Archives du mot-clé Ban Ki Moon

L’éléphant saoudien dans un magasin de porcelaine arabe


Tribune de Byblos

MAE-Arabie-SaouditePrise dans son obsession de la « menace iranienne », qui l’a conduite à adopter une attitude belliciste vis-à-vis de la Syrie, l’Arabie Saoudite se comporte comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, perturbant sérieusement l’environnement politique d’ores et déjà délicat dans le monde arabe. Elle déclenche ce que George Joffé, chercheur au Centre d’Études Internationales de l’Université de Cambridge, qualifiait le 30 décembre dernier de « seconde guerre froide arabe », la première étant celle menée depuis les années 1960 par l’Arabie Saoudite contre le panarabisme égyptien de Gamal Abdel Nasser. Lire la suite L’éléphant saoudien dans un magasin de porcelaine arabe

Résurrection de la Russie millénaire


Tribune libre Palestine AlQuds_15

sotchi-6-dancersDe Catherine II à Dostoïevski, à Poutine et à Sochi

Par Pr Chems Eddine CHITOUR

«La critique est aisée mais l’art est difficile» Philippe Néricault, (Destouches) comédien et auteur dramatique français (1680-1754)

Ça y est, Sotchi a brillé de mille feux! Malgré des critiques infondées, voire méprisantes de l’Occident pour amoindrir la fête. Les médias français ne sont pas en reste. Menés par le Journal Le Monde dont on s’aperçoit qu’il en rajoute pour être dans la ligne, les médias font assaut d’adoubement à l’Empire. Ce journal se permet une sentence: Vladimir Poutine ne montera pas sur le podium. Ce fut exactement le contraire! Ce fut un spectacle grandiose à la mesure de la grande Russie que l’Empire avait trop rapidement enterrée. En 12 tableaux, nous eûmes tableaux à l’histoire de l’Empire russe dont la grande révolution de 1917 ne fut qu’une étape. Lire la suite Résurrection de la Russie millénaire

Complètement loufoque, le nouveau jouet de l’Occident s’appelle Genève 2


145A8C64-3B5C-4070-8DB3-8F3C2F5B387A_mw1024_n_sOn se doutait bien que les derniers jours avant la conférence de Genève 2 seraient riches en rebondissements, coups tordus, et surprises de dernière minute. Eh bien on a eu tout ça, et même un peu plus.

Le jeu consistait, pour les ennemis de la Syrie, à faire venir les équipes sur le terrain, mais que le match n’ait surtout pas lieu. Lire la suite Complètement loufoque, le nouveau jouet de l’Occident s’appelle Genève 2

Genève 2 : Le piège diplomatique tendu à l’Iran s’est refermé sur sa proie


ob_9d0a3e_ban-ki-moonunNous venons d’assister aujourd’hui, à un incroyable jeu diplomatique dans l’enceinte onusienne qui s’est soldé par l’éviction de l’Iran pour le 1er jour des négociations à Montreux le 22 janvier. Pour le moment rien n’est indiqué concernant la suite des négociations comme l’indique le communiqué de l’ONU – contexte en français : Lire la suite Genève 2 : Le piège diplomatique tendu à l’Iran s’est refermé sur sa proie

République centrafricaine : Les raisons cachées de l’intervention française


Des membres de la Séléka, à Bossangoa, le 25 novembre 2013
Des membres de la Séléka, à Bossangoa, le 25 novembre 2013

Contrairement à l’« impératif humanitaire » agité par le président François Hollande, l’« Opération Sanguiris » menée par 1200 soldats français vise à contrer l’arrivée des Chinois et surtout à contrôler les réserves d’or, de diamant et d’uranium présentes dans le sous sol de la Centrafrique. Un pays plus grand que la France et Belgique réunies et où Areva, Total, Bolloré, France Télécom… dictent déjà la loi, malgré les atrocités. Lire la suite République centrafricaine : Les raisons cachées de l’intervention française

Syrie: Fabrication de « mensonges chimiques ». Qui est derrière les attentats de la Ghouta?


Tribune libre Byblos

ban-ki-moonÀ la suite de la publication du rapport de la Mission des Nations Unies sur les attaques à l’arme chimique du 21 août dans la Ghouta orientale, le Secrétaire général Ban Ki-moon, a insinué que le gouvernement syrien était coupable, sans l’accuser ouvertement :

« C’est l’utilisation prouvée d’armes chimiques contre des civils la plus significative depuis celle de Saddam Hussein à Halabja en 1988. La communauté internationale s’est engagée à empêcher qu’une telle horreur ne se reproduise et pourtant, elle s’est reproduite …  »

(Ban Ki-moon ne mentionne toutefois pas que l’attaque d’Halabja 1988 a été soutenue par la CIA, ce que confirme la publication de documents récemment déclassifiés.)

La note introductive du rapport de la Mission de l’ONU affirme :

« Le Secrétaire général condamne fermement l’utilisation d’armes chimiques et estime que cet acte est un crime de guerre et une violation grave du Protocole de 1925 concernant la prohibition d’emploi à la guerre de gaz asphyxiants, toxiques ou similaires et de méthodes de guerre employant des moyens bactériologiques, et autres règles pertinentes du droit international coutumier.

La communauté internationale a une responsabilité morale de demander des comptes aux responsables et de veiller à ce que les armes chimiques ne puissent jamais réapparaître comme instrument de guerre. » (Rapport d’enquête du Secrétaire général de l’ONU sur les armes chimiques. New York, 16 Septembre, 2013)

Dans le rapport de la Mission des Nations Unies, on ne mentionne nulle part qui sont les auteurs des attaques chimiques. La Mission avait pour consigne de ne pas faire de déclarations à ce sujet.

La Mission de l’ONU était cependant tout à fait consciente que des crimes contre l’humanité avaient été commis et que les rebelles d’Al-Qaïda soutenus par les États-Unis étaient en possession d’armes chimiques.

Selon CNN, les rebelles ont été formés pour l’utilisation d’armes chimiques par des conseillers militaires occidentaux. Une mission précédente de l’ONU a confirmé que les rebelles étaient en possession du gaz sarin.

Visiblement, la mission a reçu l’ordre de « la fermer ». Selon le Secrétaire général Ban Ki-moon, « [c]‘est aux autres de poursuivre cette affaire afin de déterminer qui est responsable. Nous aurons tous nos propres opinions sur cela. »

Alors que le Secrétaire général Ban Ki-moon n’a pas confirmé qui était responsable des attaques chimiques, les médias occidentaux se sont activés, accusant le gouvernement de Bachar Al-Assad.

Selon l’ambassadrice étasunienne à l’ONU Samantha Powers, « les détails techniques indiquent clairement que seul le régime aurait pu perpétrer cette attaque aux armes chimiques ».

Le ministre des Affaires étrangères de la Russie a répondu :

« Nous voulons une évaluation professionnelle objective des événements du 21 août. Nous avons de sérieuses raisons de croire qu’il s’agissait d’une provocation […] Toutefois, la vérité doit être établie et ce sera un test pour les futurs travaux du Conseil de sécurité. »

L’autre rapport : « Les attaques chimiques dans la Ghouta orientale utilisées pour justifier une intervention militaire en Syrie »

A la veille de la publication du rapport de la Mission de l’ONU, l’Équipe de soutien international pour Mussalaha en Syrie (ISTEAMS) publiait son rapport préliminaire intitulé Les attaques chimiques dans l’est de la Ghouta utilisées pour justifier une intervention militaire en Syrie.

Sous la direction de Mère Agnès Mariam, l’équipe d’ISTEAMS, établie à Genève, a travaillé sous les auspices de l’Institut International pour la Paix, la Justice et les Droits de l’homme. ISTEAMS a également collaboré avec le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, auquel bon nombre de ses conclusions ont été soumises.

