Archives du mot-clé Al-Nosra

Le prix des Chrétiens d’Orient


Mgr Al-Yazigi«Les chrétiens d’Orient, partout d’ailleurs, non seulement sont menacés mais sont pourchassés, liquidés. Cela ne peut pas être accepté ni par la France compte tenu de sa tradition ni par la conscience universelle». C’est ce qu’avait affirmé Laurent Fabius devant le parlement en octobre dernier. Il avait alors posé la défense des minorités religieuses comme «un principe sur lequel la France ne saurait en aucun cas transiger». «Chaque fois qu’une exaction sera commise, il faut que nous fassions entendre notre voix». Cette voix on l’a attendue, en vain. Elle ne s’est élevée à aucun moment, ni pendant la mise à sac de Ma’aloula, ni pendant les massacres, ni pour les enlèvements. Lire la suite Le prix des Chrétiens d’Orient

Genève II : comment Poutine compte neutraliser Riyad?


Poutinr-le-roi-AbdallahSelon l’analyste arabe de renom Amin Hatit, le maintien d’Assad au pouvoir et celui de l’Etat syrien , le démantèlement des milices armées en Syrie et au Liban dont Al Nosra et l’EIIL constituraient les principaux axes de la conférence de Genève II devant se tenir le 22 janvier. :  » à quelques encablures des pourparlers de Genève II et alors que l’opposition anti Assad vient de demander à la Russie de l’aider à créer une grande délégation pour pouvoir avoir une présence efficace aux pourparlers , Lire la suite Genève II : comment Poutine compte neutraliser Riyad?

La guerre de la terreur Wahabi-Likudnik – Pepe Escobar


Saudi IsraeliaLe double-attentat suicide à la bombe de l’ambassade iranienne à Beyrouth, qui a fait au moins 23 morts et 170 blessés, fut une de facto attaque terroriste s’étant passée le 11/19. Du côté de la numérologie, bien évidemment 9/11 vient de suite à l’esprit, ainsi que le cas de la guerre déclarée de Washington contre le terrorisme développant ses métastases et largement mis en œuvre par des formes suintantes du “renseignement” saoudien. Ne vous attendez pourtant pas à ce que l’occident condamne cela comme un acte terroriste. Regardez les manchettes de la presse, tout est normalisé Lire la suite La guerre de la terreur Wahabi-Likudnik – Pepe Escobar

Jusqu’au bout de l’impudeur !


 laurent-fabius-le-11-septembre-2013-a-l-assemblee-nationale-_1267943« Les chrétiens d’Orient, partout d’ailleurs, non seulement sont menacés mais sont pourchassés, liquidés. Cela ne peut pas être accepté ni par la France compte tenu de sa tradition ni par la conscience universelle ».

Qui est l’auteur de cette déclaration prononcée devant les députés à l’assemblée nationale ce mardi ?

Un petit indice pour vous aider ; C’est un ministre qui a du sang contaminé sur les mains. Il a rajouté :

« La France défend partout la liberté de culte, la liberté de religion, elle défend partout les minorités ». Il affirme ensuite  que le respect des minorités religieuses est « un principe sur lequel la France ne saurait en aucun cas transiger ».

Toujours pas ? Encore une dernière phrase tirée de sa prestation :

 « Chaque fois qu’une exaction sera commise, il faut que nous fassions entendre notre voix ».

Et si je vous disais que cette voix se fait déjà entendre aux sons des « Allah Akbar » scandés à chaque tête coupée, chaque innocent sommairement exécuté, par des fanatiques sponsorisés par cette personne qui prétend vouloir défendre les minorités que l’on massacre. Vous l’avez deviné, il s’agit de Laurent Fabius, bien sûr.

Qu’il soit tordu, menteur, machiavélique, passe encore. Tous les hommes politiques le sont à des degrés divers.  Mais tant de cynisme dépasse l’entendement. De tous les personnages impliqués dans l’affaire syrienne, Laurent Fabius est le seul,, à ce jour, qui ait clamé ouvertement que ces massacreurs ne sont après tout que des combattants, en affirmant notamment que « sur le terrain, ils [Al Nosra] font du bon boulot »(*). Même Bandar Ben Sultan est plus discret sur ce sujet.

Le plus navrant dans cette histoire, c’est qu’aucun député n’a questionné le ministre des Affaires Etrangères sur son charabia. Les Français ont-ils encore des représentants ? Ou le système est-il à ce point corrompu qu’il n’y a rien à faire ?

Avic

(*) – Le Monde, 13/12/12

1238977_606033796106990_1034774242_n

Syrie : repli stratégique ou débandade ?


AA-9fd0d-4f403Ce mardi 17 septembre 2013, ni la Syrie ni la guerre punitive ne font plus recette. Même le rapport tant attendu des experts des Nations Unies relatif à l’utilisation d’armes chimiques le 21 août dernier dans la Ghouta de Damas, est passé à l’as 1. Il faut dire que ses conclusions étaient connues d’avance et, sauf à se prétendre ministre des Affaires étrangères comme M. Fabius, nul n’attendait de ce document la moindre révélation. Surtout pas quant à l’origine des tirs – s’ils ont jamais eu lieu – qui décimèrent des malheureux étrangement homogène quant à leur âge et à leur sexe (il suffit de se reporter aux vidéos disponibles sur la Toile pour constater cette déconcertante anomalie – voir également Rivarol n°3107). Un fait divers, les tueurs fous de Washington – sortis des rangs de la Marine ! – font aujourd’hui la Une de l’information. Un fait divers, ou un clou, chasse l’autre.

Une diversion utile voire nécessaire pour faire oublier le dégonflage d’une guerre voulue mais impossible à conduire dans les circonstances présentes… ce qui ne signifie pas que le parti des éradicateurs ait définitivement renoncé. Non point ! Les « agendas » sont là – et parlons plus volontiers à propos de l’Exécutif américain de “cahier des charges » – or tôt ou tard, d’une façon ou d’une autre, ils devront être suivis et remplis. Répétons-le, nous reculons pour mieux sauter. Le Proche-Orient est un baril de poudre et d’aucuns s’emploient assidûment à battre le briquet pour en allumer la mèche. Ce n’est au demeurant, pas d’une mais d’une douzaine d’attaques à l’arme chimique – sans parler les multiples tueries ayant fait l’objet de tentatives d’instrumentation à des fins d’embrasement général – dont il été jusqu’ici question sur le théâtre des opérations syrien de l’actuelle et tacite guerre mondiale. Mais, las, la mayonnaise n’étant pas parvenue à prendre, il faudra recommencer… « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, polissez-le sans cesse et le repolissez ;
ajoutez quelquefois, et souvent effacez » [Nicolas Boileau 1636/1711].

Gageons que pour faire monter les enchères, le prochain acte de terrorisme chimique pourrait avoir lieu en Israël. Il ne s’agit pas tout à fait d’une hypothèse gratuite, mais d’un scénario sérieusement évoqué par quelques experts ès coups tordus 2. De toute façon le feu couve, les djihadistes d’al-Nosra (entendez les mercenaires recrutés et payés par notre allié saoudien), tout comme « l’opposition démocratique » (celle des Frères musulmans syriens), refusent et dénoncent les accords Kerry/Lavrov. Dans le même temps les Turcs [AFP16sept13] abattent un hélicoptère syrien qui aurait « violé leur espace aérien » (! ?)… tandis que M. Fabius veut pour sa part réinterpréter les termes de l’accord russo-américain en exigeant des « frappes automatiques » en cas de non respects des clauses contraignantes relative au calendrier de désarmement chimique de la Syrie.

Sur ce point le sieur Ban Ki-moon déjà cité, fait presque de la surenchère – sans toute fois parler précisément des frappes – en demandant « instamment au Conseil de Sécurité une Résolution claire… placée sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies ». Lequel chapitre prévoit effectivement des sanctions pouvant aller jusqu’à l’usage de la force dans le cas où un pays ne respecterait pas une décision du dit Conseil. De là à pressentir que le processus diplomatique – qui a suscité tant d’espoirs et fait pousser un ouf de soulagement à la planète toute entière – s’achemine à grande vitesse vers le fond de l’impasse, le pas est tôt franchi. Car enfin pour négocier, il faut deux choses indispensables : de la bonne foi et de la bonne volonté. Resterait d’ailleurs à savoir si la guerre de Syrie aurait jamais eu lieu et se serait aussi longtemps prolongée si ces deux traits de caractère avaient prédominé dans la classe des petits maîtres de la politique occidentale ? Chacun apportera à la question la réponse de son choix, au reste la clef du problème est là, et bien là.

Ce pourquoi in fine nous devons nous garder de pavoiser à l’instar de ceux qui vont trop vite en besogne et affichent une fâcheuse tendance à prendre leurs désirs pour des réalités. Nous pensons à tous ceux qui voient dans la reculade de Washington – et accessoirement dans le largage du pitre élyséen – l’occasion de se réjouir bruyamment : « les russes expulsent de facto les américains de leur plus forte zone d’influence sans avoir tiré un seul coup de feu, qui plus est en les humiliant de façon historique et en les transformant en parias diplomatiques » ! N’est-ce pas cependant quelque peu excessif au regard du fil réel des événements ?

Ne conclurons pas pour autant en misant à fonds perdus sur les tocards qui nous gouvernent – sachant que le pouvoir véritable se trouve derrière le rideau – et particulièrement sur celui qui fait « la guerre sans l’aimer »… le premier président oscarisé « Noble de la Paix » avant même d’être entré en fonctions. N’est-ce pas merveilleux ? Finalement nous devrions pouvoir dormir sur nos deux oreilles puis que dans le Meilleur des Mondes orwellien possible «  la Paix c’est la guerre  » et vice vers. Ah les beaux jours à venir !

Léon Camus

Syrie… La guerre en perspectives

Le spectre des frappes américaines – la France comptant pour du beurre – en Syrie semble temporairement s’éloigner mais la menace existe toujours, et immanquablement ce cauchemar reviendra hanter nos mauvais rêves éveillés. Le parti de la guerre, dont on constate chaque jours à quel point qu’il détient le monopole quasi absolu de la presse occidentale, reste encore trop puissant pour renoncer maintenant… même si son emprise sur les représentations nationales – élus et classes dirigeantes – semblent s’amoindrir notamment sous l’effet d’une réprobation voire d’une hostilité de l’opinion qui s’affirment de plus en plus à travers les « réseaux sociaux », la presse samizdat et la contre-culture de la Toile.

Il n’existe à ce jour aucune preuve tangible de la responsabilité du pouvoir syrien dans l’attaque chimique du 21 août à la Ghouta, culpabilité qui était censée légitimer des frappes coalisées contre Damas. S’il en existait, elles seraient déjà sur la table et le fameux « rapport » de l’Onu – désespérément muet sur cette question cruciale – n’aurait pas manqué de les mettre en avant. À défaut de preuve, les meutes médiatiques ont donc donné de la voix. Et les folliculaires sont montés en première ligne sur le front de la « guerre morale », succédané de la guerre juste des années 2000. Croisade qui a pris son plein essor avec les Printemps arabes et le recours systématique depuis 2003, dans les guerres d’agression, du « droit d’ingérence humanitaire ».

