Archives du mot-clé Bruxelles

Bruxelles renonce à la traçabilité pour ne pas fâcher les USA


Et on ne doit pas être en colère en lisant cela? Mais pour qui roule l’Europe? Pas pour les citoyens qu’elle est censée protéger en tout cas!

US-VS-EUROPELa Commission européenne a proposé mercredi d’interdire le clonage animal à but alimentaire dans l’UE. Mais elle a renoncé à bannir la vente de viande ou de lait des descendants des animaux clonés pour ne pas indisposer ses partenaires commerciaux, notamment américains. Lire la suite Bruxelles renonce à la traçabilité pour ne pas fâcher les USA

L’Euro-Maïdan, une révolution bleu et jaune ?


La Russie dit à l’Ukraine :  » Faites comme vous voulez, mais si vous préférez rejoindre l’Europe, nous traiterons avec vous comme avec n’importe lequel de nos partenaires européens « .

L’Union Européenne de son côté dit : Lire la suite L’Euro-Maïdan, une révolution bleu et jaune ?

L’accord transatlantique est une attaque frontale en règle contre la démocratie


Bruxelles n’a rien dit à propos d’un traité qui permettra aux entreprises rapaces de subvertir nos lois, nos droits et notre souveraineté nationale

marche-transatlantique-2-593feVous souvenez-vous de ce référendum pour décider si nous devions créer un marché unique avec les Etats-Unis ? Vous savez, celui qui demandait si les grandes entreprises devaient obtenir le pouvoir de terrasser nos lois ! Personnellement, je ne m’en souviens pas. [.] Car il aurait dû y en avoir un, n’est-ce pas ?

[À ce jour, aucun pays de l’Union Européenne n’a prévu de consulter ses citoyens sur l’accord de libre échange transatlantique. En France, seul le Front de Gauche demande la tenue d’un référendum – NdT.][1]

Après tout ce tourment pour savoir si nous [les Britanniques] devions ou non rester dans l’Union Européenne, le gouvernement [britannique] ne cèderait pas notre souveraineté à quelque institution obscure et non démocratique sans nous consulter. Le ferait-il ?

[Les Français, eux, qui avaient voté massivement contre le Traité constitutionnel, se sont fait avoir par le précédent gouvernement sous mandat sarkosyste – avec l’évidente complicité des socialistes, en particulier hollandistes – et n’ont quasiment pas bronché. Mais où va la France ? – NdT]

L’objectif de l’accord de libre-échange transatlantique [le « Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement »] est de supprimer les différences de régulation entre les Etats-Unis et les nations européennes. J’en avais déjà parlé, il y a quelques semaines, mais j’avais omis la question la plus importante : la remarquable capacité qu’il accorderait aux grandes entreprises de poursuivre en justice et sans ménagement les gouvernements qui essayent de protéger leurs citoyens. Il permettrait à un groupe d’experts secret constitué de juristes des grandes entreprises d’annuler la volonté des parlements et de détruire nos protections légales. Pourtant, les défenseurs de notre souveraineté restent étrangement muets.

Le mécanisme au moyen duquel ce sera réalisé est connu sous le nom de « règlement des différends entre les investisseurs et les Etats ». Il est déjà utilisé dans de nombreuses parties du monde pour tuer les réglementations qui protègent les gens et la planète vivante. Le gouvernement australien, après des débats très étendus à l’intérieur et à l’extérieur du parlement, a décidé que les cigarettes devraient être vendues dans des paquets anonymes, marqués seulement de mises en garde sanitaires effrayantes. Cette décision a été validée par la cour suprême d’Australie. Mais en se servant d’un accord commercial que l’Australie avait passé avec Hong Kong, la compagnie de tabac Philip Morris a demandé à un tribunal offshore de lui accorder une vaste somme d’argent en compensation de la perte de ce que cette société appelle « sa propriété intellectuelle ».

