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Ce que l’Argentine chuchote à l’oreille d’Obama


cristina-kirchner-presidente-argentineMaria Poumier

Alors que chacun retient son souffle en observant la rapidité avec laquelle s’enchaînent des évènements inimaginables il y a encore un mois, il peut être utile de rappeler certains mouvements de fond, dans la société américaine, qui peuvent brusquement s’exprimer, comme « effets papillon » pesant de façon inattendue, mais incontournable.

La situation très critique que vivent les USA libère llà-bas la colère des habitants. Ainsi le dirigeant du Ku klux klan Richard Preston appelle ouvertement les Américains à s’unir pour une guerre civile contre le président Obama (french.ruvr.ru/…/USA-le-Ku-Klux-Klan-organise-une-action-contre-Oba..). Et l’armée se prépare à faire face à des émeutes. Les militaires en vacances ont ordre de ne pas quitter le pays jusqu’au 5 novembre; des troupes sont rapatriées d’Afghanistan, on achète des véhicules antiémeutes, les membres du DHS (Department of Homeland Security), ont reçu des cours de tir et de maniement du couteau etc.) Tandis qu’Obama nous semble enfin honorer, quoique de façon paradoxale, son prix Nobel de la Paix, il affronte chez lui une haine raciale et classiste qui vient de loin: lorsqu’il annonça qu’il allait mettre en route un plan de santé pour tous, un individu fit publier dans la grande presse un encart incitant à l’assassinat ciblé du président Obama.

Cette haine, assortie de mépris et de rancune contre le facteur noir, en bloc, couvant toujours sous la cendre depuis la défaite des sudistes dans la guerre de Sécession, ses hérauts veillent à la dissimuler, car ils redoutent qu’une mobilisation noire dresse un rempart de protection autour du président. Celui-ci se verrait alors obligé de rendre des comptes à sa base, à ceux qui ont voté en masse pour lui en 2008 parce qu’ils voyaient en lui un garant de santé morale pour le pays. Mais c’est ouvertement contre l’effort personnel d’Obama pour protéger les pauvres dans son pays que ses ennemis font campagne aujourd’hui, avec un chantage d’une incroyable obscénité.

Les défaites de l’empire en Irak, en Afghanistan, en Syrie, les Américains savent bien qu’elles ne sont pas imputables au même degré à leur président. Ce sont les militaires eux-mêmes qui ont mis en garde contre la tentation de la fuite en avant (five us generals threaten obama with military coup over … – Syria 360.http://wordpress.com/…/five-us-generals-threaten-.), qui serait une marche à l’abîme pour tous, sauf pour les puissances financières US. Et c’est un groupe de militaires qui lui a adressé une démonstration que les armes chimiques en Syrie ont été utilisées par les rebelles, comme provocation pour l’obliger à entrer en guerre.

Obama, président échaudé, sur qui s’exercent des pressions colossales, a dès le début de son mandat tenté de tirer son pays des guêpiers impériaux. En ces jours de victoire diplomatique de la Russie, on oublie de rappeler la longue préparation du dialogue avec l’Iran, entreprise par Obama, à la grande fureur d’Israël. Et il est bon de souligner qu’Obama a su prêter l’oreille à la réflexion des autres Américains, ceux qui ne parlent pas anglais, mais écoutent les leçons de leurs propres guerres d’indépendance. (1)

On peut considérer comme une coïncidence que le pape révolutionnaire François soit argentin, comme la présidente qui, au mépris des menaces du lobby israélien et tous les grands media dans son pays, a signé en février 2013 un accord historique avec l’Iran pour relancer l’enquête sur l’attentat de 1994 contre le centre AMIA à Buenos Aires. Cet attentat, Israël l’a exploité de façon scandaleuse afin d’en faire inculper le gouvernement iranien; après avoir apporté de fausses preuves, fait disparaître les éléments capitaux de la scène du crime et des archives judiciaires décisives, payé délinquants, magistrats et policiers pour qu’ils portent de faux témoignages, l’État juif, tenu en main depuis l’assassinat du président Rabin, en novembre 1994 par Netanyahu, l’Etat juif, donc, en la personne de B Netanyahu, vient d’affirmer que le nouveau président de l’Iran, M. Rohani a lui-même personnellement mis au point l’attentat terroriste en question!!! (http://www.unoticias.com.uy/…/israel-vinculo-a-rohani-con… )

En 2008, le chancelier argentin Héctor Timerman fut envoyé par la présidente Cristina Fernandez transmettre le message suivant à John Negroponte: « tôt où tard, vous allez devoir mettre en route un processus de paix avec les Perses; nous les Argentins allons vous donner un coup de main pour ce faire, avec l’enquête autour de l’attentat contre l’AMIA ». Il l’a redit à Hillary Clinton, puis à Kerry. Et les arguments argentins de poids, pour que les US effectuent un virage de bord impliquant une redéfinition de toute leur politique au Levant, il les tirait de la guerre de 1982. Et en septembre dernier, la présidente argentine, lors du sommet de l’ONU qui a vu s’élever la clameur internationale contre l’agression de la Syrie, s’est entretenue avec Obama en privé.

Leçons militaires d’Argentine

Il se trouve que l’Argentine peut se targuer de succès militaires considérables sur la Grande Bretagne lors de la guerre des Malouines, en 1982. C’est l’analyse fine de cette brève guerre qui a donné son essor original à la réflexion géopolitique des Argentins.(2)

L’Angleterre s’était retrouvée paralysée face aux missiles Exocet lancés par les Argentins. Cette situation les deux parties l’avaient vécue lors de la bataille de Punta Quebracho, en 1846. On se souvient du dénouement: le président Mitterrand vola au secours des Anglais, en ne livrant pas tous les missiles promis aux Argentins, et en donnant les codes secrets des Exocets aux Anglais. Une demi douzaine de ces missiles avaient suffi à faire des ravages, une douzaine de plus aurait fait basculer les ex-Falklands dans le giron de l’Argentine. (BBC News – How France helped both sides in the Falklands War
http://www.bbc.co.uk/news/magazine-17256975

Tout cela a été étudié par l’amiral Fallon, ainsi que par Sandy Woodward, chef de la flotte britannique en 1982. La trahison française a été complétée par la trahison du gouvernement militaire argentin, qui avait lancé la mobilisation contre l’Angleterre autour des Malouines pour flatter le sentiment national populaire, mais eut peur de ne pas pouvoir maîtriser l’incendie qu’elle allumait. Le journaliste Alejandro Fantino et le rapport Rattenbach, rédigé par le pilote de combat Moro, Virginia Gamba et Federico Bernal, publié par Tiempo Argentino, en ont apporté la démonstration. Le général Galtieri avait refusé le soutien des Russes et des voisins latino-américains, avec cette argumentation à mots couverts:  » pas d’aide russe pour la défense de la nation, parce que nous nous retrouverions infectés par le communisme. Et nous voulons encore moins des Mirage péruviens, parce que nous sommes des Européens [en ce sens qu’ils sont plus blancs que le reste de l’Amérique] et notre maître à penser Sarmiento se retournerait dans sa tombe si nous acceptions de nous battre aux côté de ces indigènes du Pérou. »

En effet, sur le terrain, les soldats argentins faisaient preuve d’héroïsme et réalisaient des miracles, comme ils l’avaient fait, contre le même agresseur, en 1763, en 1806, en 1807, 1844 et 1846. Mais l’État major, nullement motivé pour arracher une victoire qui aurait été révolutionnaire et anti-impérialiste, fit un travail de laquais et d’agent double pour ne pas affronter le courroux US.