Une notion ancienne née de la guerre du Biafra – 1967/1970 – mais reprise à la fin des années quatre-vingt-dix par le bon Dr Kouchner et Rony Brauman, fondateurs de l’Ong Médecins sans frontières, tout deux chauds partisans de l’intervention armée contre la Syrie loyaliste. Les mêmes puritains du démocratisme qui dénonçaient il y a peu en Égypte la déposition du Frère Morsi par l’armé comme une illégalité majeure. Bref les contradictions n’ont jamais gêné les idéologues ni les médiacrates grâce auxquels nous venons d’assister à une formidable séquence d’acrobaties manipulatoires… de celles qui enchantent les spectateurs lucides que nous nous efforçons d’être. C’est en effet une ahurissante opération d’enfumage que nous venons de vivre ces derniers jours et en direct sous la forme d’une tentative caractérisée de « viol des foules par la propagande », selon la formule sans équivoque du franco-soviétique Serge Tchakotine [1883/1973]. Viol presque accompli, à quelques heures près, mais aussitôt suivi d’une débandade générale à laquelle M. Hollande n’a toujours manifestement rien compris

« Tu mens comme à la radio »… adage populaire soviétique

La propagande consiste – rappelons-le – à tétaniser toute pensée individuelle par un pression psychologique intense exercée sur l’opinion. La répétition inlassable du même message formant le principe de base de tout conditionnement mental. Pratiquée aujourd’hui avec une capacité de nuisance surmultipliée par les nouveaux médias audiovisuels et télématiques, sa puissance perverse n’est évidemment plus à démontrer… d’autant que le terme même de « propagande » a disparu du vocabulaire [principe de la novlangue, faire disparaître les mots pour effacer la réalité]. Il n’est donc pas inutile d’en rappeler les trois premiers principes : premièrement « plus c’est gros, mieux ça marche ». Le coup de l’attaque chimique sans preuve aucune en est ici une illustration exemplaire. Ensuite – deuxième principe – il s’agit de marteler ad nauseam deux ou trois slogans mécaniques suscitant une réaction émotionnelle jusqu’à ce que le « dernier des arriérés mentaux l’ait parfaitement assimilé ». Procédure utilisée avec l’instrumentation du faux massacre de Timisoara en Roumanie, de Račak au Kossovo et bien d’autres, telles les couveuses du Koweït, ceci afin porter en conclusion des accusations à vocation létales 3.

Troisième principe, le plus pernicieux, finalisant les deux premiers : ceux-ci fabriquent des hordes d’idiots utiles, des désinformés qui deviennent à leur tour des désinformateurs tout en créant un phénomène d’unanimisme – ou de conformisme – qui entraîne l’ensemble de l’opinion, ou en tout cas la sidère ! À ce stade, impossible d’aller contre une opinion commune universellement partagée. Ainsi se crée des polices de l’esprit auto engendrées et auto-entretenues. Prière de ne pas aller alors à contre sens de l’opinion dominante sauf à se faire écharper ou, à tout le moins, à s’exposer à de sévères déboires. Ainsi en France, quelques rares politiques s’étant risqués à marquer leur opposition aux frappes, et à ce titre jugés trop tièdes par la police de la pensée, de la promotion de la vertu et de la proscription du vice, se sont vus traiter de « munichois », un comble ! Rien, nous le voyons, n’arrête la propagande de guerre ses excès les plus vils, surtout lorsqu’elle ne dit pas son nom. Reste que l’information circule, volens nolens, à flots continus sur la Toile et que les mensonges perdent tendanciellement du terrain.

Pourquoi l’Amérique dite démocratique voulait-elle foudroyer la Syrie ?

Les médias non seulement mentent ouvertement mais pire, ils ne disent pas tout, ils mentent en fait par omission ce qui représentent en gros 70% de leur activité. Or, à l’évidence Washington éprouve l’amère sentiment de la défaite. En un mot, les dirigeants américains sont bien forcé de constater que l’influence que l’Amérique exerçait en Orient, s’essouffle dangereusement, qu’elle perd du terrain en Syrie dans une interminable guerre multi fronts. Guerre où les États-Unis sont indirectement engagés depuis 2011 derrière l’écran de la sous-traitance locale et régionale : schématiquement, les Frères musulmans en Égypte, en Tunisie et au Maroc, Otan en Libye, Français au Mali, Wahhabites qataris et séoudiens associés aux “musulmans modérés” du Turc Erdogan en Syrie, tous dûment pilotés et armés par le Pentagone associé au Département d’État. Ne parle-t-on pas de « diplomatie armée » à propos du Département d’État ?

Certes l’Amérique d’Obama et de Wall Street ne veut ni ne peut perdre la face. Car cet avant-goût de défaite stratégique en Syrie acquiert subrepticement, dans la conjoncture actuelle, une dimension mondiale. Mise en perspective sur deux décennies, le manque-à-gagner syrien prend un singulier relief. Car il vient conclure une longue série de revers et de déboires : en Libye (symbolisé en septembre 2012 par l’assassinat de l’ambassadeur Christopher Stevens dans un bâtiment consulaire théoriquement ultra protégé), ou bien en Égypte avec l’élimination brutale (de ses alliés) les Frères musulmans, en Turquie où l’instabilité du pouvoir apparaît en plein lumière. En fin de mécomptes, la guerre en Syrie qui pourrait devenir – selon toute vraisemblance – le point de bascule fatal. Soit le « point culminant », au sens de Clausewitz, à partir duquel les courbes et tendances commencent à s’inverser. Dit Autrement, tous les efforts que les É-U y déploient actuellement semblent désormais ne plus devoir produire que des effets de plus en plus inverses aux buts recherchés.

La guerre en Syrie revêt donc actuellement le visage d’une première « bataille d’arrêt » d’envergure dans la vaste trajectoire conflictuelle qui se dessine depuis la fin de l’Union soviétique en 1991 entre la Fédération de Russie et les Administrations américaines successives. Confrontation froide qui se solde – en lieu et place des régimes attendus de la Terre promise démocratique – d’une installation pérenne du chaos en Afghanistan, au Waziristân (Zones tribales du Pakistan), en Irak, en Libye, au Yémen, en Somalie, au Sud Soudan, et cætera.

Rapportée à la Région du Proche Orient, la perspective insupportable d’une défaite géopolitique pour Washington s’inscrit de surcroît dans une relative absence d’intérêts vitaux à défendre… notons à ce sujet que l’exploitation des gisements de schistes bitumineux sur le territoire américain devraient en principe réduire la dépendance des É-U aux hydrocarbures du Golfe. Hormis, les intérêts – déclarés sécuritaires – des très encombrants et turbulents alliés locaux – Israël pour ne pas le nommer ou l’Arabie wahhabite – dont il faut bien admettre que l’insignifiance géopolitique apparente domine ou surplombe encore et toujours les décisions de la Maison Blanche ainsi que les réflexions des thinks tanks washingtoniens. Il est par conséquent totalement exclu d’imaginer la fin de cette trajectoire conflictuelle quelle que soit l’issue de la guerre de Syrie. Et parmi les issues possible, il en est une que nous ne pouvons ne pas retenir : celle justement du retour en force d’une menace de frappes balistiques.

De quelles frappes anti régime était-il question ?

Le terme de « frappes », dont abuse le réductionnisme politique et propagandiste, laisse supposer qu’il suffit de presser sur un bouton pour régler l’affaire. Rien de plus dangereusement erroné. On notera qu’a priori, sur un plan strictement militaire, l’annonce très à l’avance de tirs de missiles de croisière et des bombardements ciblés – et les retarder de jour en jour – constitue une véritable hérésie parce que cela en amoindrit largement la portée et en affaiblit l’efficacité, surtout si l’on entend pratiquer la « frappe de décapitation  » 4. Ne serait-ce qu’en donnant aux futurs bombardés toute latitude pour prendre les contre-mesures adaptées. En outre ajouter des délais aux délais instille – dans les états-majors et l’opinion – un doute déplorable quant à la volonté réelle d’agir. C’est bien ce qui s’est passé récemment en dépit de la logorrhée des gens de presse qui s’égosillent à crier victoire là où la reculade est patente.

Toujours concernant les « frappes », le mot joue psychologiquement sur la perception d’une surpuissance militaire telle qu’elle interdirait automatiquement toute forme de réaction. Rien de plus faux également. La toute puissance de la machine militaire américaine n’a nullement empêché une débâcle finale, et littéralement une fuite au petit matin blême, quand les dernières troupes exfiltrées d’Irak ont franchi la frontière koweïtienne… Fuite désastreuse d’Irak et débâcle en Afghanistan, pas de quoi pavoiser. Dans les deux cas la toute puissante Amérique [Mighty America] s’est trouvée « disqualifiée » dans des conflits asymétriques qu’elle s’est montrée piteusement incapable de gérer. Souvenons nous de Scott Ritter ex agent de la CIA et du Mossad, ancien membre de l’équipe d’enquête des Nation Unies [UNSCOM], qui avait pronostiqué dès 2003 que les Américains quitteraient la Mésopotamie « la queue entre les jambes ». c’est chose faite. Une prédiction au demeurant inscrite dans le code génétique et le mode opératoire imprégnés d’hybris [démesure] des idéologues de Washington et de l’Establishment néoconservateur.

À l’heure actuelle, en ce qui concerne l’auteur des frappes annoncées – mais non encore consommées – la situation se présente sous un jour nouveau… beaucoup plus redoutable que dans les guerres précédentes car il se trouve face à une armée syrienne qui résiste ! De l’inédit, car contre toute attente et depuis plus de deux ans et demi, l’armée de conscription d’El-Assad tient bon et supporte tous les assauts lancés contre elle. Après deux ans et demi de combat la rébellion n’occupe pas plus de 40% du territoire malgré les milliards investis par les monarchies wahhabites et les dizaines de milliers de combattants djihadistes qui convergent de tous les horizons du Dar al-Islam. Cette résistance représente pour les États-Unis une véritable première dans l’histoire récente. Ceux-ci n’ont en effet jamais rencontré depuis le Vietnam [1954/1975] de véritables adversaires… pas plus Milosevic que Saddam, pas plus le régime de Mollah Omar que le Chamelier fou. La constante stratégique veut en effet que la guerre au XXe siècle finissant et XXIe commençant, se soit toujours faite du fort au faible. Et quand le faible à l’outrecuidance de résister et de rendre les coups, il est derechef qualifié de « terroriste » et, horresco referens, de « déloyal » !

En ce qui concerne la Syrie, l’armée yankee est pour l’heure en situation d’aveuglement face à un adversaire parfaitement aguerri par deux cruelles années de combats incessants. Aveugle singulièrement en ce qui regarde les intentions exacte des forces syriennes et de leur commandement politique : faire le gros dos ou réagir violemment et dans quelles proportions. Une cécité plus grande encore pour ce qui de leurs capacités réelles de défense et de rétorsion. Le président Bachar a ainsi prévenus que les acteurs d’un conflit élargi sont potentiellement multiples et qu’ils comprennent d’incontrôlables organisations non gouvernementales pouvant s’attaquer de leur seule initiative aux intérêts américains et occidentaux, et fort loin du théâtre officiel des opérations. Propos repris par Sergei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, qui de son côté, en cas de frappes sur la Syrie, a prédit une « explosion de terrorisme dans la région ». Déclaration à prendre au sérieux quand on voit l’intensification de la guerre inter-communautaire en Irak où les morts se comptent par centaines chaque semaine.

La guerre en proie au principe quantique d’incertitude

Mais qui veut frapper doit s’attendre – quand même – à une contre-frappe, étant entendu la réponse ne se situe pas forcément sur le même plan, et peut le cas échéant consister en des actions plus inattendues, touchant n’importe quel point de vulnérabilité de l’attaquant… et celui-ci d’évidence n’en manque pas !

In fine, la supériorité technique des États-Unis est aussi un des aspects les plus tenaces de son mythe, parce qu’elle n’a de réalité vrai que dans la mesure où l’adversaire n’est pas à sa hauteur ou de sa force… toujours et uniquement dans le cas normal d’un conflit « asymétrique » ! Précisément dans le cas syrien, la suprématie air/mer/espace/cyberzone des forces américaines apparaît hélas comme triplement menacée. Elle l’est d’abord par l’indéniable compétence de l’armée syrienne loyaliste tenant avec brio face aux actions combinées particulièrement vicieuses des services spéciaux occidentaux [israélo-anglo-américains, turcs, français et séoudiens] en appui logistique et à l’encadrement – jusque sur le terrain – des rebelles et des mercenaires recrutés dans toutes les banlieues du quart-monde.

