Archives du mot-clé Allemagne

L’Allemagne triomphante ?


Tribune libre Foxhound

l_allemagne-indice-zew-repli-octobre« L’Allemagne déclinante sert donc ponctuellement de modèle à une Europe non moins déclinante; cette utilisation est purement instrumentale : l’Allemagne n’est pas un modèle à copier contrairement à l’usage qui en est fait en France pour justifier une austérité économiquement mortifère. » Lire la suite L’Allemagne triomphante ?

Le gouvernement allemand étend sa mission militaire en Afrique


0,,16519384_303,00Selon des articles parus dans le Süddeutsche Zeitung et Spiegel Online, Berlin veut étendre massivement la participation allemande aux opérations militaires en Afrique. Ces comptes rendus relatent que la coalition gouvernementale entre les chrétiens démocrates et les sociaux-démocrates est en train de planifier une massive extension de la mission allemande au Mali. Lire la suite Le gouvernement allemand étend sa mission militaire en Afrique

L’Union Monétaire Européenne a été mal baptisée


Tribune de Caro

8717015554_868f317700_cL’ironie et l’hypocrisie du premier discours parlementaire d’Angela Merkel pour son troisième mandat seraient à en couper le souffle s’il n’avait pas été prononcé dans le cadre de son plan d’action ‘Tout pour l’Allemagne’.

Je vous prie de bien vouloir considérer l’extrait de l’article Chancellor Urges Reforms to Preserve Euro Lire la suite L’Union Monétaire Européenne a été mal baptisée

Vers une autre Europe avec le même Euro : le nouveau Reich


Tribune de Caro

German Chancellor Angela Merkel gesturesPar

Il est caractéristique, et à vrai dire symptomatique, que Madame Merkel, Chancelière désormais à la tête d’un gouvernement dit « de grande coalition » en Allemagne, ait pu déclarer le 19 décembre dernier sans provoquer d’émoi particulier dans la presse au sujet de l’Euro que : «Tôt ou tard, la monnaie explosera, sans la cohésion nécessaire »[1]. Au premier abord, cette déclaration est parfaitement juste. Sans « cohésion », c’est-à-dire sans l’existence d’un système de transferts financiers extrêmement importants, l’Euro n’est pas viable. Lire la suite Vers une autre Europe avec le même Euro : le nouveau Reich

Genève 2013 — Munich 1938 : Faux parallèles et vraies falsifications de l’Histoire


Il serait bon de rappeler aux néocons que sans les accords de Munich, l’Angleterre serait peut-être allemande aujourd’hui. Chamberlain savait très bien ce qu’il faisait en signant ces accords. Lire la suite Genève 2013 — Munich 1938 : Faux parallèles et vraies falsifications de l’Histoire

Vol de Rudolf Hess, suite : Churchill a refusé l’offre de paix de Hitler. Pour des « raisons morales » !


LandscapeFinalement c’est confirmé : Adolf Hitler avait bien fait une offre de paix en 1941

Voilà maintenant des semaines que la nouvelle est connue en Israël et en Grande-Bretagne, mais les grands médias américains gardent le silence sur la parution d’un nouveau livre écrit par un historien britannique de premier plan qui affirme qu’Adolf Hitler a cherché à obtenir la paix avec la Grande-Bretagne en 1941 mais que l’offre d’Hitler a été rejetée par le premier ministre Winston Churchill.

C’est le site israélien Ynet ainsi que le Daily Telegraph et le Daily Mail (tous deux de Londres) qui ont rapporté cette révélation qui change l’histoire « officielle » de la Deuxième Guerre mondiale et confirme ce que les historiens révisionnistes indépendants disent depuis des années.

Dans Hess, Hitler and Churchill, le célèbre écrivain Peter Padfield affirme que la légendaire « mission de paix » de Rudolf Hess, fidèle adjoint d’Hitler, en Grande-Bretagne en mai 1941 avait bien eu l’approbation d’Hitler et que Hess apportait de la part d’Hitler l’offre suivante :  les forces allemandes se retiraient des pays qu’elles occupaient en Europe occidentale en échange du soutien de la Grande-Bretagne (ou du moins sa non-intervention) à une attaque imminente de l’Allemagne contre la Russie soviétique, dont il divulguait la date (fixée à cinq semaines plus tard).

La proposition d’Hitler – dans la langue officielle de tout traité de paix (et dactylographiée sur papier à lettres officiel d’Hitler) – garantissait à la Grande-Bretagne le maintien de son indépendance, de son empire et de l’ensemble de ses forces militaires. Le traité proposait ce qu’en anglais on traduirait par un état de « well-wishing neutrality » (une neutralité bienveillante) entre l’Allemagne et la Grande-Bretagne, ce qu’Hitler encourageait depuis longtemps.

Même si, comme le note The Telegraph, le voyage de Hess n’a traditionnellement pas été pris au sérieux mais est considéré comme « la mission en solitaire d’un fou« , des écrivains indépendants soutiennent depuis des années (en se fondant sur des données ignorées ou supprimées par les grands médias et le monde universitaire) qu’Hitler avait choisi  – en accord avec Hess – de nier avoir été au courant de cette mission si cette dernière devait échouer, ce qui fut le cas.

Après avoir évacué son avion en Écosse, Hess comptait rencontrer des dignitaires britanniques intéressés par une paix avec l’Allemagne, mais, au lieu de cela, il fut placé en détention par les agents de Churchill et détenu au secret pendant 46 ans. Les détails de sa mission furent étouffés par le gouvernement Churchill.

Padfield soutient que Hess a été victime d’une opération des services de renseignement britanniques approuvée par Churchill, qui avait pour but d’attirer le pacificateur allemand en Grande-Bretagne. Ce qui sert de modèle à Padfield s’inspire de ce que d’autres appellent les « embrouilles » classiques comme savent si bien en faire depuis longtemps les services de renseignement britanniques.

Selon Padfield, une de ses sources a été un anonyme anglais du milieu universitaire. En même temps que d’autres, Padfield a été appelé pour traduire le traité pour Churchill qui (alors qu’on lui avait apporté une traduction en anglais effectuée par Hess) voulait une traduction produite par ses propres agents.

Le Telegraph écrit: « Il n’est fait mention de ce traité dans aucune des archives officielles rendues publiques depuis, mais M. Padfield pense que c’est parce qu’il y a eu un processus continu de camouflage pour protéger la réputation de personnages puissants« , et il note que Padfield a « aussi réuni d’autres preuves à l’appui de l’existence de ce traité et de son contenu – ainsi que la preuve du camouflage qui s’ensuivit« .

Padfield prétend que Churchill a fait un « choix moral » en rejetant l’offre de paix d’Hitler, ajoutant que Churchill désirait ardemment faire la guerre à Hitler et amener les Etats-Unis à entrer dans le conflit.

En revanche, les critiques de Churchill ont affirmé que si ce dernier poussait aussi résolument à la guerre contre Hitler – en dépit de l’opposition générale du peuple anglais et même de celle de la famille royale britannique – c’était parce que, quelques années auparavant (où il avait quasiment fait faillite et allait perdre sa maison ancestrale bien-aimée), Churchill avait été sauvé de la misère par un groupe de financiers juifs – connu sous l’appellation « les Focus » –  qui a payé les dettes de Churchill en échange de quoi ce dernier exécuterait tout ce qu’ils lui demanderaient.

En tout cas, comme le note Padfield, la révélation au public de la mission de paix de Hess aurait sapé la campagne de Churchill en faveur de la guerre.

Hess a été jugé et reconnu coupable de « crimes de guerre » par le Tribunal de Nuremberg après la guerre en dépit du fait qu’il n’avait pas été en mesure d’avoir commis le moindre crime de guerre puisqu’il a été emprisonné par les Britanniques pendant toute la durée de la guerre.

Condamné à la prison à vie, Hess est mort à la prison de Spandau en Allemagne en 1987; sa mort a été officiellement déclarée un suicide, mais de nouvelles données confirment que, comme beaucoup le pensent depuis longtemps, le vieil homme a en réalité été assassiné par les Britanniques.

Michael Collins Piper

http://blanrue.blogspot.fr/

Allemagne : soumission éternelle à Israël


Netanyahu and Merkel in JerusalemL’Allemagne n’arrive pas à sortir de sa posture de coupable éternelle.

Que les juifs soient dédommagés, cela peut se comprendre. Encore que ! Combien de peuples ont subi des politiques d’annihilation sans recevoir le moindre dollar de compensation ? Les Indiens génocidés d’Amérique n’ont même pas droit à un mémorial sur la terre de leurs ancêtres. Et que dire des dizaines de millions de noirs réduits en esclavage ou des peuples colonisés ? Rappelons aussi que les autres pays ou peuples victimes des exactions nazies n’ont jamais reçu le moindre pfennig.

Le problème prend une autre dimension lorsque l’État sioniste s’impose comme le porte-parole du peuple juif et s’accapare de la presque totalité des compensations financières. Tout en laissant des dizaines de milliers de rescapés de la Shoah croupir misérablement sur son sol.

Jouant cyniquement sur le sentiment de culpabilité, le régime sioniste soutire toutes sortes d’avantages de l’Allemagne traumatisée par son histoire. En plus des dizaines de milliards de dollars versés depuis 1948.

L’Allemagne a livré par exemple 6 sous-marins à Israël capables de lancer des centaines d’ogives nucléaires. Quasiment à l’œil. On ne voit pas le lien entre la tragédie de la Shoah et le fait de donner des capacités de destruction terrifiantes à un pays surarmé, un régime colonial et agressif, un occupant sans foi ni loi.

Pour entretenir la « flamme de la Shoah », l’Allemagne se met en quatre pour retrouver quelques gardiens de camps, quasi centenaires, coupables d’avoir été mis là par leur hiérarchie militaire, et de les juger dans une parodie de procès.

Enfin, l’Allemagne donne quitus à Israël pour poursuivre la colonisation en Cisjordanie. Recevant le « président » de l’Autorité palestinienne cette semaine, pour le convaincre de continuer à négocier avec son maître sioniste, Angela Merkel a appelé Israël à « ralentir les constructions dans les colonies ». Vous avez bien lu.

Les colonies sont en principe illégales. L’Allemagne ne demande pas leur démantèlement ni leur arrêt. Mais que les sionistes veuillent bien violer le droit international d’une façon un peu moins voyante.

Avec des alliés pareils, le régime sioniste peut poursuivre tranquillement sa politique coloniale.

par Jacob Cohen

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Allemagne-soumission-eternelle-a-Israel-20907.html

Entretien avec Erich Priebke, ex-officier nazi


NDLR : cet entretien de Erich Priebke consiste en un témoignage historique d’un des derniers témoins directs de la deuxième guerre mondiale, du nazisme et de Adolf Hitler. En cela il est d’un grand intérêt pour qui est attaché à l’analyse historique objective, celle qui consiste à étudier les témoignages des deux camps, s’affranchissant d’un manichéisme aussi peu scientifique que crédible. Cependant, la loi Gayssot du 13 juillet 1990 interdit en France de contester certains faits historiques qui sont donc désormais établis par la loi. Les contrevenants seront punis d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Or, dans l’entretien suivant qui ne devait être diffusé qu’après sa mort, M. Erich Priebke s’est naturellement peu inquiété de ces problèmes juridiques. Dès lors nous avons censuré par des astérisques (***) les passages enfreignant la loi Gayssot afin de nous y conformer.

900462899Erich Priebke est mort le vendredi 11 octobre 2013 à Rome, à l’âge de 100 ans. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut capitaine de la Sicherheitspolizei allemande (police de sûreté). Enfui en Argentine après la guerre, il avait été retrouvé et arrêté en 1994, puis condamné à la perpétuité en Italie en 1998 pour le massacre des Fosses adréatines à Rome en mars 1944. Hier, le journal britannique International Business Times a mis en ligne une interview réalisée quelques mois avant sa mort.

 

Entretien donné fin juillet 2013 par Erich Priebke, quelques jours avant son 100e anniversaire

Q. — M. Priebke, il y a quelques années vous avez déclaré que vous ne reniiez pas votre passé. Aujourd’hui où vous avez 100 ans, pensez-vous toujours ainsi ?

R. — Oui.

Q. — Qu’entendez-vous exactement par cela ?

R. — Que j’ai choisi d’être moi-même.

Q. — Par conséquent encore aujourd’hui vous vous sentez nazi ?

R. — La fidélité à son passé, c’est une question de convictions. Il s’agit de ma façon de voir le monde, de mes idéaux, de ce que nous Allemands nous appelons la Weltanschauung [façon de voir le monde] et c’est aussi une question d’amour propre et d’honneur. La politique est une autre affaire. Le national-socialisme a disparu avec sa défaite et de toute façon il n’aurait aujourd’hui aucune possibilité de revenir.

