Archives du mot-clé Algérie

L’Algérie dans le viseur des USA


photo-drapeau-algeriepar François Charles

Il y a déjà plusieurs mois que les Etats-Unis, après avoir classé l’Algérie comme « pays à risque pour la sécurité des diplomates », ont implanté des installations militaires avec contingents de marines, à la pointe sud de l’Espagne, sans cacher le moins du monde leurs intentions interventionnistes vers le nord de l’Afrique. Lire la suite L’Algérie dans le viseur des USA

Problématique et dilemne de la rente et de la compétence


Tribune libre de Djerrad Amar

Pétrole-algérieRe-publication

Pour maintenir la paix sociale, certains États ayant des ressources minières, surtout pétrolières, distribuent ce que l’on appelle des «rentes» à des catégories de populations. Les États rentiers, qui se fient à ces seules sources de richesses, ont une gouvernance spécifique. Leur régime n’a pas besoin d’une légitimité pour gouverner. Ces ‘systèmes rentiers’ encouragent les convoitises, l’incompétence, la collusion et la paresse contrairement aux systèmes démocratiques qui se caractérisent par des contre-pouvoirs permettant l’initiative, l’innovation, la production et la rentabilité. Lire la suite Problématique et dilemne de la rente et de la compétence

Ce malin petit Qatar…


Khaled ben Mohamed Al-AttiyaLes choses ont changé pour le richissime émirat du golfe. Et c’est radicalement qu’il change lui aussi sa politique interventionniste à l’égard des conflits qui agitent la sphère arabo-musulmane. Après s’être séparé, contre toute attente, de son émir cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, forcé d’abdiquer au début de l’été au profit de son fils, voilà que le Qatar entame le lifting de sa politique étrangère. Lire la suite Ce malin petit Qatar…

Qu’y a-t-il derrière la blague de François Hollande ?


HollandeBlagueIl n’y avait pas de blague.  François Hollande parlait naturellement, sans penser ce qu’il disait, ni à la portée de ses propos. C’est le président normal qui parlait. Comme beaucoup de bobos (normaux donc) il a lui aussi des clichés plein la tête, avec des phrases toutes faites. Si l’on se remet dans le contexte, on remarque que François Hollande ne cite que Manuel Valls et ne parle pas du tout de Jean-Marc Ayrault qui était pourtant le chef de la délégation française en Algérie. Lire la suite Qu’y a-t-il derrière la blague de François Hollande ?

BLAGUE : Pour le Gouvernement Français  » le sujet est clos », _ pour les médias algériens le sujet reste ouvert !


Tribune libre de Djerrad Amar

Algeria's FM Lamamra speaks during a news conference in AlgiersTel qu’il a été traité par le Gouvernement le sujet qu’il considère clos apparait plutôt comme une dérobade. Ce que nous aurions été en droit d’attendre c’est que le Président de la République interprète lui-même ses propres propos et qu’il nous dise  en toute transparence à qui s’adressait exactement ses propos, à l’Algérie ? à Manuel Valls ? ; et à quoi il faisait  exactement allusion, faute de l’avoir fait il a  laissé le champs libre aux médias de donner  libre cours à diverses interprétations en rapportant notamment des  rumeurs de coulisses  provenant de différentes sources  propageant  différentes versions pour le moins  différentes et souvent fantaisistes. La transparence que l’on nous promet toujours n’y trouve pas son compte. Lire la suite BLAGUE : Pour le Gouvernement Français  » le sujet est clos », _ pour les médias algériens le sujet reste ouvert !

Algérie: une petite blague de François Hollande aux lourdes conséquences


Francois-Hollande-et-Martine-Aubry_scalewidth_630La blague lancée sur le retour « sain et sauf » de Manuel Valls d’une mission en Algérie par le Président français François Hollande devant le conseil représentatif des institutions juives de France a non seulement eu un très mauvais écho en Algérie mais risque fort de changer tout un pan de la carte géostratégique au Sud de la Méditerranée Occidentale. Lire la suite Algérie: une petite blague de François Hollande aux lourdes conséquences

Eddy Mitchell l’a affirmé sans détour : « La France doit des excuses à l’Algérie »


Tribune libre beyrouth1986

dans-le-point-eddy-mitchell-balance-y-compris-sur_1433725_460x306Eddy Mitchell garde un souvenir très vivace de la colonisation française en Algérie, et c’est sur l’air explosif de la repentance que l’idole des jeunes des années 60 et crooner à la longue carrière a lâché une vraie petite bombe sur Canal +…

« J’ai vu des choses en tant que civil quand j’ai été chanté là-bas. J’ai vu des choses absolument sordides. A Oran, il y avait une grande Lire la suite Eddy Mitchell l’a affirmé sans détour : « La France doit des excuses à l’Algérie »

AL MOURADIA : Maison de maître cherche tailleur pour une constitution personnalisée


Tribune libre SERAGHNI LAID

el-mouradia« Les hommes ont inventé l’Etat pour ne plus obéir à l’homme » G.Burdeau. (1)
La société suite à son évolution s’est retrouvée devant une complexité de rapports entre les individus rendant ainsi la présence d’une autorité morale indispensable pour réglementer ces rapports. L’État est né. Il est le creuset où se concentre la puissance opposable à tous. En lui obéissant, l’homme se croit se libérer de l’homme. Pour éviter l’autoritarisme sans limite des gouvernants et l’obéissance asservissante des gouvernés les rapports entre eux doivent impérativement être définis par un texte émanant de la volonté populaire et fondateur de l’État. C’est la Constitution qui doit:

1-      Garantir à chacun le respect de ses droits : Elle est nécessaire pour garantir les droits fondamentaux des citoyens en posant par exemple le principe de l’égalité des citoyens devant la loi et le suffrage universel, source de la légitimité….

2-      Définir les différents organes de l’État selon le principe de la séparation des pouvoirs ; législatif, exécutif et judiciaire tout en réglant les rapports entre eux et fixant la répartition des compétences sur l’ensemble du territoire.

3-      Garantir la conformité à la constitution et au principe défini par elle des règles de droits (lois et règlements), produits des différents pouvoirs composant l’État.

 

1- CHAQUE PRESIDENT SE TAILLE UNE CONSTITUTION.

L’absence dès le 5 juillet 1962 d’une volonté politique qui restitue avec fidélité les aspirations du peuple Algérien a induit l’institutionnalisation d’un pouvoir sans partage. Il manquait à l’Algérie une personnalité semblable à John Dickinson. (3)

Le résultat est qu’en 50 ans d’indépendance, l’Algérie a changé à 7 reprises sa constitution soit une constitution nouvelle ou amendée tous les 7 ans.

02-4932-ahmed-benbellaToutes les constitutions algériennes ont un dénominateur commun. Elles consacrent l’emprise du Chef de l ’État sur toutes les institutions en le dotant d’impressionnants pouvoirs. Il est à souligner que tous les présidents de la République sont des militaires. (Ben Bella est adjudant de l’armée française et les 4 autres sont issus de l’ALN)

• Ben Bella et la Constitution de 1963 : après le recouvrement de la souveraineté nationale, Ben Bella, Secrétaire général du Parti Front de libération nationale (FLN), présente lui-même dans une salle de cinéma « l’Afrique » la constitution aux seuls cadres du FLN, en dehors de toute participation de l’Assemblée. Avant d’être élu Président de la République, il s’est taillé une constitution qui consacre la primauté du Parti sur une assemblée soumise. Au départ, l’institutionnalisation d’un pouvoir central où l’hégémonie du chef de l’État se fait sentir. Il fut président de la République, Secrétaire général du FLN, ministre de défense nationale et législateur par voie d’ordonnance. Usant de l’article 59, il prend « les mesures exceptionnelles » pour gouverner, il affichera un monocratisme notoire avec une personnalisation à outrance du pouvoir. Il semble rejoindre Napoléon III qui disait « que la constitution doit être comme un vêtement qui, pour être bien fait ne doit aller qu’à un seul homme ». (3)

le cinéma l'Afrique
le cinéma l’Afrique

• Boumediene et la constitution de 1976 : H. Boumediene fait adopter le 27 juin 1976 par referendum une charte nationale (4) qui servira de base à la rédaction de la constitution. Elle consacre le socialisme comme « technique de modernisation » et l’islam comme « source de personnalité algérienne ». La constitution qu’il fit adopter le 22 novembre 1976 annonce dans son article 6 « la charte nationale est la source fondamentale de la politique de la nation et des lois de l’État. ».
Le socialisme « spécifique » qu’il voulait à l’Algérie avec des monopoles de l’État dans toutes les sphères a enfanté un capitalisme d’État. S’inspirant du bonapartisme il verrouille tout droit à l’’expression et à l’opposition.

• Chadli Ben Djeddid et la constitution 1989: Après les événements d’octobre 1988, C. Ben Djeddid entame une réforme constitutionnelle. La constitution de février 1989 institue l’ouverture politique et le multipartisme mettant fin au système du parti unique. L’article 40 de la nouvelle constitution, en son alinéa 1er stipule que « le droit de créer des associations à caractère politique est reconnu » et fait l’impasse sur le nombre de mandats à assumer par le Président de la république. L’abandon de la référence à l’option socialisme est définitif.