Supériorité également remis en cause par la jeu de la Russie qui fait, peu ou prou, directement ou indirectement, partager à la Syrie de ses propres avancées en matière d’armement… même si a contrario, pour créer un climat favorable à une désescalade, Moscou a annoncé la suspension de ses livraisons à Damas de systèmes de défense anti-aérienne hypersoniques S300. Des engins auxquels les forces américaines ne se sont jamais trouvées confrontées… pas plus qu’aux redoutables missiles antinavires Yakhont de dernière génération. Un degré d’incertitude jamais atteint qui a indéniablement freiné les ardeurs d’un Pentagone déjà peu chaud à l’idée de s’engager dans une confrontation – même très limitée dans le temps – pouvant déboucher sur un détestable inconnu, tel une nouvelle guerre régionale à nouveau ingérable.

Imaginons un instant les conséquences géopolitiques que pourraient, ou auraient pu entraîner des frappes – aussi « contrôlées » aient-elles été – compte tenu du fait que le régime syrien bénéficie de soutiens internationaux ouvertement déclarés… et accessoirement d’autres plus ou moins implicites. La Chine et l’Inde font peut parler d’elles, elles n’en sont pas moins présentes et actives sous la surface des apparences. Ce soutien – implicite – englobe d’ailleurs une grande partie des pays émergeants, c’est ce qu’a dévoilé le G20 au cours duquel une nette ligne de démarcation s’est dessinée entre un bloc occidentaliste sur la défensive – pour ne pas parler de désarroi – face à quatre milliards d’hommes qui commencent à contester un ordre mondial à présent dépassé. Un monde unipolaire obsolète que la suprématie du dieu dollar et des armes américaines leur imposaient jusqu’alors. Or qui ne voit que ces deux dimensions de la puissance tutélaire sont à présent plus que battues en brèche ? Lâchés par leurs opinions de plus en plus réticentes à gober les mégas mensonges de l’armée supplétive des médiacrates – qui n’osent même plus invoquer la « Communauté internationale » en renfort de leurs bobards – le camp oligarchique des tenants de la guerre se retrouve peu à peu très isolé. À tel point que M. Hollande – et son personnel de maison – se découvre seul et à poil hors de la tranchée. Et ce n’est pas le pitoyable exercice télévisuel du dimanche 15 septembre qui démentira ce triste constat !

Défis insurmontables auxquels les stratèges américains doivent faire face

En résumé, ceux qui ont en charge la mise en œuvre de frappes éventuelles –c’est-à-dire qui portent aussi la responsabilité de leurs conséquences – se trouvent en situation de devoir « gérer » contradictoirement plusieurs contraintes : primo l’incertitude stratégique qui vient d’être évoquée ; deusio, convaincre le politique qu’aucun résultat militaire ou politique n’est acquis à l’avance. Bref que tout opération de « punition » est profondément est intrinsèquement aléatoire…même en termes de communication. Qu’il s’agisse de décapiter l’état syrien (honni), de soulager la pression pesant sur ses alliés combattants soit les bandes rebelles dites “libres”, ou encore de mettre à terre les infrastructures vitales au régime. Pour mémoire en Yougoslavie ce sont les centrales électriques civiles qui furent traitées à la bombe au graphite, ce qui constituait un authentique crime de guerre dont les Nations Unies ne se sont pas émues pour autant ni le moins du monde. Équivalent des tirs d’artillerie destinés à préparer (naguère) le terrain, ces frappes auraient été – ou seront – comme toute frappe massive faiblement discriminée ; en un mot, en infiniment moins précises que ne l’affirme les dépliants commerciaux des marchands d’armes. Elles devraient ou pourraient occasionner un grand de victimes que la morale occidentale s’empressera de passer par pertes et profits à l’instar des centaines de milliers de victimes irakiennes des nobles guerres à « zéro mort » (chez l’agresseur) de 1991 et 2033 et de leurs terribles séquelles humaines.

Bref, les tirs de missiles devraient être évidemment coordonnés avec une contre-offensive généralisée des rebelles, ceux-là mêmes qui n’admettent par principe aucune forme de négociations, pas plus que le dernier compromis de Genève Lavrov/Kerry relatif au désarmement chimique de la Syrie. La guerre si elle a lieu, maintenant ou plus tard, promet par conséquent d’être missilière d’abord, et immanquablement néolithique ensuite. Ce qu’elle est déjà avec ses massacres à l’arme blanche, des fanatiques qui dévorent les viscères des ennemis tombés, les viols systématiques de chrétiennes ou leur mariage forcé… Grand avantage, cette guerre doperait l’industrie de l’armement et de la recherche par le renouvellement des réserves et l’adaptation aux ripostes d’en face !

En attendant la suite…

Quel que soit le niveau de succès apparent des frappes à venir – si elles surviennent quelque jour – et dans le cas où le dirigeant visé était effectivement éliminé, leur effet majeur se mesurera d’abord au plan international par une profonde vague de haine anti-américaine et anti-occidentale. Prévaudra également le sentiment qu’il n’existe plus aucune barrière pour contenir l’iniquité des puissances de l’Ouest, et surtout pas celle de la légalité internationale, pour être protégé d’un éventuel « renvoi à l’âge de pierre » (Cf. le plan Morgenthau, Secrétaire au Trésor de Roosevelt, qui en 1944, entendait appliquer cette doctrine humaniste à l’Allemagne vaincue et accessoirement à la France reconfigurée dans sa version mérovingienne), comme ce fut très explicitement prévu et exécuté pour l’Irak, tout comme de facto pour la Libye, l’Afghanistan… Ce contexte d’anarchie internationale suscitera des choix et positions antagonistes de la part des peuples du Proche orient qui d’une façon ou d’une autre nous en ferons payer le prix. Souvenons-nous du rude « choc pétrolier » de 1973, suite et conséquence immédiate de la Guerre d’Octobre, dite Guerre de Kippour.

Au niveau des politiques, cette perception sera encore plus forte dans la mesure où la chute éventuelle du régime syrien sera interprétée comme préfigurant celle d’autres régimes… accessoirement algérien et plus sûrement iranien. Puis la mise en ébullition du Caucase et de l’Asie centrale en usant de l’arme islamiste – tchétchène certes, mais pas seulement – en vue d’atteindre au cœur, un jour proche ou lointain, le régime russe… lequel énerve tout particulièrement, et depuis des lustres, les anciens refuznik soviétiques reconvertis dans les Fonds spéculatifs [hedge funds] grâce auxquels ils se sont taillés de bonnes places au soleil dans les cimaises de l’élite américaine. Il s’agira aussi d’atteindre le régime chinois, tant qu’à faire, qui est déjà officiellement, et depuis longtemps, inscrit au rang d’ennemi principal.

Par voie de conséquence rien n’empêchera plus une coagulation accélérée d’alliances destinée à neutraliser une menace atlantiste devenue permanente et ne laissant aucune autre alternative. Par trois fois au XX° siècle l’Europe et le monde ont connu des phénomènes comparables – fruits pourris de l’inconséquence des gouvernements de l’époque – qui poussèrent les Nations occidentales à s’entre-tuer allègrement. L’effet géopolitique de frappes contre la Syrie précipitera immanquablement la constitution de cette bipolarité évoquée plus haut, dans le contexte d’une mutation globale qui opposera le monde dominant d’hier à celui émergeant de demain. Rien de ceci ne relève d’une hypothétique prévision. Il s’agit du scénario le plus probable, ni plus, ni moins. Bien sûr, la guerre universelle ne sera pas nécessairement au rendez-vous, les moyens et les voies non militaires de “containment“ [encerclement, endiguement] seront en premier lieu privilégiés. Parce que la rationalité n’est pas tout à fait absente du calcul politique – au grand dam il est vrai des idéologues – nul n’ignore que les conflits armés ouverts ne sont plus aujourd’hui contrôlables au-delà d’une certaine intensité ou d’une certaine ampleur géographique. À éviter donc autant que faire se peut, et c’est là le cas de figure auquel nous venons d’assister : le schéma des « frappes » comportaient trop d’incertitudes et les Russes se sont montrés trop présents à proximité de l’éventuel champ de bataille, le Pentagone l’a donc emporté – pour le moment – sur le Département d’État, relais des groupes de pression et des oligarchies activistes.

Quand la main gauche veut ignorer ce que fricote la main droite

Finalement n’oublions pas que les États-Unis sont encore une grande Nation. Il existe assurément en son sein nombre d’esprits lucides, conscients des implications et des conséquences d’engagements armés sans nécessité ni fondements réels. Ce n’est pas El-Assad l’agresseur, n’est-ce pas ? De profondes dissensions se sont faites jour à l’occasion de cette veillée d’armes planétaires au sein de la classe politique américaine, Démocrates et Républicains confondus, à telle enseigne que si le Congrès était actuellement consulté, il s’opposerait certainement à toute intervention contre Damas. Sinon pourquoi en avoir repoussé le vote ? Un vote par ailleurs non nécessaire mais qu’Obama, peu sûr de ses arrières, tenait à engranger pour justifier son futur Prix « Nobel de la Guerre » !

Par bien des aspects, l’actuelle crise syrienne rappelle celle des missiles de Cuba au cours de laquelle le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev, par une savante manœuvre sur fond d’une effrayante montée aux extrêmes – la confrontation nucléaire finale fut quelques heures durant à l’ordre du jour – finit par concéder au président Kennedy une apparente victoire morale et politique. Alors que les Soviétiques semblait céder en retirant sans barguigne leurs missiles nucléaires de Cuba, sans bruit les États-Unis retirait de leur côté leurs missiles pointés sur l’URSS depuis la frontière nord de la Turquie. Jamais pourtant les médias de l’époque n’évoquèrent cet aspect – aussi déterminant que capital – du dénouement de la crise. À ce stade on pourrait même aller jusqu’à imaginer que les missiles soviétiques ne furent déployés à Cuba que pour permettre et d’aboutir à ce résultat, c’est-à-dire au retrait des vecteurs américains à moyenne portée… Maintenant, seule l’histoire diplomatique nous dira – peut-être et beaucoup plus tard – ce que recouvre aujourd’hui la volte face de l’Amérique dans le dossier faisandé des armes chimiques de Damas. Dans le domaine des relations internationales, seuls les rapports de puissance et la subtilité des joueurs déterminent la configuration des champs de force… C’est finalement ce qui ne s’aperçoit pas, ce dont nul ne parle qui se révèle surdéterminant, véritablement décisif dans la répartition des rôle et le travail souterrain des tensions architectoniques à l’œuvre dans la décomposition et la reconfiguration des blocs et ensembles géopolitiques.

L. Trusk & L. Camus

Notes

(1) Le fil des événements. Menaces de frappes imminentes, à la suite du massacre de la Ghouta, lequel a été attribué sans discussion possible par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France au gouvernement syrien, tandis qu’a contrario la Russie et l’Iran l’attribuait à l’opposition armée. « Crime de guerre » – selon le terme employé par le Secrétaire général de Nations Unies, Ban Ki-moon – les armes chimiques existent très vraisemblablement encore dans les arsenaux des États-Unis, de la Russie et d’Israël malgré l’engagement pris à les avoir détruites à l’échéance de 2007. En 1997 la Convention internationale sur les armes chimiques en prohibait de façon définitive l’usage de ce type d’arme (voir le Protocole d’interdiction de 1925), ce qui eut dû impliquer, normalement, la destruction des réserves existantes. Subsisteraient aujourd’hui quelque 5 500 tonnes d’armes chimiques aux É-U (soit six fois les quantités estimées en Syrie) et 21 500 en Russie. Idem pour Israël où règne l’opacité la plus totale, l’État hébreu ayant signé mais non ratifié la Convention internationale. Ceci expliquant cela, l’Égypte n’a pas non plus signé la dite Convention. La crise se désamorce brutalement avec le volte-face spectaculaire du président Obama le samedi 7 septembre alors que la France a – selon toute vraisemblance – déjà transmis à ses forces des ordres de frappes.

(2) Israël sonne le tocsin et distribue à ses populations des masque à gaz. l’information et met un peu plus d’huile sur le feu en diffusant l’information suivant laquelle Damas selon «  a] [il n’est pas écrit aurait] fourni une tonne de gaz [innervant] VX au Hezbollah, le groupe terroriste chi’ite libanais  ». Transfert qui aurait eu lieu «  en plein milieu des pourparlers, censés imposer le placement des ADM syriennes sous contrôle international en vue de leur hypothétique destruction  ». Ajoutons qu’aux dires de l’un des chefs de l’Armée syrienne libre « les armes chimiques sont en train d’être réparties entre l’Irak et le Liban »[timesofisrael.com13spt13].

