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Après la Yougoslavie, l’Ukraine ?


Le 15 décembre 2013, le sénateur John McCain —qui supervisa la « révolution orange » de 2004 et soutient le jihadisme en Syrie— s’adresse aux manifestants sur la place Maidan. On reconnaît à sa droite le leader nazi Oleh Tyahnybok.
Le 15 décembre 2013, le sénateur John McCain —qui supervisa la « révolution orange » de 2004 et soutient le jihadisme en Syrie— s’adresse aux manifestants sur la place Maidan. On reconnaît à sa droite le leader nazi Oleh Tyahnybok.

Pendant plus d’une décennie, un gros travail a été fait pour montrer que le fléau, l’ennemi de l’humanité, était le djihadisme islamique. Des bombes ont été larguées partout où les islamistes pointaient leur nez au nom de la guerre globale contre le terrorisme. Et que découvre-t-on au cours de la guerre de Syrie ? Que ces fameux djihadistes sont les alliés clandestins de ceux-là mêmes qui ont construit leur diabolisation.

En Ukraine, Nous commençons déjà à percevoir la similitude entre les mouvements nazis et les djihadistes. Va-t-on découvrir que la vraie nature du nazisme n’est peut-être pas ce que l’on croit ? Ce serait lourd de conséquences…

Avic Lire la suite Après la Yougoslavie, l’Ukraine ?

Les États-Unis, premiers financiers mondiaux du terrorisme


Tribune de Byblos

congrès-américainDepuis la guerre d’Afghanistan contre les Soviétiques, de nombreux auteurs ont mis en évidence le rôle des États-Unis dans le financement du terrorisme international. Cependant, jusqu’à aujourd’hui, il ne s’agissait que d’actions secrètes, jamais assumées sur le moment par Washington. Un pas décisif a été franchi avec la Syrie : le Congrès a voté le financement et l’armement de deux organisations représentant Al-Qaïda. Ce qui était jusque-là un secret de polichinelle devient désormais la politique officielle du « pays de la liberté » : le terrorisme. Lire la suite Les États-Unis, premiers financiers mondiaux du terrorisme

Quel est le véritable programme de l’état policier américain? – Paul Craig Roberts


982829Dans ma dernière chronique, j’ai souligné qu’il était important pour les citoyens américains d’exiger de savoir quels sont les vrais programmes qui sont derrière les guerres qu’ont choisi de faire les régimes de Bush et d’Obama. Ce sont des guerres majeures à long terme d’une durée de deux à trois fois celle de la Seconde Guerre mondiale.

Forbes rapporte que un million de soldats américains ont été blessés en Irak et en Afghanistan. http://www.forbes.com/sites/rebeccaruiz/2013/11/04/report-a-million-veterans-injured-in-iraq-afghanistan-wars/

RT rapporte que le coût du maintien de chaque soldat américain en Afghanistan a augmenté de 1,3 million de dollars à 2,1 millions de dollars par soldat. http://rt.com/usa/us-afghanistan-pentagon-troops-budget-721/

Matthew J. Nasuti rapporte dans Kabul Press qu’il a coûté aux contribuables 50 millions de dollars pour tuer un soldat taliban. Cela signifie qu’il a coûté 1 milliard de dollars pour tuer 20 combattants talibans. http://kabulpress.org/my/spip.php?article32304 C’est une guerre qui ne peut être gagnée qu’au prix de la faillite totale des États-Unis.

Joseph Stiglitz et Linda Bilmes ont estimé que les dépenses déjà réalisées et les coûts futurs déjà engagés dans les guerres d’Afghanistan et d’Irak se montent au moins à $ 6 trillons.

En d’autres termes, c’est le coût de ces deux guerres qui expliquent l’explosion de la dette publique américaine et les problèmes économiques et politiques associés à cette dette importante.

Qu’a gagné l’Amérique en échange de  $ 6 trillons et un million de soldats blessés, dont beaucoup très sévèrement?