Durant sa crise financière, et en réponse à la colère du public sur les charges qui montaient en flèche, l’Argentine a imposé le gel des factures d’eau et d’électricité des Argentins (cela vous rappelle-t-il quelque chose ?). Ce pays a été poursuivi par les entreprises de services internationales dont les lourdes factures avaient poussé le gouvernement à agir. Pour ce crime et d’autres, l’Argentine a été forcée de verser plus d’un milliard de dollars d’indemnités. Au Salvador, des communautés locales sont parvenues, à un coup très élevé (trois militants ont été assassinés), à persuader le gouvernement de refuser l’exploitation d’une vaste mine d’or qui menaçait de contaminer leur eau. Une victoire pour la démocratie ? Visiblement pas pour très longtemps. L’entreprise canadienne qui cherchait à creuser cette mine poursuit à présent le Salvador et réclame la somme de 315 millions de dollars – pour la perte des profits futurs anticipés.

Au Canada, les tribunaux ont révoqué deux brevets possédés par la firme pharmaceutique américaine Eli Lilly, au motif que cette société n’avait pas apporté suffisamment de preuves que ses médicaments avaient eu les effets bénéfiques qu’elle revendiquait. Eli Lilly poursuit à présent le gouvernement canadien pour la somme de 500 millions de dollars, et exige que les lois canadiennes sur les brevets soient modifiées.

Ces entreprises (en compagnie de centaines d’autres) se servent des règlements sur les différends entre investisseurs et Etats, qui sont insérées dans les traités commerciaux signés par les pays qu’elles poursuivent. Ce sont des groupes d’experts qui ne sont pas dotés des garde-fous que l’on attend de nos propres tribunaux qui font appliquer ces règlements. Les audiences se tiennent à huis clos. Les juges sont des juristes de grandes entreprises, dont beaucoup travaillent pour des sociétés évoluant dans le même secteur d’activité que celles dont ils jugent les affaires. Les citoyens et les communautés affectés par leurs décisions n’ont aucune situation légale. Il n’y a pas de droit d’appel sur le fond de l’affaire. Pourtant, ces règlements peuvent renverser la souveraineté des parlements et les décisions des cours suprêmes.

Vous n’y croyez pas ? Voici ce qu’un des juges de ces tribunaux dit de son travail. « Lorsque je me réveille la nuit et que je pense à l’arbitrage, je ne cesse d’être étonné que les Etats souverains aient accepté en premier lieu l’arbitrage sur les investissements [.] Trois personnes individuelles sont investies du pouvoir de révision, sans aucune restriction ou procédure d’appel, de toutes les actions du gouvernement, de toutes les décisions des tribunaux, et de toutes les lois et régulations émanant du parlement. »

Il n’y a aucun droit correspondant pour les citoyens. Nous ne pouvons utiliser ces tribunaux pour exiger de meilleures protections contre la rapacité des entreprises. Voici ce que dit le Democracy Centre : c’est « un système judiciaire privatisé pour les grandes entreprises mondiales ».

Même si ces procès ne sont pas couronnés de succès, ils peuvent exercer un puissant effet de refroidissement sur les législations. Un responsable du gouvernement canadien, s’exprimant à propos des règles introduites par l’ALENA [Accord de Libre Echange Nord-Américain], fait la remarque suivante : « Au cours des cinq dernières années, j’ai vu arriver les lettres des firmes d’avocats de New York et de Washington, adressées au gouvernement canadien sur quasiment toutes les nouvelles régulations et propositions en matière d’environnement. Elles impliquent des produits chimiques pour le nettoyage à sec, des produits pharmaceutiques, des pesticides, la loi sur les brevets. Pratiquement toutes les nouvelles initiatives étaient visées et la plupart d’entre elles n’ont jamais vu le jour ». La démocratie, en tant que proposition constructive, est impossible dans ces circonstances.

C’est le système auquel nous serons soumis si le traité transatlantique progresse. Les Etats-Unis et la Commission Européenne, ces deux entités qui ont été prises en otage par les grandes entreprises qu’elles sont censées réguler, font pression pour que la résolution des différends entre les investisseurs et les Etats soit incluse dans cet accord.