• Liamine Zéroual et la constitution de 1996: La constitution de 1996 augmente considérablement les pouvoirs du président de la république même si elle a le mérite de prévoir l’alternance au pouvoir par la limitation des mandats à deux quinquennats. Elle tend à fermer le champ politique à l’opposition en y introduisant un organe qui n’est qu’un frein à toute tentative législative contraire « aux souhaits » du régime. Le Conseil de la nation dont un tiers de ses membres est désigné par le président de la république. Ces membres se croient détenteurs d’une légitimité exclusive semblable à une forme d’’aristocratie.

• Bouteflika et les révisions de la constitution de 1996 :
Depuis son élection en avril 1999, Bouteflika ne cesse de critiquer la constitution dans le cadre de laquelle il avait accepté de se faire adouber par la haute hiérarchie de la muette. Il estime « que la constitution actuelle ne garantit pas la séparation des pouvoirs, ne permet pas de mettre fin aux interférences entre les prérogatives des institutions ainsi que l’amalgame entre le régime parlementaire et le régime présidentiel » (5). Loin de faire adopter une constitution qui « protège le peuple contre le gouvernement ».(6) Cherchant à rester au pouvoir, il ambitionne la confection d’une loi fondamentale qui lui permet d’exhausser ses volontés.
En moins d’une dizaine d’années après son élection, le Président Bouteflika a procédé deux fois à la modification de la constitution en 2002 et 2008.
• Amendement constitutionnel de 2002 : La révision de la constitution de 1996 a introduit seulement Tamazight comme langue nationale.
• Amendement constitutionnel de 2008 : Bouteflika efface purement et simplement le principe de l’alternance au pouvoir, opte pour une présidence à vie et fait que devient le centre du pouvoir. Il renforce les pouvoirs du Chef de l ’État en transformant la fonction du Chef de gouvernement en premier ministre. Il légifère concurremment au parlement par voie d’ordonnances pendant les périodes d’intersessions de l’Assemblée. Les prérogatives dévolues à la fonction du président sont exorbitantes. Les pouvoirs législatif et juridique sont inféodés au pouvoir. L’abus de recours aux ordonnances présidentielles le confirme ne laissant aucunes prérogatives aux parlementaires.
Sur la validation du projet de révision constitutionnelle par le seul vote du parlement, Ahmed Ouyahia répond « un choix souverain et la contrainte des délais ». (6).
Il faut se souvenir comme l’avait souligné Mostefa Lacheraf qu’avec toutes les révisions constitutionnelles « On s’obstine à relancer sur le marché politique des vieilles élites corrompues, usées et discréditées » (7). Le pouvoir réel est entre une gérontocratie ayant acquis de véritables intérêts au point d’être capable pouvoir paralyser le pays. Un affairisme d’État à visage découvert.
2- DES MAITRES TAILLEURS POUR EL MOURADIA:

Le président Bouteflika entame son mandat par une réplique fracassante à une journaliste française en 1999 « Sachez madame que j’ai 3 cm sur votre Napoléon ». Donc il doit surpasser l’empereur en matière de prérogatives notamment le droit à l’expression et à l’opposition.

1450115_10153381304525324_1489593002_nL’élaboration de l’avant-projet d’une nouvelle constitution est confiée à 5 « experts » inconnus et non spécialistes en droit constitutionnel. Ils sont tous des commis de l’État et perçoivent leur salaire et leurs privilèges de l’État. « Ces experts en droit avaient en réalité une mission technique. Il s’agissait de confectionner un habillage juridique à une mouture d’une nouvelle constitution faite ailleurs » (8). Il s’agit de confectionner un habit sur mesure pour une seule personne.
Tel un empereur, il devrait instruire les « experts » en leur faisant apprendre ce que Napoléon Bonaparte (9) pensait de la constitution « Il faut qu’une constitution soit obscure. Elle doit être faite pour ne pas gêner l’action du gouvernement ». Par gouvernement il entend président de la république.

Ces fonctionnaires vont s’atteler à préparer un projet de constitution qui sera obscure, statique et moins flexible:

• Obscure, elle ne doit pas gêner l’action du président. Elle limiterait le contrôle des pouvoirs, dicterait le fonctionnement de la justice, prévoirait un système électoral qui garantit le changement de l’ancien en nouveau, restreindrait les droits et élargir les devoirs des citoyens.

• Statique, elle ne s’adapte qu’à une seule personne, aux défis non pas de la nation mais « du guide sauveur » et mieux organiser la vie de l’entourage restreint.

• Moins flexible, elle aura une courte longévité.

Ces experts doivent doit donner le moyen juridique « au guide de la nation » pour pouvoir changer sans scrupule et de manière dictatoriale la constitution pour prolonger son mandat et parachever son programme qui propulsera la société dans les bas des tableaux ou même éliminer démocratiquement ses adversaires politiques voire introniser, contre le peuple non encore mûr, tout candidat qui poursuit le chemin.

Les mercenaires juridiques toujours disponibles pour le travail cynique de justifier l’impensable et tordre le cou à la raison.

A la place de ces « experts » je proposerais une constitution très simple pleine de sagesse africaine. Il s’agit de la plus vieille constitution républicaine au monde, Kourougan Fouka, la constitution de l’empire du Mali. (1235 à 1645). (10) Elle n’a pas été amendée ni modifiée depuis plus de quatre siècles.

Une remarque s’impose. Tous les présidents qui ont élaboré, amendé ou révisé la constitution n’ont pas terminé leur mandat présidentiel.
SERAGHNI Laid.
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Référence :
1- G.Burdeau : (1905-1988). Universitaire français, agrégé en droit public, il est l’auteur de travaux sur le droit constitutionnel et de sciences politiques. Il enseigna à l’université Paris 2. Il fut dés l’origine directrice scientifique de l’encyclopeadia.
2- John Dickinson : (1732-1808) : Avocat et politique américain, il fut une grande figure de la révolution américaine, impliqué dans chaque débat de 1765 à 1789.En 1777 ; il écrit l’essentiel des articles de la « confédération », premier texte constitutionnel du pays avant d’être remplacé par la constitution.
3- Napoléon III : Napoléon Bonaparte : Ne le 20 avril 1808 à Ajaccio et mort le 9 septembre 1879, il est le premier président de la république française élu au suffrage universel et dernier empereur de France.
4- La charte nationale : Adoptée le 27 juin 1975 par referendum, la charte nationale est un ensemble de textes traitants de différents aspects de la vie quotidienne et de la vie politique algérienne.
5- Al Watan du 12 mai 2008.
6- Ronald Reagan : Ne le 6 février 1911 à Tempico ( Illinois) et mort le 5 juin 2004 à Los Angelés, est le 40 ème président des Etats-Unis de 1981 à 1989.
7- Liberté du 13 novembre 2008.
8- Mostefa Lacheraf : (1917-2007). Écrivain, sociologue, historien et politique algérien. Al Watan du 30 aout1993.
9- Le Soir d’Algérie du 10 juin 2013.
10- http://afrolegends.com/2012/09/13/kouroukan-fouga-la-constitution-de-lempire-du-mali-la-plus-vieille-constitution-republicaine-au-monde/
Mots clés : Benbella, Boumèdienne, Bendjeddid, Zéroual, Bouteflika, Napoléon, Reagan, constitution, John Dickinson, G.Burdeau, Mostefa Lacheraf, Kourougan Fouka, FLN, Al Mouradia, Algérie.

COMMISSION CHARGEE DE LA REVISION DE LA CONSTITUTION :

1- Président : Azzouz Kerdoun, Il est titulaire d’un doctorat en droit public de l’Université de Montpellier., il est professeur de l’enseignement supérieur titulaire à l’Université Mohamed Mentouri et directeur de laboratoire d’études et de recherches sur le Maghreb et la méditerranée et directeur de recherche. Il enseigne le droit de l’environnement. Il est méconnu du milieu écologiste de la région.

2- Bouzid Lazhari : Doctorant en droit international, Il est membre du Conseil de la Nation. Il était membre de la commission nationale chargée de la rédaction de la Constitution de 1996. Sénateur de 1997 à 2013. De 2003-2004 ; il était membre de la commission chargée de rédiger le programme de la campagne électorale de Bouteflika. En 2005, il a été nommé président de la commission en charge de la révision de la Constitution, la loi électorale, et les lois sur les partis. En septembre 2012, il a été réélu au siège de l’ONU pour un second mandat de quatre ans au comité des droits de l’homme de l’ONU.

3- Mekamcha El Ghaouti : Il été Ministre de la justice et Garde des Sceaux de1998 à 1999.

4- Abderrzak zouina : Il a été membre du Conseil Constitutionnel de 1995 à 1998.

5- Fouzia Ben Badis : professeur de droit à l’université de Constantine elle est membre du conseil de la Nation depuis 2008.

QUI SONT LES BARBARES ? PAR RENE VAUTIER


Tribune libre jacques lacaze

00271770Je filme

Ce que je vois

Ce que je sais

Ce qui est vrai

(Eluard/Vautier)

 

René Vautier est l’auteur du grand film, qui a marqué une époque et une génération: « Avoir 20 ans dans les Aurès ».

Avoir-20-ans-dans-les-Aure-sUn très grand témoin et acteur de la guerre d’Algérie, Henri Alleg, vient de disparaître. Il était l’auteur d’un livre qui a profondément marqué la France des Droits de l’Homme et du Citoyen au titre tout simple: « La question« . Dans ce livre,  il décrit minutieusement les tortures qu’il a subit par des tortionnaires français. Son crime était de combattre le colonialisme et pour l’indépendance de l’Algérie. Henri Alleg un combattant anticolonialiste pour la Liberté, la Fraternité, la Liberté pour le Communisme.

