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Portugal : quand les banques deviennent des décharges publiques


Bcp_lhVIMAA0KtmAu Portugal, protestation tous azimuts. D’un côté les éboueurs en grève depuis le 23 Décembre pour protester contre «l’attribution de leurs services à des prestataires extérieurs» et «la privatisation de services publics essentiels de la mairie» et, de l’autre, le mécontentement des habitants de Lisbonne qui ont décidé de déposer leurs poubelles devant les banques… Lire la suite Portugal : quand les banques deviennent des décharges publiques

En cas de crise, les banques pourront prélever de l’argent sur vos comptes


2016-700x466Le 11 décembre dernier, un accord des représentants de l’Union européenne a été entériné en toute discrétion. Et pourtant, il vient généraliser une pratique mise en place par le secteur bancaire chypriote il y a quelques mois, en autorisant les banques à ponctionner le compte des épargnants en cas de crise. Lire la suite En cas de crise, les banques pourront prélever de l’argent sur vos comptes

L’ÉTAT VOYOU OU LE CAPO DI CAPO


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La dette souveraine d’un croque-mitaine

 

À l’automne 2013, le gouvernement américain insolvable a tenu le monde financier en haleine en refusant de rembourser ses créanciers. La crise s’est finalement résorbée quand le Congrès étatsunien a accepté d’emprunter encore d’avantage, alourdissant un  découvert qui ne sera jamais couvert, comme chacun l’aura subodoré.

Tous les pays du monde doivent créances auprès des banques. Cette situation généralisée serait donc normale et tolérable, mais est-elle inévitable ? Cette situation est inévitable ! Le fait que tous les pays doivent de l’argent n’est pas du tout rassurant et cet endettement catastrophique est totalement inévitable en économie capitaliste du moins. Deux définitions suffiront à comprendre de quoi il retourne quand les économistes de service supputent à propos de la dette publique (1).

La dette souveraine est, dans le domaine des finances publiques, l’ensemble des engagements financiers pris sous forme d’emprunts par un État souverain ainsi que par les collectivités publiques et les organismes qui en dépendent directement (les corporations, les organismes de sécurité sociale, d’enseignement et de formation, etc.). On distingue la dette publique intérieure, détenue par les agents économiques (Fonds de placements, banques, fiducies) résidant dans l’État émetteur d’obligations et la dette publique extérieure, détenue par des prêteurs étrangers, gouvernements ou banquiers (2).

Le tableau, visible sur ce lien URL [http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_ countries_by_external_debt] présente une liste de 188 pays classés selon l’importance décroissante de leur dette extérieure en 2013 (3). Tous les pays ont une dette comme vous le constaterez.

Personne ne sera étonné  d’apprendre que les États-Unis sont les premiers de cette collégialité d’endettée.  Par contre, plusieurs seront surpris d’apprendre que la riche Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes Unis, lesquels financent les djihadistes qui agressent la Syrie, font partie des payés endettés, et se retrouvent respectivement au  34e  rang avec 134 milliards $,  au  33rang avec 137 milliards $, et en 32position avec 163 milliards de dette souveraine.

Afin d’apprécier l’état de détresse qu’engendre la dette dans un pays par rapport à un autre, différentes classifications sont proposées selon :

1)      l’importance de la dette en fonction du Produit Intérieur Brut (4);

2)      l’importance de la dette en fonction de la population (5);

3)      l’importance de la dette nette une fois soustraites les créances.

            Les modalités d’emprunt des États souverains

Ces dettes souveraines, quelles que soient les modalités de calcul et de comparaison, sont fondamentalement acquises par trois types de créanciers :

1)      L’État emprunteur émet des obligations que les citoyens de ce pays achètent via leur fonds de pension, les fonds de placements, les banques, les caisses d’épargne, etc. On dira que la dette est intérieure puisque ce sont les institutions de l’État qui devront aux citoyens du pays une certaine somme à rembourser, grevée d’un intérêt, façon de redistribuer la plus-value ouvrière aux tondeurs de coupons.

Fait étonnant ici. Il advient souvent que des particuliers milliardaires spéculateurs et des institutions financières acquièrent ces obligations nationales à crédit – sans verser un sou pour l’achat de ces produits financiers. Créances qu’elles revendront après un certain temps sur promesse de paiement à un autre conglomérat financier qui achètera aussi cette créance à crédit. Ces transactions font partie des produits financiers dérivés. C’est ainsi que chacun de ces acquéreurs spéculateurs produit de la monnaie sans valeur d’échange, de la monnaie inflationniste, qui quémande son intérêt financier alors qu’elle n’a aucunement servi à produire des marchandises ou à les valoriser.

