call-as-too-late/

Dans une tentative pour empêcher les inspecteurs de produits chimiques des Nations Unies qui sont arrivés sur place de faire leur travail, ces derniers ont essuyé des tirs de snipers sur le territoire détenu par les  « rebelles » et ont été forcés de quitter le site ; mais un rapport ultérieur de RT affirme qu’ils sont retournés sur le site pour effectuer leur inspection. http://rt.com/news/un-chemical-oservers-shot-000/

Le gouvernement britannique corrompu a déclaré que la Syrie peut être attaquée sans autorisation de l’ONU, tout comme la Serbie et la Libye ont été attaquées militairement sans autorisation de l’ONU. En d’autres termes, les démocraties occidentales ont déjà établi des précédents pour violer le droit international. « Le droit international? Nous n’avons pas besoin de droit international puant » L’Occident ne connaît qu’une seule règle: la Force prime le Droit. Tant que l’Occident a la Force, l’Occident a le Droit.

Dans une réponse à l’information que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France se préparent à attaquer la Syrie, le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a déclaré qu’une telle action unilatérale est une «violation grave du droit international», et que la violation n’était pas seulement d’ordre juridique, mais aussi une violation de l’éthique et de la morale. Lavrov a évoqué les mensonges et la tromperie utilisés par l’Occident pour justifier ses violations graves du droit international dans les attaques militaires contre la Serbie, l’Irak et la Libye et la façon dont le gouvernement américain a utilisé des actions préventives pour saper tout espoir pour un règlement pacifique en Irak, en Libye et en Syrie.

Une fois de plus, Washington a anticipé pour saper tout espoir de règlement pacifique. En annonçant la prochaine attaque, les Etats-Unis ont détruit toute incitation pour les «rebelles» à participer aux pourparlers de paix avec le gouvernement syrien. Au moment où ces pourparlers allaient avoir lieu, les «rebelles» n’ont désormais plus aucune incitation à y participer, puisque les militaires de l’Occident viennent à leur secours.

Dans sa conférence de presse, M. Lavrov a parlé de la façon dont les partis au pouvoir aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France attisent les émotions chez les gens mal informés qui, une fois chauffés, trouveraient satisfaction dans la guerre. Ceci, bien sûr, est le moyen par lequel les Etats-Unis ont manipulé le public pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak. Mais le public américain est fatigué de la guerre, dont le but n’est jamais établi clairement, et sa suspicion augmente de jour en jour au sujet des justifications du gouvernement pour encore plus de guerres.

Un sondage Reuters / Ipsos révèle que « les Américains s’opposent fermement à l’intervention américaine dans la guerre civile en Syrie et croient que Washington devrait rester en dehors du conflit, même si les rapports selon lesquels le gouvernement de la Syrie a utilisé des produits chimiques mortels pour attaquer les civils sont confirmés ». http://news.yahoo.com/syria-war-escalates-americans-cool-u-intervention-reuters-003146054.html Pourtant Obama se moque que seulement 9 pour cent de la population soutienne son bellicisme. Comme l’a récemment déclaré l’ancien président Jimmy Carter : « L’Amérique n’a pas de démocratie qui fonctionne ». http://rt.com/usa/carter-comment-nsa-snowden-261/ Il y a un Etat policier dans lequel le pouvoir exécutif s’est placé lui-même au-dessus de toutes les lois et au-dessus de la Constitution.

Cet état policier va maintenant commettre encore un autre crime de guerre d’agression non provoquée de style nazi. A Nuremberg, les nazis ont été condamnés à mort précisément pour les actions identiques à celles commises par Obama, Cameron et Hollande. L’Occident mise sur la force, non sur le droit, pour se garder hors du box des criminels.

Les gouvernements américain, britannique et français n’ont pas expliqué pourquoi il vaut mieux que les gens, dans les guerres initiées par l’Occident, soient tués par des explosifs en uranium appauvri plutôt qu’avec des agents chimiques ou de toute autre arme. Il était évident dès le début que Obama était en train de préparer l’attaque contre le gouvernement syrien. Obama a diabolisé les armes chimiques mais pas les « anti-bunkers » nucléaires que les Etats-Unis pourraient utiliser contre l’Iran. Ensuite, Obama a tracé une ligne rouge, en disant que l’utilisation d’armes chimiques par les Syriens était un si grand crime que l’Occident serait obligé d’attaquer la Syrie. Les marionnettes britanniques de Washington, William Hague et Cameron, ont juste répété cette affirmation absurde. http://rt.com/news/uk-response-without-un-backing-979/ La dernière étape dans la machination était d’orchestrer un incident chimique et d’en accuser le gouvernement syrien.

