Archives du mot-clé ADN

Bientôt, il devrait être possible d’inverser le processus du vieillissement chez l’être humain


vieillissement-655x400L’évolution de la longévité de notre espèce humaine est une histoire fascinante et qui mérite d’être rappelée car elle fait souvent l’objet d’une connaissance approximative, parsemée d’idées reçues.

On estime qu’au début de l’ère chrétienne, l’espérance de vie à la naissance n’était encore que d’environ 25 ans et il a fallu attendre le début de la révolution industrielle, à la fin du XVIIIe siècle, pour que cette espérance de vie gagne une décennie et atteigne les 35 ans en Europe. Lire la suite Bientôt, il devrait être possible d’inverser le processus du vieillissement chez l’être humain

Les Juifs Khazars nient être khazars, et disent: « au diable la science! »


a-khazariaPar Texe Marrs

« Certaines personnes, des historiens et même des scientifiques, détournent le regard face à la vérité. »

_ Dr. Shlomo Sand, « Comment le Peuple Juif fut Inventé« 

« Dans 10 ans, il n’y aura plus d’Israël.« 

_ Henry Kissinger, New York Post, 17 septembre 2012

Alors que la réalité s’installe petit à petit qu’ils ne sont pas de la semence du Père Abraham mais plutôt de la lignée du Roi Bulan de Khazarie, les Khazars qui composent la vaste majorité des Lire la suite Les Juifs Khazars nient être khazars, et disent: « au diable la science! »

Le prix des Chrétiens d’Orient


Mgr Al-Yazigi«Les chrétiens d’Orient, partout d’ailleurs, non seulement sont menacés mais sont pourchassés, liquidés. Cela ne peut pas être accepté ni par la France compte tenu de sa tradition ni par la conscience universelle». C’est ce qu’avait affirmé Laurent Fabius devant le parlement en octobre dernier. Il avait alors posé la défense des minorités religieuses comme «un principe sur lequel la France ne saurait en aucun cas transiger». «Chaque fois qu’une exaction sera commise, il faut que nous fassions entendre notre voix». Cette voix on l’a attendue, en vain. Elle ne s’est élevée à aucun moment, ni pendant la mise à sac de Ma’aloula, ni pendant les massacres, ni pour les enlèvements. Lire la suite Le prix des Chrétiens d’Orient

Fortuitement !!! Une étude découvre l’imposture de la chimiothérapie


Chimiothérapie1Suite à toute opération de chimiothérapie, les tumeurs cancéreuses se développent de plus en plus rapidement. Accidentellement, des chercheurs Aux Etats-Unis ont découvert récemment la vérité fatale sur la Lire la suite Fortuitement !!! Une étude découvre l’imposture de la chimiothérapie

GB: l’espion trouvé mort dans un sac cadenassé victime d’un accident


article_445272ea3934396d_1334924774_9j-4aaqskJe relaie cela car c’est une info exceptionnelle, elle montre bien à quel point « ils » peuvent nous mépriser et nous prendre pour des abrutis! Le type a été retrouvé dans un sac à dos cadenassé, c’est un accident. Et Bérégovoy s’est tiré deux balles de Magnum dans la tête car une seule ne suffit pas et le gendarme Jambert a été victime d’une balle magique qui a joué au flipper. Cela vous rappellera surement cette séquence que je vous rajoute en fin d’article…

Un espion britannique dont le corps décomposé a été découvert à Londres en 2010 dans un sac cadenassé a été victime d’un accident, a affirmé mercredi Scotland Yard, contredisant les conclusions d’une précédente enquête sans cependant apporter de preuve décisive.

Le corps de Gareth Williams, un agent de 31 ans employé par l’agence de surveillance britannique (GCHQ) mais détaché au moment des faits aux services de renseignements extérieurs britanniques (MI6), avait été trouvé enfermé dans un sac de sport posé dans sa baignoire, en août 2010.

Mon opinion personnelle, à l’issue de l’enquête, est que ce qui s’est passé était un accident, a déclaré Martin Hewitt, un haut responsable de la police britannique, à l’issue d’une nouvelle enquête sur ce décès mystérieux.