Q. — Cette vision du monde dont vous parlez, l’antisémitisme en fait-il partie ?

R. — Si vos questions ont pour but de connaître la vérité il va falloir abandonner les lieux communs : critiquer quelqu’un ne signifie pas qu’on veuille le détruire. En Allemagne, dès le tout début des années 1900 on critiquait ouvertement le comportement des juifs. Le fait que les juifs aient accumulé entre leurs mains un immense pouvoir économique, et en conséquence politique, alors qu’ils représentaient une partie absolument infime de la population mondiale était considéré comme injuste. Il est un fait qu’encore aujourd’hui, si nous prenons les mille personnes les plus riches et puissantes du monde, il nous faut constater qu’une partie notable d’entre eux sont des juifs, banquiers ou actionnaires de sociétés multinationales. Puis en Allemagne, en particulier après la défaite de la première guerre mondiale et l’injustice des traités de Versailles, les immigrations juives de l’Est européen avaient provoqué de véritables désastres, avec l’accumulation en quelques années de capitaux immenses de la part de ces immigrés, pendant que dans la République de Weimar la majeure partie du peuple allemand vivait dans une extrême pauvreté. Dans ce climat les usuriers s’enrichissaient et le sentiment de frustration à l’égard des juifs croissait.

Q. — Une vieille histoire dit que les juifs pratiquaient l’usure qui était admise par leur religion, alors qu’elle était interdite aux chrétiens. Qu’y a-t-il de vrai, d’après vous ?

R. — En fait, ce n’est certainement pas une idée qui m’est personnelle. Il suffit de lire Shakespeare et Dostoïevsky pour comprendre que de tels problèmes avec les juifs ont effectivement existé au cours de l’histoire, depuis Venise jusqu’à Saint-Pétersbourg. Ceci ne veut absolument pas dire que les seuls usuriers à l’époque étaient des juifs. J’ai fait mienne une phrase du poète Ezra Pound : « Entre un voleur juif et un voleur aryen je ne vois aucune différence ».

Q. — Pour toutes ces raisons, vous justifiez l’antisémitisme ?

R. — Non, écoutez, cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas chez les juifs des gens bien. Je le répète : l’antisémitisme veut dire haine, haine indiscriminée. Et moi, même au cours de ces dernières années de ma persécution, moi qui suis vieux, privé de liberté, j’ai toujours refusé la haine. Je n’ai jamais voulu haïr même ceux qui me haïssaient. Je parle seulement de droit à la critique et j’en explique les motifs. Et je vous dirai de plus : il ne faut pas oublier que, en raison de leurs raisons religieuses particulières, une grande partie des juifs se considéraient supérieurs à tous les autres êtres humains. Ils s’identifiaient au « Peuple élu » de la Bible.

Q. — Hitler aussi disait de la race aryenne qu’elle était supérieure.

R. — Oui, Hitler s’est laissé allé lui aussi à recourir à cette idée équivoque de supériorité. Ce fut là une des causes d’erreurs sans retour. Considérez toutefois qu’un certain racisme était la norme dans ces années-là, non seulement au niveau des mentalités populaires mais aussi au niveau des gouvernements et du système juridique. Les Américains, après avoir déporté les populations africaines et avoir été esclavagistes, continuaient à être racistes, et en réalité ils faisaient de la discrimination contre les Noirs. Les premières lois, dites raciales, d’Hitler ne limitaient pas les droits des juifs plus que n’étaient limités les droits des Noirs dans divers Etats des USA. Il en était de même pour les populations indiennes de la part des Anglais et des Français, qui ne se sont pas comportés tellement différemment avec ce qu’on appelle les sujets de leurs colonies. Et ne parlons pas du traitement que subissaient à l’époque les minorités ethniques de l’ex-URSS.

Q. — Et ensuite comment les choses se sont-elles aggravées en Allemagne, d’après vous ?

R. — Le conflit s’est radicalisé, il a empiré. Les juifs allemands, américains, anglais et la communauté juive mondiale d’un côté, contre l’Allemagne de l’autre. Naturellement, les juifs allemands se sont retrouvés dans une situation toujours plus difficile. La décision qui fut prise ensuite de promulguer des lois très dures rendit la vie vraiment difficile aux juifs en Allemagne. Ensuite, en novembre 1938, un juif, un certain Grynszpan, pour protester contre l’Allemagne, a tué en France un conseiller de notre ambassade, Ernst von Rath. S’ensuivit la fameuse « Nuit de cristal ». A travers le Reich des groupes de manifestants ont brisé les vitrines de magasins appartenant à des juifs. C’est à partir de ce moment que les juifs furent considérés seulement et uniquement comme des ennemis. Hitler, après avoir gagné les élections, les avait, dans un premier temps, encouragés de multiples façons à quitter l’Allemagne. Par la suite, dans le climat de forte méfiance à l’égard des juifs allemands, causé par la guerre et le boycott et en raison du conflit ouvert contre les plus importantes organisations juives mondiales, il les enferma dans des camps, en tant qu’ennemis. Il est certain que pour beaucoup de familles, qui souvent n’avaient rien à se reprocher, ce fut désastreux.

Q. — Par conséquent, pour vous, il faut rechercher chez les juifs eux-mêmes la cause de ce qui leur est arrivé ?

R. — La cause est à rechercher un peu de tous les côtés. Chez les Alliés, aussi, qui déclenchèrent la seconde guerre mondiale contre l’Allemagne, à la suite de l’invasion de la Pologne, pour revendiquer des territoires où la forte communauté allemande était soumise à d’incessantes vexations. C’étaient des territoires qui avaient été placés par le Traité de Versailles sous le contrôle de l’Etat polonais nouveau-né. Contre la Russie de Staline et l’invasion de cette dernière dans le reste de la Pologne, personne n’a bougé le petit doigt. Mieux : à la fin du conflit, qui avait pris naissance officiellement pour défendre précisément indépendance de la Pologne contre les Allemands, on fit cadeau à Staline, sans façon, de tout l’Est européen, Pologne comprise.

Q. — Donc, toute politique mise à part, vous épousez les thèses historiques révisionnistes ?

R. — Je ne comprends pas bien ce qu’on entend par révisionnisme. Si nous parlons du procès de Nuremberg de 1945, alors je peux vous dire que ce fut une chose incroyable, une grande mise en scène créée exprès pour déshumaniser le peuple allemand et ses chefs aux yeux de l’opinion publique mondiale. Pour s’acharner sur le vaincu mis désormais dans l’impossibilité de se défendre.

Q. — Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

R. — Que peut-on dire d’un prétendu tribunal qui juge seulement les crimes des vaincus et non ceux des vainqueurs ; où le vainqueur est en même temps accusateur public, juge et partie lésée et où les articles du délit ont été spécialement créés après la constatation des faits, autrement dit pour condamner rétroactivement ? Le président américain Kennedy lui-même a condamné ce procès en le qualifiant de chose « dégoûtante » en ce que « les principes de la constitution américaine avaient été violés pour punir un adversaire vaincu ».

Q. — Si vous voulez dire que le délit de crime contre l’humanité qui a permis de condamner à Nuremberg n’existait pas avant d’être invoqué par ce tribunal international, cela veut dire en tout cas que les accusations concernaient des faits quand même terribles.

R. — A Nuremberg, les Allemands furent accusés du massacre de Katyn, et puis en 1990 Gorbatchev reconnut que c’étaient eux, les accusateurs russes, qui avaient tué les vingt mille officiers polonais par une balle dans la nuque dans la forêt de Katyn. En 1992, le président russe Eltsine produisit également le document original contenant l’ordre signé de Staline. Les Allemands furent aussi accusés d’avoir fait du savon à partir des juifs. Des échantillons de ce savon aboutirent dans les musées des USA, en Israël et dans d’autres pays. Il fallut attendre 1990 pour qu’un professeur de l’Université de Jérusalem étudie les échantillons et finisse par admettre qu’il s’agissait d’une escroquerie.

Q. — Oui, mais les camps de concentration ne sont pas une invention des juges de Nuremberg.

R. — Dans ces années terribles de guerre, enfermer dans des Lager (en italien ce sont les camps de concentration) les populations civiles qui présentent un danger pour la sécurité nationale était une chose normale. Dans le dernier conflit mondial les Russes en ont fait autant, tout comme les USA. Ces derniers en particulier avec les citoyens américains d’origine orientale.

Q. — Toutefois, en Amérique, dans les camps de concentration pour les populations d’ethnie japonaise il n’y avait pas de chambres à gaz ?

R. — Comme je l’ai dit, à Nuremberg on **** une infinité d’accusations. Pour ce qui concerne le fait que dans les camps de concentration il y avait des chambres à gaz, nous attendons **** *** *****. Dans les camps, les détenus travaillaient. Beaucoup de détenus sortaient du Lager pour travailler et rentraient le soir. Le besoin de main-d’œuvre pendant la guerre **** ****** avec la possibilité qu’au même moment il y ait eu, dans quelque point du camp, des files de personnes se rendant à ** ****** ** ****. L’activité d’une chambre à gaz est envahissante, mortelle, et même à l’extérieur elle est terriblement dangereuse. L’idée d’envoyer à la mort des millions de personnes de cette manière, dans le lieu même où vivent et travaillent d’autres personnes sans que ces dernières s’aperçoivent de quoi que ce soit, c’est de la folie, **** ***** ****** ***** ******* ***** ******.

Q. — Mais vous, quand avez-vous entendu parler pour la première fois du projet d’extermination des juifs et des chambres à gaz ?

R. — La première fois que j’ai entendu des choses pareilles la guerre était finie et je me trouvais dans un camp de concentration anglais, j’étais avec Walter Rauff. Nous sommes restés tous les deux pantois. Nous ne pouvions absolument pas croire des choses aussi horribles : des chambres à gaz pour exterminer des hommes, des femmes et des enfants ! Pendant des jours nous en avons parlé entre nous, avec le colonel Rauff et d’autres collègues. Nous avions beau avoir été tous des SS, chacun d’entre nous à son niveau à une position particulière dans l’appareil national-socialiste, mais jamais des choses pareilles n’étaient parvenues à nos oreilles. Imaginez que, des années et des années plus tard, j’ai appris que mon ami et supérieur Walter Rauff, qui avait aussi partagé avec moi des morceaux de pain dur dans le camp de concentration, avait été accusé d’être l’inventeur d’un fantomatique camion à gaz ! On ne peut pas croire à des choses de ce genre quand on a connu Walter Rauff.

Q. — Et tous les témoignages de l’existence des chambres à gaz ?

R. — Dans les camps on n’a jamais ***** *** ****** ** ****, **** celle construite après la guerre par les Américains à Dachau. Il ****** *** de témoignages fiables sur le plan judiciaire ou historique à propos des ****** ** **** ; à commencer par ceux de certains des derniers commandants et responsables de camp, comme par exemple celui du plus connu des commandants d’Auschwitz, Rudolf Höss. Outre les grandes contradictions de son témoignage, il fut torturé avant de déposer à Nuremberg et, après son témoignage, sur l’ordre des Russes on le fit taire pour de bon en le pendant. Pour ces témoins, considérés comme précieux par les vainqueurs, les violences physiques et morales qu’on leur infligea en cas de manque de complaisance étaient insupportables ; ainsi que les menaces de vengeance sur les membres de leur famille. Je sais, par expérience personnelle en prison et celle de mes collègues, comment les vainqueurs parvenaient à extorquer, dans les camps de concentration, des confessions aux prisonniers, qui souvent ne connaissaient même pas l’anglais. Et puis, le traitement réservé aux prisonniers dans les camps russes de la Sibérie était connu, on signait alors n’importe quel type d’aveux demandé ; un point c’est tout.

Q. — Donc pour vous ces millions de morts sont une invention ?

R. — Moi j’ai connu personnellement les Lager. La dernière fois que je suis allé à Mauthausen, c’était en 1944 pour interroger le fils de Badoglio, Mario, sur l’ordre d’Hitler. J’ai tourné dans ce camp de long en large pendant deux jours. Il y avait d’immenses cuisines en fonction pour les internés et il y avait aussi à l’intérieur du camp un bordel pour leurs exigences. Pas de ******** ** *****. Malheureusement tellement de gens sont morts dans les camps mais pas en vertu d’une volonté de tuer : la guerre, les dures conditions de vie, la faim, l’absence de soins adéquats ont tourné au désastre. Mais ces tragédies des civils, elles étaient à l’ordre du jour non seulement dans les camps mais dans toute l’Allemagne, et principalement à cause des bombardements sans discernement des villes.

Q. — Par conséquent vous minimisez la tragédie des juifs : l’Holocauste ?

R. — Il ne s’agit pas de minimiser, une tragédie est une tragédie. S’il y a un problème, c’est celui de la vérité historique. Les vainqueurs du second conflit mondial avaient intérêt à ce qu’on ne leur demande pas de rendre compte de leurs crimes. Ils avaient rasé des villes allemandes entières où il n’y avait pas un soldat, et ce pour tuer des femmes, des enfants et des vieillards et ainsi affaiblir la volonté de combattre de leur ennemi. C’est ce qui est arrivé à Hambourg, à Lübeck, à Berlin, à Dresde et à tant d’autres villes. Ils profitaient de la supériorité de leurs bombardiers pour tuer impunément et avec une cruauté folle les civils. Puis c’est arrivé à la population de Tokyo et, finalement, avec les bombes atomiques, aux civils de Nagasaki et d’Hiroshima. Pour cette raison il était nécessaire d’inventer des crimes spéciaux commis par l’Allemagne et de les colporter suffisamment pour présenter les Allemands comme des créatures maléfiques et autres non-sens : des sujets de romans d’horreur sur lesquels Hollywood a tourné des centaines de films. D’ailleurs, depuis lors la méthode des vainqueurs de la deuxième guerre mondiale n’a pas beaucoup changé : à les entendre ils exportent la démocratie à l’aide de ces prétendues missions de la paix contre les canailles, ils décrivent des terroristes qui ont commis des actes toujours monstrueux, indicibles. Mais dans la pratique ils attaquent surtout au moyen de leur aviation ceux qui ne se soumettent pas. Ils massacrent les militaires et les civils qui n’ont pas les moyens de se défendre. Finalement, d’une intervention humanitaire à l’autre dans divers pays, ils placent, sur les fauteuils des gouvernements, des marionnettes qui servent leurs intérêts économiques et politiques.

