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Le dessous des ONG, une vérité cachée : Amnesty International


logoRVB1i au premier abord, les ONG poursuivent des objectifs louables s’orientant vers la défense des droits de l’Homme et de la dignité humaine, de plus en plus d’éléments démontrent que pour certaines de ces organisations ce constat est à relativiser. Infiltrées par des représentants des gouvernements, prenant part à certains conflits, passant sous silence d’autres ; en filigrane se dessinent les contours d’une stratégie qui est le reflet de la politique des départements des affaires étrangères. Lire la suite Le dessous des ONG, une vérité cachée : Amnesty International

L’Irak depuis l’intervention étasunienne : une décennie mortifère


Tribune libre Résistance

IRAQ-US-WAR-MASSIVE RE-CROPDix ans ont passé depuis l’invasion de l’Irak par les États-Unis. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les objectifs officiels de l’époque, à savoir la libération du peuple irakien de l’oppression de la dictature de Saddam Hussein pour en faire un pays moderne et démocratique, ont lamentablement échoué. Pis, c’est chaque jour un peu plus le chaos dans un pays en ruine.

Les chiffres parlent malheureusement d’eux-mêmes. Ce sont ainsi plus de 4.700 personnes qui ont perdu la vie dans des attentats depuis le début le l’année. 638 victimes sont à inscrire sur le compte du seul mois d’octobre. Personne n’est en mesure de déterminer exactement combien de personnes ont été tuée en Irak depuis l’invasion étasunienne. Selon une enquête menée conjointement par le gouvernement iraquien et l’Organisation mondiale de la santé, 151.000 Irakiens seraient morts de mort violente entre mars 2003 et juin 2006. Les Nations-Unies ont confirmé qu’en 2006 (dernière année où les données sont réputées fiables), au moins 35.000 personnes avaient été tuées.

Dix ans ont passé. Les media occidentaux semblent avoir perdu tout intérêt pour l’Irak, se concentrant sur des sujets plus consensuels ou attrayants. Entre les rives du Tigre et de l’Euphrate, au cœur du Moyen-Orient, une longue et laborieuse transition démocratique est en train de prendre forme depuis la fin officielle de la guerre, le 1er mai 2003.

Un parcours non sans obstacles tant sont nombreuses les contradictions de l’Irak moderne. Le pays est divisé par une guerre civile féroce entre fractions sunnites et chiites. La violence s’est intensifiée après que les forces de sécurité ont violemment réprimé le 23 avril dernier une manifestation sunnite contre le gouvernement, provoquant la mort de dizaines de personnes. Cet épisode a provoqué la réaction des sunnites, qui se sentent marginalisés par le gouvernement chiite. Les milices d’al-Qaïda tentent de tirer profit de la situation, ce qui touche par ricochet le gouvernement.

Les forces d’intervention étasuniennes n’ont jamais vraiment réussi à stabiliser la situation, allant parfois jusqu’à s’engager dans des opérations contraires au droit des conflits armés. Elles ont ainsi utilisé en novembre 2004 des armes chimiques lors de l’assaut de la ville de Falloujah, considérée par les troupes américaines comme un bastion d’insurgés sunnites. Un an plus tard, une folle équipée de Marines tuaient à Haditha vingt-quatre civils irakiens sans défense. Difficile d’apparaître dans ces conditions comme des libérateurs animés des plus nobles sentiments…

Ni les États-Unis, ni même les Nations-Unies n’ont porté un intérêt suffisant à l’actuel gouvernement irakien du Premier ministre Nouri al-Maliki, rongé par la corruption, par la répression et par la longue série de violations des droits humains. Les forces de police, contrôlées par les ministères de l’intérieur et de la défense, sont intervenues massivement entre la fin 2011 et mars 2012 avant un sommet de la Ligue arabe à Bagdad, et ont arrêté des centaines de personnes manifestant contre le gouvernement comme une mesure pour prévenir d’éventuels attentats terroristes. L’ONG étasunienne Human Rights Watch a critiqué très sévèrement dans son rapport annuel le nouvel Irak, l’accusant de devenir un état policier. Plusieurs détenus ont même témoigné avoir été torturés.