Je crois que nous avons affaire à une mort tragique inexpliquée, a-t-il ajouté.

Je suis convaincu que la mort de Gareth n’est en aucune manière liée à son travail, a-t-il également dit.

Ces conclusions contredisent celles de l’enquête publique qui avait été menée au printemps 2012.

En mai 2012, Fiona Wilcox, le coroner (nom du fonctionnaire chargé de l’enquête publique), avait déclaré, après avoir évalué toutes les probabilités, être convaincue que Gareth a été tué.

D’après elle, une tierce personne a très vraisemblablement transporté le sac de sport contenant Gareth jusqu’à la salle de bain de son appartement.

Martin Hewitt a refusé mercredi de spéculer sur le fait que la mort de l’agent ait pu être liée à ses intérêts supposés pour le bondage et le sadomasochisme.

La police avait en effet trouvé dans l’appartement londonien de Gareth Williams des habits et chaussures de femmes, ainsi que des perruques. Sur son ordinateur personnel, des sites de claustrophilie (attirance pour l’enfermement) et de sadomasochisme avaient été consultés.

Il est maintenant prouvé qu’il est théoriquement possible pour une personne de s’enfermer elle-même dans ce sac, avec le même type de cadenas et dans la configuration dans laquelle Gareth a été découvert, a déclaré mercredi le responsable de Scotland Yard.

Pour soutenir sa thèse d’une mort accidentelle, il a affirmé qu’il n’y avait pas de preuve formelle de la présence d’une tierce personne au moment de la mort de l’agent.

Il a cependant reconnu que plusieurs éléments demeuraient étranges, notamment le fait qu’aucune trace ADN sur le cadenas et aucune empreinte sur la baignoire n’aient été retrouvées. Il a également précisé que des traces d’ADN retrouvées dans l’appartement n’avaient toujours pas pu être identifiées.

La plupart des questions clés sur la mort de Gareth restent sans réponse, a-t-il admis, ajoutant qu’il était improbable que sa mort soit un jour élucidée de façon satisfaisante.

Le MI6 avait mis une semaine avant de signaler l’absence de l’espion. L’examen du corps avait été réalisé neuf jours après le décès et les résultats des tests toxicologiques n’étaient pas fiables, en raison de son état de décomposition, avaient jugé les experts pendant l’enquête publique.

Sa famille continue de croire à la thèse du meurtre.

Nous considérons que sur la base des faits connus, les conclusions du coroner reflètent correctement les circonstances de la mort de Gareth, a-t-elle déclaré dans un communiqué mercredi.

Source: Agence de presse via Romandie

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/11/13/gb-lespion-trouve-mort-dans-un-sac-cadenasse-victime-dun-accident/

Naissance de bébés génétiquement modifiés aux États-Unis


522689_477318132322753_1527338057_nLa naissance des premiers êtres humains génétiquement modifiés du monde a été révélée hier soir.

L’annonce que 30 bébés en bonne santé sont nés après une série d’expériences aux États-Unis a relancé un débat houleux sur l’éthique en matière de science.

Jusqu’à présent, deux des bébés ont été testés et se sont révélés posséder des gènes de trois « parents ».

Quinze de ces enfants sont nés au cours des trois dernières années à la suite d’un programme expérimental de l’Institut de médecine de la reproduction et des Sciences de St Barnabas dans le New Jersey.

Ces bébés sont nés de femmes ayant des difficultés à concevoir.

Des gènes supplémentaires provenant d’un « donneur femelle » ont été insérés dans leurs ovules avant qu’ils ne soient fécondés pour leur permettre de concevoir.

Des tests d’empreintes génétiques sur deux enfants d’un an confirment qu’ils ont hérité de l’ADN de trois adultes différents – deux femmes et un homme.

Le fait que les enfants ont hérité des gènes supplémentaires et les ont intégrés dans leur lignée germinale (NDLR : lignée formée par la suite des cellules germinales qui subissent la division des chromosomes au cours de leur évolution) signifie qu’ils pourront, à leur tour, être en mesure de les transmettre à leur progéniture.

La modification de la lignée germinale humaine – un bricolage de la nature même de notre espèce – est une technique boudée par la grande majorité des scientifiques du monde entier.

