Archives du mot-clé Bouteflika

Algérie: une petite blague de François Hollande aux lourdes conséquences


Francois-Hollande-et-Martine-Aubry_scalewidth_630La blague lancée sur le retour « sain et sauf » de Manuel Valls d’une mission en Algérie par le Président français François Hollande devant le conseil représentatif des institutions juives de France a non seulement eu un très mauvais écho en Algérie mais risque fort de changer tout un pan de la carte géostratégique au Sud de la Méditerranée Occidentale. Lire la suite Algérie: une petite blague de François Hollande aux lourdes conséquences

AL MOURADIA : Maison de maître cherche tailleur pour une constitution personnalisée


Tribune libre SERAGHNI LAID

el-mouradia« Les hommes ont inventé l’Etat pour ne plus obéir à l’homme » G.Burdeau. (1)
La société suite à son évolution s’est retrouvée devant une complexité de rapports entre les individus rendant ainsi la présence d’une autorité morale indispensable pour réglementer ces rapports. L’État est né. Il est le creuset où se concentre la puissance opposable à tous. En lui obéissant, l’homme se croit se libérer de l’homme. Pour éviter l’autoritarisme sans limite des gouvernants et l’obéissance asservissante des gouvernés les rapports entre eux doivent impérativement être définis par un texte émanant de la volonté populaire et fondateur de l’État. C’est la Constitution qui doit:

1-      Garantir à chacun le respect de ses droits : Elle est nécessaire pour garantir les droits fondamentaux des citoyens en posant par exemple le principe de l’égalité des citoyens devant la loi et le suffrage universel, source de la légitimité….

2-      Définir les différents organes de l’État selon le principe de la séparation des pouvoirs ; législatif, exécutif et judiciaire tout en réglant les rapports entre eux et fixant la répartition des compétences sur l’ensemble du territoire.

3-      Garantir la conformité à la constitution et au principe défini par elle des règles de droits (lois et règlements), produits des différents pouvoirs composant l’État.

 

1- CHAQUE PRESIDENT SE TAILLE UNE CONSTITUTION.

L’absence dès le 5 juillet 1962 d’une volonté politique qui restitue avec fidélité les aspirations du peuple Algérien a induit l’institutionnalisation d’un pouvoir sans partage. Il manquait à l’Algérie une personnalité semblable à John Dickinson. (3)

Le résultat est qu’en 50 ans d’indépendance, l’Algérie a changé à 7 reprises sa constitution soit une constitution nouvelle ou amendée tous les 7 ans.

02-4932-ahmed-benbellaToutes les constitutions algériennes ont un dénominateur commun. Elles consacrent l’emprise du Chef de l ’État sur toutes les institutions en le dotant d’impressionnants pouvoirs. Il est à souligner que tous les présidents de la République sont des militaires. (Ben Bella est adjudant de l’armée française et les 4 autres sont issus de l’ALN)

• Ben Bella et la Constitution de 1963 : après le recouvrement de la souveraineté nationale, Ben Bella, Secrétaire général du Parti Front de libération nationale (FLN), présente lui-même dans une salle de cinéma « l’Afrique » la constitution aux seuls cadres du FLN, en dehors de toute participation de l’Assemblée. Avant d’être élu Président de la République, il s’est taillé une constitution qui consacre la primauté du Parti sur une assemblée soumise. Au départ, l’institutionnalisation d’un pouvoir central où l’hégémonie du chef de l’État se fait sentir. Il fut président de la République, Secrétaire général du FLN, ministre de défense nationale et législateur par voie d’ordonnance. Usant de l’article 59, il prend « les mesures exceptionnelles » pour gouverner, il affichera un monocratisme notoire avec une personnalisation à outrance du pouvoir. Il semble rejoindre Napoléon III qui disait « que la constitution doit être comme un vêtement qui, pour être bien fait ne doit aller qu’à un seul homme ». (3)

le cinéma l'Afrique
le cinéma l’Afrique

• Boumediene et la constitution de 1976 : H. Boumediene fait adopter le 27 juin 1976 par referendum une charte nationale (4) qui servira de base à la rédaction de la constitution. Elle consacre le socialisme comme « technique de modernisation » et l’islam comme « source de personnalité algérienne ». La constitution qu’il fit adopter le 22 novembre 1976 annonce dans son article 6 « la charte nationale est la source fondamentale de la politique de la nation et des lois de l’État. ».
Le socialisme « spécifique » qu’il voulait à l’Algérie avec des monopoles de l’État dans toutes les sphères a enfanté un capitalisme d’État. S’inspirant du bonapartisme il verrouille tout droit à l’’expression et à l’opposition.

