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Le chef militaire de l’Armée Syrienne Libre forcé de quitter la Syrie


ob_a313dc_66236901-66236899Selim Idriss a été contraint de fuir la Syrie après que son quartier général ait été pris par des combattants du Front Islamique rapporte des officiels américains. C’est notamment à cause de cela que les États-Unis ont décidé de suspendre leur « aide non-létale » à la partie nord de la Syrie. Lire la suite Le chef militaire de l’Armée Syrienne Libre forcé de quitter la Syrie

Al-Assad à Rai News 24 : On fera que la Syrie soit beaucoup mieux qu’avant


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Damas / Le président Bachar al-Assad a affirmé à la chaîne italienne /Rai News 24/ que l’objectif essentiel de l’Etat syrien est de se défaire des terroristes et de leur idéologie, précisant qu’e la Syrie sera beaucoup mieux qu’avant la crise.

Le président al-Assad a indiqué que la plupart des pays européens n’ont pas la capacité de jouer un rôle dans le règlement de la crise en Syrie vu qu’ils ne possèdent pas les facteurs qui leur assurent le succès dans ce rôle.

Le président al-Assad a affirmé que la Syrie s’engage à la résolution du Conseil de Sécurité sur les armes chimiques sans aucune réserve, précisant que le rôle de la Syrie se limite à présenter des données et de faciliter les procédures de la destruction des armes chimiques.

Le président al-Assad a indiqué que la solution politique est une partie très importante de la crise mais avec l’existence du terrorisme cette solution ne pourrait pas régler tous les problèmes. « En dépit de cela, il faut poursuivre l’action politique », a-t-il insisté.

Le président al-Assad a affirmé que le dialogue politique est très important pour discuter de l’avenir de la Syrie et du régime politique, appelant à arrêter la violence, le trafic des armes, l’infiltration des terroristes et le soutien financier y apporté pour assurer le succès de la solution politique.

Le président al-Assad a estimé que les personnes armées ne sont pas une opposition mais des terroristes, étant donné que l’opposition est une entité politique, un programme politique… une vision politique… C’est l’opposition. « Les armes, la destruction et l’assassinat ne sont pas opposition mais un terrorisme, comme le définissaient tous les pays du monde », a-t-il ajouté. « On mènera des discussions avec tout parti au sein de l’opposition, mais en ce qui concerne les groupes armés, aussitôt qu’ils jetteraient leurs armes, on serait prêt à discuter toute question avec eux à l’instar des autres citoyens », a-t-il indiqué, précisant qu’on ne pas négocier, par exemples, des organisations affiliées à Al-Qaëda, des terroristes ou bien des personnes qui réclament l’intervention étrangère ou militaire en Syrie.

A une question s’il planifie pour assister personnellement à la conférence de Genève, le président al-Assad a répondu qu’on doit être prêt en tant que gouvernement mais on ne peut pas déterminer qui va présider la délégation syrienne, vu que la conférence n’est pas claire jusqu’ici ainsi que les critères qui la régissent.

A une question s’il accepte l’idée de l’existence des forces de désengagement internationales pour la réalisation de la stabilité en Syrie, le président al-Assad a indiqué : « On parle en Syrie de gangs qui existent partout en Syrie et à l’intérieur de toute ville alors, si on a accepté cette idée, qui est inacceptable pour nous, où ces forces seront placées, les gangs se trouvent partout et ils se composent de terroristes qu’on doit combattre et non pas les isoler.

Le président al-Assad a, en outre, fait noter que la plupart des pays européens ont adopté la ligne américaine suivie dans le traitement avec les différents pays, depuis l’accession au pouvoir de Geroge Bush il y plus de dix ans.

Il a souligné que la Syrie accueille favorablement tout rôle des pays qui désirent aider les Syriens, mais les pays européens ne possèdent pas les facteurs qui les rendent capables d’assurer le succès de ce rôle ou d’être compétents et efficaces dans ce rôle.

A une question sur le contact téléphonique entre le président américain Barak Obama et son homologue iranien Hassan Rohani et si le changement de l’équilibre dans la région aura ses effets sur ce qui se déroule en Syrie, le président al-Assad a indiqué que l’Iran est un allié de la Syrie. « Nous avons confiance en les Iraniens qui, comme tout autre pays dans le monde, n’ont pas confiance en les Américains. Je crois qu’un certain nombre d’alliés de l’Amérique n’ont pas confiance en les administrations américaines… Mais si les Américains sont sincères dans ce rapprochement, je crois que les résultats seront positifs en ce qui concerne les différentes questions et non seulement la crise syrienne, ce qui aura ses retombées sur tous les problèmes dans la région », a-t-il indiqué.

Le président al-Assad a nié l’usage par l’armée syrienne des armes chimiques, précisant avoir des preuves sur l’usage par les gangs de ces armes. « Pourquoi l’armée utilise de telles armes alors qu’elle réalise une progression sur terre tandis qu’elle ne les avait pas utilisées tout le long de deux ans et demi où l’armée avait fait face à des conditions très difficiles dans différentes régions en Syrie », s’est-il interrogé.

Questionné sur la possibilité de l’utilisation de l’arme chimique sans l’autorisation des autorités syriennes, le président al-Assad a qualifié d’ « incroyable » une telle action, soulignant que l’usage de l’arme chimique est une opération très compliquée et il y a des mesures très strictes de point de vue technique.

Au sujet de l’usage de l’atrocité contre toute forme de l’opposition au début de la crise en Syrie, le président al-Assad a souligné que le gouvernement a traité la situation conformément à la constitution « C’est de notre devoir de lutter contre les terroristes. Dès la première semaine de la crise, il y avait des victimes parmi l’armée et la police ».

Et le président de poursuivre : « si l’on parlé des erreurs commises sur le terrain, cela se produit partout dans le monde. En Grande Bretagne, la police a tiré le feu, il y quelques années, et tué un jeune brésilien par erreur ».

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Il a tenu à souligner que le jugement sur les erreurs commises se fera après la fin de la crise où les personnes pourront nous critiquer sur une base objective et méthodologique et non pas arbitraire.

Questionné sur la possibilité de quitter le pouvoir contre le rétablissement de la stabilité en Syrie, le président al-Assad a dit: « Si le fait de quitter le poste rendra la situation meilleure, ma réponse sera tout simplement et sans hésitation, je le fait, mais la situation sera-t-elle meilleure?.

El le président de poursuivre: « En ce qui concerne le poste du président, les urnes sont le seul moyen qui reflète l’opinion du peuple syrien à l’égard de la personne qui le désire. Pour moi, je respecte le désire du peuple syrien ».

Passant à la réforme en Syrie, Il a fait noter que la Syrie avait connu un progrès, rapide ou lent, dans ce sens depuis l’année 2000, ajoutant qu’il y avait des obstacles extérieurs qui avaient entravé cette réforme tels que l’Intifada en Palestine qui avait affecté tous les pays arabes, l’échec du processus de paix et les événements du 11 septembre. « Damas avait payé le prix des événements du 11 septembre », a-t-il estimé.

Il a rappelé à cet effet qu’il y avait une période de réconciliation artificielle ou un rapprochement entre la Syrie et l’Occident entre les années 2008 et 2011. « J’ai dit artificielle, car cette période était sous la supervision des Américains. Les Occidentaux n’étaient pas autonomes », a-t-il clarifié.

Le président al-Assad a affirmé que pour réaliser une réforme radicale, l’on a besoin d’un climat adéquat aux niveaux économique, politique et idéologique.

Il a, à ce propos, indiqué que la Syrie a besoin de réformes sans lesquelles rien ne pourrait se réaliser. »la réforme est l’axe essentiel pour faire une Syrie mieux. Cela ne signifie que je serai l’espoir des pays étrangers ou Occidentaux, mais l’espoir de tous les Syriens », a-t-il conclu.

L.W. R.B.

http://www.palestine-solidarite.org/interview.Bachar_al-Assad.290913.htm

Le coup d’Etat militaire silencieux qui s’est emparé de Washington (The Guardian)


Tribune libre Palestine-Al-Quds

Des enfants handicapés jouant à l'extérieur d'un hôpital de Ho Chi Minh la Ville.  Beaucoup de ces malformations  seraient le résultat de la dioxine chimique que les Etats-Unis ont utilisée pendant la guerre du Viêt Nam. Photographe : Paula Bronstein/Getty Images
Des enfants handicapés jouant à l’extérieur d’un hôpital de Ho Chi Minh la Ville. Beaucoup de ces malformations seraient le résultat de la dioxine chimique que les Etats-Unis ont utilisée pendant la guerre du Viêt Nam. Photographe : Paula Bronstein/Getty Images

Cette fois, c’est la Syrie. La dernière fois c’était l’Irak. Obama a choisi d’accepter l’ensemble du Pentagone issu de l’ère Bush : guerres et crimes de guerre inclus.

Sur mon mur est affiché la première page du Daily Express datée du 5 Septembre 1945 avec les mots : « Ceci est un avertissement au monde entier. » Ainsi commence le témoignage rédigé par Wilfred Burchett depuis Hiroshima. C’était le scoop du siècle. Pour son voyage solitaire et périlleux en défi des autorités d’occupation américaines, Burchett fut cloué au pilori, y compris par ses collègues embarqués. Il avait averti qu’un acte prémédité d’assassinat en masse à une échelle historique venait de marquer le début d’une nouvelle ère de terreur.

A présent, presque chaque jour, les faits lui donnent raison. Le caractère intrinsèquement criminel de la bombe atomique est corroborée par les Archives nationales américaines et les décennies qui ont suivi de militarisme camouflé en démocratie. Le psychodrame Syrien en est une illustration. Et encore une fois, nous sommes pris en otage par la perspective d’un terrorisme dont la nature et l’histoire sont niées y compris par les critiques les plus progressistes. La grande vérité innommable est celle-ci : le plus grand danger pour l’humanité se trouve de l’autre côté de l’Atlantique.

