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Le bluff médiatique israélien sur le nucléaire iranien


PHO5e547f9a-292a-11e3-a9a7-380e15aa9404-805x453Voici des semaines que Netanyahou se démène pour faire échouer tout accord avec l’Iran. Son argumentation, toujours la même depuis des années et reprise, non seulement par tous les média, mais aussi par les analystes géopolitiques, est essentiellement, uniquement et exclusivement la crainte de voir l’Iran se doter de l’arme nucléaire. Lire la suite Le bluff médiatique israélien sur le nucléaire iranien

L’AIEA est prête à clore le dossier nucleaire iranien


Iran-IAEATéhéran, l’AIEA et six intermédiares internationaux qui participent aux négociations sur le problème nucléaire iranien, sont sur le point de clore le « dossier nucléaire » iranien. Le round décisif des consultations avec les experts de l’AIEA aura lieu le 11 novembre à Téhéran mais avant cela, les 7-8 novembre à Vienne, les « six » (cinq membres permanents du CS de l’ONU et l’Allemagne) devront harmoniser avec Téhéran la nouvelle approche de la solution du problème.

Toutes les dernières propositions faites par l’Iran à l’AIEA sont strictement confidentielles. Les déclarations des officiels américains et des représentants de l’UE montrent cependant que ce processus qui semblait s’enliser commence enfin à bouger du point mort. James Carney, secrétaire de presse de la Maison Blanche, a, par exemple, déclaré que l’Iran avait fait « une nouvelle proposition sérieuse et cohérente que nous n’avons jamais vue auparavant ».

A son tour, Catherine Ashton, la coordinatrice de la politique extérieure de l’UE, a qualifié le dernier round de Vienne (30-31 octobre) des consultations avec les négociateurs iraniens de « plus productif de tous ».

A en juger par quelques informations fort incomplètes qui se sont infiltrées dans les journaux, le problème nucléaire iranien perdra son statut militaire pour devenir technologique. On apprend des sources diplomatiques à Vienne que l’Iran et l’AIEA ont décidé de renoncer à l’ancien dossier sur l’évaluation de l’éventuel volet militaire du programme nucléaire de la République Islamique. « Ce travail doit aboutir sur la normalisation des relations entre l’Iran et l’Agence et le retrait de la question iranienne de l’agenda de chacune des réunions du Conseil des gestionnaires », rapportent les journaux de Vienne en citant un diplomate qui participe aux négociations. « L’Iran doit être surveillé par l’AIEA au même titre que les autres pays dans le cadre de ses activités de contrôle ». Cela signifie en fait la clôture du « dossier nucléaire iranien ».

Il est pour le moment difficile de dire quelles concessions précisément ont été faites par l’Iran aux six intermédiaires. On peut seulement supposer qu’elles ont été de taille sinon les « six » ne feraient pas preuve d’un tel optimisme.

Les experts russes estiment que cette évolution fait suite au changement de la position de Washington. En effet, après les scandales de la surveillance globale qui ont entaché sa réputation, le président Obama a vitalement besoin d’initiatives de rupture en politique extérieure. La clôture du « dossier nucléaire » iranien et la normalisation des relations avec Téhéran lui offrent une occasion rêvée, d’autant plus que tant les démocrates que les républicains y exhortent depuis longtemps la Maison Blanche.

Tout porte à croire que le « dossier nucléaire » iranien sera réellement clos mais cela ne signifie pas que cessera le programme nucléaire iranien, a confié à La Voix de la Russiele professeur de l’Université militaire russe Oleg Koulakov. Le fait est que les États-Unis sont en train de revoir entièrement la politique qu’ils appliquaient depuis des dizaines d’année à l’égard de l’Iran, ce qui amènera forcément une restructuration des relations avec tous les pays de la région dont l’Arabie Saoudite et Israël.