Rien d’étonnant à ce que la peine capitale soit dans ce contexte un sujet brûlant. Au moins 125 personnes ont été exécutées depuis le début de l’année ; quarante-deux l’ont été la semaine où on a célébré la journée mondiale contre la peine de mort. Amnesty international fait notamment remarquer qu’en violation des normes internationales, la loi institue la peine de mort pour certaines infractions dont on ne peut considérer qu’elles entrent dans la catégorie des crimes les plus graves, notamment l’enlèvement n’entraînant pas la mort. La peine capitale est ainsi devenue pour le gouvernement un moyen d’asseoir sa mainmise sur le pays.

Le bilan qu’on peut tirer de ces dix années en Irak ne peut être que négatif. L’intervention étasunienne n’a pas apporté que la misère et et la corruption. Il n’y a pas un eu un jour depuis 2003 sans que le pays ne perde une vie des suites des violences terroristes. Si c’est ça le modèle de démocratie que l’Occident s’évertue à exporter depuis des décennies, il n’y a vraiment pas de quoi s’émerveiller tant l’échec de ce système politique, économique et social, est patent.

Capitaine Martin

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Lampedusa : la chute de Kadhafi épouvante désormais l’Europe


Tribune libre Résistance

dilemLa récente tragédie de Lampedusa a stupéfié les millions de personnes qui ont pu observer, impuissantes, les corps de ces réfugiés émerger des flots. On a pu entendre comme d’habitude les mêmes rengaines (« plus jamais ça ! »), comme si l’avenir ne nous promettait pas déjà de nouveaux drames.

Le funeste voyage de ces migrants commence dans le port libyen de Zuwarah (102 kilomètres de  la capitale Tripoli). C’est un petit port qui n’aurait aucune importance stratégique si les chalands chargés de désespérés ne partaient pas de là. Selon la protection civile italienne, pas moins de 12.000 migrants s’entassent dans des camps de rétention insalubres dans l’attente d’un avenir meilleur. Venus de Somalie, du Tchad, du Niger ou de l’Érythrée, ils ont tout perdu en fuyant les guerres, la violence et la faim.

Amnesty International affirme avoir visité sept de ces centres, et fait état pour chacun d’eux « de preuves de mauvais traitements assimilables à la torture pour certains cas ». « Plusieurs détenus, y compris des femmes, ont été frappées brutalement à l’aide de tuyaux d’eau ou de câbles électriques », ajoute l’association en affirmant avoir recueilli par ailleurs des témoignages de détenus blessés par balles lors d’émeutes. Les tortionnaires d’aujourd’hui sont les « héros » qui ont hier combattu et renversé Kadhafi avec l’aide ô combien précieuse de l’OTAN. Ces bandes de mercenaires profitent maintenant de la quasi anarchie résultant du démantèlement de l’État libyen et font leur beurre avec le trafic d’êtres humains ; un trafic très lucratif puisqu’il dégagerait un bénéfice de quatre milliards de dollars par an, soit un peu moins de 10 % de la richesse de la Libye.

En effet, il faut compter entre 1.500 et 2.000 euros pour embarquer à destination de l’Europe. Une somme astronomique quand on connaît les conditions dans lesquelles les candidats à l’émigration ont quitté leur pays. Alors, ils n’ont d’autre choix que de s’entasser dans ces camps de rétention dans l’attente de réunir les fonds nécessaires. S’il y a assez d’argent, ils pourront tenter la traversée jusqu’à Lampedusa dans un bateau de pêche mal en point. Dans le cas contraire, ils embarqueront dans des canots pneumatiques qui s’arrêteront irrémédiablement à 30 ou 40 miles des côtes italiennes ; on leur confiera un téléphone satellite en leur demandant d’appeler les autorités italiennes qui viendront les cueillir quand ils seront en panne.

La prophétie de Kadhafi avant sa chute semble se concrétiser. Les innocents payent désormais le prix de l’avidité des bandes criminelles, les mêmes qui ont été engagées par l’Occident au nom des droits de l’homme.

