Archives du mot-clé apartheid

Droit de Réponse à Marion Maréchal Le Pen


3bc65ffb28fbae5b245b82ebb6096d4e851699c8« Dans nos colonies, nous n’avons jamais appliqué l’Apartheid. On peut en faire une fierté  » Marion Maréchal Le Pen

Mlle Marion Le Pen, je souhaiterais avant tout vous informer que la France ne possède plus de colonies à moins que vous ne désigniez par-là la Corse ; ce dont je doute. Lire la suite Droit de Réponse à Marion Maréchal Le Pen

Pourquoi tant d’amour pour Mandela ?


MandelaTous les honneurs que l’on pouvait décerner à un homme en ce bas monde lui ont été décernés ou proposés. Toutes les personnalités ont voulu poser pour une photo à ses côtés, espérant ainsi gagner un ticket pour entrer dans l’Histoire. Depuis trois décennies, une légende savamment construite a fait de Mandela ce qu’il est aujourd’hui : une icône. Derrière la légende, il serait intéressant d’essayer de comprendre pourquoi il y a tant d’adoration unanime pour cet homme. Lire la suite Pourquoi tant d’amour pour Mandela ?

Le socialisme français sous la lumière crue de l’apartheid et du sionisme


Tribune libre Almutanabi Jasmin

bhl_fabius_kouchner_01Les évolutions politiques en cours depuis la chute du mur de Berlin devraient nous inciter à réfléchir sur ce que nous appelons gauche, droite, fascisme, antifascisme, laïcité etc.

Parce qu’on tend à employer ces mots comme des totems, sans jamais s’interroger sur ce qu’ils recouvrent vraiment. Lire la suite Le socialisme français sous la lumière crue de l’apartheid et du sionisme

Proche Orient: Israël lance l’apartheid dès l’école maternelle


Tel-Aviv
Tel-Aviv

Il y a d’abord eu l’apartheid  de l’auto-stop et maintenant il y a l’apartheid dans les écoles maternelles. Non, nous ne parlons pas de l’Afrique du Sud d’antan. Nous parlons d’Israël en l’an 2013. Plus précisément, nous parlons de la ville la plus libérale d’Israël, Tel Aviv.

Israël
Israël

Voici un extrait d’un article publié dans le Daily Beast du 24 Août 2013:

Quand les enfants du sud de Tel-Aviv feront leur rentrée scolaire le mardi [27 Août], les enfants de la maternelle iront dans des établissements séparés selon leurs races. Les enfants de demandeurs d’asile originaires d’Afrique sub-saharienne iront à leurs écoles maternelles et tous les autres enfants vont aller à leurs propres écoles séparées. Depuis cette année, la municipalité de la ville la plus libérale d’Israël a décidé que la politique du ‘’ separate-but-equal ‘’ (séparés mais égaux) pour les enfants de 3 à 6 ans était la voie à suivre en 2013.

Selon un rapport publié par Ynet (édition en hébreu), la ville a construit les nouvelles écoles maternelles pour les enfants noirs après que des habitants juifs israéliens dans le centre-ville aient menacé de garder leurs enfants à la maison plutôt que de leur permettre d’apprendre à compter, colorier et jouer  aux côtés de leurs camarades de l’Érythrée et du Soudan.

Espérons que la société civilisée répondra à ce nouvel apartheid de la même manière qu’il a répondu à l’ancien apartheid : boycott, désinvestissement, sanctions.

En mai 2012, Tel Aviv a été touché par les protestations les plus violentes de son histoire récente, après que plus de 1000 Israéliens soient descendus dans les rues dans le sud de la ville pour exiger l'expulsion des immigrés africains et des demandeurs d'asile
En mai 2012, Tel Aviv a été touché par les protestations les plus violentes de son histoire récente, après que plus de 1000 Israéliens soient descendus dans les rues dans le sud de la ville pour exiger l’expulsion des immigrés africains et des demandeurs d’asile

Traduction : Avic

http://www.interet-general.info/spip.php?article18677

Roger Waters appelle les musiciens Rock and Roll à s’engager dans le boycott culturel d’Israël


Tribune libre Béatrice Doinette

Roger-Waters-Wall-2011-05-14-_29_À mes collègues du Rock and Roll

Le 18 août 2013, Varsovie.