En se préparant à reculons à l’attaque de la Syrie, Obama n’ignorait pas les points comparables entre cette épopée et ce qui l’attendait: un peuple syrien prêt à mourir en masse, comme les Cubains en 1962, pour défendre leur souveraineté nationale. Une direction syrienne également prête à tout, ayant noué des alliances solides. Pas de risque que les Russes trahissent en retardant la livraison de leurs Onyx; et les GPS chinois les auraient averti immédiatement du décollage du moindre missile américain ou israélien. Les porte avions US, armes subsoniques comme les Tomahawks, auraient été coulés par les armes supersoniques, trois fois plus rapides que les Tomahawks. Israël, comme Miami en 1962, y aurait perdu tout de suite le dixième de sa population. Il est probable qu’une bonne partie de la population israélienne pouvant se targuer d’une deuxième nationalité aurait pris la poudre d’escampette.

La simulation de cette agression US qui est restée virtuelle jusqu’à ce jour a donc eu un côté pédagogique certain. Le chancelier Timerman, juif pratiquant, est officiellement considéré comme un abominable traître à la judéité en Israël. Mais chacun sait qu’ils sont partout et nombreux les juifs qui travaillent pour la paix, c’est à dire contre le gouvernement israélien et ses officines terroristes, plus ou moins ouvertement, selon leurs différents niveaux de responsabilité. Lors du discours du président Rohani à l’Onu, Netanyahu a quitté ostensiblement la salle, mais un de ses ministres est resté.

Le lien avec la politique intérieure des USA

Démocrates et républicains arrivaient à travailler ensemble, au printemps dernier, sur la réforme des lois migratoires, dans un sens modéré. Il faut insister sur la particularité de l’immigration la plus nombreuse aux USA, celle des hispanophones, qui sont aussi des catholiques, aux valeurs familiales fortes. Il n’y a aucun obstacle profond à la fécondation réciproque entre états-uniens depuis plus d’un siècle, et nouveaux états-uniens: pas d’interdit alimentaire chez eux, encore moins vestimentaire, pas de mémoire de croisades ou de reconquista; au contraire, un fort sentiment de leur américanité commune, malgré tout, malgré les ravages de l’impérialisme. Une religion est en pleine expansion aux USA, et elle vient aussi de l’Amérique latine: c’est l’animisme caribéen, le paganisme d’origine africaine qui intègre le paganisme autochtone de l’Amérique. Or ce syncrétisme, qui n’est nullement réservé aux noirs, exige l’observance et le respect des rites chrétiens. Avec l’élan de charité chrétienne donné par le pape François, et l’écaillement du vernis sioniste des élites, dont le peuple n’a jamais été dupe, de nouvelles alliances de forces populaires deviennent possibles aux USA. Déjà, l’Obamacare, dont la première phase est entrée en vigueur le 1er octobre, remporte un énorme succès, c’est bon signe… (http://www.tdg.ch/economie/shutdown-obamacare-cartonne/story/12976893/print.html)

Souhaitons au président Obama de continuer à écouter le camp de la paix, le camp des pauvres, et de pouvoir continuer à travailler dans le camp… des Argentins. L’Argentine a vécu le défaut de paiement, et s’en est remise. Et elle donne l’exemple de la possibilité de travailler avec l’Iran sur un sujet qui met à nu le terrorisme israélien sous faux-drapeau. Les Américains aussi ont connu des attentats meurtriers où ils ont vu les Israéliens falsifier des preuves, détourner des enquêtes, corrompre des magistrats, assassiner des témoins gênants et protéger leurs agents démasqués, en incontestables complices de crimes utilisés comme contexte émotionnel indispensable pour permettre l’invasion et la destruction de l’Iraq et de l’Afghanistan, en prélude à celle de la Syrie et de l’Iran. Ils ont tout intérêt à en finir avec l’emprise des maffias sur leurs élus. Ce sentiment s’exprime jusqu’au sein du FBI, qui « dévoile des documents troublants » (http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/israel-et-le-11-septembre-2-7-le-100817).

Les guerres d’Indépendance, en Amérique latine, ont toutes été dépendantes de la mobilisation noire, en faveur des séparatistes locaux. C’est le général Petion, en Haïti, qui, ayant promis le soutien des Afro-américains à Simon Bolivar, fit basculer le rapport de forces en sa faveur, dans chaque pays. Lorsqu’ils ont pris peur de leur base noire, et se sont sentis menacés par la « contagion haïtienne », les état-majors insurgés sont retombés dans l’orbite coloniale. Dans la polarisation radicale qui vient, inéluctable, de nouveau, tant Obama que son peuple vont devoir choisir. Les USA peuvent gagner leur guerre d’indépendance contre Israël à condition d’épouser massivement leur pôle noir.

Remarque à toutes fins utiles

Depuis une dizaine d’années, l’Argentine reconstruit patiemment son armée, démantelée par le président Menem dans les années 1990, président qui, partisan de « rapports charnels » avec les USA, céda aux pressions israéliennes lors de l’attentat contre l’AMIA, alors qu’il n’était nullement dupe de leurs intromissions, destinées à lui faire rompre tout lien commercial et diplomatique avec l’Iran. L’Argentine fournissait du matériel nucléaire à Israël, et à l’Iran, depuis l’époque du Shah… Ses forces terrestres, aériennes et navales font des exercices conjoints (coordination qui n’existait pas en 1982!), le recrutement se féminise, le niveau d’études s’élève, le TIAR a été remplacé par un système de défense régionale. Le peuple retrouve confiance dans son armée, qui de son côté accepte de reconnaître les crimes de lèse humanité commis dans les années 1970, et les impute à ses dirigeants lamentables de l’époque, les mêmes qui ont sacrifié pour rien la jeunesse dans les combats pour les Malouines. Et le gouvernement de Cristina Fernandez a repris le programme chaviste dynamique d’intégration latino-américaine, avec coopération militaire éventuelle, sans discrimination des pays moins blancs qu’eux, au sein de l’UNASUR.

(1) Sur l’affaire des 5 Cubains in justement emprisonnés pour « complicité de terrorisme », alors qu’ils luttaient précisément contre les terroristes américains de Miami, « il y a des avancées : la réduction de la peine pour trois des Cinq, sous la pression de l’opinion publique internationale, et le fait que, au mois d’avril de cette année, la juge ait accepté que René, le premier des Cinq qui a été libéré, puisse quand-même retourner à Cuba, contre l’avis du ministère public. Et puis il y a la publication récente de documents démontrant qu’un certain nombre de pseudo-journalistes étaient payés par le gouvernement étasunien afin de manipuler, par le biais de la presse, l’opinion publique de Miami contre les Cinq pendant le procès et lorsque les jurés se penchaient sur leur verdict. Evidemment, tout cela annule le procès. La défense a demandé une nouvelle session, mais la juge réfléchit toujours » (http://www.les5.org/toutes-les-news.html). On espérait, le 10 octobre dernier, 15ème anniversaire de la détention des 6, un nouveau geste. Cuba avait refusé d’accueillir l’avion d’Edward Snowden, au mois de juin, en espérant un renvoi d’ascenseur…

(2) Les réflexions qui suivent reprennent les dernières informations et analyses d’Oscar Abudara Bini, coordonnateur de l’ouvrage: Malvinización y desmentirización, Ediciones Fabro, Buenos Aires 2013.