Capitaine Martin

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Un enfant se fait voler ses yeux


Les autorités chinoises ont offert une récompense de 100 000Rmb pour toute personne ayant des informations permettant l’arrestation du suspect, qui serait une femme d’après les premiers éléments de l’enquête.

yeux chinois
Lorsqu’ils l’ont découvert que leur enfant n’avait plus d yeux, ses pauvre parents ont d’abord cru que le garçon était tombé dans les escaliers. Mais à l’hôpital, ce couple de chinois a finalement appris qu’il avait subi une « double énucléation. source shanghaiist

«Il avait du sang partout sur le visage. Ses paupières étaient retournées. Et à l’intérieur, il n’y avait plus ses globes oculaires»

Alors qu’il jouait seul devant sa maison , l’enfant a été enlevé. Vers 20 heures, ses parents se sont rendu compte qu’il n’était plus là. Toute le monde a alors cherché dans les champs voisins. 3 heures plus tard, ils ont finalement retrouvé le garçonnet  couvert de sang.

Son ravisseur lui aurait dit: «Ne pleure pas. Ne pleure pas et je ne te crèverai pas les yeux»,

Non loin des lieux où il a été découvert, la police a retrouvé les deux globes oculaires, sur lesquels avait été prélevée la cornée.

Ce pauvre gosse  aurait été « drogué » avant de se faire attaquer.

Action est inqualifiable

Lorsqu’il est arrivé à l’hôpital il a repris connaissance, se tordant de douleur devant sa famille impuissante. Cette action est inqualifiable met une nouvelle fois en lumière le problème du trafic d’organes en Chine, où près de trois cent milles personnes attendent chaque année un don mais où seules dix milles sont transplantées.
source:http://reportagetv.blogspot.com/2013/08/Chine-A-6-ans-il-se-fait-voler-ses-yeux.html

Un marché juteux! 

Une cornée pourrait s’acheter en moyenne 5000 dollars, un rein vingt mille et un foie quarante mille.
Ce marché parallèle illégal est juteux et s’est donc installé en Chine profonde. Un marché où les organes d’enfants sont particulièrement recherchés puisqu’ils seraient, dans l’esprit de beaucoup de Chinois, de «meilleure qualité»

En 2002, Amnesty International révélait déjà ce fléau, expliquant notamment qu’une fois morts, certains prisonniers se faisaient «voler» leurs organes sans l’autorisation de leurs familles.

yang

http://internet-chine.blogspot.fr/2013/09/un-enfant-se-fait-voler-ses-yeux.html

La vengeance de la NSA continue : le partenaire de Greenwald séquestré au Royaume-Uni


000-dv986574-c0a83130422-original-webLe partenaire du journaliste Glenn Greenwald a été détenu à l’aéroport de Heathrow en vertu de la loi antiterroriste britannique pour la durée maximale autorisée avant inculpation. Amnesty International a qualifié cet acte de vengeance injustifiée après que Greenwald ait révélé les programmes espions de la NSA.

David Miranda était en transit à Londres en provenance de Berlin pour Rio de Janeiro, où il vit avec Greenwald – le journaliste au Guardian qui, dans une série d’articles a aidé Edward Snowden à révéler l’ampleur des programmes de surveillance de masse de la National Security Agency.

Miranda a été détenu pour interrogatoire par des agents de sécurité à Heathrow vers 8h, heure locale, en vertu de l’annexe 7 de la Loi 2000 sur le terrorisme (*). Les fonctionnaires l’ont détenu pendant près de neuf heures sans mise en examen, ce qui est la durée de détention maximale autorisée en vertu de la loi controversée.

Les officiers l’ont relâché après avoir confisqué tout son équipement électronique. Selon le Guardian, les agents ont confisqué le téléphone portable de Miranda, son ordinateur portable, son appareil photo, ses clés USB, ses DVD, et même sa console de jeux.

