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La bataille de Syrie marque la fin de l’unilatéralisme occidental


Tribune libre Marseille Albatros

fe1072ebc2a248e6e9cedaccd23cba90-1378480724Interview pour la revue France- Arménie : «La bataille de Syrie marque la fin de l’unilatéralisme occidental » : René naba : Ecrivain et journaliste spécialiste du monde arabe, René Naba (1) a été correspondant tournant au bureau régional de l’AFP à Beyrouth (1969-1979) et conseiller du directeur général de la radio arabophone RMC Moyen-Orient. Dans son analyse de l’évolution du conflit syrien, il livre un regard sans concession sur l’action de la diplomatie française. Lire la suite La bataille de Syrie marque la fin de l’unilatéralisme occidental

Préparer Genève 2


UN Geneva Office and Flags 2A la conférence de Genève II, ce sera l’apothéose du cynisme de la réal-politique. Au nom de l’intérêt général, tous les protagonistes vont tenter de faire comme s’il ne s’était rien passé en Syrie. Trois ans de guerre, des dizaines de milliers de morts ? Oubliez cela. Il y a avant tout un pays à reconstruire, avec tous ses contrats juteux qui feront l’objet d’âpres combats entre les loups qui apparaîtront comme des hommes de paix dont la seule préoccupation est le bien-être des syriens. Lire la suite Préparer Genève 2

Assad tenace et indomptable: il veut combattre le wahhabisme en 2014


Assad_victoire100Durant ces trois années de crise et de guerre en Syrie, l’une des plus grandes surprises aura sans aucun doute été la ténacité du président syrien Bachar al-Assad.

Avec sa physionomie de bonhomie, son jeune âge et son expérience limitée, personne ne s’attendait à ce qu’il tienne bon. Lire la suite Assad tenace et indomptable: il veut combattre le wahhabisme en 2014

Syrie : Bandar Sultan démis de ses fonctions!!


Crises_Kerry_POSelon les sources bien informées en Syrie, le secrétaire d’état Kerry a refusé au cours de sa récente visite en Arabie saoudite de rencontrer le chef du renseignement saoudien, Bandar Sultan dont les récents propos laissaient supposer une révision des relations saoudo-américaines.

Selon le journal libanais AsSafir, John Kerry s’est refusé de rencontrer Bandar et s’est contenté de s’entretenir avec le roi Abdellah et son homologue saoudien Saoud al Fayçal. Sultan a récemment menacé de rompre toute coopération sécuritaire avec Washington en réaction à la décision de Washington de ne pas attaquer militairement la Syrie. Une vague anti Bandar sillonne d’ailleurs les agences de renseignement US où le prince jouit d’une grande notoriété!! Ces agences critiquent Bandar pour sa stratégie  en Syrie , la qualifiant de  » idiote » :  » c’est une stratégie qui consiste à soutenir les groupes terroristes dont Al Qaida , soit des groupes qui menacent les intérêts américains ».

La présence de Bandar s’est transformé en un réel défi dans les relations saoudo-américaines et le dossier syrien semble désormais déchoir entre les mains du roi Abdellah et du ministre des AE, Fayçal. Kerry s’est rendu à Riyad pour apaiser les tensions entre Washington et Riyad

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/281958-kerry-refuse-de-rencontrer-bandar-sultan

Suicide saoudien


Alors que l’Arabie saoudite a repris à son compte le plan qatari de renversement du régime laïque syrien, Riyad semble incapable de s’adapter au soudain recul US. Non seulement il refuse l’accord russo-américain, mais il poursuit la guerre et annonce des mesures de rétorsion pour « punir » les États-Unis. Pour Thierry Meyssan, cet entêtement équivaut à un suicide collectif de la famille des Séoud.

suicide-pendaisonLâchée par les États-Unis en Syrie, l’Arabie saoudite va t-elle se suicider à défaut de pouvoir vaincre ? C’est ce que l’on pourrait conclure des événements suivants :

Le 31 juillet 2013, le prince Bandar Ben Sultan s’est rendu en Russie où il n’a pas seulement été reçu par son homologue, le chef des services secrets, mais par le président Vladimir Poutine. Il existe deux versions de cette rencontre. Pour les Saoudiens, Bandar s’est exprimé au nom du royaume et des États-Unis. Il a proposé d’acheter pour 15 milliards de dollars d’armement russe si Moscou laissait tomber la Syrie. Pour les Russes, il s’est exprimé avec arrogance en menaçant d’envoyer des jihadistes perturber les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi si Moscou persistait à soutenir le régime laïque de Damas, puis en cherchant à le corrompre. Quelle que soit la vérité, le président Poutine a ressenti les propos de son interlocuteur comme des insultes à la Russie.

Le 30 septembre, le prince Saoud Al-Faisal avait été inscrit à l’ordre du jour du débat général de la 68e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, mais furieux du réchauffement des relations irano-US, le ministre saoudien des Affaires étrangères est parti sans s’excuser. Dans sa colère, il a refusé que son discours, préparé et imprimé à l’avance, soit distribué aux délégations.

Le 11 octobre, le secrétaire général adjoint des Nations Unies et ancien responsable du département d’État pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, recevait une délégation libanaise. Parlant au nom de M. Ban, mais probablement plus encore au nom du président Obama, il n’a pas eu de mots assez durs pour critiquer la politique étrangère saoudienne, faite de « rancunes » et incapable de s’adapter au monde qui change.

Le 18 octobre, l’Assemblée générale des nations Unies élisait, par 176 voix sur 193, l’Arabie saoudite comme membre non-permanent du Conseil de sécurité pour deux ans à compter du 1er janvier 2014. L’ambassadeur Abdallah El-Mouallemi se félicitait de cette victoire qui reflète « l’efficacité de la politique saoudienne marquée par la modération » (sic). Cependant quelques heures plus tard, le prince Saoud Al-Faisan publiait un communiqué aux accents nassériens sur l’incapacité du Conseil de sécurité et le refus du royaume d’y siéger. Si le motif officiel principal évoqué était la question syrienne, le ministre s’offrait le luxe de dénoncer également la question palestinienne et celle des armes de destruction massive au Proche-Orient, c’est-à-dire de désigner comme ennemis de la paix à la fois l’Iran et Israël. Sachant que la critique de la politique syrienne des Nations unies est une mise en cause directe de la Russie et de la Chine, qui y firent usage par trois fois de leurs droits de veto, ce communiqué était une insulte faite à Pékin, bien que la Chine soit le principal client actuel du pétrole saoudien. Cette volte-face, qui plongea l’Organisation dans la consternation, fut néanmoins bruyamment saluée par les présidents de la Turquie et de la France qui déclarèrent partager les « frustrations » de l’Arabie saoudite sur la Syrie.