En regardant l’interview de René Vautier, remarquable document, publié par Jacques Tourtaux sur son blog, vous apprendrez que les chambres à gaz ont été inventées par l’armée coloniale française durant la conquête  de l’Algérie en particulier. C’était des grottes dans lesquelles on exterminait tout un village, hommes, femmes, enfants, vieillards et même le bétail. Hitler n’a rien inventé, il a repris les recettes de cette période et les a industrialisées, si on peut dire la chose ainsi. Le nazisme, le fascisme plongent leur racisme dans la nuit coloniale.

C’est tout simplement une vérité historique incontournable et qu’il est indispensable de dire. La vérité est Révolutionnaire. Le vrai courage est de la dire.

Car cette période est loin d’être terminée. Pour la France coloniale, l’Algérie était une terre sans peuple. Comme en réalité il y a avait un peuple, une économie prospère,  culture très développée, la solution a été d’exterminer au maximum les habitants. Exactement ce que font aujourd’hui et sur les même base idéologique: « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » les sionistes pour s’implanter en Palestine et massacrer et chasser de leurs terres et de leurs maisons les habitants Palestiniens, puis en enfermer tout une partie dans un camp de concentration à ciel ouvert nommé Gaza, tout en continuant à s’emparer des territoires palestiniens restant et des richesses de ces territoires.

On assiste aussi, actuellement à une vaste entreprise de recolonisation, de l’Afrique, du moyen orient, avec des guerres atroces des destructions sans limite (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie etc ), en se servant des forces terroristes qu’on prétant combattre par ailleurs. Cette entreprise est menée par les USA et l’Union Européenne avec le pouvoir français actuel  (ironiquement et par anti-phrase appelé socialiste et écologiste) en première ligne.

 

Source : http://www.jacques-lacaze.com/article-qui-sont-les-barbares-par-rene-vautier-119476715.html

Sahel: l’armée algérienne abat un drone au Nord-Mali


Soldats de l’armée algérienne. Depuis quelques temps, l’armée algérienne a dépêché d’importants renforts militaires aux frontières avec le Mali, la Libye et la Tunisie pour parer à toute infiltration terroriste transnationale. Cette armée étudie minutieusement depuis 2003 les réactions des armées serbe, irakienne, libyenne et syrienne au cours des conflits ayant affecté les Balkans, le Caucase et la région du Proche-Orient pour en tirer "des leçons"…
Soldats de l’armée algérienne. Depuis quelques temps, l’armée algérienne a dépêché d’importants renforts militaires aux frontières avec le Mali, la Libye et la Tunisie pour parer à toute infiltration terroriste transnationale. Cette armée étudie minutieusement depuis 2003 les réactions des armées serbe, irakienne, libyenne et syrienne au cours des conflits ayant affecté les Balkans, le Caucase et la région du Proche-Orient pour en tirer « des leçons »…

Selon des indications recueillies et des informations rapportées par le quotidien arabophone algérien Ennahar,  une unité de l’armée algérienne stationnée dans l’extrême Sud de l’Algérie a abattu dans la nuit du vendredi 28 juin 2013 un drone non identifié au dessus du territoire malien.

D’après les mêmes sources, le drone abattu par la DCA algérienne se serait trop rapproché des frontières algériennes en « émettant des signaux électromagnétiques qualifiées d’hostiles, visant selon toute vraisemblance à sonder le dispositif de guerre électronique de l’armée algérienne » à la frontière avec le Mali.

Le drone a été détecté par des moyens électroniques, très probablement avec l’aide d’un avion spécialisé dans la guerre électronique  et son approche offensive a déterminé sa destruction par l’armée algérienne.

Le drone dont on prend bien soin de ne pas préciser la nationalité, a été neutralisé au-dessus du territoire malien à 130 kilomètres de la localité algérienne de Timiaouine, située sur la bande frontalière entre les deux pays.

Aussitôt le drone abattu (aucune précision sur le type d’arme utilisée mais nos sources écartent l’usage d’un système Pantsir-1 et ont encore été moins loquaces sur le type du drone ciblé), des commandos spécialisés dans la lutte anti-terroriste ont rapidement pénétré en territoire malien et sécurisé le site du crash de l’appareil  sur un périmètre de 15 kilomètres. L’épave et les débris du drone abattu ont été récupérés par une unité spéciale et ramenés en Algérie où un avion de transport militaire les attendait pour une direction inconnue.

Depuis quelques années, l’armée algérienne, rendue de plus en plus nerveuse par un encerclement stratégique du pays coïncidant avec une période politique sensible,  focalise ses efforts dans la guerre électronique et les techniques de contre-mesures électromagnétiques et ce, après avoir étudié de près les causes de la faillite de certaines armées de la région dans des conflits récents.

Peu avant l’intervention de la France au Mali, de grandes pressions internationales ont été exercés sur Alger pour qu’il envoie son armée chez son voisin du Sud pourchasser les groupes terroristes. Mais les Algériens ont refusé toute intervention de leur armée en dehors de leurs frontières.

Il y a quelques mois, l’armée algérienne a fait savoir au précédant  ministre tunisien de l’intérieur Ali Laarayedh via un interlocuteur civil que si la Tunisie ne passait pas à l’action contre les maquis islamistes implantés à Djebel Chaambi dans la localité de Kasserine, il n’était pas du tout exclu que l’armée algérienne intervienne en profondeur sur le sol tunisien.  Le ministre Algérien chargé de transmettre ce message a souligné qu’en général l’Algérie est un pays pacifique mais qu’en cas de montée en puissance des menaces terroristes, un recours à des moyens peu orthodoxes est toujours possible.

Enfin, une grande partie du haut commandement de l’armée algérienne regrette aujourd’hui le fait de ne pas avoir intervenu en Libye et prendre Tripoli au cours de la guerre civile ayant secoué ce pays en 2011.  Cela aurait pu empêcher la création dans le Sud libyen autour de la passe du Salvador d’un Etat de facto  dirigé aujourd’hui par le chef de guerre Algérien Mokhtar Belmokhtar!

http://strategika51.wordpress.com/2013/07/01/sahel-larmee-algerienne-abat-un-drone-au-nord-mali/

Maladie du président Bouteflika : la télévison algérienne revient au 19ème siècle avec la technologie du 21ème


Tribune libre : Laid Seraghni

bouteflika« Il faut connaitre le peintre pour comprendre l’image »
Friedrich Nietzsche (1)

Après un silence de plus de 40 jours, le 12 du mois de juin 2013 à vingt heures, l’Entreprise Nationale de Télévision (ENTV) ou « l’orpheline » comme il sied aux Algériens de l’appeler, capte magistralement l’attention de tout un peuple en diffusant les premières images du Président de la République, à Paris, recevant deux hauts responsables algériens. Enfin, « les bonnes nouvelles » annoncées depuis Addis-Abeba par M. Medelci, Ministre des Affaires étrangères, arrivent.
Par ces images, les chargés de la communication d’El Mouradia espèrent que « la maladie du Président de la République A. Bouteflika, sera bientôt un mauvais souvenir » (2), vite effacé de la mémoire du peuple algérien, comme le prédisait le Premier ministre A. Sellal. Ils espèrent également montrer aux algériens que leur Président est bien vivant et qu’il est encore capable de diriger le pays. Comme le déclarait le ministre des Affaires étrangères : « au quotidien, je vous le confirme, c’est le ministre qui parle, nous recevons ses encouragements et ses directives » (3)

64_dilem_130610105311-285x300Les images sont diffusées le mercredi, vingt quatre heures après que la télévision algérienne eut fait état d’un « d’entretien qui a eu lieu en fin d’après-midi à Paris entre Bouteflika et deux hauts responsables algériens ». Tout le monde aura remarqué que les images tant attendues ressemblent à un paysage sans couleurs. Sans parler de la qualité des clichés pourtant soigneusement choisis. Le filtre s’est ingénié à nous faire passer celles montrant le chef de l’Etat sous son meilleur jour. Les plus présentables possibles. Mais A. Bouteflika apparaissant visiblement malade, ces photos suscitent des interrogations et accréditent les incertitudes sur son état de santé. Le doute ne s’est pas dissipé. La confusion et la panique de l’entourage du président en matière de communication sont confirmées.

La stratégie en matière de communication du pouvoir est fondée sur des palabres et papotages vides. La corroboration flagrante d’une communication sclérosée et défaillante est à l’image de la « bonne gouvernance » du pays très riche qui n’arrive pas à assurer des soins de haut niveau à ces citoyens.

Chaplin-Charlie-Circus-The_01-248x300A la surprise générale, avec le reportage tant attendu de la télévision algérienne, les algériens retrouvent le cinéma muet du 19éme siècle avec son héros, le célèbre britannique Charlie Chaplin, l’un des personnages les plus créatifs. Ses fantastiques films sont tournés sans le moindre son par un kinétographe (4). A cette époque, certes il n’y avait pas la parole mais il y avait la musique et des messages apparaissaient sur l’écran pour permettre au spectateur de mieux comprendre la scène. De nos jours, on peut allier aisément les images en mouvement et le son. Le pouvoir, ayant toujours considéré le peuple avec une certaine indifférence, donne plus d’importance à l’image car il pense comme Confucius (5) « que l’image vaut mille mots ». En effet, une image vaut mille mots car, sans le dire, tout le monde a vu un président malade aux gestes réduits et ne pouvant parler.