Q. — Mais alors certaines de ces preuves inattaquables comme les films et les photographies des camps, comment les expliquez-vous ?

R. — Ces films sont une preuve supplémentaire de la ********. Presque tous proviennent du camp de Bergen-Belsen. C’est un camp où les autorités allemandes envoyaient les internés des autres camps qui étaient inaptes au travail. Il y avait à l’intérieur un secteur pour convalescents. Rien que cela en dit long sur la volonté des Allemands d’assassiner : il semble étrange que, en temps de guerre, on mette en place une structure pour accueillir ceux qu’on voulait gazer. Les bombardements de 1945 ont laissé ce camp dénué de vivres, d’eau et de médicaments. Une épidémie de typhus s’est répandue qui a causé des milliers de malades et de morts. Ces films datent de ces faits, lorsque le camp de réfugiés de Bergen Belsen, dévasté par l’épidémie, en avril 1945, était alors entre les mains des Alliés. Les scènes furent tournées exprès, à des fins de propagande, par le metteur en scène anglais Hitchcock, le maître de l’horreur. Il est affreux de voir le cynisme, l’absence de tout sens d’humanité avec lesquels encore aujourd’hui on spécule sur ces images. En les projetant pendant des années sur les écrans de télévision, accompagnées de fonds musicaux angoissants, on a trompé le public en associant, avec une ruse impitoyable, ces scènes terribles *** ******* *** ****, alors qu’elles n’avaient aucun rapport. Un ****** !

Q. — D’après vous, le motif de toutes ces ***** serait, de la part des vainqueurs, de couvrir leurs crimes ?

R. — Dans un premier temps il en fut ainsi. Un scénario identique à celui de Nuremberg fut inventé aussi par le général McArthur au Japon avec le procès de Tokyo. Pour pendre les accusés ils imaginèrent d’autres histoires et d’autres crimes. Pour criminaliser les Japonais qui avaient été victimes de la bombe atomique, ils allèrent à l’époque jusqu’à inventer des accusations de cannibalisme.

Q. — Pourquoi « dans un premier temps » ?

R. — Parce que par la suite la littérature sur l’Holocauste fut utilisée principalement par l’Etat d’Israël pour deux raisons. La première est bien expliquée par un écrivain juif fils de déportés : Norman Finkelstein. Dans son livre L’Industrie de l’Holocauste, il explique comment cette industrie a rapporté, à travers une campagne de revendications, des milliards d’indemnisations dans les caisses des institutions juives et dans celle de l’Etat d’Isaël. Finkelstein parle d’un « véritable racket d’extorsions ». Pour ce qui concerne le second point, l’écrivain Sergio Romano, qui n’est certes pas un révisionniste, explique qu’après la « guerre du Liban », l’Etat d’Israël a compris qu’en augmentant et en mettant l’accent sur l’aspect dramatique de la « littérature sur l’Holocauste » cela lui aurait procuré des avantages dans son contentieux territorial avec les Arabes et « une sorte de semi-immunité diplomatique ».

Q. — Dans le monde entier on parle de l’Holocauste comme d’extermination, mais vous, vous avez des doutes ou vous le niez carrément ?

R. — Les moyens de propagande de ceux qui aujourd’hui détiennent le pouvoir mondial sont inextinguibles. Au travers d’une sous-culture historique créée spécialement et divulguée par la télévision et le cinéma, on a manipulé les consciences en travaillant sur les émotions. En particulier les jeunes générations, à commencer par l’école, ont été soumises à un lavage de cerveaux, abreuvées d’histoires macabres pour assujettir leur liberté de jugement. Comme je vous l’ai dit, voilà 70 ans que nous attendons les preuves de ces méfaits que conteste le peuple allemand. Les historiens n’ont pas trouvé le moindre document qui concernerait *** ******* *** **** : pas un ordre écrit, pas un compte rendu ou un avis de la part d’une institution allemande, pas un rapport d’un employé. Rien de rien. En l’absence de document, les juges de Nuremberg ont considéré comme acquis que le projet qui s’intitulait « Solution finale du problème juif » à l’étude dans le Reich, qui évaluait les possibilités territoriales permettant d’éloigner les juifs de l’Allemagne et par la suite des territoires occupés, y compris la possibilité de transfert à Madagascar, était un code secret de couverture qui signifiait leur extermination. *** ******* ! En pleine guerre, alors que nous étions encore vainqueurs aussi bien en Afrique qu’en Russie, les juifs, qui avaient été en un premier temps simplement encouragés, furent poussés, à la fin 1941, de toutes sortes de façons à quitter l’Allemagne de manière indépendante. Ce n’est que deux ans après le commencement de la guerre que commencèrent les mesures restreignant leur liberté.

Q. — Admettons que l’on découvre les preuves dont vous parlez. Je veux dire un document signé d’Hitler ou d’un autre dignitaire. Quelle serait votre position ?

R. — Ma réponse serait celle d’une condamnation décisive de faits de ce genre. Tous les actes de violence indiscriminée contre des communautés, sans même tenir compte des responsabilités individuelles, sont inacceptables, et absolument condamnables. Ce qui est arrivé aux Indiens d’Amérique, aux koulaks en Russie, aux Italiens enfouis dans les fosses en Istrie, aux Arméniens en Turquie, aux prisonniers allemands dans les camps de concentration américains en Allemagne et en France, comme dans les camps russes, les premiers qu’on a laissés mourir de faim volontairement par la volonté du président Eisenhower, les seconds par celle de Staline. Ces deux chefs d’Etat n’ont volontairement pas respecté la convention de Genève pour sévir jusqu’à la tragédie. Tous ces épisodes, je le répète, sont à condamner sans restriction, y compris les persécutions faites par des Allemands au détriment de juifs ; qui ont indubitablement eu lieu. Mais les vraies, non celles qui ont été inventées par la propagande.

Q. — Vous admettez donc la possibilité que ces preuves, qui auraient échappé à une éventuelle destruction pratiquée par les Allemands à la fin du conflit, pourraient un jour survenir ?

R. — Je vous ai déjà dit que certains faits doivent absolument être condamnés. Par conséquent en raisonnant par l’absurde si nous devions trouver demain des preuves sur *** ******** *** *****, la condamnation de choses aussi horribles, de celui qui les a voulues et de qui les a utilisées pour tuer, devrait être sans discussion et totale. Vous voyez, j’ai appris que dans la vie les surprises peuvent ne jamais finir. Mais dans ce cas précis, je crois pouvoir exclure la chose avec certitude parce que pendant presque soixante ans les documents allemands, séquestrés par les vainqueurs de la guerre, ont été examinés et évalués par des centaines et des centaines de chercheurs, si bien que ce qui n’a pas émergé à ce jour pourra difficilement émerger à l’avenir. Pour une autre raison je dois considérer la chose comme extrêmement improbable et je vous explique pourquoi : alors que la guerre était déjà bien engagée, nos adversaires ont commencé à insinuer des soupçons sur des activités homicides dans les Lager. Je parle de la déclaration interalliée de décembre 1942, dans laquelle on parlait généralement de crimes barbares de l’Allemagne contre les juifs et on prévoyait la punition des coupables. Puis, à la fin de 1943, j’ai appris qu’il ne s’agissait pas de propagande de guerre générale, mais qu’en réalité nos ennemis pensaient fabriquer de fausses preuves de ces crimes. La première nouvelle me fut donnée par mon compagnon de cours, un grand ami, le capitaine Paul Reinicke, qui passait ses journées en contact avec le numéro deux du gouvernement allemand, le Reichsmarschall Göring : il était son chef d’escorte. La dernière fois que je l’ai vu je lui ai fait part de ce projet de véritables falsifications. Göring était furibond du fait qu’il considérait ces mystifications comme infamantes aux yeux du monde entier. Précisément Göring, avant de se suicider, contesta violemment devant le tribunal de Nuremberg la production de preuves falsifiées. Un autre signe me fut donné par le chef de la police Ernst Kaltenbrunner, l’homme qui avait remplacé Heydrich après sa mort et qui fut ensuite envoyé à la potence à la suite du verdict de Nuremberg. Je l’ai vu vers la fin de la guerre pour lui rapporter les informations recueillies sur la trahison du roi Victor Emmanuel. Il m’indiqua que les futurs vainqueurs étaient déjà à l’œuvre pour construire de fausses preuves de crimes de guerre et autres atrocités qu’ils auraient inventées sur les Lager comme preuves de la cruauté allemande. Ils se mettaient déjà d’accord sur les détails sur la façon de mettre en scène un procès spécial pour les vaincus. Mais surtout j’ai rencontré en août 1944 le collaborateur direct du général Kaltenbrunner, chef de la Gestapo, le général Heinrich Müller. Grâce à lui j’avais réussi à fréquenter le cours des élèves officiers. Je lui devais beaucoup et il m’avait pris en affection. Il était venu à Rome pour résoudre un problème personnel de mon commandant, le colonel Herbert Kappler. A cette époque, la cinquième armée américaine était sur le point de percer à Cassino, les Russes avançaient vers l’Allemagne. La guerre était déjà inexorablement perdue. Ce soir-là il me demanda de l’accompagner à son hôtel. Comme il y avait entre nous un minimum de confiance, je me permis de lui demander des détails importants sur la question. Il me dit que, grâce à l’espionnage, il avait eu la confirmation que l’ennemi, dans l’attente de la victoire finale, était en train d’essayer de fabriquer les preuves de nos crimes pour mettre en place un procès spectaculaire de criminalisation de l’Allemagne une fois vaincue. Il avait des nouvelles précises et il était sérieusement inquiet. Il soutenait qu’il ne fallait pas se fier à ces gens parce qu’ils n’avaient ni sens de l’honneur ni scrupules. J’étais jeune alors et je n’accordai pas le juste poids à ses paroles mais les choses, en fait, se passèrent exactement comme le général Müller m’avait dit. Voilà les hommes, les dignitaires qui, selon ce qu’on raconte aujourd’hui, auraient imaginé et organisé **** ***** ***** ** ***** ***** **** ** *** ****** ! Je trouverais cela ridicule s’il ne s’agissait pas de faits tragiques. C’est pourquoi, lorsque les Américains, en 2003, ont agressé l’Irak sous prétexte qu’il possédait des « armes de destruction massive », avec tant de faux serments prêtés devant le conseil de sécurité de l’ONU par le secrétaire d’Etat Powell, alors que c’était eux précisément qui avaient été les seuls à les utiliser dans la guerre, je me suis dit : rien de nouveau !

Q. — Vous-même, qui êtes citoyen allemand, savez-vous que des lois en Allemagne, en Autriche, en France, en Suisse punissent de prison celui qui nie l’Holocauste ?

R. — Oui, les pouvoirs forts mondiaux les ont imposées et sous peu les imposeront aussi en Italie. La ruse ce sera en fait de faire croire aux gens que celui qui, par exemple, s’oppose au colonialisme israélien ou au sionisme en Palestine est antisémite ; que celui qui se permet de critiquer les juifs est toujours et de toute façon antisémite ; que celui qui ose réclamer les preuves de l’existence de ces chambres à gaz dans les camps de concentration, c’est comme s’il approuvait l’idée d’exterminer les juifs. Il s’agit d’une falsification éhontée. Ces lois démontrent justement la peur que la vérité vienne à la surface. Visiblement on redoute qu’après la campagne de propagande à base d’émotions, les historiens ne s’interrogent sur les preuves, les chercheurs ne se rendent compte des mystifications. Ces lois vont justement ouvrir les yeux à qui croit encore à la liberté de pensée et à l’importance de l’indépendance de la recherche historique. Il est évident que pour ce que j’ai dit je pourrais être poursuivi, ma situation pourrait certainement empirer mais je devais raconter les choses telles qu’elles se sont réellement passées, le courage de la sincérité était un devoir à l’égard de mon pays, une contribution, à l’occasion de mes cent ans, à la rédemption et à la dignité de mon peuple.

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Entretien-avec-Erich-Priebke-ex-officier-nazi-20692.html

Pauvre Cohn-Bendit. Quand le passé refuse obstinément de se faire oublier


DANIEL COHN-BENDIT DIT NE PLUS FAIRE PARTIE POLITIQUEMENT D'EUROPE ÉCOLOGIE-LES VERTSCohn-Bendit devrait pourtant savoir qu’on ne peut indéfiniment cogner sans recevoir des coups à son tour.  Il devrait savoir aussi que l’on ne peut éternellement rester le chouchou à qui tout est pardonné, pour qui tout est permis, au nom d’un ticket gagnant il y a 45 ans. Hélas, tout lasse, tout casse en ce bas monde.