• Chadli Ben Djeddid et la constitution 1989: Après les événements d’octobre 1988, C. Ben Djeddid entame une réforme constitutionnelle. La constitution de février 1989 institue l’ouverture politique et le multipartisme mettant fin au système du parti unique. L’article 40 de la nouvelle constitution, en son alinéa 1er stipule que « le droit de créer des associations à caractère politique est reconnu » et fait l’impasse sur le nombre de mandats à assumer par le Président de la république. L’abandon de la référence à l’option socialisme est définitif.

• Liamine Zéroual et la constitution de 1996: La constitution de 1996 augmente considérablement les pouvoirs du président de la république même si elle a le mérite de prévoir l’alternance au pouvoir par la limitation des mandats à deux quinquennats. Elle tend à fermer le champ politique à l’opposition en y introduisant un organe qui n’est qu’un frein à toute tentative législative contraire « aux souhaits » du régime. Le Conseil de la nation dont un tiers de ses membres est désigné par le président de la république. Ces membres se croient détenteurs d’une légitimité exclusive semblable à une forme d’’aristocratie.

• Bouteflika et les révisions de la constitution de 1996 :
Depuis son élection en avril 1999, Bouteflika ne cesse de critiquer la constitution dans le cadre de laquelle il avait accepté de se faire adouber par la haute hiérarchie de la muette. Il estime « que la constitution actuelle ne garantit pas la séparation des pouvoirs, ne permet pas de mettre fin aux interférences entre les prérogatives des institutions ainsi que l’amalgame entre le régime parlementaire et le régime présidentiel » (5). Loin de faire adopter une constitution qui « protège le peuple contre le gouvernement ».(6) Cherchant à rester au pouvoir, il ambitionne la confection d’une loi fondamentale qui lui permet d’exhausser ses volontés.
En moins d’une dizaine d’années après son élection, le Président Bouteflika a procédé deux fois à la modification de la constitution en 2002 et 2008.
• Amendement constitutionnel de 2002 : La révision de la constitution de 1996 a introduit seulement Tamazight comme langue nationale.
• Amendement constitutionnel de 2008 : Bouteflika efface purement et simplement le principe de l’alternance au pouvoir, opte pour une présidence à vie et fait que devient le centre du pouvoir. Il renforce les pouvoirs du Chef de l ’État en transformant la fonction du Chef de gouvernement en premier ministre. Il légifère concurremment au parlement par voie d’ordonnances pendant les périodes d’intersessions de l’Assemblée. Les prérogatives dévolues à la fonction du président sont exorbitantes. Les pouvoirs législatif et juridique sont inféodés au pouvoir. L’abus de recours aux ordonnances présidentielles le confirme ne laissant aucunes prérogatives aux parlementaires.
Sur la validation du projet de révision constitutionnelle par le seul vote du parlement, Ahmed Ouyahia répond « un choix souverain et la contrainte des délais ». (6).
Il faut se souvenir comme l’avait souligné Mostefa Lacheraf qu’avec toutes les révisions constitutionnelles « On s’obstine à relancer sur le marché politique des vieilles élites corrompues, usées et discréditées » (7). Le pouvoir réel est entre une gérontocratie ayant acquis de véritables intérêts au point d’être capable pouvoir paralyser le pays. Un affairisme d’État à visage découvert.
2- DES MAITRES TAILLEURS POUR EL MOURADIA:

Le président Bouteflika entame son mandat par une réplique fracassante à une journaliste française en 1999 « Sachez madame que j’ai 3 cm sur votre Napoléon ». Donc il doit surpasser l’empereur en matière de prérogatives notamment le droit à l’expression et à l’opposition.