Le 21 octobre, le Wall Street Journal révélait que le prince Bandar Ben Sultan avait invité à son domicile des diplomates européens en poste à Riyad. Le chef des services secrets leur aurait narré la fureur saoudienne face au rapprochement irano-US et au retrait militaire US de Syrie. Devant ses hôtes interloqués, il aurait annoncé que le royaume allait en rétorsion retirer ses investissements d’Amérique. Revenant sur l’épisode du siège au Conseil de sécurité, le quotidien précisa que, selon le prince Bandar, le communiqué n’était pas dirigé contre Pékin, mais contre Washington ; une précision d’autant plus intéressante qu’elle ne correspond pas à la situation.

Face à l’incrédulité suscitée par ces déclarations et aux commentaires apaisants du département d’État, le prince Turki Ben Faisal expliqua à Reuters que les paroles de son ennemi personnel, Bandar, engageaient bien le royaume et que cette nouvelle politique ne serait pas remise en question. Il n’est donc plus question d’une division du pouvoir entre les deux branches rivales de la famille régnante, les Sudairi contre les Shuraim, mais bien de leur vision commune.

En résumé, l’Arabie saoudite insultait la Russie en juillet, la Chine il y a deux semaines, et maintenant les États-Unis. Le royaume annonce qu’il retirera ses investissements d’Amérique pour se tourner probablement vers la Turquie et la France, même si aucun expert ne voit comment cela serait possible. Deux explications de ce comportement sont possibles : soit Riyad feint la colère pour permettre à Washington de continuer la guerre en Syrie sans en prendre la responsabilité, soit la famille des Séoud commet un suicide politique.

La première hypothèse semble infirmée par la sortie du prince Bandar devant les ambassadeurs européens. S’il jouait en sous-main pour les États-Unis, il s’abstiendrait de venir prêcher la révolution auprès de leurs alliés.

La seconde hypothèse rappelle le comportement des chameaux, animaux fétiches des bédouins saoudiens. Ils sont réputés capables de se laisser animer durant des années par leurs rancunes et de ne pas trouver le calme avant d’avoir assouvi leur vengeance, quel qu’en soit le prix à payer.

Or, la survie de l’Arabie saoudite est en jeu depuis la nomination de John O. Brennan à la tête de la CIA, en mars 2013. Jadis en poste en Arabie, c’est un adversaire résolu du dispositif mis en place par ses prédécesseurs avec Riyad : le jihadisme international. M. Brennan considère que si ces combattants ont fait du bon boulot, jadis, en Afghanistan, en Yougoslavie et en Tchétchénie, ils sont devenus à la fois trop nombreux et ingérables. Ce qui était au départ quelques extrémistes arabes partis faire le coup de feu contre l’Armée rouge est devenu une constellation de groupes, présents du Maroc à la Chine, qui se battent en définitive bien plus pour faire triompher le modèle saoudien de société que pour vaincre les adversaires des États-Unis. Déjà, en 2001, les États-Unis avaient pensé éliminer Al-Qaïda en le rendant responsable des attentats du 11-Septembre. Cependant, avec l’assassinat officiel d’Oussama Ben Laden, en mai 2011, ils avaient décidé de réhabiliter ce système et en firent très grand usage en Libye et en Syrie. Jamais sans Al-Qaïda, Mouamar el-Kadhafi aurait pu être renversé comme l’atteste aujourd’hui la présence d’Abdelhakim Belhaj, ex-numéro 2 de l’organisation, comme gouverneur militaire de Tripoli. Quoi qu’il en soit, aux yeux de John O. Brennan, le jihadisme international devrait être ramené à de faibles proportions et n’être conservé que comme force d’appoint de la CIA en certaines occasions.

Le jihadisme est non seulement la seule force effective de l’Arabie saoudite, dont l’armée est divisée en deux unités obéissant aux deux clans de la famille des Séoud, mais c’est aussi son unique raison d’être. Washington n’a plus besoin du royaume pour se fournir en hydrocarbures, ni pour plaider la cause de la paix avec Israël. D’où le retour au Pentagone du vieux plan néoconservateur : « Jeter les Séoud hors d’Arabie », selon le titre d’un Powerpoint projeté en juillet 2002 devant le Conseil politique du département de la Défense. Ce projet prévoit le démantèlement du pays en cinq zones distinctes, dont trois sont appelées à former des États indépendants les uns des autres et deux devraient être rattachés à d’autres États.

En choisissant l’épreuve de force avec les États-Unis, la famille des Séoud ne leur donne pas le choix. Il est improbable que Washington se laisse dicter sa conduite par quelques bédouins fortunés, mais prévisible qu’il va les remettre au pas. En 1975, ils n’hésitèrent pas à faire assassiner le roi Faysal. Cette fois, ils devraient être plus radicaux encore.

Bandar Ben Sultan prendrait ses distances avec les Etats-Unis. La bonne blague…


George-Bush-Bandar-bin-SultanLe chef du renseignement saoudien, le prince Bandar ben Sultan, aurait déclaré à des diplomates que son pays allait réexaminer ses relations avec les États-Unis.

Qui est-il, Bandar Ben Sultan, pour décider du sort et de la politique étrangère de l’Arabie Saoudite ? En supposant qu’il ait les pouvoirs nécessaires dans ce panier de crabes qu’est la Maison des Saoud, quel intérêt a-t-il à annoncer ouvertement sa position  sur la place publique ? Qui étaient ces ‘’diplomates’’ indélicats qui se sont empressés de divulguer une conversation d’une telle portée ? Tout ça sonne faux.

Quand on sait les liens qui unissent Ryad et Washington et, au-delà,  le monde de la finance, on voit mal comment l’Arabie Saoudite peut s’affranchir d’un monde sans lequel  elle n’existerait pas. On sait également que le royaume est un élément clé du système et qu’il a été présent à toutes les étapes de la construction du dispositif moyen-oriental depuis des décennies, ne serait-ce que par l’organisation du terrorisme mondial sur lequel se sont appuyés les Etats-Unis.