Une sorte de campagne de rappel de l’image pédophile, que Daniel Cohn-Bendit a lui-même créée, a repris ces-jours-ci, à l’approche des futures élections allemandes le 22 septembre. Cette fois, c’est tout son parti, voire toute la mouvance vert-écolo qui est visée. De nouveaux témoignages apparaissent, parfois issus des rangs des fondateurs des verts. Comme souvent lors des campagnes de ce genre, des victimes sortent de l’ombre.

On peut s’attendre à ce que, d’ici l’échéance électorale, le débat politique en Allemagne se résume en un vaste déballage des mœurs présentes et passées avec des rappels qui vont faire mal, comme par exemple le refus, en Mars dernier, du Président de la Cour constitutionnelle fédérale allemande, Andreas Voßkuhle, de lire le discours de remise du prestigieux prix Theodor Heuss à Daniel Cohn-Bendit. Ou encore la plainte déposée par le réalisateur polonais Grzegors Braun.

https://avicennesy.wordpress.com/2013/05/02/cohn-bendit-planque-dans-son-hotel-denonce-en-public/

http://french.ruvr.ru/2013_03_22/Cohn-Bendit-retour-du-spectre-de-la-pedophilie/

Ces premiers coups avaient sérieusement entamé la réputation médiatique de Cohn-Bendit en Allemagne. En France, il restait encore intouchable, avec une tribune médiatique intacte (dont un François Bayrou fera les frais). Sa ligne de défense, appuyée par ses partisans, a jusqu’ici réussi à limiter la casse. Elle se résume en un mot : provocation.

Oui, c’est ça ; tout ce qui a été dit et écrit sur la ‘’pédophilie de Daniel Cohn-Bendit’’ ne serait que de la provocation. Il n’aurait donc fait qu’exécuter sa marque de fabrique. La provocation venant de ‘’Dany’’ est non seulement légitime, mais attendue. Et les fans d’applaudir, fiers de retrouver le héros de leurs jeunes années. Sauf que, dans le cas présent, il ne s’agit plus de ces pseudo provocations type soixante-huitardes qui n’ont pas plus de portée qu’un slogan de manif. Cohn-Bendit n’est plus ce gamin des pavés parisiens, c’est un responsable politique évoluant dans un milieu que l’on ne manipule pas aisément. Dans ce monde-là, une vraie provocation ne reste pas sans réaction.

Mais, non seulement personne, au sein de la classe politique, n’a été dupe, mais ils enfoncent le clou encore plus profondément dans le cercueil du parti des Grünen. Cette fois, le coup vient de l’intérieur. Eckhard Stratmann-Mertens, ancien député et membre fondateur du parti des Grünen, vient de démolir devant la presse toute la rhétorique adoptée par Cohn-Bendit. « J’étais aussi étudiant à Francfort-sur-le-Main quand Cohn-Bendit et Joschka Fischer étaient là. J’ai participé aux mêmes manifestations. Et je peux vous dire que je ne crois pas un mot des explications de Cohn-Bendit quand il dit qu’il a fait ses révélations sexuelles avec des enfants dans un seul but de provocation ». Eckhard Stratmann-Mertens rajoute des détails décrivant certaines scènes de l’époque. Ce témoignage est renforcé par d’autres témoins qui étaient alors enfants pendant la période concernée. L’un d’eux, âgé de 46 ans aujourd’hui, parle même de viols qu’il aurait subi de la part de certains membres de la commune des écologistes dans le lieu-dit de Dachsberg.

Le dernier système de défense autour de Cohn-Bendit est en train de s’effondrer. Il semble que les verts ont fait leur temps, tant en Allemagne qu’en France, et que l’on veuille tourner cette page de l’écologie politique dont Cohn-Bendit était un des derniers gardiens au niveau européen. Pour cela on est allé chercher une vieille histoire poussiéreuse que l’on croyait oubliée, pour la remettre au goût du jour avec des témoins qui sortent de partout comme s’ils n’attendaient qu’un signal.

Avic

L’arrogance de Washington a-t-elle défait son empire? – Paul Craig Roberts


obceasarPersonne n’aime un tyran, et les marionnettes de l’OTAN de Washington ont été victimes d’intimidation depuis six décennies. Les Premiers ministres britanniques, les chanceliers allemands et les présidents français doivent se mettre au garde-à-vous et dire « à vos ordres chef ».

Ils le détestent tous, mais ils aiment l’argent de Washington; ils se prostituent et prostituent leur pays pour l’argent de Washington. Même une personne de la stature de Winston Churchill devait être bien vu par Washington afin de faire payer ses factures et les factures de son pays.

Mais ce que les dirigeants européens vendus sont en trains de constater c’est que Washington ne paie pas assez pour la prostitution qu’elle réclame. Un an hors de son bureau Tony Blair valait 35 millions de dollars. Mais ce n’est pas suffisant pour avoir Blair sur la liste d’attente pour les yachts de 200 pieds de 50 millions de dollars, d’avoir un chalet à Gstaad, un appartement de luxe de 50 millions de dollars à Paris et à New York, et un avion privé pour faire la navette entre les deux, ou porter au poignet une montre Franck Muller de 736,000 $, signer son nom avec un stylo Mont Blanc à 700,000 $ incrusté de pierres précieuses, et boire 10.000 $ de « martinis on the rock » (gin ou vodka versé sur un diamant) à l’Hôtel Algonquin de New York.

Dans un monde dans lequel chaque membre du Forbes Four Hundred est un milliardaire ou multi-milliardaire, 35.000.000 $ c’est tout simplement insignifiant. En 2006, le gestionnaire d’un hedge fund a été payé 1,7 milliards de dollars pour une année de vol. 25 autres ont été payés 575 000 000 $ pour leurs compétences dans le front-running trade (NDT : négoce de titres avant que la caisse de pension ne négocie elle-même ces titres). 35 millions de dollars est sans doute le budget annuel pour leurs employés de maison.

Les Britanniques semblent se contenter de leur rôle en tant que laquais favori de Washington, mais la France et l’Allemagne n’ont pas apprécié ce rôle. Le dernier vrai chef de la France, le général de Gaulle, n’aurait rien à faire avec Washington et avait refusé d’adhérer à l’OTAN. L’Allemagne, démembrée avec l’Allemagne de l’Est occupée par les Soviétiques, n’avait pas le choix. La gratitude des Allemands au président Reagan pour leur unification a entraîné l’Allemagne réunifiée à tomber sous l’hégémonie de Washington.

Toutefois, si les nouvelles provenant de Berlin sont exactes, l’Allemagne en a assez. Le catalyseur a été les révélations de Edward Snowden selon lesquelles Washington espionne tout le monde, y compris ses alliés, l’Allemagne et l’UE en particulier. En outre, Washington utilise la Grande-Bretagne comme cheval de Troie au sein de l’UE comme un espion de secours au cas où le NSA manquerait quelque chose.

Selon les rapports de presse, les gouvernements allemand, français et de l’UE sont bouleversés d’apprendre que leur extrême soumission à Washington ne les a pas protégés, eux et leurs citoyens, contre l’espionnage. Les voilà se battant dans les guerres de Washington dans le lointain Afghanistan, dont le sort ne les concerne en aucune manière, et tout ce que Washington trouve à faire, c’est de les embarrasser en espionnant la vie privée de leurs citoyens.

Qui le gouvernement Merkel représente-t-il, se demandent les Allemands, les Allemands ou la NSA? Pourquoi le gouvernement Merkel fait-il des courbettes à Washington? La prochaine question sera: «qu’est-ce que les espions de Washington ont sur Merkel? »

Avec le gouvernement allemand mis sur la sellette par la trahison de Washington, les manchettes sont: «L’Allemagne est prête à demander des comptes aux services de renseignement du Royaume-Uni et des Etats-Unis sur les opérations d’écoute. »

Rien d’étonnant à ce que Washington et ses putains médias détestent Edward Snowden. « Un porte-parole du Procureur fédéral [allemand] a déclaré que le bureau se préparait à porter des accusations contre« les services de renseignement britanniques et américains. À la lumière de l’affaire Snowden, ce serait merveilleux si l’Allemagne émettait des mandats d’arrêt et que Washington et Londres refusent d’extrader leurs NSA et agents d’espionnage britanniques qui ont violé toutes les lois et toutes les confiances.

Le ministre de la Justice allemande, Sabine Leutheusser-Schnarrenburger, a exigé une « explication immédiate » pour savoir pourquoi Washington appliquait à l’Allemagne des politiques « qui rappellent les actions contre les ennemis pendant la guerre froide. »

Le président français a déclaré que la France ne coopérera plus avec Washington sur quelque question que ce soit tant que la France n’a pas reçu des «assurances complètes» que Washington cessera de l’espionner.

Le président du Parlement européen, Martin Schulz, et le commissaire européen à la Justice, Viviane Reding, ont demandé à Washington de répondre aux révélations de Snowden l’accusant d’avoir trahi ses propres alliés.

La question qu’il faut se poser est: toutes ces protestations de la part des hommes politiques qui sont, de manière presque certaine, à la solde de Washington, sont-elles sincères, ou sont-elles juste des protestations pour la galerie pour calmer les populations nationales européennes qui ont été trahies par leurs élus? Pourquoi le président français et le ministre de la Justice allemand pensent-ils que les assurances de Washington signifient quelque chose? Quand, de mémoire d’homme, Washington a-t-il dit la vérité sur quoi que ce soit? Quand l’assurance de Washington a-t-elle signifié quelque chose?

Le golfe du Tonkin? Les armes irakiennes de destruction massive? Les armes nucléaires iraniennes? L’attaque au gaz sarin d’Assad? Les  »attentats terroristes » orchestrés par le FBI? Il est un fait avéré que le gouvernement américain ment à chaque fois qu’il ouvre la bouche. Comparé à Washington, Staline, Hitler, Tojo, Mao, Castro, Chavez et Pol Pot étaient véridiques.

La réponse de Washington aux demandes d’explication de l’Europe est : «Nous allons discuter de ces questions de manière bilatérale avec les États membres de l’UE », mais « nous n’allons pas commenter publiquement les présumées activités de renseignement spécifiques. »

Vous savez ce que cela signifie. Bilatérale signifie que Washington va parler avec chaque pays de l’UE séparément, en utilisant les informations que la NSA a obtenues pour faire chanter chaque plaignant dans le silence. Alors que l’Union européenne pourrait ainsi tenir tête à Washington, séparément les pays peuvent être intimidés et se voir offrir plus d’argent ou des menaces, les amours illicites seront révélés pour les faire taire. Washington parie sur son pouvoir d’intimider les différents pays par la menace d’isolement et d’être ainsi coupé des sources de l’argent. Si les pays de l’UE acceptent les explications bilatéralles secrètes de la part de Washington, l’affaire se termine et l’espionnage sur l’Europe continuera pendant que Washington et les politiciens européens nieront que l’espionnage continue.

A présent, le monde entier doit savoir que Washington n’est pas seulement sans foi ni loi, mais aussi totalement hors de contrôle, se complaisant dans l’arrogance et l’orgueil, entraîné par des désirs d’hégémonie sur le monde entier. Washington est tellement paranoïaque et méfiant qu’il ne fait même pas confiance à ses propres citoyens ou aux gouvernements de marionnettes européens qu’il a achetés et payés.

Washington est le seul gouvernement qui ait jamais utilisé des armes nucléaires, et il s’en est servi contre un gouvernement défait qui tentait de se rendre. Aujourd’hui la folie à Washington est bien pire. Les Conseils de prise de décision sont pleins de néoconservateurs fous va-t-en guerre, comme la conseillère pour la sécurité nationale, Susan Rice, une menace pour l’humanité.Les think tanks de Washington et les médias sont surreprésentés par les néoconservateurs comme William Kristol qui veut savoir « A quoi bon les armes nucléaires si vous ne pouvez pas les utiliser? »

Les politiciens européens louches et les médias qui ont pris l’argent de Washington prévu pour leur propre sécurité économique, ont trahi la sécurité du monde entier. En permettant l’hégémonie de Washington, ils ont déchaîné son arrogance. Cette arrogance menace désormais non seulement l’indépendance de tous les pays, mais la vie sur terre.

Au lieu de rencontrer Washington seul unilatéralement, les pays européens devraient se serrer les coudes. Après tout, il est supposé y avoir une UE. S’il y a une UE, Washington devrait répondre à l’UE, pas à ses parties constituantes individuellement, dont aucune ne peut résister à l’intimidation et la corruption de Washington.

Si la guerre thermonucléaire doit être évitée et la vie continuer sur la terre, l’Europe doit dissoudre l’OTAN. L’OTAN a été créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Son but était d’empêcher la puissante Armée rouge, qui a battu l’Allemagne nazie, d’envahir toute l’Europe occidentale.

L’Union soviétique s’est effondrée en 1991, il y a 22 ans. Pourtant, l’OTAN existe toujours. En outre, à l’encontre des intentions du président Reagan, l’OTAN s’est élargi. L’OTAN inclut désormais les anciens éléments constitutifs de l’Empire soviétique, comme l’Europe de l’Est et d’anciens éléments constitutifs de l’Union soviétique elle-même, comme la Géorgie, le gouvernement qui a été acheté et payé par Washington. Les ONG financées par Washington pourraient même faire tomber l’Ukraine dans son giron.