Les États-Unis procéderont à une reconfiguration des relations avec tout le monde y compris avec Téhéran. Les changements qui s’opèrent actuellement dans les relations entre l’Iran, L’AIE et les États-Unis eux-mêmes, s’expliquent par le simple fait qu’il vaut mieux ne pas pas regarder le programme nucléaire iranien à la loupe. Tous comprennent que le programme nucléaire porte déjà un caractéte irréversible pour l’Iran et qu’il ne sert à rien d’en discuter parce que le pont de non-retour a été franchi.

Le « dossier nucléaire » iranien sera vraisemblablement clos. D’une part, avec l’avènement au pouvoir du président réformateur modéré Hassan Rohani, Téhéran est prêt à faire des concessions à la communauté internationale. D’autre part, même les conservateurs américains sont las des lenteurs des négociations sur le problème nucléaire, a dit à La Voix de la Russie Andreï Volodine, directeur du Centre d’études orientales de l’Académie diplomatique russe :

« Les États-Unis sont en rupture de toutes les relations avec l’Iran depuis les années 1980 du dernier siècle sans en tirer de dividendes politiques. Leurs alliés européens gémissent littéralement à cause des sanctions et de l’embargo sur le commerce avec l’Iran. A son tour, dans le tourbillon des révolutions et de « l’éveil arabe », l’Arabie Saoudite a perdu le contrôle du Proche et du Moyen-Orient et devra se soumettre forcément aux décisions que prendront les États-Unis. »

L’Iran a commencé à développer son nucléaire aussi loin que dans les années 1960 avec l’aide des États-Unis, d’Allemagne et de France. Après l’avènement au pouvoir en 1979 de l’ayattollah Khamenei, il a déclaré que le taux d’enrichissement d’uranium ne serait pas supérieur à 20%. C’est la classe des matériux fissiles pour la production d’énergie et la recherche. Pourtant, Israël estime qu’il est capable de l’enrichir à 90% sous 90 jours ce qui est en principe suffisant pour se fabriquer la bombe nucléaire. Les experts russes estiment quant à eux que cela lui prendra entre 5 et 10 ans.

On voit en fait que les ambitions nucléaires iraniennes évoluent progressivement comme au Japon. Tokyo maîtrise le cycle complet des technologies nucléaires mais se refuse à fabriquer les armes. Il n’en reste pas moins qu’il pourrait en produire en cas de besoin.

Comble de l’ironie !


Tribune libre Béatrice Doinette

199199985Les pays «arabes» ont osé élever leurs têtes pour oser proposer à l’Agence internationale de l’Energie atomique. Bien entendu, il ne faut pas trop rêver ; cette proposition a été rejetée par l’Agence en question.

Le texte a été rejeté par 51 votes contre, 43 pour, et 32 abstentions. Israël, considérée comme la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, n’a jamais admis détenir l’arme atomique et n’est pas signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Le régime sioniste est «membre» de l’AIEA, mais ses installations ne sont pas soumises aux inspections de l’Agence, à l’exception d’un petit site de recherche.

La résolution discutée au cours de cette réunion annuelle de l’agence onusienne exprime «des inquiétudes concernant les capacités nucléaires israéliennes et appelle Israël à adhérer au TNP (…)».Notons bien l’euphémisme quand il s’agit d’Israël. Même les mots sont choisis pour ne pas irriter les éternelles victimes de la «shoah». Rappelons également, qu’en 2009, la même résolution avait été adoptée, puis rejetée en 2010 après d’intenses efforts diplomatiques de la part des pays occidentaux. Sympathie oblige !

Et pourtant, se basant sur de simples présomptions, ces mêmes pays occidentaux n’ont cessé de harceler l’Iran, soupçonné de vouloir développer l’arme nucléaire sous couvert de son programme civil, notamment via ses activités d’enrichissement d’uranium qui ont fortement augmenté ces dix dernières années.