Deux vieux, qui pourraient se nommer Saïd et Nacer, suivant attentivement les informations, n’ont pu s’empêcher de réagir ainsi à ce mini-conseil des ministres tenu sous le bon regard de l’ami François.

– Nacer: Après un AVC, on lui donne du café. Veut-on qu’il parte ?
– Saïd: Ah ! tu n’as pas encore compris. Il est déjà parti d’Al Mouradia.
– Nacer : Si Abdelmalek disait tous les jours qu’avec un AVC, il arrive à suivre son emploi du temps, seconde par seconde de jour comme de nuit .
– Saïd : Ah bon ! Il travaille ? On lui a demandé de faire croire au peuple que le Président est en grande forme. Il s’accroche, par tous les moyens, à un poste qui est sur le point de se volatiliser.
– Nacer : Sellal tend une assiette au chef d’Etat-major. Il cherche à soudoyer la grande muette pour occuper Al Mouradia. Il fait semblant de lui dire que « je serais un bon serviteur ».
– Saïd : Il ne touche pas aux gâteaux. « Je suis venu voir sa santé et prendre la décision qui s’impose », semble-t-il dire intérieurement. Il est légaliste, mais… je ne peux anticiper sur la position de l’armée que certains sollicitent pour prendre ses responsabilités. Je crains que des forces occultent la convainquent d’une action.
– Nacer : Elle a affirmé son caractère républicain.
– Saïd : Une chose m’intrigue. Pourquoi met-on en avant le chef d’Etat-major et non pas Abdelkader, deuxième personnalité après le Président de la République selon la Constitution ?
– Nacer : Il y a aussi Abdelmalek.
– Saïd : Arrêtes ! Il est plus léger qu’une feuille morte au gré du vent. Une délégation de pouvoir au premier ministre est possible avec la bénédiction de l’armée.
– Nacer : Pourquoi l’armée ?
– Saïd : Dans quelques jours, il y aura la promotion au grade supérieur des militaires. Qui signera les décrets ?
– Nacer : La Constitution interdit la délégation de pouvoirs. Le conseil Constitutionnel s’opposera à cette action.
– Saïd : Le conseil Constitutionnel ? Une institution que l’on utilise quand on veut, la preuve son Président a refusé de faire réunir le Conseil pour entreprendre éventuellement la procédure légale prévue par l’article 88 de la loi fondamentale du pays relative à l’état d’empêchement du Président de la République. La Constitution a été tout le temps bafouée et violée.

Un silence et un soupir.

– Nacer : Il a tout le temps respecté la Loi fondamentale du pays.
– Saïd : ne dit-on pas chez nous quand « le taureau est à terre les couteaux sont tirés ». On peut lui reprocher d’avoir fait du français la langue officielle en prononçant son discours devant l’assemblée française dans la langue de Bugeaud et de Bigeard. C’est une grave violation du droit. L’humoriste français Vincent Roca (6) disait bien « en dehors de la langue française, il y a une seule langue que la constitution tolère : la langue de bois »
– Nacer : Et les alliées et les amis du Président et de son influent frère. Ils sont facilement accessibles par ce dernier qui leur a favorisé leurs intérêts en Algérie au détriment du pays si la presse dit vrai. Ils vont le protéger ainsi que son entourage qui, selon la presse, aurait considéré l’Algérie comme faisant partie de son patrimoine.
– Saïd : Les alliées ne sont jamais fidèles. Ils marchent avec celui qui donne le plus. Ni Abdelaziz ni son entourage ne peuvent plus donner. Le retour de manivelle peut commencer.

Un jeune qui suivait le dialogue intervient pour dire : « Il a voulu le pouvoir pour faire ce qu’il veut surtout se venger d’avoir été écarté en 1978, ce n’est pas sa faute mais celle des décideurs qui le lui ont donné »

– Nacer : Que fait le portrait du président Français ? L’Algérie qui, par milliers de chouhadas, avait recouvré son indépendance. Cinquante années après elle se retrouve sans souveraineté ou quoi ?
– Saïd : Lui qui nous avait ordonné de lever la tête « arfaa rasek ya ba. » Arrêtons, le sucre me monte. Les alliés sont comme l’oie, tu la gaves pendant des mois, elle ne te fera pas manger un jour.
– Nacer : Saïd, je constate deux choses qui n’augurent pas de beaux jours pour lui et son entourage.
– Saïd : Lesquelles ? Tu me fais peur.
1017238_389399067837902_1132173938_n-225x145 – Nacer : Il porte un peignoir noir et il est apparu après 40 jours d’absence.
– Saïd : Laissent tomber tes croyances ridicules.
– Nacer : Les gens diraient qu’il est apparu après avoir fait son deuil qui dure, selon la tradition musulmane, 40 jours.
– Saïd : Et pourquoi ce deuil que tu es le seul à voir ?
– Nacer : Ces gens diraient aussi qu’il a perdu sa femme. La Présidence.

Laid Seraghni

En Algerie, la maladie du Président sclérose la communication defaillante


Tribune libre : Laid SERAGHNI

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Le flou qui a entouré la maladie du Président a donné libre cours à la spéculation sur une certaine lutte de succession entre les centres de décisions en Algérie.La mauvaise gestion de la question est l’image même de la gestion des affaires publiques Algèriennes.

En Algérie, la maladie du Président sclérose la communication défaillante
Abdelhamid Mehri (1) aurait prédit « Tout Président Algérien qui toucherait à la Constitution finira ses jours dans la malédiction ».

Le 8 avril 2013, le Premier ministre Abdelmalek Sellal installe la Commission des experts chargée de l’élaboration d’un avant projet de loi sur la révision de la constitution. Vingt jours après, au JT du 27 avril 2013, le cardiologue Bougherbal (2) annonce au peuple algérien l’hospitalisation du Président de la République A. Bouteflika à l’hôpital Val-de-Grâces à Paris « pour des examens complémentaires suite à son accident ischémique transitoire (A I T) » (3). Il justifie ce transfert par le « manque de compétence médicale algérienne et le manque de moyens techniques ». (4).

La déclaration de Bougherbal et le transfert de l’illustre malade à l’étranger ont soulevé une polémique entre les neurochirurgiens algériens sur l’absence ou non des moyens techniques et du savoir – faire dans ce cas précis. Pour le neurochirurgien de l’hôpital de Blida, le professeur Bouyoucef, notre pays dispose des compétences médicales et des moyens de « chercher et trouver l’étiologie de cet accident et de la traiter. Des centaines d’Algériens sont traités dans nos services pour le même motif » (5).

La question de la bonne gouvernance s’impose dans les discussions des Algériens. Ils ne peuvent concevoir qu’un pays qui dépense plus de 500 milliards de dollars en 10 ans, n’arrive pas à assurer des soins aux normes internationales. La santé publique est sinistrée.

Dés le début, le simulacre commence. Le comble du ridicule est dépassé, le cardiologue continue depuis Alger à rassurer les Algériens sur l’état de santé de leur Président en puisant à partir de Paris ses informations que lui donnait un membre de la famille du Président. Il est chargé de faire cela « car on me l’a demandé de le faire et je le fais jusqu’au moment où on me demande d’arrêter ». (4 bis).

Aucune photo, aucun communiqué officiel, aucun bilan médical mettent à nu le dysfonctionnement des institutions et la mauvaise gestion de la question qui sclérosent bien une communication défaillante. Seul le Premier ministre, tout en admettant le scepticisme des Algériens à l’égard de ses déclarations, s’ingénie tant bien que mal à donner les « bonnes nouvelles » et avance même que le président, par téléphone, suit de très prés les affaires du pays. Il est au courant de tout et décide de tout. Puisqu’il il peut parler pendant des heures, pourquoi ne consacre- t-il pas 5 minutes à son peuple pour faire taire tous ses détracteurs ?

Les jours qui passent, la photo qui tarde et l’aphasie qui est totale laissant penser que les dégâts sont importants. La rumeur, la spéculation et l’intox s’installent chez les Algériens. Les analystes voient des luttes entre la Présidence et la Défense pour la succession du président. Les internautes s’agitent, les uns fantasment les autres fabulent.

Toujours pas de photo. Les jours passent, les déclarations officielles se suivent et se ressemblent « Il va bien et se repose ». Le ministre des Affaires étrangères M. Medelci depuis Addis-Abeba, déclare « les nouvelles sont bonnes Il rentrera bientôt en Algérie » (6). Le 1er mai 2013, le chef de l’Etat, à travers une lettre lue par son conseiller, s’adresse aux travailleurs et le 4 du mois, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, il décrète le 22 octobre « journée de la presse ». Il est fait état de la promulgation de décrets présidentiels portant promotions de hauts fonctionnaires à la présidence. L’objectif est pour laisser croire au peuple que le Président suit les affaires du pays et qu’il était en mesure d’apprécier les dossiers qui lui sont présentés et de signer, le cas échéant des décrets. Il est en mesure de tenir le stylo est de signer donc il peut encore diriger le pays.

Si les décrets sont réellement signés par A. Bouteflika à Val-de-Grace ils doivent porter alors, Val-de-Grace le ….. et non Alger le……… Une grave atteinte à la souveraineté nationale. Des indiscrets parlent de paraphe du chef de l’Etat scanné.