1450115_10153381304525324_1489593002_nL’élaboration de l’avant-projet d’une nouvelle constitution est confiée à 5 « experts » inconnus et non spécialistes en droit constitutionnel. Ils sont tous des commis de l’État et perçoivent leur salaire et leurs privilèges de l’État. « Ces experts en droit avaient en réalité une mission technique. Il s’agissait de confectionner un habillage juridique à une mouture d’une nouvelle constitution faite ailleurs » (8). Il s’agit de confectionner un habit sur mesure pour une seule personne.
Tel un empereur, il devrait instruire les « experts » en leur faisant apprendre ce que Napoléon Bonaparte (9) pensait de la constitution « Il faut qu’une constitution soit obscure. Elle doit être faite pour ne pas gêner l’action du gouvernement ». Par gouvernement il entend président de la république.

Ces fonctionnaires vont s’atteler à préparer un projet de constitution qui sera obscure, statique et moins flexible:

• Obscure, elle ne doit pas gêner l’action du président. Elle limiterait le contrôle des pouvoirs, dicterait le fonctionnement de la justice, prévoirait un système électoral qui garantit le changement de l’ancien en nouveau, restreindrait les droits et élargir les devoirs des citoyens.

• Statique, elle ne s’adapte qu’à une seule personne, aux défis non pas de la nation mais « du guide sauveur » et mieux organiser la vie de l’entourage restreint.

• Moins flexible, elle aura une courte longévité.

Ces experts doivent doit donner le moyen juridique « au guide de la nation » pour pouvoir changer sans scrupule et de manière dictatoriale la constitution pour prolonger son mandat et parachever son programme qui propulsera la société dans les bas des tableaux ou même éliminer démocratiquement ses adversaires politiques voire introniser, contre le peuple non encore mûr, tout candidat qui poursuit le chemin.

Les mercenaires juridiques toujours disponibles pour le travail cynique de justifier l’impensable et tordre le cou à la raison.

A la place de ces « experts » je proposerais une constitution très simple pleine de sagesse africaine. Il s’agit de la plus vieille constitution républicaine au monde, Kourougan Fouka, la constitution de l’empire du Mali. (1235 à 1645). (10) Elle n’a pas été amendée ni modifiée depuis plus de quatre siècles.

Une remarque s’impose. Tous les présidents qui ont élaboré, amendé ou révisé la constitution n’ont pas terminé leur mandat présidentiel.
SERAGHNI Laid.
…………………………………………………………………………………………………………………………

Référence :
1- G.Burdeau : (1905-1988). Universitaire français, agrégé en droit public, il est l’auteur de travaux sur le droit constitutionnel et de sciences politiques. Il enseigna à l’université Paris 2. Il fut dés l’origine directrice scientifique de l’encyclopeadia.
2- John Dickinson : (1732-1808) : Avocat et politique américain, il fut une grande figure de la révolution américaine, impliqué dans chaque débat de 1765 à 1789.En 1777 ; il écrit l’essentiel des articles de la « confédération », premier texte constitutionnel du pays avant d’être remplacé par la constitution.
3- Napoléon III : Napoléon Bonaparte : Ne le 20 avril 1808 à Ajaccio et mort le 9 septembre 1879, il est le premier président de la république française élu au suffrage universel et dernier empereur de France.
4- La charte nationale : Adoptée le 27 juin 1975 par referendum, la charte nationale est un ensemble de textes traitants de différents aspects de la vie quotidienne et de la vie politique algérienne.
5- Al Watan du 12 mai 2008.
6- Ronald Reagan : Ne le 6 février 1911 à Tempico ( Illinois) et mort le 5 juin 2004 à Los Angelés, est le 40 ème président des Etats-Unis de 1981 à 1989.
7- Liberté du 13 novembre 2008.
8- Mostefa Lacheraf : (1917-2007). Écrivain, sociologue, historien et politique algérien. Al Watan du 30 aout1993.
9- Le Soir d’Algérie du 10 juin 2013.
10- http://afrolegends.com/2012/09/13/kouroukan-fouga-la-constitution-de-lempire-du-mali-la-plus-vieille-constitution-republicaine-au-monde/
Mots clés : Benbella, Boumèdienne, Bendjeddid, Zéroual, Bouteflika, Napoléon, Reagan, constitution, John Dickinson, G.Burdeau, Mostefa Lacheraf, Kourougan Fouka, FLN, Al Mouradia, Algérie.