Voir Siria: deflagración sin conflagración (http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art1492).

http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art1493

Entretien avec Erich Priebke, ex-officier nazi


NDLR : cet entretien de Erich Priebke consiste en un témoignage historique d’un des derniers témoins directs de la deuxième guerre mondiale, du nazisme et de Adolf Hitler. En cela il est d’un grand intérêt pour qui est attaché à l’analyse historique objective, celle qui consiste à étudier les témoignages des deux camps, s’affranchissant d’un manichéisme aussi peu scientifique que crédible. Cependant, la loi Gayssot du 13 juillet 1990 interdit en France de contester certains faits historiques qui sont donc désormais établis par la loi. Les contrevenants seront punis d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Or, dans l’entretien suivant qui ne devait être diffusé qu’après sa mort, M. Erich Priebke s’est naturellement peu inquiété de ces problèmes juridiques. Dès lors nous avons censuré par des astérisques (***) les passages enfreignant la loi Gayssot afin de nous y conformer.

900462899Erich Priebke est mort le vendredi 11 octobre 2013 à Rome, à l’âge de 100 ans. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut capitaine de la Sicherheitspolizei allemande (police de sûreté). Enfui en Argentine après la guerre, il avait été retrouvé et arrêté en 1994, puis condamné à la perpétuité en Italie en 1998 pour le massacre des Fosses adréatines à Rome en mars 1944. Hier, le journal britannique International Business Times a mis en ligne une interview réalisée quelques mois avant sa mort.

 

Entretien donné fin juillet 2013 par Erich Priebke, quelques jours avant son 100e anniversaire

Q. — M. Priebke, il y a quelques années vous avez déclaré que vous ne reniiez pas votre passé. Aujourd’hui où vous avez 100 ans, pensez-vous toujours ainsi ?

R. — Oui.

Q. — Qu’entendez-vous exactement par cela ?

R. — Que j’ai choisi d’être moi-même.

Q. — Par conséquent encore aujourd’hui vous vous sentez nazi ?

R. — La fidélité à son passé, c’est une question de convictions. Il s’agit de ma façon de voir le monde, de mes idéaux, de ce que nous Allemands nous appelons la Weltanschauung [façon de voir le monde] et c’est aussi une question d’amour propre et d’honneur. La politique est une autre affaire. Le national-socialisme a disparu avec sa défaite et de toute façon il n’aurait aujourd’hui aucune possibilité de revenir.

Q. — Cette vision du monde dont vous parlez, l’antisémitisme en fait-il partie ?

R. — Si vos questions ont pour but de connaître la vérité il va falloir abandonner les lieux communs : critiquer quelqu’un ne signifie pas qu’on veuille le détruire. En Allemagne, dès le tout début des années 1900 on critiquait ouvertement le comportement des juifs. Le fait que les juifs aient accumulé entre leurs mains un immense pouvoir économique, et en conséquence politique, alors qu’ils représentaient une partie absolument infime de la population mondiale était considéré comme injuste. Il est un fait qu’encore aujourd’hui, si nous prenons les mille personnes les plus riches et puissantes du monde, il nous faut constater qu’une partie notable d’entre eux sont des juifs, banquiers ou actionnaires de sociétés multinationales. Puis en Allemagne, en particulier après la défaite de la première guerre mondiale et l’injustice des traités de Versailles, les immigrations juives de l’Est européen avaient provoqué de véritables désastres, avec l’accumulation en quelques années de capitaux immenses de la part de ces immigrés, pendant que dans la République de Weimar la majeure partie du peuple allemand vivait dans une extrême pauvreté. Dans ce climat les usuriers s’enrichissaient et le sentiment de frustration à l’égard des juifs croissait.

Q. — Une vieille histoire dit que les juifs pratiquaient l’usure qui était admise par leur religion, alors qu’elle était interdite aux chrétiens. Qu’y a-t-il de vrai, d’après vous ?

R. — En fait, ce n’est certainement pas une idée qui m’est personnelle. Il suffit de lire Shakespeare et Dostoïevsky pour comprendre que de tels problèmes avec les juifs ont effectivement existé au cours de l’histoire, depuis Venise jusqu’à Saint-Pétersbourg. Ceci ne veut absolument pas dire que les seuls usuriers à l’époque étaient des juifs. J’ai fait mienne une phrase du poète Ezra Pound : « Entre un voleur juif et un voleur aryen je ne vois aucune différence ».

Q. — Pour toutes ces raisons, vous justifiez l’antisémitisme ?

R. — Non, écoutez, cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas chez les juifs des gens bien. Je le répète : l’antisémitisme veut dire haine, haine indiscriminée. Et moi, même au cours de ces dernières années de ma persécution, moi qui suis vieux, privé de liberté, j’ai toujours refusé la haine. Je n’ai jamais voulu haïr même ceux qui me haïssaient. Je parle seulement de droit à la critique et j’en explique les motifs. Et je vous dirai de plus : il ne faut pas oublier que, en raison de leurs raisons religieuses particulières, une grande partie des juifs se considéraient supérieurs à tous les autres êtres humains. Ils s’identifiaient au « Peuple élu » de la Bible.

Q. — Hitler aussi disait de la race aryenne qu’elle était supérieure.

R. — Oui, Hitler s’est laissé allé lui aussi à recourir à cette idée équivoque de supériorité. Ce fut là une des causes d’erreurs sans retour. Considérez toutefois qu’un certain racisme était la norme dans ces années-là, non seulement au niveau des mentalités populaires mais aussi au niveau des gouvernements et du système juridique. Les Américains, après avoir déporté les populations africaines et avoir été esclavagistes, continuaient à être racistes, et en réalité ils faisaient de la discrimination contre les Noirs. Les premières lois, dites raciales, d’Hitler ne limitaient pas les droits des juifs plus que n’étaient limités les droits des Noirs dans divers Etats des USA. Il en était de même pour les populations indiennes de la part des Anglais et des Français, qui ne se sont pas comportés tellement différemment avec ce qu’on appelle les sujets de leurs colonies. Et ne parlons pas du traitement que subissaient à l’époque les minorités ethniques de l’ex-URSS.

Q. — Et ensuite comment les choses se sont-elles aggravées en Allemagne, d’après vous ?

R. — Le conflit s’est radicalisé, il a empiré. Les juifs allemands, américains, anglais et la communauté juive mondiale d’un côté, contre l’Allemagne de l’autre. Naturellement, les juifs allemands se sont retrouvés dans une situation toujours plus difficile. La décision qui fut prise ensuite de promulguer des lois très dures rendit la vie vraiment difficile aux juifs en Allemagne. Ensuite, en novembre 1938, un juif, un certain Grynszpan, pour protester contre l’Allemagne, a tué en France un conseiller de notre ambassade, Ernst von Rath. S’ensuivit la fameuse « Nuit de cristal ». A travers le Reich des groupes de manifestants ont brisé les vitrines de magasins appartenant à des juifs. C’est à partir de ce moment que les juifs furent considérés seulement et uniquement comme des ennemis. Hitler, après avoir gagné les élections, les avait, dans un premier temps, encouragés de multiples façons à quitter l’Allemagne. Par la suite, dans le climat de forte méfiance à l’égard des juifs allemands, causé par la guerre et le boycott et en raison du conflit ouvert contre les plus importantes organisations juives mondiales, il les enferma dans des camps, en tant qu’ennemis. Il est certain que pour beaucoup de familles, qui souvent n’avaient rien à se reprocher, ce fut désastreux.