Poussée par Washington, la Géorgie a lancé une guerre contre la Russie d’aujourd’hui, dont les forces supérieures en ont terminé rapidement. De l’avis de beaucoup, le gouvernement russe a montré beaucoup trop de tolérance à son ennemi vaincu, qui est en train d’être réarmé par Washington et encouragé vers de nouvelles aventures militaires. Washington travaille à faire de la Géorgie, située en Asie entre les mers Noire et Caspienne, un membre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. L’adhésion à l’OTAN ferait de la Géorgie un protectorat de Washington et de ses marionnettes de l’OTAN. Washington estime qu’avec cette élévation de la Géorgie, la Russie acceptera les agressions géorgiennes afin d’éviter la guerre avec les Etats-Unis et l’OTAN.

La Chine, également, a été étonnamment trompée par Washington, et au lieu de rendre la pareille, elle l’a pris en douceur. Cette magnanimité de la part de la Chine a été mal interprétée par Washington et a été prise pour de la peur. La peur que Washington imagine inspirer à la Chine au point de la faire trembler dans ses bottes a encouragé Washington à encercler la Chine avec de nouvelles bases navales, aériennes et terrestres. Le fait que nombreuses sont les bases de Washington dans le Pacifique et la mer de Chine du Sud, Washington lui-même est un ICBM non enregistré par la racaille ignorante qui gère l’Amerika. Submergé par son orgueil, Washington menace toute vie sur terre.

Traduction : Avic

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Source : http://www.paulcraigroberts.org/2013/07/01/has-washingtons-arrogance-undone-its-empire-paul-craig-roberts/

Un nouveau départ sans le masque moralisateur de Washington – Paul Craig Roberts


NSA carte du mondeIl est difficile de comprendre tout le ramdam que Washington et ses putains médias font sur Edward Snowden. Nous savions depuis longtemps que la National Security Agency (NSA)  espionnait pendant des années, sans mandat, les communications des Américains et de personnes à travers le monde. Les photos du gigantesque immeuble de la NSA dans le Utah, construit dans le but de stocker les communications interceptées dans le monde, ont été publiées à plusieurs reprises.

Il n’est pas évident, pour une personne ordinaire, de voir que ce que Snowden a révélé,  William Binney et d’autres dénonciateurs l’ont déjà révélé. Peut-être que la différence est que Snowden a fourni des documents qui le prouvent, brisant ainsi la capacité de Washington à nier les faits avec ses mensonges habituels.

Quelle que soit la raison du baratin de Washington, cela ne fait certainement aucun bien au gouvernement américain. Beaucoup plus intéressant que les révélations de Snowden est la décision prise par les gouvernements d’autres pays pour protéger un diseur-de-vérité sur la Stasi de Washington.

Hong Kong a gardé le secret sur la localisation de Snowden de sorte qu’une opération secrète amerikaine* ou un drone n’ont pas pu être envoyés pour  l’assassiner. Hong Kong a déclaré à Washington que ses documents fournis pour l’extradition de Snowden n’étaient pas en règle et ils ont permis à Snowden de partir pour Moscou.

Le gouvernement chinois n’a pas interféré avec le départ de Snowden.

Le gouvernement russe a dit qu’il n’avait aucune objection à ce que Snowden ait un vol de correspondance à Moscou.

Le Ministre des Affaires étrangères de l’Équateur, Ricardo Patino, a répondu aux menaces de Washington avec une déclaration disant que le gouvernement équatorien mettait les droits de l’homme au-dessus des intérêts de Washington. Le Ministre des Affaires étrangères Patino a déclaré que Snowden a servi l’humanité en révélant que la Stasi de Washington violait les droits de «chaque citoyen du monde. » Snowden a simplement trahi « certaines élites qui sont au pouvoir dans un pays donné», alors que Washington a trahi le monde entier.

Avec Hong Kong, la Chine, la Russie, l’Equateur et Cuba refusant d’obéir aux ordres de la Stasi, Washington est en train de se débattre dans une duperie totale de lui-même et de ses médias prostitués.

Le Secrétaire d’Etat John Kerry a émis des mises en garde à tour de bras. Il a menacé la Russie, la Chine, l’Equateur et tous les pays qui ont facilité et encouragé la fuite de Snowden de la Stasi de Washington. Ceux qui n’obéissent pas aux ordres de Washington, a déclaré Kerry, subiront des impacts négatifs dans leur relation avec les Etats-Unis.

Quelle stupidité de la part de Kerry. Voici un gars qui était autrefois pour la paix, mais qui a été transformé par la NSA ayant espionné ses affaires personnelles en un atout pour la NSA. Essayez de réaliser l’extraordinaire arrogance et l’orgueil contenus dans la menace de Kerry contre la Chine, la Russie et d’autres pays, disant qu’ils vont souffrir de mauvaises relations avec les Etats-Unis. Kerry dit que ‘’l’Amerika’’ n’a pas à se préoccuper que «le peuple indispensable » ait de mauvaises relations avec d’autres pays, mais plutôt que c’est à ces pays de se préoccuper des mauvaises relations qu’ils auraient avec le «pays indispensable». Que d’arrogance dans cette attitude que le gouvernement des États-Unis présente au monde.

Ici nous avons un Secrétaire d’Etat américain, perdu dans l’illusion avec le reste de Washington. Un pays qui est en faillite, un pays qui a permis à ses entreprises de détruire son économie en déplaçant les meilleurs emplois à l’étranger, un pays dont l’avenir est entre les mains de la presse, un pays qui, après onze années de combat a été incapable de vaincre quelques milliers de talibans légèrement armés, menace désormais la Russie et la Chine. Dieu nous sauve des imbéciles absolus qui composent notre gouvernement.

Le monde se réjouit de l’humiliation de Washington par Hong Kong. Une simple ville-Etat a fait un doigt d’honneur à Washington. Dans sa déclaration officielle, Hong Kong détourné l’attention de Snowden pour la focaliser sur son message et a demandé au gouvernement américain de s’expliquer sur le piratage illégal des systèmes d’information de Hong Kong.

Le journal d’Etat de la Chine, le Quotidien du Peuple, a écrit: «Les États-Unis sont passés d’un modèle de droits de l’homme à celui d’un espion de la vie privée, pour devenir le manipulateur du pouvoir centralisé sur l’Internet international, et l’envahisseur fou des réseaux d’autres pays. . . Le monde se souviendra d’Edward Snowden. C’est sa témérité qui a arraché le masque moralisateur de Washington « .

Le journal chinois Global Times, une filiale du Quotidien du peuple, ont accusé Washington d’attaquer « un jeune idéaliste qui a exposé les scandales sinistres du gouvernement américain. » Au lieu de s’excuser « Washington exhibe ses muscles en essayant de contrôler toute la situation. »

L’agence officielle de presse chinoise Xinhua a indiqué que les révélations de Snowden avaient placé « Washington dans une situation vraiment délicate. Ils démontrent que les Etats-Unis, qui tente depuis longtemps de jouer les innocents en se présentant comme une victime de cyber-attaques, s’est révélé être le plus grand voyou de notre époque ».

Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a précisé que la sympathie de la Russie est avec Snowden, pas avec l’état Stasi amerikain. Le Médiateur pour les droits de l’homme Vladimir Loukine, a déclaré qu’il n’était pas réaliste de s’attendre à ce que le gouvernement russe viole le droit pour saisir un passager en transit qui n’était pas entré en Russie et n’était pas sur le sol russe. Gayane Chichakyan de RT a indiqué que Washington est en train de faire tout son possible pour détourner l’attention de révélations de Snowden qui « montrent que les États-Unis ont menti et ont fait le même que ce qu’ils accusent la Chine de faire. »

L’Equateur dit que le traître est Washington, pas Snowden.

Les cris de cochon qu’on égorge du directeur de la NSA – « Edward Snowden a causé des dommages irréversibles aux Etats-Unis », rivalisent avec les hurlements obligeant des membres de la Chambre et du Sénat, eux-mêmes victimes de l’espionnage de la NSA, comme le fut le directeur de la CIA qui avait été forcé de démissionner pour une histoire d’amour. La NSA est en position de faire chanter tout le monde à la Chambre et au Sénat, à la Maison Blanche elle-même, dans toutes les sociétés, les universités, les médias, chaque organisation, à l’intérieur comme à l’étranger, qui a quelque chose à cacher. Vous pouvez dire qui est victime d’un chantage par l’intensité de ses hurlements, comme ceux de Dianne Feinstein (D, CA) et Mike Rogers (R, MI). Avec un peu de chance, un patriote fuitera ce que la NSA a sur Feinstein et Rogers, qui trainent probablement chacun quelques casseroles.

Le gouvernement de gangster de Washington qui a tout à cacher est maintenant entre les mains de la NSA et est aux ordres. La prétention que ‘’l’Amerika’’ est une démocratie responsable devant le peuple a volé en éclat. Les États-Unis sont gérés par et pour la NSA. Le Congrès et la Maison Blanche sont des marionnettes de la NSA.

Arrêtons d’appeler la NSA, Agence de sécurité nationale. De toute évidence, la NSA est une menace pour la sécurité de chaque personne dans le monde entier. Appelons la NSA ce qu’elle est vraiment, Agence Nationale de la Stasi, le plus grand ensemble Gestapiste  de l’histoire humaine. Vous pouvez prendre pour acquis que chaque média putain, chaque prostitué du gouvernement, tous les ignorants brandisseurs- de-drapeaux qui déclarent que Snowden est un traître, est soit un de ceux qui ont subi le lavage de cerveau, soit une victime du chantage. Ils sont les protecteurs de la tyrannie de la NSA. Ils sont nos ennemis.

Le monde est devenu de plus en plus malade de Washington, et ce pour une longue période. L’intimidation, le flot constant de mensonges, les guerres et les destructions gratuites ont détruit l’image médiatisée par Washington des Etats-Unis comme une «lumière pour le monde. » Le monde voit les États-Unis comme la peste sur le monde.

Après les révélations de Snowden, le magazine le plus important de l’Allemagne, Der Spiegel, a titré: «Le totalitarisme mou d’Obama: l’Europe doit se protéger contre l’Amérique. » La première phrase de l’article pose la question: «Barack Obama est-il un ami? Les révélations sur le vaste programme d’espionnage de son gouvernement appellent à en douter. L’Union européenne doit protéger le continent de la portée de l’Amérique toute-puissance ».

Der Spiegel poursuit: «Nous sommes surveillés. Tout le temps et partout. Et ce sont les Américains qui nous observent. Mardi, le chef du système de surveillance le plus vaste et le plus global jamais inventé vient nous rendre visite. Si Barack Obama est notre ami, alors nous n’avons pas vraiment besoin d’être terriblement inquiet au sujet de nos ennemis « .

Il y a peu de doute que le ministre de l’Intérieur allemand, Hans Peter Friedrich, ait ses secrets détenus par les espions du NSA. Friedrich s’est précipité à la défense de la NSA, déclarant: «. Ce n’est pas la façon dont on traite des amis » Comme le montre clairement Der Spiegel, le ministre ne faisait pas référence « au fait que nos amis transatlantiques nous espionnent. Il  voulait plutôt parler de la critique de cet espionnage. La réaction de Friedrich n’est paradoxale qu’en surface et peut être expliquée en regardant les réalités géopolitiques. Les États-Unis sont, pour le moment, la seule puissance mondiale et en tant que telle, ils sont le seul État véritablement souverain dans l’existence. Tous les autres sont dépendants, soit comme ennemis ou soit comme alliés. Et parce que la plupart préfèrent être des alliés, les politiciens -Allemands inclus, préfèrent sourire et supporter.  »

Il est extraordinaire que la publication la plus importante en Allemagne ait reconnu que le gouvernement allemand est une marionnette de Washington.

Der Spiegel affirme: « Les citoyens allemands devraient pouvoir s’attendre à ce que leur gouvernement les protège de l’espionnage des gouvernements étrangers. Mais le ministre allemand de l’Intérieur dit plutôt: « Nous sommes reconnaissants pour l’excellente coopération avec les services secrets américains ». Friedrich n’a même pas essayé de dissimuler son incompétence sur la question de la surveillance. «Tout ce que nous savons à ce sujet, nous l’avons appris par les médias », dit-il. Le chef de l’agence de renseignement intérieure du pays, Hans-Georg Maassen, n’était pas plus éclairé. «Je ne sais rien à ce sujet », dit-il. Et la ministre de la Justice Sabine Leutheusser-Schnarrenberger était aussi apparemment dans l’obscurité. «Ces rapports sont extrêmement troublants », dit-elle. Avec tout le respect que nous leur devons :  Ce sont ces gens qui sont censés protéger nos droits? Si ce n’était pas si effrayant, ce serait absurde.  »

Pour les crétins Amerikains qui disent: «Je ne fais rien de mal, je m’en fous s’ils espionnent, » Der Spiegal écrit qu’un « être humain surveillé n’est pas libre ». » Nous avons atteint le point où nous, « américains libres’’ avons à apprendre de nos marionnettes allemandes que nous ne sommes pas libres.