Ironie amère du sort, ce rapport détaillé, documentant la mort d’enfants innocents dans la Ghouta orientale, n’a été reconnu ni par les médias occidentaux, ni par les gouvernements des pays membres du Conseil de sécurité des Nations Unies. (Rapport préliminaire d’ISTEAMS)

Le rapport d’ISTEAMS révèle comment les vies d’enfants innocents ont été utilisées dans le cadre d’un événement visiblement mis en scène :

« Nous avons décidé d’examiner minutieusement ces vidéos dès que certaines familles dont les enfants ont été enlevés nous ont contactés pour nous informer qu’ils y avaient reconnu les enfants parmi ceux présentés comme victimes des attaques chimiques de la Ghouta orientale […]

Notre première préoccupation était le sort des enfants que nous voyons dans les images. Ces anges sont toujours seul entre les mains d’hommes qui semblent être des éléments de groupes armés. Les enfants décédés sont sans leur famille et ne sont pas identifiés, et ce jusqu’à ce qu’ils soient enveloppés dans des linceuls blancs pour l’enterrement. De plus, notre étude souligne sans aucun doute que les petits corps ont été manipulé et disposé de manière théâtrale afin de figurer dans la vidéo.

Si les images étudiées ont été éditées et publiées dans le but de présenter des éléments de preuve pour accuser l’État syrien d’avoir perpétré les attaques chimiques dans la Ghouta orientale, nos découvertes incriminent les éditeurs et les acteurs pour avoir falsifié les faits en tuant et en manipulant des enfants non identifiés . […]

Nous voulons ainsi faire connaître cette utilisation criminelle d’enfants dans la propagande politique sur les attaques aux armes chimiques dans la Ghouta orientale.

Nous présentons ce travail à d’éminents chefs spirituels, chefs d’État, députés, acteurs humanitaires et à toute personne ayant à cœur la vérité et la justice et souhaitant que ceux qui sont responsables de mauvaises actions rendent des comptes comme il se doit. »

Pour lire le rapport complet en PDF cliquez ici   (PDF lourd, long téléchargement, en anglais)

Bien que le rapport d’ISTEAMS ne précise pas qui était derrière les massacres d’enfants innocents, il confirme que les vidéos publiées le 21 août, y compris ceux présentés le 5 Septembre à la Commission des relations étrangères du Sénat étasunien, ont été délibérément manipulées, et que les cadavres d’enfants ont été déplacés d’un endroit à un autre dans le cadre d’un événement mis en scène.

Des photographies d’enfants morts en Égypte lors du massacre de Rabia al-Adawiyya au Caire ont également été utilisées et présentées dans la vidéo comme des photos d’enfants syriens.

Les corps de ces mêmes enfants apparaissent dans différentes images associées à différents endroits : que les mêmes enfants se trouvent dans des villes différentes suggère que les photos faisaient partie d’une mise en scène : « les mêmes enfants ont été placés dans une autre pièce dans une autre ville. »

L’étude d‘ISTEAMS démontre ceci : la tragédie de la Ghouta orientale a été mise en scène, soigneusement planifiée, et « les forces rebelles de l’opposition » appuyées par les États-Unis étaient impliquées.

Ces vidéos ont été utilisées comme preuves par le Comité du Sénat étasunien sur les relations étrangères dans l’élaboration de sa résolution en faveur de frappes punitives à l’encontre de la Syrie. (Comité sénatorial des Relations étrangères, résolution 2021 sur la Syrie , le 5 septembre 2013). Le sénateur John McCain est un membre clé de ce comité et il est connu pour avoir eu des contacts avec les dirigeants des rebelles affiliés à Al-Qaïda.

La résolution 2021 du Comité sénatorial (se référant aux vidéos) parle de « preuves claires et convaincantes ». Pour reprendre John Kerry dans sa déclaration devant le Comité sénatorial : « Les images [dans les vidéos] de ce jour-là sont répugnantes. Et à mon avis, le monde ne peut pas ignorer l’inhumanité et l’horreur de cet acte. »

Cependant, ces images faisaient partie d’une opération diabolique consistant à déclencher des atrocités, y compris le meurtre d’enfants innocents, puis à utiliser les images de ces atrocités à des fins de propagande.

Qui était derrière ce projet criminel?

Michel Chossudovsky

Syrie: Fabrication de « mensonges chimiques ». Qui est derrière les attentats de la Ghouta?

La résistance contre-attaque


parlement irakien
parlement irakien

Dans une guerre, on ne peut rester indéfiniment en position défensive. Il faut bien, à un moment ou à un autre, tenter de se dégager par des contre-offensives. C’est ce que semble vouloir faire le camp des amis de la Syrie. En effet, L’Irak veut demander à l’ONU des sanctions contre l’Arabie saoudite pour son soutien du terrorisme en Syrie et dans le monde. C’est ce qu’a déclaré mercredi à RIA Novosti un représentant de la coalition majoritaire du parlement irakien, Kazim Al-Shamri.

Il y a peu de chances de voir un jour des sanctions votées au Conseil de Sécurité de l’ONU contre l’Arabie Saoudite, mais la démarche est d’une importance capitale. Il s’agit là d’utiliser la méthodologie habituelle de l’Occident contre elle, c’est-à-dire la menace permanente de sanctions. Outre le fait que cela mettra un peu plus en exergue leur politique de deux poids deux mesures et l’illégalité des sanctions unilatérales, cette démarche montrera aussi qu’aucun pays, fût-il  un protégé de l’oncle Sam, n’est plus à l’abri de ces menaces de sanctions qui, jusqu’ici, n’étaient brandies que contre les ennemis de l’Occident.

Ça promet quelques nuits d’insomnie à Ban Ki Moon.

Avic

Markale III et Račak II en Syrie


Tribune libre Byblos

413746-bankimoonLe secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon rappelle les inspecteurs en Syrie alors qu’ils n’ont pas effectué le travail pour lequel ils avaient été appelés et mandatés, mais qu’ils ont par contre visité d’autres lieux, ce qui laissera libre cours aux interprétations partiales si la publication de leur rapport est interdite par le veto d’une grande puissance (comme le rapport de l’ONU sur Markale II qui confirmait les observations de l’armée française alors en charge de Sarajevo et annonçait les confessions ultérieures du général Sefer Halilović puis du président Alija Izetbegović).

Pour mémoire, cette mission d’inspection avait été réclamée par le gouvernement syrien après l’attaque chimique du 19 mars par les islamistes à Khan Al-Assal (près d’Alep) et a dû être reportée lorsque certains membres du conseil de sécurité de l’ONU ont exigé qu’elle aille ailleurs, en l’occurrence près de Damas où les islamistes prétendaient entretemps que le gouvernement aurait utilisé une arme chimique le 12 ou le 13 avril, ce qui n’a jamais été prouvé.

Début juillet la Russie a remis un rapport au secrétariat général de l’ONU, respectant toutes les normes de la convention de contrôle, et établissant indiscutablement (grâce aux relevés balistiques) que ce sont bien les islamistes qui ont tiré des obus chimiques près d’Alep le 19 mars.

Le gouvernement syrien ayant finalement accepté que la mission d’inspection appelée pour enquêter sur l’attaque du 19 mars enquête aussi sur l’attaque prétendue du 12 ou 13 avril, les inspecteurs de l’ONU sont arrivés à Damas le 18 août pour commencer à travailler le 19, mais dès le 20 août les islamistes ont diffusé des vidéos d’une nouvelle attaque « chimique » à la Ghouta (banlieue de Damas) orientale, dont ils ont ensuite prétendu qu’elle avait eu lieu le 21 août au matin (coïncidant avec une vraie contre-attaque conventionnelle de l’armée), permettant aux puissances pro-islamistes d’exiger que les inspecteurs aillent là en se détournant de leurs missions principale (attaque du 19 mars) et secondaire (attaque prétendue d’avril).

En libérant progressivement la zone des islamistes, l’armée syrienne a découvert le 24 août à Jobar un dépôt d’armes et laboratoire chimique clandestin incluant des masques à gaz et des ingrédients chimiques précurseurs provenant d’Arabie Séoudite.

Rappelant au début la mission des inspecteurs, le gouvernement syrien a rapidement décidé (le 25 août) d’accepter qu’ils aillent d’abord à la Ghouta avant d’aller à Khan Al-Assal. Un calendrier de visites a alors été établi entre le ministre syrien des affaires étrangères Wallid Mouallem (dernier ministre chrétien non abattu par les islamistes) et le haut représentant de l’ONU pour le désarmement Angela Kane. De leur côté les islamistes ont tiré deux obus de mortier vers l’hôtel des inspecteurs lundi 26 août, puis ont accueilli à la Ghouta leurs voitures blanches de l’ONU marquées « UN » à l’arme automatique, les obligeant à faire demi-tour pour revenir discrètement en voitures banalisées.