Glenn Greenwald (à gauche) et son partenaire David Miranda (image à partir de facebook.com)
Glenn Greenwald (à gauche) et son partenaire David Miranda (image à partir de facebook.com)

 

«Pour retenir mon partenaire pour une période complète de neuf heures tout en lui refusant un avocat, puis saisir une grande partie de ses biens, est clairement destiné à envoyer un message d’intimidation à ceux d’entre nous qui ont fait des reportages sur la NSA et le GCHQ, » écrit Greenwald en réponse à l’incident. « Les actes du Royaume-Uni représentent une grave menace pour les journalistes partout dans le monde. »

Les autorités britanniques n’ont donné aucune autre explication, sauf pour dire que le jeune homme de 28 ans avait été « détenu à l’aéroport de Heathrow » et « ensuite libéré. »

Le gouvernement brésilien a publié une déclaration exprimant sa grave préoccupation face à l’épisode. Il a déclaré que la mesure n’était pas justifiée « puisqu’il s’agit d’une personne  contre laquelle  il n’y a aucune charge qui puisse légitimer l’usage de cette législation. »

« Le gouvernement brésilien espère que des incidents tels que celui qui s’est produit aujourd’hui pour le citoyen brésilien ne se répèteront pas », dit la déclaration.

En attendant, Amnesty International déclarait que Miranda était clairement une «victime de  tactiques de représailles injustifiées ».

« Il est tout à fait improbable que David Michael Miranda, citoyen brésilien en transit à Londres, ait été arrêté par hasard, étant donné le rôle que son mari a joué dans la révélation de la vérité sur la nature illégale de surveillance de la NSA», a déclaré Widney Brown, directrice générale de la politique et du droit International d’Amnesty.

Après le «message d’intimidation » dont Greenwald dit qu’il ne visait pas seulement lui et son partenaire, mais aussi à tous les journalistes, il a promis que « les autorités américaines et britanniques allaient bientôt voir« sa réaction.

Le journaliste américain basé au Brésil, qui a révélé les informations sur les activités d’espionnage des gouvernements américains et ses alliés, a récemment révélé que l’ancien contractuel de la NSA Edward Snowden lui avait donné au moins 15.000 documents classifiés, ajoutant que les histoires qu’il a publiées jusqu’ici ne sont qu’une « petite partie » de ce qui doit être révélé.

Selon Greenwald, les autorités britanniques ne soupçonnent David Miranda d’aucun lien avec le terrorisme, mais qu’au contraire ils l’ont interrogé sur les rapports de la NSA.

Pendant le voyage de Berlin, qui a été payé par le Guardian, Miranda a rencontré Laura Poitras – la cinéaste américaine qui a enregistré la fameuse interview dans laquelle Snowden s’était dévoilé comme étant la source des énormes fuites.

Le lanceur d’alerte, inculpé aux Etats-Unis d’espionnage, a obtenu l’asile temporaire en Russie le 1er Août. Après avoir passé plus d’un mois dans la zone de transit de l’aéroport Sheremetyevo de Moscou, il s’est tranquillement faufilé hors du terminal pour un endroit sûr non divulgué.

Note :

(*)  En vertu du controversé annexe 7 de la Loi 2000 sur le terrorisme , les agents frontaliers sont autorisés à détenir toute personne entrant ou sortant du Royaume-Uni pour l’interroger jusqu’à neuf heures, et confisquer ses effets personnels pendant sept jours à des fins de lutte antiterroriste. Une assistance juridique peut être demandée à la charge du prévenu. Toutefois, l’examen n’est pas retardé en attendant l’arrivée  de l’avocat et le refus de répondre à des questions pourrait être considéré comme une infraction et conduire à l’arrestation. Sur 69 109 personnes interrogées entre Avril 2011 et Mars 2012 seulement environ 42 ont été détenus pendant plus de six heures.

Traduction : Avic

http://rt.com/news/uk-detain-greenwald-partner-terrorism-645/

Pologne, la prison secrète de la CIA


Tribune libre Capitaine Martin

174063_Alleged_site_of_secret_CIA_prison_in_Poland_(2)_0La justice polonaise soupçonne fortement les États-Unis d’avoir installé un centre de détention ultra secret en Pologne, à Stare Kiejkuty (180 kilomètres de la capitale Varsovie). À l’intérieur, des personnes suspectées d’entretenir des liens avec le terrorisme auraient été torturées entre 2002 et 2005: l’un affirme avoir été soumis à des simulacres d’exécution avec des armes de poing et une perceuse électrique ; un autre aurait connu au moins à quatre-vingt-trois reprises le waterboarding (simulation de noyade), technique déjà utilisée par les soldats américains sur les combattants vietnamiens. Un troisième homme a demandé au parquet polonais de lui octroyer un statut de victime, a indiqué son avocat. Une enquête a été ouverte.