En Irak, il y a maintenant un régime islamiste chiite allié à l’Iran à la place d’un régime laïc sunnite qui était un ennemi de l’Iran, le nouveau aussi dictatorial que l’ancien, qui préside sur les ruines de la guerre, au milieu d’une violence permanente aussi élevée que pendant la tentative d’occupation américaine, et des malformations congénitales abominables dues à des substances toxiques associées à l’invasion et à l’occupation américaine.

En Afghanistan, il y a des talibans invaincus et apparemment invincibles et un trafic de drogue ravivé qui inonde le monde occidental.

La cerise sur ces « succès » de Bush et Obama sont des demandes de partout dans le monde que les Américains et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair rendent des comptes sur leurs crimes de guerre. Certes, la réputation de Washington a chuté à la suite de ces deux guerres. Il n’y a plus aucun gouvernement de par le monde qui soit assez crédule pour croire un seul mot de ce que dit Washington.

Ce sont des coûts énormes pour des guerres pour lesquelles nous n’avons aucune explication.

Les régimes Bush / Obama ont mis au point diverses histoires de couverture: une «guerre contre le terrorisme», «Nous devons les tuer là-bas avant qu’ils ne viennent ici», «armes de destruction massive », « vengeance pour le 11/9 », « Oussama ben Laden » (qui est mort de ses maladies en Décembre 2001, comme ça a été largement rapporté à l’époque).

Aucune de ces explications n’est viable. Ni les talibans ni Saddam Hussein n’ont été engagés dans le terrorisme aux États-Unis. Comme les inspecteurs en désarmement en avaient informé le régime de Bush, il n’y avait pas d’ADM en Irak. Envahir les pays musulmans et massacrer des civils sont plus susceptibles de créer des terroristes plutôt que de les supprimer. Selon l’histoire officielle, les pirates de l’air du 11/9 et Oussama ben Laden étaient Saoudiens, pas Afghans ou Irakiens. Pourtant, ce n’était pas l’Arabie saoudite qui a été envahie.

La démocratie et un gouvernement responsable n’existent tout simplement pas lorsque le pouvoir exécutif peut amener un pays à la guerre au nom d’agendas secrets opérant derrière des histoires de couverture qui sont des mensonges transparents.

Il est tout aussi important de poser ces mêmes questions au sujet du programme de l’état policier américain. Pourquoi Bush et Obama ont-ils supprimé la protection de la loi comme bouclier pour le peuple pour la transformer en une arme dans les mains de l’exécutif? Comment les Américains sont-ils plus en sécurité en se débarrassant de leurs libertés civiles? La détention illimitée et sans application normale de la loi sont les maîtres mots de l’Etat tyrannique. Ils sont le terrorisme, pas une protection contre le terrorisme. Pourquoi toutes les communications de chaque Américain et apparemment les communications de la plupart des autres personnes dans le monde, y compris les alliés européens les plus fidèles de Washington, sont susceptibles d’être interceptées et stockées dans une gigantesque base de données de l’état policier? Comment cela protège-t-il les Américains contre les terroristes?

Pourquoi est-il nécessaire pour Washington d’attaquer la liberté de la presse et d’expression, de fouler aux pieds la loi qui protège les dénonciateurs comme Bradley Manning et Edward Snowden, de criminaliser la dissidence et les manifestations, et de menacer des journalistes tels que Julian Assange, Glenn Greenwald et le journaliste de Fox News James Rosen ? http://www.nytimes.com/2013/05/22/opinion/another-chilling-leak-investigation.html?_r=0

Comment le fait de garder les citoyens dans l’ignorance des crimes de leur gouvernement peut-il les mettre à l’abri des terroristes?