Quel est le véritable agenda de l’Occident? Telle est la question non posée et sans réponse. De toute évidence, les gouvernements américains, britanniques et français, qui ont affiché en permanence leur soutien à des régimes dictatoriaux qui répondent à leurs attentes, ne sont pas le moins du monde perturbés par les dictatures. Ils désignent Assad comme dictateur pour le diaboliser aux yeux des masses occidentales mal informés. Mais Washington, le Royaume-Uni, et la France soutiennent un certain nombre de régimes dictatoriaux, comme ceux de Bahreïn, de l’Arabie Saoudite, et maintenant la dictature militaire en Egypte qui tue impitoyablement des Egyptiens sans qu’aucun gouvernement occidental ne parle d’envahir l’Égypte parce qu’il «tue son propre peuple ».

Il est clair aussi, que la prochaine attaque occidentale sur la Syrie n’a rien à voir avec la volonté d’apporter «la liberté et la démocratie» en Syrie, pas plus que la liberté et la démocratie n’étaient les raisons des attaques contre l’Irak et la Libye, dont aucun n’a gagné la « liberté et la démocratie. »

L’attaque occidentale sur la Syrie n’est pas liée aux droits de l’homme, la justice ou l’une des causes ronflantes dont l’Occident couvre sa criminalité.

Les médias occidentaux, et encore moins les presstitués américains, ne demandent jamais à Obama, Cameron, ou Hollande quel est le vrai agenda. Il est difficile de croire qu’il y ait un seul journaliste qui soit suffisamment stupide ou naïf pour croire que l’agenda est d’apporter «la liberté et la démocratie » à la Syrie ou de punir Assad pour avoir utilisé des armes chimiques contre des voyous meurtriers qui tentent de renverser le gouvernement syrien.

Bien sûr, la question n’aurait pas de réponse si elle était posée. Mais le fait de poser la question contribuerait à rendre le public conscient que les choses sont tout autres. A l’origine, le prétexte de Washington pour les guerres était d’assurer la sécurité des Américains contre les terroristes. Maintenant, Washington s’efforce de livrer la Syrie à des terroristes djihadistes en les aidant à renverser le gouvernement laïc et non-terroriste d’Assad. Quel est l’agenda derrière le soutien de Washington au terrorisme?

Peut-être que le but des guerres est de radicaliser les musulmans et, ainsi, déstabiliser la Russie et même la Chine. La Russie a une importante population musulmane et est bordée par les pays musulmans. Même la Chine a une certaine population musulmane. Comme la radicalisation se propage en conflits dans les deux seuls pays capables d’être un obstacle à l’hégémonie mondiale américaine, la propagande des médias occidentaux et le grand nombre d’ONG financées par les États-Unis, se présentant comme des organisations de «droits de l’Homme», peuvent être utilisés par Washington pour diaboliser les gouvernements russe et chinois pour les mesures sévères que ceux-ci prennent contre les «rebelles».

Un autre avantage de la radicalisation des musulmans est qu’elle laisse les anciens pays musulmans dans la tourmente ou des guerres civiles pour une longue durée, comme c’est actuellement le cas en Irak et en Libye, éliminant ainsi toute capacité à faire obstruction à Israël par un état organisé.

Le Secrétaire d’Etat John Kerry est en train de travailler au  téléphone utilisant les pots de vin et les menaces pour faire accepter, sinon appuyer, le crime-de-guerre-en-préparation de Washington contre la Syrie.

Washington est en train de conduire le monde plus près que jamais de la guerre nucléaire, même plus que dans les périodes les plus dangereuses de la guerre froide. Quand Washington en terminera avec la Syrie, la prochaine cible sera l’Iran. La Russie et la Chine ne seront plus en mesure de se leurrer eux-mêmes sur l’existence  d’un quelconque système de droit international ou de contrainte qui puisse agir sur la criminalité de l’Occident. L’agression occidentale contraint déjà les deux pays à développer leurs forces nucléaires stratégiques et à circonscrire les ONG financées par l’Occident qui se présentent comme des «organisations des droits de l’homme», mais en réalité constituent une cinquième colonne que Washington peut utiliser pour détruire la légitimité de leurs gouvernements.

La Russie et la Chine ont été extrêmement imprudentes dans leurs relations avec les Etats-Unis. Essentiellement, l’opposition politique russe est financée par Washington. Même le gouvernement chinois est miné. Quand une société américaine ouvre une entreprise en Chine, il crée un conseil d’administration chinois dans lequel sont placés des proches des autorités politiques locales. Ces conseils créent un circuit pour les paiements qui influencent les décisions et la loyauté des membres du parti local et régional. Les États-Unis ont pénétré les universités chinoises et les milieux intellectuels. L’Université Rockefeller est active en Chine dans le cadre philanthropique des Rockefeller. Les voix dissidentes sont créées et sont déployées contre le gouvernement chinois. Les demandes de «libéralisation» peuvent ressusciter des différences régionales et ethniques et saper la cohésion du gouvernement national.