La farce de John Kerry et les pirouettes de Barack Obama sont temporaires. L’accord de paix de la Russie sur les armes chimiques sera, à terme, traité avec le mépris que tous les militaristes réservent à la diplomatie. Avec al-Qaida comptant désormais parmi leurs alliés, et les auteurs du coup d’état armés par les États-Unis fermement aux commandes au Caire, les Etats-Unis ont l’intention d’écraser les derniers états indépendants du Moyen-Orient : d’abord la Syrie, ensuite l’Iran. « Cette opération [en Syrie ] », a déclaré en juin l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Roland Dumas, « remonte à loin. Elle a été préparée , pré-conçue et planifiée. »

Lorsque le public est « psychologiquement marqué », comme le journaliste Jonathan Rugman de la chaîne Channel 4 a décrit l’écrasante hostilité du peuple britannique à une attaque contre la Syrie, la suppression de la vérité devient une urgence. Que ce soit Bachar al-Assad ou les « rebelles » qui ont utilisé des gaz dans la banlieue de Damas, il n’en demeure par moins que ce sont bien les États-Unis, et non la Syrie, qui sont les utilisateurs les plus prolifiques au monde de ces armes terribles.

En 1970, le Sénat a rapporté : « Les États-Unis ont déversé sur le Viêt Nam une quantité de produits chimiques toxiques (dioxine) s’élevant à six livres par tête d’habitant. » Ce fut l’opération Hadès, rebaptisée plus tard par un nom plus convivial, Opération Ranch Hand (Ouvrier Agricole) – source de ce que les médecins vietnamiens appellent un « cycle de catastrophes fœtales ». J’ai vu des générations entières d’enfants avec des difformités familières et monstrueuses. John Kerry, dont les propres mains ont été trempées de sang dans cette guerre, s’en souviendra. Je les ai vus en Irak aussi, où les Etats-Unis ont utilisé de l’uranium appauvri et du phosphore blanc, comme l’ont fait les Israéliens à Gaza. Pour eux, aucune « ligne rouge » n’a été tracée par Obama. Pour eux, aucune épreuve de force psychodramatique.

Le débat répétitif et stérile pour savoir si « nous » devons « prendre des mesures » contre les dictateurs sélectionnés (c’est-à-dire applaudir à un nouveau massacre aérien par les États-Unis et leurs acolytes) fait partie de notre lavage de cerveau. Richard Falk, professeur émérite de droit international et rapporteur spécial de l’ONU sur la Palestine, décrit cela comme « un écran moralisateur, à sens unique, légal et moral composé d’images positives, de valeurs occidentales et d’innocence soi-disant menacées, pour justifier une campagne de violence politique illimitée » . Cette idée « est si largement acceptée qu’elle est pratiquement inattaquable ».

C’est ça le plus gros mensonge : le produit de ces « progressistes réalistes » des milieux politiques, de l’éducation et des médias anglo-américains qui se considèrent comme les gestionnaires mondiaux des crises plutôt que comme la cause de ces crises. En ôtant à l’humanité l’étude des nations et en la figeant avec un jargon qui sert les intérêts des puissances occidentales, ils désignent les états « voyous », « maléfiques », « en faillite » en vue d’une « intervention humanitaire ».

Une attaque contre la Syrie ou l’Iran ou tout autre « démon » américain s’appuierait sur une variante à la mode, la « Responsabilité de Protéger », ou R2P – dont le lutrin-trotter fanatique est l’ancien ministre des Affaires étrangères australien Gareth Evans, co- président d’un « centre global » basé à New York. Evans et ses lobbyistes généreusement financés jouent un rôle de propagande vital pour exhorter la « communauté internationale » à attaquer des pays où « le Conseil de sécurité rejette une proposition ou ne parvient pas à la traiter dans un délai raisonnable ».

Evans existe en chair et en os. On peut le voir dans mon documentaire de 1994, « Death of a Nation », qui a révélé l’ampleur du génocide au Timor oriental. L’homme souriant de Canberra lève son verre de champagne pour porter un toast à son homologue indonésien alors qu’ils survolent le Timor oriental dans un avion australien, après avoir signé un traité pour piller le pétrole et le gaz du pays sinistré où le tyran Suharto avait assassiné ou tué par la faim un tiers de la population.

Sous la présidence « molle » d’Obama, le militarisme a augmenté peut-être comme jamais auparavant. Sans la présence d’un seul blindé sur la pelouse de la Maison Blanche, un coup d’Etat militaire a eu lieu à Washington. En 2008, alors que ses fidèles partisans séchaient encore leurs larmes de joie, Obama a accepté la totalité du Pentagone laissé par son prédécesseur, George Bush : guerres et crimes de guerre inclus. Tandis que la Constitution est progressivement remplacée par un état ​​policier, ceux qui ont détruit l’Irak avec choc et l’effroi, qui ont transformé l’Afghanistan en un amas de ruines et la Libye à un cauchemar hobbesien, sont toujours omniprésents dans ​​l’administration américaine. Derrière les façades enrubannées, le nombre d’anciens soldats américains qui se suicident est supérieur à celui des soldats morts sur les champs de bataille. L’année dernière, 6500 anciens combattants se sont suicidés. Sortez encore quelques drapeaux.

L’historien Norman Pollack appelle cela le « fascisme progressiste » (liberal-fascism) : « Les marcheurs au pas de l’oie ont été remplacés par une militarisation totale de la culture, apparemment plus anodine. Et à la place du leader grandiloquent, nous avons un réformateur raté joyeusement à l’oeuvre, planifiant les assassinats et arborant en permanence un sourire. » Chaque mardi, l’« humanitaire » Obama supervise personnellement un réseau terroriste mondial de drones qui « écrasent comme des insectes » des êtres humains et leurs proches ainsi que les sauveteurs. Dans les zones de confort de l’Occident, le premier dirigeant noir surgi de la terre de l’esclavage est toujours bien dans sa peau, comme si son existence même constituait une avancée sociale, sans considération pour la trainée de sang qu’il laisse derrière lui. Cet hommage à un symbole a pratiquement détruit le mouvement anti-guerre américain – l’unique succès d’Obama.

En Grande-Bretagne, la politique de distraction par de faux images et de fausses identités politiques n’a pas tout à fait réussi. Une agitation est née, mais les gens de conscience devraient se dépêcher. Les juges à Nuremberg ont été clairs : « Les citoyens ont le devoir d’enfreindre les lois nationales pour prévenir les crimes contre la paix et l’humanité. » Les gens ordinaires de la Syrie, et d’innombrables autres, et même notre amour-propre, ne méritent désormais rien de moins.

John Pilger

http://www.theguardian.com/commentisfree/2013/sep/10/silent-military-c…

Traduction « zut, je croyais qu’il parlait de la France. Allez, tant pis, c’est traduit… » par VD pour Le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

source : http://www.legrandsoir.info/le-coup-d-etat-militaire-silencieux-qui-s-est-empare-de-washington-the-guardian.html

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni, derrière un FALSE FLAG d’attaque chimique en Syrie


Jeux de guerre: Une explosion dans la ville syrienne de Homs le mois dernier. Il a été maintenant suggéré que les Etats-Unis encouragent le recours à des armes chimiques pour déclencher une intervention militaires internationales.
Jeux de guerre: Une explosion dans la ville syrienne de Homs le mois dernier. Il a été maintenant suggéré que les Etats-Unis encouragent le recours à des armes chimiques pour déclencher une intervention militaires internationales.

Les Etats-Unis derrière un «Plan pour lancer une attaque à l’arme chimique contre la Syrie et en rejeter la responsabilité sur le régime d’Assad ».

  • Fuite d’e-mails provenant d’un contractant de la défense au sujet des armes chimiques disant « l’idée a été approuvée par Washington »
  • Obama a lancé un avertissement au président syrien Bachar al-Assad le mois dernier lui disant que l’utilisation de la guerre chimique était «totalement inacceptable»

Par Louise Boyle

PUBLISHED: 14:16 EST, 29 January 2013 | UPDATED: 14:16 EST, 29 January 2013

Des fuites d’E-mails prouveraient que la Maison Blanche a donné le feu vert à une attaque aux armes chimiques en Syrie dont pourrait être accusé le régime d’Assad et ainsi déclencher l’action militaire internationale dans le pays dévasté.

Un rapport publié lundi contient un échange de courriels entre deux hauts fonctionnaires du Britam Defense, où un projet «approuvé par Washington» est révélé expliquant que le Qatar aurait financé les forces rebelles en Syrie pour utiliser des armes chimiques.

Barack Obama a dit clairement au président syrien Bachar al-Assad le mois dernier que les Etats-Unis ne toléreraient pas que la Syrie utilise des armes chimiques contre son propre peuple.

Selon Infowars.com, le mail du 25 Décembre a été envoyé par David Goulding,  directeur du développement des affaires de de Britam, et le destinataire est le fondateur de l’entreprise Philip Doughty.

On y lit :

«Phil … Nous avons une nouvelle offre. Il s’agit de la Syrie à nouveau. Les Qataris proposent une affaire intéressante et jurent que l’idée a été approuvée par Washington.

Nous aurons à livrer un CW à Homs, un g-shell d’origine soviétique de Libye similaires à ceux que Assad devrait avoir.

Ils veulent que nous déployions notre personnel ukrainiens qui doit parler le russe et faire un enregistrement vidéo.

«Franchement, je ne pense pas que c’est une bonne idée, mais les sommes proposées sont énormes. Votre avis?

Cordialement, David. »

Britam Defense n’a pas encore répondu à une demande de commentaire de MailOnline.