La commission justifie cette politique en prétendant que les tribunaux nationaux n’offrent pas aux grandes entreprises une protection suffisante parce qu’ils « pourraient être partiaux ou manquer d’indépendance ». De quels tribunaux s’agit-il ? Des tribunaux américains ? De ceux des Etats membres de l’Union européenne ? Elle n’en parle pas. En fait, elle ne produit aucun exemple concret démontrant le besoin d’un nouveau système extrajudiciaire. C’est précisément parce que nos tribunaux sont généralement impartiaux ou qu’il sont plutôt indépendants que les grandes entreprises veulent les contourner. La Commission européenne cherche à remplacer les tribunaux souverains, ouverts et responsables, par un système corrompu et fermé, où règnent les conflits d’intérêt et les pouvoirs arbitraires.

Les règlements des différends investisseurs/Etats pourraient être utilisés pour détruire toute tentative de sauver les services nationaux de santé du contrôle des grandes entreprises, de réguler les banques, de contenir l’avidité des compagnies d’énergie, de re-nationaliser les chemins de fer, de laisser les combustibles fossiles dans le sol. Ces règles ferment la porte à toutes les alternatives démocratiques. Elles proscrivent les politiques de gauche.

C’est la raison pour laquelle il n’y a eu aucune tentative du gouvernement britannique [et des autres gouvernements européens] d’informer ses citoyens à propos de cette attaque monstrueuse contre la démocratie, et encore moins de nous consulter. [En Grande-Bretagne] c’est la raison pour laquelle les Conservateurs qui font toute une histoire sur la souveraineté sont muets. Réveillez-vous ! Le peuple être en train de se faire baiser.
Traduit de l’anglais par [JFG-QuestionsCritiques]

The Guardian : article original : This transatlantic trade deal is a full-frontal assault on democracy

note:
______________

[1] Voici la position des principaux partis politiques en France à propos du Traité transatlantique :

Front National : résolument contre, n’appelle pas à un référendum, mais leurs députés européens ont voté POUR la consultation de la société civile.
Front de Gauche : résolument contre, appelle à un référendum, a voté au parlement européen POUR la consultation de la société civile.
Parti Socialiste : enfumage du gouvernement. et aucune position précise du PS, a voté au parlement européen POUR la consultation de la société civile.
UMP : généralement très favorable, à quelques rares exceptions (par ex. Jacques Myard), a voté au parlement européen CONTRE la consultation de la société civile.
UDI + MODEM : soutien inconditionnel, a voté au parlement européen CONTRE la consultation de la société civile, à l’exception notable de Jean-Luc Benhamias (qui s’est abstenu).
EELV : généralement contre, a voté au parlement européen POUR la consultation de la société civile.
Cap21 : contre, a voté au parlement européen POUR la consultation de la société civile.

Belgique : Une bombe électorale qui pose bien des questions !


hqdefaultLe parti ISLAM vient de gagner une section locale de la ville de Bruxelles. Le discours est clair, trop clair même : instauration de la Charia en Belgique.   Ni plus, ni moins. Va-t-on vers un nouvel émirat, l’Emirat Islamique de Belgique ?

Le discours ressemble à une de ces bouffonneries que l’on entend tantôt en Syrie, tantôt au Nord Mali, ou encore dans les innombrables cassettes envoyées à Al Jazeera par les différents ‘’chefs’’ d’Al-Qaïda et affiliés.  Et on sait à quoi s’en tenir au sujet de ces discours.

Que cache ce mouvement qui a su rallier suffisamment de voix pour percer localement ? Qui le finance ? Il est clair que son but est, entre autres, de faire peur. Le leader, ne mâche pas ses mots et ressort en quelques phrases tous les épouvantails qui font trembler les européens, dans une volonté évidente de provoquer et de choquer. Le problème c’est qu’on n’entendra que lui et ce, même si tout le monde a conscience que ce n’est pas avec quelques élus locaux que l’on peut changer un pays. Les promoteurs de ce parti qui se dit islamiste savent très bien ce qu’ils font. Un nouvel épisode de la guerre entre les civilisations vient peut-être de commencer.