Quand la Russie et la Chine se rendront compte qu’ils sont la proie de cinquièmes colonnes américaines, qu’elles sont isolées diplomatiquement et militairement inférieures en armes,  les armes nucléaires deviendront le seul garant de leur souveraineté. Cela donne à penser que la guerre nucléaire est susceptible de mettre fin à l’humanité bien avant que les hommes ne succombent au réchauffement climatique ou à la hausse des dettes nationales.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni, derrière un FALSE FLAG d’attaque chimique en Syrie


Jeux de guerre: Une explosion dans la ville syrienne de Homs le mois dernier. Il a été maintenant suggéré que les Etats-Unis encouragent le recours à des armes chimiques pour déclencher une intervention militaires internationales.
Jeux de guerre: Une explosion dans la ville syrienne de Homs le mois dernier. Il a été maintenant suggéré que les Etats-Unis encouragent le recours à des armes chimiques pour déclencher une intervention militaires internationales.

Les Etats-Unis derrière un «Plan pour lancer une attaque à l’arme chimique contre la Syrie et en rejeter la responsabilité sur le régime d’Assad ».

  • Fuite d’e-mails provenant d’un contractant de la défense au sujet des armes chimiques disant « l’idée a été approuvée par Washington »
  • Obama a lancé un avertissement au président syrien Bachar al-Assad le mois dernier lui disant que l’utilisation de la guerre chimique était «totalement inacceptable»

Par Louise Boyle

PUBLISHED: 14:16 EST, 29 January 2013 | UPDATED: 14:16 EST, 29 January 2013

Des fuites d’E-mails prouveraient que la Maison Blanche a donné le feu vert à une attaque aux armes chimiques en Syrie dont pourrait être accusé le régime d’Assad et ainsi déclencher l’action militaire internationale dans le pays dévasté.

Un rapport publié lundi contient un échange de courriels entre deux hauts fonctionnaires du Britam Defense, où un projet «approuvé par Washington» est révélé expliquant que le Qatar aurait financé les forces rebelles en Syrie pour utiliser des armes chimiques.

Barack Obama a dit clairement au président syrien Bachar al-Assad le mois dernier que les Etats-Unis ne toléreraient pas que la Syrie utilise des armes chimiques contre son propre peuple.

Selon Infowars.com, le mail du 25 Décembre a été envoyé par David Goulding,  directeur du développement des affaires de de Britam, et le destinataire est le fondateur de l’entreprise Philip Doughty.

On y lit :

«Phil … Nous avons une nouvelle offre. Il s’agit de la Syrie à nouveau. Les Qataris proposent une affaire intéressante et jurent que l’idée a été approuvée par Washington.

Nous aurons à livrer un CW à Homs, un g-shell d’origine soviétique de Libye similaires à ceux que Assad devrait avoir.

Ils veulent que nous déployions notre personnel ukrainiens qui doit parler le russe et faire un enregistrement vidéo.

«Franchement, je ne pense pas que c’est une bonne idée, mais les sommes proposées sont énormes. Votre avis?

Cordialement, David. »

Britam Defense n’a pas encore répondu à une demande de commentaire de MailOnline.

Fuite: Le mail aurait été envoyé par un haut fonctionnaire d’un contractant de la défense britannique concernant une attaque chimique ‘’approuvée par Washington’’ en Syrie dont pourrait être accusée le régime d'Assad.
Fuite: Le mail aurait été envoyé par un haut fonctionnaire d’un contractant de la défense britannique concernant une attaque chimique ‘’approuvée par Washington’’ en Syrie dont pourrait être accusée le régime d’Assad.

Les e-mails ont été publiés par un hacker malaisien qui a également obtenu le curriculum vitae des cadres supérieurs et des copies de passeports par le biais d’un serveur d’entreprise non protégé, selon Cyber War News.

Le profil Linkedin de Dave Goulding le décrit en tant que Directeur du développement des affaires à la Britam Defense Ltd dans le domaine de la Sécurité et des enquêtes. Le profil de Phil Doughty dans le réseau des affaires le décrit comme le chef des Operations pour Britam, les Émirats arabes unis, et de la sécurité et des enquêtes.

Le Département d’Etat américain n’a pas répondu à une demande de commentaire sur les emails présumés à MailOnline,  au jour d’aujourd’hui au moment de la publication. (NDT : 29 janvier 2013)

Cependant, l’utilisation de la guerre chimique a été soulevée lors d’une conférence de presse à Washington le 28 Janvier.

Un porte-parole a déclaré que les Etats-Unis ont rejoint la communauté internationale pour la «la mise en place de lignes rouges communes sur les conséquences de l’utilisation d’armes chimiques».