Parallèlement l’envoyé spécial de l’ONU (et émissaire de la Ligue Arabe) en Syrie Lakhdar Brahimi a déclaré en conférence de presse, le 28 août, que contrairement à ce que prétend certaine presse, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni n’ont présenté aucune preuve de la prétendue culpabilité gouvernementale dans une attaque chimique près de Damas le 21 août.

Le rappel anticipé des inspecteurs de l’ONU par le secrétaire général démontre une fois de plus que celui-ci ne travaille pas pour les Nations Unies ou leur assemblée générale mais pour le pays qui l’a mis en place.

Il démontre aussi que l’envoi de cette mission était biaisé et partial. Son rapport ne peut être qu’incomplet puisqu’il ne portera pas sur l’incident chimique principal, qui avait motivé sa venue, et s’il n’est pas suffisamment mensonger il ne sera pas diffusé. Le gouvernement syrien a-t-il eu tort d’accepter la modification du mandat initial de cette mission ? C’est difficile à dire car si les inspecteurs n’étaient pas venus cela aurait été utilisé contre la Syrie. Mais il doit absolument protester contre l’interruption des inspections et le rappel prématuré des inspecteurs, qui violent le calendrier de visite, tronquent la mission d’inspection, dévoient son rapport et le transforment finalement en un réquisitoire unilatéral, anti-gouvernemental et pro-islamiste.

Les méthodes de la poignée de pays qui manipulent certaines instances de l’ONU à des fins belliqueuses n’ont pas changé depuis vingt ans.

Delenda Carthago

http://www.stratediplo.blogspot.fr/

 

Obama prépare la guerre sainte Tomahawk – Pepe Escobar


Missile tomahawk
Missile tomahawk

La doctrine  » responsabilité de protéger » ( »responsibility to protect » : R2P) invoquée pour légitimer la guerre en la Libye en 2011 vient de se métamorphoser en  » responsabilité d’attaquer » ( »responsibility to attack » : R2A) en Syrie. Tout simplement parce que l’administration Obama le dit.

Dimanche, la Maison Blanche a dit qu’il avait » très peu de doute » que le gouvernement Bachar al-Assad a utilisé des armes chimiques contre ses propres citoyens. Lundi, le secrétaire d’Etat John Kerry fait monter la barre à  » indéniable » – et accuse Assad  »d’obscénité morale ».

Donc, quand les Etats-Unis ont bombardé Fallujah avec du phosphore blanc à la fin de 2004, ils ne faisaient que la morale. Et quand les Etats-Unis a aidé Saddam Hussein à gazer les iraniens en 1988, ils faisaient également la morale.

L’administration Obama a décrété que Assad a permis aux inspecteurs d’armes chimiques de l’ONU de venir en Syrie, et pour célébrer leur arrivée a déclenché une attaque avec des armes chimiques principalement contre des femmes et des enfants à seulement 15 kilomètres de l’hôtel des inspecteurs. Si vous ne le croyez pas, vous souscrivez à une théorie du complot.

La preuve? Qui se soucie de preuve? L’offre d’accès pour les inspecteurs d’Assad est venue  » trop tard ». De toute façon, l’équipe de l’ONU est seulement chargé de déterminer si des armes chimiques ont été déployés – mais pas par qui, selon le porte-parole du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

Pour ce qui concerne l’administration Obama et le Premier ministre britannique David  »d’Arabie’’ Cameron – soutenu par le barrage de missiles des médias – cela n’a pas d’importance ;  » la ligne rouge » d’Obama a été franchie par Assad, point. Washington et Londres sont en mode guerre-ouverte pour rejeter tout fait contredisant la décision. La Novlangue – du type R2A – est la règle. Si tout cela ressemble à Irak 2.0 c’est parce que c’est Irak 2.0. Le temps d’adapter les faits autour de la ligne d’action – le temps pour des armes de supercherie massive – et c’est reparti.

L’axe israélo-saoudien

La fenêtre d’opportunité pour la guerre c’est maintenant. Les forces d’Assad ont gagné de Qusayr à Homs ; elles ont rejeté les résidus  » rebelles » hors de la périphérie de Damas ; elles se sont déployées autour de Der’ah pour contre-attaquer les  » rebelles » entrainés par la CIA équipés d’armes de pointe qui traversent la frontière syro-jordanienne, et elles ont organisé une poussée pour expulser les  » rebelles » et les djihadistes de la banlieue d’Alep.

Maintenant, Israël et l’Arabie Saoudite sont oh tellement excitée parce qu’ils obtiennent exactement ce dont ils rêvent juste par la bonne vieille méthode de la magouille. Tel Aviv a même télégraphié comment il voulait que ça se passe : ce lundi, le quotidien Yedioth Ahronoth a titré avec » Sur la manière d’attaquer » et a même imprimé l’ordre idéal de bataille. (Voir photo)

pepe270813

Il y a quelques mois, même AMAN, la Direction du renseignement des Forces de défense israéliennes (FDI) a conclu que Assad n’était pas assez fou pour traverser la » ligne rouge » d’Obama sur les armes chimiques. Du coup, ils en sont arrivés au concept de » deux lignes rouges imbriquées », la deuxième ligne étant la perte de contrôle par le gouvernement syrien  »  de ses dépôts d’armes chimiques et des sites de production ». AMAN a ensuite proposé différentes stratégies à Washington, de la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne à la saisie effective des armes (ce qui implique une attaque au sol).

Actuellement, on est revenu à l’option numéro un – frappes aériennes sur les dépôts d’armes chimiques. Comme si les Etats-Unis – et Israël – avaient à la minute près des renseignements sur l’endroit exact où elles se trouvent.

La Maison des Saoud avait également télégraphié ses désirs – après que le prince Bandar bin Sultan, alias Bandar Bush, ait été nommé par le roi Abdallah d’Arabie comme chef des renseignements généraux. La dureté d’Abdullah s’explique par sa mère et deux de ses épouses venant d’une tribu sunnite ultra-conservatrice et influente en Syrie. Quant à Bandar Bush, il a plus de longévité que Rambo ou Terminator ; il est de retour dans le même rôle qu’il avait joué dans le djihad afghan des années 1980, quand il était l’homme-de-la-situation pour aider la CIA à militariser les ‘’combattants de la liberté du président Ronald Reagan  ».

La Jordanie – une fiction d’un pays totalement dépendant des Saoudiens – a facilement été manipulée pour devenir un centre d’opération de guerre  » secrète ». Et sous la responsabilité de qui ? Pas moins que le jeune demi-frère de Bandar, le vice-conseiller à la sécurité nationale, Salman bin Sultan, également connu sous le nom » mini-Bandar ». On peut parler d’une version arabe de Dr Evil and Mini Me.

Pourtant, il y a plus d’hommes de la CIA que de Saoudiens dans le front jordanien.

L’importance de ce rapport ne peut pas être assez exagérée. Il a d’abord été divulgué par le journal libanais Al-Safir ( version en Français ) C’est toute la stratégie de Bandar, dévoilée lors de sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine, déjà signalé par Asia Times Online. Après avoir essayé – pendant quatre heures – de convaincre Poutine de laisser tomber la Syrie, Bandar est catégorique: » l’option militaire est inévitable ».

Un mélange de Kosovo et de Libye et le tour est joué!

L’ancien président Bill Clinton a refait surface avec un timing parfait pour comparer les options d’Obama en Syrie au jihad de Reagan en Afghanistan. Bubba avait raison en termes de positionnement du rôle de Bandar. Mais il avait dû sniffé quelque chose s’il avait pensé en termes de conséquences – qui comprennent tout, depuis les talibans jusqu’à cette entité mythique, » Al-Qaïda ». Bon, au moins al-Qaida est déjà actif en Syrie, ils n’ont pas besoin de l’inventer.