Fuite: Le mail aurait été envoyé par un haut fonctionnaire d’un contractant de la défense britannique concernant une attaque chimique ‘’approuvée par Washington’’ en Syrie dont pourrait être accusée le régime d'Assad.
Fuite: Le mail aurait été envoyé par un haut fonctionnaire d’un contractant de la défense britannique concernant une attaque chimique ‘’approuvée par Washington’’ en Syrie dont pourrait être accusée le régime d’Assad.

Les e-mails ont été publiés par un hacker malaisien qui a également obtenu le curriculum vitae des cadres supérieurs et des copies de passeports par le biais d’un serveur d’entreprise non protégé, selon Cyber War News.

Le profil Linkedin de Dave Goulding le décrit en tant que Directeur du développement des affaires à la Britam Defense Ltd dans le domaine de la Sécurité et des enquêtes. Le profil de Phil Doughty dans le réseau des affaires le décrit comme le chef des Operations pour Britam, les Émirats arabes unis, et de la sécurité et des enquêtes.

Le Département d’Etat américain n’a pas répondu à une demande de commentaire sur les emails présumés à MailOnline,  au jour d’aujourd’hui au moment de la publication. (NDT : 29 janvier 2013)

Cependant, l’utilisation de la guerre chimique a été soulevée lors d’une conférence de presse à Washington le 28 Janvier.

Un porte-parole a déclaré que les Etats-Unis ont rejoint la communauté internationale pour la «la mise en place de lignes rouges communes sur les conséquences de l’utilisation d’armes chimiques».

De nombreuses pertes : les familles tentent d'identifier les corps des combattants syriens abattus et jetés dans une rivière dans la ville syrienne d'Alep aujourd'hui.
De nombreuses pertes : les familles tentent d’identifier les corps des combattants syriens abattus et jetés dans une rivière dans la ville syrienne d’Alep aujourd’hui.

Une fuite sur un câble du gouvernement américain a révélé que l’armée syrienne avait plus que probablement utilisé des armes chimiques lors d’une attaque dans la ville de Homs en Décembre.

Le document, révélé dans The câble, était le résultat d’une enquête menée par Scott Frédéric Kilner, le consul général américain à Istanbul, accusant l’armée syrienne d’avoir utilisé des armes chimiques dans une attaque le 23 Décembre.

Un responsable de l’administration Obama qui a eu accès au document aurait dit : «Nous ne pouvons pas le dire avec certitude à 100 pour cent, mais les contacts syriens ont établi de façon convaincante que l’Agent 15 a été utilisé à Homs le 23 décembre.

L’enquête de M. Kilner comprenait des entretiens avec les civils, les médecins et les rebelles présents lors de l’attaque, ainsi que l’ancien général et chef du programme syrien des ADM, Mustafa al-Cheikh.

Dr. Nashwân Abu Abdo, un neurologue à Homs, est certain que des armes chimiques ont été utilisées. Il a dit à The Cable: « C’était une arme chimique, nous sommes sûrs de cela, parce que le gaz lacrymogène ne peut pas causer la mort de personnes ».

Menaces: Barack Obama a déclaré lors d'un discours le mois dernier que si la Syrie a utilisé des armes chimiques contre son propre peuple, ce serait «totalement inacceptable».
Menaces: Barack Obama a déclaré lors d’un discours le mois dernier que si la Syrie a utilisé des armes chimiques contre son propre peuple, ce serait «totalement inacceptable».

Des récits de témoins oculaires de l’enquête ont révélé qu’un char a lancé armes chimiques et que les gens qui y ont été exposés ont subi des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, délire, convulsions, et une détresse respiratoire.

Les symptômes indiquent que le composé chimique Agent-15 était responsable. La Syrie a nié avoir utilisé des armes chimiques et a dit qu’il ne l’utiliserait jamais contre ses citoyens.

S’adressant aux journalistes du Pentagone, le secrétaire à la Défense Leon Panetta a déclaré que son plus grand souci était de savoir comment les Etats-Unis et leurs alliés allaient sécuriser les sites d’armes chimiques et biologiques dispersés à travers la Syrie et de s’assurer que les composants ne se retrouvent pas dans les mauvaises mains si le régime tombait , en particulier dans des conditions violentes.

Les forces gouvernementales et les rebelles en Syrie ont tous deux été accusés par des groupes de défense des droits de l’Homme de mener une guerre brutale dans un conflit de 22 mois qui a coûté plus de 60.000 vies.

Copie en cache d’un article effacé confirmant un false flag US/UK avec des armes chimiques en Syrie

Traduction : Avic

http://web.archive.org/web/20130129213824/http://www.dailymail.co.uk/news/article-2270219/U-S-planned-launch-chemical-weapon-attack-Syria-blame-Assad.html

Décryptage de la propagande occidentale depuis Damas par Ayssar Midani


maxresdefaultDepuis les attaques à l’arme chimique du 21 août dernier dans la banlieue Est de Damas et qui a fait entre 355 et 1300 morts, les gouvernements et appareils médiatiques des pays occidentaux pointent tous du doigt le régime syrien.

Si le Président français François Hollande pense que « tout conduit » [1] à croire que Bachar est le responsable, son ministre des affaires étrangères Laurent Fabius n’émet aucun doute quant à l’implication du régime syrien. L’administration Obama a quant à elle déjà déployé en mer Méditerranée ses navires de guerre, armés de missiles « Tomahawk » [2].

Devant toute cette agitation anti-Bachar, nous avons assisté coup-sur-coup à la découverte par l’armée syrienne de tunnels appartenant aux rebelles, possédant des matières premières pour la fabrication de bombes chimiques, des masques à gaz et des antidotes. La Russie, quant à elle, a délivré au Conseil de Sécurité de l’ONU des images satellitaires montrant que les deux missiles avaient été tirés à partir de zones sous contrôle des rebelles [3].

Mais qu’importe ! Laurent Fabius et Bernard-Henry Levy [4] continuent d’affirmer que c’est le régime syrien qui en est le responsable, et qu’il est temps de recourir à la force, sans prendre en compte le véto – presque probable – des russes et des chinois.

Pour plus de détails, le Cercle des Volontaires s’est entretenu avec Ayssar Midani, membre et fondatrice du Comité de Coordination pour la Défense de la Syrie, et qui se trouve actuellement à Damas.

Voici l’entretien réalisé hier, samedi 24 août :

 

E.I.Anass et Jonathan Moadab, pour le Cercle des Volontaires

Sources :

[1]http://www.lalibre.be/actu/international/hollande-tout-conduit-a-penser-que-damas-est-responsable-de-l-attaque-chimique-5218dbbf35707ef67ad96301
[2]http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/08/24/la-marine-americaine-renforce-sa-presence-en-mediterranee_3465825_3222.html
[3]http://www.politique-actu.com/osons/syrie-massacre-chimique-ghouta-russie-fournit-preuves-satelittes-nations-unies-auteurs-massacre/830549/
[4] http://www.youtube.com/watch?v=cQgt2KagyPU

 

Source : https://www.cercledesvolontaires.fr/2013/08/25/attaque-a-larme-chimique-en-syrie-ayssar-midani-decrypte-la-propagande-occidentale-depuis-damas/

«Un bain de sang qui n’est pas un bain de sang»: Pourquoi l’Egypte est condamnée – Pepe Escobar


Des égyptiens en deuil près de corps enveloppés dans des linceuls dans une mosquée du Caire – le 15 Août 2013 (AFP Photo / Mahmoud Khaled)
Des égyptiens en deuil près de corps enveloppés dans des linceuls dans une mosquée du Caire – le 15 Août 2013 (AFP Photo / Mahmoud Khaled)

Le ‘’bain de sang qui n’est pas un bain de sang‘’ égyptien a montré que les forces de répression féroce et la corruption règnent en maître, tandis que des intérêts étrangers – la Maison des Saoud, Israël et le Pentagone – soutiennent la stratégie impitoyable de l’armée.

Stop. Regardez les photos. Regardez bien ces dizaines de corps alignés dans une morgue de fortune. Comment peut-on justifier cet effroyable bain de sang en Egypte ? Faites votre choix. Soit c’est remix égyptien de la place Tiananmen, soit c’est un bain de sang qui n’est pas un bain de sang, menée par les dirigeants du coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat, dans le but de lutter contre la «terreur».

Ce n’était certainement pas une opération de dispersion de foule – comme pour les «dispersions» de Occupy Wall Street par le New York Police Department. Comme l’a twitté un journaliste de Sky, c’était plutôt comme « un assaut militaire de grande ampleur en grande partie sur des civils non armés», en utilisant tout, des bulldozers jusqu’au gaz lacrymogène et les snipers.

Ainsi, les chiffres de tués sans discernement – avec des estimations croisées allant de quelques centaines (le «gouvernement intérimaire») à au moins 4500 (les frères musulmans), dont au moins quatre journalistes et Asmaa, âgée de 17 ans, fille d’une haute personnalité politique des Frères musulmans, Mohamed El Beltagy.

El Beltagy, juste avant d’être arrêté, a déclaré,  «Si vous ne prenez pas les rues, il [le général Abdul-Fattah al-Sisi, le leader du coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat et qui a nommé le gouvernement provisoire] fera ressembler le pays à la Syrie « .

Faux. Sisi n’est pas Bachar al-Assad. Ne vous attendez pas à des appels passionnés des occidentaux pour des «frappes ciblées» ou une zone d’exclusion aérienne au-dessus l’Egypte. Il pourrait être un dictateur militaire tuant son propre peuple. Mais il est un de « nos » salauds.