2)      Les clients acheteurs d’obligations nationales peuvent être les institutions d’un pays étranger qui achètent via des agences de placement internationales; des gestionnaires de fonds; la banque centrale ou une autre banque d’un État créancier. Ici, la dette sera dite extérieure et l’intérêt sera payé par cet État-emprunteur-débiteur, une manière d’exporter la plus-value nationale vers les États prêteurs. Ainsi, la Chine, qui détient 3,300 milliards de dollars de créances américaines, devrait posséder un immense ascendant sur les étatsuniens  paupérisés. Il n’en est rien pourtant, nous verrons bientôt pourquoi.

3)      Mais les États emprunteurs sont plus retors qu’on ne le pense. Le troisième acheteur d’obligations étatiques peut  être la Banque centrale du pays emprunteur (exemple la FED étatsunienne). Vous avez alors un pays emprunteur qui sollicite de l’argent qu’il ne possède pas et se le prête à lui-même à intérêt composé. De l’argent crédit-papier, appelé «obligation nationale», sera émis par le gouvernement national emprunteur à destination du gouvernement national prêteur (c’est-à-dire lui-même) contre un papier-monnaie sans valeur (sans travail productif ayant engendré la création de valeurs accréditant ce papier monnaie).

C’est la Banque centrale de l’État qui émettra du papier monnaie – des papiers à ordres – des créances – du papier crédit sans valeur dont elle inondera le marché. Selon ce scénario il est entendu que l’État emprunteur floue l’État prêteur (c’est-à-dire lui-même) et floue également tous ses autres créanciers, les fonds d’investissements et les banques privées ainsi que ses créanciers étrangers venus de Chine, de Corée, du Japon, de France, d’Arabie, du Qatar qui se retrouvent tous avec de la monnaie déflationniste sur les bras ayant de moins en moins de valeur marchande. Pourtant, personne ne peut s’en débarrasser puisque tous ont déjà leur lot et nul ne souhaite accroître ses pertes. Pourtant, l’État emprunteur ne peut faire autrement à moins de déclarer faillite immédiatement.

            De l’État providence, à l’État fraudeur, à l’État policier

C’est ainsi que l’épargne-retraite et l’argent en circulation que les travailleurs et les petits salariés ont épargné sont dévalués par l’État providence – si cher aux bobos petits-bourgeois – devenu soudain l’État fraudeur-failli, qui deviendra l’État policier. C’est le serpent qui se mange la queue. Par la suite, l’État créancier s’avancera vers les ouvriers et les retraités pour leur expliquer que la monnaie nationale (l’Euro – le dollar – le peso – le rial – le yen) a été dévaluée et qu’il ne peut plus payer les retraités qui doivent reporter leurs retraites au-delà de 70 ans. Ou alors, le crash financier-boursier balaiera le pays et jettera à la rue les emprunteurs hypothécaires comme à Madrid en ce moment où cent propriétaires sont jetés sur le pavé chaque journée. On compte 6 millions de chômeurs dans le pays madrilène alors que les banques enregistrent des profits record (5).

Ici une mise en garde s’impose. Les gauchistes, les réformistes, les sociaux-démocrates et les altermondialistes se laissent berner par ces profits mirobolants des banques sacs à vent. Ils se scandalisent et demandent à l’État policier, l’État des riches, de sévir contre leurs maîtres trop gourmands ce que l’État ne fera pas évidemment – et cela serait bien futile de toute manière puisque ces hausses de profits sont bidon. C’est de l’argent de Monopoly que les banques comptabilisent ainsi, de l’argent inexistant – immatériel – ne représentant aucune valeur marchande (ce n’est pas l’économie qui est irréelle mais leur monnaie qui est virtuelle).

Ils peuvent bien stocker ces billets de pacotille plein leurs écoutilles, aucun de ces papiers n’a de valeur d’échange. Au moment où les payeurs travaillants et les épargnants, les ouvriers criblés de dette, ne parviennent plus à payer leur hypothèque et qu’on les chasse de leur foyer où voulez-vous que les banques trouvent les biens pour adosser ces papiers de crédit garantissant leurs profits ?