Les généticiens ont peur qu’un jour, cette méthode puisse être utilisée pour créer de nouvelles races d’humains, avec les caractéristiques souhaitées telles qu’une force ou une intelligence accrue.

Écrivant dans la revue Human Reproduction, les chercheurs, dirigés par le pionnier dans le domaine de la fertilisation, le professeur Jacques Cohen (photo ci-dessus), disent que « c’est le premier cas de modification génétique germinale humaine chez des enfants en bonne santé ».

Certains experts ont sévèrement critiqué ces expériences. Sir Winston, de l’Hôpital Hammersmith dans l’ouest de Londres, a déclaré à la BBC hier : « En ce qui concerne le traitement de la stérilité, il n’existe aucune preuve que cette technique vaille la peine. . . Je suis très surpris qu’elle ait même été réalisée à ce stade. Cela ne serait certainement pas autorisé en Grande-Bretagne ».

John Smeaton, directeur national de la Société pour la protection des enfants à naître, a déclaré : « Nous avons beaucoup d’empathie pour les couples ayant des problèmes de fertilité. Mais ce qui semble être une nouvelle méthode dans le processus de la fécondation in vitro afin de concevoir des bébés, conduit à des bébés étant considérés comme des objets sur une ligne de production. C’est une nouvelle et très inquiétante étape dans l’histoire de l’humanité. »

Le professeur Cohen et ses collègues ont diagnostiqué que ces femmes sont stériles car elles possèdent des défaillances dans des structures minuscules de leurs ovules, appelées mitochondries.

Ils ont pris des ovules de donateurs et, à l’aide d’une fine aiguille, aspiré une partie du matériel interne – contenant des mitochondries saines – et injecté celui-ci dans les ovules des femmes qui souhaitent concevoir un enfant.

Parce que les mitochondries contiennent des gènes, les bébés résultant du traitement ont hérité de l’ADN de deux femmes. Ces gènes peuvent maintenant être transmis le long de la lignée germinale maternelle.

Un porte-parole de la HFEA (Human Fertilisation and Embryology Authority), organisme chargé de réglementer la technologie de procréation assistée en Grande-Bretagne, a déclaré qu’il n’autoriserait pas la technique dans son pays car elle implique une modification de la lignée germinale.

Jacques Cohen est considéré comme un scientifique brillant, mais controversé, qui a repoussé les limites des technologies de procréation assistée.

Il a développé une technique qui permet aux hommes stériles d’avoir des enfants, en injectant l’ADN des spermatozoïdes directement dans l’ovule en laboratoire.

Auparavant, seules les femmes stériles ont pu concevoir par fécondation in vitro. L’année dernière, le professeur Cohen a déclaré que son expérience lui permettrait de cloner des enfants – une perspective traitée avec horreur par la communauté scientifique en général.

« Ce serait l’œuvre d’un après-midi pour un de mes élèves », dit-il, ajoutant qu’il avait été approché par au moins trois personnes souhaitant créer un enfant cloné, mais avait refusé leurs demandes.

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Naissance-de-bebes-genetiquement-modifies-aux-Etats-Unis-20998.html

Source : dailymail.co.uk

Génétiquement, les Maghrébins ne sont pas des Arabes


Tribune libre Hannibal Genséric

Femmes berbères

Le Fantasme

Alors que la majorité des Maghrébins s’identifie culturellement aux Arabes, des études scientifiques tendent à indiquer qu’ils seraient ethniquement plus proches des Berbères et de certains Européens, qu’ils ne le sont des Arabes. « Comparés avec d’autres communautés, notre résultat indique que les Tunisiens sont très liés aux Nord-Africains et aux Européens de l’Ouest, en particulier aux Ibériques, et que les Tunisiens, les Algériens et les Marocains sont proches des Berbères, suggérant une petite contribution génétique des Arabes qui ont peuplé la région au VIIe ou VIIIe siècle. » ( A. Hajjej, H. Kâabi, M. H. Sellami, A. Dridi, A. Jeridi, W. El Borgi, G. Cherif, A. Elgaâïed, W. Y. Almawi, K. Boukef et S. Hmida, « The contribution of HLA class I and II alleles and haplotypes to the investigation of the evolutionary history of Tunisians », Tissue Antigens, vol. 68, n°2, août 2006, pp. 153–162).