Si, après de telles déclarations, on ne voit pas s’installer, dans les mois à venir, un printemps arabe (saoudien), on saura à quoi s’en tenir. La question serait alors : que cachent ces déclarations intempestives, alors même que les armées de mercenaires de Bandar Ben Sultan continuent à ravager la Syrie, en parfaite collaboration avec la CIA, le Mossad et les autres services occidentaux ? Ces déclarations surviennent également au moment où il s’efforce d’allumer des foyers d’incendie en Russie. Pour le compte de qui ? Certainement pas pour les intérêts géopolitiques du petit royaume saoudien.

Se distancier des Etats-Unis tout en se mettant à dos la Russie par des attentats meurtriers, voilà qui promet. Si seulement ça pouvait être vrai…

Avic

Syrie : Après Le Qatar Et La France L’Arabie Saoudite Sur La Touche


Le refus du siège au CSONU par l’Arabie Saoudite -quelque soient les raisons invoquées -dernier geste theatral avant la sortie de la scène internationale de cette dictature monarchique sénile dont le chef des services secrets à la tête des terroristes combattant en Syrie Bandar Bush a été incapable comme disent les anglo saxons de « deliver the goods » en d’autres termes renverser le gouvernement de Bashar Al Assad pour le compte des Américano Sionistes. Tout comme le Qatar renvoyé à ses mille et une nuits petro dollariques l’Arabie Saoudite sur la touche devra désormais se contenter de régner sur son Disney Mecque Show «sécurisé» par les Israéliens.

5972200-8903764Le Secrétaire Général du Hezbollah, Hassan Nasrallah- bête noire de l’Axe israélo saoudien – l’avait déjà affirmé dans son discours du 23 Septembre dernier l’Arabie saoudite, la Turquie et d’autres pays de la région soutenant les djihadistes en Syrie doivent reconnaître leur échec pour renverser le gouvernement syrien et se joindre aux efforts de paix pour trouver une solution politique pour mettre fin à cette guerre internationale qui dévaste la Syrie depuis plus de deux ans et demi.

« J’appelle l’Arabie Saoudite, la Turquie, et d’autres états du Golfe à réviser leur position… Cela ne mène nulle part de vouloir une victoire militaire. Mettez cette haine (du Hezbollah) de côté et pensez avec votre cerveau. Pensez à vos intérêts les intérêts de la région la survie de la région. »

Actuellement l’Arabie Saoudite est furieuse de voir ses plans régionaux – main mise sur la Syrie avec pour objectif d’affaiblir l’Iran et le Hezbollah au Liban – en passe d’être jetés dans les poubelles de l’histoire moyen orientale.

L’Arabie Saoudite s’est vue offerte la possibilité de faire entendre sa position au sein même du CSONU y ayant obtenu un siège de membre non permanent.

Pourtant vendredi 18/10/2013 l’Arabie Saoudite a fait savoir avec fracas qu’elle refusait de siéger au CSONU une première dans les annales de cette instance internationale. Les raisons invoquées – incapacité du CSONU à trouver une solution au conflit israélo palestinien et mettre fin à la guerre en Syrie- ne sont que des prétextes fumeux hypocrites ce d’autant plus que l’Arabie Saoudite est le principal financier et fournisseur d’armes aux djihadistes en Syrie que son chef des renseignements Bandar Bush est lui-même à la tête de ces djihadistes en collaboration étroite avec la CIA et que la dictature monarchique a vendu la cause palestinienne au régime sioniste avec lequel elle collabore étroitement.

Au CSONU pour la première fois depuis plus de 10 ans il y a harmonie au sein du CS à la fois entre ses membres et aussi entre eux et le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon. La Résolution 2118 sur la destruction des armes chimiques en Syrie a été votée à l’unanimité.

S’en était trop semble t-il pour l’Arabie Saoudite de devoir siéger au sein d’une instance qui retrouve enfin ce pour quoi elle a été créé : son rôle de maintien de la paix dans le monde.

Les US en passe de devenir exportateur de pétrole et de gaz de schiste ne sont plus comme ils ont pu l’être par le passé dépendant de l’Arabie Saoudite en matière énergétique. Après deux ans et demi de guerre en Syrie les US ont compris que leurs proxis au Moyen Orient dont l’Arabie Saoudite n’ont plus la capacité de régler par la force ce qui se passe dans ce pays.

L’Arabie Saoudite peut déployer tous les moyens à sa disposition -attentats à la voiture piégée, attaques terroristes en tout genre inclues celles aux armes chimiques, recruter former payer des dizaines de milliers de mercenaires djhadistes dont certains sortis tout droit de ses prisons – elle est incapable de gagner la guerre en Syrie.

L’Arabie Saoudite devrait si elle n’était pas dans un état de démence sénile politique avancé être capable de comprendre cela et en tirer les conclusions que lui a soufflées en Septembre dernier le Secrétaire Général du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

Actuellement dans la Maison des Saoud la bataille pour la succession du roi Abdallah fait rage un duel à mort entre les modérés et ceux rassemblés derrière Bandar Bush qui rêvent de domination régionale saoudienne.

C’est dans ce contexte d’instabilité régionale à laquelle participe activement l’Arabie Saoudite et de guerre intestine entre princes de sang qu’il faut replacer cette décision saoudienne de refuser le siège au CSONU alors même qu’il y a quinze ans elle avait déployer des efforts gigantesques sans résultat pour obtenir ce siège.

Son protecteur américain n’a pas réagi à ce refus signe pour Ryad que « game is over » pour elle au Grand Moyen Orient et que tout comme le Qatar et la France – trois pays qui ont été à l’avant-garde depuis plus de deux ans et demi dans la guerre contre la Syrie- si elle ne voulait pas se voir infliger le traitement réservé au Qatar le temps était venu de se recentrer sur ses problèmes internes dont la succession d’Abdallah.

Lot de compensation peut être l’Agence de Coopération pour la Défense et la Sécurité US vient d’annoncer qu’elle avait donné son feu vert au Congrès pour voter la vente pour un montant de 6.8 milliards de dollars d’armements ( avions de combat, missiles, bombes à guidage laser bunker busters ect…) à l’Arabie Saoudite.