Ces persécutions des diseurs de vérité n’ont rien à voir avec la «sécurité nationale» et le fait de «mettre les américains à l’abri des terroristes. » Le seul but de ces persécutions est de protéger le pouvoir exécutif contre la révélation de ses crimes. Certains des crimes de Washington sont si horribles que la Cour pénale internationale prononcerait une condamnation à mort si les coupables pouvaient être traduits en justice. Un gouvernement qui va détruire les protections constitutionnelles de la liberté d’expression et de la liberté de la presse afin d’empêcher que ses actions criminelles ne soient divulguées est un gouvernement tyrannique.

On hésite à poser ces questions et même à faire les remarques les plus évidentes de peur non seulement d’être mis sur une liste de surveillance et d’être sous le coup d’une accusation ou une autre, mais aussi par crainte que ces questions puissent provoquer un false flag qui pourrait servir à justifier l’état policier qui a été mis en place.

C’est peut-être ce qu’a été l’attentat du marathon de Boston. Les déclarations du gouvernement ont pris le pas sur la preuve de la culpabilité des deux frères. Il n’y a rien de nouveau dans la manière dont le gouvernement piège des boucs émissaires. Ce qui est nouveau et sans précédent c’est le verrouillage de Boston et sa banlieue, l’apparition de 10.000 soldats lourdement armés et des chars pour patrouiller dans les rues et fouiller sans mandat les maisons des citoyens, tout cela au nom de la protection du public contre un enfant blessé de 19 ans.

Non seulement rien de ce genre n’est jamais arrivé aux États-Unis, mais aussi ce n’aurait pas pu être organisé sous l’impulsion du moment. Ça devait déjà être en place, en attente pour l’événement. Ce fut un galop d’essai pour ce qui est à venir.

Les américains ignorants, les conservateurs du type « la loi et l’ordre», particulièrement crédules, n’ont même aucune idée sur la militarisation de leur police locale. J’ai regardé les forces de police locale s’entrainer dans des clubs de tir. Les policiers ont appris à tirer d’abord non pas une fois mais plusieurs fois, pour protéger leurs vies en premier à tout prix, et non pas à risquer leur vie en posant des questions. C’est pourquoi un gamin de 13 ans avec le fusil jouet a été mis en pièces. Un interrogatoire aurait révélé qu’il s’agissait d’une arme-jouet, mais interroger le « suspect » aurait pu mettre en danger les précieux policiers qui sont formés pour ne prendre aucun risque.

La police opère de la même manière que le pouvoir de tuer présidentiel d’Obama : assassiner d’abord, puis créer un dossier contre la victime.

En d’autres termes, cher citoyen américain, votre vie ne vaut rien, mais les policiers que vous payez, non seulement n’ont aucun compte à rendre, mais aussi leurs vies ont une valeur inestimable. Si vous vous faites tuer dans l’exercice de leur fonction, ce n’est pas une grosse affaire. Mais ne blessez pas un policier voyou dans un acte de légitime défense. Je veux dire, qui pensez-vous que vous êtes, une sorte d’américain mythique, libre avec des droits ?

Traduction Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/11/13/real-agenda-american-police-state-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120 Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Retrait des Africains de la CPI. Le lobbying indécent de l’Occident


60 Jahre UN-MenschenrechteLes dirigeants africains étant résolus à se débarasser de ce Sanhédrin raciste que réprésente la CPI, les ennemis de l’Afrique multiplient des pressions pour tenir en échec le sommet extraodinaire de l’Union Africaine prévu ce 11 Octobre 2013.

D’entrée de jeu, deux retraités dépressifs ont d’abord été jétés dans l’arène. Tour à tour Kofi, Annan et Desmond Tutu ont, dans une propagande désespérée, essayé de distraire les africains. Le message du prélat semble avoir eu un écho favorable putôt du côté de l’occident (510.000 signatures au moment où nous écrivons cet article). Ce message a-t-il eu le même succès auprès des députés africains qui voteront demain? Rien n’est moins sûr…