Quant à cette bande d’amateurs qui entourent Obama – y compris les groupies du R2P comme Susan Rice, et le nouvel ambassadeur aux Nations Unies Samantha Power, tous des faucons libéraux, suceurs du Kosovo, et de la Libye en prime – préconise que c’est le modèle idéal pour la Syrie, le R2P par des frappes aériennes (illégale). Dans la foulée, le New York Times tel un perroquet répercute déjà frénétiquement l’idée.

Les faits sont, bien sûr, absent du narratif – y compris l’explosion de l’ambassade chinoise à Belgrade (un remix en Syrie avec l’ambassade de Russie, et être à la veille d’une guerre avec la Russie ?).

La Syrie n’a rien à voir avec les Balkans. Il s’agit d’une guerre civile. On peut dire que la majeure partie de la population urbaine syrienne, pas le campagnard, soutient Damas – à cause du méprisable comportement des  » rebelles » dans les lieux qu’ils contrôlent, et la majorité absolue veut une solution politique, comme dans la conférence de Genève 2 maintenant presque totalement torpillée.

Le régime jordanien – inondant le sud de la Syrie avec des mercenaires lourdement militarisés – est un remix de ce que la CIA et les Saoudiens ont fait pour AfPak (Afghanistan-Pakistan), et les seuls gagnants seront les djihadistes de Jabhat al-Nusra. Quant à la solution israélienne pour Obama – bombardements aveugles des dépôts d’armes chimiques -elle va certainement entraîner des dommages collatéraux terribles, parce que le R2A tue encore plus de civils.

Les perspectives restent sombres. Putain, une autre coalition des bonnes volontés ; Washington a déjà les caniches britanniques et français dans le sac, et le plein soutien – en toute sécurité douillette – des démocratiques pétromonarchies du Conseil de coopération du Golfe, du laquais jordanien et de la puissance nucléaire israélienne. C’est ce qui passe pour être la  » communauté internationale » à l’âge de la novlangue.

Les Britanniques ont déjà lourdement insisté sur le fait qu’aucune résolution du Conseil de sécurité de l’ONU n’est nécessaire ; qui se soucie que nous fassions un Irak 2.0 ? Pour le Parti de la guerre, le fait que le chef de la Joint Chiefs of Staff le général Martin Dempsey ait déclaré que les  » rebelles » syriens pourraient ne pas promouvoir les intérêts des États-Unis semble être hors de propos.

Washington a déjà ce qu’il faut pour que les Saints Tomahawks commencent à voler; 384 d’entre eux sont déjà positionnés dans la Méditerranée orientale. Des bombardiers B-1 peuvent être déployées à partir de de la base aérienne Al Udeid au Qatar. Et les bombes anti-bunker feront certainement partie du film.

Ce qui se passera ensuite exige des boules de cristal concentriques – des tirs de Tomahawks aux tirs de barrage par frappes aériennes, en passant par des opérations spéciales de commandos au sol, ou une campagne soutenue par l’aviation et qui dure des mois. Dans sa longue interview à Izvestia (version française), Assad donne l’impression qu’il pense que Obama  bluffe.

Ce qui est certain, c’est que la Syrie ne sera pas  » du gâteau » comme la Libye ; même affaibli sur tous les fronts, le colonel Kadhafi a résisté pendant huit longs mois après que l’OTAN ait commencé ses bombardements humanitaires. La Syrie a une armée fatiguée mais toujours forte de 200.000; des tas d’armes soviétiques et russes ; de très bons systèmes antiaériens, et le plein soutien des experts de la guerre asymétrique que sont l’Iran et le Hezbollah. Sans parler de la Russie, qui a juste besoin de transmettre quelques batteries de défense anti-aérienne S-300 et de relayer les renseignements.

Donc habituez-vous à la façon dont fonctionnent les relations internationales à l’ère de la novlangue. L’armée du général Abdel Fattah al-Sisi en Egypte peut tuer des centaines de ses propres citoyens qui protestaient contre un coup d’Etat militaire. Washington s’en fout – puisque le coup d’Etat n’est pas un coup d’État et le bain de sang n’est pas un bain de sang.

Personne ne sait avec certitude ce qui s’est exactement passé dans la saga des armes chimiques près de Damas. Mais c’est le prétexte à une nouvelle guerre américaine – quelques jours seulement avant un sommet du G20 organisé par Poutine à Saint-Pétersbourg. Saint Tomahawk ! R2A, c’est parti !

Pepe Escobar

Traduction : Avic

http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MID-01-270813.html

Syrie: un autre crime de guerre occidental en préparation – Paul Craig Roberts


David-Cameron-Barack-Obama-Francois-HollandeMise à jour

Les criminels de guerre de Washington et d’autres capitales occidentales sont déterminés à maintenir leur mensonge selon lequel le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. Ayant échoué dans les efforts visant à intimider les inspecteurs d’armes chimiques de l’ONU en Syrie, Washington a exigé que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon retire ces inspecteurs avant qu’ils puissent évaluer la preuve et faire leur rapport. Le Secrétaire général de l’ONU s’est élevé contre les criminels de guerre de Washington et a rejeté leur demande. Cependant, comme avec l’Irak, la décision de Washington de commettre une agression contre la Syrie ne se fonde pas sur des faits. http://rt.com/op-edge/syria-un-war-investigation-006/

Les gouvernements américain et britannique n’ont révélé aucune des «preuves concluantes» qu’ils prétendent avoir démontrant que le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. En écoutant leurs voix, en observant leur langage corporel, et en les regardant dans les yeux, il est tout à fait évident que John Kerry et ses marionnettes britanniques et allemandes mentent de manière éhontée. C’est une situation bien plus honteuse que les énormes mensonges que l’ancien Secrétaire d’Etat Colin Powell a commis à l’ONU sur les armes irakiennes de destruction massive. Colin Powell affirme qu’il a été trompé par la Maison Blanche et ne savait pas qu’il mentait. Kerry et les marionnettes britanniques, françaises et allemandes savent très bien qu’ils mentent.

Le visage que l’Occident présente au monde est celui d’un menteur impudent.
Washington et ses gouvernements fantoches britanniques et français sont prêts à encore une fois révéler leur criminalité. L’image de l’Occident en tant que criminel de guerre n’est pas une image de propagande créée par les ennemis de l’Occident, mais le portrait que l’Occident a peint de lui-même.

Le journal britannique The Independant a rapporté qu’au cours du dernier week-end, Obama, Cameron et Hollande ont convenu de lancer des attaques de missiles de croisière contre le gouvernement syrien dans les deux semaines à venir, malgré l’absence de toute autorisation de l’ONU et malgré l’absence de tout élément de preuve en faveur des allégations de Washington selon lesquelles le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques contre « ses rebelles » largement soutenus par les forces extérieures américaines, cherchant à renverser le gouvernement syrien.

En effet, une des raisons de la course à la guerre est d’empêcher l’inspection de l’ONU dont Washington sait qu’elle pourrait réfuter ses allégations et éventuellement l’impliquer dans l’attaque sous faux drapeau effectuée par les «rebelles», qui ont réuni un grand nombre d’enfants dans un endroit pour y être assassinés chimiquement pour ensuite en coller la responsabilité au gouvernement syrien.

