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L’Europe, c’est la paix ?


Tribune libre Résistance

???????????????????????????????L’Europe, c’est la paix ? C’est en tout cas ce que l’on veut absolument nous faire croire. Parce qu’être contre l’Europe, c’est être pour la guerre !

Certes, depuis près de 70 ans, il n’y a pas eu d’affrontement militaire entre pays européens. Mais il y a de bonnes raisons à cela, et qui n’ont rien à voir avec un quelconque désir de paix, bien au contraire ! Car qui viendrait prétendre que nous vivons dans un monde pacifique ? Lire la suite L’Europe, c’est la paix ?

Syrie / Genève 2 : Nous sommes venus vous mettre face à vos responsabilités !


Tribune de Byblos

Walid al-MouallemÀ lire la presse française officielle de cette fin de semaine, nous sommes en droit de nous demander si « l’échec consommé », ou encore le « fiasco », de la Conférence internationale dite de Genève 2, concerne uniquement la Syrie. Il est clair, que ces courageux journalistes, qui se sont présentés en grand nombre à Montreux, n’ont pas cherché à savoir le contenu de l’intervention du chef de la délégation de la République arabe syrienne, M. Walid al-Mouallem, et si jamais ils ont fait cet effort, ils n’ont rien voulu entendre. Une fois de plus ! Lire la suite Syrie / Genève 2 : Nous sommes venus vous mettre face à vos responsabilités !

Quel est le véritable programme de l’état policier américain? – Paul Craig Roberts


982829Dans ma dernière chronique, j’ai souligné qu’il était important pour les citoyens américains d’exiger de savoir quels sont les vrais programmes qui sont derrière les guerres qu’ont choisi de faire les régimes de Bush et d’Obama. Ce sont des guerres majeures à long terme d’une durée de deux à trois fois celle de la Seconde Guerre mondiale.

Forbes rapporte que un million de soldats américains ont été blessés en Irak et en Afghanistan. http://www.forbes.com/sites/rebeccaruiz/2013/11/04/report-a-million-veterans-injured-in-iraq-afghanistan-wars/

RT rapporte que le coût du maintien de chaque soldat américain en Afghanistan a augmenté de 1,3 million de dollars à 2,1 millions de dollars par soldat. http://rt.com/usa/us-afghanistan-pentagon-troops-budget-721/

Matthew J. Nasuti rapporte dans Kabul Press qu’il a coûté aux contribuables 50 millions de dollars pour tuer un soldat taliban. Cela signifie qu’il a coûté 1 milliard de dollars pour tuer 20 combattants talibans. http://kabulpress.org/my/spip.php?article32304 C’est une guerre qui ne peut être gagnée qu’au prix de la faillite totale des États-Unis.

Joseph Stiglitz et Linda Bilmes ont estimé que les dépenses déjà réalisées et les coûts futurs déjà engagés dans les guerres d’Afghanistan et d’Irak se montent au moins à $ 6 trillons.

En d’autres termes, c’est le coût de ces deux guerres qui expliquent l’explosion de la dette publique américaine et les problèmes économiques et politiques associés à cette dette importante.

Qu’a gagné l’Amérique en échange de  $ 6 trillons et un million de soldats blessés, dont beaucoup très sévèrement?

En Irak, il y a maintenant un régime islamiste chiite allié à l’Iran à la place d’un régime laïc sunnite qui était un ennemi de l’Iran, le nouveau aussi dictatorial que l’ancien, qui préside sur les ruines de la guerre, au milieu d’une violence permanente aussi élevée que pendant la tentative d’occupation américaine, et des malformations congénitales abominables dues à des substances toxiques associées à l’invasion et à l’occupation américaine.

En Afghanistan, il y a des talibans invaincus et apparemment invincibles et un trafic de drogue ravivé qui inonde le monde occidental.

La cerise sur ces « succès » de Bush et Obama sont des demandes de partout dans le monde que les Américains et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair rendent des comptes sur leurs crimes de guerre. Certes, la réputation de Washington a chuté à la suite de ces deux guerres. Il n’y a plus aucun gouvernement de par le monde qui soit assez crédule pour croire un seul mot de ce que dit Washington.

Ce sont des coûts énormes pour des guerres pour lesquelles nous n’avons aucune explication.

Les régimes Bush / Obama ont mis au point diverses histoires de couverture: une «guerre contre le terrorisme», «Nous devons les tuer là-bas avant qu’ils ne viennent ici», «armes de destruction massive », « vengeance pour le 11/9 », « Oussama ben Laden » (qui est mort de ses maladies en Décembre 2001, comme ça a été largement rapporté à l’époque).

Aucune de ces explications n’est viable. Ni les talibans ni Saddam Hussein n’ont été engagés dans le terrorisme aux États-Unis. Comme les inspecteurs en désarmement en avaient informé le régime de Bush, il n’y avait pas d’ADM en Irak. Envahir les pays musulmans et massacrer des civils sont plus susceptibles de créer des terroristes plutôt que de les supprimer. Selon l’histoire officielle, les pirates de l’air du 11/9 et Oussama ben Laden étaient Saoudiens, pas Afghans ou Irakiens. Pourtant, ce n’était pas l’Arabie saoudite qui a été envahie.