Ensuite, des agitateurs politiques africains se sont mêlés. Le magistrat ivoirien Kadjo Fodjo vocifère: « Devant les horreurs orchestrés ou cautionnées par ces bourreaux, il nous est arrivé de trépigner, de vociférer et d’appeler la communauté internationale au secours. Je trouve inconséquent, ridicule et irresponsable que nous reprochions à la Cour Pénale Internationale de ne juger que des Africains pour la simple et banale raison que des Occidentaux n’ont jamais comparu devant elle (…)»

Se dessinent enfin les contours de la thèse du lobbying occidental avec la sortie hier, de Barbara Lochbihler, députée européene et présidente du Sous-comité des Droits de l’Homme de l’union Européenne. L’allemande envoie une lettre aux députés de l’union africaine, les appelant à plus de «sagesse» (Voir encadré enfin d’article). Nous publions ici l’intégralité de sa requête mais avant, ce texte du confrère Karim Mohsen du journal algérien l’Expression nous permet de mieux appréhender les coutours de cette affaire.

CPI, une Cour de justice à deux vitesses

L’Union africaine organise demain un sommet extraordinaire consacré à la Cour pénale internationale (CPI) dont l’intitulé semble désormais trompeur, puisque depuis son entrée en fonction en 2003, soit dix ans, la CPI s’est intéressée exclusivement à l’Afrique, aux Africains et singulièrement aux dirigeants africains.

La goutte qui fit déborder le vase c’est encore le procès intenté aux président et vice-président kenyans, Uhuru Kenyatta et William Ruto.

Trop, c’est trop, estime l’Union africaine qui ne comprend pas que la CPI soit devenue un tribunal spécial pour l’Afrique. Il y a à l’évidence un étrange concours de circonstances qui fait que, curieusement, seuls les Africains et, particulièrement, les dirigeants africains sont appelés à connaître de cette justice, version CPI.

Les Africains veulent bien le croire, mais le fait que la Cour pénale internationale conduise actuellement des enquêtes dans huit pays, tous africains, (Kenya, Côte d’Ivoire, Libye, Soudan, Ouganda, Centrafrique, RD du Congo et au Mali) ne laisse d’étonner, d’autant que cela représente un pays africain sur huit mis ainsi à l’index. Ce qui est énorme et inconcevable.

Certes, l’Afrique a mauvaise réputation, très mauvaise même, où l’on est assuré de rencontrer plus de dictateurs et où le droit est bafoué que de démocrates respectueux de la personne humaine. Cela est vrai et il serait vain, surtout contre-productif, que de le contester. Aussi, juger des dirigeants africains qui auraient outrepassé leurs pouvoirs et opprimé leurs peuples – c’est là aussi un fait patent qu’il serait difficile de démentir – aurait été parfaitement équitable si ce principe est étendu à tous les Etats et à tous les dirigeants de la planète.

L’Union africaine accuse ainsi la CPI de mener «une sorte de chasse d’ordre racial». Nous ne sommes pas loin de partager ce sentiment.

Les pays africains sont pauvres, ils ne disposent pas de l’arme nucléaire comme ils ne disposent pas de cette arme redoutable d’être membre permanent au Conseil de sécurité et avoir à sa disposition le «veto». Aussi, les Africains sont-ils les plus aisés à juger, à culpabiliser. Ce qui n’est pas le cas pour les nations «bien nées». Ainsi, nombreux en effet, sont les Etats et dirigeants qui vont au-delà de leurs pouvoirs et asservissent, non point leurs peuples, certes, mais d’autres pays, d’autres peuples.

Un George W. Bush – il ordonna l’invasion de l’Irak et déclencha une guerre sanglante qui occasionna la mort de plus d’un million d’Irakiens – un Tony Blair – complice de l’ex-président US et qui porte autant que lui la responsabilité de la destruction de l’Irak – sont passibles l’un et l’autre des jugements de la CPI, s’il existait véritablement une cour de justice internationale au-dessus des Etats, avec pour seuls guides le Traité de Rome et le droit international. Un Benjamin Netanyahu et plusieurs dirigeants israéliens se trouvent dans le même cas.