Q. — Par conséquent, pour vous, il faut rechercher chez les juifs eux-mêmes la cause de ce qui leur est arrivé ?

R. — La cause est à rechercher un peu de tous les côtés. Chez les Alliés, aussi, qui déclenchèrent la seconde guerre mondiale contre l’Allemagne, à la suite de l’invasion de la Pologne, pour revendiquer des territoires où la forte communauté allemande était soumise à d’incessantes vexations. C’étaient des territoires qui avaient été placés par le Traité de Versailles sous le contrôle de l’Etat polonais nouveau-né. Contre la Russie de Staline et l’invasion de cette dernière dans le reste de la Pologne, personne n’a bougé le petit doigt. Mieux : à la fin du conflit, qui avait pris naissance officiellement pour défendre précisément indépendance de la Pologne contre les Allemands, on fit cadeau à Staline, sans façon, de tout l’Est européen, Pologne comprise.

Q. — Donc, toute politique mise à part, vous épousez les thèses historiques révisionnistes ?

R. — Je ne comprends pas bien ce qu’on entend par révisionnisme. Si nous parlons du procès de Nuremberg de 1945, alors je peux vous dire que ce fut une chose incroyable, une grande mise en scène créée exprès pour déshumaniser le peuple allemand et ses chefs aux yeux de l’opinion publique mondiale. Pour s’acharner sur le vaincu mis désormais dans l’impossibilité de se défendre.

Q. — Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

R. — Que peut-on dire d’un prétendu tribunal qui juge seulement les crimes des vaincus et non ceux des vainqueurs ; où le vainqueur est en même temps accusateur public, juge et partie lésée et où les articles du délit ont été spécialement créés après la constatation des faits, autrement dit pour condamner rétroactivement ? Le président américain Kennedy lui-même a condamné ce procès en le qualifiant de chose « dégoûtante » en ce que « les principes de la constitution américaine avaient été violés pour punir un adversaire vaincu ».

Q. — Si vous voulez dire que le délit de crime contre l’humanité qui a permis de condamner à Nuremberg n’existait pas avant d’être invoqué par ce tribunal international, cela veut dire en tout cas que les accusations concernaient des faits quand même terribles.

R. — A Nuremberg, les Allemands furent accusés du massacre de Katyn, et puis en 1990 Gorbatchev reconnut que c’étaient eux, les accusateurs russes, qui avaient tué les vingt mille officiers polonais par une balle dans la nuque dans la forêt de Katyn. En 1992, le président russe Eltsine produisit également le document original contenant l’ordre signé de Staline. Les Allemands furent aussi accusés d’avoir fait du savon à partir des juifs. Des échantillons de ce savon aboutirent dans les musées des USA, en Israël et dans d’autres pays. Il fallut attendre 1990 pour qu’un professeur de l’Université de Jérusalem étudie les échantillons et finisse par admettre qu’il s’agissait d’une escroquerie.

Q. — Oui, mais les camps de concentration ne sont pas une invention des juges de Nuremberg.

R. — Dans ces années terribles de guerre, enfermer dans des Lager (en italien ce sont les camps de concentration) les populations civiles qui présentent un danger pour la sécurité nationale était une chose normale. Dans le dernier conflit mondial les Russes en ont fait autant, tout comme les USA. Ces derniers en particulier avec les citoyens américains d’origine orientale.

Q. — Toutefois, en Amérique, dans les camps de concentration pour les populations d’ethnie japonaise il n’y avait pas de chambres à gaz ?

R. — Comme je l’ai dit, à Nuremberg on **** une infinité d’accusations. Pour ce qui concerne le fait que dans les camps de concentration il y avait des chambres à gaz, nous attendons **** *** *****. Dans les camps, les détenus travaillaient. Beaucoup de détenus sortaient du Lager pour travailler et rentraient le soir. Le besoin de main-d’œuvre pendant la guerre **** ****** avec la possibilité qu’au même moment il y ait eu, dans quelque point du camp, des files de personnes se rendant à ** ****** ** ****. L’activité d’une chambre à gaz est envahissante, mortelle, et même à l’extérieur elle est terriblement dangereuse. L’idée d’envoyer à la mort des millions de personnes de cette manière, dans le lieu même où vivent et travaillent d’autres personnes sans que ces dernières s’aperçoivent de quoi que ce soit, c’est de la folie, **** ***** ****** ***** ******* ***** ******.

Q. — Mais vous, quand avez-vous entendu parler pour la première fois du projet d’extermination des juifs et des chambres à gaz ?

R. — La première fois que j’ai entendu des choses pareilles la guerre était finie et je me trouvais dans un camp de concentration anglais, j’étais avec Walter Rauff. Nous sommes restés tous les deux pantois. Nous ne pouvions absolument pas croire des choses aussi horribles : des chambres à gaz pour exterminer des hommes, des femmes et des enfants ! Pendant des jours nous en avons parlé entre nous, avec le colonel Rauff et d’autres collègues. Nous avions beau avoir été tous des SS, chacun d’entre nous à son niveau à une position particulière dans l’appareil national-socialiste, mais jamais des choses pareilles n’étaient parvenues à nos oreilles. Imaginez que, des années et des années plus tard, j’ai appris que mon ami et supérieur Walter Rauff, qui avait aussi partagé avec moi des morceaux de pain dur dans le camp de concentration, avait été accusé d’être l’inventeur d’un fantomatique camion à gaz ! On ne peut pas croire à des choses de ce genre quand on a connu Walter Rauff.

Q. — Et tous les témoignages de l’existence des chambres à gaz ?

R. — Dans les camps on n’a jamais ***** *** ****** ** ****, **** celle construite après la guerre par les Américains à Dachau. Il ****** *** de témoignages fiables sur le plan judiciaire ou historique à propos des ****** ** **** ; à commencer par ceux de certains des derniers commandants et responsables de camp, comme par exemple celui du plus connu des commandants d’Auschwitz, Rudolf Höss. Outre les grandes contradictions de son témoignage, il fut torturé avant de déposer à Nuremberg et, après son témoignage, sur l’ordre des Russes on le fit taire pour de bon en le pendant. Pour ces témoins, considérés comme précieux par les vainqueurs, les violences physiques et morales qu’on leur infligea en cas de manque de complaisance étaient insupportables ; ainsi que les menaces de vengeance sur les membres de leur famille. Je sais, par expérience personnelle en prison et celle de mes collègues, comment les vainqueurs parvenaient à extorquer, dans les camps de concentration, des confessions aux prisonniers, qui souvent ne connaissaient même pas l’anglais. Et puis, le traitement réservé aux prisonniers dans les camps russes de la Sibérie était connu, on signait alors n’importe quel type d’aveux demandé ; un point c’est tout.

Q. — Donc pour vous ces millions de morts sont une invention ?

R. — Moi j’ai connu personnellement les Lager. La dernière fois que je suis allé à Mauthausen, c’était en 1944 pour interroger le fils de Badoglio, Mario, sur l’ordre d’Hitler. J’ai tourné dans ce camp de long en large pendant deux jours. Il y avait d’immenses cuisines en fonction pour les internés et il y avait aussi à l’intérieur du camp un bordel pour leurs exigences. Pas de ******** ** *****. Malheureusement tellement de gens sont morts dans les camps mais pas en vertu d’une volonté de tuer : la guerre, les dures conditions de vie, la faim, l’absence de soins adéquats ont tourné au désastre. Mais ces tragédies des civils, elles étaient à l’ordre du jour non seulement dans les camps mais dans toute l’Allemagne, et principalement à cause des bombardements sans discernement des villes.