Bien que ces études se soient basées sur des échantillons retreints, elles sont parlantes. Elles confirment ce que les historiens ont toujours affirmé : l’apport arabe est très minoritaire dans les populations maghrébines (Ibn Khaldoun, Gabriel Camps, etc.), car quelques dizaines de milliers d’envahisseurs arabes n’ont pas pu, génétiquement et matériellement, changer des millions de Berbères en Arabes.

Le verdict des chercheurs ci-dessus est sans appel : l’identité arabe (ou arabo-musulmane) du Maghreb relève plus du fantasme que de la réalité. Ce fantasme a été injecté dans les têtes et les esprits à une époque récente, inventée par les monarchies pétrolières et leurs agents islamistes (on vient de découvrir que Ghannouchi est un agent du MI6 britannique, et que Morsi, le président égyptien déchu, est un agent de la NSA américaine, sans parler des rois et des émirs qui roulent tous pour l’impérialisme anglo-saxon). En psychologie, un fantasme est une construction consciente ou inconsciente, permettant au sujet qui s’y met en scène, d’exprimer et de satisfaire un désir plus ou moins refoulé, de surmonter une angoisse.

Par ailleurs, le plus grand historien maghrébin, Ibn Khaldoun, l’a énoncé et démontré : les Maghrébins ne sont pas des Arabes, ce sont des Berbères « arabisés » (mousta’arabouneمستعربون  ).

Historiquement et de tout temps, la culture arabe a toujours nettement distingué les Arabes (considérés comme la race supérieure, celle qui doit, de droit divin, détenir pouvoir et richesse) des non Arabes (les sujets de seconde zone, les peuples dominés). Ceux-ci sont appelés ‘Ajam, عجم , c’est-à-dire des non arabes, « des étrangers », comme l’étaient les « barbares » pour les Grecs ou les Romains. Les ‘Ajam regroupaient les Perses, les Roums (Byzantins), les Turcs, les Berbères etc. tous les peuples soumis par les armes, même s’ils se sont islamisés. Se déclarer musulman permettait alors d’échapper à l’impôt (assez lourd) que devait payer tout sujet non musulman. Cet impôt constituait alors le principal revenu relativement stable de l’empire arabe. Donc, même pour ceux qui ont opté pour la culture et la religion arabes, ils restent, aux yeux des Arabes de souche, des « non Arabes ». C’est toujours le cas aujourd’hui : les Arabes du Golfe considèrent toujours les Maghrébins avec une certaine condescendance, ils les traitent comme des «Arabes de seconde catégorie ». Comme, en plus, ce sont eux qui disposent aujourd’hui de la manne des pétrodollars, leur morgue et leur mépris pour les Maghrébins et pour les autres non-arabes sont sans limite.

Rappel historique

Le Maghreb, initialement peuplé de Berbères, a été envahi par de nombreuses civilisations, qui ont toutes été assimilées à des degrés divers : Phéniciens, Romains, Vandales, Arabes, Espagnols, Turcs et Français. De plus, beaucoup de Maures (Espagnols islamisés) et de Juifs arrivèrent d’Andalousie à la fin du XVe siècle.

Les premiers Arabes orientaux, venus à partir du VIIe siècle avec les conquêtes musulmanes, ont contribué à l’islamisation du Maghreb. C’est à partir du XIe siècle, avec l’arrivée des tribus hilaliennes (tribus bédouines arabes) chassées d’Égypte, que l’arabisation linguistique et culturelle s’est renforcée. En conséquence, pour pouvoir profiter des gains et des prébendes, qui étaient le lot des conquérants arabes victorieux, il valait mieux se déclarer arabe et musulman, être du côté des vainqueurs et des maîtres. Beaucoup de tribus berbères ont opté pour ce choix : elles renient leur berbérité pour se déclarer arabe (voir Arabisation du Maghreb : qu’en est-il au juste ?). Le même phénomène continue jusqu’à nos jours.