Pour les pays arabes, il semble «que le seul problème devant être discuté est Israël, et non pas les grandes quantités d’armes chimiques détenues par la Syrie ou le défi que pose la volonté de l’Iran de se doter d’armes nucléaires», a déclaré Daniel Danieli, premier conseiller de l’ambassade d’Israël à Vienne. Voilà une belle diversion pour mieux noyer le poisson. Ainsi, si l’AIEA s’oppose à toute résolution visant le régime sioniste, en revanche, l’Organisation d’Interdiction d’armes chimiques (OIAC) va demander l’aide de 7 Israéliens pour les enrôler dans le cadre de l’équipe chargée de démanteler l’armement chimique syrien.

C’est le site syrien Syria Truth qui a révélé cette information, à la base d’une source proche du Secrétariat Technique de l’OIAC. «En fonction de l’accord russo-américain, lié à cette affaire, et au mode d’action de l’organisation, celle-ci peut demander l’aide d’experts israéliens, quoique Israël n’est pas membre dans l’organisation, à condition de détenir d’autres nationalités qu’il est permis d’admettre sur le sol syrien», a signalé cette source. Autrement dit, en faisant participer ces «experts» israéliens à cette mission, certains observateurs s’attendent à ce que le cours des inspections soit entaché de scandales, pire que ce qui s’était passé en Irak, où les agents des services de renseignements américains et israéliens récoltaient des informations pour le compte de leurs pays et non des Nations Unies. Comble de l’ironie !

Chérif Abdedaïm

http://cherif.dailybarid.com/?p=2592

Les États-Unis cherchent, en catimini, le contact visuel avec l’Iran


ali_khamenei_AP071126158378_620x350Le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney a déclaré dans une remarque soigneusement formulée lundi, « Pour l’instant, le président [Barack Obama] n’a pas prévu de rencontrer son homologue iranien à l’Assemblée des Nations Unies ». Les Iraniens maintiennent également qu’il n’y a pas de « plan » pour le moment.

Mais deux déclarations faites par le guide suprême iranien Ali Khamenei, le mardi méritent une attention particulière. Khamenei s’adressait aux commandants du CGRI. Il a réitéré sa précédente affirmation que l’Iran ne poursuivra pas un programme d’armes nucléaires. Il a dit : « Nous n’acceptons pas les armes nucléaires, pas à cause des États-Unis ou d’autres pressions [] mais à cause de nos croyances, et quand nous disons que personne ne devrait avoir des armes nucléaires, ce n’est certainement pas pour nous en pourvoir ».

Khamenei leur a également signalé que la conception de la politique étrangère du président Hassan Rouhani qui met l’accent sur ​​la diplomatie jouit de son soutien. Il dit: « Je suis d’accord avec la question que j’ai appelée il y a quelques années la flexibilité héroïque, parce que cette initiative est très bonne et nécessaire à certaines occasions, mais avec un engagement à une condition principale … »

Tout observateur de longue date de l’Iran décodera ces mots obscurs dans le sens que Khamenei a manifesté son approbation à des pourparlers directs avec les Etats-Unis. Les deux déclarations complémentaires viennent tout juste une semaine avant le voyage de Rouhani à New York.

Pendant ce temps, l’Iran a reconnu que Rouhani a reçu une lettre d’Obama pour le féliciter de sa victoire électorale et y a répondu, et que la lettre a également porté sur «d’autres questions».

Spiegel a réalisé un rapport citant des sources de services de renseignement que l’Iran était prêt à démanteler l’usine controversée d’enrichissement de Fordo et à permettre aux inspecteurs internationaux de surveiller le retrait des centrifugeuses, et que Rouhani pourrait faire une annonce officielle dans son discours du 24 septembre. Les négociations AIEA-Iran sont prévues pour le 27 septembre.