Q. — Par conséquent vous minimisez la tragédie des juifs : l’Holocauste ?

R. — Il ne s’agit pas de minimiser, une tragédie est une tragédie. S’il y a un problème, c’est celui de la vérité historique. Les vainqueurs du second conflit mondial avaient intérêt à ce qu’on ne leur demande pas de rendre compte de leurs crimes. Ils avaient rasé des villes allemandes entières où il n’y avait pas un soldat, et ce pour tuer des femmes, des enfants et des vieillards et ainsi affaiblir la volonté de combattre de leur ennemi. C’est ce qui est arrivé à Hambourg, à Lübeck, à Berlin, à Dresde et à tant d’autres villes. Ils profitaient de la supériorité de leurs bombardiers pour tuer impunément et avec une cruauté folle les civils. Puis c’est arrivé à la population de Tokyo et, finalement, avec les bombes atomiques, aux civils de Nagasaki et d’Hiroshima. Pour cette raison il était nécessaire d’inventer des crimes spéciaux commis par l’Allemagne et de les colporter suffisamment pour présenter les Allemands comme des créatures maléfiques et autres non-sens : des sujets de romans d’horreur sur lesquels Hollywood a tourné des centaines de films. D’ailleurs, depuis lors la méthode des vainqueurs de la deuxième guerre mondiale n’a pas beaucoup changé : à les entendre ils exportent la démocratie à l’aide de ces prétendues missions de la paix contre les canailles, ils décrivent des terroristes qui ont commis des actes toujours monstrueux, indicibles. Mais dans la pratique ils attaquent surtout au moyen de leur aviation ceux qui ne se soumettent pas. Ils massacrent les militaires et les civils qui n’ont pas les moyens de se défendre. Finalement, d’une intervention humanitaire à l’autre dans divers pays, ils placent, sur les fauteuils des gouvernements, des marionnettes qui servent leurs intérêts économiques et politiques.

Q. — Mais alors certaines de ces preuves inattaquables comme les films et les photographies des camps, comment les expliquez-vous ?

R. — Ces films sont une preuve supplémentaire de la ********. Presque tous proviennent du camp de Bergen-Belsen. C’est un camp où les autorités allemandes envoyaient les internés des autres camps qui étaient inaptes au travail. Il y avait à l’intérieur un secteur pour convalescents. Rien que cela en dit long sur la volonté des Allemands d’assassiner : il semble étrange que, en temps de guerre, on mette en place une structure pour accueillir ceux qu’on voulait gazer. Les bombardements de 1945 ont laissé ce camp dénué de vivres, d’eau et de médicaments. Une épidémie de typhus s’est répandue qui a causé des milliers de malades et de morts. Ces films datent de ces faits, lorsque le camp de réfugiés de Bergen Belsen, dévasté par l’épidémie, en avril 1945, était alors entre les mains des Alliés. Les scènes furent tournées exprès, à des fins de propagande, par le metteur en scène anglais Hitchcock, le maître de l’horreur. Il est affreux de voir le cynisme, l’absence de tout sens d’humanité avec lesquels encore aujourd’hui on spécule sur ces images. En les projetant pendant des années sur les écrans de télévision, accompagnées de fonds musicaux angoissants, on a trompé le public en associant, avec une ruse impitoyable, ces scènes terribles *** ******* *** ****, alors qu’elles n’avaient aucun rapport. Un ****** !

Q. — D’après vous, le motif de toutes ces ***** serait, de la part des vainqueurs, de couvrir leurs crimes ?

R. — Dans un premier temps il en fut ainsi. Un scénario identique à celui de Nuremberg fut inventé aussi par le général McArthur au Japon avec le procès de Tokyo. Pour pendre les accusés ils imaginèrent d’autres histoires et d’autres crimes. Pour criminaliser les Japonais qui avaient été victimes de la bombe atomique, ils allèrent à l’époque jusqu’à inventer des accusations de cannibalisme.

Q. — Pourquoi « dans un premier temps » ?

R. — Parce que par la suite la littérature sur l’Holocauste fut utilisée principalement par l’Etat d’Israël pour deux raisons. La première est bien expliquée par un écrivain juif fils de déportés : Norman Finkelstein. Dans son livre L’Industrie de l’Holocauste, il explique comment cette industrie a rapporté, à travers une campagne de revendications, des milliards d’indemnisations dans les caisses des institutions juives et dans celle de l’Etat d’Isaël. Finkelstein parle d’un « véritable racket d’extorsions ». Pour ce qui concerne le second point, l’écrivain Sergio Romano, qui n’est certes pas un révisionniste, explique qu’après la « guerre du Liban », l’Etat d’Israël a compris qu’en augmentant et en mettant l’accent sur l’aspect dramatique de la « littérature sur l’Holocauste » cela lui aurait procuré des avantages dans son contentieux territorial avec les Arabes et « une sorte de semi-immunité diplomatique ».

Q. — Dans le monde entier on parle de l’Holocauste comme d’extermination, mais vous, vous avez des doutes ou vous le niez carrément ?

R. — Les moyens de propagande de ceux qui aujourd’hui détiennent le pouvoir mondial sont inextinguibles. Au travers d’une sous-culture historique créée spécialement et divulguée par la télévision et le cinéma, on a manipulé les consciences en travaillant sur les émotions. En particulier les jeunes générations, à commencer par l’école, ont été soumises à un lavage de cerveaux, abreuvées d’histoires macabres pour assujettir leur liberté de jugement. Comme je vous l’ai dit, voilà 70 ans que nous attendons les preuves de ces méfaits que conteste le peuple allemand. Les historiens n’ont pas trouvé le moindre document qui concernerait *** ******* *** **** : pas un ordre écrit, pas un compte rendu ou un avis de la part d’une institution allemande, pas un rapport d’un employé. Rien de rien. En l’absence de document, les juges de Nuremberg ont considéré comme acquis que le projet qui s’intitulait « Solution finale du problème juif » à l’étude dans le Reich, qui évaluait les possibilités territoriales permettant d’éloigner les juifs de l’Allemagne et par la suite des territoires occupés, y compris la possibilité de transfert à Madagascar, était un code secret de couverture qui signifiait leur extermination. *** ******* ! En pleine guerre, alors que nous étions encore vainqueurs aussi bien en Afrique qu’en Russie, les juifs, qui avaient été en un premier temps simplement encouragés, furent poussés, à la fin 1941, de toutes sortes de façons à quitter l’Allemagne de manière indépendante. Ce n’est que deux ans après le commencement de la guerre que commencèrent les mesures restreignant leur liberté.

Q. — Admettons que l’on découvre les preuves dont vous parlez. Je veux dire un document signé d’Hitler ou d’un autre dignitaire. Quelle serait votre position ?

R. — Ma réponse serait celle d’une condamnation décisive de faits de ce genre. Tous les actes de violence indiscriminée contre des communautés, sans même tenir compte des responsabilités individuelles, sont inacceptables, et absolument condamnables. Ce qui est arrivé aux Indiens d’Amérique, aux koulaks en Russie, aux Italiens enfouis dans les fosses en Istrie, aux Arméniens en Turquie, aux prisonniers allemands dans les camps de concentration américains en Allemagne et en France, comme dans les camps russes, les premiers qu’on a laissés mourir de faim volontairement par la volonté du président Eisenhower, les seconds par celle de Staline. Ces deux chefs d’Etat n’ont volontairement pas respecté la convention de Genève pour sévir jusqu’à la tragédie. Tous ces épisodes, je le répète, sont à condamner sans restriction, y compris les persécutions faites par des Allemands au détriment de juifs ; qui ont indubitablement eu lieu. Mais les vraies, non celles qui ont été inventées par la propagande.