COMMISSION CHARGEE DE LA REVISION DE LA CONSTITUTION :

1- Président : Azzouz Kerdoun, Il est titulaire d’un doctorat en droit public de l’Université de Montpellier., il est professeur de l’enseignement supérieur titulaire à l’Université Mohamed Mentouri et directeur de laboratoire d’études et de recherches sur le Maghreb et la méditerranée et directeur de recherche. Il enseigne le droit de l’environnement. Il est méconnu du milieu écologiste de la région.

2- Bouzid Lazhari : Doctorant en droit international, Il est membre du Conseil de la Nation. Il était membre de la commission nationale chargée de la rédaction de la Constitution de 1996. Sénateur de 1997 à 2013. De 2003-2004 ; il était membre de la commission chargée de rédiger le programme de la campagne électorale de Bouteflika. En 2005, il a été nommé président de la commission en charge de la révision de la Constitution, la loi électorale, et les lois sur les partis. En septembre 2012, il a été réélu au siège de l’ONU pour un second mandat de quatre ans au comité des droits de l’homme de l’ONU.

3- Mekamcha El Ghaouti : Il été Ministre de la justice et Garde des Sceaux de1998 à 1999.

4- Abderrzak zouina : Il a été membre du Conseil Constitutionnel de 1995 à 1998.

5- Fouzia Ben Badis : professeur de droit à l’université de Constantine elle est membre du conseil de la Nation depuis 2008.

En Algerie, la maladie du Président sclérose la communication defaillante


Tribune libre : Laid SERAGHNI

abdelaziz-bouteflika-malade-photo-afp

Le flou qui a entouré la maladie du Président a donné libre cours à la spéculation sur une certaine lutte de succession entre les centres de décisions en Algérie.La mauvaise gestion de la question est l’image même de la gestion des affaires publiques Algèriennes.

En Algérie, la maladie du Président sclérose la communication défaillante
Abdelhamid Mehri (1) aurait prédit « Tout Président Algérien qui toucherait à la Constitution finira ses jours dans la malédiction ».

Le 8 avril 2013, le Premier ministre Abdelmalek Sellal installe la Commission des experts chargée de l’élaboration d’un avant projet de loi sur la révision de la constitution. Vingt jours après, au JT du 27 avril 2013, le cardiologue Bougherbal (2) annonce au peuple algérien l’hospitalisation du Président de la République A. Bouteflika à l’hôpital Val-de-Grâces à Paris « pour des examens complémentaires suite à son accident ischémique transitoire (A I T) » (3). Il justifie ce transfert par le « manque de compétence médicale algérienne et le manque de moyens techniques ». (4).

La déclaration de Bougherbal et le transfert de l’illustre malade à l’étranger ont soulevé une polémique entre les neurochirurgiens algériens sur l’absence ou non des moyens techniques et du savoir – faire dans ce cas précis. Pour le neurochirurgien de l’hôpital de Blida, le professeur Bouyoucef, notre pays dispose des compétences médicales et des moyens de « chercher et trouver l’étiologie de cet accident et de la traiter. Des centaines d’Algériens sont traités dans nos services pour le même motif » (5).

La question de la bonne gouvernance s’impose dans les discussions des Algériens. Ils ne peuvent concevoir qu’un pays qui dépense plus de 500 milliards de dollars en 10 ans, n’arrive pas à assurer des soins aux normes internationales. La santé publique est sinistrée.

Dés le début, le simulacre commence. Le comble du ridicule est dépassé, le cardiologue continue depuis Alger à rassurer les Algériens sur l’état de santé de leur Président en puisant à partir de Paris ses informations que lui donnait un membre de la famille du Président. Il est chargé de faire cela « car on me l’a demandé de le faire et je le fais jusqu’au moment où on me demande d’arrêter ». (4 bis).

