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Les nouveaux  »printemps arabes » : Où sont les russes et les chinois ?


APTOPIX Pakistan US Prophet FilmDepuis quelques semaines, personne ne comprend plus rien aux bouleversements en cours au Moyen-Orient. Sur 10 analystes, il y en a 5 qui avancent une hypothèse et 5 autres qui avancent une hypothèse exactement contraire, toutes étant étayées par des arguments solides. La vérité c’est qu’ils sont perdus. Rien ne colle vraiment à 100%, et aucune de leur logique ne tient la route jusqu’au bout.

Si on récapitule tous ces événements, certains points clé échappent à la compréhension si l’on se réfère à la grille de lecture dont nous disposons et à ce que nous savons aujourd’hui. Que savons-nous ? Depuis deux ans, la Syrie fait l’objet d’une agression délibérée de la part de l’Empire. Pour la mener à bien, une coalition a été créée de toute pièce, puis équipée et entraînée par le même Empire. L’Empire, c’est bien sûr l’OTAN + Israël + les satellites du golfe. La coalition, quant à elle, est composée de mercenaires issus pour la plupart des mouvements extrémistes du monde musulman. Leur recrutement et leur financement n’est plus un mystère pour personne.

Nous savons également que cette coalition est très mal en point en ce moment, tant du point de vue politique (ça l’a toujours été) que du point de vue militaire. Récemment, Morsi et les Frères Musulmans d’Egypte, qui affichaient jusqu’ici une attitude plutôt floue vis à vis de la Syrie, se sont déclarés ouvertement, de manière beaucoup agressive, pour la rébellion syrienne armée.

Ça c’est ce que nous savons.

Quels sont les faits ?

Depuis quelques temps, il se passe, au Moyen-Orient, beaucoup de choses qui touchent les protagonistes de ce conflit syrien. On a d’abord vu une sorte de printemps turc dont on a encore du mal à comprendre la vraie teneur. Après deux ans d’acharnement anti-Assad, en première ligne, Erdogan se retrouve soudain avec des problèmes internes, certes prévisibles, mais ressemblant de manière suspecte à toutes ces  »révolutions colorées » dirigées de l’extérieur. Et, de fait, le rapprochement a été très vite fait, et les pourquoi n’ont pas eu trop de mal à trouver leurs réponses, tellement le dossier Erdogan était chargé.

Peu après, on assistait à l’incroyable et soudaine destitution de l’émir du Qatar Cheikh Hamad au profit de son fils, suivie presque immédiatement par la disgrâce du boosteur idéologique des djihadistes : le cheikh Quardawi. Tout le monde a vu la main de Washington derrière cette révolution de palais. Parallèlement à ce changement de régime, d’autres événements, passés presque inaperçus se déroulaient chez les voisins. En Arabie Saoudite on annonçait l’incroyable mandat d’arrêt lancé contre le prince saoudien, ancien vice-ministre de la Défense : Khaled Ben Sultan Ben Abdel Aziz. Au Bahrein c’était le Premier ministre qui était en difficulté.

Et maintenant, c’est l’Egypte. Après tout juste un an de présidence, Morsi et les frères Musulmans sont éjectés du pouvoir, avec une sorte de chasse aux sorcières à la clé, et ce, juste après leur engagement plus ferme dans le camp anti-Assad. Quelles que soient les motivations des égyptiens pour vouloir se libérer des Frères Musulmans, on n’a pas pu s’empêcher de constater que leur nouvelle révolution était calquée sur le modèle déjà connu des autres  »révolutions colorées », donc organisée et dirigée par une tête pensante.Et bien sûr, comme on ne prête qu’aux riches, tous les regards se sont tournés vers l’Ouest.

C’est bien beau tout cela, mais si on met tous les éléments ensemble, ça ne colle pas, et tout le monde en est conscient.En résumé, ce sont tous les alliés objectifs de fraîche (Morsi) et longue (Erdogan) date qui subissent des secousses révolutionnaires. Il semblerait même que d’autres alliés, en Tunisie et en Libye, soient sur le qui-vive. Question : pourquoi Washington fomenterait-il des révolutions ici et là qui, en fin de compte, sont en tout néfastes à sa politique moyen-orientale, et dont la Syrie, pour ne prendre qu’elle, est le premier bénéficiaire ?