Avic

Préparez vos mouchoirs…


Banques-PiègeL’oligarchie financière mondiale va bientôt vous rincer, et ce n’est pas un hasard, c’est un attentat financier longuement préparé. Quand les foules repues de tittytainment comprendront, il ne sera plus temps de faire le deuil de sa ruine, elle sera largement consommée et universelle !

La crise financière des subprimes n’était que le détonateur de la bombe financière qui arrive… les affaires de corruptions en cours, c’est la partie visible de l’iceberg, en fait la démocratie est un costume sur mesure que se sont offert les financiers rastaquouères, ou tous ceux qui sont élus sont a vendre… pour mémoire les récents scandales des députés européens prêts à se prostituer avec n’importe quels groupes financiers, sur un simple coup de fil !

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/03/des-d%C3%A9put%C3…

Tout ces « zélus » ont voté votre ruine:

Il n’est plus temps de parler de rendements, d’investissements……………………..ils ont déjà voté que vous devez tout perdre. Rassurez vous, quand vous serez en slip , il vous restera encore votre peau a sauver………………………..C’est là que vous comprendrez combien ils vous estiment, rendez vous en 2014, et dites vous que les vrais maitres du jeu pensent que vous êtes trop nombreux.

Denissto

Premier effet ‘’Snowden’’ : Bruxelles obligé de réagir


Espionage USPendant que Edward Snowden cherche des solutions pour sa survie, la bombe qu’il a lancé il y a quelques jours commence tout juste à produire ses effets. La Commission européenne vient, en effet, de demander aux Etats-Unis de lui fournir « des explications » sur leurs programmes d’espionnage des communications dans une lettre adressée au secrétaire américain à la Justice, Eric Holder.

L’auteur de la lettre, la commissaire européenne en charge de la Justice, Viviane Reding, évoque même la possibilité de réévaluer ‘’la relation transatlantique à la lumière des réponses’’.

Se peut-il que l’Union européenne ne fut au courant de rien concernant les divers programmes d’espionnage américains et la volonté de Washington de surveiller tout ce qui se passe dans le monde ? Ils auront du mal à nous le faire avaler.  On pourrait tout juste leur accorder une petite dose de naïveté  qui peut leur faire croire que cette surveillance ne les concerne pas, puisqu’ils sont alliés. Mais alors, on ne pourrait qu’être consterné devant tant de méconnaissance des réalités géopolitiques qui touchent à l’Amérique. Mais  tant de naïveté est peu crédible. D’autant moins que les Etats-Unis n’arrêtent pas de faire pression sur l’Europe pour pouvoir accéder ouvertement et officiellement à toutes les bases de données concernant les citoyens européens.

Ce qui semble le plus probable, c’est que devant les révélations de Washington Post et The Guardian, deux mastodontes du milieu médiatique, les responsables de Bruxelles ne peuvent pas rester silencieux. Ne rien dire serait marquer une complicité évidente avec l’administration Obama. Que l’Europe joue les innocents ou qu’elle soit sincère, n’a finalement que peu d’importance. Ce qui l’est en revanche, c’est que, par sa réaction, les révélations d’Edward Snowden ont acquis une dimension supplémentaire qui pourrait légitimer les protestations internationales (les vraies protestations, et non les demandes timides et apeurées d’explications de la Commission Européenne).

Edward Snowden, le nouveau transfuge de l’Ouest près Julian Assange, peut être fier de lui. Par le passé, les transfuges de l’Est finissaient tous par obtenir des prix Nobel selon leur spécialité s’ils en avaient une, sinon celui de la Paix. On pourrait recommander aux chinois de décerner à notre nouveau dissident le Prix Confucius de la Paix. Ce ne serait que justice.