Mais le moins que l’on puisse dire est que cette dernière traîne en longueur. Les organisations de défense des droits de l’homme craignent d’ailleurs que les retards et le peu de renseignements fournis jusqu’alors par la justice américaine rentrent dans les plans d’une tactique officielle pour éviter d’avoir à rendre compte de la collaboration entre les États-Unis et la Pologne dans le contexte de la « guerre contre le terrorisme ».

Amnesty International a exhorté le gouvernement polonais à assumer pleinement ses responsabilités. Les nombreux comptes rendus de presse, les rapports d’organisations intergouvernementales et non gouvernementales jusqu’aux entretiens qu’ont pu donner les plus hautes autorités polonaises de l’époque laissent en effet planer peu de doutes sur les accords secrets qu’ont conclus les États-Unis et d’autres pays pour arrêter illégalement des individus avant de les transférer dans des lieux pour les soumettre à des interrogatoires niant toute dignité humaine.

Les événements du 11 Septembre ont donné lieu à des mesures exceptionnelles : détentions sans limites et sans chef d’accusation sur un territoire ne relevant (théoriquement) pas de la législation étasunienne de tous les « combattants illégaux » capturés, centres d’internement clandestins (black sites), techniques d’interrogatoires assimilables à la torture, aveux obtenus sous la contrainte, etc. On connaissait jusqu’à présent les mauvais traitements subis par les prisonniers à Guantanamo, mais l’Europe n’est pas en reste.

On parle d’un centre de rétention à Stare Kiejkuty depuis 2005. Il a fallu trois ans pour que soit diligentée une action en justice. Et celle-ci n’a mystérieusement pas débuté sans encombre : remplacement des enquêteurs, transfert de juridiction entre Cracovie et Varsovie, manque de coopération des autorités étasuniennes qui ont invoqué régulièrement le « secret défense ».

Deux hommes sont actuellement sous les feux de la rampe.

Le premier est Abd al-Rahim al-Nashiri, un ressortissant saoudien considéré comme le cerveau de l’attentat d’octobre 2000 contre le destroyer USS Cole dans le port d’Aden (Yémen). Il affirme avoir été interrogé en Pologne et soumis à des « techniques renforcées d’interrogatoires », à des simulacres d’exécution et autres traitements dégradants (menaces de sodomie et de viols sur certains membres de sa famille).

Zayn Al-Abidin Muhammad Husayn, connu sous le nom d’Abou Zoubaydah, est un citoyen saoudien. Lui aussi affirme avoir fait l’objet d’un transfert en Pologne. L’ancien président George Bush a d’ailleurs admis dans ses mémoires publiées en 2010 qu’Abou Zoubaydah avait lui goûté au supplice du waterboarding pendant qu’il était dans les griffes de la CIA. Ce même président avait reconnu, quatre ans auparavant, l’existence de prisons secrètes contrôlées par la célèbre agence de renseignement étasunienne.

Walid bin Attash, un ressortissant yéménite détenu par l’armée américaine, a quant à lui demandé le statut de victime. L’annonce en a été faite récemment par Amnesty International dans un communiqué. « Les autorités polonaises doivent cesser de dissimuler la vérité derrière le voile de la « sécurité nationale. Il est grand temps que la lumière soit faite sur leur collaboration avec le programme de détention secrète de la CIA une bonne fois pour toutes », a indiqué Julia Hall, spécialiste de la question de la lutte antiterroriste et des droits humains pour l’ONG.