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Les jours passent et toujours aucune photo. La rumeur enfle, la spéculation trace l’avenir du pays, l’intox se conjugue au présent. Les informations tendancieuses ou mensongères sont dans toutes les bouches. La mort du président est annoncée (8). L’opacité se confirme dans la méthode de communication du Gouvernement. Le 19 mai 2013, un quotidien algérien « Mon journal » a été interdit de parution parce qu’il affirmait que le président Algérien était revenu le 15 mai 2013 à Alger dans un état « comateux » après une « détérioration de sa santé ».

La communication officielle est déléguée au gouvernement et à la presse de l’Hexagone. Tantôt c’est Fabius tantôt c’est Hollande qui, se croyant investis du poste de porte – parole de la Présidence Algérienne nous informent sur l’état de santé de notre Président et de son lieu de séjour. Confondant l’Elysée à el Mouradia François Hollande parle du sujet qui ne regarde que les Algériens. Le président est « en convalescence dans l’établissement des Invalides où il se voit se prodiguer tous les soins nécessaires et il aura ensuite à rentrer, j’espère le plus vite, dans son pays » (10)

Un membre de ce gouvernement informe le peuple algérien du transfert du Président algérien du Val-de-Grace vers l’’Institution Nationale des invalides, établissement médical des techniques de pointe spécialisé dans la prise en charge des blessées de guerre et des grands handicaps. Invalides « pour suivre sa convalescence » (9). Des précisions sur le lieu où se repose le Chef de l’Etat Algérien sont apportées .Il est dans un appartement aux Invalides « près du tombeau de Napoléon et du musée de l’armée, au centre de Paris ».Ces précisions appellent des interrogations et je laisse le soin aux lecteurs de les poser et d’y répondre.

En Algérie ce dossier est un tabou

Devant le flou total qui entoure l’état de santé du Président de la République, un membre du Conseil constitutionnel aurait déclaré, sous l’anonymat, selon El Watan que les membres de cette institution, se sont concertés en l’absence du Président Tayeb Bélaiz pour entreprendre éventuellement la procédure légale prévue par l’article 88 la loi fondamentale du pays relative à l’état d’empêchement du Président de la république « Lorsque le Président de la république, pour cause de maladie grave ou durable, se trouve dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions, le Conseil Constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la vérité de cet empêchement approprié, par tous les moyens, propose à l’unanimité, au Parlement, de déclarer l’état d’empêchement ». Le président du Conseil, proche du cercle présidentiel, n’a pas réagi pour faire réunir les membres du Conseil en dépit des critiques de la classe politique et de la presse algérienne et de la gravité de la situation du pays.

Les Algériens se demandent à quoi servent des institutions qui ne sont pas capables d’assumer les prérogatives que leur confère la Constitution ? Ils ne comprennent pas non plus comment un homme peut – il bloquer toute une Institution ?

Cela n’est possible que dans un pays où le pouvoir est dilué entre plusieurs centres de décision qui fait que l’Algérie est dirigée par plusieurs présidents de la République mais un seul passe par des urnes que les autres prennent soin de bien les bourrer à son avantage.

Les jours passent, la rumeur enveloppe toute l’Algérie et l’intox se voit dans les marchés, les « supputateurs » préparent l’avenir du pays et les spéculateurs. Les photos du Président apparaissent au lendemain du reportage de Mardi 11 juin 2013, la chaine de télévision publique (L’ENTV) fait état « d’entretien qui a eu lieu en fin d’après – midi à Paris entre Bouteflika et deux Hauts responsables algériens ». Le lendemain les photos sont diffusées. Elles montrent un Président considérablement diminué, emmitouflé dans un peignoir noir, le visage pale et les traits tirés. Il est entre le chef d’Etat-major de l’Armée Nationale Populaire et le Premier ministre.

Un mini – conseil des ministres à Paris durant lequel Bouteflika aurait longuement écouté les exposés sur la situation sécuritaire et économique du pays avant de donner les instructions et les orientations pour la poursuite des activités du Gouvernement. Il avait donc parlé. Pourquoi pour faire taire les incrédules n’avait-il pas adressé un mot au peuple algérien ? Ces images démentent la rumeur sur sa mort mais ne mettent pas fin aux interrogations sur sa capacité à gouverner. Elles annoncent cependant que la transition à bel et bien commencé.

L’entretien a eu lieu dans une apothicairerie * de l’hôpital, aménagée en urgence et dans la précipitation le portrait du Président F. Hollande n’a pas été décroché.

L ‘Algérien peut-il relever la tète comme il lui a été ordonne un jour du siècle passé.

SERAGHNI Laid

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Références :

• Apothicairerie : Ancienne pharmacie d’avant 1777 en France que l’on trouve dans les hôpitaux anciens. Elle est généralement au rez de chassée et prés des cuisines et de la laverie.

1- Homme politique et grand militant né le 3 avril 1926 au Khroub (Constantine) mort le 30 janvier 2012 à Alger. Il est connu par le projet qui porte son nom « le projet Mehri » qui constitue une réponse au projet de Gaule.

2- Professeur en cardiologie, directeur du Centre Nationale de la Médicine des sports et ancien sénateur du tiers présidentiel et président de la commission nationale des soins à l’étranger.

3- Accident ischémique transitoire : c’est une perte de fonction cérébrale ou oculaire due à un défaut d’irrigation de ces organes, durant moins d’une heure, et disparait sans séquelle. (le figaro.fr- sante).

4 et 4 bis Le MATIN DZ du 30 avril 2013,

5 El Watan du 29 avril mai 2013,

6 L’expression du 23 mai 2013 ;

7 Le MATIN DZ du 30 avril 2013,

8 Valeurs actuelles du 10 juin 2013,

9 – Romandie du 21 mai 2013.

10 – Le monde du 21 mai 2013

11 – Liberté du 1 juin 2013.

 

Algérie : attention, danger


Djamel-Okacha2A voir le danger partout, certains pourraient dire que cela frise le pathologique, la paranoïa. Mais l’expérience est là pour montrer que dans 100% des cas certains évènements aboutissent toujours aux mêmes conclusions, pour la bonne raison que ce sont les conclusions elles-mêmes qui déterminent les évènements. Il s’agit, bien sûr du terrorisme.

On n’en est plus au temps où, rien qu’à l’énoncé du mot ‘’terrorisme’’, on renonçait à prendre le métro ou annulait sa réservation d’avion. C’était le temps où les terroristes terrorisaient les honnêtes gens. Ce temps est révolu. Aujourd’hui ils n’empêchent plus personne de dormir. Ici en tout cas. Une autre réaction a pris place. On se demande plutôt où les terroristes vont frapper, pour savoir quel pays va être envahi. Tous les cas de terrorisme ‘’islamistes’’ se sont, jusqu’ici, soldés par une invasion ou, au minimum par un changement de régime. Forts de cette expérience, chaque nouvel attentat nous placerait plutôt dans une position de pronostiqueur.

Ainsi, quand on voit, de nouveau, que les terroristes du Sahel sont en train d’installer leurs tentes en Algérie, ne peut qu’inquiéter. Ça commence toujours par une annonce faite par un grand média, qui sera progressivement reprise par les confrères, et amplifiée ensuite. Cette fois c’est  Le Nouvel Obs qui s’y colle, repris par Libération. Selon l’article de Libé, les otages français du Sahel ont été transférés en Algérie.

Pourquoi ?  Parce que le nouveau chef (il y en a tellement !) est algérien. L’ancien chef de ce groupe (combien y a-t-il de groupes ?), Abou Zeid, est enfin mort officiellement, d’après une déclaration faite par l’AQMI le 16 Juin 2013. Il fait partie de ces terroristes qui ne peuvent mourir officiellement que quand on n’a plus besoin d’eux, et seulement lorsqu’on leur a trouvé un successeur pour le programme suivant. Pour ce qui le concerne, le Président Tchadien, Idriss Déby, avait annoncé, dès le 1er Mars,  sa mort dans des combats qui ont eu lieu le 22 février et au cours desquels plusieurs soldats tchadiens avaient été tués. Notons que c’est à la même période que ‘’mourait’’ aussi l’autre grand terroriste, autre chef d’un autre groupe, Mokhtar Belmokhtar, qui a ‘’ressuscité’’ depuis. Personne ne sait où il se cache, mais est-ce vraiment important ? L’essentiel c’est que, de temps à autre, il se manifeste par vidéo ou audio, ou que quelque témoin en vadrouille dans le désert témoigne l’avoir entraperçu. Même mort, il peut bien faire ça, non ? On ne lui en demande pas plus.

Pour aujourd’hui l’intérêt s’est déplacé vers un autre personnage. Il s’appelle Djamel Okacha. Nom de guerre (il en faut toujours un) : Yahia Abou El-Hammam. C’est le nouveau chef du GSPC (Groupe salafiste pour la Prédication et le Combat). Il déménage en Algérie, avec armes, bagages et otages.

Des terroristes qui débarquent dans un pays, ça signifie des perspectives sombres pour ce pays. Deux situations peuvent se présenter.