Déjà, après sa rencontre avec l’ambassadeur iranien nouvellement nommé auprès de l’AIEA, Ali Akbar Salehi (ancien ministre des Affaires étrangères) à Vienne, mardi, à la veille des pourparlers officiels de la semaine prochaine, le Directeur général de l’AIEA Yukiya Amano a exprimé son optimisme de parvenir à un accord en ce qui concerne les questions en suspens sur le dossier nucléaire iranien.

Par ailleurs, Obama a prévu une réunion avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche le 30 septembre. Le trafic diplomatique sur la question nucléaire de l’Iran est de plus en plus dense.

M K Bhadrakumar

Traduction : Avic

http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2013/09/18/us-iran-on-tiptoe-seeking-eye-contact/

Hans Blix juge improbable l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien


Tribune libre Béatrice Doinette

Hans Blix, ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, estime qu’une intervention militaire internationale en Syrie est peu probable.

Hans-Blix-992Directeur général de l’Agence internationale de l’Energie atomique lors de la guerre contre Saddam Hussein – qu’il a refusé de justifier – et ordonnateur du confinement de Tchernobyl, le diplomate et juriste suédois Hans Blix estime aujourd’hui négligeable la probabilité que la guerre civile en Syrie débouche sur un risque nucléaire au Proche-Orient. En revanche, il tient pour improbable que le régime de la famille Assad soit à l’origine d’une utilisation de gaz innervant contre des populations civiles dans la grande banlieue de Damas.

Par RFI

Obama soutient-il ElBaradei?


BaradaiSelon des sources bien informées à Washington, l’une étant un membre du Congrès dont le travail comprend comme attribut le suivi des événements politiques en Egypte, il n’a pas fallu très longtemps à Mohamed Mustafa ElBaradei, juriste de la charia, lauréat du prix Nobel, et pendant 12 ans le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) (1997-2009), pour contacter, à Washington DC, le cabinet d’avocats Patton Boggs, le 02.07.13. Cela s’est fait quand il était devenu évident que le président égyptien Mohamad Morsi pourrait bien être évincé par le Conseil suprême des Forces armées (SCAF) de l’Egypte. Le lendemain, les représentants de M. ElBaradei auraient également pris contact avec la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines qui prétend représenter les 52 plus grands des plus grands groupes juifs basés aux Etats-Unis.

ElBaradei, peut-être l’actuel favori pour remplacer son ennemi juré, Mohammad Morsi, s’est rué pour organiser certains alliés clés au Caire et à Washington pour reprendre là où sa précédente campagne présidentielle ratée avait été arrêtée, peu avant l’élection présidentielle égyptienne du 25/01/2011. Patton Boggs, le cabinet d’avocats de K Street, NW Washington DC, qui l’an dernier avait 550 avocats et 120 lobbyistes est sans doute l’entreprise la plus proche de la Maison Blanche en matière de sécurisation pour ses clients pour tout ce qu’ils veulent à partir des quelque 5000 décideurs clés du Capitole. Les presque 11.800 autres lobbyistes de Washington enregistrés au niveau fédéral (il n’y a que 300 récents depuis la présidence de Lyndon Johnson) sont loin derrière Patton Boggs en termes d’influence politique.

Le nouveau client de Patton Boggs veut que le Pentagone et la Maison Blanche fassent pression sur le Conseil Suprême des Forces armées (SCAF) de l’Egypte qui vient de déposer le président Morsi et s’arrangent pour le faire nommer président par intérim de l’Egypte en attendant des élections anticipées.

ElBaradei veut la même chose d’Israël et de son lobby américain, le premier ayant développé des relations étroites sous Morsi, similaires à celles d’avec Moubarak.

Ce que les représentants de M. ElBaradei auraient à offrir à la Maison Blanche en échange d’une aide discrète d’Obama, c’est que les accords de Camp David de 1979 dans tous ses éléments seront respectés et que, en plus, des garanties supplémentaires seront données à Israël, avec son régime sioniste d’occupation de la Palestine, qu’il lui sera accordé la primeur dans le domaine immobilier pour son ambassade. En outre, ils peuvent compter sur l’Égypte de ElBaradei pour durcir sa position sur le programme nucléaire de l’Iran avec la modification et le réajustement publics de certains de ses commentaires d’avant 2012 sur l’Iran, que la Maison Blanche et Israël avaient critiqués comme étant «trop tendres pour la République islamique ».