Lors de la récente édition des « Promenade Concerts » au Royal Albert Hall à Londres, Nigel Kennedy, virtuose violoniste britannique, a mentionné la politique d’apartheid d’Israël.
Rien de bien nouveau, vous pensez.

Et puis une certaine baronne Deech a contesté cette affirmation et demandé à la BBC de censurer la performance de Kennedy en coupant sa déclaration. La baronne Deech n’a fourni aucune preuve pour étayer son argument et pourtant la BBC, supposée être une chaine politiquement neutre, a accepté sa requête, nous jouant un tour Orwellien.

Bon ! Il est temps pour moi de m’insurger à nouveau, au côté de mon frère Nigel Kennedy.
Et d’ailleurs, Nigel, bravo.

(Lire ci-dessous la déclaration officielle au nom de Nigel Kennedy)

S’ensuit donc cette lettre, dont j’ai repris la rédaction en juillet dernier.

25 juillet 2013

À mes collègues du Rock and Roll,

Au lendemain de l’assassinat du jeune Trayvon Martin et de l’acquittement de son meurtrier Zimmerman, Stevie Wonder a déclaré, durant son concert, qu’il ne se produirait plus jamais dans l’État de Floride tant que ce dernier n’abrogera pas sa loi « Défendez Votre Territoire » (« Stand Your Ground Law »).

Il a, en fait, décidé d’un boycott, guidé par sa conscience. J’applaudis sa prise de position, et la soutiens totalement. Cela m’a rappelé ce que j’avais écrit dans une lettre que j’ai commencée à rédiger en février dernier, à laquelle j’ai déjà fait référence, mais que je n’ai jamais publiée.

Le moment est venu, alors la voici.

Ça fait longtemps que cette lettre mijote sur le feu de ma conscience.

Voilà sept ans que j’ai rejoint le BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), un mouvement non violent qui s’oppose à l’occupation israélienne de la Cisjordanie, ainsi qu’aux violations de la loi internationale et des droits du peuple palestinien commises par Israël.

L’objectif du BDS est de porter à l’attention du monde les politiques mises en place par Israël et, nous l’espérons, de pouvoir y mettre fin. Toute la population de cette région mérite mieux que la situation dans laquelle elle se trouve.

Pour faire court, Israël a été reconnu coupable par les organisations internationales des droits de l’homme, les officiels des Nations-Unies et la Cour internationale de Justice de sévères violations de la loi internationale.

Parmi ces violations, j’en nommerai deux :

1. Le crime d’apartheid :

L’oppression systématique d’un groupe ethnique par un autre.

Le 9 mars 2012, par exemple, le comité pour l’élimination de la discrimination raciale a appelé Israël à mettre un terme à ses politiques racistes et à abroger ses lois contrevenant à l’interdiction de la ségrégation raciale et de l’apartheid (1).

2. Le crime de nettoyage ethnique :

Le déplacement forcé de populations indigènes de leurs terres dans le but d’y installer des occupants.

Par exemple, à Jérusalem-Est, les familles non juives sont régulièrement expulsées de manière violente de leurs maisons pour faire la place aux occupants juifs.

Il y a d’autres exemples.

Étant donné l’incapacité, ou le manque de volonté, de nos gouvernements et du Conseil de sécurité des Nations-Unies à faire pression sur Israël afin que cessent de telles violations, et que les victimes soient indemnisées, il incombe à la société civile et aux citoyens de conscience du monde entier de prendre leurs responsabilités et d’agir.

Je vous écris maintenant, mes frères et mes soeurs de la famille du Rock and Roll, pour vous demander de vous joindre à moi, et aux milliers d’autres artistes du monde entier, pour déclarer un boycott culturel d’Israël afin d’exposer cette situation et de soutenir tous nos frères et soeurs palestiniens et israéliens qui se battent pour mettre fin à toutes formes d’oppression de la part d’Israël. Nos frères et soeurs qui veulent vivre en paix, qui veulent la justice, l’équité et la liberté.

Deux évènements récents m’ont poussé à vous écrire à tous.

1. Stevie Wonder.

J’ai entendu dire que Stevie Wonder allait donner un concert pour la soirée de gala des Amis des Forces de Défense Israéliennes (Friends of The Israeli Defense Forces) à Los Angeles le 6 décembre 2012.