C’est ce que nous disons qui compte

Etudions les réactions. Les caniches léthargiques de l’Union Européenne ont appelé à la « retenue » et ont décrit tout cela comme « extrêmement préoccupant. » Une déclaration de la Maison Blanche a demandé au gouvernement intérimaire de « respecter les droits humains » – qu’on peut sans doute interpréter comme les droits de l’Homme appliqués à Manning / Snowden / le ‘’dronage’’ des écoles du Pakistan et du Yémen.

Cette excuse pathétique pour un diplomate, le Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen, est plutôt fade, pour le moins : «L’Égypte est un partenaire important pour l’OTAN à travers le Dialogue méditerranéen. ». Traduction : la seule chose qui nous importe vraiment, c’est que les arabes fassent ce que nous leur disons.

 

Un homme pleure penché sur un des nombreux corps allongés dans une morgue de fortune après que les forces de sécurité égyptiennes aient attaqué deux gros camps de protestation dans les places Rabaa Al-Adawiya et Al-Nahda, où les partisans du président déchu Mohamed Morsi campaient au Caire , le 14 Août, 2013 (AFP Photo / Mosaab El-Shamy)
Un homme pleure penché sur un des nombreux corps allongés dans une morgue de fortune après que les forces de sécurité égyptiennes aient attaqué deux gros camps de protestation dans les places Rabaa Al-Adawiya et Al-Nahda, où les partisans du président déchu Mohamed Morsi campaient au Caire , le 14 Août, 2013 (AFP Photo / Mosaab El-Shamy)

Dépouillé de toute rhétorique – indignée ou autre – le point clé est que Washington ne coupera pas son aide annuelle de 1,3 milliards de dollars à l’armée de Sisi, quoi qu’il arrive. Wily Sisi a déclaré une «guerre contre le terrorisme». Le Pentagone est derrière elle. Et l’administration Obama suit – bon gré mal gré.

Maintenant, voyons qui est en révolte. Comme on pouvait s’y attendre, le Qatar a condamné, après tout, le Qatar finançait la présidence Morsi. Le Front d’action islamique, la branche politique des Frères musulmans en Jordanie, a encouragé les Egyptiens à maintenir la protestation pour « déjouer le complot » de l’ancien régime – c’est- dire les Moubarakistes sans Moubarak.

La Turquie – qui soutient également les Frères musulmans – a exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies et la Ligue arabe à agir rapidement pour empêcher un «massacre», comme si l’ONU et la Ligue arabe contrôlée par l’Arabie allaient interrompre leurs coûteux déjeuners de trois heures de long pour faire quelque chose.

L’Iran – à juste titre – a mis en garde contre le risque de guerre civile. Cela ne signifie pas que Téhéran soutient aveuglément les Frères musulmans – surtout après que Morsi ait incité les Egyptiens à se joindre au jihad contre Assad en Syrie. Ce que Téhéran a noté c’est que la guerre civile a déjà commencé.

Ecraser l’adversaire

Le jeu des accusations réciproques battait son plein. Le bain de sang qui n’est pas un bain de sang s’est produit alors que le « gouvernement » nommé par Sisi avait promis qu’il s’engagerait dans une « transition » soutenue par l’armée et politiquement ouverte à tous.

Pourtant, après six semaines de manifestations dénonçant le « coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat », le gouvernement intérimaire en a eu marre et a changé de discours et a décidé de ne faire aucun prisonnier.

Selon les meilleures analyses des médias égyptiens informés, le vice-Premier ministre Ziad Baha Eldin et le vice-président aux Affaires étrangères, Mohamed ElBaradei, ont voulu y aller doucement avec les manifestants, alors que le ministre de l’Intérieur le général Mohammad Ibrahim Mustafa et le ministre de la Défense – Sisi lui-même – ont voulu y aller à la médiévale.

La première étape a consisté à titre préventif à accuser les Frères musulmans de l’effusion de sang – tout comme les Frères musulmans avaient accusé Jemaah Islamiyah pour le déploiement de kalachnikovs et pour avoir brûlé  des églises et des commissariats de police.

Une femme égyptienne pleure sur le corps de sa fille enveloppée dans des linceuls dans une mosquée au Caire le 15 Août 2013 (AFP Photo / KHALED DESOUKI)
Une femme égyptienne pleure sur le corps de sa fille enveloppée dans des linceuls dans une mosquée au Caire le 15 Août 2013 (AFP Photo / KHALED DESOUKI)

Une des principales raisons pour lancer le «bain de sang qui n’est pas un bain de sang », ce mercredi était une tentative par les Frères musulmans de marcher sur le tant redouté ministère de l’Intérieur. L’inflexible Ibrahim Mustafa ne l’entendait pas de cette oreille.

Les larbins de Sisi avaient nommé 25 gouverneurs de province, dont 19 généraux, dans un timing parfait pour «récompenser» les militaires  du niveau supérieur et ainsi raffermir «l’État profond» égyptien, ou l’état ​​policier, en réalité. Et pour couronner le «bain de sang qui n’est pas un bain de sang », les larbins de Sisi ont décrété la loi martiale pendant un mois. Dans ces circonstances, la démission du chouchou de l’Occident ElBaradei ne fera pas perdre le sommeil à Sisi.

L’esprit original de la place Tahrir est maintenant mort et enterré, comme l’a souligné la Yéménite miraculeusement non ciblée par les drones d’Obama, la Nobel de la paix, Tawakkul Karman.

La question clé est de savoir qui bénéficie d’une Egypte hyper-polarisée, avec une guerre civile opposant des Frères musulmans fondamentalistes bien organisés à l ‘«Etat profond» contrôlé par l’armée.

Les deux options sont tout aussi répugnantes (sans parler de compétence). Pourtant, les gagnants locaux sont facilement identifiables: la contre-révolution, parmi les Moubarakistes purs et durs, un groupe d’oligarques corrompus, et la plus grande partie de l’état profond lui-même.

Situation de répressions féroces, de corruption. Et de domination étrangère (comme en Arabie Saoudite, qui paye maintenant la plupart des factures, aux côtés des Émirats arabes unis).

Au niveau international, les grands gagnants sont l’Arabie saoudite (remplaçant le Qatar), Israël (parce que l’armée égyptienne est encore plus docile que les frères musulmans), et – bien sûr – le Pentagone, le proxénète de l’armée égyptienne. Personne, nulle part dans la Voie Lactée ne peut prétendre que cet axe, Maison des Saoud / Israël / Pentagone, est «bon pour le peuple égyptien ».

Sheikh Al-Torture est notre homme

Un bref récapitulatif est nécessaire. En 2011, l’administration Obama n’a jamais dit: « Moubarak doit partir » jusqu’à la dernière minute. Hilary Clinton voulait une « transition » dirigée par l’agent de la CIA et espion en chef Omar Suleiman – largement connu à la place Tahrir sous le nom « Cheikh al-Torture ».

Une femme égyptienne pleure sur le corps de sa fille enveloppée dans des linceuls dans une mosquée au Caire le 15 Août 2013 (AFP Photo / KHALED DESOUKI)
Une femme égyptienne pleure sur le corps de sa fille enveloppée dans des linceuls dans une mosquée au Caire le 15 Août 2013 (AFP Photo / KHALED DESOUKI)

Puis une blague intérieure à Washington disait que l’administration Obama allait joyeusement devenir une pom-pom girl des Frères musulmans (alliés avec le Qatar). Maintenant, comme un yo-yo, l’administration Obama met tout son poids pour renverser le narratif, qui devient – la «loyale» armée égyptienne a courageusement éliminé les « terroristes » Frères musulmans pour «protéger la révolution».

Il n’y a jamais eu de révolution pour commencer ; la tête du serpent (Moubarak) avait disparu, mais le serpent est resté bien vivant. Maintenant, nous avons un nouveau serpent, le même que l’ancien serpent. Et en plus, il est plus facile de vendre à la galerie des  mal informés l’équation : Frères musulmans = al-Qaïda.

Le Pentagone supremo Chuck Hagel a été scotché au téléphone avec Sisi pendant que le « coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat » du 3 Juillet avait lieu. Le Pentagone voudrait nous faire croire que Sisi a promis à Hagel  qu’il pourrait prendre les choses en main en un clin d’œil. Pratiquement 100% de Washington était d’accord. D’où le mot d’ordre officiel de Washington du « coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat. » Tim Kaine de Virginie, de la Commission des relations étrangères du Sénat, a même vanté les démocraties modèles, les EAU et la Jordanie, dans leur enthousiasme pour le «coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat ».

Il est essentiel de voir quels sont les cinq pays qui ont explicitement approuvé le « coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat. » Quatre d’entre eux sont des pétromonarchies CCG (membres du Conseil de coopération du Golfe, également connu sous le nom de Club Contre-révolutionnaire du Golfe) : L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Bahreïn. Et le cinquième, c’est cette petite monarchie, la Jordanie, que le CCG veut annexer au Golfe.

Encore plus pathétique que les soi-disant libéraux égyptiens, certains gauchistes, certains nassériens et les progressistes qui vont avec, défendant la soif de sang de Sisi, a été la volte-face de Mahmoud Badr, le fondateur de Tamarrod – le mouvement qui a dirigé les manifestations massives qui ont conduit à l’éviction de Morsi. En 2012, il fustigeait l’Arabie Saoudite. Après le coup d’état, il se prosterna en leur honneur. Au moins, il sait qui paie les factures.

Et puis il y a Ahmed al-Tayeb, le grand imam d’Al-Azhar, le Vatican de l’islam sunnite. Il a dit, « Al-Azhar … ne savait rien des méthodes utilisées pour la dispersion des manifestations, sauf par la voie des médias. » N’importe quoi, il a à plusieurs reprises fait l’éloge Sisi.