Soit le pays en question est du bon côté. Les terroristes sont alors des ‘’invités’’, en vue de taquiner le voisin. Mais, dans ce cas il faut jouer le jeu à 100%. A aucun moment il ne sera question d’hésitations ou de revoir tel ou tel point dans sa position. Ceux qui en douteraient peuvent demander des éclaircissements à Erdogan. Quand on s’engage dans cette voie, c’est jusqu’au bout, et même plus, sous peine de se retrouver avec une révolution chamarrée que l’on n’aura vu venir de nulle part. Elle pourrait surgir d’une crise politique ou sociale, d’un arbre coupé, ou d’un chat écrasé.

L’autre situation, c’est quand le pays ‘’hôte’’ est du mauvais côté. La situation est encore plus limpide. Le mot ‘’terroristes’’, ne serait,  dans ce cas, que l’autre appellation des forces spéciales.

Dans un cas comme dans l’autre, la présence annoncée des terroristes du Sahel en Algérie a de quoi préoccuper, d’autant plus qu’ils arrivent, avec déjà dans leurs bagages, le futur alibi, les otages, qu’il faudra bien libérer un jour d’une manière ou d’une autre.

Que va faire le gouvernement algérien ? Car l’affaire est complexe. Il a déjà montré par le passé qu’il savait comment traiter le terrorisme. Mais, dans le cas présent, il se peut qu’il n’y ait aucun terroriste sur son sol. Seule l’annonce de sa présence suffit. Comment lutter contre le virtuel ?

Je me trompe peut-être et je l’espère. Mais les migrations de terroristes n’ont jamais été anodines. A suivre donc.

Avic

Bachar al-Assad souhaite un prompt rétablissement à Bouteflika


Bachar-boutefLe président syrien Bachar Al Assad a adressé un télégramme à son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika pour se rassurer sur sa santé, rapporte, ce dimanche 26 février, l’agence de presse syrienne Sana.

« Le président Al Assad a souhaité la guérison rapide au président algérien et prié Dieu pour qu’il regagne sa patrie en bonne santé afin de poursuivre le processus de construction dans ce pays », a indiqué la même source.

Belle manifestation de solidarité, solidarité qui fait grincer bien des dents. De reconnaissance aussi, pour le soutien sans faille de l’Algérie au président et au peuple syrien.

Le remodelage de l’Europe centrale et l’Europe de l’Est. Partie II


Lire la première partie de l’article ici :

1. Création d’un nouveau pôle de puissance

Tout a commencé en Juillet 2001, lorsque Jiang Zemin et Vladimir Poutine ont signé le Traité de bon voisinage et de coopération fraternelle entre la Fédération de Russie et la Chine (FCT). Par ce traité, le Japon, l’UE et les Etats-Unis n’ont été définis que comme trois grandes puissances économiques rivales qui disposaient d’une main-d’œuvre qualifiée et avaient accès au capital financier. Le traité consacrait la décision de la Russie et de la Chine de travailler ensemble, en concurrence avec les trois grandes puissances (Japon, Union européenne et Etats-Unis). Lire la suite Le remodelage de l’Europe centrale et l’Europe de l’Est. Partie II

Les relations entre les Américains et les islamistes tunisiens remontent à 2004


US-TunisieTunisie: On ne remerciera jamais Wikileaks. Dans les documents suivants, on découvre la servilité des Nahdaoui à l’égard des Américains et la naïveté de ces derniers à l’égard des islamistes. C’est sous la présidence de George W.Bush, le criminel de guerre en Irak, que les relations de maître à esclave entre certains hauts dirigeants d’Ennahda et les Services de l’ambassade américaine en Tunisie se sont renforcées. Mais elles existaient depuis le début des années 80, lorsque les Américains ont décidé d’écarter Bourguiba et de placer leurs pions islamistes, aussi bien en Tunisie qu’en Algérie. Ils ont raté leur coup en 1987, mais pas en janvier 2011. Ce qui est étonnant dans ces documents, c’est que Ben Ali était au courant des tractations islamo-impérialistes, mais il laissait faire. Pourquoi n’a-t-il pas réagi ? Pourquoi n’a-t-il pas remis en prison ces traîtres ? Pourquoi a-t-il manqué de fermeté ? Autant de questions auxquelles il va falloir un jour répondre. A la lecture de ces documents de Wikileaks, on comprend que, ce n’est pas parce qu’ils sont majoritaires ou populaires que les islamistes sont arrivés au pouvoir, mais parce qu’ils ont vendu leur âme à l’Oncle Sam. Merci aux USA d’avoir imposé ces obscurantistes à un peuple qui voulait la démocratie.

Des documents émanant de l’ambassade américaine à Tunis et faisant partie des récents documents qui ont filtré et ont été révélés récemment par wikileaks attestent des très bonnes relations entre les membres du parti islamiste tunisien Ennahda et la mission diplomatique américaine à Tunis du temps du président déchu Ben Ali. Echange de visites entre les deux parties et insistance des dirigeants d’Ennahda sur le fait qu’ils représentent l’islam modéré, ce qui est à leur avis la solution pour la démocratie dans la région et précisément en Tunisie. Mais il semble qu’il y a une grande différence entre ce que déclarent (pour la consommation locale) les Nahdaouis à propos de la politique des Etats Unis et ce que révèlent ces documents à propos de leurs cordiales relations avec eux. Le fait est que de nombreux sympathisants de ce parti écrivent sur de nombreux sites internet que le pouvoir du président déchu Ben Ali les pourchassait et les réprimait pour satisfaire à la demande des Etats-Unis qui ne veulent pas qu’ils accèdent au pouvoir bien qu’ils représentent « l’Islam modéré qui va réaliser la Justice, l’Egalité et la Démocratie ». Or, une série de télégrammes de l’ambassade américaine à Tunis démontre que les relations entre le parti islamiste et l’ambassade américaine étaient très étroites.

Selon ces documents, l’intérêt américain pour les faits et gestes des islamistes était permanent et les fonctionnaires de l’ambassade ne rataient jamais une occasion pour demander à leurs hôtes tunisiens des informations sur les activistes islamistes sur la scène politique ainsi que sur leur force réelle sur le terrain et la réalité de leurs projets.
Dans un document en date du 23 mai 2006, traitant de la situation dans le pays après les élections municipales tenues au début du même mois, un membre du parti Ettajdid (ancien parti communiste) a affirmé que le parti Ennahda demeure actif en marge de l’opposition et il vise tout particulièrement les jeunes fréquentant les mosquées. L’ambassadeur américain William Hudson, auteur du télégramme, écrit « que l’opposition laïque a compris l’importance d’une telle situation et a pris contact avec les islamistes dont des membres du parti Ennahdha restés dans le pays. Le président du parti démocratique progressiste d’alors, Néjib Chebbi, a reconnu devant l’ambassadeur qu’il avait rencontré récemment des membres d’Ennahdha à l’étranger. Mohamed Harmel, qui était alors président du Parti Ettajdid a révélé pour sa part qu’il n’est pas exclu qu’il prendrait des arrangements avec les islamistes pour renforcer les activités de son parti ».

Toutefois, l’opportunisme de Chebbi et de Harmel les a poussés à décourager l’ambassade de prendre quelque contact que ce soit avec les islamistes, quels qu’ils soient « aussi bien en Irak ou n’importe où ailleurs ». Ils ont critiqué « les avantages politiques obtenus par les chiites en Irak ».
Cette position de mise en garde est partagée également par l’association tunisienne des femmes démocrates, ATFD, dont deux membres, Ilhem Belhaj et Hafidha Chkir, avaient averti, au cours d’une réunion tenue le 9 février 2006 à l’ambassade, un des fonctionnaires de cette l’ambassade, que l’acceptation d’un gouvernement islamique correspondrait à la «substitution d’une dictature par une autre ». Elles ont affirmé que cela valait aussi bien pour ceux qui se faisaient appeler « musulmans modérés ».

Dans un autre document en date du 29 novembre 2005, intitulé « dualisme de l’islam en Tunisie », l’ambassadeur Wiliam Hudson traite de la situation de l’islam en Tunisie. Il expose la croissance de l’observance religieuse en Tunisie et l’histoire des rapports entre les autorités et les mouvements islamiques. Il transparaît de ce document que les relations entre l’ambassade et des membres du parti islamique Ennahda dissous sont bonnes, puisque l’ambassade les sollicite pour son information. Selon le document cité, l’ambassadeur dit qu’un ancien membre d’Ennahda s’est plaint à un fonctionnaire politique de l’ambassade que les groupes politiques islamiques ne s’intéressaient qu’aux activités politiques et aux alliances, ajoutant que Dieu et la religion n’avaient pas d’importance pour ces derniers, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas meilleurs que le pouvoir politique actuel.

L’intérêt américain pour l’islam en Tunisie apparaît aussi dans un document datant du 22 mars 2006 qui relate les actes d’une table de discussion tenue le 8 mars avec un certains membres de la société civile où l’on revient toujours à la situation des islamistes!

Selon certains documents, quelqu’un comme Ziad Doulatli, aujourd’hui membre du conseil d’Ennahdha, était l’ami de l’ambassade et figurait sur la liste de ses visiteurs permanents. Un visiteur qui faisait la promotion de son parti et la sienne et pour se présenter comme le représentant d’un islam modéré.