Pour récolter des fonds pour les forces armées israéliennes, comme si les 4 300 000 000 de dollars que les contribuables américains leur donnent chaque année ne suffisaient pas ?

Et cela, juste après que les Forces de Défense Israéliennes aient achevé une nouvelle attaque sur Gaza (opération Pilier de Défense) que l’association Human Rights Watch a qualifiée de crime de guerre contre les 1,6 million de Palestiniens assiégés là-bas.

J’ai écrit à Stevie, pour essayer de le convaincre d’annuler. Ma lettre disait à peu près ceci : « Aurais-tu pu jouer au bal des policiers de Johannesburg, la nuit suivant le massacre de Sharpeville en 1960 ou à Birmingham, Alabama, pour récolter de l’argent pour les officiers qui tabassaient à coups de matraque, aveuglaient au gaz lacrymogène et dispersaient au canon à eau, ces enfants qui essayaient de s’intégrer en 1963 ? »

L’archevêque Desmond Tutu a également adressé un appel passionné à Stevie, et 3000 autres ont inscrit leurs noms au bas d’une pétition de change.org.

Et Stevie, c’est tout à son honneur, a annulé sa prestation.

2. Plus tôt cette année, j’ai tenu un discours aux Nations-Unies. Si cela vous intéresse, vous pouvez le trouver sur Youtube.

Il est remarquable qu’aucun de ces deux « évènements » n’ait été mentionné, pas même une fois, dans les médias de masse aux États-Unis.

Il est clair que cette attitude des médias étatsuniens reflète un désintéressement total envers le problème du peuple palestinien, et celui du peuple israélien.

Nous ne pouvons qu’espérer qu’ils finissent par s’y intéresser, comme ils ont fini par s’intéresser à la politique d’apartheid sud-africaine.

À l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud, seul un petit groupe d’artistes a refusé d’y jouer dans un premier temps. Seuls quelques-uns pratiquaient le boycott culturel. Une goutte d’eau. Qui est devenue une rivière, qui est devenue un torrent, qui est devenu un raz-de-marée.

(Vous souvenez-vous de Steve van Zandt, Bruce et tous les autres ? « Nous ne jouerons pas à Sun City !  »)

Pourquoi ? Parce que comme les Nations-Unies et la Cour internationale de Justice, ils avaient compris que l’apartheid était mauvais.

Puis la communauté sportive a rejoint la lutte. Aucune équipe n’allait jouer au rugby ou au cricket en Afrique du Sud. Et la communauté politique a fini par se joindre à nous. Ensemble, dans un mouvement global, nous, musiciens, sportifs, politiques avons élevé nos voix comme une seule, et le régime d’apartheid sud-africain est tombé.

Nous atteignons peut-être le point de basculement en ce qui concerne Israël et la Palestine. Ces deux peuples sont bons, et ils méritent une solution juste à leur problème. Chacun d’entre eux mérite la liberté, la justice, l’égalité des droits.

Dernièrement, le Congrès national africain (ANC), le parti qui est à la tête de l’Afrique du Sud, a affirmé son soutien au BDS.

Nous y sommes presque. Je vous prie de nous rejoindre, moi et tous nos frères et soeurs de la société civile, pour clamer notre refus de l’apartheid en Israël et en Palestine occupée. Engageons-nous à ne pas nous produire en Israël, à n’accepter aucune récompense, aucune subvention provenant d’institutions liées au gouvernement d’Israël, jusqu’à ce qu’Israël se conforme à la loi internationale et aux principes universels des droits de l’Homme.

Roger Waters, 19 août 2013

Déclaration officielle au nom de Nigel Kennedy, contre sa censure par la BBC

Nigel Kennedy estime incroyable, et assez effrayant, qu’au XXIe siècle, il y ait toujours un tel problème insurmontable pour dire les choses comme elles sont. Il pense qu’une fois que nous aurons réussi à faire face aux problèmes pour ce qu’ils sont réellement, nous aurons enfin une chance de trouver les solutions à des problèmes comme les droits humains, les droits à l’égalité et même, peut-être, la liberté d’expression. Sa première réaction à la censure par la BBC et à son manque impérial d’impartialité a été de refuser de jouer pour un employeur qui est influencé par des forces extérieures si contestables.

