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Trafic d’organes au Kosovo : les amis de Bernard Kouchner arrêtés les uns après les autres


5-decembre-1992-bernard-kouchner-sac-de-riz-sur-lepaule-afpL’enquête concernant le trafic d’organes au Kosovo progresse enfin, et l’étau se resserre progressivement autour des principaux responsables. Fin avril, la justice européenne a condamné cinq médecins kosovars, à des peines allant jusqu’à huit ans de prison, pour leur implication dans un réseau de trafic d’organes humains dont la plaque tournante était une clinique de la banlieue de Pristina (capitale de cette province). Deux mandats d’arrêt ont été émis à l’encontre de deux autres suspects, un chirurgien turc, et le cerveau présumé du réseau, l’Israélien Moshe Harel. La plupart des commandes provenant d’Israël. Lire la suite Trafic d’organes au Kosovo : les amis de Bernard Kouchner arrêtés les uns après les autres

Un gouvernement français au service de l’étranger ?


1105677Les crises ont ceci de positif, c’est qu’elles clarifient beaucoup de situations et dessinent un peu mieux les lignes de fracture en faisant tomber les masques. La crise syrienne n’a pas échappé à la règle. Outre la vraie nature du terrorisme international, elle nous a révélé une Europe-colonie et surtout, en ce qui nous concerne, une France moribonde à cent lieues de ce qu’elle croit encore être ou de ce que des millions de gens dans le monde pensaient qu’elle était.

Au temps de Sarkozy, avec Bernard Kouchner comme ministre des affaires étrangères le flou était encore possible. Aujourd’hui, avec François Hollande, flanqué d’un Manuel Valls et d’un Laurent Fabius tout devient clair. La politique, en France, ne se résume plus qu’à des manœuvres électorales. Pour les médias comme pour le citoyen préprogrammé, parler de politique c’est discuter sur le rapport de force entre les hommes et les groupes politiques, chercher à savoir qui sera élu ou qui sera battu, polémiquer sur des déclarations dont on a déjà mesuré le vide mais dont on ne peut s’empêcher de parler et, toujours, tout ramener à l’éternel et stérile combat Gauche-Droite rehaussé d’une touche d’extrêmes, des deux côtés pour faire bonne mesure.

Mais la vraie politique, celle qui détermine l’avenir des français et de la France, se joue ailleurs. Et celle-là est déterminée à l’étranger. Le gouvernement est complètement gangréné par des agents qui, soit par leurs actes, soit en le proclamant ouvertement, sont plus au service de l’étranger qu’au service de ceux qui les ont élus. En assumant leur double emploi, ces agents semblent apparemment mieux payés par leurs employeurs étrangers que par le peuple français. Mais le résultat est là, les citoyens ne comptent pas.

Avec la crise syrienne, les exigences et les pressions extérieures sont devenues telles que beaucoup de masques sont tombés. Tous ces agents ne servent pas qu’à gérer les affaires de la France à partir de l’extérieur. Ils servent également à apporter, dans un contexte international, le poids de la France qui, malgré tout, a encore de beaux restes à dilapider.

Du ministère de l’intérieur au ministère des affaires étrangères, en passant par le ministère de la défense, on ne sait plus qui travaille pour qui. Voir à ce sujet cet article de La Plume à Gratter. Au Quai d’Orsay, les choses semblent encore plus graves. Les derniers restes d’une diplomatie, qui fut jadis célèbre dans le monde, sont en train de se faire définitivement annihiler. Les diplomates arabisants, connaissant tous les problèmes des pays arabes de manière fine et qui ont fait leur preuves au moment où la France avait besoin de défendre ses propres intérêts, sont en train de se faire dispatcher un peu partout dans le monde, qui en Amérique du Sud, qui en Europe du Nord, remplacés par d’autres diplomates plus à même de défendre les intérêts étrangers. Un article de Georges Malbrunot nous détaille quelques-unes de ces mutations. Cela veut dire que même les ambassadeurs, représentant la France et les français, sont nommés de l’extérieur.

Vu de l’extérieur, les observateurs doivent s’amuser en se demandant jusqu’à quel point ce peuple, fier de sa révolution, de sa puissance et de son histoire, va accepter d’être avili. Jusqu’à quand acceptera-t-il qu’on lui crache ouvertement à la figure sans réagir et oser encore manifester quelque fierté ?

Avic

La guerre des ONG


Révolution coloréeIl existe des hommes exceptionnels dans l’Histoire auxquels on aimerait s’identifier. Parmi eux, les plus en vue et les plus côtés sont ceux qui ont apporté quelque chose à l’humanité, ou qui se sont engagés dans des combats pour l’humanité. Ce qui tendrait à montrer, malgré les apparences, que l’empathie est l’une des premières qualités de l’Homme. On a vu, par exemple, dans les années 70-80, des milliers de jeunes se lancer dans des études médicales pour satisfaire une vocation suscitée, pour beaucoup d’entre eux, par Albert  Schweitzer ou Sœur Theresa. Au lendemain des années hippies et de Mai 68, il régnait une atmosphère de fraternité mondiale chez les jeunes et un désir ardent d’entraide. Lire la suite La guerre des ONG