Le 15 août 2006, s’est tenue une réunion entre des islamistes tunisiens « modérés » d’une part, et les conseillers politiques et économiques ainsi que l’officier politique de l’ambassade, d’autre part. En date du 21 août, l’adjoint au chef de la mission, David Ballard, a envoyé un télégramme donnant les détails de ce qui s’était passé au cours de cette réunion qu’il a organisée à la demande des tunisiens : Radwan Masmoudi(1), un américain d’origine tunisienne qui préside le Centre d’Etudes de l’islam et de la démocratie à Washington, Saïda Akermi(2), secrétaire générale de l’association internationale de soutien aux prisonniers politiques, Salah Eddine Jourchi(3), journaliste et activiste de la société civile et ancien membre d’Ennahda et Ziad Doulatli, membre fondateur du parti qui a passé quinze années en prison. Le télégramme explique que les islamistes modérés tel que les désigne l’ambassade (mais avec certaines réserves puisqu’elle met cela entre guillemets renvoyant la responsabilité de cette appellation à d’autres), ont voulu rencontrer des représentants de l’ambassade afin « de renouer le dialogue sur des problèmes communs ». Nous découvrons ainsi que les relations entre les deux parties et le dialogue entre eux datait des années 1980 et qu’il s’arrêta suite à la campagne gouvernementale contre ce parti, sa dissolution et l’emprisonnement de ses dirigeants. Ce vieux dialogue avait comporté des rencontres avec des membres du Congrès en visite en Tunisie.

A l’instar de Ziad Doulatli, d’autres anciens membres du parti tentent de se présenter comme les représentants de l’islam modéré que recherche l’Amérique dans la région. Dans un document datant du 18 août 2006 traitant des réactions tunisiennes à la guerre israélienne de juillet 2006 contre le Liban, le conseiller politique auprès de l’ambassade a rencontré Ziad Doulatli, ainsi que l’activiste de la société civile Salah Eddine Jourchi, (qui dit avoir quitté Ennahda suite à un différend avec eux). Ces deux derniers ont déclaré au conseiller que la guerre du Liban et le soutien des USA à Israël ont renforcé le Hezbollah et d’autres groupes extrémistes. Ils ont aussi poussé la jeunesse tunisienne à s’identifier aux idées des groupes djihadistes tels qu’Al-Qaïda, au lieu de s’identifier à des groupes « non violents et modérés tels qu’Ennahda ». L’ambassadeur d’ajouter que les deux personnalités se présentent sous l’appellation de « musulmans modérés ».

L’intérêt des américains pour l’Islam en Tunisie apparaît aussi à travers un document datant du 22 mars 2006 qui relate une rencontre tenue le 8 mars avec des activistes de la société civile où l’on revient toujours, sur la situation des islamistes et leur force.

Il apparaît, à travers certains documents, qu’un homme comme Ziad Doulatli, qui est aujourd’hui, membre du Conseil constitutif d’Ennahda, était un ami de l’ambassade et figurait sur la liste des visiteurs permanents ; un visiteur qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour promouvoir son parti et lui-même comme représentants de l’islam modéré.

Les dialoguistes islamistes ont estimé que la Tunisie était susceptible de devenir un exemple de réforme démocratique au Moyen Orient. Doulatli a dit qu’ « étant donné que 90% des tunisiens sont laïcs, cela encourage à une évolution vers une démocratisation réelle ». Les auteurs de télégramme ont raillé l’allégation de Ziad Doulatli, que son parti aurait obtenu 60% des voix des suffrages exprimés (élections de 1989), alors qu’en réalité cette proportion, selon Balard qui est l’auteur du télégramme, n’avait pas dépassé les 30% dans le meilleur des cas.
Les Tunisiens ont essayé de convaincre les fonctionnaires de l’ambassade que la collaboration avec eux contribuait directement aux intérêts de Washington afin de recouvrer par cela la confiance et l’amitié au Moyen Orient, les Etats Unis ont besoin d’un modèle réussi de démocratie dans la région. A ce qu’il paraît, Doulatli a semblé être le plus enthousiaste pour la coopération avec Washington, il a essayé de promouvoir l’idée que son pays était le mieux préparé pour concrétiser ce modèle et non point l’Irak ; il a déclaré qu’il faudrait qu’il y ait une alternative au « Ben Ladisme ».

Le groupe qui espérait sûrement la reconnaissance de la plus grande puissance impérialiste du monde, a demandé quelques menus « services » à l’ambassade. Le plus important de ces services était qu’un représentant de l’ambassade aille rendre visite à Hammadi Jebali, un des dirigeants du parti Ennahdha, un « islamiste modéré » comme ils ont dit, assigné à résidence dans le gouvernorat de Sousse. Le groupe demanda aussi que certains noms d’islamistes modérés soient introduits sur les listes des invités de l’ambassade et des voyages organisés de temps à autre aux Etats-Unis. Dans son télégramme, Ballard dit que l’ambassade était heureuse de l’initiative du groupe de prendre contact avec elle, mais qu’elle ne partageait pas leur optimisme quant à des changements importants dans l’avenir. Il dit qu’elle (la mission américaine) était consciente des motifs ayant incité le groupe à prendre contact avec elle, surtout après les déclarations de Doulatli concernant les 60% (de voix obtenues).

L’ambassade a favorablement répondu à certains des services demandés et a rendu visite à Jebali dans sa résidence surveillée. Un fonctionnaire politique de l’ambassade a rendu visite à Jebali, à son domicile à Sousse, le 31 août 2006, pendant plus de deux heures. Ce qui a attiré l’attention du fonctionnaire c’est que contrairement à tous ceux qu’il rencontrait de la société civile ou de l’opposition politique, Jebali ne s’était pas plaint des politiques américaines au Liban, en Israël et en Irak. Jebali qui a dit que Rached Ghannouchi était le chef d’Ennahda, a confirmé que ce parti était le même en Tunisie ou en Europe. Jebali a dit que comme tous les partis islamistes ils sont suivis (avec inquiétude) par les américains. Jebali a affirmé qu’Ennahda en tant que parti politique voudrait participer graduellement à la vie politique tunisienne et qu’il ne voulait pas d’un Etat islamique. Et puis comme l’ont fait tous les autres, Jebali a critiqué les autres partis islamiques qui « croient qu’ils détenaient la vérité divine et n’acceptaient pas la critique » En réponse à l’envoyé de l’ambassade qui lui a fait remarquer qu’il paraissait laïc, Jebali répondit qu’il distinguait entre sa pratique religieuse et la vie publique. Il a rajouté que tous les musulmans modérés pensaient comme lui et refusaient la violence. Les répliques de l’américain étaient prêtes pour lui rappeler que des partisans du parti avaient perpétré des charges explosives dans certains hôtels pendant les années 1980(4). L’envoyé de l’ambassade n’a pas cru Jebali quand il lui a dit qu’il lui était interdit de travailler et qu’il faisait l’objet de nombreuses restrictions de droits et ce, au vu du bel ameublement de sa maison et de l’apparat avec lequel il recevait ses invités. Jebali a aussi évoqué l’actuel extrémisme islamiste en comparant les membres d’Ennahda ouverts à tout, aux jeunes tunisiens pratiquants et très extrémistes, comme résultat de la répression et de l’interdiction pour Ennahda dans la propagation de ses idées modérées.

Il se peut que tous les membres actifs du parti Ennahda(5), avant sa dissolution et qui sont demeurés fidèles à sa ligne politique après sa dissolution, ne soient pas tous des amis de l’ambassade américaine à Tunis, mais il est sûr que des membres influents de ce parti, dont ses symboles parmi les plus importants et ses porte parole, ont « collaboré » avec les américains pendant de nombreuses années en espérant leur reconnaissance et peut être aussi avec l’espoir de reproduire l’expérience irakienne. Si Washington avait décidé un jour de renverser le régime Ben Ali, les Nahdhaouis étaient prêts, comme toujours et à jamais, à bénir cela et à gouverner le pays, surtout qu’ils se disent être, comme ils l’ont répété, des « modérés », qu’ils sont « le type d’islamistes » qu’aiment le mieux les américains et qu’ils veilleront aux intérêts des américains dans toute la région.

1 Radwan Masmoudi est l’un des principaux agents américains qui a rendu beaucoup de services aux USA en Irak et qui a joué un rôle clef dans le rapprochement entre les islamistes tunisiens et les différentes agences de renseignement américain.
2 Saida Akermi, avocate, est l’épouse de l’avocat Noureddine B’hri, 3ème dans la liste des nouveaux fondateurs d’Ennahdha, nouvelle formule. Noureddine B’hiri était déjà un haut dirigeant de ce mouvement dans les années 1980 et avait signé en son nom le Pacte National en novembre 1988. A la suite de l’acte terroriste perpétré par un commando d’Ennahdha contre le local du RCD à Bab Souika, à Tunis, en 1991, Noureddine B’hiri, quitta le mouvement en même temps que Abdelfettah Mourou, Fadhel Beldi et Ben Aissa Demni. Des quatre, il est le seul à avoir été réadmis dans ce mouvement.
3 Salah Eddine Jourchi : Il n’a jamais été dans le mouvement Ennahdha ou son ancêtre le MTI. Par contre il a été dans la Jamaâ islamya, première organisation islamiste de tendance Frères musulmans, fondée au début des années 1970, qu’il quitta en 1979, en même temps que H’Mida Enneifer et d’autres pour fonder le « mouvement des islamistes de gauche ».
4 Allusion aux actes perpétrés dans trois hôtels de Sousse et Monastir, dans la nuit du 2 au 3 août 1987, veille de l’anniversaire du président Habib Bourguiba et qui déclenchèrent une vague de répression qui ouvrît la voie à l’arrivée du général Ben Ali au pouvoir.
5 Ennahdha n’a jamais été dissous parce qu’il n’a jamais été légalisé. Sous son appellation de MTI, il a été toléré longtemps sous le règne de Bourguiba, et jusqu’en 1991 sous le règne de Ben Ali.

http://www.tunisie-secret.com

Algérie : Et c’est reparti pour un tour !