Aucune photo, aucun communiqué officiel, aucun bilan médical mettent à nu le dysfonctionnement des institutions et la mauvaise gestion de la question qui sclérosent bien une communication défaillante. Seul le Premier ministre, tout en admettant le scepticisme des Algériens à l’égard de ses déclarations, s’ingénie tant bien que mal à donner les « bonnes nouvelles » et avance même que le président, par téléphone, suit de très prés les affaires du pays. Il est au courant de tout et décide de tout. Puisqu’il il peut parler pendant des heures, pourquoi ne consacre- t-il pas 5 minutes à son peuple pour faire taire tous ses détracteurs ?

Les jours qui passent, la photo qui tarde et l’aphasie qui est totale laissant penser que les dégâts sont importants. La rumeur, la spéculation et l’intox s’installent chez les Algériens. Les analystes voient des luttes entre la Présidence et la Défense pour la succession du président. Les internautes s’agitent, les uns fantasment les autres fabulent.

Toujours pas de photo. Les jours passent, les déclarations officielles se suivent et se ressemblent « Il va bien et se repose ». Le ministre des Affaires étrangères M. Medelci depuis Addis-Abeba, déclare « les nouvelles sont bonnes Il rentrera bientôt en Algérie » (6). Le 1er mai 2013, le chef de l’Etat, à travers une lettre lue par son conseiller, s’adresse aux travailleurs et le 4 du mois, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, il décrète le 22 octobre « journée de la presse ». Il est fait état de la promulgation de décrets présidentiels portant promotions de hauts fonctionnaires à la présidence. L’objectif est pour laisser croire au peuple que le Président suit les affaires du pays et qu’il était en mesure d’apprécier les dossiers qui lui sont présentés et de signer, le cas échéant des décrets. Il est en mesure de tenir le stylo est de signer donc il peut encore diriger le pays.

Si les décrets sont réellement signés par A. Bouteflika à Val-de-Grace ils doivent porter alors, Val-de-Grace le ….. et non Alger le……… Une grave atteinte à la souveraineté nationale. Des indiscrets parlent de paraphe du chef de l’Etat scanné.

21000_hollande-ec497

Les jours passent et toujours aucune photo. La rumeur enfle, la spéculation trace l’avenir du pays, l’intox se conjugue au présent. Les informations tendancieuses ou mensongères sont dans toutes les bouches. La mort du président est annoncée (8). L’opacité se confirme dans la méthode de communication du Gouvernement. Le 19 mai 2013, un quotidien algérien « Mon journal » a été interdit de parution parce qu’il affirmait que le président Algérien était revenu le 15 mai 2013 à Alger dans un état « comateux » après une « détérioration de sa santé ».

La communication officielle est déléguée au gouvernement et à la presse de l’Hexagone. Tantôt c’est Fabius tantôt c’est Hollande qui, se croyant investis du poste de porte – parole de la Présidence Algérienne nous informent sur l’état de santé de notre Président et de son lieu de séjour. Confondant l’Elysée à el Mouradia François Hollande parle du sujet qui ne regarde que les Algériens. Le président est « en convalescence dans l’établissement des Invalides où il se voit se prodiguer tous les soins nécessaires et il aura ensuite à rentrer, j’espère le plus vite, dans son pays » (10)

Un membre de ce gouvernement informe le peuple algérien du transfert du Président algérien du Val-de-Grace vers l’’Institution Nationale des invalides, établissement médical des techniques de pointe spécialisé dans la prise en charge des blessées de guerre et des grands handicaps. Invalides « pour suivre sa convalescence » (9). Des précisions sur le lieu où se repose le Chef de l’Etat Algérien sont apportées .Il est dans un appartement aux Invalides « près du tombeau de Napoléon et du musée de l’armée, au centre de Paris ».Ces précisions appellent des interrogations et je laisse le soin aux lecteurs de les poser et d’y répondre.