De fait, les Etats-Unis, qui ne sont pas signataires du Traité de la CPI, se sont arrangés pour que les ressortissants américains soient exonérés des jugements de cette Cour internationale. Dans ce contexte, ils se sont livrés à un honteux chantage auprès de pays africains, asiatiques et européens auxquels ils ont fait signer des protocoles d’accord par lesquels ces pays s’engagent à ne pas livrer des citoyens US à la CPI.

Or, ce sont ces mêmes Etats-Unis qui soutiennent le plus fermement l’action de la CPI contre les Africains. C’est le même cas pour Israël qui n’adhère pas à cette institution pénale internationale.

En 2009, l’Autorité palestinienne demanda à la CPI d’ouvrir une enquête sur les crimes de guerre commis par Israël dans la bande de Ghaza. Le procureur de l’époque, Luis Moreno-Ocampo, excipant du fait que l’Etat hébreu n’étant pas partie du Traité de Rome se déclara impuissant à toute action, se retranchant derrière le fait que l’Etat hébreu n’est pas membre de la CPI. Or, cette Cour qui ne peut juger les dirigeants d’Israël, pour les raisons évoquées ci-dessus, a bel et bien émis en 2009 un mandat contre le président soudanais, Omar El Bechir, pour crimes contre l’humanité au Darfour, alors que le Soudan, tout comme les Etats-Unis et Israël, n’est pas signataire du Traité de Rome.

Il n’est pas question de demander l’impunité pour les Africains, s’ils sont coupables ils doivent payer. Mais si justice internationale il y a, il faudrait que celle-ci s’applique de la même manière à tous, pour tous. Comment peut-on arguer d’une justice internationale quand elle fonctionne à deux vitesses jugeant l’Afrique et les Africains qui ne disposent pas de pouvoir de pression et épargnant les pays qui sont pourvus de ce pouvoir et de la puissance sous toutes ses formes. C’est cela qui est inconcevable et inacceptable.

Lettre de Barbara LOCHBIHLER (députée européenne, présidente du Sous-comité des Droits de l’Homme) aux députés africains

Monsieur les Députés,

Il ya 20 ans, le génocide rwandais était en cours de préparation intense et les appels à l’intervention des Nations Unies pour l’arrêter sont restés sans réponse de la part du Conseil de sécurité de l’ONU et de la communauté internationale dans son ensemble : A l’époque, aucune Cour pénale internationale (CPI) n’existait encore et les planificateurs du génocide, les « potentiels coupables », avaient la conviction que leur conduite inhumaine se ferait dans l’impunité absolue.
 
Depuis lors, le monde a changé et, en particulier, l’Afrique a changé.

Il y a 15 ans que la Cour pénale internationale a été créée à Rome avec la contribution fondamentale et le soutien des Etats africains et 34 pays africains forment le plus grand groupe régional de l’Assemblée des États Parties à la CPI. Aujourd’hui, aucun chef d’Etat ou de gouvernement, aucun dirigeant de milice ou de guérilla peut planifier des atrocités en toute impunité, à condition qu’il ou elle soit un ressortissant d’un État partie au Statut de Rome ou mène ses opérations dans les territoires d’un Etat partie.
 
La seule idée que les Etats africains ont inclus, à la demande du Kenya, à l’ordre du jour de se retirer du Statut de Rome au prochain Sommet de l’Union africaine qui se tiendra à Addis-Abeba les 11-12 Octobre 2013, est un sujet d’inquiétude extrême pour tous ceux qui, comme nous, se battent à travers les  institutions et personnellement contre l’impunité.
 