Avic

Crêpage de chignons US / UE


BARROSO CEPARIS – Amateurs de turbo-néolibéralisme, réjouissez-vous –  prenez vos bouteilles de Moët et Chandon , et prenez place aux premières loges ; cet été, il n’y aura pas pire crêpage de chignons que les premiers rounds qui opposeront les deux géants occidentaux. Oubliez le « pivot » du Pentagone vers l’Asie, sans jamais abandonner le Moyen-Orient ; des broutilles, comparé à ce voyage dans les arcanes du turbo-capitalisme, dignes d’un néo-Balzac.

Nous parlons du nouveau Saint Graal – l’accord de libre-échange entre les États-Unis et l’Union Européenne, la création d’un marché interne transatlantique géant (25% des exportations mondiales, 31% des importations mondiales, 57% des investissements étrangers), dans lequel les biens et services (mais pas les gens) pourront « librement » circuler, ce qui, en théorie, sortirait l’Europe de son marasme actuel.

Le problème est que pour atteindre ce monde meilleur (Brave New World) présidé par la déesse du marché, l’Europe devra renoncer à certaines de ses normes juridiques, environnementales, culturelles et de santé, plutôt complexes.

Dans ce paradis bureaucratique kafkaïen/orwellien également connu sous le nom de Bruxelles, des hordes d’inconnus sans visages, tels des hommes au chapeau melon sortant d’un tableau de Magritte, se plaignent ouvertement de cette « aventure ». Il y a, de plus en plus, chez eux un consensus sur le fait que l’Europe a tout à perdre et peu à gagner dans cette affaire, en contraste avec les ennemis de l’intégration européenne, moqués comme des fanatiques d’une Europe « pro-US » et « ultra-libérale ».

Encore le péril jaune

Il est de plus en plus curieux de constater que la grande majorité des nations européennes voulait vraiment un accord de libre-échange depuis longtemps, contrairement aux Etats-Unis plus protectionnistes. A l’heure actuelle, officiellement du moins, aucune des nations de l’UE ne s’oppose à la transaction. Voici la raison non officielle : personne ne peut se permettre d’être accusé d’être un ennemi des Etats-Unis.

La Commission européenne (CE) estime que la croissance du produit national brut de l’UE dans son ensemble devrait progresser de 0,5% – pas exactement un objectif à la chinoise. Les Etats-Unis, en revanche, sont beaucoup plus enthousiastes ; le Sénat US estime que, sans droits de douane, les exportations US vers l’Europe augmenteront de près de 20%.

Le cœur du problème, en remportant l’affaire, sera d’harmoniser les règles responsables du blocage de la si vantée libre circulation totale des marchandises. «Harmoniser » signifie diluer les règles européennes. Mais le hic c’est que Washington ne veut pas seulement un accord transatlantique. Le but ultime est de graver dans le marbre les règles globales pour tout ce qui va être plus tard imposé partout ; c’est le code pour ouvrir totalement le marché chinois, avec absolument aucune restriction, pour les sociétés occidentales.
Le German Marshall Fund des États-Unis va droit au but ; le capitalisme occidental doit rester la norme universelle, contre la « menace » d’un capitalisme chinois géré par l’Etat. Ce qui réduit en cendres l’idée que le capitalisme chinois a été – et continue d’être – le sauveur de l’énorme crise actuelle du capitalisme occidental.

L’accord US-UE est également censé être la cerise sur le gâteau des accords déjà signés par les Etats-Unis individuellement avec plusieurs pays en Asie. La question ne se pose absolument pas de savoir de quel côté est le plus fort. Le président US Barack Obama joue déjà très gros en termes de relations publiques, soulignant à chaque occasion qui se présente que l’Europe s’est trouvée en difficulté parce qu’elle essayait de trouver une recette pour la croissance. Et les Etats-Unis peuvent compter sur des éléments de la cinquième colonne, comme le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, pour qui les français – qui défendent beaucoup d’exceptions – sont déjà isolés.