(3) Le grand théoricien du conditionnement « publicitaire » des foules aura été Gustave Le Bon [1831/1931], physicien (l’un des découvreurs de la conversion énergie/matière cf. « L’évolution de la matière » 1905) et génial psychosociologue (« Psychologie des foules » 1895 et « Psychologie du socialisme » 1898), repris et pillé par le neveu de Freud, Edward Bernays » [1891/1995], notamment in « Propaganda » 1928, et ultimement par Serge Moscovici in « L’Âge des foules : un traité historique de psychologie des masses » 1981.

(4) Des tentatives de frappes de décapitation furent couronnées de peu de succès : ainsi en 2003 l’offensive contre l’Irak débutait par l’opération « Décapitation » visant le Raïs Saddam Hussein. Un avion furtif F-114 larguait le 20 avril à l’aube quatre bombes EGBU-27 d’une tonne chacune, guidées par GPS sur le palais présidentiel à Bagdad. Quelques jours auparavant, le 9 avril, Saddam Hussein devant commémorer la naissance du parti Baas dans le quartier Al Mansour, l’information transmise à Tel-Aviv, 45 minutes après Pentagone dépêchait sur place un bombardier B1 protégé par des F16 à 15 heure, heure locale, l’appareil largua 4 bombes JDAM guidées par satellite de 906 Kg chacune. Sans résultat.

http://www.geopolintel.fr/article729.html

Syrie, capture d’officiers européens combattant avec Al-Qaïda


capture_decran_2012-08-24_a_10.55.48Ils sont belges, français, hollandais et britanniques et ils ont été faits prisonniers par l’armée arabe syrienne dans la ville de Qusseir. Ces officiers de pays « civilisés » combattaient avec les égorgeurs d’Al-Qaïda pour faire triompher les valeurs des droits de l’homme ! Parmi ces égorgeurs, il y a aussi des européens de « nationalité » islamique, ceux qui sont issus de la diversité ! Un jour ou l’autre, c’est à Paris, Bruxelles et Londres qu’ils hurleront Allah Akbar.

« Des Belges auraient aidé à décapiter un homme en Syrie (…) Le parquet fédéral a pris connaissance d’une vidéo dans laquelle des jeunes parlant néerlandais auraient aidé à décapiter un homme nu gisant sur le sol, a indiqué la porte parole du parquet, Lieve Pellens. La vidéo a été postée en juin sous un pseudonyme, sur un site internet proposant d’autres vidéos sinistres. Selon la légende, la victime serait un vieil homme chiite (…) On peut y voir un groupe de jeunes, criant « Allah Akbar » et « Tafkir », se tenant près de l’homme nu pendant que l’un d’entre eux lui coupe la tête avec un couteau. Durant cette scène macabre, on entend clairement des propos en néerlandais avec un accent flamand. On entend une voix dire « tournes-le », suivi d’un « sur son ventre » et de « tiens bien son pied ». En plus du néerlandais, on entend également des phrases en français et en arabe. »

C’est la vidéo du scandale, la vidéo de trop. Celle qui fait les unes à Bruxelles, mais aussi à Beyrouth et à Damas.

« C’est une vidéo de plusieurs minutes difficilement supportables » (…). La vidéo a été postée le 2 juin sur des sites spécialisés qui présentent des vidéos d’exécution, de faits de guerre ou d’attentats, précise La Libre Belgique. La légende dit qu’il s’agit d’une exécution d’un chiite en Syrie où la guerre civile a pris un tour confessionnel. Les Djihadistes inspirés par Al-Qaïda nourrissent une haine féroce pour les chiites. Et ils sont nombreux à consulter de telles vidéos comme l’avait montré le procès d’une filière Al-Qaïda à Bruxelles en 2004. De jeunes Belges se nourrissaient de telles images. Aucun visage, ni même silhouette des bourreaux ne sont visibles sur la vidéo. Deux objectifs se focalisent sur le corps du supplicié. Mais les voix sont audibles. On entend beaucoup d’Allah Akbar! (Allah est grand) et d’encouragements qui s’intensifient quand le couteau est placé sous la gorge du malheureux. On sent que l’effet de groupe joue.
Le quotidien bruxellois précise encore : « Il est clair que des Belges figurent parmi les bourreaux. Leur accent ne trompe pas. Leurs paroles sont prononcées en néerlandais et en français : « Comme ça, c’est bon », « Tues-le », « Sale chiite » ou encore – en néerlandais – « Tournes-le », « Mets-le sur le ventre ». » Selon la porte-parole du parquet fédéral belge, la vidéo n’était pas encore connue du parquet. « C’est une nouvelle information pour nous » (sic), explique Lieve Pellens. « Elle va être examinée dans le cadre de l’enquête judiciaire menée actuellement par le juge d’instruction d’Anvers sur différents membres de Sharia4Belgium. »
C’est le dernier épisode du feuilleton des « djihadistes belges » qui secoue le royaume. Épisode faisant partie du gros dossier des djihadistes de l’UE partis combattre en Syrie dans les rangs de l’ASL. Une centaine de Belges – beaucoup de jeunes, et une part de Flamands et Bruxellois de souche convertis – selon Bruxelles, moins d’un millier de ressortissants de l’UE selon l’OTAN. En réalité 6.000 ou 7.000 – dont 800 Belges – selon nos sources syriennes et libanaises.

LE VRAI SCANDALE DERRIÈRE L’ANECDOTE DE PRESSE : A QUSSEIR DES OFFICIERS BELGES, HOLLANDAIS,  FRANÇAIS, BRITANNIQUES, QATARIS CAPTURÉS!

Mais le vrai scandale, celui que personne n’évoque à Paris ou Bruxelles, n’est pas celui des djihadistes, salafistes et autres paumés de Sharia4Belgium partis en Syrie. C’est qu’ils étaient là bas encadrés par des officiers des forces spéciales de l’OTAN, dont des officiers belges et néerlandais. À Qusseir, des officiers belges, hollandais, français, britanniques et qataris ont en effet été capturés!
Selon le journal libanais Al Nachra (fin mai 2013) – infos choc soigneusement occultées dans les médias de l’OTAN -, citant un député du parlement libanais, « des officiers français, britanniques, belges, hollandais et qataris ont été arrêtés au cours des combats à Qusseir alors que l’étau continue de se resserrer autour les terroristes d’Al Nosra. »
Assem Qanso, député du parti Ba’aths socialiste libanais qui se confiait à Al Nachra, ajoute que « le nombre de ces officiers étrangers s’élève à des dizaines. Le chef d’Al Nosra Abou al Walid a été tué alors qu’il combattait au milieu de ces officiers étrangers… 36 villages situés dans la banlieue de Qusseir ont été libérés et l’armée arabe syrienne a réussi en deux jours de combats à nettoyer les régions du nord-ouest de la ville; ce qui veut dire que les voies d’approvisionnement d’Al Nosra depuis Arsal et Homs sont totalement coupées ». Selon ce député libanais de premier plan, des milliers de terroristes se sont rendus et près de 18 Libanais, tous des partisans du cheikh Salem Al Rafaï le religieux salafiste libanais, ont été arrêtés. Il y a aussi des salafistes libanais tués ou encore arrêtés. « Chaque famille libanaise qui a envoyé son fils au front du combat contre la Syrie a reçu 50000 dollars ». Le député s’inquiète aussi du retour des dizaines de combattants salafistes au Liban. « Le Liban ne peut pas tolérer éternellement ces éléments sur son sol surtout quand ils sont équipé » d’armes et de munitions. »

MAIS QUE FONT LES BELGES ET LES NÉERLANDAIS EN SYRIE ?

Pourquoi des Belges et des Néerlandais? Parce que justement le gros contingent des djihadistes venus de l’UE provient de Belgique et singulièrement de Flandre. Et que ces jeunes sans éducation ne parlent pas l’arabe mais juste le Néerlandais.
On comprend mieux aussi la soudaine modération des Belges lors de la dernière réunion de l’UE à Bruxelles fin mai. A Bruxelles ce 27 mai, les 27 de l’UE examinaient en effet la question de la levée de l’embargo sur les armes à destination de la pseudo « opposition syrienne ». Mis en place il y a deux ans, l’embargo européen, y compris sur les armes, expirait fin mai. Londres, le cheval de Troie US dans l’UE, a revendiqué le droit d’agir seul pour aider les opposants syriens. Paris a appuyé ce chantage. Les modérés l’ont accepté.
Curieusement – ou pas? – la Belgique est passée du camp des bellicistes à celui des modérés. Alors que le ministre belge des affaires étrangères Reynders était l’un des chiens enragés de l’UE-OTAN contre Damas, le voilà soudainement devenu très modéré. Il va en effet falloir négocier avec Damas …

QUSSEIR, NID DE BARBOUZES

Qusseir, base principale à la fois de la pseudo ASL et d’al-Nosra (al-Qaïda en Syrie), ville stratégique entre Damas, le pays alaouïte et le nord-Liban, était aussi un « nid d’espions ».
Outre les forces spéciales de l’OTAN venues encadrer les djihadistes de l’OTAN, on y trouvait aussi les barbouzes de Tsahal et du Mossad. « Les membres des forces spéciales de l’armée sioniste viennent d’entrer à Al Qusseir où les terroristes d’Al Nosra et de l’ASL sont encerclés par les soldats de l’armée nationale », écrivait encore Al Khabar Press. « Des forces spéciales israéliennes arrivent expressément pour venir en aide aux terroristes d’Al Nosra. ils ont traversé les frontières du côté libanais et cherchent à empêcher l’avancée des soldats de l’armée syrienne. »
Il s’agissait en effet d’éviter une victoire des loyalistes à Qusseir (libérée ce 6 juin): « Al Qusseir est la principale base des terroristes en action contre l’état et l’armée syriens. C’est une ville qui entre dans la cinquième semaine de son siège par les forces de l’armée nationale. Si l’armée syrienne parvient à entrer dans la ville, l’une des principales artères d’approvisionnement des terroristes sera coupée, au risque de mettre hors-jeu le front terroriste d’Al-Nosra ».