Q. — Vous admettez donc la possibilité que ces preuves, qui auraient échappé à une éventuelle destruction pratiquée par les Allemands à la fin du conflit, pourraient un jour survenir ?

R. — Je vous ai déjà dit que certains faits doivent absolument être condamnés. Par conséquent en raisonnant par l’absurde si nous devions trouver demain des preuves sur *** ******** *** *****, la condamnation de choses aussi horribles, de celui qui les a voulues et de qui les a utilisées pour tuer, devrait être sans discussion et totale. Vous voyez, j’ai appris que dans la vie les surprises peuvent ne jamais finir. Mais dans ce cas précis, je crois pouvoir exclure la chose avec certitude parce que pendant presque soixante ans les documents allemands, séquestrés par les vainqueurs de la guerre, ont été examinés et évalués par des centaines et des centaines de chercheurs, si bien que ce qui n’a pas émergé à ce jour pourra difficilement émerger à l’avenir. Pour une autre raison je dois considérer la chose comme extrêmement improbable et je vous explique pourquoi : alors que la guerre était déjà bien engagée, nos adversaires ont commencé à insinuer des soupçons sur des activités homicides dans les Lager. Je parle de la déclaration interalliée de décembre 1942, dans laquelle on parlait généralement de crimes barbares de l’Allemagne contre les juifs et on prévoyait la punition des coupables. Puis, à la fin de 1943, j’ai appris qu’il ne s’agissait pas de propagande de guerre générale, mais qu’en réalité nos ennemis pensaient fabriquer de fausses preuves de ces crimes. La première nouvelle me fut donnée par mon compagnon de cours, un grand ami, le capitaine Paul Reinicke, qui passait ses journées en contact avec le numéro deux du gouvernement allemand, le Reichsmarschall Göring : il était son chef d’escorte. La dernière fois que je l’ai vu je lui ai fait part de ce projet de véritables falsifications. Göring était furibond du fait qu’il considérait ces mystifications comme infamantes aux yeux du monde entier. Précisément Göring, avant de se suicider, contesta violemment devant le tribunal de Nuremberg la production de preuves falsifiées. Un autre signe me fut donné par le chef de la police Ernst Kaltenbrunner, l’homme qui avait remplacé Heydrich après sa mort et qui fut ensuite envoyé à la potence à la suite du verdict de Nuremberg. Je l’ai vu vers la fin de la guerre pour lui rapporter les informations recueillies sur la trahison du roi Victor Emmanuel. Il m’indiqua que les futurs vainqueurs étaient déjà à l’œuvre pour construire de fausses preuves de crimes de guerre et autres atrocités qu’ils auraient inventées sur les Lager comme preuves de la cruauté allemande. Ils se mettaient déjà d’accord sur les détails sur la façon de mettre en scène un procès spécial pour les vaincus. Mais surtout j’ai rencontré en août 1944 le collaborateur direct du général Kaltenbrunner, chef de la Gestapo, le général Heinrich Müller. Grâce à lui j’avais réussi à fréquenter le cours des élèves officiers. Je lui devais beaucoup et il m’avait pris en affection. Il était venu à Rome pour résoudre un problème personnel de mon commandant, le colonel Herbert Kappler. A cette époque, la cinquième armée américaine était sur le point de percer à Cassino, les Russes avançaient vers l’Allemagne. La guerre était déjà inexorablement perdue. Ce soir-là il me demanda de l’accompagner à son hôtel. Comme il y avait entre nous un minimum de confiance, je me permis de lui demander des détails importants sur la question. Il me dit que, grâce à l’espionnage, il avait eu la confirmation que l’ennemi, dans l’attente de la victoire finale, était en train d’essayer de fabriquer les preuves de nos crimes pour mettre en place un procès spectaculaire de criminalisation de l’Allemagne une fois vaincue. Il avait des nouvelles précises et il était sérieusement inquiet. Il soutenait qu’il ne fallait pas se fier à ces gens parce qu’ils n’avaient ni sens de l’honneur ni scrupules. J’étais jeune alors et je n’accordai pas le juste poids à ses paroles mais les choses, en fait, se passèrent exactement comme le général Müller m’avait dit. Voilà les hommes, les dignitaires qui, selon ce qu’on raconte aujourd’hui, auraient imaginé et organisé **** ***** ***** ** ***** ***** **** ** *** ****** ! Je trouverais cela ridicule s’il ne s’agissait pas de faits tragiques. C’est pourquoi, lorsque les Américains, en 2003, ont agressé l’Irak sous prétexte qu’il possédait des « armes de destruction massive », avec tant de faux serments prêtés devant le conseil de sécurité de l’ONU par le secrétaire d’Etat Powell, alors que c’était eux précisément qui avaient été les seuls à les utiliser dans la guerre, je me suis dit : rien de nouveau !

Q. — Vous-même, qui êtes citoyen allemand, savez-vous que des lois en Allemagne, en Autriche, en France, en Suisse punissent de prison celui qui nie l’Holocauste ?

R. — Oui, les pouvoirs forts mondiaux les ont imposées et sous peu les imposeront aussi en Italie. La ruse ce sera en fait de faire croire aux gens que celui qui, par exemple, s’oppose au colonialisme israélien ou au sionisme en Palestine est antisémite ; que celui qui se permet de critiquer les juifs est toujours et de toute façon antisémite ; que celui qui ose réclamer les preuves de l’existence de ces chambres à gaz dans les camps de concentration, c’est comme s’il approuvait l’idée d’exterminer les juifs. Il s’agit d’une falsification éhontée. Ces lois démontrent justement la peur que la vérité vienne à la surface. Visiblement on redoute qu’après la campagne de propagande à base d’émotions, les historiens ne s’interrogent sur les preuves, les chercheurs ne se rendent compte des mystifications. Ces lois vont justement ouvrir les yeux à qui croit encore à la liberté de pensée et à l’importance de l’indépendance de la recherche historique. Il est évident que pour ce que j’ai dit je pourrais être poursuivi, ma situation pourrait certainement empirer mais je devais raconter les choses telles qu’elles se sont réellement passées, le courage de la sincérité était un devoir à l’égard de mon pays, une contribution, à l’occasion de mes cent ans, à la rédemption et à la dignité de mon peuple.

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Entretien-avec-Erich-Priebke-ex-officier-nazi-20692.html

En matière de terrorisme vous êtes les professeurs et nous, vos élèves


Tribune libre Byblos

Angelina Eichhorst
Angelina Eichhorst

HASSAN HAMADÉ : LETTRE OUVERTE À L’AMBASSADRICE DE L’UE AU LIBAN

Votre Excellence Madame l’Ambassadeur,

Madame, vous savez que l’une des tâches les plus difficiles pour un diplomate civilisé et respectable ayant réellement foi en la paix, tel que vous, est de se trouver contraint dans l’exercice de ses fonctions à défendre une décision inique et agressive prise par sa hiérarchie représentant un État ou une Organisation d’États, comme c’est le cas de l’Union européenne qui a décidé d’inscrire sur sa liste des organisations terroristes internationales ce qu’elle a qualifié d’« aile militaire » du Hezbollah !