La démocratie et un gouvernement responsable n’existent tout simplement pas lorsque le pouvoir exécutif peut amener un pays à la guerre au nom d’agendas secrets opérant derrière des histoires de couverture qui sont des mensonges transparents.

Il est tout aussi important de poser ces mêmes questions au sujet du programme de l’état policier américain. Pourquoi Bush et Obama ont-ils supprimé la protection de la loi comme bouclier pour le peuple pour la transformer en une arme dans les mains de l’exécutif? Comment les Américains sont-ils plus en sécurité en se débarrassant de leurs libertés civiles? La détention illimitée et sans application normale de la loi sont les maîtres mots de l’Etat tyrannique. Ils sont le terrorisme, pas une protection contre le terrorisme. Pourquoi toutes les communications de chaque Américain et apparemment les communications de la plupart des autres personnes dans le monde, y compris les alliés européens les plus fidèles de Washington, sont susceptibles d’être interceptées et stockées dans une gigantesque base de données de l’état policier? Comment cela protège-t-il les Américains contre les terroristes?

Pourquoi est-il nécessaire pour Washington d’attaquer la liberté de la presse et d’expression, de fouler aux pieds la loi qui protège les dénonciateurs comme Bradley Manning et Edward Snowden, de criminaliser la dissidence et les manifestations, et de menacer des journalistes tels que Julian Assange, Glenn Greenwald et le journaliste de Fox News James Rosen ? http://www.nytimes.com/2013/05/22/opinion/another-chilling-leak-investigation.html?_r=0

Comment le fait de garder les citoyens dans l’ignorance des crimes de leur gouvernement peut-il les mettre à l’abri des terroristes?

Ces persécutions des diseurs de vérité n’ont rien à voir avec la «sécurité nationale» et le fait de «mettre les américains à l’abri des terroristes. » Le seul but de ces persécutions est de protéger le pouvoir exécutif contre la révélation de ses crimes. Certains des crimes de Washington sont si horribles que la Cour pénale internationale prononcerait une condamnation à mort si les coupables pouvaient être traduits en justice. Un gouvernement qui va détruire les protections constitutionnelles de la liberté d’expression et de la liberté de la presse afin d’empêcher que ses actions criminelles ne soient divulguées est un gouvernement tyrannique.

On hésite à poser ces questions et même à faire les remarques les plus évidentes de peur non seulement d’être mis sur une liste de surveillance et d’être sous le coup d’une accusation ou une autre, mais aussi par crainte que ces questions puissent provoquer un false flag qui pourrait servir à justifier l’état policier qui a été mis en place.

C’est peut-être ce qu’a été l’attentat du marathon de Boston. Les déclarations du gouvernement ont pris le pas sur la preuve de la culpabilité des deux frères. Il n’y a rien de nouveau dans la manière dont le gouvernement piège des boucs émissaires. Ce qui est nouveau et sans précédent c’est le verrouillage de Boston et sa banlieue, l’apparition de 10.000 soldats lourdement armés et des chars pour patrouiller dans les rues et fouiller sans mandat les maisons des citoyens, tout cela au nom de la protection du public contre un enfant blessé de 19 ans.

Non seulement rien de ce genre n’est jamais arrivé aux États-Unis, mais aussi ce n’aurait pas pu être organisé sous l’impulsion du moment. Ça devait déjà être en place, en attente pour l’événement. Ce fut un galop d’essai pour ce qui est à venir.

Les américains ignorants, les conservateurs du type « la loi et l’ordre», particulièrement crédules, n’ont même aucune idée sur la militarisation de leur police locale. J’ai regardé les forces de police locale s’entrainer dans des clubs de tir. Les policiers ont appris à tirer d’abord non pas une fois mais plusieurs fois, pour protéger leurs vies en premier à tout prix, et non pas à risquer leur vie en posant des questions. C’est pourquoi un gamin de 13 ans avec le fusil jouet a été mis en pièces. Un interrogatoire aurait révélé qu’il s’agissait d’une arme-jouet, mais interroger le « suspect » aurait pu mettre en danger les précieux policiers qui sont formés pour ne prendre aucun risque.

La police opère de la même manière que le pouvoir de tuer présidentiel d’Obama : assassiner d’abord, puis créer un dossier contre la victime.

En d’autres termes, cher citoyen américain, votre vie ne vaut rien, mais les policiers que vous payez, non seulement n’ont aucun compte à rendre, mais aussi leurs vies ont une valeur inestimable. Si vous vous faites tuer dans l’exercice de leur fonction, ce n’est pas une grosse affaire. Mais ne blessez pas un policier voyou dans un acte de légitime défense. Je veux dire, qui pensez-vous que vous êtes, une sorte d’américain mythique, libre avec des droits ?

Traduction Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/11/13/real-agenda-american-police-state-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120 Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Hollande : Ma guerre, je veux ma guerre !


François Hollande veut sa guerre. Il a donc tenté de transformer le G20 en Organisation des Nations Unies de secours.

Par Charles Sannat.

photo_1361956317054-4-0Notre généralissime Président veut sa guerre. Je crois même qu’il ne pense plus qu’à ça le matin en se rasant.