Une femme égyptienne pleure sur le corps de sa fille enveloppée dans des linceuls dans une mosquée au Caire le 15 Août 2013 (AFP Photo / KHALED DESOUKI)
Une femme égyptienne pleure sur le corps de sa fille enveloppée dans des linceuls dans une mosquée au Caire le 15 Août 2013 (AFP Photo / KHALED DESOUKI)

N’hésitez pas à admirer mes cils

Il n’y a pas d’autre façon de le dire, du point de vue de Washington, les Arabes peuvent se tuer les uns les autres jusqu’au dernier, que ce soit les sunnites contre les chiites, les jihadistes contre les laïcs, les paysans contre les citadins et les Égyptiens contre les Egyptiens. La seule chose qui importe c’est les accords de Camp David, et personne n’est autorisé à contrarier Israël.

Donc, il est normal que les sbires de Sisi en bottes demandent à Israël de garder ses drones près de la frontière, car ils en ont besoin pour poursuivre leur «guerre contre le terrorisme » dans le Sinaï. À toutes fins pratiques, Israël s’exécute au Sinaï.

Mais ensuite il y a l’annulation d’une livraison de F-16 à l’armée de Sisi. Dans la vraie vie, chaque vente d’armes US dans l’ensemble du Moyen-Orient doit avoir l’«autorisation» d’Israël. Donc, il se pourrait peut-être qu’Israël – pour le moment – n’est pas tout à fait sûr de jusqu’où Sisi peut vraiment aller.

Il est très instructif de lire ce que pense Sisi de la «démocratie» – comme cela a été démontré quand il était à l’ école de guerre américaine . C’est fondamentalement un islamiste – mais surtout il aspire au pouvoir. Et les Frères musulmans se dressent sur son chemin. Donc, ils doivent être éliminés.

« La «guerre contre le terrorisme » de Sisi est sans aucun doute un succès retentissant en tant que coup médiatique pour légitimer sa course pour un mandat populaire. Il essaie de se présenter comme le nouveau Nasser. Il est Sisi le Sauveur, entouré d’un tas de groupies. Un chroniqueur a écrit dans Al-Masry Al-Youm que Sisi n’a même pas besoin d’émettre un ordre, il suffit de « juste de battre des cils ». La campagne ‘’Sisi-président’’ est déjà commencée.

Quiconque est familier avec les dictateurs d’opérette latino-américains soutenus par les États-Unis dans les années 1970 est capable d’en repérer un. Ce n’est pas le Sauveur. Ce n’est rien de plus qu’un Al-Sisi-nator – le glorieux souverain de pacotille de ce que mon collègue Spengler a carrément défini comme une république bananière sans les bananes.

Pepe Escobar

Traduction : Avic

http://rt.com/op-edge/egypt-protests-terror-muslim-brotherhood-526/

Dernières retouches


Tribune libre Belhassen

102283Maison_Blanche_1Alors que le Congrès américain a repoussé toute forme d’intervention armée en Syrie, il vient d’autoriser le financement d’un programme secret de la CIA signé par le président Obama au début du mois de juin. Le chef d’état-major interarmes, le général Martin Dempsey, avait évalué le soutien (formation et équipement) des « rebelles » depuis la Jordanie à 500 millions de dollars par an, et la création d’une zone de non-survol à 1 milliard de dollars par mois. Le programme de la CIA reprend le principe du soutien aux « rebelles » depuis la Jordanie et inclut des opérations secrètes en Syrie.

Il s’agit principalement pour les États-Unis de contrôler les flux d’armes en provenance du Golfe (notamment les missiles sol-air qui pourraient également être utilisés contre l’aviation israélienne) et de garantir leur leadership en réduisant la présence des djihadistes (c’est-à-dire en aidant l’Armée syrienne libre à éliminer une partie du Front Al-Nosra).

Outre cette aide logistique directe, aux tueurs à gages en Syrie, le président du Comité des chefs d’état-major des forces armées américaines, le général Martin Dempsey, a fait savoir mardi dernier que les Etats-Unis avaient préparé un plan de bombardements de sites stratégiques en Syrie. Ce qui va à l’encontre de l’entente intervenue entre Moscou et Washington sur la convocation d’une nouvelle conférence internationale sur la Syrie (Genève 2), avait déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. « Si nos partenaires américains mettent l’accent sur la livraison d’armes à l’opposition syrienne et sur la diffusion de leurs plans – visiblement, en cours d’élaboration – qui prévoient des frappes sur les positions du gouvernement syrien, cela ne correspond évidemment pas aux ententes visant à réunir la conférence sans conditions préalables », a déclaré M. Lavrov lors d’une conférence de presse. On se dirige donc vers le scénario libyen : destruction « massive » des forces d’Al Assad pour enfin l’assassiner par les mercenaires sous-traitants à l’image de Kadhafi. Quant au Conseil d’Insécurité il peut feindre la cécité comme d’habitude.

Cela dit, il serait notamment important de rappeler succinctement les « prouesses » belliqueuses américaines depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils ont : -bombardé les populations de plus de 30 pays. -tenté d’assassiner plus de 50 leaders politiques étrangers. -tenté de renverser plus de 50 gouvernements la plupart d’entre eux démocratiquement élus. -tenté de supprimer un mouvement populiste ou national dans 20 pays. -interféré honteusement dans des élections démocratiques dans au moins 30 pays. Au total, les Etats-Unis ont commis une ou plus de ces actions dans 69 pays. Et, dans la plupart des cas, la Grande-Bretagne a été la complice et la collaboratrice. Donc, finalement, la décision de bombarder la Syrie ne serait que le prolongement de cette politique criminelle qu’on tente de maquiller par différents subterfuges.

Par Chérif Abdedaïm

http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=26651

Corée du nord: vous ne vaincrez pas le président Assad


kim_jong_un--621x414Le  dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a réitéré  la «solidarité absolue de son pays  avec la Syrie dans sa lutte contre l’impérialisme », ajoutant que « les Etats-Unis ,  Israël et leurs alliés ne seront jamais capables de vaincre la Syrie et la dissuader de ses positions de la résistance. »

Kim Jong-un a rencontré à Pyongyang la délégation syrienne , présidé par le Secrétaire général Abdullah al-Ahmar,arrivée en RPDC pour célébrer le 60e anniversaire de la victoire du peuple coréen durant  la guerre de Corée de 1950-1953.

Kim Jong-un a condamné «toutes les formes d’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie par l’impérialisme  mondiale », mettant en garde contre  « la poursuite de l’agression contre la Syrie car cela risque d’entraîner le Moyen-Orient dans un conflit avec des conséquences graves menaçant la paix et la sécurité internationales ».

Il a souligné  « la confiance absolue de la Corée du Nord en  la Syrie » ajoutant qu’elle » sortira de la crise victorieuse grâce à la cohésion du peuple et de l’armée syrienne, sous la direction du président Bachar al-Assad. »

Pour sa part, alAhmar a exposé  au dirigeant nord-coréen  « l’évolution générale des événements vécus par la Syrie, les complots des Etats-Unis et des pays occidentaux, voire de certains pays régionaux et  arabes, visant à saper l’unité de la Syrie, sa sécurité et sa stabilité ».

AlAhmar a ajouté que   « la prise de conscience du peuple syrien , le respect de son unité et la volonté nationale à lutter  sans compter la cohésion avec l’armée, ont permis de mettre en échec les complots et leur affliger une défaite cuisante » .

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=122847&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=38&s1=1

Et de 4 ! Est-ce vraiment Bachar Al-Assad qui doit partir ?


QATAR-POLITICS-SUCCESSION-FILESIl y a deux ans, ils s’étaient tous donné le mot en forgeant un slogan à placer dans chaque discours, à chaque apparition publique, dans tous les contextes même les plus anachroniques : ’’Bachar Al-Assad doit partir’’. A force de le répéter, ils avaient fini par croire en la force et la magie de leur formule. Après deux ans d’acharnement et de ’’Bachar Al-Assad doit partir’’, l’Homme est toujours là, plus présent et plus solide que jamais. Je crois entendre la Voix de Robert Lamoureux disant : ‘’Et le canard était toujours vivant !’’. Tout brûle, tout se délite, tout dégringole et tout fout le camp, sauf pour Assad.

D’abord il y a eu le couple Sarko-Juppé, les créateurs de l’effet médiatique des ‘’amis de la Syrie’’. Exit Juppé. Exit Sarkozy.

Ensuite ce fut la féroce Hillary Clinton, qui espérait jouir, à nouveau, d’un autre spectacle de lynchage comme celui de Kadhafi qu’elle avait délicieusement dégusté. Out Hillary.

Et maintenant c’est le tour de Cheikh Hamad du Qatar qui vient d’abdiquer en faveur de son fils de 33 ans, Tamin. Il avait pourtant été zélé. Qu’a-t-il fait pour mériter son licenciement ? A-t-il eu la grosse tête ? Il aurait dû savoir qu’avec ces gens-là, un serviteur reste un serviteur. Un serviteur ne prend pas, on lui donne. Dommage pour lui qu’il ne connaisse pas notre blog dans lequel nous le mettions en garde, notamment dans cet article : A vendre : Très beau pays, bien situé…

Qui reste-il ? Erdogan ? Il a failli précéder Hamad. Mais, avec déjà les pieds sur les starting-blocks, le vieux renard a retourné et sa veste et son pantalon, et il ne serait pas étonnant, s’il arrive à éteindre l’incendie qui fait rage chez lui, qu’il devienne le plus grand fan de Bachar Al-Assad.

Il ne reste, finalement, que les deux indécrottables tandems, Hollande-Fabius d’un côté, Cameron-Hague de l’autre.  Mais on peut parier que, dans 5 ou 6 ans, Al-Assad sera reçu à Londres ou à Paris en visite officielle par leurs successeurs respectifs.