Alors que les conflits et les atrocités de masse des années 1990, en Afrique et en Europe, ont généré des centaines de milliers de victimes civiles (rappelez-vous l’ex-Yougoslavie , la Sierra Leone et la République démocratique du Congo ), la plupart des conflits des 10 dernières années ont généré des atrocités et provoqué des blessés civils qui peuvent être pris en compte avec les chiffres relativement faibles vis-à-vis de la décennie précédente, comme dans le cas des quelque 8000 victimes civiles de la guerre civile, ethnique/nationale, en Côte d’ Ivoire et les quelques 1100 victimes des violences postélectorales au Kenya. L’un des éléments clés qui a freiné le niveau de violence et ont alerté les « potentiels auteurs » et les auteurs actuels concernant les conséquences de leurs actes illégaux était la compétence de la CPI sur «leur» territoire.
 
Comme en témoigne une lettre envoyée par un grand nombre d’ ONG africaines à vos chefs d’État ou de gouvernement (ci-joint ) , beaucoup a été dit sur la relation entre l’Afrique et la CPI : ici, nous tenons à faire remarquer que la CPI a contribué à réduire la violence et à sauver des vies en Afrique, et nous aimerions appeler humblement à votre action de dirigeant à l’endroit de votre ministre des Affaires étrangères et du chef de l’Etat afin d’assurer que votre pays va s’opposer à toute décision anti- CPI que le prochain Sommet de l’UA pourrait envisager .
 
En tant que représentants du peuple, nous, parlementaires, devons toujours prendre partie pour les victimes. Et étant donné que la CPI est une cour permanente et que les crimes internationaux ne sont pas soumis à prescription (au Statut de Limitation), nous devons tous travailler ensemble pour s’assurer que tous les crimes les plus graves sont enquêtés et les poursuites engagées par la CPI si les États refusent ou sont incapables de mettre fin véritablement à l’impunité par leurs juridictions nationales primaires, indépendamment du fait de savoir si ces crimes sont commis à l’intérieur ou hors de l’Afrique.
 
Nous sommes convaincus que, comme la jurisprudence et la pratique de la CPI vont évoluer, il y aura des situations et des cas contre des non-Africains, à condition, bien sûr, que la Cour ait compétence sur de telles situations (ce qui n’est malheureusement pas encore le cas pour la Syrie) et que les poursuites nationales véritables contre les dirigeants rendent l’intervention de la Cour inutile.
 
Notre humble appel à vous , honorable collègues, c’est de travailler ensemble sur toute question essentielle ou perception que vous et votre pays pourriez avoir concernant la CPI en tant qu’État partie au Statut de Rome, et que nous fassions  usage des recours et procédures que le Statut de Rome offre aux États et aux individus plaignants.
 
Nous nous réjouissons d’une coopération continue et renouvelée avec vous sur cette question cruciale pour la prévention et la répression du génocide, des crimes contre l’humanité, crimes de guerre et le crime d’agression, et pour la prévention et la protection des droits de l’homme sous l’Autorité de la Loi.
 
Respectueusement vôtre,

Barbara LOCHBIHLER, MEP / Présidente du Sous-comité des Droits de l’Homme
Ana GOMES, MEP
Wolfgang KREISSL-DÖRFLER, MEP

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-12849.html

Paul Craig Roberts : «Obama utilise les mêmes procédés que Bush».


Tribune libre Béatrice Doinette

P.Craig RobertsL’ancien conseiller de Reagan, Paul Craig Roberts, à Algeriepatriotique : «Barack Obama n’est pas crédible»

Notre correspondant à Bruxelles a pu entrer en contact avec l’éminent économiste politique et ancien conseiller du président Ronald Reagan pour connaître sa position sur la guerre imminente que s’apprête à livrer l’establishment américain et son allié français contre la Syrie. Bien qu’ayant été au cœur du système capitaliste dont il est l’un des théoriciens aux Etats-Unis, sa vision du monde a totalement changé face aux périls que traverse notre planète. Cet ancien secrétaire adjoint au Trésor sous Reagan a opéré une rupture totale avec l’idéologie hégémoniste des Etats-Unis. Ce changement de la part d’un homme qui a reçu de nombreux prix économiques et décorations prouve à quel point la réflexion peut amener un individu aussi important et autant honoré soit-il à se transcender en défendant le bien de l’humanité dans sa diversité et non une caste privilégiée ou un pays dominant, fût-il le sien. Le docteur Roberts est un homme très écouté dont les opinions font référence dans les think tanks et les centres de recherche mondiaux.