Hystérie guerrière

J’ai beaucoup aimé les dernières déclarations de François Hollande. Tout d’abord sur l’interview d’Assad dans Le Figaro qui semble avoir particulièrement agacé notre très grand chef de guerre. D’après une dépêche de l’AFP, Hollande reproche au Figaro l’interview d’Assad en déclarant, lors d’une conférence de presse au G20, « qu’on ne remerciera jamais assez Le Figaro pour son sens civique que d’avoir permis à l’opinion française d’être éclairée par l’interview de ce dictateur. Maintenant, nous savons qu’il veut liquider son opposition, a dit ironiquement François Hollande ».

Toujours fâché après ces journaux qui semblent essayer de faire leur travail, il a enfoncé le clou en disant que la « différence entre une dictature et une démocratie, c’est que dans une démocratie un dictateur peut s’exprimer dans un journal, y compris pour insulter ses dirigeants, proférer des mensonges, notamment sur le chimique, laissant croire qu’il ne disposait pas de stock, et menacer le peuple français, avait-il déclaré ». C’est avec cette dialectique de haute précision que, d’ici quelques jours, tous les sceptiques sur cette guerre seront certainement qualifiés de soutien à la dictature.

D’ailleurs, je suis tout de même surpris que personne ne relève que dans le mécanisme des engagements militaires français, les décisions reviennent uniquement à un seul homme. Si notre pays est attaqué, nous devons pouvoir nous défendre de façon immédiate et c’est l’esprit de nos institutions. Si nous sommes attaqués…

Mais lorsque nous sommes la puissance attaquante, peut-être serait-il souhaitable que, je ne sais pas moi, par exemple il y ait au moins un vote de l’Assemblée nationale… Et puis tiens, tant qu’on y est, comme déclarer la guerre c’est quand même quelque chose d’un peu sérieux, en tout cas aussi sérieux qu’une modification de la Constitution, nous pourrions aussi envisager de n’attaquer un pays qu’avec une majorité des deux tiers… (ce qui veut dire au moins que l’opposition doit aussi être d’accord !).

Bref, on se roule par terre, enfin, lui pas moi. Personnellement, les motifs de cette guerre ne me semblent pas convaincants. Pourtant, pour nos placements, c’est sans aucun doute une excellente idée puisque ce sera bon pour l’or…

Transformer le G20 en ONU bis !

J’ai été assez estomaqué de voir la mauvaise foi du généralissime essayant de transformer le G20 en Organisation des Nations Unies de secours. Vous savez, l’ONU c’est cet espèce de machin regroupant tous les pays du monde. Dans les années 90, nous avons fait une grande erreur stratégique. Je vous explique.

Après la guerre froide et la chute du mur de Berlin, l’empire soviétique a disparu et ce qui en restait a traversé des crises économiques épouvantables auxquelles nous autres, occidentaux, avons participé avec amour et détermination avec l’aide des bons conseils du FMI et l’aide sympathique du gouvernement Eltsine corrompu jusqu’à la moelle. Résultat : entre une Chine inexistante et une Russie aux ordres, faire passer les décisions occidentales à l’ONU était une simple formalité. Ainsi, durant presque 20 ans, toutes les décisions ou aventures guerrières occidentales étaient parées des vertus du « droit international ».

Sauf que depuis l’énorme mensonge de la guerre en Irak, suivi du tout aussi grand mensonge pour l’intervention en Libye, sans oublier qu’entre-temps la Chine s’est réveillée et que la Russie s’est reprise en main sous l’égide de « l’horrible dictateur » Poutine, l’ONU n’est plus la chambre d’enregistrement des pays membres de l’OTAN, d’où la ridicule tentative ce week-end de remplacer la légitimité de l’ONU par celle du G20… où, tenez-vous bien, 11 pays sur 20 sont pour l’intervention, ce qui nous fait, vous en conviendrez, qu’une toute petite majorité, mais on fait passer l’idée à l’opinion publique française que cette guerre est juste, normale comme notre président et surtout qu’elle est morale en rentrant dans le cadre de l’onction du « droit international », or rien n’est plus faux tant que l’ONU n’a pas donné son accord plein et entier, ce qui risque de s’avérer impossible.

Onze pays du G20 veulent une « réponse forte » au sujet de la Syrie

Voici ce que dit la dépêche reprise par le site Romandie (agence de presse suisse parfaitement officielle) : « Onze pays présents au sommet du G20 à Saint-Pétersbourg ont appelé vendredi dans un communiqué à une « réponse internationale forte » suite à l’usage d’armes chimiques en Syrie. Berlin demande aussi la tenue d’une conférence européenne sur les réfugiés syriens ». (C’est vrai qu’il y a un vrai problème autour des réfugiés syriens avec ou sans gaz, ils sont des centaines de milliers à fuir la guerre).

« L’Australie, le Canada, la France, l’Italie, le Japon, la Corée du Sud, l’Arabie Saoudite, l’Espagne (qui n’est pas formellement membre mais invité permanent du G20), la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis sont signataires de cet appel qui a été diffusé par la Maison Blanche au terme du sommet de Saint-Pétersbourg. » Normalement, à ce stade, vous aurez compris que le point commun entre toutes ces nations est l’allégeance commune à l’OTAN.

Et le blabla moralisateur se poursuit : « Nous condamnons dans les termes les plus fermes l’horrible attaque par des armes chimiques dans les faubourgs de Damas le 21 août, qui a coûté la vie à tant d’hommes, de femmes et d’enfants », écrivent ces pays. « Les preuves mettent clairement en évidence la responsabilité du gouvernement syrien dans cette attaque. Nous appelons à une réponse internationale forte à cette grave violation des règles et des valeurs en vigueur dans le monde, afin d’envoyer un message clair pour que ce genre d’atrocités ne se répète pas. Ceux qui ont commis ces crimes doivent en porter la responsabilité. »

Pendant ce temps, une frappe de l’OTAN tue 10 civils mais proprement !