Pour les US avec les Saoudiens c’est « bizness comme d’habitude » crise économique oblige en échange de sa protection la mafia du complexe politico militaro industriel de Washington accepte bien volontiers les pétro dollars.

http://www.planetenonviolence.org/Syrie-Apres-Le-Qatar-Et-La-France-L-Arabie-Saoudite-Sur-La-Touche_a3216.html

L’Iran tombera avec ou sans guerre


Alors qu’aux États-Unis ce 1er octobre 2013, 800 000 fonctionnaires fédéraux voient leur contrat suspendu sine die à l’exception des militaires, la Maison-Blanche a pris acte de l’impossibilité, pour l’instant présent, de nouvelles confrontations armées au Levant ou ailleurs. Que ce soit en Syrie où, malgré le camp des enragés, il a bien fallu se résigner à « temporiser »… laisser du temps au temps aurait dit feu Mitterrand ! L’échange téléphonique entre les présidents Hassan Rohani et Barrack Obama – une première depuis la prise d’otages du 4 nov. 1979 à l’ambassade américaine de Téhéran et les trente-quatre années de guerre larvée qui suivirent – est certes une sorte de coup de théâtre, mais il ne change rien sur le fond. Un jeu subtil s’est au demeurant engagé ces derniers jours entre les joueurs de poker menteur judéo-protestants, le colt chargé sur la table, et l’un maître de la taqîya, cette “restriction mentale” – art de la dissimulation – commune aux minorités longuement persécutées de l’Orient proche. Pratique de la taqîya qui contribua puissamment, souvenons-nous en, au rayonnement et à l’influence de la Compagnie de Jésus !

Syrie-et-Iran-au-menu-de-la-premiere-reunion-du-CS_NGArticleFullL’Iran est en effet appelé par la logique même du système-monde – sauf rupture historique inattendue – a être absorbé par le Grand Marché Unifié planétaire. Le serpent constricteur est patient qui guette sa proie. Aussi devrions-nous, afin de réduire définitivement l’Iran à de meilleurs sentiments occidentalistes, assister à la mise en œuvre de stratégies de substitutione pour atteindre ce but… moins rapidement sans doute mais moins brutalement et peut-être plus sûrement. C’est là qu’entre en scène le Caucase qui devrait jouer un rôle décisif dans une éventuelle stratégie de contournement ou d’encerclement de l’Iran. C’est en tout cas ce que semble devoir nous révéler la bataille qui se déroule en ce moment même et dans l’ombre, à propos des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi… objet de toute les mauvaises intentions de ce bras armé– décidément présents sur tous les théâtres de déstabilisation, en Syrie, en Irak au Liban, au Maghreb, en Afrique de l’Ouest et au Sahel, et cætera – du Département d’État que sont les djihadistes tchétchènes et consorts.

La place du Caucase dans la crise syrienne

Alors que tous les yeux sont braqués sur Damas, nul ne songe à porter son regard vers le Caucase. Et pourtant ! Opérons un léger retour en arrière. Le 30 juillet le président Poutine recevait en audience privée le Prince Bandar, chef des Service de renseignement séoudiens. Ce dernier, dans le cadre d’un marchandage particulièrement inédit portant sur la sécurité des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi en février 2014, aurait offert à la Russie – avec le plein accord de Washington – en contrepartie de l’acceptation de la chute du régime de Damas, un partenariat particulièrement avantageux pour Moscou, relatif au commerce mondial des hydrocarbures. Ceci dans le cadre d’une « stratégie russo-arabe unifiée » visant à trouver un terrain d’entente sur « les tarifs et les quotas de production qui maintiennent la stabilité des prix sur les marchés mondiaux », proposition assortie d’un compromis favorable quant au gazoduc South Stream rival du projet euro-américain Nabucco [Cf.LondonTelegraph30jui13].

Il était ici question d’une véritable coopération entre le cartel de l’OPEP et la Russie, lesquels produisent ensemble et quotidiennement quelque 40 millions de barils de brut, soit 45 % de la production mondiale. Un tel rapprochement – s’il était intervenu – aurait indéniablement profondément modifié la carte géopolitique et de fait, par le truchement du Royaume séoudien, rapproché les intérêts russes et occidentaux. À la vérité une telle proposition était d’entrée de jeu entachée d’irréalisme, mais acceptons en l’hypothèse comme faisant partie d’un puzzle dont il est encore trop tôt pour rassembler toutes les pièces avec toute la pertinence nécessaire. Le Prince Bandar aurait également, dans le cadre du volet commercial de sa proposition, fait miroiter au président russe la perspective d’achats d’armements pour un montant de 15 milliards de dollars. À titre de comparaison, la France signait le 29 août avec Riyad un contrat de défense d’un milliard d’€ pour la modernisation de quatre frégates et de deux pétroliers-ravitailleurs [LaTribune26août13]. Notons que Paris ne pèse guère dans cette crise étant a priori inconditionnellement ralliée à la politique du Département d’État.

En outre et surtout, le Royaume wahhabite s’engageait à garantir la pérennité de la base navale russe de Tartous sur les côtes syriennes, mais plus incroyable, le dignitaire séoudien aurait assuré son interlocuteur de « garantir la sécurité des [prochains] Jeux olympiques d’hiver… Les groupes tchétchènes qui les menacent étant contrôlés par nous » ajoutant que les groupes « Tchétchènes opérant en Syrie étant un outil de pression, ceux-ci peuvent être mis à tout moment en position “marche” ou “arrêt”… ». Un étrange marché bien peu diplomatique dans la forme et sur le fond car en forme de chantage à peine déguisé ! On peut ici voir en imagination le président russe blêmir, répondant au séoudien « vous ne nous apprenez rien, nous savons depuis une décennie au moins que vous êtes derrière les terroristes du Caucase ».

Précisons ici à propos du terrorisme fondamentaliste caucasien qu’il ne s’agit pas du tout d’un argument rhétorique de la part des Séoudiens. Les opérations dues aux islamistes du Caucase sont quotidiennes au Daguestan, en Ingouchie, en Kabardino-Balkarie et en Tchétchénie : assassinat de policiers, de juges, d’imams collaborateurs, attentats suicide contre des bâtiments officiels et des services de sécurité, incendie de magasin vendant de l’alcool, et cætera [AFP19spt13]. Dans la même dépêche, il était rappelé que les rebelles du Caucase russe, acteurs proactifs du djihad en Syrie (Tchétchènes et Daguestanais au nombre approximatif de deux mille), représentent une menace bien la réelle pour la sécurité de la Fédération de Russie… notamment à l’occasion des Jeux Olympiques de Sotchi. Les autorités russes prennant de toute évidence très au sérieux la menace que représente « ces combattants originaires de Russie [qui] acquièrent actuellement en Syrie l’expérience de la guerre en milieu urbain ».