Interrogé par Algeriepatriotique sur l’attaque qui se prépare contre la Syrie, Paul Craig Roberts estime que «le régime de Barack Obama et Israël ont encore fabriqué de fausses preuves pour justifier une attaque contre un autre pays, exactement comme les preuves que le régime Bush avait utilisées pour attaquer l’Irak et qui étaient totalement fausses». Selon lui, Barack Obama «utilise le même procédé pour attaquer la Syrie à son tour». M. Roberts explique que «cette offensive contre la Syrie est motivée par la dangereuse idéologie néoconservatrice qui proclame le droit de l’Amérique à assurer son hégémonie sur le monde». «Cette idéologie, poursuit-il, sert aussi les intérêts de l’industrie américaine de l’armement et du pétrole, ainsi que les intérêts d’Israël au Moyen-Orient».

Pour cette éminente personnalité, «chaque fois que les Etats-Unis attaquent un autre pays sur base de mensonges, ils détruisent leur crédibilité dans le reste du monde». «La Russie et la Chine ont maintenant compris qu’ils ne peuvent pas leur faire confiance et que Washington a l’intention d’étendre son emprise sur le monde entier», ajoute-t-il, soulignant que «Moscou et Pékin ont compris que Washington était en train de les entraîner dans la guerre». Ce farouche opposant à la guerre en Irak qui a appelé les élus du Congrès à voter la mise en accusation de George W. Bush est convaincu que la Syrie n’est que la première étape : «Après, ce sera le tour de l’Iran, le talon d’Achille de la Russie et qui fournit 20% du pétrole à la Chine», prévient-il.

Mohsen Abdelmoumen

http://algeriepatriotique.com

Et maintenant, un message de la part de nos sponsors (saoudiens) – Pepe Escobar


532999-capture-d-ecran-du-chef-de-l-armee-egyptienne-le-general-abdel-fattah-al-sissi-le-3-juillet-2013-au-Il est là, le nouveau pharaon d’Egypte, Pinochet Sisi, plein d’insignes / gloire . Les sous-titres sont superflus. C’est la remise des Oscar pour le général Abdel Fattah al-Sisi. Il a remercié ses sponsors / producteurs. Quand il cite «l’Arabie saoudite » la salle est en délire. Quand il mentionne [le roi] « Abdullah » la salle est en délire.

Quelle performance. Un biopic transparaît. Il rêve déjà de Jack Nicholson jouant son personnage à l’écran. Notez le sourire d’autosatisfaction, tellement il est confiant d’avoir dupé les légions de «progressistes» arabes – des gauchistes laïcs aux Nasséristes – en leur faisant croire qu’il défend les intérêts du « peuple égyptien » sans cesse invoqué.

Notez la « Lutte contre le terrorisme » en haut à gauche du petit écran. Voici Sisi comme Deubeulyou – en mode Mission accomplie. Qui se soucie que l’Egypte ait été réduite en un état totalement en faillite (et en sang) ? Qui se soucie des manchettes terribles –  » des activistes du Sinaï exécutent 25 policiers égyptiens» rivalisant avec «la Junte étouffe 38 détenus dans un car de police»? Il a remporté la «guerre contre le terrorisme» – en tant que nouvelle tête du serpent, un serpent qui n’était jamais parti.