Ici, le lire par vous-même : http://www.spiegel.de/international/world/europe-must-stand-up-to-american-cyber-snooping-a-906250.html

L’Allemagne d’aujourd’hui est un nouveau pays, lavé de son passé par la guerre et la défaite. La Russie est aussi un pays nouveau qui a émergé des cendres d’une idéologie irréaliste. L’espoir réside toujours avec ces pays qui ont le plus expérimentés le mal au sein du gouvernement. Si l’Allemagne devait se débarrasser de son suzerain amerikain et sortait de l’OTAN, le pouvoir amerikain en Europe s’effondrerait. Si l’Allemagne et la Russie devaient s’unir pour la défense de la vérité et de droits de l’homme, l’Europe et le monde aurait un nouveau départ.

Un nouveau départ est désespérément nécessaire. Chris Floyd explique précisément ce qui se passe, quelque chose que vous n’entendrez jamais des médias presstitués. Lisez-le pendant qu’il est encore possible de le faire : http://www.globalresearch.ca/follow-the-money-the-secret-heart-of-the-secret-state-the-deeper-implications-of-the-snowden-revelations/5340132

Il y aurait de l’espoir si les Américains pouvaient se débarrasser de leur lavage de cerveau, suivre l’exemple de Debra Sweet et d’autres, et se lever pour Edward Snowden et contre l’Etat Stasi. http://www.opednews.com/populum/printer_friendly.php?content = a & id = 167695

Traduction : Avic

Source : http://www.paulcraigroberts.org/2013/06/25/a-new-beginning-without-washingtons-sanctimonious-mask-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

*Amérika : mot intentionnellement  utilisé par Paul Creg Roberts, au lieu de America.

La Stasi à la Maison Blanche – Paul Craig Roberts


stasi_216Le 19 Juin 2013, le président américain Barack Obama, dans l’espoir de s’élever au-dessus des retombées  du scandale causé par l’espionnage de la National Security Agency (NSA , a cherché à s’associer à deux discours emblématiques réalisés à la Porte de Brandebourg à Berlin.

Il y a cinquante ans, le président John F. Kennedy s’était engagé : « Ich bin ein Berliner ». En 1987, le président Ronald Reagan avait défié: «M. Gorbatchev, abattez ce mur « .

Le discours d’Obama a été délivré à un public relativement restreint spécialement sélectionné. Malgré cela, Obama a parlé derrière une vitre pare-balles.

Le discours d’Obama restera dans l’histoire comme le plus hypocrite de tous les temps. Pas étonnant que le public n’ait été là que sur invitation. Un vrai public aurait viré Obama hors de Berlin sous les huées.

Peut-être la plus hypocrite de toutes les déclarations d’Obama a été quand il a proposé que les Etats-Unis et la Russie réduisent de 1/3 leurs armes nucléaires. Le monde entier, et certainement les Russes, voient ce qu’il y a derrière ce stratagème. Les États-Unis encerclent actuellement la Russie avec des missiles antibalistiques placés sur les frontières russes et espèrent exploiter cet avantage en discutant avec la Russie pour qu’elle réduise son armement, ce qui rend son ciblage par Washington plus aisé. La proposition d’Obama vise clairement à affaiblir la dissuasion nucléaire de la Russie et sa capacité à résister à l’hégémonie américaine.

Obama a prononcé des mots nobles de paix, tout en battant les tambours de guerre en Syrie et en Iran. En témoignent les politiques agressives d’Obama d’encerclement de la Russie par des bases de missiles et la mise en place de nouvelles bases militaires dans l’océan Pacifique avec lesquels il compte affronter la Chine.

C’est le même Obama qui a promis de fermer la prison de la torture de Guantanamo, mais ne l’a pas fait ; le même Obama qui a promis de nous dire la raison de la longue décennie de guerre de Washington en Afghanistan, mais ne l’a pas fait ; le même Obama qui a promis de mettre fin aux guerres , mais en a commencé de nouvelles; le même Obama qui a dit qu’il défendrait la Constitution américaine, mais qui l’a réduite en miettes ; le même Obama qui a refusé de tenir le régime de Bush pour responsable de ses crimes contre le droit et contre l’humanité ; le même Obama qui a déchainé des drones contre des populations civiles en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen ; le même Obama qui a réclamé et exercé le pouvoir d’assassiner des citoyens américains sans procès et qui continue la pratique inconstitutionnelle du régime de Bush de violation de l’habeas corpus et de détention indéfinie de citoyens américains ; le même Obama qui a promis la transparence, mais met en place le gouvernement le plus secret de l’histoire américaine.

Le discours d’une spectaculaire hypocrisie du tyran a suscité des applaudissements de l’auditoire invité à 36 reprises. Comme tant d’autres, les Allemands se sont montrés prêts à être utilisés à des fins de propagande de Washington.

Voilà Obama, toujours dans ses mensonges, parlant de «vérité éternelle».

Voilà Obama, qui a permis à Wall Street de voler les peuples américain et européen et qui a détruit les libertés civiles des Américains et la vie d’un grand nombre d’Irakiens, d’Afghans, de Yéménites, de Libyens, de Pakistanais, de Syriens, et d’autres encore, parlant « d’aspirations à la justice. « Obama assimile les exigences de justice au « terrorisme ».

Voilà Obama, qui a construit un réseau d’espionnage international et un état policier à l’intérieur, parlant « des aspirations à la liberté. »

Voilà Obama, président d’un pays qui a initié des guerres ou des actions militaires contre six pays depuis 2001 et a en ligne de mire trois autres pays musulmans : la Syrie, le Liban et l’Iran, et peut-être plusieurs autres en Afrique, parlant « des aspirations à la paix qui brûle dans le cœur des hommes », mais clairement pas dans le cœur de Obama.

Obama a transformé l’Amérique en un état de surveillance qui a beaucoup plus en commun avec la Stasi de l’Allemagne de l’Est qu’avec l’Amérique des époques de Kennedy et de Reagan. Étrange, n’est-ce pas, que la liberté ait été acquise en Allemagne de l’Est et perdue en Amérique.

A la Porte de Brandebourg, Obama a invoqué l’engagement des nations à « une Déclaration universelle des droits de l’homme», mais Obama continue de violer les droits de l’homme, tant dans son pays qu’à l’étranger.

Obama a poussé l’hypocrisie vers de nouveaux sommets. Il a détruit les libertés civiles américaines garanties par la Constitution. En lieu et place d’un gouvernement responsable devant la loi, il a transformé la loi en une arme entre les mains du gouvernement. Il a intimidé une presse libre et poursuit des dénonciateurs qui révèlent les crimes de son gouvernement. Il ne fait aucune objection lorsque la police américaine brutalise les citoyens qui manifestent pacifiquement. Son gouvernement intercepte et stocke dans les ordinateurs de la National Security Agency  chaque communication de chaque américain et également les communications privées des européens et des canadiens, y compris les communications des membres des gouvernements, pour mieux faire chanter ceux qui ont des secrets. Obama envoie des drones ou des assassins pour tuer des gens dans les pays avec lesquels les Etats-Unis ne sont pas en guerre et les victimes, dans la plupart des cas s’avèrent être des femmes, des enfants, des agriculteurs et des personnes âgées du village. Obama a gardé Bradley Manning à l’isolement pendant près d’un an, l’agressant dans sa dignité humaine dans le but de le briser et d’obtenir de faux aveux. Au mépris de la Constitution américaine, Obama a refusé à Manning un procès pendant trois ans. Sur les instructions de M. Obama, Londres refuse à Julian Assange le libre départ vers son asile politique en Équateur. Assange est devenu un cardinal Mindszenty moderne. [Jozsef Mindszenty était le chef de l’Eglise catholique hongroise qui avait cherché refuge contre l’oppression soviétique à l’ambassade américaine à Budapest. Avec le refus de libre passage par les Soviétiques, le cardinal a vécu dans l’ambassade américaine pendant 15 ans comme un symbole de l’oppression soviétique.]

C’est  ce Obama qui a demandé au cours de l’événement orchestré à la Porte de Brandebourg: « Allons-nous vivre libres ou sous les chaînes? Sous des gouvernements qui défendent nos droits universels, ou des régimes qui les répriment? Dans des sociétés ouvertes qui respectent le caractère sacré de l’individu et notre libre arbitre, ou dans des sociétés fermées qui étouffent l’âme?  »

Lorsque le mur de Berlin est tombé, l’État espion Stasi qui étouffe l’âme a déménagé à Washington. La Stasi est bel et bien vivante dans le régime Obama.

Le discours d’Obama au Brandebourg : http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2013/06/19/remarks-president-obama-brandenburg-gate-berlin-germany

Traduction : Avic

Source :http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Elections en Iran : premières réactions occidentales


Le nouveau président iranien : Cheikh Hassan Rohani
Le nouveau président iranien : Cheikh Hassan Rohani

Avec 50,7% des voix dès le premier tour, le cheikh Hassan Rohani vient d’être élu Président de la République Islamique d’Iran, démentant tous les pronostics. Est-ce la naissance d’une nouvelle ère  pour l’Iran ? Sachant que la réalité du pouvoir reste entre les mains du guide suprême, l’Ayatollah Seyed Ali Khamenei, on pourrait se dire que seule la forme changera.

C’est justement dans cette forme que se forgent les relations internationales. En témoignent les premières réactions  occidentales. Le discours a déjà pris d’autres colorations que la rhétorique habituelle, et ce, avant même de savoir ce que fera ou ne fera pas le nouveau président. C’est dire dans quelle impasse s’était enfermé le discours diplomatique dès qu’il s’agit de l’Iran.

L’Italie a déjà fait savoir son désir d’établir des relations bilatérales avec l’Iran. Le ministre italien des Affaires étrangères, Emma Bonino, a déclaré dans un communiqué publié Samedi, que « L’Italie espère que, avec le nouveau gouvernement du président iranien (Hassan) Rohani, il sera possible de travailler à développer les relations bilatérales et de commencer sans délai, une nouvelle ère de compréhension et de dialogue constructif entre l’Iran et la communauté internationale« .

Bonino a également manifesté sa satisfaction pour la ‘’la mise en œuvre de l’élection présidentielle en Iran.« 

Un autre poids lourd de l’occident n’est pas en reste. Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a également salué l’élection de Rohani comme un vote pour « une politique étrangère constructive. »  

« Nous espérons que la nouvelle administration du pays collabore dans ce sens afin de trouver des solutions sur les questions internationales et régionales« , a ajouté M. Westerwelle.

Plus tôt, des responsables d’autres pays ont également félicité Rohani pour sa victoire dans l’élection du 14 Juin.

Qui l’eut cru ? Israël ne serait donc  plus la seule démocratie du Moyen-Orient ? Il a suffi de présenter le nouveau président comme un réformateur, un modéré, pour que le discours change. En quoi pourra-t-il réformer quoi que ce soit sur le plan international sans la bénédiction du chef suprême ? Ils sont forts ces iraniens !

Avic

La Hollandie : Ce n’est pas le mariage gay qui remplira les bourses


La Normandie
La Normandie

Pourquoi donc en France le gouvernement n’a-t-il pas la cote ?

Premier élément de réponse en paraphrasant Pierre Desproges à propos de l’amour : ” Le pouvoir… il y a ceux qui en parlent et ceux qui l’exercent. ” Sans oublier bien sûr que Desproges ajoutait goguenard : “ A partir de quoi, il m’apparaît urgent de me taire. ” Peut-être le président Hollande devrait-il méditer la maxime et cesser ses bons mots.

Après tout, qu’y a-t-il de mal à prendre le pouvoir au sérieux ?

En Russie, on a moins d’humour et, du président au simple quidam, on serre les fesses. On attend la deuxième vague d’une crise mondiale dont ne sait pas si elle est financière, politique, industrielle ou sociale. De toute façon, on se dit qu’on a connu pire. Alors rien n’empêchera les Russes de célébrer la solidarité entre les travailleurs (1er mai) ou de fêter la fin de la guerre contre l’Allemagne (9 mai), fêtes qui, soit dit en passant, montrent combien l’Europe et a fortiori la France ne sont que de manière très relative au centre du monde. Mais il faut être loin de Paris pour mesurer cela.

A Paris justement, ministres et autre président d’assemblée cherchent eux-aussi la vague. Mais rien à voir avec une deuxième vague de crise. Tels des surfeurs aux beaux jours, ministres ou parlementaires bien en cour espèrent prendre la vague qui les propulsera, qui sait, dans un nouveau gouvernement qui ne saurait tarder tant on déteste l’actuel.

Mais qu’a donc fait l’actuel gouvernement pour qu’il en soit ainsi ?

Le gouvernement a promis, parlé, troufignolisé les adjectifs, plastronisé, consulté… mais n’a rien fait. Elu depuis à peine ou déjà (c’est selon) un an, le gouvernement n’a rien montré, sauf peut-être le mariage gay. Ce n’est pas vraiment cela qui remplira les bourses. Il y a un an, Hollande et les socialistes laissaient entendre qu’il n’y avait pas meilleur orchestre qu’eux-mêmes et qu’ils joueraient la partition comme personne. Un an a passé. Le chef d’orchestre mouline péniblement et, côté orchestre, ce n’est que la cacophonie.