De nombreuses pertes : les familles tentent d'identifier les corps des combattants syriens abattus et jetés dans une rivière dans la ville syrienne d'Alep aujourd'hui.
De nombreuses pertes : les familles tentent d’identifier les corps des combattants syriens abattus et jetés dans une rivière dans la ville syrienne d’Alep aujourd’hui.

Une fuite sur un câble du gouvernement américain a révélé que l’armée syrienne avait plus que probablement utilisé des armes chimiques lors d’une attaque dans la ville de Homs en Décembre.

Le document, révélé dans The câble, était le résultat d’une enquête menée par Scott Frédéric Kilner, le consul général américain à Istanbul, accusant l’armée syrienne d’avoir utilisé des armes chimiques dans une attaque le 23 Décembre.

Un responsable de l’administration Obama qui a eu accès au document aurait dit : «Nous ne pouvons pas le dire avec certitude à 100 pour cent, mais les contacts syriens ont établi de façon convaincante que l’Agent 15 a été utilisé à Homs le 23 décembre.

L’enquête de M. Kilner comprenait des entretiens avec les civils, les médecins et les rebelles présents lors de l’attaque, ainsi que l’ancien général et chef du programme syrien des ADM, Mustafa al-Cheikh.

Dr. Nashwân Abu Abdo, un neurologue à Homs, est certain que des armes chimiques ont été utilisées. Il a dit à The Cable: « C’était une arme chimique, nous sommes sûrs de cela, parce que le gaz lacrymogène ne peut pas causer la mort de personnes ».

Menaces: Barack Obama a déclaré lors d'un discours le mois dernier que si la Syrie a utilisé des armes chimiques contre son propre peuple, ce serait «totalement inacceptable».
Menaces: Barack Obama a déclaré lors d’un discours le mois dernier que si la Syrie a utilisé des armes chimiques contre son propre peuple, ce serait «totalement inacceptable».

Des récits de témoins oculaires de l’enquête ont révélé qu’un char a lancé armes chimiques et que les gens qui y ont été exposés ont subi des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, délire, convulsions, et une détresse respiratoire.

Les symptômes indiquent que le composé chimique Agent-15 était responsable. La Syrie a nié avoir utilisé des armes chimiques et a dit qu’il ne l’utiliserait jamais contre ses citoyens.

S’adressant aux journalistes du Pentagone, le secrétaire à la Défense Leon Panetta a déclaré que son plus grand souci était de savoir comment les Etats-Unis et leurs alliés allaient sécuriser les sites d’armes chimiques et biologiques dispersés à travers la Syrie et de s’assurer que les composants ne se retrouvent pas dans les mauvaises mains si le régime tombait , en particulier dans des conditions violentes.

Les forces gouvernementales et les rebelles en Syrie ont tous deux été accusés par des groupes de défense des droits de l’Homme de mener une guerre brutale dans un conflit de 22 mois qui a coûté plus de 60.000 vies.

Copie en cache d’un article effacé confirmant un false flag US/UK avec des armes chimiques en Syrie

Traduction : Avic

http://web.archive.org/web/20130129213824/http://www.dailymail.co.uk/news/article-2270219/U-S-planned-launch-chemical-weapon-attack-Syria-blame-Assad.html

Washington est fou – Paul Craig Roberts


obama-tearing-constitutionAu 21e siècle la propagande vieille de deux cents ans selon laquelle les Américains contrôlent leur gouvernement a été complètement détruite. Tant l’administration Bush et les régimes d’Obama ont clairement montré que  les Américains n’ont pas la moindre influence, encore moins de contrôle, sur le gouvernement. Tant que Washington est concerné, les gens ne sont que fétus de paille.

Les sondages montrent que 65% de la population américaine s’opposent à l’intervention américaine en Syrie. Malgré cette indication claire de la volonté du peuple, le régime Obama est en train de concocter un cas de propagande pour armer encore plus les mercenaires de Washington envoyés pour renverser le gouvernement laïque syrien et pour imposer une « zone d’exclusion aérienne » sur la Syrie, qui, si l’on se réfère à la Libye,, signifie que les avions des Etats-Unis ou de l’OTAN vont attaquer l’armée syrienne au sol, servant ainsi de forces aériennes aux  mercenaires importés par Washington, pudiquement appelés «rebelles syriens. »

Washington a déclaré il y a quelque temps que la «ligne rouge» qui amènerait la Syrie sous l’attaque militaire de Washington était l’utilisation par le gouvernement Assad d’armes chimiques de destruction massive contre les mercenaires de Washington. Une fois que cette annonce a été faite, toute personne avec un cerveau savait immédiatement que Washington fabriquerait de faux renseignements certifiant que Assad avait utilisé des armes chimiques, tout comme Washington a présenté aux Nations Unies le mensonge intentionnel, par le secrétaire d’État Colin Powell que Saddam Hussein en Irak avait des armes dangereuses de destruction massive. Rappelez-vous l’image de la National Security Advisor Condi Rice de « champignon atomique sur les villes américaines? » Les mensonges propagandistes étaient les ordres du jour de Washington.