Dans son discours du 23 mai 2013, Barack Obama avait reconnu l’existence de pratiques illégales : « je crois que nous avons compromis nos valeurs fondamentales, en ayant eu recours à la torture lors d’interrogatoires de nos ennemis ou aux détentions contraires à l’État de droit ». Il ne tient désormais plus qu’aux autorités polonaises de faire leur mea culpa pour toutes les violations des droits humains commises avec leur complice étasunien.

Capitaine Martin 

Ahmed Ibrahim: Le silence des agneaux


Prisonnier d’opinion Ahmed Ibrahim Secrétaire de la World Green Book Research Center et ancien Secrétaire du Comité populaire de l’éducation a été condamné à mort

thieves350Adam King

Les médias occidentaux, repris par les médias du monde entier, ont simplement et paresseusement relayé les accusations mensongères d’un tribunal bidon à Misrata, en Libye, contre le Dr Ahmed Ibrahim, une figure populaire de Syrte, ville rivale et détestée de longue date. Ils font écho aux accusations selon lesquelles Ibrahim a assassiné une famille et qu’il a incité Syrte à combattre les rebelles basés à Misrata qui luttaient contre le gouvernement libyen soutenu fermement par Syrte.

Ils n’ont même pas fait de commentaires sur son enlèvement et la torture de ces dernières années et encore aujourd’hui quand il est condamné à mort par un «tribunal» à Misrata, ils ne le mentionnent toujours pas. Pas plus que pour les milliers d’autres victimes d’abus dans les prisons. Les organisations des droits de l’Homme, dont Amnesty International, restent silencieuses. C’est l’une des raisons si Amnesty International est maintenant connue comme Amnésie internationale pour ses faux rapports sur la guerre en Libye.

Au moins Human Rights Watch a eu les couilles de sortir une enquête et de publier le fait que Mouammar Kadhafi ne se cachait pas dans un égout, et que le vieil homme qui a été capturé avec d’autres, a été brutalement assassiné par ces mêmes pourvoyeurs d’injustice qui détiennent Dr Ahmed Ibrahim, le couvrant d’humiliations (recherchez les vidéos YouTube postées fièrement par ses ravisseurs) et maintenant le condamnant à mort.

Quelles sont les véritables raisons de la condamnation à mort du Dr Ahmed Ibrahim? Les raisons sont extrêmement accablantes, non pas tant pour les Misratans et les islamistes réactionnaires libyens et leurs différentes cohortes, mais accablantes pour l’ensemble du monde universitaire en Occident, ainsi que les organisations des droits de l’homme et les médias. C’est parce qu’il est de Syrte et est un gentleman et un érudit.

Il a été directeur du Centre mondial pour les études et les recherches sur le Livre Vert et la troisième théorie universelle, basé à Tripoli, une institution académique sur un pied d’égalité avec les universités qui ont tenu des colloques dans le monde entier ainsi que des conférences universitaires et des publications sur cette idéologie démocratique .

Le Centre a été l’une des premières cibles dans le bombardement 2011 par l’OTAN, qui a détruit la moitié du centre et tué, dit-on, 8 personnes dans l’attentat. L’OTAN, pour les non-initiés, c’est l’alliance américaine de forces militaires de l’Amérique du Nord et de l’Europe occidentale, mais qui a également été rejointe par certains royaumes arabes du Golfe et d’autres régimes pro-américains inféodés, formant les forces armées du «nouvel ordre mondial» .

Pour ceux qui ne connaissent pas la Libye, il y a une vieille haine depuis des siècles des habitants de Misrata contre les habitants de Syrte. Ahmed Ibrahim a été «jugé» après avoir été retenu captif et torturé, sur de fausses accusations, et étant donné naturellement les préjugés et la haine contre tous ceux qui avaient la moindre association avec Kadhafi (il est un parent éloigné, comme le sont la plupart des gens à Syrte), il a été condamné à mort le 31 Juillet 2013, par la Cour de Misrata.

Mais il n’est pas encore mort. On ne peut guère s’attendre à ce que les médias mondiaux, qui ont fait leurs preuves de presstitués au nouvel ordre mondial des élites bancaires dirigé par les américains, pas plus que les organisations boiteuses de défense des droits de l’homme, entreprennent la moindre action. Ils sont clairement devenus des ennemis des peuples dans le monde entier et devraient être traités comme tels. Mais nous devons tenir compte des universités pour être informés et éduqués.