Ce qui est rigolo dans les fils d’actualité des agences de presse, c’est que c’est un fil où toutes les nouvelles défilent… Les bonnes, en général plutôt les mauvaises et parfois les trucs dont on n’a rien à faire comme le fait que Britney Spears soit enceinte (c’est un exemple hein… ne m’accusez pas de diffuser de fausses informations !). Tandis que nous jouons aux pères la morale sur le dossier syrien, nous massacrons en toute impunité – notamment en Afghanistan – des civils mais comme nous sommes des gens sérieux, nous le faisons proprement. Et puis nous ne risquons rien puisque nous sommes les plus forts.

ASADABAD (Afghanistan) – Au moins dix civils ont été tués samedi dans l’est de l’Afghanistan par une frappe aérienne de l’OTAN visant des insurgés talibans, ont annoncé dimanche de hauts responsables locaux.

En plus des victimes civiles, cette frappe a également tué quatre rebelles talibans, a indiqué un chef de la police locale, Abdul Haseeb Sayedkhil. Interrogée à ce propos, la Force internationale de l’OTAN en Afghanistan (Isaf) a fait état de la mort de dix insurgés, sans confirmer la mort de civils.

Oh, vous savez, 10 civils de plus ou de moins, vous n’allez pas nous en faire un pataquès tout de même. D’accord, c’est presque tous les jours et ce, depuis 2001… Et alors ? Il vous faut bien de l’essence pour faire le plein de votre bagnole et le tout à pas trop cher histoire de ne pas étouffer toute croissance économique. Soyons réaliste ! L’American Dream a un prix qui doit être payé par les autres (c’est pareil avec le dollar, « notre monnaie mais votre problème », comme l’ont toujours expliqué nos grands amis les Américains).

Et voilà comment va le monde en ce mardi 10 septembre 2013, oscillant entre « Guerre et Paix », entre effondrement économique et reprise de la croissance, un monde de paradoxes illustrant probablement un monde ancien en train de se finir et probablement dans la souffrance humaine comme ce fut à chaque fois le cas dans l’histoire de l’humanité. Si notre technologie a évolué, nos âmes, elles, n’ont pas beaucoup changé.

Charles Sannat

http://www.contrepoints.org/

Monopoly des bases militaires, vers un ordre nouveau?


Obama-PoutineLa semaine dernière, une info plus que surprenante est apparue dans le mainstream médiatique russe, affirmant que la Russie avait retiré son personnel militaire de la base Syrienne de Tartous, et que les bateaux de la flotte russe de Méditerranée se ravitaillaient désormais au Liban. De plus, d’après une rumeur, la Russie aurait  pris la décision de fermer son ambassade en Syrie. Ces mesures d’urgence auraient été prises, selon les sources citées par notamment le journal russe Vedomosti (créé en 1999 suite à une initiative conjointe du Financial Times, du Wall Street Journal) afin de ne pas mettre en danger le personnel russe de la base navale de Tartous alors que la Syrie ferait face à une intensification de la guerre civile. L’information aurait été confirmée par l’hebdomadaire russe VPK, spécialisé dans la défense, dont la source aurait affirmé que cette décision était due à la «La brusque escalade du conflit en Syrie et à la recherche de ports plus sûrs».

Ces nouvelles ont beaucoup surpris les commentateurs qui suivent la situation Syrienne, alors que sur le terrain l’évolution de la situation militaire semble depuis quelques semaines être en faveur du pouvoir en place. Sur le front diplomatique, la coalition des «amis de la Syrie» reste unie politiquement et déterminée au départ de Bachar El Assad, mais l’opposition Syrienne semble morcelée, fragilisée et de plus en plus dépassée par ses éléments les plus radicaux, notamment proches de la mouvance salafiste. Cette dernière trouve aujourd’hui ses soutiens dans les monarchies du Golfe, Arabie Saoudite et Qatar en tête, et bien sur auprès des Etats-Unis. Peu à peu une image a émergé de cette situation très complexe : L’Amérique poursuit son soutien historique actif (Afghanistan, Bosnie, Kosovo…) à l’Islam sunnite en contribuant à la guerre menée par Doha, Riyad et Istanbul contre le croissant chiite, un croissant chiite qui au passage parait plus que favorable aux intérêts russes et à une présence russe au moyen orient.

Trois jours après ces «nouvelles» du retrait russe de Syrie, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a en personne qualifié de «rumeurs» ces informations, en ironisant au passage sur le fait de savoir si elles émanaient du Guardian ou d’Al-Jazzera mais en les qualifiant comme «s’inscrivant dans une série de provocations et de spéculations dont le but serait la préparation de  l’opinion publique à admettre les efforts en faveur du changement du régime en Syrie». A propos de Tartous en Syrie, Sergueï Lavrov a rappelé que «L’évacuation de ce point logistique était exclue, aussi bien que l’évacuation de son personnel (…) Actuellement composé uniquement de civils, les militaires n’y étant plus basés depuis longtemps».