Mr Kennedy a toutefois rappelé que son principal objectif est de donner au public la meilleure musique qu’il peut produire. Retirer ses services ce serait comme si un chauffeur de taxi refusait de conduire ses clients parce qu’ils seraient politiquement incorrects. Par conséquent, il ne retire pas les services qu’il doit au public, mais il s’attend à moitié à être remplacé par quelqu’un jugé plus conforme en vertu de son opportunisme débordant et de ses ambitions professionnelles.

Cependant, Mr Kennedy est heureux que, en le censurant, la BBC ait créé une si immense plate-forme pour débattre de sa propre impartialité, de son respect (ou non-respect) de la liberté d’expression et pour débattre du lamentable apartheid imposé au peuple palestinien par le gouvernement israélien soutenu par tant de gouvernements du monde extérieur.

Pour Mr Kennedy, sa très petite déclaration durant son concert était purement descriptive, et en aucune façon politique.

Source : http://www.kadaitcha.com/2013/08/20… – traduction : Info-Palestine

http://www.info-palestine.net/spip.php?article13870

Coup d’Etat – Paul Craig Roberts


Georges W. ObamaLe peuple américain a subi un coup d’Etat, mais ils hésitent à le reconnaître. Le régime qui gouverne à Washington aujourd’hui manque de légitimité constitutionnelle et juridique. Les américains sont gouvernés par des usurpateurs qui prétendent que le pouvoir exécutif est au-dessus de la loi et que la Constitution américaine est un simple «bout de papier».

Un gouvernement inconstitutionnel est un gouvernement illégitime. Le serment d’allégeance exige la défense de la Constitution « contre tous les ennemis, extérieurs et intérieurs. » Comme les pères fondateurs l’ont clairement montré, le principal ennemi de la Constitution est le gouvernement lui-même. Le pouvoir n’aime pas être lié et enchaîné et œuvre constamment à se libérer des contraintes.

La base du régime de Washington n’est rien d’autre qu’un pouvoir usurpé. Le régime Obama, comme le Régime de Bush / Cheney, n’a aucune légitimité. Les américains sont opprimés par des décisions d’un gouvernement illégitime, non pas  par la loi et la Constitution, mais par le mensonge et la force brute. Les membres du gouvernement voient la Constitution américaine comme une « chaîne qui lie nos mains. »

Le régime d’apartheid sud-africain était plus légitime que le régime à Washington. Le régime d’apartheid israélien en Palestine est plus légitime. Les talibans sont plus légitimes. Mouammar Kadhafi et Saddam Hussein étaient plus légitimes.

La seule protection constitutionnelle que le régime Bush / Obama a laissée debout est le deuxième amendement, quelque chose d’insignifiant compte tenu de la disparité qui existe entre les armes dont dispose  Washington et ce qui est permis à l’ensemble des citoyens. Aucun citoyen ne peut se dresser avec un fusil pour se protéger ou protéger sa famille contre un des 2.700 chars du Département de la sécurité intérieure, ou contre un drone ou contre une unité de police spéciale lourdement armée dans des gilets pare-balles.

Comme les serfs dans les âges sombres, les citoyens américains peuvent être appréhendés de par l’autorité d’un inconnu dans l’appareil exécutif et jetés dans une geôle, soumis à la torture, sans qu’aucune preuve ne soit jamais présentée à un tribunal ou sans qu’aucune information les concernant ne soit fournie à leurs proches. Ou bien ils peuvent être placés, sans explication, sur une liste qui restreint leur droit de voyager par avion. Chaque communication de chaque américain, à l’exception des conversations en face-à-face dans des environnements non buggé, est interceptée et enregistrée par l’Agence nationale de la Stasi, et les phrases peuvent être raccordées bout à bout pour produire un «extrémiste intérieure».

Si jeter un citoyen américain dans un cachot est trop compliqué, le même citoyen peut tout simplement se faire sauter avec un missile Hellfire lancé depuis un drone. Aucune explication n’est nécessaire.
Pour le tyran Obama, un humain à exterminer est juste un nom dans une liste.