Qu’on ne s’y trompe pas ; Washington jouera le tout pour le tout, – dans le style Iron Man 3 – en brisant les normes européennes d’hygiène et phyto-sanitaires et « libéralisant » l’alimentation, le tout génétiquement modifié, depuis la viande améliorée avec des hormones au poulet au chlore. Les règles ennuyeuses établies par les hommes sans visage à Bruxelles ont été systématiquement tournées en dérision par Washington comme « non scientifiques », contrairement aux non-règles US.

L’ultime homme au chapeau melon

C’est seulement maintenant que les citoyens européens surpris commencent à saisir le fait que c’est l’UE qui a proposé l’affaire aux Etats-Unis, et non l’inverse. L’UE signifie ici la Commission Européenne. Et ce qui reste en travers de la gorge, c’est qu’il s’agit de l’ambition d’un seul homme (un Portugais) contre la fierté de tout un pays (la France).

Aggravée par le fait que la négociation a reçu le feu vert personnel d’Obama, et avec le Congrès US interférant à tous les niveaux, la ligne de fond est que, pour les US, « tout est sur la table » – code pour : nous voulons tout, et nous sommes prêts à ne céder sur rien.

La France – déjà soutenue par les ministres de la culture de 12 pays – veut que l’industrie audiovisuelle soit exclue de toutes les négociations, au nom de sa très prisée « exception culturelle ». C’est l’un des rares pays au monde – la Chine est une question tout à fait différente – à ne pas être totalement inondé par les produits hollywoodiens.

En cas de refus, Paris mettra son veto à tout – même si, en privé, les autorités françaises admettent qu’elles n’ont pas le pouvoir d’opposer leur veto à quoi que ce soit, car les entreprises françaises aussi, hélas, veulent l’accord.

Pourtant, Paris va se battre pour tout, allant de l’« exception culturelle » aux normes sanitaires / environnementales les plus importantes. Il sera accompagné par l’Italie sur de nombreux fronts ; il y a déjà une révolte ouverte dans le monde de l’Artisanat Italien au sujet de l’avenir sombre où les gens, partout dans le monde, consommeront du parmesan, du jambon de Parme et des vins Brunello Made in USA.

Sur un autre front, il est certain que Washington ne va pas ouvrir le marché US aux services financiers ou aux transports maritimes européens. C’est juste un exemple de la façon dont l’Europe a beaucoup à perdre et pratiquement rien à gagner.

En définitive, tout cela est lié à l’ambition aveugle d’un étonnant fonctionnaire de carrière européen médiocre – le patron portugais de la CE, José Manuel Barroso. Barroso souhaite obtenir un mandat pour négocier au nom de tous les Etats membres le 14 Juin. Et il s’attend à ce que les négociations se terminent avant la fin de son mandat actuel, en Novembre 2014.

Certains diplomates UE très furieux, ont confirmé en privé à Asia Times que Barroso a monté cette formidable opération pratiquement seul par lui-même, en attendant une future belle récompense de la part de ses maîtres – à Bruxelles ? Que nenni, à Washington. Barroso veut devenir soit le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, soit de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. On ne peut accéder à aucun de ces deux postes sans le feu vert de Washington.

Cela expliquerait la nomination du chef de cabinet de Barroso comme ambassadeur de l’UE à Washington, faisant un lobbying intense auprès des américains, aux côtés de l’ambassadeur du Portugal aux États-Unis et de l’ambassadeur du Portugal à l’UE.

Tous les paris sont ouverts sur le vainqueur de ce monstrueux crêpage de chignon. Les membres de l’UE peuvent voter contre leurs propres intérêts, mais il se pourrait bien alors qu’il y ait une déferlante de colère des citoyens européens déjà aux abois. Cette nouvelle saga du turbo-capitalisme occidental a tous les éléments pour être, en fait, tout à fait révolutionnaire.

par Pepe Escobar   Asia Times.

Traduction Avic

Qu’est devenue la guerre du Mali ?