Alors que la guerre médiatique sur la Syrie semble s’accentuer à quelques semaines de la conférence internationale «Genève-2″, la Russie ne semble pas sur le point d’opérer un retrait de la région, ni de Méditerranée, bien au contraire. Les lecteurs de RIA-Novosti se souviennent qu’il y a quelques mois j’avais esquissé la probabilité (bien incertaine à l’époque) que Chypre devienne tôt ou tard une base militaire russe au cœur de la méditerranée orientale et à l’intérieur de l’Europe.

La semaine dernière la presse Chypriote a laissé filtrer des bruits d’un possible accord militaire Russo-chypriote donnant le droit à la flotte russe d’utiliser le port de Limassol (la ville russe de l’Ile) et aux avions russes d’utiliser la base militaire aérienne Andreas Papandreou à Paphos. Cet accord s’il se confirmait (et ce alors que le président chypriote devrait se rendre prochainement en Russie) accentuerait considérablement non seulement la présence russe dans la zone mais aussi et surtout sa capacité de projection au moyen orient, et dans ce cas à proximité de la Syrie.

Dans le même temps la Russie a annoncé le déploiement en 2015 d’une base militaire russe en Biélorussie, dans la ville de Lida, proche de la frontière polonaise, c’est-à-dire à la frontière de l’espace contrôlé  par l’alliance atlantique. La base, qui jouera un rôle essentiel dans le dispositif militaire sécuritaire de l’union Russo-biélorusse, aura pour objectif la protection de l’espace aérien biélorusse.

Au même moment, un drôle de chassé croisé s’est opéré entre russes et américains au Kirghizstan. Les autorités du pays ont voté à une écrasante majorité la loi prévoyant la fermeture de la base américaine de Manas, ouverte en 2001, étant la décision de Washington d’achever vers 2014 le retrait d’Afghanistan de l’essentiel de la Force internationale d’assistance à la sécurité. Les Etats-Unis auront jusqu’au 11 juillet 2014 pour évacuer les avions ravitailleurs et les quelque hommes encore  présents sur cet aéroport international, qui fait office de base militaire.

Presque simultanément, le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, a annoncé que la Russie avait elle par contre décidé de renforcer sa base aérienne au Kirghizstan, une décision également liée au prochain retrait des forces de la coalition internationale de l’Afghanistan fin 2014. Le ministre russe de la défense Sergueï Choïgou s’est également rendu sur place pour rencontrer le président kirghiz Almazbek Atambaev, et lui annoncer qu’à la fin de l’année 2013 Moscou commencerait à livrer des armes et du matériel militaire au Kirghizstan.

Alors que la militarisation de l’espace eurasiatique semble s’accélérer sous contrôle de la Russie, ce retrait des troupes américaines d’Asie centrale marque une nouvelle étape de la lutte d’influence entre les Etats-Unis et la Russie en Asie centrale pour le contrôle du Heartland. Comme prévu en décembre dernier, la Bataille pour l’Eurasie semble s’accélérer.

Pour Vadim Koziouline, du Centre PIR: «La rupture de l’accord avec Washington (sous pression russe) est probablement la plus grande victoire de Moscou en termes d’influence dans cette région d’importance stratégique depuis le début de l’opération antiterroriste des USA en Afghanistan«.

Pourtant d’autres analystes sont beaucoup plus négatifs quand à cette supposée victoire russe que semble être le retrait américain d’Asie centrale. Pour le quotidien Nezavissimaïa Gazeta les experts militaires russes sont unanimes: l’islamisation de l’Asie centrale est en cours et «les mouvements terroristes afghans sont en grande partie rejoints par des jeunes tadjiks, ouzbeks et kirghizes, plus tard identifiés par les services secrets comme leaders d’organisations islamistes à Saint-Pétersbourg et dans d’autres grandes villes russes (…) Bref, les Russes doivent réellement se préparer à une guerre sur leur territoire».

Alexandre Latsa

http://alexandrelatsa.ru/2013/07/monopoly-des-bases-militaires-vers-un-ordre-nouveau/

Un véritable appel au Djihad des chrétiens orthodoxes contre les islamistes


l-armee-russe-sera-modernisee-de-fond-enC’est le monde à l’envers ! Habituellement, le Djihad est compris comme une notion purement et exclusivement musulmane.  Et, en simplifiant, il n’est même compris, dans le monde occidental, que comme une mobilisation hostile, voire guerrière, contre les impies,  les incroyants, les infidèles ( les in… quelque chose) et plus particulièrement contre les chrétiens. Les évènements syriens viennent de brouiller les cartes, sur ce point. A cause de ce qui s’y passe, cette ligne devenait de plus en plus difficile à tenir. Cela relevait d’un numéro d’équilibriste. Voilà plus de 10 ans que l’on nous parle de djihadistes, le mot étant entendu dans le sens cité ci-dessus, et il se trouve que ces djihadistes ne combattent et ne font sauter que des musulmans. On se hâte alors de préciser qu’il y a musulmans et musulmans. Ainsi donc, il peut y avoir des chiites contre des sunnites, des sunnites wahabites contres des sunnites salafistes, ceux du nord contre ceux du sud (comme au Mali), ou encore ceux d’une organisation contre ceux d’une autre organisation, comme au Nord Mali ou en Afghanistan au temps du commandant Messaoud.