La dette nette et la dette brute

Autre  élément à considérer dans cette équation de la dette souveraine et de la charge fiscale des ouvriers. Il y a la dette nette et il y a la dette brute de L’État.  La dette brute c’est la somme de ce que l’État a emprunté, à  l’interne et à l’externe. La dette nette c’est la dette brute moins ce que l’État possède en crédit des autres pays, en monnaie papier, lettres de change, obligations – tout aussi dépréciées que la sienne  puisque dans cette économie mondialisée toutes les monnaies sont inter-reliées. Ainsi, si l’Arabie a une dette souveraine, elle détient par ailleurs des créances – de l’argent qu’elle a prêté à d’autres pays – aux États-Unis par exemple. Il faut soustraire ces sommes l’une de l’autre pour connaître la dette nette de l’Arabie, et ainsi pour chaque pays…en pensant toutefois que ces créances étrangères ne sont pas toujours garanties ni  recouvrables…ils l’apprendront tous à leurs dépens…soyez patient.

Il ne faut pas confondre la dette publique et la balance des échanges internationaux d’un pays. Ainsi, des milliardaires saoudiens – des banques françaises, des financiers canadiens peuvent détenir, à titre privé, des obligations d’entreprises américaines ou de d’autres pays. À l’inverse, des cartels financiers étatsuniens peuvent détenir des actions d’entreprises étrangères. Ces avoirs de part et d’autre de l’Atlantique ne sont nullement comptabilisés dans la dette souveraine brute ou nette des États souverains. Mais, comme ces dettes et ces créances privées sont comptabilisées en dollar, en euro ou en livre sterling, la valeur réelle de ces dettes ou de ces créances privées est largement tributaire de l’état de santé économique de l’État national considéré (y compris de la balance des paiements et de la valeur de la devise nationale) dans lequel ces papiers sont libellés et transigés.

Ce sont tous ces vecteurs que les agences de notation de crédit (Standard and Poor’s, Moody’s) seraient censées évaluer et représenter par la cote de crédit qu’elles attribuent à chaque pays emprunteur.

            L’arnaque suicidaire…mais inéluctable

Donc, nous en arrivons à cette situation où le gueux emprunteur se prête de la monnaie à lui-même, le va-nu-pieds, alors qu’il est évident qu’il n’a pas ce qu’il faut en valeur d’échange (en production de marchandises et de services) pour garantir ni l’emprunt, ni le prêt, ni la création de monnaie. Et ce faisant ce mendigot déprécie la valeur de sa monnaie  et des créances que détiennent ses créanciers. Cet État devrait normalement être mis en demeure par ses prêteurs de rembourser ou de déclarer faillite, ou à tout le moins être sanctionné par les agences de notation dont c’est la mission (!)

Rien de ceci ne se produit. Au lieu de cela tous assistent impuissants aux doléances des chinois qui voient  fondre la valeur de leurs créances à chaque émission d’obligations américaines. L’Allemagne tente de récupérer son ormétal stocké à la FED avant que les USA ne déclarent faillite, mais la FED américaine refuse de lui rendre. Elle en serait bien incapable puisqu’elle  ne le possède plus, les coffres de Fort-Knox sont probablement vides.

Il est évident que ce stratagème est une arnaque. Imaginez que chacun d’entre vous auriez la possibilité d’imprimer autant de deniers que vous le souhaitez sans jamais avoir à rembourser. Fini le travail fastidieux et astreignant, vous auriez votre imprimante à monnaie et par ici la belle vie. Imaginons maintenant que les créanciers de monsieur l’imprimeur de monnaie de la rue Garnier se fâchent en apprenant que cette monnaie est illégitime et imprimée dans le garage d’un faussaire farnienté. Chaque créancier se présente à la résidence du bandit pour réclamer son dû et apprend que l’emprunteur-faussaire-imprimeur est le Capo di Capo et que le temps qu’il se présente au salon, son commerce de la rue Syrie a sauté, après celui de la rue Libye, et celui de l’avenue Serbie, du boulevard Congo, et la boutique de l’impasse Argentine et la banque de la rue Iran sont fortement menacées !

La situation est identique avec l’État paria américain. Les États-Unis d’Amérique (16 770 milliards de dette avec émission mensuelle de 85 milliards de  monnaie illégitime. La FED américaine en faillite prête de la monnaie à son créancier, un propriétaire insolvable, le gouvernement américain). Mais cet État voyou est aussi le seul à posséder 3 500 ogives nucléaires à têtes multiples, 11 porte-avions et 700 bases militaires à l’étranger et cet État voyou consacre 600 milliards $ à ses dépenses de «défense», autant que tous les autres pays réunis.