En Algérie ce dossier est un tabou

Devant le flou total qui entoure l’état de santé du Président de la République, un membre du Conseil constitutionnel aurait déclaré, sous l’anonymat, selon El Watan que les membres de cette institution, se sont concertés en l’absence du Président Tayeb Bélaiz pour entreprendre éventuellement la procédure légale prévue par l’article 88 la loi fondamentale du pays relative à l’état d’empêchement du Président de la république « Lorsque le Président de la république, pour cause de maladie grave ou durable, se trouve dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions, le Conseil Constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la vérité de cet empêchement approprié, par tous les moyens, propose à l’unanimité, au Parlement, de déclarer l’état d’empêchement ». Le président du Conseil, proche du cercle présidentiel, n’a pas réagi pour faire réunir les membres du Conseil en dépit des critiques de la classe politique et de la presse algérienne et de la gravité de la situation du pays.

Les Algériens se demandent à quoi servent des institutions qui ne sont pas capables d’assumer les prérogatives que leur confère la Constitution ? Ils ne comprennent pas non plus comment un homme peut – il bloquer toute une Institution ?

Cela n’est possible que dans un pays où le pouvoir est dilué entre plusieurs centres de décision qui fait que l’Algérie est dirigée par plusieurs présidents de la République mais un seul passe par des urnes que les autres prennent soin de bien les bourrer à son avantage.

Les jours passent, la rumeur enveloppe toute l’Algérie et l’intox se voit dans les marchés, les « supputateurs » préparent l’avenir du pays et les spéculateurs. Les photos du Président apparaissent au lendemain du reportage de Mardi 11 juin 2013, la chaine de télévision publique (L’ENTV) fait état « d’entretien qui a eu lieu en fin d’après – midi à Paris entre Bouteflika et deux Hauts responsables algériens ». Le lendemain les photos sont diffusées. Elles montrent un Président considérablement diminué, emmitouflé dans un peignoir noir, le visage pale et les traits tirés. Il est entre le chef d’Etat-major de l’Armée Nationale Populaire et le Premier ministre.

Un mini – conseil des ministres à Paris durant lequel Bouteflika aurait longuement écouté les exposés sur la situation sécuritaire et économique du pays avant de donner les instructions et les orientations pour la poursuite des activités du Gouvernement. Il avait donc parlé. Pourquoi pour faire taire les incrédules n’avait-il pas adressé un mot au peuple algérien ? Ces images démentent la rumeur sur sa mort mais ne mettent pas fin aux interrogations sur sa capacité à gouverner. Elles annoncent cependant que la transition à bel et bien commencé.

L’entretien a eu lieu dans une apothicairerie * de l’hôpital, aménagée en urgence et dans la précipitation le portrait du Président F. Hollande n’a pas été décroché.

L ‘Algérien peut-il relever la tète comme il lui a été ordonne un jour du siècle passé.

SERAGHNI Laid

21000_appoticairerie-46434

Références :

• Apothicairerie : Ancienne pharmacie d’avant 1777 en France que l’on trouve dans les hôpitaux anciens. Elle est généralement au rez de chassée et prés des cuisines et de la laverie.

1- Homme politique et grand militant né le 3 avril 1926 au Khroub (Constantine) mort le 30 janvier 2012 à Alger. Il est connu par le projet qui porte son nom « le projet Mehri » qui constitue une réponse au projet de Gaule.

2- Professeur en cardiologie, directeur du Centre Nationale de la Médicine des sports et ancien sénateur du tiers présidentiel et président de la commission nationale des soins à l’étranger.

3- Accident ischémique transitoire : c’est une perte de fonction cérébrale ou oculaire due à un défaut d’irrigation de ces organes, durant moins d’une heure, et disparait sans séquelle. (le figaro.fr- sante).

4 et 4 bis Le MATIN DZ du 30 avril 2013,

5 El Watan du 29 avril mai 2013,

6 L’expression du 23 mai 2013 ;

7 Le MATIN DZ du 30 avril 2013,

8 Valeurs actuelles du 10 juin 2013,

9 – Romandie du 21 mai 2013.

10 – Le monde du 21 mai 2013

11 – Liberté du 1 juin 2013.

 

Algérie : Et c’est reparti pour un tour !