Le président des Etats-Unis a déclaré qu’il possédait ces droits interdits par la Constitution, et son régime les utilise pour opprimer et assassiner des citoyens américains. La revendication du président selon laquelle sa volonté est supérieure à la loi et à la Constitution est de notoriété publique. Pourtant, il n’y a aucune demande pour la destitution de l’usurpateur. Le Congrès est à plat ventre. Les serfs sont obéissants.

Parmi les personnes qui ont contribué à transformer un président démocratiquement responsable en un César il y a John Yoo, qui a été récompensé, pour sa trahison, en étant accepté comme professeur de droit à l’Université de Californie, Berkeley, à Boalt School of Law. Le collègue de Yoo dans la trahison, Jay Bybee Scott a été récompensé en étant nommé juge fédéral à la Cour d’appel américaine pour le Ninth Circuit. Nous avons maintenant un professeur de droit enseignant à Berkeley, et un juge fédéral du Ninth Circuit, qui ont décrété que le pouvoir exécutif est au-dessus de la loi.

Le coup d’Etat de l’exécutif contre l’Amérique a réussi. La question est: tiendra-t-il ? Aujourd’hui, le pouvoir exécutif est constitué de menteurs, de criminels et de traîtres. Tous les maux de la terre semblent concentrés à Washington.

La réponse de Washington aux preuves d’Edward Snowden que Washington, en violation totale du droit tant national qu’international, espionne le monde entier, a démontré à tous les pays que Washington met le plaisir de la vengeance au-dessus de la loi et des droits humains.

Sur ordre de Washington, les états marionnettes européens ont refusé l’autorisation de survol de l’avion présidentiel transportant le président bolivien Morales et forcé l’avion à atterrir en Autriche et à être fouillé. Washington pensait que Edward Snowden pourrait être à bord de l’avion. La capture de Snowden était plus importante pour Washington que le respect du droit international et de l’immunité diplomatique.

Dans combien de temps Washington ordonnera-t-il à sa marionnette britannique d’envoyer une équipe SWAT (NDT : forces spéciales d’intervention) pour extraire Julian Assange de l’ambassade de l’Equateur à Londres et le remettre à la CIA pour le supplice de la simulation de noyade ?

Le 12 Juillet, Snowden a rencontré, à l’aéroport de Moscou, des organisations de défense des droits de l’Homme venues de partout dans le monde. Il a déclaré que l’exercice illégal du pouvoir par Washington l’empêche de se rendre à l’un des trois pays latino-américains qui lui ont offert l’asile. Par conséquent, Snowden a dit qu’il acceptait les conditions du président russe Vladimir Poutine et a demandé l’asile en Russie.

Le américains insouciants et les jeunes qui ignorent le passé ne savent pas ce que cela signifie. Au cours de ma vie professionnelle, c’était la Russie soviétique qui persécutait les ‘’diseurs de vérité’’, tandis que l’Amérique leur a donné asile et a essayé de les protéger. Aujourd’hui, c’est Washington qui persécute ceux qui disent la vérité, et c’est la Russie qui les protège.

Le public américain, cette fois, n’a pas gobé le mensonge de Washington selon lequel Snowden est un traître. Les sondages montrent qu’une majorité d’Américains voient Snowden comme un lanceur d’alerte.
Ce ne sont pas les Etats-Unis qui ont été touchés par les révélations de Snowden. Ce sont les éléments criminels au sein du gouvernement américain qui ont réussi un coup d’Etat contre la démocratie, la Constitution et le peuple américain qui ont été atteints. Ce sont les criminels qui ont pris le pouvoir, et non le peuple américain, qui réclament le scalp de Snowden.

Sous la tyrannie Obama, ce n’est pas seulement Snowden qui est visé pour l’extermination, mais tous les américains qui disent la vérité dans le pays. Un ancien patron du département de la sécurité intérieure, Janet Napolitano, récemment récompensé pour son service à la tyrannie par une nomination comme chancelier du système de l’Université de Californie, a dit que la sécurité intérieure avait détourné son attention de terroristes musulmans pour le porter aux « extrémistes intérieurs », un terme élastique et flou qui englobe facilement ceux qui disent la vérité comme Bradley Manning et Edward Snowden qui embarrassent le gouvernement en révélant ses crimes. Les criminels qui ont pris un pouvoir illégitime à Washington ne peuvent survivre que si la vérité peut être supprimée ou redéfinie comme une trahison.