LE JEU VICIEUX DE L’OTAN AVEC LES ISLAMISTES RADICAUX

Mais revenons à nos djihadistes belgo-flamands, un dossier pourri qui illustre tragiquement la politique incohérente de l’OTAN envers les islamistes radicaux… Dénoncés à Bruxelles ou à Paris. Combattus en Afghanistan. Mais financés et armés comme alliés et infanterie coloniale de l’OTAN en Libye, en Syrie, au Mali, ou encore dans le Caucase contre la Russie.
Tout cela se paye déjà en Afghanistan et au Mali avec le sang de jeunes Européens, livrés au Moloch yankee pour mener une guerre néo-coloniale, qui est avant tout une guerre contre la Grande-Europe !
Le groupe salafiste et criminel « Sharia4Belgium », branche d’un réseau islamiste – basé à Londres, « Sharia4UK » – et implanté dans toute l’UE, illustre ce jeu pervers! Il a longtemps été toléré par les polices politiques belge et de l’OTAN, et est sous les feux de l’actualité depuis les émeutes islamistes à Bruxelles du printemps 2012. « Durant la même soirée du 31 mai, une émeute avait eu lieu devant le commissariat de police molenbeekois (une des 19 communes de Bruxelles) de la rue du Facteur, après que Shariah4Belgium, un mouvement islamiste radical (…) ait appelé à des actes de protestation. Durant les jours suivant ces deux événements, les rues de la commune bruxelloise furent agitées. Un extrémiste musulman parisien avait même poignardé deux agents de police dans la station de métro Beekant », écrivait alors La Libre Belgique.
Depuis, après avoir bénéficié d’une publicité médiatique indécente sur tous les médias belges, TV inclus, Sharia4Belgium s’est ensuite révélée comme une des filières principales de recrutement des djihadistes vers la Syrie…Les autorités judiciaires, commente La Libre Belgique, « qui savaient que des membres actifs de Sharia4Belgium étaient en Syrie depuis août dernier, soupçonnaient de longue date que certains avaient pris part à des exécutions. Le parquet fédéral l’avait indiqué après l’arrestation de Fouad Belkacem (leader du groupuscule islamiste) le 16 avril dernier: « Ils auraient rejoint en Syrie des groupes de combattants aux idées salafistes djihadistes inspirées par Al-Qaïda. Ils participeraient à des combats et même à l’enlèvement et à l’exécution de ce qu’ils appellent des « mécréants ». Cette conviction s’appuyait sur des écoutes téléphoniques (…) signalant que son groupe avait décapité un homme qu’il avait enlevé, initialement pour une rançon. »

COMME AU SAHEL, LA VAGUE DJIHADISTE DE L’UE REPOND AU MAUVAIS SIGNAL DES USA ET DE L’OTAN

Le déclencheur de l’activisme terroriste des djihadistes au Sahel et au Maghreb comme en Europe est en effet la réponse à un signal fort, et extrêmement irresponsable, donné depuis plus de deux ans par les USA et l’OTAN: la collaboration des services spéciaux de l’OTAN, et singulièrement de la CIA, des Français et des Britanniques avec des leaders d’Al-Qaida et d’AQMI, sa branche nord-africaine en Libye, en Syrie et en Algérie.
On ne le répétera jamais trop, la vision, exemple emblématique, d’un ancien prisonnier de Guantanamo, Abdelhakim Belhadj, adoubé par les généraux de l’OTAN, français en tête, comme « gouverneur militaire de Tripoli » en Août 2011 est un mauvais signal donné à tous les djihadistes. Relire les déclarations délirantes des généraux français de l’OTAN lors de la prise de Tripoli en Août 2011…
Le même Abdelhakim Belhadj fut ensuite chargé de mission contre Damas en novembre 2011, à la tête d’une brigade en Syrie mais basée en Turquie, et dont les camps d’entrainement étaient précisément organisés en Libye avec la bénédiction du CNT et de ses protecteurs de l’OTAN.

LE SCÉNARIO DU DIABLE

Les USA, l’OTAN et singulièrement la France payent cash le prix fort pour cette politique aventuriste et irresponsable. Et ce n’est que le début. Les djihadistes ont le vent en poupe, disposant maintenant de relais forts et de gouvernements favorables en Libye, en Égypte, en Tunisie et au Maroc, où les salafistes et les Frères Musulmans dominent maintenant la vie politique, toujours sous la protection de généraux « arabes » protégés par les USA et l’OTAN.
A cela s’ajoute le pillage des arsenaux libyens par les « katibas » djihadistes du CNT et la vente par les dirigeants corrompus du CNT libyen d’un impressionnant arsenal à AQMI au début du coup d’état en Libye, en mars-mai 2011 (notamment des ventes de missiles exposées par le Canard Enchaîné à Paris, à l’époque).
Sans oublier aussi la Centrafrique, où les Occidentaux, pas échaudés apparemment par les désastres libyen et malien, ont rejoué le scénario maudit, le scénario du diable, installant au pouvoir la Séléka et ses islamistes – via un nouveau CNT. On comprend mieux alors le nom du pouvoir « de transition » installé au pouvoir en Centrafrique – et que Paris aurait pu balayer sans problème, ce CNT inspiré du CNT libyen de Benghazi…
Derrière ce scénario du diable, il y a le projet géopolitique états-unien, celui des néo-cons de Bush réactivé par Obama, dit du « Grand Moyen-Orient », au sens de plus en plus large et où l’Afrique est devenue l’arrière-cour de ce « Grand Moyen-Orient » remodelé et de sa cible géostratégique, le contrôle de l’Eurasie, clé d’un « XXIe siècle états-unien ». Dans ce projet la tactique est simple, toujours la même : allier dans un état faible ou fragmenté un pouvoir militaire et des forces islamistes, tous deux gagnés à l’économie libérale (la première caractéristique des Frères Musulmans, par exemple, est leur hostilité absolue au socialisme). Pour arriver à cela, il faut évidemment s’allier au diable djihadiste !

LA SCHIZOPHRÉNIE CRIMINELLE DES USA ET DE L’OTAN, JUSQU’À BRUXELLES

La politique des USA et de l’OTAN, dont la France des Sarkozy et Hollande – qui a enterré la politique du général de Gaulle aussi bien au niveau européen qu’arabe – réintégrée dans l’OTAN est le bon élève servile, peut être qualifiée de schizophrène. Chaque jour de jeunes soldats sont sacrifiés en Afghanistan, en Irak ou au Mali pour combattre des djihadistes que par ailleurs on a armés et organisés, comme allié principal, en Libye ou en Syrie. Incohérence ou cynisme …
Schizophrénie qui touche aussi les services spéciaux de l’OTAN. Ainsi les branches Sécurité Intérieure des services français, britanniques ou belges, qui doivent suivre les djihadistes et autres salafistes en Europe, doivent regarder d’un drôle d’œil leurs collègues des branches Action Extérieure et du Service Action, qui ont encadré et armé les mêmes islamistes en Libye ou le font encore contre la Syrie. En particulier les barbouzes français qui ont organisé les livraisons d’armes aux Brigades de Zenten et de Tripoli en juin 2011, avant de remettre la capitale libyenne à leur chef Abdelhakim Belhadj. Où les officiers belges, hollandais, français et britanniques qui ont été capturés à Qusseir …
Cette schizophrénie touche aussi toute la classe politique belgo-flamande (à l’exception des républicains flamands), mais aussi les magistrats, les élites ou les policiers. Qu’attendre encore lorsque que le porte-parole du Parquet fédéral belge, compétent en matière de terrorisme, ose déclarer ce qui suit (16 avril 2013) : « Le Parquet fédéral a souligné l’importance de s’attaquer aux structures et aux groupes qui permettent à des jeunes Belges de se rendre en Syrie. Il précise toutefois qu’il ne faut pas mettre tous les jeunes partis en Syrie dans le même panier, soulignant que certains cherchent à protéger la population civile (sic) et à renverser le régime en place pour le remplacer par un État démocratique (re-sic). » ? TunisieSecret

Luc Michel, repris sur Global Relay Networ

http://www.tunisie-secret.com/EN-SYRIE-CAPTURE-D-OFFICIERS-EUROPEENS-COMBATTANT-AVEC-AL-QAIDA_a610.html

Obama sait-il qu’il se bat aux côtés d’Al-Qaïda ? Robert Fisk


Son staff devrait lui rappeler le bilan de de la dernière attaque américaine contre la Syrie en Décembre 1983. Témoignage de Robert Fisk.

US-POLITICS-OBAMA-MARKEY

Si Barack Obama décide d’attaquer le régime syrien, il aura fait en sorte -pour la première fois de l’Histoire- que les Etats- Unis soient du même bord qu’Al-Qaïda.

Les hommes qui ont tué des milliers de personnes, le 11 septembre, combattront aux côtés de la nation dont ils ont assassinés si cruellement les innocents, il y a presque 12 ans. C’est tout un exploit pour Obama, Cameron, Hollande et les autres mini-chefs de guerre.

Bien sûr que ceci ne sera pas crié haut et fort par le Pentagone ou la Maison Blanche – ni, je suppose, par Al-Qaïda – qui tentent de détruire Bachar. Il en est de même du Front al-Nosra, affilié à cette organisation. Cette affaire soulève quelques possibilités intéressantes.

Peut-être que les Américains devraient demander à Al-Qaïda de l’aider sur le plan du renseignement- après tout, elle est présente sur le terrain, là où les Américains n’ont aucun intérêt à aller.

Et peut-être qu’Al-Qaïda pourrait offrir des informations à un pays qui prétend que les hommes les plus recherchés du monde sont, justement, les partisans d’Al-Qaïda, et non pas les Syriens.

Cela donnera lieu, évidemment, à des situations ironiques. Alors que les Américains frappent Al-Qaïda avec des drones au Yémen et au Pakistan – avec, bien entendu, le lot habituel de victimes civiles- ils fourniront en même temps à cette organisation un soutien face à ses ennemis en Syrie.

Vous pouvez parier votre dernier dollar que la cible des Américains en Syrie ne pas sera Al-Qaïda ou al-Nosra.

Et notre Premier ministre va applaudir tout ce que font les Américains. Les attentats de Londres semblent avoir disparu de sa mémoire.

En Irak, nous sommes allés en guerre sur la base de mensonges proférés par des faussaires et des escrocs. Aujourd’hui, c’est la guerre sur YouTube.

Cela ne signifie pas que les images terribles des civils syriens gazés sont fausses. Cela veut dire que toute preuve contraire va être supprimée.

Par exemple, personne ne va s’intéresser à des rumeurs persistantes à Beyrouth au sujet de trois membres du Hezbollah -qui combat aux côtés des troupes gouvernementales à Damas- qui ont apparemment été frappés par le même gaz, le même jour, dans des tunnels.

Ils sont actuellement traités dans un hôpital de Beyrouth. Donc, si les forces gouvernementales syriennes ont utilisé du gaz toxique, comment se fait-il que des hommes du Hezbollah ont, eux aussi, été touchés?

Et puisque nous parlons de la mémoire institutionnelle, lequel de nos hommes d’Etat sait ce qui s’est passé la dernière fois que les Américains ont attaqué l’armée syrienne? Je parie qu’ils ne s’en souviennent pas.

Eh bien, cela s’est passé au Liban, lorsque l’aviation américaine a décidé de bombarder des missiles syriens dans la vallée de la Bekaa, le 4 décembre 1983. Je m’en souviens très bien parce que j’étais ici, au Liban.

Un bombardier américain A-6 a été touché par un missile Strela syrien –de fabrication russe, naturellement. Il s’est écrasé dans la Bekaa et le pilote, Mark Lange, a été tué, son co-pilote, Robert Goodman, a été fait prisonnier et jeté en prison à Damas.

Jesse Jackson a dû se rendre en Syrie pour le récupérer un mois plus tard. Un autre avion américain -un A-7 cette fois- a également été touché par des tirs syriens, mais le pilote a réussi à s’éjecter en Méditerranée, où il a été retrouvé par un bateau de pêche libanais. Son avion a été détruit.

Bien sûr, on nous dit que cette guerre sera de courte durée, quelques jours tout au plus. C’est ce que Obama aime croire. Mais pensez à l’Iran. Pensez au Hezbollah. Je suppose que si Obama va aller de l’avant, il devra courir… courir.

Robert Fisk

http://mediaramalb.wordpress.com/

Source originale : The Independent

Vers le lynchage de Bachar al-Assad ?


Tribune libre Byblos

120417-3r4v0-bachar-asma-al-assad-sn635Nous avons encore en mémoire les images atroces de Muammar Ghadafi se faisant sodomiser au bâton par les valeureux rebelles de Sarko et BHL avant son exécution. Nous avons encore en mémoire la franche hilarité qu’avait suscité la chose chez Hillary Clinton: «We came, we saw, he died ! Ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha». Aujourd’hui, place à Bachar al-Assad donc, dont on sait grâce aux fines analyses de Libé, du Monde, du Figaro et de toute la presse-Système du Bloc atlantiste en général, qu’il est vraiment très très très méchant face à aux rebelles bisounours de la «so call» révolution. Bien sûr, l’attaque chimique dont on l’accuse est à l’évidence un parfait montage (les Russes en ont fourni la preuve) dans la droite ligne des armes de destructions massives irakiennes, ou des faux bombardements aériens que Ghadafi étaient accusés d’avoir lancés contre son peuple (justifiant l’attaque de la coalition) et qui n’ont jamais eu lieu. Mais à vrai dire : on s’en fout ! Les propagandistes du Bloc occidental savent bien qu’une fois la guerre lancée, plus personne ne se souciera du pourquoi ni du comment, et encore moins quand elle sera terminée. Alors attachez vos ceintures ! C’est peut-être reparti pour un énième vertueux massacre.