Israël aussi s’est vu promettre, par les agents de M. ElBaradei, une plus grande coopération avec l’Egypte en matière de sécurité qui, ils le promettent également à la Maison Blanche, ira en se renforçant. L’objectif de M. ElBaradei est de s’assurer le soutien personnel de Barack Obama lors de ses manœuvres pour l’imprimatur de la Maison Blanche pour l’élection présidentielle égyptienne qui devrait bientôt avoir lieu et avant.

Une fois de plus, l’administration Obama a été prise par surprise car l’interminable «printemps arabe» , encore à ses balbutiements, se présente plutôt mal pour les potentats installés par l’Occident sur des  »pays » créés artificiellement à la manière style Sykes-Picot.

Barack Obama aurait quelques doutes, selon le contact au Congrès, et les lecteurs se rappelleront probablement son éloge de Morsi après que les deux anciens professeurs d’université ont eu la chance de s’asseoir ensemble pour apprendre à se connaître. «J’aime cet homme», aurait dit Obama à certains membres de son staff. «Il pense comme moi », aurait-il ajouté ,comme son épouse Michele roulait des yeux avec un gros soupir.

Lorsque Morsi a été déposé, Obama a déploré: «Nous sommes profondément préoccupés par la décision des forces armées égyptiennes de destituer le président Morsi et de suspendre la Constitution égyptienne. J’appelle maintenant les militaires égyptiens à agir rapidement et de manière responsable pour rendre la totalité du pouvoir à un gouvernement civil démocratiquement élu dès que possible par le biais d’un processus inclusif et transparent, et d’éviter toute arrestation arbitraire du président Morsi et de ses partisans.  »

Pendant ce temps, le CSFA, sous l’impulsion de l’équipe de M. ElBaradei, était tout sucre tout miel avec Washington et ses alliés pour ce qui concerne les préoccupations exprimées par Obama. Peu de temps avant que celui qui a été désigné par le SCAF pour l’intérim ne prononce son discours, le Département d’Etat recevait une copie du texte, avec le premier paragraphe surligné, pour apaiser Obama. Les premiers mots de la déclaration du 01/07/13 de Sisi sont : «Les forces armées n’interféreront pas dans le domaine de la politique ou de la gouvernance et n’outrepasseront pas le rôle qui leur est assigné dans une démocratie, qui découle de la volonté du peuple. « Ces mots sonnent bien aussi à  »Foggy Bottom » (NDT : Ministère des Affaires Etrangères).

Pendant ce temps, les voisins arabes de l’Egypte ont exprimé leur soutien au coup d’état militaire, mais pas l’Afrique, où il a été rapporté que l’Union africaine allait suspendre l’Egypte de toutes ses activités, à la suite du changement de pouvoir inconstitutionnel.

Les discussions de Patton Boggs avec le Congrès et avec l’administration Obama ont porté, entre autres, sur les points suivants :

Le président Morsi et son gouvernement avaient plus d’un an pour montrer des progrès au peuple égyptien, avec à la fois la légitimité politique institutionnelle provenant de leurs victoires électorales et aussi un fort soutien populaire quand ils ont récupéré la totalité des pouvoirs des mains des forces armées en Juin 2012.

L’équipe de M. ElBaradei souligne que le gouvernement Morsi a lamentablement échoué et que le nouveau gouvernement, dirigé espèrent-ils par M. ElBaradei, va maintenant agir plus efficacement pour faire avancer le pays vers des institutions de gouvernance crédibles et légitimes.