Et puis il y a le nouveau venu, le roi Abdallah de Jordanie. On ne peut que lui donner ce petit conseil : « ne t’en mêle pas, petit. Regarde autour de toi et tires-en les conséquences si tu ne veux pas avoir à faire tes cartons pour Londres ».

Finalement le slogan ‘’Bachar Al-Assad doit partir’’ n’est pas payant. Il est même dangereux pour ceux qui l’utilisent. D’ailleurs, ceux qui restent, bien qu’ils désirent  ardemment le départ d’Assad, n’osent plus utiliser leur formule magique. Superstition ?

Avic

Le talon d’Achille de l’armée de Bachar Al-Assad


L’Armée syrienne fidèle à Al Assad est déficiente en matière de recherche, ce qui empêche une victoire rapide. La Recherche est une forme d’assurance dans le combat en détectant avec précision l’emplacement de tous les combattants ennemis, leur dispositif, le type d’équipement dont dispose chaque combattant et les manœuvres dans l’espace et dans le temps qu’ils exécutent. Grâce à la recherche, on évite de se faire surprendre par l’ennemi. Lire la suite Le talon d’Achille de l’armée de Bachar Al-Assad

ERDOGAN demande au Président Al-Assad de l’aider à mettre fin aux MANIFESTATIONS EN ECHANGE du contrôle des frontières


51b65bc44fcc6A partir de sources SNN:

Info ou Intox ?

Un haut responsable arabe aurait délivré un message  urgent de Erdogan au président syrien Al-Assad, lui demandant d’intervenir et pour l’aider à mettre fin aux manifestations en Turquie, en échange de la promesse de fermer la frontière avec la Turquie aux combattants FSL et aux terroristes du Front Al-Nusra, de stopper la contrebande d’armes, et d’ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux gouvernements.

La réponse a été claire et explicite:

 » Nous n’intervenons pas dans les affaires intérieures d’un Etat, et ce qui se passe en Turquie est une affaire interne, et nous respectons les choix et les aspirations du peuple turc ».

Source : http://lunaticoutpost.com/Topic-Erdogan-asks-Assad-for-help-to-end-demonstrations

Syrie : L’Occident prépare son plan B pour le jour d’après !


Al-Dardari
Abdallah al-Dardari

Une éternelle vigilance est l’impossible prix de la liberté [Guerre aux invisibles / Erik Frank Russell]. Impossible ? Restons vigilants ! [NdT].

__________________________________

L’ex vice-président du Conseil des ministres syrien pour les affaires économiques, M. Abdallah al-Dardari, se prépare à rejouer un rôle politique de premier plan dans « la Syrie de l’après guerre » !

M. Al-Dardari a tourné la page du soutien tacite aux groupes armés, et s’est porté volontaire pour coordonner un projet de financement [de plus de vingt milliards de dollars] pour la reconstruction de la Syrie après la guerre ; projet présenté comme le « Plan Marshall pour la Syrie » en référence au plan, du même nom, ayant aidé à la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale [1].

C’est en tant que fonctionnaire international [2] que M. Al-Dardari a rencontré le président Bachar al-Assad ; lequel, d’après des témoignages de personnalités jordaniennes, n’aurait prêté aucune attention particulière à l’idée même du projet et l’aurait carrément rejetée lorsqu’il a été directement interrogé sur ce sujet. Des sources de presse ont rapporté que la réplique de certains milieux diplomatiques occidentaux a consisté à déclarer que « M. Al-Assad n’avait pas de droit de veto sur un gouvernement dirigé par M. Al-Dardari, dans le cadre d’un règlement interne ! ».

L’important ici, n’est pas la personne de M. Al-Dardari. L’important est le projet qu’il annonce et qui commence à prendre forme dans les milieux occidentaux des affaires et des finances, milieux probablement en étroite collusion avec leurs homologues arabes et syriens.

Un projet ou « plan B » concocté suite à l’inéluctable défaite politique et militaire du plan précédent [3] destiné à renverser le gouvernement syrien. Sa mise en application ne fait que commencer et son schéma directeur se résume à profiter de l’épuisement infligé au gouvernement syrien en exploitant son nécessaire besoin de réconciliation interne et de reconstruction accélérée ; ce qui permettrait aussi bien à l’Occident qu’aux États du Golfe et à la Turquie de « renverser économiquement la Syrie » ! Un renversement censé aboutir au contrôle de ses ressources et richesses par l’imposition d’un « système néolibéral » sur tout son territoire et dans tous les domaines : privatisations à grande échelle, libéralisation du marché et de la circulation des capitaux, concentration des investissements étrangers dans les secteurs les plus rentables tels ceux de l’infrastructure, de l’immobilier, du tourisme et de la finance.

Les conséquences notoirement connues d’une telle approche sont l’endettement, les déficits budgétaires, la destruction des institutions industrielles et artisanales, le démantèlement de la production rurale et, par conséquent, la transformation de la Syrie d’un État national en plein développement en un « État comprador » ayant perdu son indépendance économique relative, avec tout ce que cela implique comme totale soumission aux forces du néolibéralisme et tout ce que cela engendre comme réseaux de corruption qui vont avec ! Dès lors, sa dépendance économique saperait nécessairement son indépendance politique. Et c’est tout naturellement qu’une telle dynamique, nourrie par le capitalisme mondial et ses acolytes des Pays du Golfe, mènerait vers « la désintégration » des constantes politiques syriennes ; celles du financement et de l’équipement de son Armée nationale, de sa résistance politique et militaire à l’occupation du Golan, de son soutien à la Résistance libanaise et palestinienne… Bref, la politique syrienne se désintègrerait d’elle-même !

Finalement, c’est par le biais économique que le plan Marshall devrait imposer à Damas ce qu’il n’a pu lui imposer par la force des armes et des sanctions. Il a cependant le mérite de souligner le seul point positif de cette approche de « la Syrie d’après la guerre », celui de reconnaître tacitement que l’option guerrière est caduque et qu’il est désormais inévitable de traiter avec le gouvernement du Président Bachar al-Assad… en usant de tentations séductrices !

Ici, j’appelle les dirigeants syriens à se rappeler ce qui suit :

Tout d’abord, l’application partielle des politiques de privatisation et d’ouverture économique vers l’Occident, les États du Golfe et la Turquie – dont M. Al-Dardari fut le principal artisan lorsque, de par ses fonctions, il exerçait son contrôle sur les orientations et décisions économiques de la Syrie d’après 2005 – a été la principale raison ayant privé le gouvernement syrien de sa base sociale traditionnelle. Les paysans, artisans et ouvriers ont durement souffert du « choc néolibéral » au cours de la deuxième moitié de la dernière décennie. C’est en effet à partir de 2005 que sont apparues les pires manifestations de la pauvreté, du chômage et de la marginalisation. C’est sur cette frange de la société syrienne que se sont appuyés les forces réactionnaires hostiles à la Syrie. C’est à partir de ceux-là qu’ils ont recruté les combattants ayant rejoint les groupes terroristes, après l’endoctrinement sectaire de milliers d’entre eux. Par conséquent, que pouvons-nous attendre si une politique néolibérale était appliquée pleinement et sans conditions ?

Deuxièmement, les forces qui ont versé leur sang et ont défendu la République arabe syrienne et son gouvernement légitime sont principalement :

1. Les officiers et soldats de l’armée arabe syrienne issus des classes laborieuses.
2. Les groupes de jeunes patriotes progressistes.
3. Les militants des courants gauchistes et nationalistes qui espéraient que la guerre, bien que douloureuse, puisse justement ramener la trajectoire socio-économique syrienne vers le développement national et la démocratie sociale.
4. Les forces de la bourgeoisie patriote et les industriels syriens qui ont suffisamment pâtis de l’ouverture vers la Turquie.

Ce sont là les quatre forces qui seront les plus touchées si la Syrie était acculée à devenir un « état comprador » menant inéluctablement à la réduction des dépenses militaires, à l’aggravation du chômage pour les classes populaires et moyennes, à la dégradation de la qualité de vie des jeunes de la classe moyenne, à la destruction des projets industriels… Le gouvernement syrien ne peut donc céder à une telle tentation, au risque de se retrouver devant un consensus national déjà prêt à s’y opposer.

La Syrie d’après la guerre, ne sera que pour ceux qui se sont battus pour sa défense ; pour ses jeunes, ses travailleurs et ses paysans ; pour ses industriels patriotes qui n’ont pas dévié de la ligne de l’indépendance, du développement et de la résistance. C’est ce que nous aimerions entendre, mais cette fois-ci « en public », de son Président !

Nahed Hattar
31/05/2013

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Article original : Al-Akhbar [publié aussi sur Sham Times]
http://www.al-akhbar.com/node/184158
http://shamtimes.net/news_de.php?PartsID=1&NewsID=8714#.UafXUppwlFs.facebook

Notes :

[1] Le Plan Marshall / L’index historique
http://cartoflash.free.fr/motcle/pages/PlanMarshall.htm
« A partir de 1947, le plan Marshall est une arme économique utilisée par les Américains pour combattre le communisme. Il correspond au côté économique de la doctrine Truman le Containment (endiguement). L’idée est que la misère fait le lit du communisme, le plan Marshall permet donc à la fois de combattre le communisme et de convertir l’économie de guerre américaine en économie de paix, nécessaires. Par le plan Marshall les Américains entendent rallier l’Europe. L’aide financière est assortie de conditions d’achat de produits américains. L’U.R.S.S. s’oppose à ce projet et empêche les pays de l’Europe de l’Est de bénéficier de ce plan. Par exemple, le plan Marshall d’abord accepté en Tchécoslovaquie par le gouvernement doit être refusé sous la pression de Moscou. En revanche 17 pays qui acceptent cette aide créent en 1948 l’Organisation Européenne de Coopération Économique (O.E.C.E.) qui deviendra O.C.D.E. [Organisation de Coordination et de Développement Économique). En mai 1949 est créé la R.F.A. Un ancien résistant à Hitler, le démocrate chrétien Konrad Adenauer en devient le premier chancelier. Il ancre solidement la R.F.A. dans le camp de l’ouest et accepte le plan Marshall. Le plan Marshall permet aussi d’effectuer des pressions sur les alliés des États-Unis. Ainsi, les Américains menacent les Pays-Bas de suspendre le plan si ceux-ci n’accordent pas l’indépendance à l’Indonésie (chose faite en 1949) ». [Ce site n’est peut-être pas une référence mais, puisque l’Histoire n’est écrite que par les vainqueurs, il n’est pas interdit de lire aussi le revers de certaines médailles, NdT].