Le JT de France 2 comme baromètre
Plus encore que les éditos au garde-à-vous du Monde, de Libé ou du Figaro, le JT de France 2 est LE baromètre infaillible de la propagande en marche dans les rédactions des médias-Système. Et le JT de dimanche soir 26 août, avec une interview du premier-ministre français sur fond de vraie-fausse attaque chimique à Damas, valait son pesant de petites résolutions foireuses au Conseil de sécurité.

– Marie Drucker: La France doit déployer des forces ?
– Jean-Marc Ayrault: Nous avons une exigence c’est que la Commission d’enquête de l’ONU puisse faire son travail rapidement pour que la vérité soit établie.
– M.D.: Mais la vérité il semble qu’on la connaisse.
– J.-M. A. : Il s’avère que c’est sans doute et pratiquement certainement le régime de Bachar al-Assad qui a utilisé l’arme chimique contre son propre peuple. Une fois cette Commission d’enquête terminée nous attendons de la Communauté internationale une décision ferme, une décision claire. Le Conseil de Sécurité se réunira, la Communauté internationale ne peut pas laisser faire ce crime contre l’humanité.

Du côté des médias, on commence donc à s’impatienter.
Lorsque Marie Drucker proclame, un brin agacée : «Mais la vérité, il semble qu’on la connaisse !», elle estime clairement qu’il est temps de passer à l’offensive militaire sans s’encombrer d’une vérification des faits. Vérification d’autant plus inutile, suggère-t-elle implicitement, «qu’on est tous d’accord pour dire depuis le départ que c’est Bachar le méchant. Alors pourquoi vérifier. Et en plus, vous imaginez dans quelle merde on se retrouverait si on découvrait que c’est des free-lance de la rébellion payés par l’Arabie Saoudite, genre les fous d’al-Nosra, qui ont gazé leurs potes pour accélérer les choses ? Hein, Jean-Marc, t’imagines la merde ? Hein ? »
De son côté, J.-M.-A ne veut pas fâcher la speakerine du jour et, après un bref passage obligé sur la vertueuse exigence d’une enquête onusienne qu’il souhaite toutefois «rapide» (c’est-à-dire bâclée), il donne le résultat que ladite enquête devra nécessairement produire. Et notre fumeux premier-ministre d’attendre donc de la Communauté internationale une décision ferme, claire ; bref des bombes car la Communauté internationale (c’est-à-dire les USA, Israël, l’Europe à genoux et quelques princes défoncés aux pétrodollars), ne peut décidément «pas laisser faire ce crime contre l’humanité».
Satisfaction humide de Marie Drucker, fière d’avoir suscité une déclaration aussi héroïque chez son interlocuteur. Non mais !
Accessoirement, et histoire de couper l’herbe sous le pied d’enquêteurs qui pourraient être tentés de faire leur travail (allez savoir….), le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a déclaré le même soir que les preuves d’une attaque chimique du régime de Damas en Syrie «pourraient avoir été détruites» par un bombardement.
En revanche, pas un mot sur les preuves fournies par les Russes au travers deux images satellites qui prouvent que les missiles chargés de produits chimiques ont été tirés de la localité sous contrôle rebelle de Douma.
Affaire classée donc, avant d’avoir été ouverte.

Et toujours cette fascinante inculpabilité
Avec la même «inculpabilité» qui faisait dire à Madeleine Albright que le meurtre d’un demi-million d’enfants irakiens était un prix acceptable à payer pour faire chuter Saddam Hussein ; avec la même  «inculpabilité» qui faisait glousser Hillary Clinton à l’annonce du lynchage de Ghadafi ; avec cette même inculpabilité qui faisait dire à Condoleezza Rice que le cri des civils libanais écrasés sous les bombes israéliennes (en 2006), était «les douleurs de l’enfantement d’un nouveau Moyen-Orient», voici donc l’Occident prêt à remettre le couvert avec une petite boucherie supplémentaire, en Syrie cette fois, histoire de terminer le travail.
Et qu’importe si à ce jour seuls les glorieux rebelles du vertueux Occident ont effectivement utilisé des armes chimiques, faisant de surcroît régner la terreur partout où ils contrôlent le pays.

La marche inéluctable vers l’enfer
Bon comme toujours depuis des mois, ne reste comme frein éventuel aux délires paroxystiques du Bloc atlantiste que la raison de Pékin et celle de Moscou. En cas de réunion du Conseil de Sécurité pour décider de l’attaque à venir, il est probable que les deux capitales asiatiques opposeront leur veto aux désirs morbides de la France, des US et de la perfide Albion.
Mais la marche vers le pire semble inéluctable, et nos vertueux protagonistes ont d’ailleurs d’ores et déjà dit qu’ils étaient prêts à agir en dehors de toute résolution de l’ONU, sur le modèle de la guerre conduite par l’OTAN au Kosovo en 1999. Pensez donc ! Leur raison est si haute, si noble, si pure et au-dessus de tout soupçon qu’elle ne saurait être bridée ni par le droit international ni par la vérité. Au-dessus vous dis-je !
Dès lors, on voit mal ce qui pourrait encore bloquer la machine, d’autant que cette accélération est destinée à pallier aux revers subis par les insurgés qui sont tout simplement en train de perdre la guerre face à l’armée loyaliste.
Pour le plus probable, nous assisterons donc à une tentative d’assassinat de Bachar et de sa direction à coups de missiles, avec l’ambition de favoriser alors une victoire aussi rapide qu’hasardeuse des mercenaires du Bloc atlantiste. Sauf qu’au vu des rivalités qui opposent les différentes factions aux prises en Syrie, on peut dès lors parier sur 10 ans d’enfer dans le pays.
Or ce scénario, déjà foireux par essence, implique aussi une passivité totale de l’Iran, de la Russie et de la Chine qui ont pourtant des intérêts stratégiques en Syrie. Et là, rien n’est gagné.
Car si un seul des protagonistes en question décidait de relever le gant, alors bien malin qui pourrait dire la profondeur des enfers dont le vertueux Bloc atlantiste aura ainsi ouvert les portes.
Au vu de ce qui précède, la seule question qui reste donc ouverte est de savoir s’il reste aujourd’hui un esprit sain – enfin, disons plutôt quelqu’un de sain d’esprit –, à la direction du Bloc, pour envisager un tant soit peu sérieusement les conséquences potentiellement dévastatrices de son hystérie.

Si c’est le cas qu’il se manifeste.

Et vite.

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Syrie : Le massacre des innocents et ses nouveaux objectifs !


Tribune libre – Mouna Alno-Nakhal

khan2-2Par Amin Hoteit

Aux dernières nouvelles, en ce Lundi 29 juillet 2013, c’est au minimum 210 citoyens syriens civils et militaires qui ont été exécutés lors du massacre commis le 26 Juillet par les groupes terroristes armés à l’encontre de la population de Khan al-Assal, localité située à l’Ouest d’Alep, 75 civils seraient toujours retenus prisonniers, 65 personnes seraient toujours sous les décombres des maisons qu’ils ont bombardées et 75 autres seraient toujours assiégées.[1][2], [NdT].

Lorsque les Frères Musulmans se sont lancés vers la conquête du pouvoir en Syrie, ils ont bien été obligés de constater que le peuple syrien qui les a expérimentés depuis des décennies n’a pas oublié leurs forfaits et n’est pas prêt à se laisser abuser par leurs slogans islamistes [3]. Réticence qu’ils ont cru pouvoir vaincre en brûlant les étapes par les pires violences et mensonges à répétition pour susciter l’empathie censée mener à une intervention militaire internationale en Syrie. Falsifications incessantes devenues arguments pour tous les intervenants cherchant à fracasser le rôle central et stratégique de la Syrie dans sa lutte contre le projet US-sioniste de remodelage du Moyen-Orient, l’argument choc étant « Le régime tue son peuple ! ». Argument qu’ils ont préfabriqué avec les régimes arabes et leurs alliés régionaux et internationaux pressés de les voir se saisir du pouvoir pour mettre à exécution leurs accords passés avec l’Occident [4] [5].

Après avoir transformé en « sédition armée » les aspirations populaires légitimes auxquelles l’Etat syrien a entrepris de répondre par la mise en route immédiate d’un ensemble de réformes de la gouvernance politique, ils ont délibérément réagi selon un « plan préétabli » visant à saboter tout processus réformateur, et se sont employés à refuser tout ce qui allait dans la direction voulue par le peuple syrien et par le Président qu’il s’est choisi. C’est pourquoi ils n’ont cessé de fixer des conditions incompatibles avec la volonté populaire. C’est pourquoi ils refusent toujours de se soumettre aux suffrages des urnes, prouvant par là qu’ils savent parfaitement quelle quantité négligeable ils représentent au sein d’un peuple qui, dans sa très grande majorité, refuse de leur remettre les rênes du pouvoir pour la bonne raison qu’il est parfaitement conscient de leurs manœuvres, de leur refus de toute altérité, et de leur prédisposition à travailler avec l’étranger contre les intérêts de la nation et de la patrie.

Face à ce refus, les Frères Musulmans occasionnellement soutenus par les forces takfiristes issues du wahhabisme, par les forces d’Al-Qaïda, d’Al-Nosra et de toutes leurs suites, se sont mis à massacrer le peuple syrien pour ensuite en rejeter la responsabilité sur le gouvernement syrien. Ceci, pour atteindre trois objectifs :

1. Diaboliser l’État syrien en conformité avec le slogan qui veut que « le régime tue son peuple ».

2. Pousser les Syriens récalcitrants à se désolidariser de leur gouvernement légitime pour devenir de la « chair à canon » au service des terroristes décrits comme de respectables révolutionnaires.

3. Émouvoir l’opinion mondiale sur « le triste sort du peuple syrien » et ainsi réussir à constituer une coalition internationale solidaire et complice qui répondrait à leur besoin de militariser leur prétendue révolution sous le noble prétexte de la légitime défense.

Objectifs largement atteints grâce aux médias qui ont dépassé leurs espérances en allant jusqu’à inventer d’autres massacres puisés dans la collection des images du Liban, de l’Irak ou de l’Afghanistan ; images de massacres perpétrés par l’Otan, Israël ou Al-Qaïda, venues illustrer les prétendus « crimes du régime syrien » [6].

Oui cette campagne médiatique mensongère a largement atteint ses objectifs puisqu’un grand nombre de citoyens sincères sont tombés dans le panneau, ce qui a permis aux Frères Musulmans et Cie de passer à l’étape supérieure de l’exploitation des massacres dont les deux plus importants objectifs sont :

1. Punir les citoyens syriens qui ont résisté à la désinformation et sont restés fidèles à leur État et à leurs instances dirigeantes tout en continuant à travailler pour sauvegarder la vie et la productivité du pays. D’où les attentats aux voitures piégées à tout bout de champ, notamment à Alep et à Damas, procédé autrement plus facile et plus rapide pour perpétrer leurs massacres.

2. Plonger les Syriens dans un environnement de stress et de tristesse et les maintenir sous pression jusqu’à création des conditions compatibles avec une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU – ou de toute autre instance décisive en matière de paix et de droits humains – condamnant l’État syrien au profit de la soi-disant révolution syrienne.

Cette deuxième étape a certes réussi à faucher encore plus de vies et à semer encore plus de destructions, mais elle n’a pas réussi à atteindre ses objectifs essentiels. Sur le plan interne, après chaque massacre le peuple syrien s’est relevé pour remettre son pays sur les rails et repartir encore plus convaincu de ses choix. Sur le plan international, et malgré le fait que « la communauté des agresseurs » ait réussi à faire voter certaines résolutions iniques, elle n’a pu obtenir le mandat tellement attendu pour intervenir directement en Syrie. À la prise de conscience du peuple syrien sont venues se joindre celles des dirigeants russes et chinois, leur double véto au Conseil de sécurité ayant en quelque sorte freiné « la diplomatie des massacres US-sionistes » malheureusement servie par des Arabes et des Musulmans !