Nous venons d’identifier l’État voyoule Capo di Capo – de la scène internationale dont nombre de pays tolèrent les frasques et soutiennent les agressions espérant s’en sortir un jour en faisant faillite eux aussi et en reniant leur dette souveraine aux dépens de leurs commettants. Ce jour-là camarades oubliez vos  retraites dorées, vos bas de laine, et comme à Chypre essayez de figurer ce qui pourrait vous rester sur votre compte bancaire après les expropriations imposées.

Vous aurez toujours l’organisation néo-nazi Aube Dorée pour vous effrayer à propos de l’expropriation des riches par les communistes, mais ce seront bien les banquiers capitalistes qui seront en train d’exproprier votre compte de banque, votre salaire et votre fonds de retraite. Pourrez-vous conserver votre résidence et votre automobile ? Rien n’est moins certain. Nous serons alors tous en économie de guerre. Justement, pourquoi ne pas leur faire la guerre à ces expropriateurs afin de les exproprier ?

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(1)   http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_souveraine

(2)   http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique

(3)   http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_external_debt

(4)   http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pays_par_dette_publique

(5)   http://www.michelcollon.info/A-Madrid-il-y-a-chaque-jour-cent.html

Robert Bibeau

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/letat-voyou-ou-le-capo-di-capo/

Comment les USA imposent leur droit national dans le monde entier


usaLe droit international contemporain se fonde sur le principe de souveraineté nationale. Conformément à ce principe, le pouvoir de n’importe quel pays est souverain, autosuffisant sur le territoire national, et ne dépend pas du pouvoir d’un pays étranger.

Cela signifie que les lois nationales ne s’appliquent que dans les limites du pays, exception faite de certains cas expressément spécifiés. Il existe aussi le principe d’exterritorialité, lorsque le pays admet l’application sur le territoire national d’une loi étrangère dans le cas d’examen judiciaire des transactions commerciales extérieures ou des affaires de succession transfrontalières.

Or, les autorités américaines ont inversé de fait ces principes en conférant ouvertement à leur lois un caractère exterritorial, à l’image des lois sur les sanctions contre Cuba, la Corée du Nord, l’Iran, et au total pas moins de 14 pays « mal aimés » par l’Amérique.

En 2008, les États-Unis ont décrété des sanctions contre la société Rosoboronexport, qui représente l’État russe sur les marchés des armements sous prétexte de prolifération de technologies se prêtant à la création d’armes nucléaires et de missiles mais, formellement, pour avoir violé la loi américaine connue sous le nom de « Iran, North Korea and Syria Nonproliferation Act ».

Les lois exterritoriales permettent en fait aux États-Unis ne s’ingérer dans les affaires intérieures des autres États. Elles sont également utilisées comme outil d’intimidation. La Loi « Magnistki » en est le dernier exemple en date. Elle confère au président des États-Unis le droit de « bloquer » sur le territoire américain les comptes bancaires et les biens appartenant aux personnes portées sur la « liste noire » des violateurs des droits de l’homme. Cette loi s’étend tant aux sociétés américaines à proprement parler qu’à leurs succursales étrangères, bien qu’elles relèvent de la législation des pays où elles sont établies. C’est ainsi que le président des États-Unis a le droit de frapper également d’interdit « les personnes se trouvant dans les limites de la juridiction des États-Unis » ce qui inclut les sociétés étrangères contrôlées par des personnes physiques et morales américaines. Cela signifie en clair que même les sociétés fondées à l’étranger avec la participation de capitaux américains doivent se garder d’avoir affaire avec les personnes figurant sur la liste Magnitski. Or, les sociétés en question sont nombreuses, pour ne citer que les plus grands systèmes de paiements électroniques comme Visa et MasterCard, contrôlés par des sujets américains et pouvant de ce fait faire l’objet de pressions de la part des États-Unis. D’ailleurs, cela s’est déjà produit récemment, lorsque MasterCard avait bloqué les transferts des Européens au profit de WikiLeaks.