[2] M.Abdallah AL DARDARI, Economiste en Chef et directeur de la division du
développement économique et de la mondialisation et ESCWA [Economic and Social Commission for Western Asia].
http://www.leconomistemaghrebin.com/2013/05/30/forum-de-tunis-le-13-juin-2013/

[3] COMMENT LE BLOC ATLANTISTE A CONSTRUIT LA GUERRE EN SYRIE
http://www.entrefilets.com/16_mois_pour_une_guerre.htm

La vraie bataille pour la Syrie, celle dont les médias ne vous parleront jamais


J’ai expliqué dans un article précédent que l’opération d’encerclement pour la conquête de Damas de Novembre 2012 au 5 Février 2013 exécutée par les rebelles, s’est terminée par une catastrophe majeure pour la soi-disant armée de libération de la Syrie. Cela a permis à l’armée nationale du président syrien Bachar al-Assad de prendre l’initiative et de déclencher l’offensive générale qui conduira irrémédiablement à la fin de la guerre civile. Lire la suite La vraie bataille pour la Syrie, celle dont les médias ne vous parleront jamais

Syrie, un test pour la survie d’Israël


L’opération d’encerclement et de conquête de Damas (qui a débuté en Novembre 2012) par les 30.000 rebelles appartenant à Jabhat al-Nusra et à Harakat Ahrar al-Sham Al Islami, a pris fin le 5 Février 2013, une catastrophe pour la soi-disant Armée de libération de la Syrie. Les pertes chez les rebelles sont estimées à 1/3 de leurs effectifs. Ces groupes affiliés à Al-Qaïda, sont hyper entraînés et armés par les Etats-Unis, la Turquie, la France, la Croatie, l’Arabie Saoudite, la Jordanie et le Qatar, étant composée de mercenaires étrangers, pour la plupart anciens officiers, sous-officiers et soldats sous contrat en tant que djihadistes ayant participé à la coalition anti-irakienne. Lire la suite Syrie, un test pour la survie d’Israël

La revanche de l’ours: La Russie contre-attaque en Syrie


les-chars-sur-la-place-rouge-photo-afpLe président Vladimir Poutine de la Fédération de Russie a tracé une ligne dans le sable à propos de la Syrie, dont il est déterminé à protéger le gouvernement d’un renversement possible. L’ours russe ne s’est pas imposé de la sorte hors de ses frontières depuis la fin de la guerre froide en 1991 et réaffirmé son statut de grande puissance. Essentiellement, la Russie essaie de jouer le rôle pour la Syrie que la France a tenu avec l’Algérie dans les années 1990, en soutenant son gouvernement militaire contre des rebelles, dont la plupart sont affiliés à l’islamisme politique. La France et ses alliés ont prévalu, ce qui a coûté environ 150 000 morts. Poutine et Al-Assad peuvent-ils obtenir ce genre de victoire ?

Alors que Damas réplique aux rebelles militairement, Poutine s’est mis en action sur les scènes internationale et régionale. Le gouvernement russe a persuadé le ministre des affaires étrangères américain John Kerry de soutenir une conférence internationale sur la Syrie visant à une issue négociée. Poutine a sermoné le premier ministre israélien Netanyahou sur les attaques aériennes de son pays sur Damas, ainsi Moscou envoie des battereies anti-aériennes très sophistiquées à Damas ainsi que des missiles anti-sous-marins et d’autres types de munitions à un Assad incrédule et vient juste d’annoncer que 12 navires de guerre russes vont patrouiller la Méditerranée. Les actions russes ont sonné l’alarme à Tel Aviv et Washington et ont été louées à Damas et Téhéran.

Le régime syrien a bien roulé militairement ces dernières semaines. Il a réussi une percée sanglante dans les territoires adjacents de Damas, renforçant la capitale. Avec le soutien du Hezbollah, il a pris d’assaut la région d’AlQuseir tenue par les rebelles, près du Liban nord et une route de contrebande importante pour les rebelles et la clef de la ville centrale de Homs. Le gouvernement baathiste a besoin de conserver Homs afin que la Russie puisse continuer de renflouer la capitale par le port syrien de Latakia sur la Méditerranée. Les victoires du gouvernement syrien n’auraient pas pu être possible sans l’aide de la Russie et de l’Iran.

Régionalement, un axe Moscou-Téhéran s’est formé autour de la Syrie, qui résiste au soutien saoudien et qatari pour les rebelles. L’augmentation de la domination des forces combattantes rebelles dans le Nord par des groupes radicaux comme le front Al-Nosra, qui est ouvertement affilié à Al Qaïda, a eu pour conséquence directe une mise au ban du soutien pour la “révolution” et ce même en Arabie Saoudite. La vaste majorité des Syriens qui s’opposent au gouvernement ne sont pas des radicaux ni des fondamentalistes religieux, mais ces derniers ont le plus de victoires militaires. La caractérisation russe des rebelles comme terroristes radicaux est une forme de propagande de guerre, néanmoins elle a été effective. Les Saoudiens et les Jordaniens avaient prévu de créer un front d’opposition sud moins radicalisé vers la ville de Deraa, cette option a essuyé un sérieux revers depuis que le régime a repris la ville la semaine passée. Doha et Ryadh fulminent de la contre-offensive soutenue par les Russes.

Dans le même temps, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a réussi un coup il y a deux semaines en persuadant Kerry de soutenir une conférence internationale sur la Syrie, à laquelle à la fois le parti Baath et son gouvernement et les rebelles seraient invités, ce en vue d’un règlement négocié du conflit (Le Saint Graal de la Russie…). Cet accord a représenté une marche arrière de la part du gouvernement Obama, qui avait précisé auparavant que le départ d’Al-Assad était une condition sine qua non pour envisager une résolution, langage qui fut scrupuleusement évité par la déclaration commune Lavrov-Kerry à l’issue de leur entretien. Lavrov, un expert de l’Asie du sud et un poète joueur de guitare, parle comme si ce qui est arrivé au Yémen: une solution négocié et un gouvernement d’union nationale, serait un scenario plausible pour la Syrie. Pourtant, tant de sang ayant été versé dans ce pays, qu’une victoire militaire de l’un ou l’autre camp, semble maintenant plus réaliste.

Quand des sources du Pentagone ont fuité l’information que des explosions entendues à Damas le 5 Mai étaient en fait le résultat de raids aériens israéliens, Poutine est apparu livide. Il traça Netanyahou en visite alors à Shangaï et le villipenda au téléphone. Les deux hommes se sont rencontrés la semaine dernière à Moscou, où Poutine est supposé lui avoir lu la loi sur les émeutes. Peu de temps après, le gouvernement du Likoud a fuité au New York Times que le but avéré des raids aériens n’avaient été que d’empêcher le transfert de munitions syriennes au Hezbollah au Liban et non pas à aider le renversement du gouvernement syrien. Les Israéliens tentaient clairement de s’éviter les foudres de Moscou et voulurent envoyer un message à Damas qu’ils resteraient neutres sur l’affaire syrienne mais pas sur l’armement plus avant du Hezbollah.

Poutine, visiblement pas du tout impressionné par la clarification de Netanyahou, répondit en annonçant avec force qu’il avait envoyé à la Syrie des missiles de croisière sol-mer Yakhont et qu’il planifiait de déployer des batteries anti-aériennes sophistiquées S-300 sur le sol syrien. Le chef d’état-major américain le Général Martin Dempsey et des analystes militaires israéliens protestèrent contre ces envois russes. Bien que Netanyahou continua à dire qu’Israël continuerait à bombarder la Syrie à volonté lorsqu’il suspectera que des munitions sont envoyées au Hezbollah, Poutine a juste maintenant augmenté le risque d’une telle intervention.

Les motifs de la russie ont souvent été interprètés par les profits qu’elle réalise en vendant des armes à la Syrie, ceci remontant à l’ère de l’URSS, mais ce business est en fait assez petit. D’autres ont suggéré que le fait que la Syrie loue à la Russie le port de Tartous, seul port méditerranéen des Russes, pèse lourd dans les décisions de Moscou. En fait, le soutien de la Russie à Al-Assad fait plus partie de la réaffirmation du retour de la Russie comme grande puissance sur la scène mondiale, ayant elle aussi un pouvoir de contrôle. Poutine veut élever la Russie de la 9ème à la 5ème puissance capitaliste mondiale. Analysant l’expansion agressive américaine de l’OTAN dans les pays de l’Europe de l’Est et l’implantation de bases militaires américaines en Asie centrale, Moscou est déterminée à recouvrer son ancienne sphère d’influence. De plus, bon nombre d’analystes militaires russes voient les “révolutions colorées” comme un complot de la CIA pour renverser des gouvernements devenus moins favorables afin de piller les ressources de ces états affaiblis, une tactique qu’ils pensent menacer directement la Russie. Tracer la ligne à ne pas dépasser avec la Syrie est, à cet égard, un moyen de souligner que le régime néo-autoritaire de Poutine continuera tranquillement.