Tribune libre de Djerrad Amar

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Par Cheikh Si Mimoun

Les hyènes, les chacals, les rats résidus du parti dont le président-fondateur est planqué chez le « khanzir-émir » de « qatraêl », les néo-harkis mal dans leur peau qui croient qu’en déversant leur fiel fait de mensonges grotesques, ils vont se guérir du poison qui leur ronge les tripes vont être de sortie pour la durée que durera cet article à l’affiche (maladie du Président).

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Algérie : Bouteflika hospitalisé à Paris après un AIT


BoutéflikaLe président algérien, Abdelaziz Bouteflika, âgé de 76 ans, a été victime d’un AIT (accident ischémique transitoire)  le samedi 27 avril, selon l’agence de presse algérienne APS. Transféré à Paris, il a été hospitalisé dans la soirée à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce pour y subir des examens complémentaires.

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Le franchissement du Rubicon sur l’Ifriqiya


4ème et dernier volet de cette suite Chine-Afrique de René Naba

chine-afrique-04Chine-Afrique 4/4
La Chine et le Maghreb central
  • L’Algérie, le navire amiral e la flotte chinoise dans la zone sahélo saharienne

Des trois pays du Maghreb central (Algérie, Maroc, Tunisie), l’Algérie occupe et de loin la position de partenaire privilégié de la Chine, tant pour des raisons historiques que pour des affinités politiques. Un partenariat scellé du temps des guerres de libération post coloniales, quand la Chine s’appliquait à briser le blocus occidental dont elle était l’objet et l’Algérie menait sa guerre d’indépendance contre le pouvoir colonial français. Lire la suite Le franchissement du Rubicon sur l’Ifriqiya

Alerte ! La menace contre l’Algérie se précise


US Air Force Espagne

L’Algérie se savait menacée, convoitée. Elle a suivi de près, sans broncher (sauf quand il l’a fallu) toutes les manigances de l’adversaire. Elle a même plié et accompagné certains des plans de l’ennemi pour temporiser et se mettre en position de les déjouer. Elle a vu des bases hostiles s’installer à l’est, au sud, et à l’ouest de ses frontières, sans compter les bases diffuses à l’intérieur. Lire la suite Alerte ! La menace contre l’Algérie se précise

L’Étrange cas du djihadiste blanc de Tombouctou


Par Harald Doornbos, Jenan MOUSSA

Abdul JalilGilles Le Guen semblait être le pire cauchemar de la France. Il était un français blanc qui pouvait se déplacer à sa guise dans tout le pays et avait engagé sa fidélité à la branche d’Al-Qaïda en Afrique du Nord. Il avait même combattu aux côtés des djihadistes pendant leur occupation du nord du Mali. Mais l’histoire ne pouvait pas être si simple: les membres d’Al-Qaïda ont commencé à soupçonner qu’il était, en fait, un espion envoyé par la France pour infiltrer leurs rangs, et ils ont lancé une enquête pour déterminer ses vraies loyautés.

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Mali : la résolution de l’ONU permettra à la France d’occuper le pays


Armee-francaise-a-Tombouctou« À l’heure actuelle, les troupes africaines déployées au Mali par la CEDEAO (communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest – NDLR) constituent une force totalement incapable », a déclaré Michael Sheehan, le conseiller du secrétaire à la défense pour les opérations spéciales et les conflits de basse intensité. Ces propos ont été tenus le 9 avril devant la sous-commission du Sénat pour les forces armées.

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Algérie-Maroc : Cette frontière qui ne s’ouvre pas !


Tribune libre de Djerrad Amar
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Certains médias de nos voisins marocains ne cessent d’attaquer l’Algérie. Des attaques injustes faites de mensonges, de dénigrements et de contre-vérités appelant pratiquement les Algériens à se révolter contre leurs dirigeants.
Des articles aussi violents que bizarres sont publiés, à tour de bras, dans des journaux et sites, même sur des sites israéliens (Israël-flash) sous des plumes marocaines à l’exemple de ce courtisan nommé F.M qui dit vouloir la « démocratie » pour… l’Algérie. Tous ses articles – qui visent l’Algérie – sont un tissu de mensonges et de contre-vérité. Lire la suite Algérie-Maroc : Cette frontière qui ne s’ouvre pas !

Hanoune : «Al-Qaradawi est une menace pour l’Algérie»


Tribune libre de Djerrad Amar
Par F. Amraoui
louisa Hanoune
louisa Hanoune

 Le Parti des travailleurs, dirigé par Louisa Hanoune, qualifie de «dangereux» le théologien Youssef Al-Qaradawi qui s’immisce dans les affaires internes de l’Algérie. Dans un communiqué sanctionnant les travaux du bureau politique, cette formation accuse directement le prédicateur rémunéré par le Qatar de vouloir «manipuler» les jeunes du Sud en profitant de leur détresse sociale. Lire la suite Hanoune : «Al-Qaradawi est une menace pour l’Algérie»

La chaîne intégriste Al Magharibia s’est éteinte : le FIS perd son outil de propagande


Tribune libre de Djerrad Amar

Par R. MAHMOUDI

Al Magharibia2La chaîne de télévision satellitaire algérienne à capitaux qataris, lancée en 2011 par le fils aîné de Abassi Madani, a cessé de diffuser depuis trois jours, à cause d’une accumulation de problèmes exacerbés par un conflit entre les principaux actionnaires, apprend-on de source informée. On croit savoir que l’objet du conflit, qui a fini par paralyser ce canal de propagande diffusant à partir de Londres, serait lié à des divergences sur la ligne politique de la chaîne. Lire la suite La chaîne intégriste Al Magharibia s’est éteinte : le FIS perd son outil de propagande

Déstabiliser l’Algérie par un «Printemps» via la Tunisie?


Tribune libre de Djerrad Amar

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Depuis quelques jours, des informations font état d’une officine privée américaine liée à la CIA qui s’emploie, à partir de la Tunisie, à recruter des Algériens pour en faire, après une « formation », des acteurs et animateurs d’un « Printemps arabe » projeté en Algérie. Il s’agit bien de cette vitrine de la CIA, l’ONG « Freedom House » qui se déclare aider à la défense des droits humains, les libertés et la démocratie, dans les pays en déficit dans ce domaine. Lire la suite Déstabiliser l’Algérie par un «Printemps» via la Tunisie?

Crimes sans châtiment : Révélations sur les filières terroristes de Paris


« Les noires complicités de la France »

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Avec “Crimes sans Châtiment”, l’auteur met à jour tout un système de complicités entre les dirigeants politiques français et des groupes islamistes criminels. De 1990 à 2012, de l’Algérie à la Syrie, la confrérie des Frères musulmans reçoit le soutien de Paris dans ses coups d’Etat contre les pays du Bassin méditerranéen. Entrevue de jean-Loup Izambert par Louis Dalmas (B.I. Infos, no. 185, mars 2013).

B.I. : En juin 2012 vous annonciez la parution prochaine de votre ouvrage sous le titre provisoire de “La ligne jaune”. Le titre a changé depuis. Pourquoi ?

Jean-Loup Izambert : D’abord, il m’a fallu près d’une année avant de trouver un éditeur libre et indépendant digne de ce nom sur la vingtaine qui ont reçu mon manuscrit. (1) Pendant ce temps, l’évolution de la situation internationale a montré que les dirigeants occidentaux ne se contentaient pas de franchir la ligne jaune entre la guerre et la paix.

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DIEUDONNÉ PRÉSENTE SON SPECTACLE, «FOXTROT», À ALGER


Délires dieudonnesques

Par : Sara Kharfi

Foxtrot1La liberté d’expression continue de hanter la plume et l’humour de Dieudonné M’bala M’bala. A la faveur de son spectacle, présenté jeudi à Alger au Grand Chapiteau de l’hôtel Hilton, l’humoriste a exploré les limites et les travers de cette liberté d’expression, tout en faisant tordre de rire les spectateurs sur des sujets divers, comme la mémoire de la Shoah, le sionisme, la laïcité et la souffrance du monde d’aujourd’hui.

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Les retombées de l’offensive occidentale au Mali


Déstabilisation de l’Algérie

par DAVID URRA

algeriausa_flagsBeaucoup de choses ont été écrites et réécrites sur les événements qui se déroulent au Moyen-Orient, mais il n’a pas toujours été facile de comprendre que ces événements sont le résultat d’un plan unique qui s’est développé dans l’ombre et n’est devenu visible que dans ses phases finales. Alors que les  «analystes» se limitent presque toujours à l’observation des événements tels qu’ils sont rapportés, les actions non déclarées sont plus difficiles à percevoir. La guerre psychologique/médiatique (Psy/Media Ops) se déroule dans l’ombre et ce n’est que par la compréhension de ses caractéristiques qu’il est possible de comprendre ce qui se passe réellement. Dans l’opération militaire en cours au Mali, tout indique que l’objectif réel est l’Algérie, qu’elle fait partie des priorités de l ‘«Axe de la guerre. »

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