Fêtes de mai ou pas, pas besoin de défilé. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Premier mai, fête du travail : près de 3,2 millions de chômeurs en France. Huit mai, comme s’ils jugeaient que la victoire (et la réconciliation) n’étaient pas assez festives, voilà que les socialistes veulent une confrontation avec l’Allemagne. En termes de symbole et de timing, comment faire pire ?

C’est sûr, si on ajoute au bras de fer avec l’Allemagne, les partisans de Jeanne d’Arc et autres nationalistes, les déçus du Front de gauche et les manifestants opposés au mariage pour tous, on a une France rassemblée, mais pas ailleurs que dans la rue.

Sixième République, retour à la Quatrième, nouveau mai 68 ou même retour à 1789, là n’est pas la question. Trop de paroles, de mots, de mensonges ont fait perdre toute crédibilité au gouvernement. Au point de donner un sentiment d’impuissance.

Avec Hollande, la Gaule serait-elle en panne ?

Comment peut-on penser que titiller le teuton soit la solution ? Pendant que nous y sommes, à quand les taxis parisiens au bord de la Marne ou un grand emprunt pour construire une nouvelle ligne Maginot ? Sauf que cette fois, il faudra convaincre Mouloud et Abdel de risquer leurs taxis et que ce sont encore Mohamed ou Mokhtar qui ne sont déjà pas bien riches et qui renvoient tout l’argent au pays qui devront souscrire l’emprunt.

Mais sans doute n’aurons-nous pas la guerre. Nul besoin en effet quand on voit qu’avec son “ Mur des cons ”qui n’est pas franchement pareil à une statue de sainte Thérèse à qui l’on mettrait des cierges, le Syndicat de la magistrature en est déjà à l’épuration.

Et puis il y a aussi ce que nous n’attendons pas. Avec Sarkozy, on avait eu la Défense et son fils Jean. Avec Hollande, on a la défonce et son fils Thomas.

Moi qui, je le concède, ne parviendrai jamais à dépasser le stade du ” peer “, je lis çà et là que Thomas Hollande est un geek (spécialiste pointu, think tank à l’appui appelé ” Laboratoire politique ” ou ” Think Tank Different “) du ” queer “, ce mot anglais qui qualifiait à l’origine d’ ” étrange ” les gays, transsexuels, bisexuels, fétichistes, travestis et transgenres et autres adeptes de la soumission et du sadomasochisme, et que ces derniers se sont réappropriés au point d’en faire un symbole.

Je comprends maintenant pourquoi François Hollande est si laxiste. Je comprends aussi Thomas Hollande. Fils de deux candidats à la présidence de la République, mâle et femelle, jamais mariés entre eux, il a de quoi s’interroger sur le pouvoir et se demander si la république n’est pas que le fruit de quelques sans-culottes excités ayant transgressé la bienséance de l’époque.

Et la morale de l’histoire si chère à Vincent Peillon? Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse !

Heureusement, les fêtes de mai seront pour beaucoup de Russes l’occasion de rouvrir la datcha et pour moi celle d’aller en Normandie, de voir les pommiers en fleurs, d’entendre les abeilles polliniser. Et je reverrai aussi avec plaisir ce graffiti sur l’autoroute A13 à la sortie Pont-l’Evêque : ” Pète un coup, vote Bayrou “.

Malgré son absence de rationalité et un caractère poétique très douteux, ce graffiti me rassure et me prouve, je ne saurai expliquer pourquoi, que la politique est moins une affaire de genre que d’humeur et de bon sens.

Jean-Luc PIPON

http://www.lecourrierderussie.com/2013/05/02/pete-un-coup-vote-bayrou/

Taxe sociale : Imaginer un revenu garanti pour tous


Foule-1Inventer une autre vie, d’autres rapports sociaux, peut sembler hors de propos en période de crise. L’exercice n’a pourtant jamais été aussi nécessaire. En Europe, en Amérique latine, en Asie, l’idée d’un droit au revenu inconditionnel fait son chemin.

On travaille, et, grâce à ce travail, on perçoit de l’argent. Une telle logique est si bien ancrée dans les esprits que la perspective d’instaurer un revenu inconditionnel, c’est-à-dire de verser à chacun une somme mensuelle suffisante pour lui permettre de vivre, indépendamment de son activité rémunérée, apparaît comme une aberration. Nous sommes encore persuadés de devoir arracher à une nature aride et ingrate les moyens de notre subsistance individuelle ; or la réalité est bien différente.

Bourses étudiantes, congés parentaux, pensions de retraite, allocations familiales, indemnités de chômage, régime français des intermittents du spectacle, minima sociaux : autant de prestations qui ont en commun de découpler revenu et travail. Si insuffisants, si attaqués que puissent être tous ces dispositifs, ils montrent que le revenu garanti est une utopie « déjà là ». En Allemagne, le revenu de la population ne provient directement du travail qu’à hauteur de 41 %, signalent Daniel Häni et Enno Schmidt dans leur film Le Revenu de base (2008) (1). En France, en 2005, il dépendait à 30 % de la redistribution (allocations diverses) : « Malgré tous les discours idéologiques, malgré la liquidation de l’Etat-providence, vilipendé par les néolibéraux, la part des prélèvements obligatoires est montée inexorablement sous les présidents Mitterrand, Chirac et Sarkozy (2) ». Et il ne serait pas très difficile de déplacer encore le curseur pour s’employer à ce que chacun soit à l’abri du besoin.

La première conséquence d’un revenu de base étant de faire disparaître le chômage comme problème –à la fois question de société et source d’angoisse individuelle–, on économiserait, pour commencer, les sommes engagées dans la poursuite de l’objectif officiel du plein-emploi. Plus rien ne justifierait les cadeaux faits aux entreprises pour les inciter à embaucher. Rappelons que les politiques d’exonération ou de réduction des cotisations sociales menées à cet effet sont passées de 1,9 milliard d’euros en 1992 à 30,7 milliards en 2008 (3). Ou encore qu’en 1989 le groupe sudcoréen Daewoo avait reçu 35 millions d’euros pour bâtir en Lorraine trois usines qu’il allait fermer en 2002, laissant mille personnes sur le carreau… Par ailleurs, le revenu garanti étant universel et inconditionnel –il est versé à tous, pauvres et riches, ces derniers le remboursant par l’impôt–, des économies seraient réalisées en supprimant tout le travail administratif lié à la surveillance des bénéficiaires de l’aide sociale, discutable du fait de son caractère humiliant, intrusif et moralisateur (4).

Mais précisons bien de quoi l’on parle exactement. Une mesure prônée, dans les années 1960, par des économistes aussi différents que James Tobin –également à l’origine du projet de taxation des transactions financières– et le libéral Milton Friedman a en effet de quoi inspirer la perplexité. Ce grand écart subsiste aujourd’hui : en France, le revenu garanti promu par Mme Christine Boutin (Parti chrétien-démocrate) n’est pas le même que celui défendu par M. Yves Cochet (écologiste) ou par le Mouvement Utopia, transversal aux Verts et au Parti de gauche.

D’un montant trop faible pour que l’on puisse se passer d’emploi, le revenu de base des libéraux fonctionne comme une subvention aux entreprises, et s’inscrit dans une logique de démantèlement de la protection sociale : c’est la perspective de l’impôt négatif de Friedman. Dans ses versions de gauche, au contraire, il doit être suffisant pour permettre de vivre –même si la définition de ce « suffisant » pose, on s’en doute, des questions épineuses. Et on ne le conçoit pas sans une défense conjointe des services publics et des prestations sociales (retraites, allocations-chômage ou assurance-maladie), ainsi que de certaines aides sociales. On s’entend également sur quelques autres caractéristiques : il devrait être versé mensuellement à chaque individu, de la naissance à la mort (les mineurs touchant un montant plus faible que les adultes), et non à chaque foyer ; aucune condition ni contrepartie ne serait exigée ; et il serait cumulable avec les revenus d’un travail.

Ainsi, chacun pourrait choisir ce qu’il souhaite faire de sa vie : soit continuer de travailler, soit conserver la jouissance de son temps en se contentant d’un niveau de consommation modeste, soit alterner. Les périodes hors emploi ne seraient plus suspectes, puisque le travail rémunéré cesserait d’être la seule forme reconnue d’activité. Ceux qui choisiraient de vivre du revenu garanti pourraient se consacrer pleinement à des tâches qui les passionnent et/ou qui leur semblent socialement utiles, seuls ou à plusieurs.

Car le projet mise largement sur les possibilités d’association libre qu’il ouvrirait. En 2004, deux chercheurs de l’Université catholique de Louvain ont tenté de deviner les effets produits par le revenu de base en s’intéressant aux gagnants du jeu Win For Life, équivalent belge de ce qui s’appelait en France Tac o Tac TV gagnant à vie, et qui offre un revenu mensuel. Mais l’essayiste Baptiste Mylondo relève une différence notable entre les deux situations, qui oblige à relativiser leurs conclusions : « Tandis que le bénéficiaire du revenu inconditionnel est entouré d’autres bénéficiaires, le gagnant du Loto est totalement isolé. Or la valeur du temps libre croît avec le nombre de personnes avec qui il est possible de le partager (5) ». Le revenu garanti modifierait donc considérablement à la fois le rapport au travail, le rapport au temps, le rapport à la consommation et le rapport aux autres pour un grand nombre de gens –y compris, par contagion, pour ceux qui choisiraient l’emploi salarié. Pour autant, il est certain qu’il imposerait de créer de nouveaux modes de socialisation, sans quoi il pourrait aussi favoriser un certain repli, notamment chez les femmes, qui risqueraient d’être cantonnées au foyer.

C’est aux Etats-Unis qu’est apparue, après guerre, l’idée d’un revenu de base progressiste. Initiateur en 1968, avec Paul Samuelson, John Kenneth Galbraith et mille deux cents autres économistes, d’un appel en ce sens, Tobin fait introduire son projet de demogrant dans le programme de George McGovern, dont il est le conseiller, lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 1972. Avec la lourde défaite du candidat démocrate face à Richard Nixon, le projet est enterré.

Il refait surface en Europe, d’abord dans les Pays-Bas des années 1980 (6). En Belgique, un groupe de chercheurs et de syndicalistes crée en 1984, autour de l’économiste et philosophe Philippe Van Parijs, le Collectif Charles Fourier. Un colloque organisé en 1986 à l’Université catholique de Louvain donne naissance au Réseau européen pour le revenu de base (Basic Income European Network, BIEN), qui deviendra mondial (Basic Income Earth Network) en 2004. L’un de ses fondateurs, Guy Standing, économiste à l’Organisation internationale du travail (OIT), participe à l’expérience de revenu garanti lancée en 2011 en Inde.

En Allemagne, le débat a pris une vigueur particulière ces dernières années grâce à la campagne menée par Mme Susanne Wiest. Installée dans le nord du pays après avoir vécu douze ans dans une roulotte, à la fois par désir de liberté et pour économiser un loyer, MmeWiest travaillait comme assistante maternelle et peinait à joindre les deux bouts. Une réforme fiscale intégrant ses allocations familiales à son revenu imposable achève de l’exaspérer. Sa rencontre avec Häni et Schmidt, fondateurs en Suisse alémanique du réseau Initiative Grundeinkommen (« Initiative pour le revenu de base »), la convertit à leurs vues. Elle lance une pétition publique qui connaît un vif succès et qui aboutit en 2010 à un débat au Bundestag, assurant au passage une large diffusion du film de Häni et Schmidt Le Revenu de base.

En France, la revendication d’un revenu garanti s’est cristallisée lors de la fronde étudiante contre le projet de contrat d’insertion professionnelle (CIP) du gouvernement de M. Edouard Balladur, en 1994, avec la création, à Paris, du Collectif d’agitation pour un revenu garanti optimal (Cargo), bientôt intégré à Agir ensemble contre le chômage (AC !). Elle a resurgi lors du mouvement de chômeurs de l’hiver 1997-1998. A la même époque, le philosophe écologiste André Gorz se rallie à l’idée (7), qui trouve également un écho au sein du mouvement altermondialiste en cours de constitution (8). Alain Caillé, fondateur du Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales (Mauss), en est lui aussi partisan.

Enfin, face aux attaques dont a fait l’objet à partir de 2003 leur régime d’indemnisation, certains intermittents du spectacle militent non seulement pour le maintien du dispositif, mais pour son extension à l’ensemble de la population, de façon à normaliser l’alternance de périodes chômées et de périodes travaillées. Les secondes, font-ils valoir, se nourrissent des premières et ne pourraient exister sans elles. Sa proximité avec ce combat amènera M. Christophe Girard, maire socialiste du quatrième arrondissement de Paris, à plaider à la veille du congrès de son parti, en octobre 2012, pour l’instauration progressive d’un revenu universel (9).

Auparavant, et même s’il n’en est pas resté grand-chose dans la mesure finalement votée, l’idée que la société doit à ses membres les moyens de leur subsistance avait hanté les débats parlementaires autour de la création du revenu minimum d’insertion (RMI) par le gouvernement de M. Michel Rocard, en 1988. A gauche, certains, à commencer par le rapporteur du texte, M. Jean-Michel Belorgey, contestaient le conditionnement du RMI à des « efforts d’insertion ». Et ils s’interrogeaient : peut-on parler d’un « droit » pour un revenu dont l’obtention est suspendue à un passage devant une commission, et pour lequel une contrepartie est exigée (10) ? C’est aussi le sens du slogan sans fioritures des manifestations de chômeurs, « Du fric pour vivre ! » : dans une société que ne menace aucune pénurie, chacun devrait avoir droit à une vie digne.