La loi américaine de 1977 sur la corruption à l’étranger (Foreign Corrupt Practices Act, FCPA) est appelée à sanctionner tant les sociétés américaines qu’étrangères pour corruption de fonctionnaires étrangers. Cette loi s’applique aux sociétés étrangères qui ont une partie de leurs actifs aux États-Unis, ont une participation américaine ou si leurs actions sont cotées en bourse des valeurs de New York. Mieux encore, elles s’exposent aux sanctions même si leurs fonds transitent tout simplement par des comptes bancaires américains. Toujours aux termes de cette loi, les sociétés non-résidents des États-Unis sont frappées d’amendes pour corruption de fonctionnaires non-américains à l’extérieur des États-Unis.

Une autre loi portant notamment « sur l’imposition des comptes étrangers » (Foreign Account Tax Compliance Act, FATCA) est entrée en vigueur en 2013. En vertu de cette loi, les États-Unis exigent d’être intégralement informés sur leurs citoyens, sociétés, ainsi que leurs comptes dans les banques étrangères. La banque peut contacter directement l’administration fiscale américaine et lui signaler tous les cas de délit d’évasion fiscale commis par les citoyens américains. Mais elle peut aussi signer un accord officiel allant en ce sens.

Les banques qui refusent de coopérer en direct sont mises sur une « liste noire ». Dans ce cas, tous les transferts des « banques réprouvées » transitant par les comptes des banques américaines sont amputés de 30%. Cette situation porte préjudice aux États étrangers, puisque leurs banques nationales ayant établi des contacts directs avec les États-Unis se transforment de fait en agents qui sapent volontairement ou non la souveraineté nationale. Dans le cas où les États eux-mêmes acceptent cette coopération, ils limitent leur propre souverainté au profit des Américains. La FATCA peut être de ce fait qualifiée d’arme de nouvelle génération destinée à édifier la Pax Amricana, estime le professeur d’économie Valentin Katassonov. En 2012, le ministère des Affaires étrangères, le ministère des finances et la banque centrale russes ont déclaré que la FATCA était une violation flagrante du principe d’égalité souveraine des États.

Au printemps 2008, le Russe Victor Bout a été arrêté en Thaïlande à la demande du Parquet américain avant d’être extradé aux États-Unis en vertu de l’inculpation officielle de complot pour « soutenir une organisation terroriste étrangère », en l’occurrence les FARC colombiennes. Pourtant, les FARC ne sont pas considérées comme une organisation terroriste ni par l’ONU, ni par la Russie, ni par la Thaïlande, et ne sont qualifiées comme telle qu’aux États-Unis. C’est pourtant sur ce fondement que le tribunal a retenu contre M. Bout le chef d’inculpation de complot pour meurtre d’Américains.

Le tribunal américain avait également condamné le pilote russe Konsantin Yaroshenko, qui aurait eu l’intention de transporter au Libéria et au Ghana quatre tonnes d’héroïne en provenance du Venezuela et dont une partie devait ensuite prendre la direction des États-Unis. Interpellé au Libéria, le pilote s’est retrouvé deux jours plus tard dans une prison américaine sans que la Russie en soit informée.

Par conséquent, tout citoyen qui n’a jamais mis les pieds aux États-Unis ni commis de délits contre les citoyens américains et leurs biens peut être interpellé dans un pays tiers à la demande des États-Unis, et en vertu de n’importe quelle inculpation. Les autorités américaines cherchent ainsi à prouver la primauté des intérêts des États-Unis sur ceux de n’importe quel pays du monde. /N

Source: http://french.ruvr.ru/2013_08_23/Comment-les-USA-imposent-leur-droit-national-dans-le-monde-entier-5449/

 

Préparez vos mouchoirs…


Banques-PiègeL’oligarchie financière mondiale va bientôt vous rincer, et ce n’est pas un hasard, c’est un attentat financier longuement préparé. Quand les foules repues de tittytainment comprendront, il ne sera plus temps de faire le deuil de sa ruine, elle sera largement consommée et universelle !

La crise financière des subprimes n’était que le détonateur de la bombe financière qui arrive… les affaires de corruptions en cours, c’est la partie visible de l’iceberg, en fait la démocratie est un costume sur mesure que se sont offert les financiers rastaquouères, ou tous ceux qui sont élus sont a vendre… pour mémoire les récents scandales des députés européens prêts à se prostituer avec n’importe quels groupes financiers, sur un simple coup de fil !