Et maintenant, suite à ces ratés, suite aux défaites infligées par le peuple syrien et son armée, suite à la détermination de ses alliés, suite à la dépression qui s’est emparée des Frères musulmans à commencer par l’Égypte, et suite à la dernière « étape saoudienne » correspondant à la remise du dossier syrien entre les mains des services secrets saoudiens, les massacres bénis par la communauté des agresseurs semblent devoir atteindre de nouveaux objectifs !

Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les derniers en date : celui de Germana [80 morts] et celui de Khan al-Assal qui a coûté la vie à plus de 200 citoyens civils et militaires. Ce dernier massacre ayant à l’évidence les objectifs suivants :

1. Dissimuler le crime des terroristes qui ont usé de l’arme chimique dans cette même localité en Mars 2013 et brouiller les pistes de telle sorte que la commission de l’ONU chargée de l’enquête [7] ne puisse pas accomplir son travail, enquête demandée par l’État syrien et mise en panne par les USA qui ont cherché à exploiter la situation pour que leurs services de renseignement pénètrent le terrain comme cela s’est passé avant l’invasion de l’Irak sous le fameux prétexte de la recherche d’armes de destruction massive ; prétexte que la Russie semble avoir démoli [8] !

2. Répandre la terreur parmi les civils et les militaires pour les pousser à abandonner le combat, ce qui rappelle la tactique de la Haganah : « Tue une personne, tu feras fuir dix autres, tu terroriseras une centaine de plus, et ainsi tu atteindras le territoire convoité et l’occuperas sans combattre ». Les groupes terroristes sévissant au Nord de la Syrie sommés par l’Arabie saoudite – de l’aveu même de leurs propres chefs [9] – d’occuper Alep au plus vite pour assurer le « rééquilibrage » des forces sur le terrain avant toute négociation d’une solution politique de la crise syrienne [10] n’avaient plus qu’à adopter cette même tactique sioniste pour obéir aux ordres dans le plus bref délai possible.

Malgré l’immense douleur et l’horreur de ce massacre à Khan Al-Assal, nous disons que cette troisième étape d’escalade de la terreur ne donnera pas de meilleurs résultats que la précédente. D’une part, la Syrie et ses alliés ne tomberont pas dans les pièges tendus par les maitres terroristes américains ou saoudiens. D’autre part, le peuple syrien, son armée, et son gouvernement sont déterminés à se battre et à se défendre jusqu’à la victoire. Quant au prétexte éculé des ADM, en l’occurrence les armes chimiques, nous pensons que les preuves qui pourraient être avancées par la Syrie et celles recueillies par la Russie ou sur le terrain suffiront pour condamner les terroristes.

Pour finir, ceux qui imaginent occuper Alep pour en faire la « capitale du terrorisme » doivent se préparer à perdre leurs illusions. L’armée syrienne se prépare. Plus que quelques semaines avant d’écraser l’abomination terroriste comme cela s’est passé à Al-Qusayr, à Homs et ailleurs. Plus que quelques semaines avant de nettoyer les quartiers encore infestés !

Dr Amin Hoteit 29 /07/ 2013

Aricle original : Al-Thawra
http://thawra.alwehda.gov.sy/_kuttab.asp ?FileName=61386970520130729003059

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Notes :

[1] Mass execution of Syrian Soldiers coincide with CW investigation –
http://www.youtube.com/watch ?v=MBnVWOI5PMM

[2] Derniers détails sur les massacres à Khan Al-Assal
http://www.tayyar.org/Tayyar/News/PoliticalNews/ar-LB/massacre-3asal-khan-zek-135.htm

[3] Syrie : Vous, les réactionnaires, vous avez échoué !
http://www.mondialisation.ca/syrie-vous-les-reactionnaires-vous-avez-echoue/5315297

[4] Un accord secret entre Obama et les Frères Musulmans pour céder 40% du Sinaï à Gaza ?
http://www.europe-israel.org/2013/07/un-accord-secret-entre-obama-et-les-freres-musulmans-pour-ceder-40-du-sinai-a-gaza/

[5] Et pour 8 milliards de dollars !
http://www.youtube.com/watch ?feature=player_detailpage&v=rH25EE_SjpE

[6] BBC News uses ‘Iraq photo to illustrate Syrian massacre’
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/syria/9293620/BBC-News-uses-Iraq-photo-to-illustrate-Syrian-massacre.html

[7] Arrivée à Damas des experts de l’ONU pour les armes chimiques (AFP)
http://www.lepoint.fr/monde/arrivee-a-damas-des-experts-de-
l-onu-pour-les-armes-chimiques-afp-24-07-2013-1707841_24.php

[8) Vidéo / Syrie : les rebelles ont utilisé du gaz sarin affirme M. Vitali Tchourkine, ambassadeur de la Russie auprès de l’ONU, http://article.wn.com/view/2013/07/26/Syrie_les_rebelles_ont_tue_150_
soldats_du_regime_a_Khan_alAs_e/#/video

[9] Offensive imminente des rebelles à Alep à la demande de Riad
http://www.latribune-online.com/monde/85791.html

[10] Syrie : Alep ou le « déséquilibre » fabiusien !
http://www.mondialisation.ca/syrie-alep-ou-le-desequilibre-fabiusien/5338848

Le Docteur Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.

Le djihad sexuel – Jusqu’au bout de l’horreur…


25EME ANNIVERSAIRE DU JIHAD ISLAMIQUELe mufti criminel qui a émis la fatwa du jihad pour le mariage, envoyant ainsi des centaines de jeunes filles « se prostituer » en Syrie ne croyait pas si bien faire !! Parallèlement à l’avancée fulgurante de l’armée arabe syrienne et le sauve-qui-peut dans les rangs d’Al Nosra et de l’ASL, les jeunes filles trompées par la fatwa  présentent un fardeau pour les terroristes qui les tuent sans aucune forme de procès!! Al Nakheel souligne « la terrible situation générée dans la foulée de cette fatwa qui a encouragé des centaines de takfiris à violer les jeunes filles et les femmes syriennes ».  » le viol est devenu monnaie courante et il a perdu son aspect criminel et répréhensible » le site regrette que la fatwa a même trompé  » des femmes occidentales qui se rendent en Syrie pour s’offrir aux terroristes !!  » Al Nakheel s’attarde ensuite sur les crimes commis en marge de cette fatwa :  » l’ASL et Al Nosra se livrent désormais très facilement au meurtre des femmes et des filles jihadistes pour le mariage … au nord d’Alep, les soldats de l’armée arabe syrienne ont découvert un appartement où gisaient par terre les corps nus de 25 femmes et jeunes filles massacrés par les terroristes qui s’en étaient lassés tout bonnement « !! selon les sources dignes de foi citées par Al Nakheel,  » c’est le terroriste Abou Aziz Al Ahmadi qui aurait ordonné ce massacre avant de demander à ce que les corps des filles et des femmes soient éparpillés pour pouvoir par la suite en accuser l’armée syrienne.  certains corps sont enterrés et les syriens découvriront peut être un jour des fosses communes où sont enterrés les pauvres filles abusés, manipulées puis massacrées » Al Nakheel fait une dernière révélation :  » certains terroristes auraient demandé à Al Ahmadi la question suivante : pourquoi tuer ces filles qui nous ont rendus service ? et lui de répondre :  » nous vous inquiétez pas . on va nous ramener d’autres femmes meilleurs qu’elles et elles viendront du Danemark et de l’Espagne cette fois »!!

IRIB

Syrie : Dernier bilan des pertes des terroristes étrangers en action !


breakingnewsPlus de 6000 terroristes non syriens sont morts en combattent l’armée et l’Etat syrien.

Selon Al Manar,  » 650 d’entre eux appartiennent au groupuscule terroriste des Monafeqines !! des dizaines de rapports ont déjà été publiés sur le nombre et la nationalité des miliciens étrangers .  » les  terroristes sont de toutes les nationalités et ils viennent aussi bien de l’Orient que de l’Occident. les chiffres font état de la disparition, de la mort des  milliers de terroristes étrangers en Syrie. autant sinon plus attendent de pouvoir franchir les frontières pour venir se battre contre Assad. la plupart d’entre eux se trouvent sous la bannière d’Al Nosra. Après tant de vidéos postées sur la toile, des rapports du renseignement britannique et américain publiés, personne ne croit George Sabra, chef de la coalition de Dohad quand il dit qu’il n’y a que quelques centaines de miliciens étrangers en Syrie. les premiers chiffres ce fut Brahimi qui les a envoyés à l’ONU. et qui faisaient état de la présence de 40000 terroristes étrangers en Syrie. . 6113 terroristes étrangers sont enterrés en Syrie : beacoup de corps ont été brûlés ou ont été rapatriés via le territoire turc. les forces de l’armée arabe syrienne ont annoncé les noms des terroristes originaires de 26 pays du monde à leues pays d’origine enn voici une liste publiée avec le nom la photo et la nationalité le lieu et la date de la mort des terroristes étrangers en Syrie, liste dressée par Damas :
photorebelles
729 saoudiens
640 membres du groupuscule terroriste des Monaféqines
489 égyptiens
439 tchéchènes
435 libanais
301 afghans
291 pakistanais
263 libyens
208 irakiens
188 russes
167 turcs
117 somaliens
109 koweitiens
90 français
129 jordaniens
67 allemands
66 britanniques
53 algériens
62 tunisiens
52 yéménites
45 belges
40 ouzbeks
35 américains
30 Kosovards
21 azéris 29 qataris
13 maltais
7 mauritaniens
6 surinamiens

les terroristes tuniens évacués après la défaite de Qusseir au Liban ont affirmé sur une vidéo diffusée sur Al manar que les corps des « combattants arabes blessés et morts en Syrie comme Abou Hamza Koweiti  sont incendiés.

Sources IRIB – Al Manar

Les États-Unis perdent la guerre clandestine en Syrie : Les rebelles d’Al-Nosra appuyés par les États-Unis, vaincus par les Forces armées syriennes


osama_obamaDes reportages récents sur le terrain suggèrent que les États-Unis et leurs alliés sont en train de perdre la guerre clandestine en Syrie en appuyant le front Al-Nosra.

Ces dernières semaines, les rebelles affiliés à Al-Qaïda et appuyés par les États-Unis ont été décimés par les Forces armées syriennes.

Une offensive à l’échelle nationale a été lancée avec l’appui de la Russie et de l’Iran. Les voies d’approvisionnements d’armes des rebelles ont été bloquées :

« L’armée syrienne s’est concentrée sur le blocage des routes d’approvisionnement de nourriture et d’armes, lesquelles passent surtout par le nord du Liban, la Turquie et la Jordanie » (Voir Buying Time in Syria by Phil Greaves, Global Research, 11 mai 2013.)

Al-Nosra est largement composé de mercenaires recrutés en Turquie, en Arabie Saoudite et au Qatar. Des forces spéciales clandestines (occidentales) et des conseillers militaires ont également intégré leurs rangs.

Les terroristes affiliés à Al-Qaïda et directement financées par Washington constituent les fantassins de l’alliance militaire occidentale.

CNN a confirmé que des forces spéciales travaillant à contrat pour le Pentagone ont donné une formation aux terroristes d’Al-Nosra sur l’utilisation d’armes chimiques :

Selon les sources, la formation [sur l’utilisation d’armes chimiques], qui a lieu en Jordanie et en Turquie, porte sur la façon de surveiller et de sécuriser les réserves d’armes, ainsi que la gestion des sites où se trouvent les armes et le matériel. Selon l’un des responsables, certains entrepreneurs sont sur le terrain en Syrie et travaillent avec les rebelles pour surveiller certains sites.

La nationalité des formateurs n’a pas été divulguée, mais les représentants ont indiqué qu’il ne fallait pas supposer qu’ils étaient tous Américains (CNN , 09 décembre 2012. C’est l’auteur qui souligne.)

Puis, une fois que les consultants militaires engagés par le Pentagone ont fourni à ces rebelles d’Al-Qaïda des armes de destruction massives (ADM) et une formation pour les utiliser, le gouvernement syrien est tenu responsable de l’utilisation de ces ADM contre le peuple syrien.