Et ils le sont toujours. Maintenant, Washington a fabriqué le faux renseignement, et le président Obama a annoncé avec un visage impassible, que Assad de Syrie a utilisé du gaz sarin à plusieurs reprises et que, entre 100 et 150 personnes « de son propre peuple », un euphémisme pour les mercenaires étrangers fournis par les Etats-Unis , ont été tués par les armes de destruction massive.

Réfléchissez à ça une minute. Aussi malheureuse que puisse être toute mort dans une guerre, peut-on appeler  100-150 décès « destruction massive » ?  Selon les estimations les plus faibles, l’invasion des mercenaires étrangers parrainés par les Etats-Unis en Syrie a coûté 93.000 vies, au regard desquelles 150 décès représentent 0,0016%. Si on arrondit vers le haut, les 150 décès de Washington reviennent à deux millièmes de un pour cent.

En d’autres termes, 99,998% des décès n’ont pas franchi la « ligne rouge ». Mais le 0.002% (arrondi) l’ont fait.

Oui, je sais. La position de Washington n’a pas de sens. Mais quand a-t-elle jamais eu un sens?

Nous allons élargir notre esprit un tout petit peu et pousser plus loin. Assad sait que Washington a fixé une « ligne rouge ». Cela a été répété maintes et maintes fois dans le but de créer dans l’esprit du public américain distrait qu’il y a un motif réel et valable pour attaquer la Syrie. Pourquoi  Assad utiliserait des armes de destruction massive interdites pour tuer une infime poignée de 100-150 mercenaires américains alors que son armée est en train de les balayer sans l’utilisation du gaz, et quand Assad sait que l’utilisation du gaz jetterait l’armée américaine contre lui ?

Comme l’a énoncé clairement le gouvernement russe, l’accusation de Washington n’est pas crédible. Aucune personne informée ne pourrait le croire. Sans doute, beaucoup d’Américains portant leur patriotisme sur leurs manches tomberont pour le dernier mensonge de Washington, mais personne d’autre dans le monde ne le fera. Même les marionnettes de l’OTAN de Washington appelant à attaquer la Syrie savent que la justification de l’attaque est un mensonge. Pour les marionnettes de l’OTAN, l’argent de Washington submerge l’intégrité, pour laquelle les récompenses sont faibles.

Les Russes le savent pertinemment que Washington ment. Le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a déclaré: «Le gouvernement [d’Assad], comme le dit ouvertement l’opposition, connaît un succès militaire sur le terrain. Le régime [d’Assad] n’est pas au pied du mur. Quel sens y a-t-il pour le régime d’utiliser des armes, surtout pour si peu « .

Lavrov est une personne relativement civilisée dans le rôle de diplomate principal de la Russie. Toutefois, d’autres responsables russes peuvent être plus rudes dans leur rejet des derniers mensonges flagrants de Washington. Yury Ouchakov, un collaborateur du président russe Vladimir Poutine a déclaré: « Les Américains ont essayé de nous présenter des informations sur l’utilisation d’armes chimiques par le régime [de Assad], mais à vrai dire, nous avons pensé que ce n’était pas convaincant. Nous ne voudrions pas invoquer les références au [aux mensonges infâmes du] Secrétaire d’État Colin Powell [à l’ONU accusant l’Irak pour les  ADM], mais les faits ne semblent pas convaincants à nos yeux. « Aleksey Pushkov, le président de la commission des affaires étrangères de la Douma russe, va droit au but. «Les données sur l’utilisation par Assad d’armes chimiques sont fabriquées par le même établissement qui produisit les mensonges sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein. Obama est en train de marcher sur les pas de George W. Bush « .

Ici, en Amérique personne n’entendra jamais  parler aussi franchement de la part des médias presstitués américains.

Le double langage Orwellien est aujourd’hui la langue du gouvernement des États-Unis. Le  Secrétaire d’Etat John Kerry a accusé Assad de nuire aux «pourparlers de paix», pendant  que les Etats-Unis arment ses mercenaires syriens.

Le double langage de Washington est maintenant évident pour le monde entier. Non seulement Assad, mais aussi les Russes, les Chinois, les Iraniens, ainsi que chaque état marionnette de l’Amérique, ce qui inclut tout l’OTAN et le Japon, sont pleinement conscients que Washington est à nouveau en train de mentir comme un arracheur de dents. Les Russes, les Chinois et les Iraniens essaient d’éviter la confrontation avec Washington, car une guerre avec les armes nucléaires modernes détruirait toute vie sur la planète Terre. Ce qui est frappant, c’est que malgré 24/7 de lavage de cerveau par les presstitués, une grande majorité de la population américaine s’oppose à la guerre d’Obama contre la Syrie.