Ceci, soit dit en passant, alors que le ministre bulgare des Affaires étrangères M. Christian Viginin a officiellement déclaré qu’il n’y avait aucune preuve d’une relation quelconque entre le Hezbollah et l’explosion du bus transportant des passagers à Burgas en Bulgarie, ce qui signifie que c’est en toute connaissance de cause que l’Union européenne a pris sa décision en contradiction avec l’enquête menée par ce pays ; et ceci, maintenant que le voile se lève sur l’attentat du 18 juillet 1994 contre un immeuble d’une institution juive à Buenos Aires, attentat immédiatement attribué au Hezbollah alors que les investigations suivent toujours leur cours et que les doigts accusateurs pointent M. Vladimir Corach, ancien ministre argentin de l’Intérieur connu pour ses étroites relations avec la mafia et les Services de sécurité israéliens.

Concernant cette dernière décision de l’Union européenne, il est de mon devoir de noter quelques observations que je vous confie en espérant que vous voudrez bien les transmettre à votre hiérarchie pour la bonne raison que la définition du terrorisme, adoptée par l’Union elle-même, s’applique en premier lieu aux gouvernements et aux décideurs qui en font partie.

Madame, nul doute que vous savez que l’Union européenne considère la prise en otage de civils innocents comme un « crime terroriste » ne souffrant d’aucune prescription, crime équivalant à un crime de guerre et à un crime contre l’humanité que rien ne pourrait justifier. Par conséquent, le moins que l’on puisse dire est que l’Union européenne adopte une position officielle déraisonnable, inhumaine, et conciliante avec les auteurs de ces crimes quand il s’agit des otages libanais enlevés à A’zaz, ou de Monseigneur Paul al-Yazigi et de Monseigneur Jean Ibrahim, tous deux victimes syriennes incontestablement pacifiques et innocentes.

Nul doute que vous savez ce qui est désormais de notoriété publique concernant l’impact direct et décisif du gouvernement de M. Erdogan sur les organisations terroristes armées ; gouvernement d’un État membre de l’OTAN regroupant nombre de gouvernements de votre Union européenne, alliés et complices dans la guerre dévastatrice menée contre la Syrie.

Vous savez aussi que rien de tout cela n’a empêché votre Union de poursuivre sa collaboration sur le terrain avec le gouvernement turc en soutenant, armant et entrainant les terroristes qui comptent pas moins de quarante mille mercenaires étrangers à la Syrie, comme l’a reconnu l’Émissaire international M. Lakhdar Brahimi. C’est là une vérité qui place votre Union dans le cercle des accusés au premier degré et engage votre responsabilité éthique et juridique, avec tout ce que cela implique comme poursuites judiciaires contre les responsables aux commandes.

Il est absolument inadmissible de vous voir couvrir ces crimes odieux, d’autant plus que votre Union ne cesse de donner des leçons à autrui insistant sur la nécessité de combattre le terrorisme où qu’il sévisse sans aucune concession et sous aucun prétexte. Et si jamais il vous fallait encore des preuves, il est plus que probable que les vidéos innombrables mises sur You Tube par les terroristes criminels et nécrophages, eux-mêmes, n’ont pu échapper à votre vigilance !

Madame, pardonnez-moi de préciser que je ne vous imagine pas ignorante du fait que le détournement d’un avion civil équivaut, à juste titre et selon vos propres critères, à un crime classé dans le registre du terrorisme international et comparable aux enlèvements de personnes et à leur détention ou à leur assassinat avec ou sans documents photographiques à l’appui, etc… N’est-ce pas ce qui s’est passé il y a quelques semaines lorsque certains gouvernements de votre Union ont fermé leur espace aérien à l’avion du président bolivien Evo Morales en provenance de Moscou ? N’a-t-il pas été obligé à un atterrissage forcé en Autriche ? N’a-t-il pas été bloqué pendant des heures sous prétexte que l’Américain Edward Snowdon qui a révélé au monde que le gouvernement US « vous » espionnait, pouvait se trouver à son bord ? L’information n’est-elle pas partie de l’Ambassade américaine à Moscou ? Quel paradoxe !

Cet incident, qui est donc pure agression contre un avion civil transportant le président d’un État indépendant et souverain, nous rappelle la première opération de ce genre qui a eu lieu le 22 Octobre 1956 lorsque des responsables français ont jugé bon de détourner un avion civil transportant des dirigeants du FLN de Rabat vers Tunis [Ahmed Ben Bella, Hocine Aït Ahmed, Mohammed Khider, Mohammed Boudiaf, Mostefa Lacheraf]…

Le détournement des avions, Madame, est malheureusement une invention européenne tout comme, par exemple, le nazisme même s’il n’est pas d’inspiration exclusivement européenne… Nous en resterons donc là et nous nous contenterons de vous rappeler que les gouvernements européens classent les détournements d’avions dans le registre du terrorisme international !

Madame, la crise tragique qui a frappé la Syrie a fait tomber plus d’un masque et a révélé l’étendue de vos mensonges ; le premier de ces mensonges étant votre décision de mettre Al-Qaïda et ses dérivées au sommet des organisations terroristes internationales, parce que la plus dangereuse. Et voilà que la scène syrienne nous révèle les mécanismes de coordination, sur le terrain, entre votre organisation européenne et celle d’Al-Qaïda ; coordination déjà flagrante et publiquement rodée en Libye avant de se traduire avec éclat sur le territoire syrien comme en témoignent les nombreuses déclarations de responsables européens.

Je me limiterai à deux de ces éminents responsables : le ministre français des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, qui a clairement dit l’année dernière à Marrakech lors d’une Conférence des prétendus amis de la Syrie que les terroristes de Jabhat al-Nosra faisaient du « bon boulot » avant que les USA ne les placardent sur la liste des terroristes ; et le prolixe ministre britannique des Affaires étrangères, encore plus brutal et sadique, qui a carrément déclaré que les membres d’ Al-Qaïda et dérivées ne devaient pas rentrer de Syrie car ils étaient une menace pour vos pays civilisés !

Je me limiterai donc, et ne m’étendrai pas sur le flot continu d’armes et de munitions introduites en Syrie à travers des « portes européennes » que nous connaissons et que vous connaissez fort bien vous-même.

En revanche, je vous dirai que l’Union européenne qui n’a cessé de prétendre se soucier des chrétiens du Moyen-Orient a constamment et systématiquement persécuté le christianisme et les fidèles adeptes de cette religion céleste née de notre terre et donc « fille de l’Orient ». Disant cela, je n’exagère ni ne triche, témoin en est Sa Sainteté le Pape Benoît XVI. Philosophe et très grand théologien, il a tenu à avertir de cette persécution permanente dans son message célébrant la « Journée mondiale de la Paix » début 2011. Je vous le livre, mot pour mot, tel qu’il est rédigé en fin du paragraphe 14 : « J’exprime aussi le souhait qu’en Occident, spécialement en Europe, cessent l’hostilité et les préjugés à l’encontre des chrétiens qui veulent donner à leur vie une orientation cohérente avec les valeurs et les principes exprimés dans l’Evangile. Que l’Europe apprenne plutôt à se réconcilier avec ses propres racines chrétiennes : elles sont essentielles pour comprendre le rôle qu’elle a eu, qu’elle a et veut avoir dans l’histoire ; elle saura ainsi faire l’expérience de la justice, de la concorde et de la paix,  en cultivant un dialogue sincère avec tous les peuples » .