Sotchi dans le collimateur des bons amis du Département d’État

Dans cet ordre d’idée, le chef de la rébellion islamiste dans le Caucase russe, Dokou Oumarov, a pour sa part appelé en juillet dernier « à empêcher par tous les moyens la tenue des jeux Olympiques d’hiver » de Sotchi située certes sur les rivages de la mer noire, mais aux abords immédiats du Caucase. Oumarov ne parle pas pour ne rien dire, il s’agit de l’homme qui a signé plusieurs attaques meurtrières en Russie dont l’attentat à l’aéroport de Moscou-Domodedovo du 24 janvier 2011, lequel fit 37 morts et les attentats de 2010 dans le métro de Moscou, 40 morts. Et la crainte du président Poutine de voir « ces bandits, forts de leur expérience syrienne » revenir « dans nos pays » s’est crûment exprimée jusque dans les colonnes du New York Times [“A Plea for Caution From Russia”11spt13].

Pour revenir à la rencontre entre Vladimir Poutine et le prince Bandar, si elle s’est effectivement déroulée dans les termes précités, cela expliquerait la rumeur suivant laquelle, en cas de tirs de missiles américains sur la Syrie, Moscou pourrait ou aurait pu viser à son tour des objectifs sur le territoire séoudien… Effectivement de quoi faire réfléchir le Pentagone, frémir Wall Street – qui s’accommoderait volontiers d’un baril à 180 $ mais certainement pas à 250 – et engager in petto la Maison-Blanche à « temporiser ». Rumeur qui venait cependant contredire, au moins en surface, les déclarations réitérées du ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov suivant lesquelles Moscou ne bougerait pas en cas de frappes coalisées.

Parce que si l’on considère les choses attentivement, la Syrie constitue pour Moscou, à n’en pas douter, une ligne rouge à ne pas franchir. Si en effet la Syrie tombe dans l’escarcelle États-Unis, alliés aux pétromonarchies wahhabites, c’en sera fait de l’Iran, avec ou sans guerre… et au-delà, c’est le Caucase qui tôt ou tard tombera. Ne pouvant abattre Damas, il fallait donc composer avec Téhéran. D’autant que Vladimir Poutine n’a pas, lui non plus – comme nous venons de l’indiquer – véritablement le choix face aux tragédies du Levant. Crises qui embrasent d’ores et déjà le Liban et l’Irak où se confrontent et s’affrontent les mêmes protagonistes, le président russe se trouve donc, lui également, littéralement placé le dos au mur et doit volens nolens, faire front.

La Syrie première étape vers la déstabilisation du Caucase

Dans cette occurrence et contrairement aux apparences, pour la Syrie comme pour l’Iran, la menace d’une intervention armée n’est pas définitivement écartée . Cela d’autant que les Gardiens de la Révolution, les Pasdaran, État dans l’État iranien, commencent à renâcler violemment, s’insurgeant d’un rapprochement jugé trop hâtif avec Washington. L’option militaire reste par conséquent sur la table des négociations, une dimension à ne pas perdre de vue. Ce pourquoi, en dépit des gages de bonne volonté qu’avait commencé à multiplier le nouveau président iranien Hassan Rohani, tels les grâces libératoires accordées à certains opposants incarcérés, le président Obama avait, l’avant-veille du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, avait jugé utile de rappeler, que le recours à la force contre l’Iran était toujours d’actualité… il n’excluait pas d’invoquer le cas échéant le National Defense Authorization Act l’autorisant à lancer une action militaire d’envergure sans approbation du Congrès.

Pour ne pas conclure, il faut préciser que les événements affectant actuellement le Levant, et par extension ou par contre coup l’Iran et le Caucase, ne peuvent être compris ou interprétés hors d’une “Grande stratégie de l’Empire américain”. C’est en effet à l’aune des grandes transformations géopolitiques en cours dans le monde, principalement dans le monde arabo-musulman de l’Atlantique à la Mer d’Oman – mutations visibles de tous mais incompréhensibles des non initiés – que doivent finalement s’appréhender plans implicites ou explicites, de recompositions géopolitiques – précédées de démantèlements – des États-Nations nées au Maghreb et au Machrek après la Seconde Guerre Mondiale et portés par l’élan du nationalisme arabe. À ce titre et à la lecture de la carte des guerres et des balkanisations en cours au Proche Orient, il ne faut pas être grand clerc pour apercevoir que l’éventuel dépeçage de la Syrie augure celle de l’Iran… et une recomposition étatique du Caucase sur des bases ethniques et confessionnelles.

Processus qui s’inscrit dans une logique globale qui, si elle n’est pas inéluctable, n’en sera pas moins difficile à inverser… sauf changement de paradigme dans les rapports des forces internationaux. Dans ce contexte, la crise syrienne doit être perçue comme la première ligne de défense de la Russie destinée à garantir le nord Caucase. L’attitude et la fermeté russes dans le dossier syrien s’expliquent de cette façon. Nous avons là une contre-stratégie qui apparaît maintenant au grand jour, mais sans que rien n’interdise de supposer qu’elle n’ait été à l’œuvre depuis longtemps et dans le plus grand silence, cela depuis les années de guerre froide. Après tout la Route de la soie ne se réouvre-t-elle pas lentement, sans les États-Unis, entre Chinois, Russes et accessoirement avec les Allemands ? Or rien n’interdit de penser, en dépit des revers subis par la rébellion sur le champ de bataille syrien ou les déconvenues diplomatiques qui y sont liés, qu’une nouvelle guerre froide Est/Ouest ne s’esquisse au sein d’un nouveau monde désormais multipolaire.