Si les Américains acquiescent au coup d’Etat, ils se seront eux-mêmes fermement placés sous l’emprise de la tyrannie.

Traduction : Avic

source : http://www.paulcraigroberts.org/2013/07/13/coup-detat-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Le laboratoire israélien et les cobayes palestiniens


lab2« The Lab » est un nouveau documentaire israélien avant-gardiste qui redéfinit toute notre compréhension de l’État juif, ses objectifs, son identité et son rôle de destruction globale. Je pense honnêtement que ce film est le commentaire le plus profond et le plus important sur Israël.

Dans « The Lab », le réalisateur Yotam Feldman dévoile l’industrie militaire israélienne et son fonctionnement, il interviewe des protagonistes majeurs du marché israélien de la sécurité. Il développe sur le rôle de l’industrie au sein de la société et de l’économie israéliennes – durant les dernières années les exportations militaires israéliennes ont atteint le niveau sans précédent de 7 milliards de dollars par an. 20% des exportations israéliennes sont militaires ou d’ordre militaire. Près de 150 000 familles en Israël dépendent de cette industrie. Israël est maintenant le quatrième plus gros exportateur de matériel militaire.

Dans la dernière décennie, chaque opération militaire israélienne a conduit à une augmentation brusque et immédiate des exportations militaires israéliennes dans le monde : armement, systèmes d’armes, renseignement, tactiques, doctrines, connaissance et expérience.

Feldman nous fournit un aperçu d’un univers très structuré. Nous visitons les salons de l’armement israéliens à travers le monde, mais nous découvrons aussi des salles de conférence remplies de généraux étrangers, de fonctionnaires d’État et de diplomates. Le message est clair, les 7 milliards de dollars ne sont qu’un élément du dossier. L’élite militaire israélienne est à présent profondément imbriquée dans les élites politiques et militaires de chaque pays au monde. Ce marché israélien émergent achète l’influence et le support de l’État juif.

« The Lab » fait apparaître de manière très claire que les populations civiles palestiennes de Cisjordanie et de la bande de Gaza sont devenues des cobayes des tactiques, armements et philosophie de combat israéliennes (« La Torah combattante », Torat Lechima – comme les Israéliens l’appellent). La destruction des Palestiniens est maintenant devenue une industrie très rentable. Nous avons ici affaire à rien de moins que des meurtres hautement planifiés.

À travers une série d’entretiens captivants, Feldman transmet un portrait très fidèle des marchants de mort israéliens. Feldman les laisse parler, il intervient à peine. Ils sont clairs, sincères, même amusants à certains moments, parfois pleins d’esprit, et plusieurs d’entre eux pourraient même vous charmer si vous ne saviez pas de qui il s’agit. Mais ne vous y trompez pas, ils sont sinistres, certains d’entre eux sont manifestement psychotiques, ce sont des meurtriers de masse et ils sont libres. Ils vendent de la destruction et du chaos et le font brillamment.

Étant moi-même né en Israël et étant devenu un musicien et écrivain à succès, je pense être capable de reconnaître le dévouement, la persévérance et la créativité israéliennes quand je les vois, quel que soit le type d’activité dans laquelle ils sont employés (j’ai peut-être été chanceux d’être sauvé par le bebop). Le talent de ces anges de mort israéliens est motivé par l’accroissement de la misère humaine. Les conséquences en sont tragiques.

Nouvelle donne

C’est loin d’être un secret qu’un siècle de lutte palestienne n’a pratiquement conduit à rien. L’état du mouvement de solidarité palestinienne est encore plus embarrassant. « The lab » change la donne, car il permet d’expliquer des décennies d’impuissance.

Nous baignons dans une terminologie déficiente – colonisation, apartheid, conflit, solution, sionisme ne sont que quelques exemples. Gaza est à présent un vaste Laboratoire – les Israéliens en sont les scientifiques et les techniciens, et les Palestiniens en sont les cobayes. Le fait de regarder « The Lab » doit tous nous conduire à fondamentalement remettre en question nos concepts. Nous avons affaire à un crime de guerre prémédité. La notion de résolution (comme dans la solution à deux États), par exemple, ne s’applique pas ici. Il est incontestable que dans le monde réel le scientifique ne négocie pas avec le cobaye. Le scientifique ne considère pas non plus de partager son univers avec le cobaye dans un seul État démocratique. « The Lab » est un aperçu de la mentalité israélienne : vous n’y trouverez certainement pas beaucoup de compassion.