Madame, vous savez comme je sais que ces vérités sont pratiquement ignorées de vos peuples car ils vivent derrière un nouveau rideau de fer, encore plus opaque, plus rusé et plus insidieux que le rideau de fer plus primitif qui se dressait autour du Bloc de l’Est, et qui est toujours debout autour des dictatures arabes et non arabes. Votre rideau à vous est invisible, mais le plus effrayant est qu’il se manifeste par la soumission de vos gouvernements à une double occupation ; d’une part, l’occupation militaire, sécuritaire et économique américaine ; d’autre part, l’occupation sécuritaire et culturelle israélienne.

C’est la vérité, Madame, quoi que nous fassions pour l’ignorer. Et la récente décision de l’Union européenne ne fait que confirmer la réalité de cette double occupation de vos pays, occupation dont nous souhaiterions que vous vous libériez un de ces jours. Nous savons que c’est difficile, car la plus tenace des occupations est celle qui se saisit des esprits au moyen d’un « terrorisme culturel » incessant exercé par vos différents médias presque totalement sous la domination des sionistes.

Madame, nous vivons tous, vous comme nous, une période de changement social où la vraie confrontation est entre la liberté et l’esclavage. Mais si la liberté ne se fonde que sur une seule norme et sur une seule mesure, les critères de l’esclavage sont multiples.

Veuillez m’excuser si j’ai été trop long, mais l’horreur du tsunami de mensonges exige que nous mettions quelques points sur les « i ». Soyez assurée que je suis convaincu de votre sincérité et de la noblesse de vos objectifs contrairement à ce que je pense de l’Union européenne que vous représentez.

L’Europe, Madame, n’est pas dans une situation juridique et éthique qui lui permette de nous donner des leçons sur l’humanité et l’humanisme.

Hassan Hamadé
01/08/2013

Texte original : As-Safir

http://assafir.com/Article.aspx?EditionId=2529&ChannelId=61034&ArticleId=12&Author=%D8%AD%D8%B3%D9%86+%D8%AD%D9%85%D8%A7%D8%AF%D8%A9#.UfrW3m3-R6N

Texte traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Monsieur Hassan Hamadé est libanais. Écrivain, journaliste et analyste politique ; il est membre du Conseil National de l’Audiovisuel [CNA-Liban].

Comment diaboliser le nouveau président iranien


Habillons en Hitler le nouveau chef de l’Etat iranien Ahmad-RohaIl y a eu beaucoup d’emballement en Occident autour de l’élection du nouveau président iranien, M. Hassan Rohani, présenté comme quelqu’un de plus modéré que Mahmoud Ahmadinejad. «Rohani, modéré et favori des Occidentaux, élu président» peut-on lire sur le site de RTL.

Parce que Rohani est, dit-on, un proche de Hachemi Rafsanjani, lui-même réputé être un modéré et qui avait lui-même été président de la république islamique d’Iran.

Ce curieux emballement de l’Occident pour un clerc, un dignitaire religieux qui vient succéder à un laïc, a de quoi laisser perplexe, il a quelque peu décontenancé les dirigeants sionistes qui ont l’œil rivé sur la fameuse ligne tracée par Benjamin Netanyahou devant une Assemblée Générale de l’ONU ravalée par lui au rang de réunion de crétins.

Il était donc urgent pour la clique sioniste de pouvoir rapidement habiller en Hitler le président fraîchement élu.

Comment forcer Rohani à porter lui aussi le képi nazi?
Comment forcer Rohani à porter lui aussi le képi nazi?

Alors les officines sionistes se sont décarcassées et ont «trouvé» le mal absolu qui habite Hassan Rohani.

On peut en effet lire dans le Yediot Aharonot, ce journal de l’entité sioniste, que

Un journal américain affirme que le président élu était membre de la commission spéciale qui avait ourdi l’attentat de 1994 contre un centre communautaire juif [de Buenos Aires] qui avait tué 85 personnes

L’attentat dont il est question est celui qui avait visé l’Association Mutuelle Israélite Argentine dont le régime iranien avait été accusé après une enquête bâclée qui avait vu l’immixtion des services sionistes et de ceux des Etats Unis. La justice argentine avait même émis des mandats d’arrêt internationaux contre certains dirigeants Iraniens, dont Rafsanjani (le fameux modéré).

Cette affaire a énormément nui à des relations irano-argentines qui étaient à l’époque en plein essor, notamment dans le domaine nucléaire, l’Argentine étant un des rares pays à avoir développé sa propre technologie dans ce domaine.

Les deux pays sont en voie de régler ce problème de manière intelligente sans renoncer au droit à la justice et à la vérité, ce qui déplaît à tous ceux qui sont hostiles au gouvernement iranien, à  celui de Mme Kirchner ou aux deux.

L’accusation portée par le journal américain fait donc d’une pierre deux coups : remettre le dossier de l’AMIA à l’ordre du jour médiatique et diaboliser le nouveau chef de l’Etat avant qu’il ait vraiment commencé à articuler sa politique.

Mais au fait, quel est ce journal américain auquel se réfère le Yediot ?

Il s’agit du Washington Free Beacon.

Franchement je n’en avais jamais entendu parler et je trouve quand même étrange qu’un média  publié à des milliers de kilomètres des Etats Unis se réfère à un journal dont la notoriété est sans commune mesure avec celle du Washington Post, du New York Times ou même de la Billings Gazette.

Alors je suis allé sur le site de ce journal qui propose en effet tout un dossier sur la responsabilité supposée de Hasan Rohani dans l’attentat perpétré en Argentine.

La « Une » sur internet de ce journal reflète nettement des positions [néo] conservatrices. Un des titres est par exemple :

Liz Cheney : Obama a raison : il est très loin d’être l’homme ou le leader qu’est Dick Cheney.

En fait, on a vraiment l’impression d’être devant une feuille de chou subventionnée pour donner un semblant d’écho médiatique dans le microcosme cher à Raymond Barre.

Le Washington Free Beacon [sûrement ‘free’ parce qu’il est gratuit] est une publication du Center for American Freedom, une officine néoconservatrice qui permet de rémunérer toutes taxes déduites des pseudo journalistes, sociologues et politologues.

Le président du Center for American Freedom est un certain Michael Goldfarb qui est entre autres aussi  conseiller à l’Emergency Committee for Israel.

Ces gens cumulent en effet des fonctions à différents niveaux hiérarchiques dans diverses institutions pseudo-académiques ou d’incitation à la censure sur tout ce qui gêne le régime sioniste. Il va sans dire que ce cumul de fonctions s’accompagne d’un cumul de rémunérations.

Un autre individu présent à la tête de ce Center for American Freedom est William Kristol, une figure bien connue du néoconservatisme après un passage par le trotskysme (incidemment les trotskystes occidentaux sont généralement favorables aux interventions militaires humanitaires en Libye ou en Syrie). Kristol est, faut-il le préciser, un inconditionnel de l’Etat prétendu juif.

On peut enfin citer Jaime Sneider , connu pour un éditorial dans lequel il dénonçait feu Edward Saïd pour avoir jeté une pierre à travers la frontière entre le Liban et la Palestine occupée.

Voilà : la source sur laquelle s’appuie le journal sioniste n’est rien d’autre qu’une émanation d’une officine sioniste qui agit au cœur su système politique et médiatique américain pour promouvoir des objectifs qui n’ont pas grand-chose à voir avec la sécurité ou la prospérité des Etats Unis

http://mounadil.wordpress.com/