BELGIUM-EU-BARROSO-TRAOREVous rappelez-vous ce qui se passait il y a un an au Mali ? Vous vous souvenez sans doute de ces hordes de terroristes armés jusqu’aux dents déferlant sur ce pauvre Mali, le coupant en deux et y instaurant la charia, pendant que l’armée malienne se tirait une balle dans le pied et s’auto-neutralisait. Vous avez encore en mémoire la sauvagerie avec laquelle les barbus s’en donnaient à cœur joie pour couper des mains, flagellaient et détruisaient des mausolées, créant ainsi une situation que la société internationale ne pouvait tolérer. Et bien sûr, la société internationale n’a pas toléré. Malgré les menaces, les dangereux djihadistes, encore plus armés jusqu’aux dents, poussent même l’outrecuidance jusqu’à foncer sur Bamako. On se rappelle que le sang de Hollande ne fit qu’un tour. Il déclencha le plan de sauvetage d’urgence par l’Opération Serval.  La « guerre du Mali » commençait.

Mais, après seulement quatre mois de « combats », on n’en entend plus parler. C’est le silence radio. Que sont devenus les barbus qui étaient si effrayants ? Sont-ils retournés en Libye, ou se sont-ils perdus dans le désert ? Ou peut-être se sont-ils dispersés dans les zones montagneuses des Adrar. En tout cas, cette terrible armée reste introuvable. Plus d’ennemis, plus de guerre. En principe. Au Mali, c’est l’inverse. Moins il y a d’ennemis, plus on renforce le dispositif. Les forces internationales se mettent en place tout doucement, pendant qu’on arme et forme l’Armée Malienne (mieux vaut tard que jamais…).

Pendant ce branle-bas de combat pour une « guerre » déjà terminée, les grandes manœuvres diplomatiques battent leur plein. Non pas pour négocier et installer la paix, comme après chaque conflit, mais pour chercher le nerf de la guerre (déjà terminée, je le rappelle). Les grands donateurs sont priés de mettre la main à la poche pour, disent-ils, la reconstruction. La reconstruction de quoi ? Les barbus avaient-ils démoli tant de mausolées que ça ?

Quoi qu’il en soit, les généreux donateurs ont  répondu présents. La BAD (Banque Africaine de Développement) s’est fendue de 240 millions d’euros pour soutenir les efforts de sortie de crise et de relance de l’économie du Mali. Dans le même temps, les pays donateurs réunis en conclave à Bruxelles ce Mercredi, se sont engagés à mobiliser 3.2 milliards Euros Dollars destinés au « programme de relance de la République du Mali ».

Plus d’une centaine de pays et d’institutions internationales ont participé à cette réunion, dont la Banque Mondiale et la Banque Islamique de Développement, qui vont participer à hauteur de 250 millions d’euros chacune, tandis que des dizaines de pays, dont les Etats-Unis, le Japon ou le Royaume-Uni, vont également accroître leur soutien, sous la forme de dons ou de prêts.

Devant tant de générosité, on pourrait dire : « tant mieux pour le Mali ». S’il y a un pays qui a un besoin urgent de fonds, c’est bien le Mali. Mais pendant que certains collectent de quoi réalimenter Gao ou Kidal en électricité, et renflouer, au passage, certains comptes, d’autres installent  durablement des bases militaires dans et autour du pays. Les terroristes pourraient revenir, n’est-ce pas ? Ils ont disparu mais ils sont toujours là, tapis quelque part, attendant leur heure.

Et puis, il y a les pays voisins… Qu’il faudra protéger malgré eux…

Avic

Les détrousseurs des peuples


richeSi vous croyez que les pays européens sont des pays démocratiques parce que les élections y sont libres, la presse indépendante et qu’on ne jette pas les opposants en prison, lisez d’urgence L’oligarchie, ça suffit, vive la démocratie(1) le petit livre – accablant, effrayant – d’un journaliste essayiste, Hervé Kempf, qui, faits et chiffres à l’appui, nous démontre que ces pays ne sont que des «théâtres de marionnettes dont nombre de fils sont tirés en dehors de la vue du public». Lire la suite Les détrousseurs des peuples