Durant des décennies nous avons été stupides d’évaluer le succès et l’échec des opérations militaires israéliennes à la lumière des objectifs militaires et politiques israéliens, tels que nous les avons imaginés. Nous avions clairement tort. Tel que nous l’apprenons dans le film de Feldman, l’objectif réel des opérations israéliennes peut aussi bien être d’évaluer de nouvelles doctrines ou de nouveaux systèmes opérationnels dans le but de les distribuer ensuite à l’échelle internationale. Ehud Barak, par exemple, n’était pas vraiment le plus talentueux des ministres israéliens de la défense, il a clairement échoué à défendre son peuple ou même à lui permettre de se sentir en sécurité. Cependant, il a été brillant à vendre des armements et doctrines israéliens.

Que Tel Aviv soit visée par une pluie de roquettes Qassam peut être vu par les Israéliens comme un fait bouleversant, mais d’un point de vue militaire et industriel, c’était une opportunité en or d’évaluer et de promouvoir le système anti-missiles israélien « Dôme de fer ». Si j’ai raison, il apparaît clairement que tout comme les Palestiniens, de plus en plus d’Israéliens deviennent aussi des ‘cobayes’ dans ce laboratoire en constante expansion.

On peut se demander comment et quand le « rêve sioniste » s’est transformé en un commerce militaire. Seuls certains d’entre nous, écrivains et intellectuels, ont tenté de répondre à cette question. La transformation de l’État juif en une usine d’oppression est apparemment la conséquence directe de l’idéologie suprématiste d’Israël. Si nous voulons comprendre ce qu’il se passe dans l’État juif, nous devons dans un premier temps comprendre les concepts d’élection, de judéité et de politique identitaire juive.

J’imagine qu’à présent suffisamment de Palestiniens de Gaza réalisent qu’ils ont pris part à une expérience israélienne. Nous apprenons trop souvent de la part de médecins palestiniens qu’en soignant les victimes d’attaques israéliennes ils découvrent de nouveaux types de blessures. « The Lab » explique cela mais il ne s’agit pas que de la Palestine. Nous sommes aussi les témoins d’une similarité grandissante entre les modes d’actions des forces de police dans le monde et le sort réservé aux Palestiniens par l’IDF [(Israel Defense Forces).

Le documentaire de Yotam Feldman explique tout cela. Nous sommes tous palestiniens. Nous sommes occupés soit par Israël soit par les forces qu’il mandate autour du monde – celles qui sont entraînées en Israël et qui emploient les armements et tactiques israéliens

Par Gilad Atzmon, une traduction E&R

Gaza : un mensonge convenu


Gaza2En Nouvelle Guinée, il existe un mot pour une vérité que tout le monde connaît mais que personne n’exprime: Mokita. Dans le discours officiel entourant la Palestine – en particulier Gaza – les politiciens, le Président Obama et les médias racontent des histoires en utilisant un vocabulaire erroné, des affirmations fausses et des omissions délibérées. rien que des mensonges convenus !

Dès qu’une « crise » éclate dans cette région, le récit bidon se met en route à partir d’un script spécifique, et les débats du dimanche matin débutent avec chacun récitant son couplet à partir du script officiel. Les agressions d’Israël, le cruel blocus économique de Gaza ayant pour résultat la malnutrition ou l’anémie de près de la moitié des enfants de la région, les assassinats ciblés. Tout est ignoré. Noam Chomsky appelle Gaza, « La plus grande prison du monde à ciel ouvert ».

Nous sommes exposés à des mots tels que conflits, comme si l’oppression et la brutalité systématiques de tout un peuple n’était qu’un désagrément entre deux camps égaux. Ensuite, il y a ces appels à la trêve. Pure mise en scène politique. Imaginez des appels à une trêve durant l’apartheid entre les noirs et le gouvernement des blancs ! Un tel vocable aurait-il pu s’appliquer ?