Et tout ça, en voulant maintenir l’idée première, c’est-à-dire que le djihad est toujours dirigé contre les in… quelque chose et surtout contre les chrétiens, le tout ramené de manière encore plus simpliste à une agression contre l’occident.  Cap difficile à tenir à long terme. Les évènements de Syrie ont eu le mérite de dévoiler plusieurs choses, dont le fait que ces djihadistes (menant leur djihad contre l’occident) sont l’occident lui-même. Le fait qu’ils aient des noms à consonance arabe ne leurre personne, d’autant moins que bon nombre d’entre eux sont des citoyens des pays occidentaux.

Il fallait bien que quelqu’un réagisse. Nous bloggeurs,  assis derrière nos claviers, nous nous indignons, nous révoltons, dénonçons. C’est utile, certes, ça ne va pas très loin vues la force et l’organisation des médias aux mains de ces mêmes personnes qui sont responsables de ce que nous dénonçons. Mais d’autres, des hommes de terrain ceux-là, ont décidé d’agir. C’est la brigade russo-ukrainienne réunie autour du lieutenant-colonel Sergei Razoumovski, un vétéran du service du renseignement ukrainien. Déjà plusieurs volontaires des pays de l’ex-Union Soviétique ont entendu son appel. Mais il y a plus. La mobilisation ne se veut pas seulement autour de critères géopolitiques. Elle veut aussi jeter à bas la notion de djihad telle que l’on veut nous la faire accepter, et se servir de ce que tout le monde sait déjà pour mobiliser toutes les énergies musulmanes, presque dans un esprit de djihad contre les mercenaires se trouvant en Syrie, donc contre l’occident. C’est un renversement de situation avec les mêmes ingrédients. Cela veut dire en clair : ce que les occidentaux ont su faire, nous pouvons le faire, en mieux car plus organisés et au grand jour.  Dans la vidéo ci-dessous, on assiste à un vrai appel au djihad, avec le ton, les mots et l’argumentaire.  Nul doute que cet appel sera entendu, car le peuple syrien martyr est là pour démontrer, tous les jours, sa nécessité.

Si c’est le cas, on verra alors quelque chose d’inédit. Des chrétiens associés ouvertement à des musulmans dans un esprit de djihad. Dans l’Histoire, il y a déjà eu  des alliances d’états chrétiens et musulmans. Mais jamais, à ma connaissance (je ne suis pas historien), il n’y a eu de coalitions de ce type.

Le résultat, c’est que nous allons, si une solution politique n’est pas trouvée, nous retrouver en Syrie avec deux armées de djihadistes face à face. Mercenaires contre mercenaires. La guerre en Syrie aura alors un autre visage qui façonnera, de manière durable ce qui se passera dans le monde pour plusieurs années.  On peut difficilement  imaginer la formation de cette brigade sans voir la main qui se trouve derrière : la Russie. Moscou ne se fait désormais plus d’illusions sur les relations qu’elles pourraient avoir avec l’Occident. Ce sont et seront encore pour longtemps des relations sous-tendues par des combats et des luttes acharnées, des intimidations, du chantage, voire de conflits périphériques aux deux sphères. Si du point de vue militaire, la Russie a de quoi répondre à toute éventualité, elle est à la traine en matière de guerre psychologique et de subversion. La guerre menée en Afghanistan par les russes en est une belle preuve. Ils l’ont perdue contre de soi-disant talibans, mais en réalité contre les Etats-Unis qui pourtant n’avait pas un seul soldat US sur place.

Apparemment, la Russie a décidé de se doter de cette arme qui lui manquait. Elle va désormais disposer de ses propres ‘’combattants de la liberté’’. D’aucuns diront que c’est le retour de la guerre froide. Quand on parle de retour, cela suppose qu’il y avait eu départ. Or la guerre froide n’est jamais allée nulle part, elle a toujours été là. On ne construit pas un système pendant 50 ans sur des bases qui ont focalisé toutes les ressources et qui ont façonné la culture de plusieurs générations, pour voir ce système et son mode de fonctionnement disparaître du jour au lendemain. La disparition de l’URSS n’a pas entraîné la disparition de la guerre froide  comme on a essayé de nous le faire croire en dépit des faits. Pour qu’elle disparaisse, il aurait fallu la disparition de toutes les mentalités construites autour d’elle et que toute la propagande qui l’accompagnait ait été revue et corrigée, pour ne parler que de ces deux aspects. La remise en cause du fondement idéologique de l’occident durant ces 50 ans aurait, fatalement, entraîné son effondrement en même temps que celui de son ennemi. Ce qui n’a pas été le cas.

Au contraire, l’Occident est resté sur sa lancée, toujours engluée dans une philosophie de guerre froide, incapable de revoir sa copie sous peine de saper ses bases. La nouveauté, c’est que ‘’l’ennemi » », qui bat en retraite depuis une vingtaine d’année, s’est repris et fait face, prêt à se défendre. Une situation conforme à celle que l’on voyait dans les romans d’espionnage des années  60-70 et qui fait dire à certains que nous sommes revenu au temps de la guerre froide.  Pendant sa retraite, ‘’l’ennemi’’ a observé et appris. Il a aussi compris qu’une vraie guerre peut être menée tout en restant abrité derrière des  proxies, y compris des guerres mondiales comme celle de la Syrie où plusieurs nations sont engagées.