Une autre raison de la course à la guerre, c’est que Cameron, le Premier ministre britannique, veut précipiter la guerre avant que le Parlement britannique ne puisse le bloquer et l’empêcher de fournir une couverture pour les crimes de guerre d’Obama, de la même manière que Tony Blair avait assuré la couverture de George W. Bush, ce dont il a été dûment récompensé. Qu’est-ce qu’il en a à faire, Cameron, de la vie des syriens quand il peut quitter ses fonctions avec une fortune de 50 millions $ qui l’attendent à bras ouverts ?

http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/syria-un-weapons-inspectors-attacked-as-they-try-to-enter-poison-gas-attack-site-8784435.html

Le gouvernement syrien, sachant qu’il n’est pas responsable de l’incident des armes chimiques, a accepté que l’ONU envoie des inspecteurs d’armes chimiques pour déterminer la substance et le vecteur utilisés. Cependant, Washington a déclaré qu’il était «trop tard» pour les inspecteurs de l’ONU et accepte la déclaration intéressée des « rebelles » affiliés à Al-Qaïda accusant le gouvernement syrien d’avoir attaqué des civils avec des produits chimiques. http://news.antiwar.com/2013/08/25/obama-administration-accepts-rebels-account-on-syria-prepares-for-war/ . Voir aussi http://news.antiwar.com/2013/08/25/syria-accepts-un-inspectors-us-spurns-call-as-too-late/

Dans une tentative pour empêcher les inspecteurs de produits chimiques des Nations Unies qui sont arrivés sur place de faire leur travail, ces derniers ont essuyé des tirs de snipers sur le territoire détenu par les  « rebelles » et ont été forcés de quitter le site ; mais un rapport ultérieur de RT affirme qu’ils sont retournés sur le site pour effectuer leur inspection. http://rt.com/news/un-chemical-oservers-shot-000/

Le gouvernement britannique corrompu a déclaré que la Syrie peut être attaquée sans autorisation de l’ONU, tout comme la Serbie et la Libye ont été attaquées militairement sans autorisation de l’ONU. En d’autres termes, les démocraties occidentales ont déjà établi des précédents pour violer le droit international. « Le droit international? Nous n’avons pas besoin de droit international puant » L’Occident ne connaît qu’une seule règle: la Force prime le Droit. Tant que l’Occident a la Force, l’Occident a le Droit.

Dans une réponse à l’information que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France se préparent à attaquer la Syrie, le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a déclaré qu’une telle action unilatérale est une «violation grave du droit international», et que la violation n’était pas seulement d’ordre juridique, mais aussi une violation de l’éthique et de la morale. Lavrov a évoqué les mensonges et la tromperie utilisés par l’Occident pour justifier ses violations graves du droit international dans les attaques militaires contre la Serbie, l’Irak et la Libye et la façon dont le gouvernement américain a utilisé des actions préventives pour saper tout espoir pour un règlement pacifique en Irak, en Libye et en Syrie.

Une fois de plus, Washington a anticipé pour saper tout espoir de règlement pacifique. En annonçant la prochaine attaque, les Etats-Unis ont détruit toute incitation pour les «rebelles» à participer aux pourparlers de paix avec le gouvernement syrien. Au moment où ces pourparlers allaient avoir lieu, les «rebelles» n’ont désormais plus aucune incitation à y participer, puisque les militaires de l’Occident viennent à leur secours.

Dans sa conférence de presse, M. Lavrov a parlé de la façon dont les partis au pouvoir aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France attisent les émotions chez les gens mal informés qui, une fois chauffés, trouveraient satisfaction dans la guerre. Ceci, bien sûr, est le moyen par lequel les Etats-Unis ont manipulé le public pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak. Mais le public américain est fatigué de la guerre, dont le but n’est jamais établi clairement, et sa suspicion augmente de jour en jour au sujet des justifications du gouvernement pour encore plus de guerres.

Un sondage Reuters / Ipsos révèle que « les Américains s’opposent fermement à l’intervention américaine dans la guerre civile en Syrie et croient que Washington devrait rester en dehors du conflit, même si les rapports selon lesquels le gouvernement de la Syrie a utilisé des produits chimiques mortels pour attaquer les civils sont confirmés ». http://news.yahoo.com/syria-war-escalates-americans-cool-u-intervention-reuters-003146054.html Pourtant Obama se moque que seulement 9 pour cent de la population soutienne son bellicisme. Comme l’a récemment déclaré l’ancien président Jimmy Carter : « L’Amérique n’a pas de démocratie qui fonctionne ». http://rt.com/usa/carter-comment-nsa-snowden-261/ Il y a un Etat policier dans lequel le pouvoir exécutif s’est placé lui-même au-dessus de toutes les lois et au-dessus de la Constitution.

Cet état policier va maintenant commettre encore un autre crime de guerre d’agression non provoquée de style nazi. A Nuremberg, les nazis ont été condamnés à mort précisément pour les actions identiques à celles commises par Obama, Cameron et Hollande. L’Occident mise sur la force, non sur le droit, pour se garder hors du box des criminels.

Les gouvernements américain, britannique et français n’ont pas expliqué pourquoi il vaut mieux que les gens, dans les guerres initiées par l’Occident, soient tués par des explosifs en uranium appauvri plutôt qu’avec des agents chimiques ou de toute autre arme. Il était évident dès le début que Obama était en train de préparer l’attaque contre le gouvernement syrien. Obama a diabolisé les armes chimiques mais pas les « anti-bunkers » nucléaires que les Etats-Unis pourraient utiliser contre l’Iran. Ensuite, Obama a tracé une ligne rouge, en disant que l’utilisation d’armes chimiques par les Syriens était un si grand crime que l’Occident serait obligé d’attaquer la Syrie. Les marionnettes britanniques de Washington, William Hague et Cameron, ont juste répété cette affirmation absurde. http://rt.com/news/uk-response-without-un-backing-979/ La dernière étape dans la machination était d’orchestrer un incident chimique et d’en accuser le gouvernement syrien.

Quel est le véritable agenda de l’Occident? Telle est la question non posée et sans réponse. De toute évidence, les gouvernements américains, britanniques et français, qui ont affiché en permanence leur soutien à des régimes dictatoriaux qui répondent à leurs attentes, ne sont pas le moins du monde perturbés par les dictatures. Ils désignent Assad comme dictateur pour le diaboliser aux yeux des masses occidentales mal informés. Mais Washington, le Royaume-Uni, et la France soutiennent un certain nombre de régimes dictatoriaux, comme ceux de Bahreïn, de l’Arabie Saoudite, et maintenant la dictature militaire en Egypte qui tue impitoyablement des Egyptiens sans qu’aucun gouvernement occidental ne parle d’envahir l’Égypte parce qu’il «tue son propre peuple ».

Il est clair aussi, que la prochaine attaque occidentale sur la Syrie n’a rien à voir avec la volonté d’apporter «la liberté et la démocratie» en Syrie, pas plus que la liberté et la démocratie n’étaient les raisons des attaques contre l’Irak et la Libye, dont aucun n’a gagné la « liberté et la démocratie. »

L’attaque occidentale sur la Syrie n’est pas liée aux droits de l’homme, la justice ou l’une des causes ronflantes dont l’Occident couvre sa criminalité.

Les médias occidentaux, et encore moins les presstitués américains, ne demandent jamais à Obama, Cameron, ou Hollande quel est le vrai agenda. Il est difficile de croire qu’il y ait un seul journaliste qui soit suffisamment stupide ou naïf pour croire que l’agenda est d’apporter «la liberté et la démocratie » à la Syrie ou de punir Assad pour avoir utilisé des armes chimiques contre des voyous meurtriers qui tentent de renverser le gouvernement syrien.

Bien sûr, la question n’aurait pas de réponse si elle était posée. Mais le fait de poser la question contribuerait à rendre le public conscient que les choses sont tout autres. A l’origine, le prétexte de Washington pour les guerres était d’assurer la sécurité des Américains contre les terroristes. Maintenant, Washington s’efforce de livrer la Syrie à des terroristes djihadistes en les aidant à renverser le gouvernement laïc et non-terroriste d’Assad. Quel est l’agenda derrière le soutien de Washington au terrorisme?

Peut-être que le but des guerres est de radicaliser les musulmans et, ainsi, déstabiliser la Russie et même la Chine. La Russie a une importante population musulmane et est bordée par les pays musulmans. Même la Chine a une certaine population musulmane. Comme la radicalisation se propage en conflits dans les deux seuls pays capables d’être un obstacle à l’hégémonie mondiale américaine, la propagande des médias occidentaux et le grand nombre d’ONG financées par les États-Unis, se présentant comme des organisations de «droits de l’Homme», peuvent être utilisés par Washington pour diaboliser les gouvernements russe et chinois pour les mesures sévères que ceux-ci prennent contre les «rebelles».

Un autre avantage de la radicalisation des musulmans est qu’elle laisse les anciens pays musulmans dans la tourmente ou des guerres civiles pour une longue durée, comme c’est actuellement le cas en Irak et en Libye, éliminant ainsi toute capacité à faire obstruction à Israël par un état organisé.