Tribune libre de Djerrad Amar

Alger9

Par Cheikh Si Mimoun

Les hyènes, les chacals, les rats résidus du parti dont le président-fondateur est planqué chez le « khanzir-émir » de « qatraêl », les néo-harkis mal dans leur peau qui croient qu’en déversant leur fiel fait de mensonges grotesques, ils vont se guérir du poison qui leur ronge les tripes vont être de sortie pour la durée que durera cet article à l’affiche (maladie du Président).

Lire la suite Algérie : Et c’est reparti pour un tour !

Algérie : Bouteflika hospitalisé à Paris après un AIT


BoutéflikaLe président algérien, Abdelaziz Bouteflika, âgé de 76 ans, a été victime d’un AIT (accident ischémique transitoire)  le samedi 27 avril, selon l’agence de presse algérienne APS. Transféré à Paris, il a été hospitalisé dans la soirée à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce pour y subir des examens complémentaires.

Lire la suite Algérie : Bouteflika hospitalisé à Paris après un AIT

Mali : la résolution de l’ONU permettra à la France d’occuper le pays


Armee-francaise-a-Tombouctou« À l’heure actuelle, les troupes africaines déployées au Mali par la CEDEAO (communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest – NDLR) constituent une force totalement incapable », a déclaré Michael Sheehan, le conseiller du secrétaire à la défense pour les opérations spéciales et les conflits de basse intensité. Ces propos ont été tenus le 9 avril devant la sous-commission du Sénat pour les forces armées.

Lire la suite Mali : la résolution de l’ONU permettra à la France d’occuper le pays

Algérie-Maroc : Cette frontière qui ne s’ouvre pas !


Tribune libre de Djerrad Amar
maroc-algerie1
Certains médias de nos voisins marocains ne cessent d’attaquer l’Algérie. Des attaques injustes faites de mensonges, de dénigrements et de contre-vérités appelant pratiquement les Algériens à se révolter contre leurs dirigeants.
Des articles aussi violents que bizarres sont publiés, à tour de bras, dans des journaux et sites, même sur des sites israéliens (Israël-flash) sous des plumes marocaines à l’exemple de ce courtisan nommé F.M qui dit vouloir la « démocratie » pour… l’Algérie. Tous ses articles – qui visent l’Algérie – sont un tissu de mensonges et de contre-vérité. Lire la suite Algérie-Maroc : Cette frontière qui ne s’ouvre pas !

Mali : une guerre peut en cacher une autre


Hollande à Alger
Depuis Nicolas Sarkozy avec Laurent Gbagbo, Mouammar el-Kadhafi et Bachar el-Assad, la diplomatie française pratique le baiser de Judas. Ici le président François Hollande venu à Alger embrasser son homologue Abdelaziz Bouteflika, le 19 décembre 2012. Trois semaines plus tard, il allumera la guerre au Mali pour enflammer l’Algérie.
©Présidence de la République

 

« L’appétit vient en mangeant », dit le proverbe. Après avoir recolonisé la Côte d’Ivoire et la Libye, puis tenté de s’emparer de la Syrie, la France lorgne à nouveau sur le Mali pour prendre l’Algérie à revers.

Durant l’attaque de la Libye, les Français et les Britanniques ont fait un large usage des islamistes pour combattre le pouvoir de Tripoli, les séparatistes de Cyrénaïque n’étant pas intéressés à renverser Mouammar el-Kadhafi une fois Benghazi indépendante. À la chute de la Jamahiriya, j’ai personnellement été témoin de la réception des dirigeants d’AQMI par des membres du Conseil national de transition à l’hôtel Corinthia, qui venait d’être sécurisé par un groupe britannique spécialisé venu exprès d’Irak. Il était évident que la prochaine cible du colonialisme occidental serait l’Algérie et qu’AQMI y jouerait un rôle, mais je ne voyais pas quel conflit pourrait être utilisé pour justifier une ingérence internationale.

Paris a imaginé un scénario dans lequel la guerre pénètre en Algérie par le Mali.

Lire la suite Mali : une guerre peut en cacher une autre