Ce sont de bonnes nouvelles. Cela signifie que plus d’Américains développent leur capacité de penser indépendamment des mensonges que Washington leur sert.

Ce que les nazis néo-conservateurs, le régime de Bush / Obama et les médias presstitués ont montré clairement, c’est  que Washington va pousser son ordre du jour de l’hégémonie du monde au point  de démarrer la Troisième Guerre mondiale, qui, bien sûr, signifie la fin de la vie sur terre.

La Russie et la Chine, l’un comme l’autre pouvant détruire les Etats-Unis, ont appris que le gouvernement américain est un menteur et qu’il n’est pas fiable. La politique « no-fly» libyenne, à laquelle la Russie et la Chine avaient souscrit s’est avérée être une attaque aérienne de l’OTAN sur l’armée libyenne de sorte que les mercenaires parrainés par la CIA puissent l’emporter.

La Russie et la Chine, ayant  appris leur leçon, protestent contre l’agression de Washington contre la Syrie que Washington prétend être une «guerre civile». Si la Syrie tombe, la Russie et la Chine savent que l’Iran est à côté.

L’Iran est le ventre de la Russie et, pour la Chine l’Iran c’est 20% de ses importations d’énergie. Les deux gouvernements russes et chinois savent que si l’Iran tombe, ils seront les suivants. Il n’y a pas d’autre explication du fait que Washington encercle la Russie avec des bases de missiles et la Chine avec des bases navales et aériennes.

La Russie et la Chine se préparent maintenant à la guerre qu’ils voient comme inévitable. La folle et démente course de Washington pour l’hégémonie mondiale mène les américains sans méfiance vers la confrontation contre deux pays possédant des bombes à hydrogène et dont la population combinée est de cinq fois la population américaine. Dans un tel conflit tout le monde meurt.

Compte tenu de la folie totale du gouvernement à Washington, si la vie humaine existe en 2020, ce sera un miracle. Toutes les inquiétudes sur l’avenir de Medicare et les déficits de la sécurité sociale n’ont pas de sens. Il n’y aura personne ici pour recueillir les bénéfices.

Addendum : Si le rapport ci-dessous à partir de RT est exact, il semble évident que les locataires ignorants et diaboliques de Washington, DC, conduisent le monde vers la troisième guerre mondiale :https://avicennesy.wordpress.com/2013/06/18/liran-va-deployer-4-000-hommes-en-syrie-alors-que-larmee-americaine-devrait-rester-en-jordanie/

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Les États-Unis perdent la guerre clandestine en Syrie : Les rebelles d’Al-Nosra appuyés par les États-Unis, vaincus par les Forces armées syriennes


osama_obamaDes reportages récents sur le terrain suggèrent que les États-Unis et leurs alliés sont en train de perdre la guerre clandestine en Syrie en appuyant le front Al-Nosra.

Ces dernières semaines, les rebelles affiliés à Al-Qaïda et appuyés par les États-Unis ont été décimés par les Forces armées syriennes.

Une offensive à l’échelle nationale a été lancée avec l’appui de la Russie et de l’Iran. Les voies d’approvisionnements d’armes des rebelles ont été bloquées :

« L’armée syrienne s’est concentrée sur le blocage des routes d’approvisionnement de nourriture et d’armes, lesquelles passent surtout par le nord du Liban, la Turquie et la Jordanie » (Voir Buying Time in Syria by Phil Greaves, Global Research, 11 mai 2013.)

Al-Nosra est largement composé de mercenaires recrutés en Turquie, en Arabie Saoudite et au Qatar. Des forces spéciales clandestines (occidentales) et des conseillers militaires ont également intégré leurs rangs.

Les terroristes affiliés à Al-Qaïda et directement financées par Washington constituent les fantassins de l’alliance militaire occidentale.

CNN a confirmé que des forces spéciales travaillant à contrat pour le Pentagone ont donné une formation aux terroristes d’Al-Nosra sur l’utilisation d’armes chimiques :

Selon les sources, la formation [sur l’utilisation d’armes chimiques], qui a lieu en Jordanie et en Turquie, porte sur la façon de surveiller et de sécuriser les réserves d’armes, ainsi que la gestion des sites où se trouvent les armes et le matériel. Selon l’un des responsables, certains entrepreneurs sont sur le terrain en Syrie et travaillent avec les rebelles pour surveiller certains sites.

La nationalité des formateurs n’a pas été divulguée, mais les représentants ont indiqué qu’il ne fallait pas supposer qu’ils étaient tous Américains (CNN , 09 décembre 2012. C’est l’auteur qui souligne.)

Puis, une fois que les consultants militaires engagés par le Pentagone ont fourni à ces rebelles d’Al-Qaïda des armes de destruction massives (ADM) et une formation pour les utiliser, le gouvernement syrien est tenu responsable de l’utilisation de ces ADM contre le peuple syrien.