Rien qu’à poser cette question, on a tout de suite envie de loucher vers une autre direction, vers l’Est par exemple. Il est vrai qu’aucun élément ou indice ne nous permet de voir une main russe, iranienne ou chinoise dans tout ça. Mais tout semble s’agencer dans le sens des intérêts de ce camp. Hasard ? Peut-être. Mais trop de hasard qui s’emboîte si parfaitement est troublant.

Avic

Bahreïn : vers un coup d’état à la qatarie?


bahrain_0216Selon des sources bien informées , les Etats Unis envisageraient de reproduire le scénario qatari à Bahreïn et de remplacer le premier ministre par le prince héritier. selon le site Maraat al bahrein, qui cite ces sources, ce sont les Américains qui sont à l’origine du coup d’état qui a coûté le trône à Hamad ben Khalifa et ce sont toujours les américains qui entendent exiger au PM bahreini Khalifa Ben Salman Al Khalifa d’abdiquer au profit de Salman Ben Khalifa. cela fait quarant ans que Bahrein a le même premier ministre, c’est à dire depuis la fin du colonialimse britannique. mais qu’a dit le PM bahreini? selon ces sources,  » la réaction du PM bahrein a été diamètralement opposée à celle de l’émir Hamad Ben Al Thani!! le PM a menacé de mettre à feu et à sang Bahreïn si on « touche à son fauteuil de premier ministre » le PM a la possibilité de mettre en branle  » les extrémistes salafistes à Bahrein et en ce sens il pourrait provoquer une guerre confessionnelle » le PM a même affirmé aux autorités saoudiennes au cours d’un récent voyage à Riyad que le prince héritier de Bahreïn n’est pas prêt à assumer son rôle et qu’il lui faudrait encore du temps pour diriger le pas » le PM bahreini réclamerait en outre un demi milliards de dollars à titre de récompense pour ses loyaux services avant de se retirer !!

IRIB

Syrie : Le fils du « Cheikh » de Bahrein tué à Qussayr


Fils cheikh BahreinLes mercenaires en Syrie ne sont pas composés que de paumés, de drogués, et de gens attirés par l’appât du gain promis par les monarchies du golfe. Il y a aussi des princes et des fils de pétro-notables, tels que ce fils du « cheikh » du Bahrein qui vient d’être tué à Qussayr, en Syrie. Notre informateur n’a pas pu nous préciser s’il s’agit du fils du roi du Bahreïn ou d’un autre Cheikh éminent.

Par les temps qui courent, la mort d’un djihadiste à Qussayr, qu’il soit prince ou gueux, n’a rien de surprenant. Ce qui frappe, en revanche, c’est que ce prince soit bahreïni. C’est curieux ce pays. Il s’y passe plein de choses, tellement de choses qu’à lui tout seul, il résume ce qu’est vraiment le printemps arabe. S’il fallait chercher quelque part ce « printemps arabe, c’est bien là-bas qu’on le trouverait. Mais justement, parce qu’une vraie révolte s’y déroule, il faut focaliser les attentions sur des révoltes factices.

Le Bahreïn ? circulez, il n’y arien à voir. Et d’ailleurs, où c’est, le Bahreïn ? Le patron, c’est un émir, un cheikh, un roi ? Bof, de toute façon c’est un roitelet soumis, donc un gentil. On ne va pas lui chercher des poux sur la tête. Il ne réprime pas, il maintient l’ordre.Il ne tire pas sur les foules, il les disperse.Il ne fait pas appel à une armée  étrangère pour écraser une révolte populaire, il cherche à éviter le chaos avec le secours d’amis amoureux de droits humains. Foutons-lui donc la paix et laissons-le régler ses problèmes qui ne sont pas simples, surtout avec l’Iran à un jet de pierre.En attendant, il envoie ses fils mourir en Syrie. On espère au moins que le roi n’aura pas l’outrecuidance de dire que le jeune prince est mort pour « la libération du peuple syrien ». Mais sait-on jamais? On en a tellement vu et entendu !

Avic

Prince djihadiste