La campagne de M. ElBaradei, comme l’a rapporté le New York Times dans l’édition du 04.04.13, avait également travaillé dur pour convaincre la Maison Blanche de ce qu’il appelait la nécessité d’évincer le président Morsi par la force, présentant plusieurs arguments, qui incluaient une documentation, que Morsi avait raté la transition du pays vers une démocratie inclusive et avait gaspillé une année sans avoir suivi aucun de ses engagements ni traité les problèmes:

Certains analystes du Congrès estiment que l’une des plus grandes erreurs de Morsi provient d’une politique délibérée de consensus et non pas, comme on le croit communément, de la confrontation. Il a permis à l’armée de conserver l’autonomie de sa corporation et de rester au-delà du contrôle civil. En outre, il a inclus dans son cabinet un grand nombre de figures non-Frères musulmans qui l’ont abandonné après quelques mois quand les choses se sont corsées, présentant ainsi au public l’image d’un gouvernement sur le point de s’effondrer. Certains ont suggéré que Morsi aurait dû mettre l’armée au pas aussitôt après avoir pris le pouvoir et qu’il était au sommet de sa popularité ; tout comme l’armée était à son point le plus bas dans la perception du public. Les explications sur les échecs de Morsi n’en finissaient pas.

Ce que feront les Frères musulmans et les partisans de Mohammad Morsi dans les prochains jours à la place Tahrir et à travers l’Egypte déterminera vraisemblablement l’itinéraire et le succès final de la montée en puissance de ElBaradei.

En attendant, à compter du 05/07/13, il semble que le président Barack Obama pourrait bien aider Mohammad ElBaredei à s’introduire au palais présidentiel de l’Egypte. Si l’administration Obama y réussit, il y aura de la joie dans le parti de la victoire à Tel Aviv et à Patton Boggs où un bon nombre des invités seront presque certainement soigneusement examinés par l’AIPAC.

Franklin Lamb fait des recherches au Liban et en Syrie et est accessible c / o fplamb@gmail.com

Traduction : Avic

Source originale : http://www.counterpunch.org/2013/07/05/is-obama-back-elbaradei/

Ce que pensent les Nord-Coréens


par Stanfield Smith

Barack ObamaJe viens de rentrer de la Corée du Nord [République populaire démocratique de Corée, RPDC], à la suite d’un voyage que j’avais effectué à la fin du mois de Mars avec 45 autres personnes, par le biais de Koryo Tours. Pendant mon séjour, j’ai eu l’occasion de discuter avec les guides coréens sur leur vision de la situation actuelle. J’avais encore en tête  le point de vue de la RPDC déjà mentionné dans les grands médias, quand Dennis Rodman (NDT : ancien joueur américain de basket-ball) est revenu de Corée du Nord avec un message du nouveau président Kim Jong. Le message était: «Je ne veux pas la guerre, appelez-moi. » Le lauréat du prix Nobel de la Paix, le président Obama avait refusé de l’accepter, préférant, de toute évidence, l’accroissement de la menace d’une guerre nucléaire régionale plutôt que le dialogue. J’ai demandé à interviewer mes guides coréens afin de pouvoir rapporter leur point de vue au peuple américain.  

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Négociations sur le nucléaire iranien : un simple jeu de rôles


Nucléaire iranien AlmatyUn round de plus vient de se terminer à Alma-Ata, au Kazakhstan, après 2 jours de discussion sur le Nucléaire iranien.  Comme d’habitude, ils se sont séparés tous contents, se fixant un prochain rendez-vous en Mars à Istanbul. Tous gagnants. Qui sont les protagonistes ? Les deux habituels : l’Iran d’un côté, les six (les 5+1 qu’on ne présente plus) de l’autre, et un organisateur qui, comme pour les jeux olympiques, change d’une rencontre à l’autre. Le scénario est toujours le même, avec quelques coups de théâtre usés jusqu’à la corde mais qu’il est impossible de ne pas glisser par-ci par-là parce qu’ils sont attendus par tout le monde.

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