Des terroristes appuyés par les États-Unis

Le plus récent reportage de SANA, l’agence de nouvelles officielle (12 mars), fournit des détails sur les mesures prises par les Forces armées syriennes contre les rebelles d’Al-Nosra dans différentes régions du pays :

Samedi les unités des Forces armées ont continué à pourchasser les groupes terroristes dans plusieurs zones rurales et à Damas, infligeant de lourdes pertes à leurs membres.

Une source officielle a déclaré à un journaliste de SANA qu’une unité de l’armée avait mené une opération spéciale dans le quartier Al-Beiraqdar dans la ville de Hijeira, entraînant la mort d’un certain nombre de terroristes […]

La source a ajouté que de nombreux terroristes ont été tués et leurs armes ont été détruites dans la ville d’Al-Husseiniyeh.

Une unité de l’armée a poursuivi les membres d’un groupe terroriste au marché Wadi Barada à Al-Fakhoureh et a tué la plupart d’entre eux, tandis qu’une autre unité de l’armée a tué quatre terroristes dans la ville de Daraya, dont deux tireurs d’élite.

Une unité des Forces armées a lutté contre un groupe terroriste armé dans la ville d’Harasta, tuant bon nombre d’entre eux, tandis qu’une autre unité s’est battue contre un groupe terroriste armé à Jobar, éliminant tous ses membres et détruisant leurs armes.

Par ailleurs, une source militaire a affirmé que dans la zone rurale de Damas, des unités de l’armée ont pris le contrôle de la zone d’Al-Abbadeh et des fermes environnantes dans la région orientale de Ghouta. Les Forces armées ont continué à progresser dans la ville de Jarba et ont pris le contrôle des zones cruciales autour de la ville afin d’encercler les terroristes et les priver de leurs approvisionnements.

Une autre unité des Forces armées a affronté les terroristes de Jabhet Al-Nosra qui commettaient des cambriolages et des vols dans la ville de Jassem dans la zone rurale de Daraa, blessant bon nombre d’entre eux et tuant les autres, dont un Saoudien appelé Ammar Al-Shemmari et un Koweïtien, Mahmoud Al-Mtairi, deux chefs de Jabhat Al-Nosra, responsables de la fabrication d’explosifs […]

Des groupes terroristes à Alep continuent de subir de lourdes pertes aux mains des unités de l’armée ayant mené plusieurs opérations aujourd’hui, lesquelles ont entraîné la destruction d’une grande quantité d’armes et de munitions dans les repaires terroristes.

Le journaliste de SANA a cité une source officielle affirmant que de nombreux de terroristes ont été tués et plusieurs autres blessés au nord des installations de la compagnie d’électricité dans la région d’Al-Sheikh Saeed, à proximité de la mosquée Al-Tawba ainsi qu’à l’entrée du camp Handarat. Une mitrailleuse lourde, des armes et des munitions diverses ont également été détruites dans ces endroits.

La source a également indiqué que des unités des Forces armées ont tué de nombreux terroristes dans les environs de la ville industrielle, dans la zone franche, à la verrerie et dans la région d’Al-Zira’a.

L’armée a détruit le matériel et les armes des terroristes, y compris un canon antiaérien de calibre 23 mm, une mitrailleuse lourde et de nombreuses voitures remplies d’armes et de munitions, a ajouté la source.

Dans la ville de Minnegh, une unité de l’armée a tué des membres d’un groupe terroriste armé et en a blessé d’autres dans le quartier d’Al-Alqamiyeh et près du Centre de recherche agricole.

D’autres terroristes ont été tués près de l’usine d’Al-Daqaq et au sud de la mosquée Al-Ibrahim Khalil de Khan Al-Assal. Un véhicule rempli d’armes et de munitions a été détruit dans cette région […]

Des unités des Forces armées ont continué de cibler les rassemblements et les repaires des terroristes de Jabhat al-Nusra dans la zone rurale d’Idleb.

Le journaliste de SANA, a cité une source officielle disant que les unités de l’armée ont détruit des armes et des équipements utilisés par les terroristes dans leurs actes criminels près du restaurant Al-Fanar dans la région de Jabal Al-Arabaeen.

De nombreux terroristes ont été tués et plusieurs autres blessés dans les villes de Kfarlata et Ariha, toujours dans la région de Jabal al-Arbaeen.

La source a ajouté que des unités des Forces armées ont détruit les repaires de terroristes, ainsi que les armes et les munitions qui se trouvaient à l’intérieur, à Ein al-Qasab, Mashmashan, Qatroun, Al-Najiyeh, Ein Al-Barideh, Bazit, Darkoush, Heisch, Grand Salmo, Um Jreen, Al-Buweiti, Al-Tur’eh et Mseibin.