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/03/des-d%C3%A9put%C3…

Tout ces « zélus » ont voté votre ruine:

Il n’est plus temps de parler de rendements, d’investissements……………………..ils ont déjà voté que vous devez tout perdre. Rassurez vous, quand vous serez en slip , il vous restera encore votre peau a sauver………………………..C’est là que vous comprendrez combien ils vous estiment, rendez vous en 2014, et dites vous que les vrais maitres du jeu pensent que vous êtes trop nombreux.

Denissto

Le jour où la France fera faillite


La France en failliteL’histoire commence en juillet 201* par le rejet du paiement par carte de crédit d’un voyageur français dans un hôtel de Pékin, qui fait suite à la dégradation, quelques jours plus tôt, par Standard & Poor’s au rang de junk bonds des obligations assimilées du Trésor (OAT), désormais notées BB+. A partir de cette décision, les conséquences s’enchaînent inexorablement. Le papier public français ne trouvant plus preneur, les adjudications des obligations du Trésor sont suspendues, le refinancement de la dette publique est compromis, la stabilité du système bancaire est menacée avec un risque de crise systémique, le paiement des dépenses publiques doit être arrêté ou réduit, la paye des fonctionnaires n’est plus assurée que pour la moitié de son montant, et ainsi de suite…

La France s’installe ainsi dans la position de quémandeur auprès de l’Union européenne d’abord et du FMI ensuite. Il lui faut trouver 150 milliards d’euros. Ce n’est pas une tâche facile. Si quelques pays ou institutions, comme l’Allemagne, la Banque centrale européenne ou la Réserve fédérale, lui apportent un appui, non sans l’assortir de commentaires sarcastiques, la plupart des pays lui font payer ses comportements d’autrefois et notamment son arrogance. Au terme d’un processus à la fois pénible et humiliant, la France recevra le concours souhaité, mais en contrepartie doit s’engager dans un programme de redressement d’une sévérité inouïe : abolition du statut de la fonction publique, réduction du nombre des fonctionnaires de 5 ,5 millions à 2,2 millions par transfert au secteur privé et par des licenciements au nombre de 500 000, gestion du secteur éducatif et hospitalier transféré au secteur privé, réduction du nombre des communes de 31 948 à 2500, suppression des départements, réduction du nombre des régions de 22 à 7, saisie de l’Airbus présidentiel sur l’aéroport de New York par un créancier de l’Etat français alors que le président de la République est à bord, vente de La Joconde aux enchères à un entrepreneur chinois pour financer le Louvre…
Effet ultime de toutes ces mesures d’austérité : en deux ans et demi, la production française aura diminué d’un tiers, le pouvoir d’achat, diminué de 20%, les sans-emploi étant désormais 5 millions et, depuis toujours un pays d’immigration, la France sera devenue un pays d’émigration. Effet anecdotique aussi, autre résultat de la crise, la fusion entre Société Générale et BNP Paribas intervient enfin, en conclusion du plus long feuilleton que la place de Paris ait vécu, avec le consentement surprenant, mais longtemps espéré de Marc Viénot…

http://t.co/WnluYKfKza

[Ce scénario tiré du livre « Le jour où la France a fait faillite » de Philippe Jaffré et Philippe Riès , jugé pour le moment apocalyptique, très bientôt, lorsque la France aura été chassée de l’Afrique, sera le paradis souhaité par les français. Car le jour où la France perdra sa vache à lait qu’est l’Afrique francophone, la réalité de ses comptes publiques, et des caisses de ses multinationales apparaitront dans toute leur « splendeur ». Qui imagine en effet la France sans les comptes d’opérations ouverts au trésor français où tous les pays de la zone CFA plus les Comores vont déposer (sans pouvoir les récupérer) plus de 65% de leurs avoirs au prétexte que la France doive garantir la convertibilité du CFA qui dans la réalité est une monnaie de singe ? Pourra t-elle encore se permettre de payer les salaires à ses chômeurs?

Qui imagine les multinationales françaises devant entrer en compétition contre les multinationales chinoises ou russes dans l’attribution de la gestion des gisements en Afrique? Imaginons un instant qu’Areva doive reverser au Niger une somme équivalente au cout réel de la gestion de l’uranium présent dans son sous sol. Quelles conséquences pour les ménages français? Quelles conséquences pour les entreprises françaises, qui verront le cout de l’énergie électrique augmenter de manière exponentielle? Ce n’est pas un cauchemar chers français, c’est ce qui vous arrivera très bientôt, lorsque les africains prendront en main leur destin , et vous chasseront pour toujours de la terre de leurs ancêtres… ]

ACC- Côte d’Ivoire