Cette mentalité s’est incrustée dans la mémoire collective de beaucoup de Maghrébins depuis cette époque : se déclarer, aujourd’hui arabo-musulman, signifie être du côté des maîtres, des chefs, des prédateurs, des nouveaux oligarques islamistes. De nos jours, on voit ce phénomène en Tunisie, en Libye, et ailleurs : ceux qui veulent profiter des postes de direction et des prébendes qui vont avec, ceux qui veulent acheter les biens de l’Etat à vil prix, ceux qui veulent caser les membres de leurs familles, se découvrent, soudain, pro-islamistes.  Car les islamistes, qui sont au pouvoir, considèrent la province conquise (pour eux, la notion d’Etat nation n’existe pas. Tous les pays ne sont que des provinces du califat projeté) comme leur propriété privée, leur prise de guerre, suite à une razzia appelée, par les démocraties occidentales, des « élections libres et transparentes », mais que les Tunisiens considèrent comme frauduleuses et truquées. Comme on disait en Mai68 : « élections, piège à cons ».

A. Génétique : Adn et généalogie ou l’histoire de nos ancêtres

A partir d’un simple prélèvement salivaire, les généticiens sont désormais en mesure de retracer l’histoire des migrations des ancêtres de tout individu. Leurs techniques sont si performantes qu’elles permettent de remonter jusqu’à la préhistoire, soit 900 ans avant Jésus-Christ, juste avant l’arrivée, en 814 av. J.C., de Didon/Elyssa, fondatrice et reine de Carthage.

C’est au travers de l’haplogroupe que les généticiens sont capables de remonter la lignée généalogique sur autant de décennies. Les haplogroupes peuvent se définir comme les branches de l’arbre généalogique des Homo Sapiens, ils représentent l’ensemble des personnes ayant un profil génétique similaire grâce au partage d’un ancêtre commun.

On distingue deux sortes d’haplogroupe, le premier étant d’ADN mitochondrial et le second le chromosome Y. L’ADN mitochondrial (ADNmt) est transmis de la mère à ses enfants (fille et garçon), l’haplogroupe ADNmt réunit les personnes d’une même lignée maternelle. Le chromosome Y est transmis uniquement du père vers son fils, l’haplogroupe chromosome Y se compose des hommes partageant un ancêtre de la lignée paternelle.

Grâce à l’identification des haplogroupes et à leur comparaison entre populations, il est possible de connaître, avec une certitude relative, les déplacements migratoires réalisés par des peuples. Ces techniques permettent donc de déterminer la zone géographique dans laquelle nos ancêtres vécurent.

Lignée paternelle maghrébine : l’ADN du chromosome Y

Les principaux haplogroupes du chromosome Y  des Maghrébins (berbérophones et arabophones) les plus courants sont : le marqueur berbère E1b1b1b (M81) (65 % en moyenne) et le marqueur arabe J1 (M267) (15 % en moyenne). Plus de 80 % des Maghrébins y appartiennent.

E1b1b1b est le marqueur berbère. Il est caractéristique des populations du Maghreb. Dans certaines parties isolées du Maghreb, sa fréquence peut culminer jusqu’à 100 % de la population. Ce haplogroupe se retrouve aussi dans la péninsule Ibérique (5 % en moyenne) et à des fréquences moins élevées, en Italie, en Grèce et en France.

J1 est un haplogroupe « sémitique » très fréquent dans la péninsule arabique, avec des fréquences avoisinant 70 % au Yémen. J1 est le marqueur « arabe ». 20 % des Juifs appartiennent aussi à J1. On en conclut que l’origine des Arabes est le Yémen. Le marqueur arabe se retrouve aussi en Turquie, en Europe du Sud et en France.

D’après les données du tableau intitulé « Lignée paternelle : l’ADN du chromosome Y » figurant dans l’article de Wikipédia relatif aux Maghrébins, nous avons calculé que, en moyenne, chez les Maghrébins, le marqueur berbère est majoritaire à 59,6%, et que le marqueur arabe est minoritaire à 20,6%.