Des membres d’un groupe terroriste ont par ailleurs été éliminés près de la ville M’atrem sur la route Ariha-Jisr Al-Choughour, tandis que des unités de l’armée pourchassent toujours des terroristes près de l’usine de briques et du camp d’Al-Shabibeh.

Dans la ville de Saraqeb, une unité de l’armée a tué et blessé plusieurs terroristes affiliés à la soi-disant « brigade Al-Tawhid » à proximité du garage Pullman. Les armes et l’équipement des terroristes ont été saisis […]

Entre-temps, une unité de l’armée a éliminé des membres d’un groupe terroriste armé dans le village de Jub Al-Ahmar dans la zone rurale d’Hama et détruit leurs armes, dont des mitrailleuses lourdes […]

Les unités de l’armée ont continué à pourchasser les groupes terroristes armés dans plusieurs quartiers de Deir Ez-Zor, en tuant un nombre important.

Une source officielle a déclaré au journaliste de SANA qu’une unité des Forces armées a détruit un refuge terroriste dans le quartier d’Al-Sinaa, alors qu’une autre unité a éliminé un groupe terroriste armé sur le pont d’Al-Siyasieh (SANA, le 11 mai 2013.)

Ironiquement, alors que les terroristes d’Al-Nosra sont directement soutenus et financés par le Pentagone, ils sont sur la liste des organisations terroristes du département d’État.

Les récentes initiatives du secrétaire d’État John Kerry ont largement contribué à accroître le flux d’argent et l’appui militaire aux terroristes, sous le couvert de l’« aide humanitaire ».

Volte-face politique

Le Conseil de sécurité de l’ONU a prévu ajouter le Front Al-Nosra à sa liste noire d’organisations terroristes. Ironiquement, cette initiative est envisagée maintenant « alors que le gouvernement syrien avait demandé au Conseil de sécurité en avril d’ajouter Al-Nosra à sa liste noire, une requête qui fut bloquée par la Grande-Bretagne et la France ». (Press TV, 11 mai 2013.)

Maintenant qu’Al-Nosra, une entité créée et parrainée par le renseignement occidental, est décimée par les Forces armées syriennes, les États-Unis et leurs alliés demandent que les armes et le soutien financier soient acheminés aux factions rebelles « non islamistes », plus modérées:

Le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius a appelé l’ONU à classer le Front Al-Nosra en Syrie parmi les organisations terroristes « afin de différencier le groupe islamiste des autres forces de l’opposition ».

Le ministre Fabius a déclaré en entrevue avec le quotidien français Le Monde : « [A]fin d’éviter toute ambiguïté, nous suggérons, que le Front Al-Nosra, qui est opposé au [président syrien] Bachar Al-Assad, mais aussi une filiale d’Al-Qaïda, soit considéré comme une “organisation terroriste par l’ONU” ».

Laurent Fabius a également affirmé que la France souhaitait augmenter son appui à l’opposition en Syrie, la Coalition nationale syrienne, soulignant qu’elle devait « se développer, former une unité et garantir clairement le respect des droits de toutes les communautés s’il y avait un changement de régime ».

Ces développements suggèrent que les rebelles d’Al-Nosra sont de la chair à canon. Ils ne sont plus soutenus ni défendus comme des combattants de la liberté (freedom fighters).

Washington, en consultation avec ses alliés occidentaux, a décidé de sacrifier ses fantassins affiliés à Al-Qaïda, que l’armée syrienne est en train d’anéantir.

Alors que la Grande-Bretagne et la France avaient bloqué l’initiative antérieure de la Syrie visant à inclure Al-Nosra sur la liste des organisations terroristes du Conseil de sécurité des Nations Unies, ce sont maintenant ces pays, et non pas la Syrie, qui sont à l’origine de la nouvelle initiative, ces pays qui jusqu’à tout récemment fournissaient de l’argent et des armes à Al-Nosra.

De plus, le soutien financier direct de Washington à Al Nosra, négocié par le nouveau secrétaire d’État d’Obama, John Kerry, a causé, pour dire le moins, un embarras diplomatique.

À cet égard, il convient de noter qu’un citoyen étasunien soupçonné, avec ou sans preuve, de soutenir indirectement une entité affiliée à Al-Qaïda serait immédiatement arrêté, sauf bien sûr le secrétaire d’État John Kerry, ainsi que d’autres hauts responsables gouvernementaux, qui soutiennent des unités d’Al-Qaïda pour le compte du gouvernement des États-Unis.

Ceux qui mènent la « guerre au terrorisme » appuient les terroristes. Mais c’est pour une bonne cause : appuyer les « bons terroristes » dans le but de « promouvoir la démocratie ».

Article original : America is Losing its Covert Syria War: US Sponsored Al-Nosra Rebels Defeated by Syrian Armed Forces

Traduction: Mondialisation.ca