Toute arme trouve, un jour ou l’autre, sa parade. La brigade russo-ukrainienne semble être la parade contre ces hordes que l’on a appelé ‘’islamistes’’.  Lancée en fanfare comme une mise à l’eau d’un bateau, cette  brigade risque de faire parler d’elle pour longtemps.
Avic

Les Rothschilds veulent la banque de l’Iran


the Rothschilds lived hereEst-ce que prendre le contrôle de la Banque centrale de la République islamique d’Iran (CBI) est une des raisons principales pour que l’Iran soit la cible des pouvoirs occidentaux et israéliens ?

Comme les tensions poussent à une guerre inéluctable avec l’Iran, il faut explorer le système bancaire de l’Iran par rapport à ses homologues américains, britanniques et israéliens.

Certains chercheurs soulignent que l’Iran est l’un des trois seuls pays dans le monde, dont la Banque centrale n’est pas sous contrôle de Rothschild.

Avant le 9-11 il y en avait sept : Afghanistan, Irak, Soudan, Libye, Cuba, la Corée du Nord et en Iran. Cependant, en 2003, l’Afghanistan et l’Irak ont été engloutis par la pieuvre de Rothschild et en 2011 le Soudan et la Libye ont également disparus. En Libye, une banque Rothschild a été créée à Benghazi alors que le pays était encore en guerre.

L’Islam interdit l’usage de l’usure, la pratique de la tarification excessive, déraisonnablement élevé et souvent interdit les taux d’interêts sur les prêts; c’est un problème majeur pour le système bancaire de Rothschild.

Il y a quelques centaines d’années l’usure était également interdite dans le monde chrétien et était même passible de mort, car elle était considérée comme de l’exploitation et de l’asservissement.

Après que la famille Rothschild ait repris la Banque d’Angleterre ils ont étendu leur contrôle bancaire dans tous les pays du monde. Leur méthode a été d’obtenir des politiciens corrompus du pays à accepter des prêts massifs, qu’ils ne pourraient jamais rembourser et donc à s’endetter auprès des Rothschild . Si un chef de file refuse d’accepter le prêt, il est souvent écarté ou assassiné. Et si cette opération échoue, des invasions peuvent suivre, et une banque Rothschild qui pratique l’usure est établie.

Les Rothschild exercent une puissante influence sur les principales agences de presse dans le monde. Par la répétition, les masses sont dupés en leur faisant croire à des histoires d’horreur sur les vilains méchants.

Les Rothschild contrôlent la Banque d’Angleterre, la réserve fédérale, la Banque centrale européenne, le FMI, la Banque mondiale et la Banque des règlements internationaux. Aussi, ils possèdent la plus grande partie de l’or dans le monde ainsi que le London Gold Exchange, qui fixe le prix de l’or chaque jour. On dit que la famille est propriétaire de plus de la moitié des richesses de la planète — estimé par le Credit Suisse à 231 milliards de dollars — et est contrôlée par Evelyn Rothschild, l’actuel chef de la famille.

Des chercheurs objectifs soutiennent que l’Iran n’est pas diabolisé parce qu’il représente une menace nucléaire, tout comme les talibans, Saddam Hussein en Irak et Kadhafi en Libye n’étaient pas une menace.

Quelle est donc la vraie raison ? Est-ce les milliards et les milliards de bénéfices provenant du pétrole ou les milliards des bénéfices de guerre ? Est-ce pour ruiner l’économie américaine, ou est-ce pour déclancher la troisième guerre mondiale ? Est-ce pour détruire les ennemis d’Israël, ou pour détruire la Banque centrale iranienne afin que personne ne puisse défier le racket de Rothschild ?

La vraie raison pourrait être l’un de ces motifs ou, pire, tous.

par Dornach

Source : http://www.moneytrendsresearch.com/rothschild-wants-irans-banks/

Afghanistan : on y meurt encore


crash-AfghanistanLes retraits des soldats de l’OTAN sont en cours depuis longtemps, mais ils continuent à mourir en Afghanistan. Hier, Mardi, trois soldats britanniques ont trouvé la mort à bord de leur véhicule de patrouille qui a été touché par l’explosion d’un engin artisanal. Mais la mort n’arrive pas que par les attaques directes des rebelles. Le retrait ne semble pas se dérouler dans la sérénité.Du fait de la pression exercée par les combattants afghans, les pilotes sont obligés de prendre d’énormes risques pour éviter les tirs ennemis, ce qui augmente les risques d’accidents.

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La Corée du Nord dans l’oeil de l’aigle américain


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Première victime de l’«Axe du bien»

Pour comprendre et apprécier ce qui se passe à la frontière des deux Corées, il est indispensable de replacer ces événements récents dans le contexte international des douze dernières années. Deux grandes puissances s’affrontent l’une sur son déclin, hargneuse, intransigeante, vitupérant parce que se sachant en odeur de fin de règne ; la seconde tempérante, affable, amène et cherchant le compromis puisque son ascension inexorable est inscrite dans les lois de l’économie politique. Lire la suite La Corée du Nord dans l’oeil de l’aigle américain

USA. Vers l’abandon de la doctrine Carter-Brzezinski ?