Au sein de la gauche radicale, le revenu garanti est cependant loin de faire l’unanimité. Avec un éventail de défenseurs aussi bigarré, il fait d’abord craindre de se retrouver en douteuse compagnie. En outre, il diffère par beaucoup d’aspects des projets habituellement portés par la gauche anticapitaliste. Compte tenu de la résistance des mentalités, l’idée aurait sans doute bien du mal à s’imposer ; mais, même si elle y parvenait, sa mise en œuvre serait loin de régler tous les problèmes. Ses promoteurs, d’ailleurs, ne le prétendent pas.

Le revenu de base vise d’abord à fournir à tous le minimum vital, que ce soit au Nord ou au Sud, où il a aussi ses partisans. On estime en général qu’il aurait pour effet de stimuler l’activité économique dans les pays en développement et de la réduire légèrement ailleurs –raison pour laquelle il intéresse les écologistes. Dans les sociétés occidentales, il offrirait la possibilité d’échapper au chômage, à la précarité, au mal-logement et à la pauvreté laborieuse, ou, pour certains salariés, à la souffrance physique et psychique subie au travail. Mais il ne mettrait pas à bas le capitalisme, et, même si certains lui associent un projet de revenu maximum (11), il ne supprimerait pas les inégalités. C’est ce que beaucoup ne manquent pas de lui reprocher. Ainsi, le communiste libertaire Claude Guillon, jugeant ce programme trop timoré, a brocardé dans un livre ce qu’il appelle le « garantisme ». Il se défend cependant de « faire du pire et de son maintien le levier de la révolte », et admet que l’on parle mieux de politique le ventre plein (12)…

Plutôt que de renverser un ordre injuste pour le remplacer par un ordre juste, le revenu de base donnerait « une impulsion culturelle », pour reprendre le sous-titre du film de Häni et Schmidt. Il apporterait à la fois une reconnaissance et un encouragement aux activités hors marché, de manière à entamer une transition dont nul ne peut prédire où elle mènerait. Et, en laissant le choix aux individus, il suppose qu’on leur fasse confiance. Certes, la gauche anticapitaliste ne partage pas la forte analyse de l’essayiste libéral Nicolas Baverez, selon laquelle, « pour les couches les plus modestes, le temps libre, c’est l’alcoolisme, le développement de la violence, la délinquance (13) ». Mais la radicalité des projets politiques qu’elle défend va souvent de pair avec une définition un peu monolithique de la « bonne vie ».

C’est précisément l’abandon de cette logique qui a séduit le militant suisse Oliver Seeger, coauteur de la version française du film Le Revenu de base. Ancien de Longo Maï, une coopérative agricole communautaire établie après 1968 dans les Alpes-de-Haute-Provence (14), il récuse, avec le recul, « ce présupposé implicite selon lequel [ses camarades et lui étaient] une avant-garde révolutionnaire, une petite élite qui se préparait pour le jour J ». Le revenu garanti, à l’inverse, permet « de laisser les gens libres, pour une fois. De ne pas penser à leur place, de ne pas leur prémâcher une idéologie qu’ils seraient condamnés à suivre ». Le changement de société serait tout sauf facile : « J’espère bien que les gens auraient mal à la tête, et au cœur, et au ventre, que tout leur métabolisme serait dérangé, s’ils devaient réfléchir à ce qu’ils ont réellement envie de faire ! Comment pourrait-il en être autrement quand, pendant des années, on est allé au turbin sans se poser de questions ? Mais j’aimerais vraiment avoir une chance de voir ce que cela pourrait donner » (15).

Une autre critique importante adressée au revenu inconditionnel concerne sa remise en question de la norme du travail. Historiquement, le mouvement ouvrier s’est organisé au sein du salariat. Il y a forgé tous ses outils de résistance à l’exploitation et y a obtenu toutes ses conquêtes, des congés payés à la protection sociale. Au point parfois d’oublier que la « disparition du salariat » figurait parmi les objectifs inscrits par la Confédération générale du travail (CGT) dans la charte d’Amiens, en 1906… En outre, pour le monde syndical et les courants politiques qui en sont proches, le travail est une source irremplaçable de dignité et de réalisation de soi. Economiste membre de l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac), JeanMarie Harribey estime qu’il constitue, « qu’on le veuille ou non », un « vecteur essentiel d’intégration sociale », car il confère à l’individu « sa qualité d’homme entier, producteur et citoyen » (16).

Paradoxalement, c’est pourtant la défense du travail qui motive certains partisans du revenu garanti. Ils y voient le moyen d’améliorer les conditions dans lesquelles on l’exerce, et de lever une ambiguïté fondamentale. Le « droit au travail » est inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ; mais, interrogent dans leur film Häni et Schmidt, « peut-il exister un droit à être obligé de faire quelque chose ? » Le revenu de base permettrait donc à certains salariés de ne plus l’être, et aux chômeurs qui le souhaiteraient d’occuper à nouveau un emploi. Le fait de ne pas jouer sa survie pourrait donner un plus grand pouvoir de négociation face à l’employeur, en particulier pour les tâches pénibles. Van Parijs et Yannick Vanderborght invitent également à imaginer l’atout que représenterait un revenu garanti « en cas de grève de longue durée (17) »…

Mais, par ailleurs, d’autres promoteurs de l’idée formulent bien une critique du salariat, en particulier au sein du courant décroissant (Mylondo et Utopia, notamment). La plupart des emplois, font-ils valoir, ne procurent à leurs titulaires ni l’estime de soi ni le sentiment de servir l’intérêt général, quand ils ne leur donnent pas le sentiment franchement inverse. Et, même si c’était le cas, les gains de productivité liés au progrès technique ne permettront de toute façon pas de fournir un poste à chacun. Partisan d’un salaire à vie inconditionnel financé par l’extension du système de la cotisation, Bernard Friot partage cette analyse : « Mieux vaut ne rien faire que d’être une inspectrice d’académie occupée à détricoter la fonction publique ou un ouvrier fabriquant des semences stériles pour Monsanto. » Il qualifie de « fable » le plein-emploi des « trente glorieuses », auquel il s’agirait de retourner : « N’oublions jamais que le prétendu plein-emploi des années 1960 était celui des hommes » (18).

Le courant inspiré de l’autonomie ouvrière italienne, représenté, en France, par Yann Moulier-Boutang ou par le cofondateur du Cargo Laurent Guilloteau, appuie quant à lui sa critique du salaire sur le concept de general intellect, emprunté à Karl Marx. Dans les Grundrisse, Marx prédisait qu’arriverait un moment où le savoir accumulé au fil de l’histoire par l’ensemble de la société serait le cœur de la création de valeur. Avec l’avènement de l’économie de l’immatériel, nous y sommes, affirment ses lecteurs. Et, dès lors, le capitalisme ne peut que devenir de plus en plus agressivement parasite : il ne fait plus que s’approprier des compétences développées en dehors de lui et inséparables des personnes, lesquelles, de surcroît, n’ont pas besoin de lui pour les mettre en œuvre.

L’essentiel de la production de richesses se jouerait donc en dehors de l’emploi. Entre les figures de la cigale insouciante et de la fourmi industrieuse, Moulier-Boutang en interpose une troisième, celle de l’abeille : son travail de pollinisation ne crée pas de valeur directe, mais aucune production ne pourrait exister sans lui. De même, chacun, par ses activités quotidiennes les plus anodines, participe indirectement à l’économie.

L’argument a l’avantage de renvoyer à leur inanité les représentations fantasmatiques, agitées par les démagogues, d’« assistés » inutiles et fainéants vivant du travail des autres. Mais en faire la justification du revenu garanti constitue un piège que Gorz avait bien vu : « On reste ainsi sur le plan de la valeur travail et du productivisme. » Or « le revenu d’existence n’a de sens que s’il n’exige ni ne rémunère rien » : il doit au contraire permettre la création « de richesses non monnayables » (19).

Nul besoin, de toute façon, d’en passer par le general intellect pour fonder en théorie l’instauration d’un revenu garanti. Dans La Justice agraire, en 1796, l’un des premiers promoteurs de l’idée, le révolutionnaire anglo-américain Thomas Paine, y voyait une juste indemnisation pour l’appropriation par quelques-uns de la terre, pourtant censée appartenir à tous…

Mona CHOLLET

source : http://www.interet-general.info/spip.php?article18545

(1) http://le-revenu-de-base.blogspot.fr

(2) Yann Moulier-Boutang, L’Abeille et l’Economiste,Carnets Nord, Paris, 2010.

(3) Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2013, annexe 5.

(4) Pôle emploi continuerait sans doute à exister, puisqu’il y aurait toujours un marché du travail, mais changerait radicalement de mission.

(5) Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous. Précis d’utopie réaliste, Utopia, Paris, 2010.

(6) Cf.Yannick Vanderborght et Philippe Van Parijs, L’Allocation universelle, La Découverte, coll. « Repères », Paris, 2005.

(7) André Gorz, Misères du présent, richesse du possible, Galilée, Paris, 1997.

(8) Lire Jean-Paul Maréchal, « Revenu minimum ou “deuxième chèque” ? », et Ignacio Ramonet, « L’aurore », Le Monde diplomatique, respectivement mars 1993 et janvier 2000. Mais aussi Yoland Bresson, « Instaurer un revenu d’existence contre l’exclusion », Le Monde diplomatique,février 1994. Créateur en 1989 de l’Association pour l’instauration d’un revenu d’existence (AIRE), cofondateur du BIEN, Bresson est critiqué en raison du faible montant qu’il prône, et qui le classe parmi les promoteurs d’un revenu garanti « de droite ».

(9) Christophe Girard, « Ma contribution pour le congrès du PS, pour un revenu social garanti », 4 septembre 2012, www.huffingtonpost.fr

(10) Laurent Geffroy, Garantir le revenu. Histoire et actualité d’une utopie concrète, La Découverte – Mauss, coll. « Recherches », Paris, 2002.

(11) Lire Sam Pizzigati, « Plafonner les revenus, une idée américaine », Le Monde diplomatique, février 2012.

(12) Claude Guillon, Economie de la misère, La Digitale, Quimperlé, 1999.

(13) 20 Minutes, Paris, 7 octobre 2003.

(14) Lire Ingrid Carlander, « Les irréductibles de Longo Maï », Le Monde diplomatique, mars 1996.

(15) « Revenu garanti, “la première vision positive du XXIe siècle” », décembre 2010, www.peripheries.net

(16) Cité par Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous, op. cit.

(17) L’Allocation universelle, op. cit.

(18) Bernard Friot, L’Enjeu du salaire,La Dispute, coll. « Travail et salariat », Paris, 2012.

(19) André Gorz, L’Immatériel, Galilée, Paris, 2003.

Irak : dix ans après


Tuer c’est gagner.

Par Dr. Paul Craig Roberts

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19 mars 2013. Il y a dix ans aujourd’hui, le régime Bush envahissait l’Irak. On sait maintenant  que la justification de l’invasion était un paquet de mensonges orchestrés par le régime néoconservateur de Bush dans le but de tromper l’Organisation des Nations Unies et le peuple américain.

Le secrétaire d’Etat américain de l’époque, le général Colin Powell, a exprimé ses regrets d’avoir été utilisé par le régime de Bush pour tromper l’Organisation des Nations Unies avec de faux renseignements sur ce que les régimes Bush et Blair savaient être faux. Mais les ignobles médias « presstitués » ne se sont pas excusés auprès du peuple américain d’avoir servi de ministère de la propagande et du mensonge dans le régime corrompu de Bush.

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La France, toujours aussi aventureuse


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Que cherche la France ? Quels buts poursuit-elle dans tous ses engagements à travers le monde ? Elle est partout, et en première ligne. Elle est la première à surenchérir dès qu’il s’agit de menacer un pays, de le mettre sous embargo, ou d’y envoyer un contingent. Elle ne se contente pas seulement d’être solidaire de ses partenaires ou d’appliquer des décisions prises en commun avec eux ou à l’échelle internationale. Mais, elle se croit toujours obligée de s’approprier la cause en cours comme si elle était la première concernée. Tous les problèmes du monde deviennent les siens. Tous les litiges internationaux passent par elle. Chez les humains, un tel comportement serait considéré comme un cas psychiatrique.

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Et si ?


Paul-Craig-Roberts1

« Et si ? » Les livres d’Histoire sont une bonne lecture. Ils sont amusants et ils suscitent la réflexion et enflamme l’imagination. Comme le monde serait différent  si d’autres jugements, décisions et  circonstances avaient prévalu lors des tournants de l’histoire. L’histoire anglaise aurait certainement été différente si les soldats du roi Harold avaient obéi à son ordre de ne pas poursuivre les Normands vaincus fuyant vers le bas de la colline. Ce qui brisa le mur de protection saxon, jusque-là impénétrable, et exposa le roi Harold à la cavalerie normande. http://www.newworldencyclopedia.org/entry/Battle_of_Hastings

Y aurait-il jamais eu une Union soviétique si le Tsar s’était tenu à l’écart de la Première Guerre mondiale ?

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