Le Secrétaire d’Etat John Kerry est en train de travailler au  téléphone utilisant les pots de vin et les menaces pour faire accepter, sinon appuyer, le crime-de-guerre-en-préparation de Washington contre la Syrie.

Washington est en train de conduire le monde plus près que jamais de la guerre nucléaire, même plus que dans les périodes les plus dangereuses de la guerre froide. Quand Washington en terminera avec la Syrie, la prochaine cible sera l’Iran. La Russie et la Chine ne seront plus en mesure de se leurrer eux-mêmes sur l’existence  d’un quelconque système de droit international ou de contrainte qui puisse agir sur la criminalité de l’Occident. L’agression occidentale contraint déjà les deux pays à développer leurs forces nucléaires stratégiques et à circonscrire les ONG financées par l’Occident qui se présentent comme des «organisations des droits de l’homme», mais en réalité constituent une cinquième colonne que Washington peut utiliser pour détruire la légitimité de leurs gouvernements.

La Russie et la Chine ont été extrêmement imprudentes dans leurs relations avec les Etats-Unis. Essentiellement, l’opposition politique russe est financée par Washington. Même le gouvernement chinois est miné. Quand une société américaine ouvre une entreprise en Chine, il crée un conseil d’administration chinois dans lequel sont placés des proches des autorités politiques locales. Ces conseils créent un circuit pour les paiements qui influencent les décisions et la loyauté des membres du parti local et régional. Les États-Unis ont pénétré les universités chinoises et les milieux intellectuels. L’Université Rockefeller est active en Chine dans le cadre philanthropique des Rockefeller. Les voix dissidentes sont créées et sont déployées contre le gouvernement chinois. Les demandes de «libéralisation» peuvent ressusciter des différences régionales et ethniques et saper la cohésion du gouvernement national.

Quand la Russie et la Chine se rendront compte qu’ils sont la proie de cinquièmes colonnes américaines, qu’elles sont isolées diplomatiquement et militairement inférieures en armes,  les armes nucléaires deviendront le seul garant de leur souveraineté. Cela donne à penser que la guerre nucléaire est susceptible de mettre fin à l’humanité bien avant que les hommes ne succombent au réchauffement climatique ou à la hausse des dettes nationales.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

L’Occident contre-attaque en Syrie – MK Bhadrakumar


Ake Sellstrom-Ban Ki MoonLa coïncidence ne pouvait pas être plus révélatrice. A peine les inspecteurs de l’ONU pour les armes chimiques sont arrivés à Damas – dans les 72 heures, en fait – les figures de l’opposition syrienne basée à Istanbul, en Turquie, ont affirmé que jusqu’à 1.400 personnes ont été tuées dans des attaques d’armes chimiques par les forces gouvernementales dans les environs de la capitale syrienne mercredi matin.

Le blitzkrieg médiatique a été aussi impressionnant – des conférences de presse, des présentations vidéo de militants de l’opposition, des «avis d’expert» dans les capitales occidentales et des réactions instantanées par les politiciens occidentaux.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Union européenne et la Ligue arabe sont parmi ceux qui ont réclamé une action urgente.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu rapidement une réunion à huis clos pour examiner l’accusation contre le gouvernement syrien. Sans surprise, le gouvernement syrien a catégoriquement réfuté l’accusation l’appelant ‘’sale’’ guerre médiatique, qui reflétait « l’hystérie, la débâcle et la panne » des rebelles qui ont subi une série de défaites militaires dévastatrices dans les derniers jours et semaines.

Faire toute la lumière

Quel est le but du jeu ? Un indice essentiel réside dans la nomination de l’expert suédois Ake Sellstrom à la tête de l’équipe des Nations Unies qui a atterri à Damas il y a trois jours. Sellstrom a fait partie du groupe des inspecteurs d’armes de l’ONU en Irak.

Reuters a cité Sellstrom soutenant la demande que les attaques présumées dans la banlieue de Damas doivent être étudiées et il a même évoqué un plan d’action. Sellstrom a suggéré,

Elle [la revendication de l’opposition syrienne] ressemble à quelque chose qui doit être examinée. Cela dépendra de savoir si un Etat membre de l’ONU ira au secrétaire général et lui dira que nous devrions nous pencher sur cet événement. Nous sommes sur place.

Le secrétaire au Foreign Office, William Hague, a sauté sur l’excellente idée de Sellstrom et a dit:

Je demande au gouvernement syrien de permettre un accès immédiat à la région pour l’équipe de l’ONU chargée actuellement de l’enquête sur de précédentes accusations d’utilisation d’armes chimiques … Le Royaume-Uni soulèvera cette question au Conseil de sécurité de l’ONU.

La France a souscrit en un rien de temps. Le président François Hollande a aussi estimé que les accusations « exigent une vérification et une confirmation » et Paris demanderait à l’ONU d’aller sur le site « pour faire toute la lumière » sur les accusations. L’Allemagne acquiesça.

Le ministère turc des Affaires étrangères avait une déclaration complète déjà prête, qui dit : Ankara est «profondément préoccupée» et l’équipe d’inspecteurs de l’ONU déjà en Syrie « doit enquêter sur les accusations en question et présenter ses conclusions » au Conseil de sécurité.

Fait intéressant, la déclaration tant attendue de la Maison Blanche à Washington s’est avérée être une approbation de la demande européenne et turque – évitant de de confirmer l’incident, mais ajoutant qu’il travaillait à recueillir des informations supplémentaires, tout en exigeant :

Il y a aujourd’hui, au moment où nous parlons, sur le terrain en Syrie, une équipe des Nations Unies spécialisée dans les enquêtes sur l’utilisation des armes chimiques. Donc, nous allons donner à cette équipe l’occasion d’étudier ce qui s’est exactement passé et d’aller au fond des choses de façon à ce que nous puissions demander des comptes à ceux qui en ont été responsables.

En effet, une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies a eu lieu à New York. Le conseil n’a pas demandé explicitement une enquête de l’ONU mais a convenu que la «clarté» était nécessaire et a salué les appels du Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon pour une enquête rapide par l’équipe de Sellstrom.

Dans les mots de l’ambassadrice de l’Argentine Cristina Perceval, actuellement présidente du Conseil de sécurité, il y a une « forte inquiétude parmi les membres du Conseil » sur les accusations, et «un sentiment général selon lequel il doit y avoir des éclaircissements sur ce qui s’est passé» et que la situation est à suivre attentivement ».

Pendant ce temps, le porte-parole de M. Ban a déclaré aux journalistes à New York que Sellstrom est déjà « en discussions avec le gouvernement syrien sur toutes les questions relatives à l’utilisation présumée d’armes chimiques, y compris ce dernier incident rapporté ».

Le loup dans la bergerie

En somme, l’équipe d’inspection de l’ONU dont le mandat est d’être en Syrie jusqu’à 14 jours – comme convenu entre le gouvernement syrien et l’ONU – « avec une extension possible » pour vérifier les accusations d’emploi d’armes chimiques à Khan al-Assal et deux autres sites restés secrets pourrait bien voir son mandat renforcé.

Si c’est le cas, cela devient un coup diplomatique pour les puissances occidentales et leurs alliés du Moyen-Orient qui ont constamment cherché une certaine forme d’intervention de l’ONU en Syrie.

En substance, Sellstrom pourrait bien être sur une mission ouverte maintenant puisque l’opposition syrienne s’efforcera de faire de nouvelles accusations dans d’autres endroits en Syrie. Plus important, Sellstrom pourra, à un moment, avancer insidieusement, sur la pointe des pieds vers les stocks d’armes chimiques du régime Bachar Al-Assad.

De toute évidence, le loup est entré dans la bergerie de Bachar. Sellstrom va maintenant commencer à déposer des rapports à Ban, que celui-ci sera tenu de porter à la connaissance du Conseil de sécurité ce qui, à son tour, pourrait se traduire par l’ouverture d’un dossier syrien à New York, que l’Occident avait toujours voulu.

Qu’est-ce que tout cela va donner ? Trois choses émergent. Un, l’élan de succès étourdissant de l’armée syrienne sur les rebelles va presque certainement se ralentir. Le régime syrien devra tourner son attention vers la bataille diplomatique à venir.