La Russie n’est qu’à 24 heures de route d’Alep, la ville la plus au nord de la Syrie. Ayant écrasé une révolte islamiste fondamentaliste à la fin du siècle dernier au Dagestan et en Tchétchénie, tout en ayant mis en place un gouvernement tchétchène amical à l’issue, Moscou est parfaitement au courant des dangers de la dissémination des mouvements radicaux musulmans dans le proche Levant. De plus, environ 14% de la population syrienne est chrétienne, beaucoup d’entre eux appartenant au culte de l’église orthodoxe qui prédomine en Russie. L’église orthodoxe est une clef constituante électorale de Poutine, s’est opposée au renversement du gouvernement baathiste syrien, vu comme un protecteur de ses coreligionnaires.

La pensée du ministère russe des affaires étrangères a été clarifiée avec son communiqué de samedi sur le ravivement de l’insurrection radicale sunnite en Irak ces dernières semaines. Se plaignant de ce qu’il appelle des attaques terroristes à Mossoul et à Bagdhad, le site internet du ministère a dit, d’après une traduction de l’Open Source Center du gouvernement américian, que “Nous sommes particulièrement concernés par la recrudescence des tensions sectaires en Irak, qui sont en train de tourner en une confrontation armée directe entre des éléments radicaux chi’ites et sunnites. Ceci est largement dû à la situation dans la pays voisin de Syrie et la dissémination des activités terroristes des militants opérants sur le sol syrien.” En d’autres termes, la Russie voit la révolution syrienne dominée par des groupes liés à Al Qaïda, comme le front Al-Nosra. Moscou voit ces évènements comme des déstabilisateurs qui ont un potentiel de radicalisation du Moyen-Orient, vu comme vulnérable aux attaques.

Le momentum des rebelles s’est considérablement amoindri ce dernier mois, alors que la riposte de Poutine a raidi et renforcé la motivation de Damas et a donné à ses forces armées le petit plus nécessaire pour regagner les territoires. Le président russe est en train de tisser une toile protectrice autour de son client, tout en mettant en échec les vents islamistes fondamentalistes wahabbites soufflant depuis la péninsule arabique. Il a aussi repoussé l’intervention opportuniste d’Israël, se préoccupant que cela pourrait déstabiliser encore plus Damas.. Dans le même temps, il a imprimé sur Washington le besoin d’une résolution négociée au conflit, une idée que le président Obama, trainant les pieds depuis longtemps à l’idée de renvoyer des troupes dans un nouveau bourbier moyen-oriental, a commencé à tolérer. L’envoi par Poutine de systèmes d’armement très puissants à l’armée syrienne, et son envoi d’une flotte russe en méditerranée par le détroit de Gibraltar, a rendu évident à tous que la grosse puissance militaire russe, sera, le cas échéant, à la disposition du régime baathiste d’Al-Assad. Le pari de Poutine sera ou ne sera pas couronné de succès, mais cela montre d’une manière indiscutable que l’ère d’une seule super-puissance et de l’unilatéralisme américain est révolue et ce en faveur d’un monde bel et bien multipolaire.

Juan Cole

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Syrie: des militaires israéliens découverts parmi les rebelles


armee-israelienne-n1-lior-mizrahi-getty-imagesEncore une preuve qu’Israël est fortement impliquée dans les coups d’états orchestrés au moyen Orient. Après leurs interventions aériennes, voilà qu’on retrouve leur armée infiltrée en territoire syrien pour aider les rebelles. Jusqu’où iront-t-ils pour renverser le régime d’Al-Assad? Combien de temps encore l’Iran laissera la situation s’envenimer avant d’intervenir à son tour? 

« Les troupes gouvernementales syriennes ont arrêté un véhicule israélien au cours d’une opération dans la ville d’Al-Quseir, un bastion important des forces rebelles, selon les médias officiels syriens.

Selon ces sources, le véhicule de l’armée israélienne arrêté sert à surveiller les signaux de communication et interférer les liaisons sans fils. Ils insistent sur le fait que c’est une preuve claire de l’implication des militaires et des membres des services secrets israéliens dans le pays arabe. « Dans la voiture, nous avons trouvé des munitions, des uniformes et divers moyens utilisés pour communiquer», explique l’une des troupes syriennes.

Des sources de RT dans l’armée syrienne, à leur tour, ont révélé la découverte dans la région d’une unité militaire avec 4 Israéliens, dont une femme, et la découverte d’un mortier israélien dans la région d’Al-Dabaa, situé à 10 kilomètres de Al Quseir. Ils ont signalé également l’arrestation de 11 soldats armés juifs dans la ville d’Al-Quseir, dont le contrôle a été pris par le gouvernement. Deux soldats israéliens ont été blessés dans l’opération.

L’action militaire qui a repris le contrôle de la place (un point stratégique près de la frontière libanaise utilisé comme un pont par lequel l’opposition a reçu des armes et des mercenaires) par les troupes de Bachar al Assad a eu lieu en quelques heures. « Ce qui s’est passé aujourd’hui à Al Quseir démontre clairement la victoire d’une philosophie de vie et la fermeté envers les assassins sous contrats que représente les gangs armés en Syrie. On ne peut pas arrêter de parler de la réussite de l’offensive de l’armée syrienne et tout ce qui a été accompli », a déclaré Ibrahim Sair écrivain et publiciste.

Selon les détails militaires, l’opération a été basé sur une stratégie bien étudiée. Les soldats ont encerclé la ville, libérant sa périphérie et évacuant les résidents de ces zones pour éviter les effusions de sang. Malgré cela, il n’était pas possible d’éviter les affrontements, dans lesquels un certain nombre de rebelles ont été tués. Les combattants de la formation armée Front An-Nusra, faisant partie d’Al-Qaïda (NDLR: sous entendu les larbins de la CIA), ont également subi des pertes importantes et beaucoup ont été forcés de se rendre ou de fuir. «Les groupes armés qui se trouvaient dans la ville d’Al Quseir faisaient partie du Front An Nusra et autres groupes assimilés. Ils ont pris de nombreux civils en otages et les ont utilisés comme boucliers humains. Maintenant Al Quseir est sous le contrôle de l’Armée syrienne d’un point de vue militaire et c’est un grand succès, » insiste l’analyste militaire Salim Jarbah.

L’analyste international Carlos Martinez, pour sa part, estime que l’implication d’Israël dans le conflit interne syrien a un objectif très précis: «Il y a une coalition de facto entre Israël, l’Occident et les monarchies du Golfe pour mettre fin à l’influence de l’Iran « . Il indique qu’une Syrie complètement détruite sans une gouvernance claire serait un grand pas vers cet objectif, et que Damas et Téhéran ont toujours été des alliés fidèles« .

Source:
RT

Traduction Fawkes News

Attentat de Turquie : œuvre de turcs


NEUF TURCS ARRÊTÉS À LA SUITE DE L'ATTENTAT DE REYHANLIFinalement les turcs sont des petits. Quand on a comme compagnons d’armes Israël et les Etats-Unis, on a le devoir de s’aguerrir dans le mensonge. Il est indispensable de savoir tenir contre l’évidence, et ne pas jouer les Jérôme Cahuzac. Au sujet des  attentats qui ont eu lieu Samedi dans la ville turque de Reyhanli, la première version du ministre de l’intérieur d’Erdogan semblait pourtant logique. L’ennemi à abattre n’est-il pas toujours responsable de tout ce qui survient de désagréable ? La grêle, les inondations, la famine, les catastrophes et tous les autres fléaux, ne sont-ils pas de son fait ? En toute logique, donc, le bon ministre de l’intérieur, M. Muammar Guler, attribua la responsabilité des attentats à la Syrie, comme tout le monde s’y attendait, du reste.

Quelle mouche a piqué le gouvernement turc pour avouer que les auteurs des attentats sont tous turcs, laissant planer un doute malsain sur la non culpabilité de Bachar Al Assad ? Vu le problème kurde, cet aveu oriente les regards directement vers un problème intérieur.  Doublement intérieur.

D’abord, concernant l’attentat lui-même. Six personnes, toutes de nationalité turque, sont soupçonnées d’en être les auteurs. On ne peut, évidemment, pas s’empêcher de penser à la résistance kurde. Le gouvernement turc, avec son engagement aveugle dans le problème syrien, a aggravé une situation qu’il était déjà incapable de maîtriser avant.  Le séparatisme kurde ne peut que se renforcer avec le chaos syrien, et a même intérêt à ce que ce chaos perdure.

Le deuxième volet intérieur se situe au sein même du gouvernement turc. Pendant que Davutoglu, le ministre des affaires étrangères, en visite à Berlin, essayait d’exploiter la première version et parlait déjà de « mesures de rétorsion », le vice-président du gouvernement turc, Besir Atalay, annonçait tranquillement que les coupables sont à chercher à l’intérieur même du pays. Y aurait-il un combat des chefs en Turquie ? A moins qu’il n’y ait deux camps, celui d’Erdogan pro-occidental et un autre qui serait un allié de fait de Bachar El Assad, même si on ne sait pas trop pour qui il roule.

En attendant, les attentats, dont on ne voit pas vraiment la finalité, ont causé 46 morts et 140 blessés. Comme toujours, certains se précipitent sur « l’occasion » pour accuser ceux qui ont le moins d’intérêt et qui n’ont aucun bénéfice à tirer de l’acte terroriste. Et comme souvent, pour les accusateurs, il tombe à pic. Il y a cependant une nouveauté dans ces attentats : si jusqu’ici le terrorisme a toujours été l’outil idéal pour enclencher  « des mesures de rétorsion », maintenant il peut avoir un effet boomerang et servir de munitions pour les guerres internes au sein même des appareils politiques. C’est peut-être bon signe.

Avic