Enfin, dans la mesure où les É-U répugnent aujourd’hui – face à une opinion publique américaine de plus en plus hostile à toute guerre et à toute confrontation directe, notamment terrestre – la réduction de l’Iran et son absorption par le grand Marché unique planétaire pourrait aussi bien s’atteindre par la déstabilisation du Caucase, cela grâce à l’islamisme radical. La voie suivie pourrait être celle de la création d’éventuels émirats wahhabites, ou mieux, la construction d’un Grand Azerbaïdjan qui absorberait le Haut-Karabagh avant d’annexer en fin de processus l’Azerbaïdjan oriental iranien. Le quotidien « Le Monde » ne titrait-il pas à ce sujet le 5 avril 2012, de façon assez emblématique : « Israël-Azerbaïdjan : le nouveau front anti-iranien ? ».

Suivant cette dynamique, la République islamique d’Iran serait ainsi appelée à se morceler tout comme l’Irak ou la Syrie en sont aujourd’hui précisément menacés. Nous sommes bien entendu, à ce stade dans le domaine de la pure prospective. Néanmoins ce projet encore à peine esquissé de Grand Azerbaïdjan, trouve sa place naturelle dans la logique de la grande stratégie d’encerclement évoquée plus haut et que rien dans l’évolution des faits et des crises ne vient jusqu’ici démentir ou contredire.

Léon Camus

http://www.geopolintel.fr/article734.html

Bandar Ben Sultan, bientôt devant la CPI pour crime de guerre?!


AFP_130827_b77is_bandar-ben-sultan_sn635Les médias arabes évoquent depuis deux jours les efforts destinés à traduire en justice le chef du renseignement saoudien, Bander Ben Sultan,pour crime de guerre. L’institut d’études et d’informations du monde unique, composé des dizaines d’avocats envisagent de porter plainte contre le chef du renseignement saoudien pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Syrie. D’autres charges pèsent aussi contre lui, selon ses avocats : soutien financier au terrorisme, planification d’actes terroristes, chantage des institutions juridiques… l’institut en question s’empare en effet de l’initiative d’un personnage médiatique arabe bien connu, Nazal Kablan.

Le dossier qui se constituera contre Bandar, comporte de nombreux éléments qui plaident tous en faveur de la culpabilité de celui que les arabes surnomment  » prince des complots »! L’institut en question emploie des dizaines de conseillers juridiques et entend traduire en justice internationale le Saoudien pour les crimes qu’il a commis depuis plus de deux ans en Syrie.
IRIB

3ème guerre mondiale: La Russie surenchérit la mise…


… de cette partie de poker, plus que d’échec maintenant. A notre sens, si ceci se vérifiait, cela servirait à aider les occidentaux à sortir de cette galère, car maintenant, plus personne ne peut plus reculer: L’empire a trop gesticulé à tort, les décisions tardent car beaucoup de monde dans le politique se rend compte que c’est une grosse galère, de l’autre côté, la Russie ne peut pas se désengager sans perdre la face et de toute façon elle ne le désire pas… Donc que fait-on ? Il est à parier que derrière le rideau les conversations ne sont plus de savoir si on bombarde ou pas la Syrie, mais plutôt: comment fait-on pour désamorcer le truc avant que çà nous retombe dessus ?

Avec cette déclaration (si cela se confirme), les Russes ouvrent une porte de sortie éventuelle pour l’occident, bien qu’après l’entretien entre Poutine et Bandar bin Sultan et les menaces non voilées proférées par ce dernier envers la Russie, on peut comprendre que Poutine soit particulièrement énervé…

Si  tout cela en vient aux mains, avec les missiles syriens pointés sur Israêl et les navires de l’empire et les bombardiers/missiles russes pointés vers l’Arabie Saoudite, on est parti pour un sacré feu d’artifice !

Question essentielle: Les banquiers veulent-ils la guerre ? Tout est assujetti à la réponse à cette question, le reste n’est que blablabla…

– Résistance 71 –

Vladimir-Poutine-1 Guerre contre la Syrie: Poutine prêt à attaquer l’Arabie Saoudite !

 IRIB

Selon les sources syriennes, le président russe Poutine est déterminé à prendre pour cible l’Arabie saoudite, si les Etats Unis attaquaient militairement la Syrie ! Suivant la campagne médiatique intense entretenue depuis quelques jours par les médias mainstream contre la Syrie, les Etats Unis et leurs alliés seraient prêts à lancer des raids aux missiles contre la Syrie d’ici quelques heures.Dampress affirme que le chef du Kremlin est prêt à donner aux gros bombardiers russe l’ordre de bombarder l’Arabie saoudite, si les Etats Unis prennent pour cible de leurs missiles la Syrie. les tensions sont à leur plus haut point entre la Eussie et les Etats Unis depuis que Washington s’est mis en ordre de bataille et a mobilisé ses alliés contre Damas.

Lavrov a qualifié toute attaque contre la Syrie d’erreur historique et Moscou dit ne pas croire un seul mot à la version US avancée sur les raids chimiques du 21 août contre la banlieue de Damas. les analystes ont mis en garde l’Arabie saoudite et les Etats Unis , deux protagonistes de la guerre contre une troisième guerre mondiale qui pourrait être déclenchée si Washington tire en direction de la Syrie .

 

Bandar Ben Sultan, artisan de la guerre contre la Syrie


n00289251-sLe vétéran de l’intrigue diplomatique à Washington et au Moyen-Orient, le chef des services de renseignements saoudiens, le prince Bandar Ben Sultan, a expliqué aux Américains qu’il ne s’attendait pas à une victoire des rebelles sur le terrain dans l’immédiat.

Le prince Bandar a confié à son demi-frère Salman de superviser l’entraînement des rebelles syriens en Jordanie.

Les Saoudiens ont commencé en hiver à déployer des efforts considérables pour convaincre les Américains et les puissances occidentales que le régime de Bachar Al-Assad a franchi la ligne rouge en utilisant des armes chimiques. Les services secrets saoudiens affirmaient en février que le régime a utilisé des armes chimiques en faisant parvenir des «preuves» aux Américains.

Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a transmis un message au président Barack Obama en avril lui disant que la crédibilité des États-Unis serait écornée si le régime syrien et son allié iranien gagnaient la bataille.

Parallèlement à ce message, le prince Bandar et l’ambassadeur saoudien à Washington ont travaillé intensément pour convaincre la Maison-Blanche et le Sénat de la nécessité de frapper la Syrie.

Par la suite, le prince s’est entretenu à Paris avec des responsables français et en juillet, il s’est rendu à Moscou, où il a expliqué, selon des diplomates, à Vladimir Poutine, que le royaume saoudien détient de fortes sommes d’argent qu’il va utiliser pour gagner la bataille en Syrie.