Des terroristes appuyés par les États-Unis

Le plus récent reportage de SANA, l’agence de nouvelles officielle (12 mars), fournit des détails sur les mesures prises par les Forces armées syriennes contre les rebelles d’Al-Nosra dans différentes régions du pays :

Samedi les unités des Forces armées ont continué à pourchasser les groupes terroristes dans plusieurs zones rurales et à Damas, infligeant de lourdes pertes à leurs membres.

Une source officielle a déclaré à un journaliste de SANA qu’une unité de l’armée avait mené une opération spéciale dans le quartier Al-Beiraqdar dans la ville de Hijeira, entraînant la mort d’un certain nombre de terroristes […]

La source a ajouté que de nombreux terroristes ont été tués et leurs armes ont été détruites dans la ville d’Al-Husseiniyeh.

Une unité de l’armée a poursuivi les membres d’un groupe terroriste au marché Wadi Barada à Al-Fakhoureh et a tué la plupart d’entre eux, tandis qu’une autre unité de l’armée a tué quatre terroristes dans la ville de Daraya, dont deux tireurs d’élite.

Une unité des Forces armées a lutté contre un groupe terroriste armé dans la ville d’Harasta, tuant bon nombre d’entre eux, tandis qu’une autre unité s’est battue contre un groupe terroriste armé à Jobar, éliminant tous ses membres et détruisant leurs armes.

Par ailleurs, une source militaire a affirmé que dans la zone rurale de Damas, des unités de l’armée ont pris le contrôle de la zone d’Al-Abbadeh et des fermes environnantes dans la région orientale de Ghouta. Les Forces armées ont continué à progresser dans la ville de Jarba et ont pris le contrôle des zones cruciales autour de la ville afin d’encercler les terroristes et les priver de leurs approvisionnements.

Une autre unité des Forces armées a affronté les terroristes de Jabhet Al-Nosra qui commettaient des cambriolages et des vols dans la ville de Jassem dans la zone rurale de Daraa, blessant bon nombre d’entre eux et tuant les autres, dont un Saoudien appelé Ammar Al-Shemmari et un Koweïtien, Mahmoud Al-Mtairi, deux chefs de Jabhat Al-Nosra, responsables de la fabrication d’explosifs […]

Des groupes terroristes à Alep continuent de subir de lourdes pertes aux mains des unités de l’armée ayant mené plusieurs opérations aujourd’hui, lesquelles ont entraîné la destruction d’une grande quantité d’armes et de munitions dans les repaires terroristes.

Le journaliste de SANA a cité une source officielle affirmant que de nombreux de terroristes ont été tués et plusieurs autres blessés au nord des installations de la compagnie d’électricité dans la région d’Al-Sheikh Saeed, à proximité de la mosquée Al-Tawba ainsi qu’à l’entrée du camp Handarat. Une mitrailleuse lourde, des armes et des munitions diverses ont également été détruites dans ces endroits.

La source a également indiqué que des unités des Forces armées ont tué de nombreux terroristes dans les environs de la ville industrielle, dans la zone franche, à la verrerie et dans la région d’Al-Zira’a.

L’armée a détruit le matériel et les armes des terroristes, y compris un canon antiaérien de calibre 23 mm, une mitrailleuse lourde et de nombreuses voitures remplies d’armes et de munitions, a ajouté la source.

Dans la ville de Minnegh, une unité de l’armée a tué des membres d’un groupe terroriste armé et en a blessé d’autres dans le quartier d’Al-Alqamiyeh et près du Centre de recherche agricole.

D’autres terroristes ont été tués près de l’usine d’Al-Daqaq et au sud de la mosquée Al-Ibrahim Khalil de Khan Al-Assal. Un véhicule rempli d’armes et de munitions a été détruit dans cette région […]

Des unités des Forces armées ont continué de cibler les rassemblements et les repaires des terroristes de Jabhat al-Nusra dans la zone rurale d’Idleb.

Le journaliste de SANA, a cité une source officielle disant que les unités de l’armée ont détruit des armes et des équipements utilisés par les terroristes dans leurs actes criminels près du restaurant Al-Fanar dans la région de Jabal Al-Arabaeen.

De nombreux terroristes ont été tués et plusieurs autres blessés dans les villes de Kfarlata et Ariha, toujours dans la région de Jabal al-Arbaeen.

La source a ajouté que des unités des Forces armées ont détruit les repaires de terroristes, ainsi que les armes et les munitions qui se trouvaient à l’intérieur, à Ein al-Qasab, Mashmashan, Qatroun, Al-Najiyeh, Ein Al-Barideh, Bazit, Darkoush, Heisch, Grand Salmo, Um Jreen, Al-Buweiti, Al-Tur’eh et Mseibin.

Des membres d’un groupe terroriste ont par ailleurs été éliminés près de la ville M’atrem sur la route Ariha-Jisr Al-Choughour, tandis que des unités de l’armée pourchassent toujours des terroristes près de l’usine de briques et du camp d’Al-Shabibeh.

Dans la ville de Saraqeb, une unité de l’armée a tué et blessé plusieurs terroristes affiliés à la soi-disant « brigade Al-Tawhid » à proximité du garage Pullman. Les armes et l’équipement des terroristes ont été saisis […]

Entre-temps, une unité de l’armée a éliminé des membres d’un groupe terroriste armé dans le village de Jub Al-Ahmar dans la zone rurale d’Hama et détruit leurs armes, dont des mitrailleuses lourdes […]

Les unités de l’armée ont continué à pourchasser les groupes terroristes armés dans plusieurs quartiers de Deir Ez-Zor, en tuant un nombre important.

Une source officielle a déclaré au journaliste de SANA qu’une unité des Forces armées a détruit un refuge terroriste dans le quartier d’Al-Sinaa, alors qu’une autre unité a éliminé un groupe terroriste armé sur le pont d’Al-Siyasieh (SANA, le 11 mai 2013.)

Ironiquement, alors que les terroristes d’Al-Nosra sont directement soutenus et financés par le Pentagone, ils sont sur la liste des organisations terroristes du département d’État.

Les récentes initiatives du secrétaire d’État John Kerry ont largement contribué à accroître le flux d’argent et l’appui militaire aux terroristes, sous le couvert de l’« aide humanitaire ».

Volte-face politique

Le Conseil de sécurité de l’ONU a prévu ajouter le Front Al-Nosra à sa liste noire d’organisations terroristes. Ironiquement, cette initiative est envisagée maintenant « alors que le gouvernement syrien avait demandé au Conseil de sécurité en avril d’ajouter Al-Nosra à sa liste noire, une requête qui fut bloquée par la Grande-Bretagne et la France ». (Press TV, 11 mai 2013.)

Maintenant qu’Al-Nosra, une entité créée et parrainée par le renseignement occidental, est décimée par les Forces armées syriennes, les États-Unis et leurs alliés demandent que les armes et le soutien financier soient acheminés aux factions rebelles « non islamistes », plus modérées:

Le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius a appelé l’ONU à classer le Front Al-Nosra en Syrie parmi les organisations terroristes « afin de différencier le groupe islamiste des autres forces de l’opposition ».

Le ministre Fabius a déclaré en entrevue avec le quotidien français Le Monde : « [A]fin d’éviter toute ambiguïté, nous suggérons, que le Front Al-Nosra, qui est opposé au [président syrien] Bachar Al-Assad, mais aussi une filiale d’Al-Qaïda, soit considéré comme une “organisation terroriste par l’ONU” ».

Laurent Fabius a également affirmé que la France souhaitait augmenter son appui à l’opposition en Syrie, la Coalition nationale syrienne, soulignant qu’elle devait « se développer, former une unité et garantir clairement le respect des droits de toutes les communautés s’il y avait un changement de régime ».

Ces développements suggèrent que les rebelles d’Al-Nosra sont de la chair à canon. Ils ne sont plus soutenus ni défendus comme des combattants de la liberté (freedom fighters).

Washington, en consultation avec ses alliés occidentaux, a décidé de sacrifier ses fantassins affiliés à Al-Qaïda, que l’armée syrienne est en train d’anéantir.

Alors que la Grande-Bretagne et la France avaient bloqué l’initiative antérieure de la Syrie visant à inclure Al-Nosra sur la liste des organisations terroristes du Conseil de sécurité des Nations Unies, ce sont maintenant ces pays, et non pas la Syrie, qui sont à l’origine de la nouvelle initiative, ces pays qui jusqu’à tout récemment fournissaient de l’argent et des armes à Al-Nosra.

De plus, le soutien financier direct de Washington à Al Nosra, négocié par le nouveau secrétaire d’État d’Obama, John Kerry, a causé, pour dire le moins, un embarras diplomatique.

À cet égard, il convient de noter qu’un citoyen étasunien soupçonné, avec ou sans preuve, de soutenir indirectement une entité affiliée à Al-Qaïda serait immédiatement arrêté, sauf bien sûr le secrétaire d’État John Kerry, ainsi que d’autres hauts responsables gouvernementaux, qui soutiennent des unités d’Al-Qaïda pour le compte du gouvernement des États-Unis.

Ceux qui mènent la « guerre au terrorisme » appuient les terroristes. Mais c’est pour une bonne cause : appuyer les « bons terroristes » dans le but de « promouvoir la démocratie ».

Article original : America is Losing its Covert Syria War: US Sponsored Al-Nosra Rebels Defeated by Syrian Armed Forces

Traduction: Mondialisation.ca

Syrie : Quand Al-Nosra mange de la chair humaine!! (images ultra-violentes)


Quand les musulmans sont mêmes incapables de manger certains animaux, on voudrait nous faire croire que ces bandes de sauvages qui sévissent en Syrie sont musulmans !!!

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En réponse à des dizaines de messages reçus de ses lecteurs, l’IRIB se permet de publier une vidéo où est mis en scène le cannibalisme des Salafistes d’Al-Nosra, « soldats de la démocratie française et américaine ». L’IRIB s’en excuse, mais il est parfois opportun de dévoiler la vraie image des terroristes, qui s’apprêtent à diriger, grâce au soutien occidental, la Syrie de demain. le terroriste à l’image est le libyen Abou Sakar . il arrache le coeur d’un soldat syrien et le mange tout cru…..

Quassir : les Frères musulmans syriens appellent l’Iran à l’aide!!


Tribune libre de Djerrad Amar

Djihadiste désespéré
Quelques 5000 terroristes d’Al Nosra et de l’ASL sont pris au piège dans la localité d’Al Quassir par une armée syrienne à tout moment prête à l’assaut.
Les Frères musulmans syriens viennent d’appeler via les canaux libanais à une médiation iranienne . Les Frères souhaitent que l’Iran interviennent auprès de Damas pour permettre aux terroristes de se rendre. cet appel intervient alors que les Frères syriens n’ont cessé depuis deux ans de porter des pires accusations à l’encontre de la RII!! Ce sont les Frères qui ont ordonné l’enlèvement des dizaines de pèlerins iraniens par l’intermédiaire des agents du renseignement turc. Les Frères accusent l’armée syrienne d’avoir exécuté collectivement les commandants de l’ASL. Certaines dignitaires religieux syriens et libanais ont tenté de s’entremettre entre les terroristes et le gouvernement syrien mais Damas a refusé leur médiation alors que l’étau se ressèrre chaque heure autour des terroristes. Dimanche quelques heures après le raid aérien israélien, Damas a appelé les terroristes a déposer leurs armes mais, très remontés après l’attaque sioniste, les terroristes ont refusé. Les takfiris étrangers empêchaient même les déserteurs de l’ASL de se rendre.

USA. Vers l’abandon de la doctrine Carter-Brzezinski ?


Par Françoise Compoint

USA-DrapeauLes USA commencent à se désintéresser du Moyen-Orient. Croyant pouvoir se procurer à long terme du gaz de schiste et du pétrole issu des sables bitumineux. Washington a maintenant trois soucis à l’esprit, trois objectifs qui, s’ils sont menés à bien, promettent au monde musulman une restructuration des plus sérieuses.