Les forces gouvernementales ont remporté des succès dans les champs de bataille clés tels que dans les régions centrales et côtières de Homs et Lattaquié et la banlieue de Damas. Le général Rahim Safavi Yahya, l’influent aide militaire du Guide suprême iranien Ali Khamenei, venait juste d’affirmer ce mercredi à Téhéran que  » les terroristes [syriens] ont été presque vaincus du point de vue militaire. » Savafi avait ajouté,

Ce qui reste c’est la conférence de Genève 2. D’un côté, il y aura les Etats-Unis, Israël, la France, l’Angleterre, la Turquie et certains pays arabes, qui ont soutenu l’opposition. En raison de ses problèmes intérieurs, la Turquie a maintenant réalisé son erreur stratégique et a quitté le front. L’Arabie saoudite fait face à son projet en Egypte. Le reste du front est présent mais vaincu.

Mais de l’autre côté de ce front, il y a la Russie, la Chine et l’Iran, qui ont aidé la Syrie. Bien sûr, l’Iran et le Hezbollah libanais ont assisté la Syrie politiquement et internationalement comme ils soutiennent la restauration de la paix, la stabilité et la tranquillité en Syrie.

Avez-Safavi a-t-il parlé un jour trop tôt? L’Iran est-il pleinement dans la boucle? Son triomphalisme est-il justifié? Les réponses vont apparaître bientôt.

En attendant, Moscou maintient un silence assourdissant sur les dernières accusations sur les armes chimiques, sans doute surpris par la vitesse de l’éclair avec laquelle les puissances occidentales et leurs alliés régionaux ont obtenu que le dossier syrien soit à l’ordre du jour du Conseil de sécurité.

Le Ministre des affaires étrangères russe Sergueï Viktorovitch Lavrov a eu une conversation téléphonique mercredi matin avec l’espion saoudien en chef, le prince Bandar bin Sultan al-Saoud pour «discuter de la situation en Egypte et en Syrie … [et] des relations entre les deux pays ». Bandar est un charmant sac à malices, et en tout cas, le mercredi soir, Riyad a chanté une mélodie différente, avec le ministre des Affaires étrangères Saud al-Faisal disant:

Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait travailler sur une résolution claire pour mettre fin à la tragédie. Nous sommes choqués par le massacre dans les villes syriennes avec l’utilisation d’armes chimiques, qui sont interdites en vertu du droit international.

Deuxièmement. Les plaques tectoniques de la géopolitique du Moyen-Orient ont commencé à montrer quelques mouvements au cours des dernières semaines sur les développements en Egypte. Le désaccord entre les anciens alliés qui avaient jusqu’à récemment collaboré sur le projet syrien devenait trop évident pour être glissé sous le tapis.

La Turquie a commencé en critiquant ouvertement la junte égyptienne et ses supporters du Conseil de coopération du Golfe (CCG) tout en narguant l’Occident sur son projet de démocratie tant vanté dans le nouveau Moyen-Orient. Le Qatar a disparu de la ligne de front syrien. Washington ne veut toujours pas appeler le coup d’Etat égyptien par son vrai nom, alors que l’Union européenne hésite à imposer un embargo sur l’Egypte, l’Arabie saoudite menace de rattraper tout embargo occidental sur l’Egypte.

Caler une réinitialisation

Mais la partie la plus sensationnelle du réalignement est la proximité naissante entre la Russie d’une part et de l’Arabie Saoudite et ses alliés du CCG (en particulier les Emirats arabes unis), d’autre part dans leur antipathie partagée envers les Frères musulmans.

À tout le moins, la controverse sur les armes chimiques syriennes met une rupture brutale sur les mouvements naissants d’un « reset » dans les alignements politiques au Moyen-Orient. Les puissances occidentales ont cerclé les wagons, et sont en train de dire à leurs alliés arabes rétifs – l’Arabie saoudite, en particulier – de rester patients, avec le signal que le projet syrien est toujours en cours.

Le cœur du problème est que l’Occident ne peut tout simplement pas se permettre une ascendance régionale par la Russie, la Chine et l’Iran. Pas plus qu’il n’est à l’aise avec les comportements de plus en plus individualistes qu’adoptent ses alliés régionaux.

Paradoxalement, la controverse sur les armes chimiques constitue une bouée de sauvetage vitale pour la Turquie aux abois de Recep Erdogan pour sortir de son isolement aigu sur l’Egypte. Erdogan ne sait plus quoi faire face à la question kurde, qui a flambé récemment à cause du conflit syrien. Les Kurdes syriens ont frontalement dénoncé les liens secrets d’Ankara avec les affiliés d’Al-Qaïda opérant dans le nord-est à la frontière entre la Syrie et la Turquie, ce qui met Erdogan dans une situation difficile.

Une question tentante se pose, toutefois. Les puissances européennes – la Grande-Bretagne et la France en particulier – et la Turquie sont évidemment le fer de lance de la dernière controverse sur les armes chimiques. Mais quelle est la réalité de l’implication de l’administration Obama dans cette histoire et  jusqu’à quel point est-elle impliquée ?

Le chef de la Joint Chiefs of Staff, le général Martin Dempsey, a annoncé, pas plus tard que lundi que l’administration Obama est opposée à une intervention militaire, même limitée en Syrie, car il estime que les rebelles qui combattent le régime Assad ne prendront pas en compte les intérêts américains s’ils devaient s’emparer du pouvoir en ce moment.

Il a écrit avec une franchise brutale dans une lettre officielle adressée au membre du Congrès américain Eliot Engel (Démocrate – New York),

En Syrie aujourd’hui ce n’est pas de choisir entre deux parties, mais plutôt le choix d’un des nombreux côtés. C’est ma conviction que le côté que nous choisissons doit être prêt à défendre leurs intérêts et les nôtres lorsque la balance penchera en leur faveur. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas

C’est un conflit de longue durée, profondément enracinée entre plusieurs factions et les luttes violentes pour le pouvoir se poursuivront après le départ d’Assad. Nous devons évaluer l’efficacité des options militaires limitées dans ce contexte.

L’utilisation de la force militaire américaine peut changer l’équilibre militaire. Mais il ne peut pas résoudre les problèmes ethniques, religieux et tribaux sous-jacents et historiques qui alimentent ce conflit.

Dempsey a conclu que l’administration Obama est sur la bonne voie avec sa politique actuelle de se concentrer sur l’aide humanitaire et le renforcement de l’opposition modérée en Syrie, car une telle approche « représente le meilleur cadre pour une stratégie efficace Etatsunienne en Syrie ».

Dans l’ensemble, donc, la controverse sur les armes chimiques ouvre une porte de sortie de toutes sortes pour les puissances occidentales (et la Turquie) en Syrie. Les puissances occidentales ont esquivé la question de l’armement des rebelles syriens après avoir fait des promesses verbales pendant que les forces d’Assad reprenaient peu à peu le dessus militairement.

L’opposition syrienne est dans la confusion et l’homme fort de l’Egypte le général Abdel Fatteh el-Sisi a demandé à ses dirigeants qui étaient basés au Caire de déguerpir. D’autre part, les Frères Musulmans, qui dominaient l’opposition syrienne, sont sous le feu de l’artillerie saoudienne dans toute la région.

En somme, la boussole du projet  de « changement de régime » en Syrie a évolué en faveur des salafistes. Et puis nous n’en sommes qu’au début en Egypte et ce qui se passera sur les rives du Nil réécrira finalement la politique du Moyen-Orient. Dans la situation actuelle, Assad va négocier en position de force inattaquable à la table des négociations de « Genève 2 », ce qui est intenable.

C’est là que la controverse sur les armes chimiques et l’ouverture d’un dossier syrien au Conseil de sécurité de l’ONU offre un répit pour briser l’élan de l’armée d’Assad, l’arrogance du Hezbollah et de l’Iran et la fin de la satisfaction béate sur le front de la Russie.

Est-ce un prélude à un scénario semblable à l’Irak ? Les chancelleries à Moscou, Téhéran et Pékin évalueront. Aucun doute, Sellstrom se rapproche dangereusement, sur la pointe des pieds, des stocks d’ADM de Bachar, quelque chose, que les Etats-Unis (et Israël) ont toujours voulu fixer.