Dr Ahmed Ibrahim a été l’un de ces rares universitaires dans le monde qui ont courageusement épousé une théorie alternative à la démocratie directe, le socialisme naturel et la concorde nationale, résumée dans l’idéologie du Livre Vert attribué à tous ceux qui croupissent actuellement dans les prisons.

S’il vous plaît soutenez les efforts pour porter cette question devant les dirigeants des universités et les universitaires. Pour ceux qui peuvent organiser une campagne, comme l’Australien co-directeur du même centre de Livre vert, je suis toujours vivant et capable de parler devant un public sur cette question ainsi que de la situation des droits de l’homme en Libye en général.

Si Ahmed Ibrahim est mis à mort, ce ne sera pas seulement ses assassins qui seront tenus de rendre compte, mais aussi ceux qui étaient des agneaux silencieux. Les loups en vêtements de brebis, les médias occidentaux, font leur travail. Mais les universitaires et les vrais défenseurs des droits humains doivent faire le leur, sinon tous seront conduits comme des agneaux à l’abattoir, si le Nouvel Ordre Mondial  vient à vous aussi, et toutes les lois et toute logique seront suspendues.

Contact Adam King via Mathaba

Traduction : Avic

Source : http://www.mathaba.net/news/?x=633278

Rassemblement d’activistes OWS aux Etats-Unis en solidarité avec les manifestants turcs


pirhayati20130602045554543Des centaines de personnes, dont des militants du mouvement Occupy Wall Street, ont organisé une manifestation à New York pour exprimer leur soutien à des manifestations anti-gouvernementales dans la ville turque d’Istanbul.

Les manifestants se sont rassemblés à Zuccotti Park – le berceau du mouvement Occupy Wall Street dans le Lower Manhattan – le samedi et défilé sur près de 5 kilomètres (3 miles) en direction du consulat turc.

Certains des manifestants portaient des pancartes « Istanbul n’est pas seul», tandis que d’autres brandissaient le drapeau national turc.

Le mouvement Occupy Wall Street a annoncé dans un communiqué que l’événement a eu lieu dans le but d’attirer l’attention du public sur les protestataires du  parc Gezi d’Istanbul et la violente répression des manifestant qui s’en est suivie par décision de l’AKP, dirigé par le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

Des manifestations similaires sont prévues et auront lieu dans plusieurs grandes villes américaines, dont Austin, Boston et Chicago.

Les rassemblements de solidarité avec les manifestants turcs ont pris une dimension mondiale, et des dizaines de personnes en Belgique, en Grande-Bretagne, à Chypre et en Norvège ont protesté contre la brutalité de la police turque et des mesures brutales contre les manifestants à Istanbul.

Des manifestants égyptiens ont également l’intention d’organiser un rassemblement devant l’ambassade de Turquie au Caire dimanche soir en soutien aux manifestants à Istanbul.

Le samedi soir, environ 5.000 manifestants ont encerclé le bureau de M. Erdogan dans la municipalité de Besiktas à Istanbul, situé sur la rive européenne du détroit du Bosphore, et jeté des pierres sur le bureau, blessant au moins sept policiers.

Les forces spéciales de la police ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser les manifestants.

Plus tôt dans la journée, 100.000 manifestants se sont rassemblés sur la place Taksim, exigeant que M. Erdogan démissionner et traitant le gouvernement «fasciste».

Les troubles anti-gouvernementaux ont commencé après que la police ait dispersé un sit-in organisé sur la place Taksim, le 31 mai pour protester contre la démolition de Gezi Park.

Les manifestants disent que le parc, qui est un point de rassemblement traditionnel pour les rassemblements et manifestations, ainsi qu’une destination touristique populaire, est le dernier espace public vert de la ville.

Amnesty International a dénoncé la police turque pour les tactiques qu’ils ont utilisées pour contrôler les manifestations.

MP / HJL

Traduction : Avic

http://www.presstv.ir/