Il y a un quart de siècle, c’est le même Bandar ben Sultan qui a armé les moudjahidines afghans contre les troupes soviétiques.

Le week-end dernier, l’Arabie saoudite a accentué la pression sur Washington pour attaquer la Syrie en réponse aux «attaques chimiques».
«Vous ne pouvez pas comme président tracer une ligne et ne pas la respecter», aurait dit le message saoudien au président Obama, selon un diplomate.

The Wall Street Journal-Médiarama

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=127345&cid=76&fromval=1&frid=76&seccatid=141&s1=1

«Goulag électronique globalisé» ? Yes we must !


aptopix-nsa-phone-records-big-data-photo-gallery.jpeg-1280x960Il y a comme cela des moments où le religieux ose renouer avec son essence révolutionnaire en éclairant le débat séculier avec toute la clairvoyance d’une inspiration venue «d’en-haut». L’archiprêtre de l’Eglise orthodoxe russe, Vsevolod Chaplin, s’est ainsi félicité de l’asile politique accordé par Moscou à l’ex-agent de la CIA Edward Snowden, soulignant que ses révélations sur le fameux programme de surveillance de la NSA, allait «aider à empêcher la mise en place d’un goulag électronique globalisé» («help prevent the establishment of a global electronic prison camp»). Mais le Système n’a pas dit son dernier mot et, alors qu’Obama met son veto aux auditions anti-NSA, tout notre petit monde-libre s’est mis au garde-à-vous ordonné par Washington pour une énième alerte terroriste globale à grand spectacle. The show must go on, et le «goulag électronique globalisé» aussi.

Décryptage d’en-haut
Dans notre fameux monde-libre, on peut désormais mesurer l’importance d’une information au black-out dont elle fait l’objet par les rampants de la presse-Système. Et à cet égard, la prise de position de l’Eglise orthodoxe russe doit donc absolument retenir toute notre attention puisqu’elle n’a été reprise par aucun «grand» média du Bloc atlantiste.
Que nous dit Vsevolod Chaplin ?
Tout d’abord, il salue à raison «l’indépendance» dont a fait preuve la Russie en offrant l’asile politique à Edward Snowden sans céder aux menaces de Washington. Indépendance à laquelle ont par ailleurs renoncé les caniches européens comme nous le savons.
L’ecclésiastique russe relève ensuite que les révélations de Snowden confirment l’existence d’un problème pernicieux discuté par les chrétiens orthodoxes «depuis de nombreuses années» : à savoir l’émergence d’une nouvelle forme de totalitarisme à travers la mise en place «d’un camp de prisonniers électronique mondial».
Et Vsevolod Chaplin de décrire ensuite le processus avec une grande lucidité: «D’abord, ils rendent les personnes dépendantes de moyens de communication très pratiques. (…) Les propriétaires économiques et politiques de ces services en retirent alors un énorme et terrifiant pouvoir dont ils ne résistent pas à faire usage pour contrôler les individus. (…) Un tel contrôle s’avérera finalement beaucoup plus strict que celui de tous les systèmes totalitaires connus du XXe siècle.»

Pavlov au Vatican
La déclaration de l’archiprêtre est intéressante à plus d’un titre.
L’Eglise orthodoxe est en effet une institution qui peut se prévaloir d’un poids considérable en Russie, et sa prise de position renforce donc la position de Poutine au point qu’elle limite d’autant sa marge de manœuvre en lui interdisant tout retour en arrière.
On peut en déduire au premier chef que dans l’affaire Snowden, la crise entre Moscou et Washington ira à son terme.
Accessoirement, cette prise de position de l’Eglise orthodoxe questionne inévitablement la position du Vatican dont le silence est assourdissant sur un dossier qui engage pourtant le devenir de la société humaine.
L’Eglise de Rome n’a en effet pas soufflé mot sur le risque de dérive totalitaire du Système que le scandale PRISM a mis en lumière.
Les réflexes pavloviens semblent donc avoir la vie dure au Vatican, décidément trop habitué à faire profil bas devant les puissants.
Dieu reconnaîtra les siens.

The Show must go on
Et pendant ce temps-là, juché sur son risible prix Nobel de la Paix, Barak Obama défend quant à lui bec et ongles l’établissement du «goulag électronique globalisé».
Fin juillet, il a été jusqu’à mettre son veto à des auditions anti-NSA devant la Chambre des représentants. Bref, le bonhomme tente de verrouiller le débat quelques jours seulement après qu’une loi anti-NSA ait été rejetée de justesse au Congrès.
Mais le boulet n’est pas passé loin.
Et pour mieux enfoncer le clou, quoi de mieux qu’une bonne vieille alerte terroriste globale. Du gros et du lourd on vous le dit, avec fermetures de consulats et d’ambassades sur tous les points chauds de la planète of course. D’ailleurs, on a même la transcription de l’email intercepté par la NSA et qui a mis le feu aux poudres… Du lourd on vous dit. De quoi convaincre certainement tous les récalcitrants que, bien sûr, le «goulag électronique globalisé» est plus que jamais nécessaire et vertueux pour sauver notre indépassable way of life.
Le truc est tellement énorme qu’on en rirait presque, si l’on n’avait pas à craindre une éventuelle opération sous false-flag, avec hélas de vrais morts à la clé, pour crédibiliser la farce.

Post scriptum I, Hiroshima for ever
Hors la farce justement, le 6 août marque un terrible anniversaire. Il y a 68 ans jour pour jour, alors que le Japon était à genoux, les Etats-Unis ont ordonné sans justifications militaires le largage d’une bombe atomique sur la ville d’Hiroshima.
L’explosion est programmée à 600 mètres du sol pour produire le maximum de destruction possible. La  bombe explose à la verticale d’un hôpital.
75 000 civils, femmes et enfants compris, sont instantanément carbonisés. Dans les semaines qui suivent, plus de 50 000 personnes trouvent la mort. Le nombre total de victimes s‘élèvent finalement à environ 250 000.
Trois jours après Hiroshima, c’est au tour de Nagasaki d’être sauvagement martyrisée par le feu nucléaire étasunien avec 40 000 morts supplémentaires à la clé.
Victoire.
A l’heure de notre alerte terroriste globale à grand spectacle, nos pensées vont donc aux victimes civiles et non-combattantes des deux pires attaques terroristes jamais survenues dans l’Histoire.