On discute souvent de la solution à deux États : Encore une phrase bidon. Elle est parfaitement impossible. Et ce terme implique qu’il y ait une légitimité dans l’accaparement illégal et criminel de la terre, qui dure depuis des décennies. Prenons un exemple anodin et superficiel de ce vol : imaginez que vous avez une maison. Des invités sont venus en visité. Petit à petit, ils commencent à envahir votre maison jusqu’à ce que vous n’ayez plus qu’un quart de la cuisine, la moitié de la salle de bains et un coin dans la chambre. Tandis que le temps passe, ces personnes commencent à absorber une partie de votre quart de cuisine, la moitié de votre moitié de salle de bains et la moitié de votre coin de la chambre. Existe-t-il une possibilité de solution à deux maisons. Bien sûr que non ! Et dans le discours officiel, ces faits sont commodément omis.

Ensuite, il y a toujours la mention du processus de paix. Ce terme est une farce ! Il est difficile de voir comment on peut garder un visage de marbre en prononçant ces mots. Ce processus a délibérément avancé pendant des dizaines d’années à la vitesse d’un escargot. Il est plein de démarrages et de pauses. De très longues pauses ! Pour l’essentiel, c’est un mécanisme de blocage qui met suffisamment les choses en pause pendant qu’Israël construit de plus en plus de colonies pour que son objectif d’Eretz Israel [le Grand Israël] soit un fait accompli.

Israël a le droit de se défendre. Obama sort toujours ce leitmotiv ou une variante. C’est l’assertion la moins sincère. En 2004, la Cour Pénale Internationale a déterminé qu’en tant que puissance occupante, le droit d’Israël de se défendre en vertu d’un article de la Charte de l’ONU ne s’applique pas contre ceux qui vivent sous son autorité. Les attaques contre Gaza et sa population ne sont pas des actes d’autodéfense. Je suis sûre qu’Obama le sait. En fait, la Résolution 2649 de l’Assemblée Générale de l’ONU « Affirme la légitimité de la lutte que mènent les peuples assujettis à une domination coloniale et étrangère et auxquels on a reconnu le droit à disposer d’eux-mêmes pour recouvrer ce droit par tous les moyens dont ils disposent. »

Alhamdullilah, la capacité d’Israël à se dépeindre comme la victime se réduit. Pratiquement personne, à part les ignorants et ceux qui font exprès de ne pas comprendre, ne croît qu’Israël est une victime. Cette posture s’écroule même parmi les Américains ordinaires. On peut en voir une bonne indication avec ce qui s’est passé à St. Louis, dans le Missouri, le 19 décembre 2012. Un groupe de citoyens américains s’est présenté dans le bureau du Maire à l’occasion du conseil de la ville de St. Louis sur les Appels d’Offre pour protester contre l’approbation par la ville d’un contrat avec Veolia-Water. Ils ont réussi à faire reporter l’ensemble du vote jusqu’à ce qu’une enquête complète soit diligentée sur le passé de Veolia et sa pratique de la discrimination ethnique et de ses abus en Palestine. Israël est de plus en plus un État paria en raison de ses pratiques d’apartheid. Son statut spécial (soutenu par l’Holocauste) décline. Le jargon fatigué des médias dominants est de plus en plus éculé et en retard sur son époque.

La litanie d’assertions et de termes erronés et le récit officiel sont vu de plus en plus pour ce qu’ils sont : simplement des mensonges convenus.

Karen English est écrivain, elle vit à Los Angeles.

Traduit de l’anglais par [JFG-QuestionsCritiques]

article original : « Gaza: a Lie Agreed Upon »

André Pshenichnikov, téméraire combattant contre l’apartheid israélien


par Israël Adam Shamir

AndreArestLe téméraire André Pshenichnikov, 24 ans, se bat contre l’apartheid israélien. C’est un cas, un cas si peu commun qu’il se retrouve dans une prison égyptienne pour avoir franchi la frontière sans papiers. Son histoire vient de loin. J’avais d’abord entendu parler de lui en tant que jeune programmeur, d’une banlieue de Tel-Aviv, installé dans le camp de Deheishe, près de Bethléem, en Cisjordanie occupée. Lire la suite André Pshenichnikov, téméraire combattant contre l’apartheid israélien