Lignée maternelle : l’ADN mitochondrial

Selon le même tableau cité ci-dessus, les études montrent que la structure génétique mitochondriale générale des populations du Maghreb est composée majoritairement d’haplogroupes (H, J, T, V…) fréquents dans les populations européennes (de 45 à 85 %), d’haplogroupes L (de 3 à 50 %) très fréquents dans les populations sub-sahariennes, et d’autres haplogroupes très minoritaires.

Conclusions de la génétique 

En moyenne, le Maghrébin est donc , globalement, :

– à 60% d’ascendance berbère et à 20% d’ascendance arabe du côté paternel,

– à plus de 50% d’ascendances diverses, qu’il partage avec les Européens, du côté maternel.

Les défenseurs de l’hégémonie, voire même de l’exclusivité du caractère arabo-musulman du Maghreb, tentent de gommer de la mémoire collective toutes les autres composantes de l’identité nationale ou maghrébine  et d’imposer une conception extraterritoriale de l’État nation, en l’occurrence la Oumma islamique, cet ensemble mou et informe, prélude à la dissolution de la Tunisie, de l’Algérie et du Maroc dans un califat archaïque et cauchemardesque. Mais là où le bât blesse encore plus, c’est que, alors que la plupart des sociétés modernes s’orientent vers le multiculturalisme et vers l’ouverture, le « monde arabe » semble à la recherche d’une pureté identitaire chimérique et complètement fantasmée.

B. L’héritage linguistique maghrébin 

La langue berbère de nos premiers ancêtres maghrébins est devenue minoritaire aujourd’hui : quasiment éradiquée en Tunisie et en Libye, elle est encore vivante au Maroc et en Algérie.

Les Maghrébins actuels parlent, en majorité, une langue commune, la darija ou derji. Cet ensemble de parlers populaires est appelé maghribi par les linguistes, ou langue maghribia ou maghrébia.  La Maghrébia est une langue issue du « mariage » des langues berbère et punique. Ces deux langues sont relativement proches car elles font partie de la famille linguistique chamito-sémitique. Elles sont aussi, historiquement,  très antérieures à la langue arabe, la langue du Coran, dont la première preuve écrite indiscutable date du septième siècle (les plus vieux feuillets du Coran, visibles à la Bibliothèque Nationale de France, dateraient de 34 ans après l’hégire). La langue maghrébia précède donc la langue arabe de plus mille ans : affirmer que la Maghrébia découle de l’arabe est donc un « non sens » historique. Voir, pour plus de détail, notre article intitulé « La langue maghrébia date de plus de 25 siècles ».

Comme, par ailleurs, la langue phénicienne et la langue arabe sont des langues sémitiques, elles ont beaucoup de termes communs ou phonétiquement voisins. D’ailleurs les noms de beaucoup de lettres de l’alphabet arabe sont les mêmes en punique et signifient la même chose. Autrement dit, les langues maghrébia et arabe, issues du même ancêtre sémitique, sont des langues cousines, comme le sont par exemple l’espagnol et l’italien. Cet aspect linguistique explique pourquoi « l’arabisation » de la Berbérie s’est faite rapidement et facilement. En fait d’arabisation, les populations punico-berbère des villes et des côtes parlaient déjà la Maghrébia, une langue très proche de l’arabe. Avec les conquêtes arabes, la Maghrébia s’est enrichie de l’apport arabe, mais elle reste une langue distincte de l’arabe : lorsque deux Maghrébins parlent entre eux, un Saoudien ou un Syrien aura du mal à les comprendre.

Depuis ces temps préhistoriques, cette langue maghrébia – tant méprisée par les autorités politiques maghrébines, toutes tendances confondues –  perdure et continue à vivre. Malgré toutes les lois et toutes les déclarations pompeuses, la langue arabe n’a jamais été et ne sera jamais la langue maternelle de quiconque, y compris à la Mecque, son lieu de naissance officiel. Elle ne perdure que grâce à deux phénomènes : (1) c’est la langue du Coran et (2) par la volonté politique des gouvernements des pays arabes.

haplogroupes

Hannibal Genséric 

http://numidia-liberum.blogspot.com/2012/08/identite-maghrebine-la-genetique.html