Post scriptum II, espoir pour la Syrie ?
Durant deux ans, le Bloc atlantiste a mandaté le Qatar pour gérer la logistique et le financement de la guerre menée contre le régime de Damas. Mais devant l’incapacité de Doha à faire chuter Bachar el-Assad ou même à marquer des points décisifs malgré les dizaines de milliers de morts, les Américains ont viré l’émirat du dossier pour refiler la patate chaude à Riyad.
Résultat, l’homme des américains dans le Royaume saoudien, Bandar ben Sultan himself, est désormais en charge du dossier. Or ce dernier vient de rendre une visite assez inattendue à Vladimir Poutine.
De là à imaginer qu’une deal entre Washington et Moscou est à l’étude sur le dossier syrien, il n’y a qu’un pas.
Et devinez qui se retrouverait alors couillon ?
Un indice : ça commence par U et ça finit par E..

Source : http://www.entrefilets.com/goulag%20electronique%20global.html#sthash.XDluqh5b.dpuf

 

Syrie : Le prince saoudien Bandar négocie à Moscou


bandar_1La visite du chef des services de renseignements saoudiens, Bandar Ben Sultan, en Russie, a attiré l’attention, surtout qu’elle est intervenue après une rupture de deux ans entre Moscou et Riyad, dans la foulée dudit printemps arabe. Les deux pays se sont affrontés diplomatiquement et sur le terrain autour de la Syrie, d’une manière indirecte, en soutenant  leurs alliés respectifs. Il va de soi que la visite de Bandar à Moscou signifie que les Saoudiens sont disposés à négocier avec les Russes. La mission du prince saoudien se limite à la sécurité et le dossier syrien est une priorité pour les deux pays. En outre, le fait d’avoir annoncé la visite, les informations qui ont filtré sur la durée de l’entretien et les commentaires russes qui l’ont qualifié de positif, sont autant d’indices qui reflètent une volonté commune de renouer les relations.

La méfiance russe à l’égard de l’Arabie saoudite ne se limite pas à la Syrie, elle s’étend aux régions musulmanes du Caucase et au Sinaï. La Russie sait que Riyad joue un rôle dans la manipulation des groupes islamistes. Mais la Syrie reste une priorité pour les deux pays, et deux ans après le début de la crise, l’Arabie saoudite n’a pas gagné son pari.

Malgré ce qui s’est passé en Egypte, les Saoudiens ont senti que l’Occident n’avait pas abandonné définitivement les Frères musulmans et que, par conséquent, le danger que constitue pour eux cette confrérie persiste. En Syrie, ils n’ont marqué aucun point, ni sur le plan militaire ni dans les domaines politique et diplomatique. Ils disposent d’informations faisant état du recul du soutien populaire aux rebelles. Cela est clairement apparu à Alep, où l’armée syrienne progresse en silence, tandis qu’à Homs et dans la campagne de Damas, elle multiplie les succès. Par ailleurs, tous les plans d’attaque contre la capitale ont échoué. Les visiteurs de Damas, aujourd’hui, réalisent que le danger a définitivement disparu. Le bruit  des combats est plus lointain comparé aux mois précédents. Il y a ensuite les répercussions de l’affrontement entre les Kurdes et le Front al-Nosra dans le Nord, l’exigence de l’Occident de frapper les extrémistes et leurs craintes de les voir revenir dans les pays occidentaux. Pour toutes ces raisons, l’Arabie saoudite a compris qu’ils n’y aucun espoirs de réaliser ses exigences, avancées pour son compte par l’opposition syrienne. Aussi, le compromis est meilleur aujourd’hui que demain. Et elle a compris, en outre, que le compromis n’aura lieu que si les Russes sont d’accord, car la priorité des Américains est la sécurité d’Israël et le succès des négociations israélo-palestiniennes.

Bandar s’est donc empressé de demander à Moscou de négocier, surtout qu’il a senti chez les Allemands, les Français et les Britanniques, à l’issue d’une tournée européenne, une grande inquiétude à l’égard des islamistes. Il n’a pas réussi à les convaincre même sur des questions simples et a senti chez eux un changement fondamental et graduel. Voilà pourquoi le prince saoudien a décidé d’ouvrir une page nouvelle avec la Russie, tout en sachant à l’avance que Moscou ne fera aucune concession après la résistance et les victoires du régime.

Par Abbas Daher

*Source : Médiarama (1/8/13)

Volte-face de l’Europe – Echec de Bandar Ben Sultan


Bandar Ben SultanLa dernière tournée européenne du prince saoudien Bandar ben Sultan avec des militaires saoudiens a connu un grand revers. Alors qu’il est parti convaincre les pays européens d’accroitre leurs aides militaires à l’opposition syrienne, ces pays ont été tous unanimes à rejeter cette requête.

Des journalistes français ayant rencontré le président français François Hollande après son entretien avec le chef des renseignements saoudiens Bandar, ont rapporté que « le front d’attaque contre la Syrie est désormais limité à un bloc regroupant certains pays du Golfe et certains services sécuritaires européens après le retrait officiel de la France et de la Grande-Bretagne de tout effort militaire dont l’objectif est de réaliser un certain équilibre de force en Syrie ».

De même source on indique que Hollande a informé les journalistes que « les armes parviendront à l’opposition syrienne non pas à travers l’Union Européenne », faisant allusion aux efforts de Bandar ben Sultan visant à armer et financer le terrorisme.

Par ailleurs, deux députés français ont appelé le président français recourir à la raison dans le traitement de la crise syrienne et à refuser de fournir des armes à l’opposition.

« Les masques sont tombés et le vrai visage de certaines figures de l’opposition syrienne est apparu. Même si cette opposition comprenait certains courants démocratiques, la plupart des courants restants sont des extrémistes et des  jihadistes », ont écrit Jacques Mayar et Alain Marsaud dans ce communiqué.

Et d’ajouter : « Toute fourniture d’armes à cette opposition ne provoquera que plus de chaos, non seulement en Syrie, mais dans tout le Moyen Orient ». Le texte du communiqué a appelé le président français à travailler de concert avec la Russie pour parvenir à une solution politique à la crise syrienne et à renoncer à toute option militaire ».

Les deux députés sont des plus influents au Parlement français, et sont experts dans les affaires du terrorisme. Ils font partie du comité des affaires étrangères au parlement.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=122154&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1