Par Françoise Compoint

USA-DrapeauLes USA commencent à se désintéresser du Moyen-Orient. Croyant pouvoir se procurer à long terme du gaz de schiste et du pétrole issu des sables bitumineux. Washington a maintenant trois soucis à l’esprit, trois objectifs qui, s’ils sont menés à bien, promettent au monde musulman une restructuration des plus sérieuses.

Guerres et paix


can-stock-photo_csp3241618Il y a eu la guerre d’Afghanistan, suivie peu après par la guerre d’Irak. Il y a eu ensuite la guerre de côte d’Ivoire, puis celle de Libye. Aujourd’hui on a la guerre en Syrie et au Mali. Nous n’en sommes qu’au début du siècle, et pourtant, nous avons démoli et massacré autant, sinon plus, que pendant les 50 dernières années du siècle dernier. Et on nous dit que nous vivons dans une période de paix. Nous avons fini par nous persuader que nous sommes en paix depuis bientôt 70 ans. Je n’ose imaginer ce que ce sera le jour où nous ne serons plus en paix.

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Le programme des drones et le justificatif islamiste


DroneDans La Presse du mercredi 20 février, Mario Roy publie un éditorial sur le très controversé programme de drones américains qui sévissent autour du monde en toute impunité. Il évoque bien évidemment les dangers des dérapages que peut engendrer une telle situation, cette déresponsabilisation par rapport au meurtre. Mais il légitime cela en soutenant que pour les islamistes — comme si ce programme qui révolutionne l’art de la guerre n’était destiné qu’à combattre l’islamisme — il est tout à fait justifié de recourir à des bassesses comme « l’avion commercial transformé en missile, l’attentat suicide, l’égorgement télévisé ». Rien de plus simple, combattre le feu par le feu et le message ici est on ne peut plus clair : Ils tuent nos civils, tuons les leursIls attaquent nos enfants, faisons de même. Pour cette « guerre des religions » que certains aiment tant s’imaginer, la solution se trouve dans le principe biblique de la loi du Talion.

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USA : Vers l’intervention militaire directe en Syrie


par BEN SCHREINER

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Bien que le président Obama l’année dernière ait rejeté une proposition du Département d’Etat, du Pentagone et de la CIA pour armer directement les combattants rebelles syriens, son administration se rapproche une fois de plus de l’option de l’intervention directe dans la guerre syrienne.

Comme l’a rapporté le Washington Post mardi, « L’administration Obama se dirige vers un changement majeur dans sa politique syrienne, qui pourrait fournir aux rebelles des équipements tels que gilets pare-balles, des véhicules blindés et éventuellement une formation militaire et pourrait envoyer une aide humanitaire directe à la coalition de l’opposition politique de la Syrie.  »

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Principes élémentaires de propagande de guerre ou Les dix commandements sans lesquels nos guerres sembleraient injustes


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Les dix « commandements » sont avant tout une grille d’analyse qui se veut pédagogique et critique. Elle n’a pas pour but de prendre parti, ou de prendre la défense des « dictateurs », mais de constater la régularité de ces principes dans le champ médiatique et social. Au ban des accusés, on retrouve tant les vaincus que les vainqueurs.

Principes élémentaires de propagande de guerre, (utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède…) est un livre de Anne Morelli paru en 2001, réédité en 2010 pour compléter la première édition avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan, ainsi qu’une analyse du discours d’Obama « Prix Nobel de la paix ».

« Je ne tenterais pas de sonder la pureté des intentions des uns ou des autres. Je ne cherche pas ici à savoir qui ment et qui dit la vérité, qui est de bonne foi et qui ne l’est pas. Mon seul propos est d’illustrer les principes de propagande, unanimement utilisés, et d’en décrire les mécanismes. » [1] Il est néanmoins indéniable que depuis les dernières guerres qui ont marqué notre époque (Kosovo, guerre du Golfe, Afghanistan, Irak) ce sont nos démocraties occidentales et le champ médiatique qui leur correspond qui sont mis en question.

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Mali : un remake.


MALI-GAO-20130113Bizarre, n’est-ce pas, à quel point nos « dommages collatéraux » diffèrent de leurs « dommages collatéraux » ? Discutant hier avec un vieil ami algérien qui travaille dans l’aviation, je lui ai demandé ce qu’il pensait de l’assaut lancé par les autorités de son pays contre le site gazier d’In Amenas. « Une superbe opération, Robert », s’est-il exclamé à l’autre bout du fil. « Nous avons détruit les terroristes ! » Et les otages innocents, alors ? Ils sont morts, tout de même, ai-je fait remarquer. « Les pauvres, a-t-il concédé. Nos femmes et nos enfants sont morts par milliers pendant notre guerre [dans les années 1990], c’est une tragédie terrible – mais c’est le terrorisme que nous combattons. »

Voilà. Nos morts ne lui ont fait ni chaud ni froid. Et il n’a pas tout à fait tort au fond, n’est-ce pas ? Car si nous nous indignons aujourd’hui, ce n’est pas devant le massacre d’innocents, mais parce que les otages tués par l’armée algérienne (aux côtés de certains de leurs ravisseurs) étaient plus souvent des gars aux yeux bleus et à la peau blanche que des types au teint mat et aux yeux noirs. Si tous les otages « occidentaux » (et j’inclus les Japonais dans ce qualificatif ridiculement globalisant) avaient été sauvés et que les seuls innocents morts avaient été algériens, personne n’aurait parlé d’ »opération bâclée ».

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