La seule tâche confiée à l’inspecteur des armes Sellstrom quand il a débarqué à Damas il y a trois jours avec son équipe était d’inspecter trois sites spécifiques afin de déterminer si des armes chimiques avaient été utilisées en Syrie. Il n’avait même pas le mandat de dire qui est le responsable.

Maintenant, tout ça c’est du passé.

MK Bhadrakumar

Traduction : Avic

http://atimes.com/atimes/Middle_East/MID-01-220813.html

« Cheval au bord du précipice n’obéît plus aux rênes ». (Proverbe chinois.)


Tribune libre de Djerrad Amar

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L’Égypte au bord du chaos économique, social, culturel, identitaire avec des apprentis sorciers comme Morsi et son maître spirituel et ‘serial-criminal-fatwiseur’ Qaradawi ne lui offrant comme perspective que d’aller faire le djihad contre la Syrie, l’un des 2 ou 3 derniers bastions du nationalisme arabe auquel reste attachée envers et malgré tout la majorité de l’opinion arabe.
Il n’est pas surprenant que le peuple dans son immense majorité, les forces vives de la nation et l’armée, ayant pris la mesure de la gravité de la situation, réagissent brutalement à cette dérive mortelle …. Quel que soit le prix à payer, car il sera moins élevé que le chaos programmé.
De plus, les Égyptiens ont l’exemple vivant de la Syrie restée debout malgré l’agression criminelle de toutes les puissances occidentales et leurs valets de la région.
À mon avis, Obama le serpent à sonnettes (*), Baroso le caniche, Ban Ki Moon le ‘nobody’ et cie, peuvent toujours froncer les sourcils et aboyer, l’Égypte n’écoute plus personne.
La perte de 1,5 milliard de $ d’aide agitée par le sénile sénateur Mc Cain, ami des rats et des cannibales, c’est du pipi de chat par rapport à toutes les pertes que Morsi a fait subir à l’Égypte en 1 an de règne.
Et il suffit à l’Égypte d’aligner le prix du gaz qu’elle vend à ‘zionistan’ sur les prix du marché pour compenser cette fausse aide.
Le mouvement « Tamaroud » ne va tarder aussi à s’étendre à la Tunisie – où déjà plus de 176 000 signatures ont été récoltées pour renvoyer Ghannouchi à son expéditeur britannique – et à la Libye où Tripoli a connu ses premières et timides manifestations anti milices armées ….pour le moment.
Et comme un signe, pour ceux qui croient à la science des signes, ils se sont réuni place ou rue …. d’Alger à Tripoli.
(*) Il devrait commencer par virer ses conseillers FM pour le Moyen-Orient dont aucun n’a peut-être jamais mis les pieds dans la médina du Caire et dont les horizons sont floutés par des barbes, des gandouras, des sandales et des grillages de ‘niqab’.
Par Cheikh Si Mimoun

Les présidents d’Amérique Latine font bloc, réclament excuses et explications après l’affront à la Bolivie


51d6299c7e95eC’est en Bolivie que s’est tenue la réunion en urgence des membres de l’organisation régionale Unasur après le grave incident qui a marqué le voyage de retour du Président Evo Morales depuis Moscou, dont les dommages sont encore mal mesurés par les pays européens concernés.

Les gouvernements de la région « exigent » des pays européens concernés –France , Espagne, Italie, Portugal « qu’ils expliquent les raisons de la décision d’empêcher le survol de leur territoire par l’avion du président bolivien Morales ». C’est ce qu’il ressort de la “Declaración de Cochabamba”, à la suite de la réunion de mercredi 4 juillet, à laquelle participaient les présidents d’ Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, de Bolivie, Evo Morales, d’Equateur , Rafael Correa, du Surinam, Desiré Delano Bouterse, d’ Uruguay, José Mujica, et du Venezuela, Nicolás Maduro. Le Brésil étant représenté par le ministre, Eduardo dos Santos, le Chili, Pérou, Colombie par leurs ambassadeurs en Bolivie.

La Déclaration dénonce « la flagrante violation de tous les traités internationaux qui régissent la cohabitation pacifique, solidarité et coopération » entre les Etats, ce qui « constitue un acte insolite, inamical et hostile » . Il s’agit d’un « fait illicite qui affecte la liberté de circulation et de déplacement d’un chef d’Etat et de sa délégation officielle », poursuit le texte qui affirme que « l’inacceptable restriction de liberté de Morales, le convertissant virtuellement en un otage, constitue une violation des droits non seulement vis-à-vis du peuple bolivien mais des peuples et de tous les pays d’Amérique Latine , et marque un précédent dangereux dans le domaine du droit international en vigueur ».

La Déclaration demande aussi que les quatre pays concernés « présentent des excuses publiques correspondant à la gravité des faits survenus ».

Elle fait suite à la lettre envoyée au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, par le gouvernement bolivien demandant d’ empêcher que cette affaire soit un « précédent néfaste qui pourrait affecter d’autres chef d’Etat et mettre en danger la cohabitation pacifique entre Etats ». La qualifiant de « violation flagrante au droit international » .

Avant le sommet, les présidents Kirchner , Morales, Correa et Maduro ont pris la parole lors d’une manifestation publique devant la foule, dénonçant l’attitude des gouvernements européens impliqués dans cette affaire, dénonçant des vieux relents de colonialisme, d’impérialisme, d’arrogance ….

Cette réaction est à l’aune de la colère soulevée dans plusieurs pays latino-américains, et plus que la colère les dommages engendrés par cette affaire. Tout ceci est sans doute mal mesuré par les pays européens qui en sont à l’origine , par mépris ou ignorance, comme le montrent les excuses embarrassées et finalement assez légères vue la situation, du ministre des affaires étrangères français Laurent Fabius à son homologue bolivien faisant « part des regrets de la France suite au contretemps occasionné pour le président Morales par les retards dans la confirmation de l’autorisation de survol du territoire par l’avion du Président. »

Alors même que Cristina Kirchner , a bien traduit le sentiment général de l’Amérique latine, « une humiliation à une nation sœur et au continent », et aussi un coup de butoir dans la diplomatie et le droit international, lourd de conséquences : « Cette violation des textes des Nations Unies , qui provoque un degré d’insécurité juridique très grave » a t-elle souligné. « Cela est d’autant plus significatif qu’il s’agit d’ un chef d’Etat, parce s’ils font ce genre de choses avec un chef d’Etat connu de tout le monde, qui a accès à la presse, que peut-il arriver à un citoyen lambda du monde, que personne ne connaît , il peut lui arriver des choses terribles ».

Chavez-15

par Estelle Leroy-Debiasi

http://www.elcorreo.eu.org/Les-presidents-d-Amerique-Latine-font-bloc-face-a-l-affront-a-la-Bolivie-reclament

Mali : la résolution de l’ONU permettra à la France d’occuper le pays


Armee-francaise-a-Tombouctou« À l’heure actuelle, les troupes africaines déployées au Mali par la CEDEAO (communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest – NDLR) constituent une force totalement incapable », a déclaré Michael Sheehan, le conseiller du secrétaire à la défense pour les opérations spéciales et les conflits de basse intensité. Ces propos ont été tenus le 9 avril devant la sous-commission du Sénat pour les forces armées.

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Algérie-Maroc : Cette frontière qui ne s’ouvre pas !


Tribune libre de Djerrad Amar
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Certains médias de nos voisins marocains ne cessent d’attaquer l’Algérie. Des attaques injustes faites de mensonges, de dénigrements et de contre-vérités appelant pratiquement les Algériens à se révolter contre leurs dirigeants.
Des articles aussi violents que bizarres sont publiés, à tour de bras, dans des journaux et sites, même sur des sites israéliens (Israël-flash) sous des plumes marocaines à l’exemple de ce courtisan nommé F.M qui dit vouloir la « démocratie » pour… l’Algérie. Tous ses articles – qui visent l’Algérie – sont un tissu de mensonges et de contre-vérité. Lire la suite Algérie-Maroc : Cette frontière qui ne s’ouvre pas !