Prenez place et profitez du spectacle. Le clou du spectacle est que l’ancienne tête du serpent pourrait être libérée dans les prochaines 24 heures. Pour le plus grand bonheur de la Maison des Saoud, qui l’aimait comme un des siens, les charmeurs de serpents sont sur le point de libérer Hosni Moubarak. «Printemps arabe? » – On peut facilement imaginer l’ancienne tête du serpent murmurant. « Ne me faites pas rire. » Et il ne fera pas – au moins en public. Ce «printemps arabe», cette invention Google, n’est jamais arrivée. Vous pouvez tous rentrer chez vous maintenant – et y rester. Le serpent va vous protéger et défendre les intérêts du « peuple égyptien ». Mais rappelez-vous, si vous êtes contre nous, vous êtes un terroriste. Et nous viendrons vous chercher.

Nous allons décider de ne pas décider

Les producteurs de l’épopée égyptienne sont aussi ravis que leur star. Quel grand succès au box-office. Qui se soucie que Caniche-land – comme dans l’Union européenne – convienne d’une réunion «d’urgence» ce mercredi pour peut-être « suspendre son aide » au Glorieux Sisi? Qui se soucie de ce que le Congrès américain soit tenté de suivre le même chemin? [1]

Imaginez la scène, avec des éclats de rire dans la tanière des producteurs à Riyad. Pour l’administration Obama ce fut – et reste – un coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat, même si ça marchait comme un coup d’Etat et on en parlait comme un coup d’Etat. Mais les impératifs catégoriques ne s’appliquent pas ici. Alors le congrès décide qu’il ne va pas dire si c’est un coup ou non. Et l’administration Obama décide de ne rien dire de ce qu’il pourrait décider – ce qui « reprogramme » le tout.

Quelle que soit la non-décision prise, les producteurs s’en foutent. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, l’éternel Saud al-Faisal, a déjà promis que les producteurs et les autres coproducteurs du Conseil de Coopération du Golfe – comme dans les Émirats arabes unis – seront heureux de combler et peut-être même de doubler toute l’aide qui sera perdue par la glorieuse tête de l’ serpent Sisi.

Le New York Times a bataillé dur pour donner l’impression que Washington avait une emprise pour influencer le glorieux Sisi – et les producteurs – contre le lancement du coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat. [2] C’est éminemment risible (éclats de rires au repaire des producteurs à Riyad). La seule pépite dans le rapport est que la Maison des Saoud, les Émirats arabes unis et Israël ont frénétiquement incité, soutenu et fait du lobbying pour le coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat; Je l’avais  déjà signalé dans Asia Times Online.

Oups, Israël ; le glorieux Sisi ne pouvaient pas remercier ce producteur particulier dans son discours d’acceptation de l’Oscar. Comment pouvez-vous justifier cela à la rue arabe – que nous sommes les serviteurs des occupants de la Palestine? En ce qui concerne les Israéliens, ils s’en fichent; Sisi est «l’un d’entre eux », ils sont toujours « en contact étroit », et il ne ferait jamais rien pour annuler les accords de Camp David.

Sunny, I love you

L’administration Obama a sous-traité sa politique au Moyen-Orient à la Maison des Saoud à ses risques et périls. Quoi que dise le roi « Retour du mort vivant » Abdullah, ça marche. En fait, non ; quoi que fasse ‘’Retour de l’espion invisible’’,  Bandar bin Sultan, alias Bandar Bush qui a spectaculairement refait surface, fonctionne. La beauté du coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat, et du discours d’acceptation de Sisi, c’est que Bandar, praticien éminent des arts sombres, n’est même pas mentionné.

Et pourtant, ce fut Bandar Bush qui, dans sa réunion récente de quatre heures avec le président Poutine, n’a pas obtenu ce qu’il voulait en Syrie ; mais il a obtenu ce qu’il voulait en Egypte. Le joueur d’échec Poutine a de suite vu l’ouverture, après tout, la confrérie des Frères Musulmans est un anathème à la fois pour la maison des Saoud et pour le Kremlin. Et s’il n’y a plus “d’aide” américaine à la junte de Sisi, – comme dans : nous vous donnons plus d ‘argent comme cela vous pouvez encore plus acheter nos armes – il n’y a plus rien qui empêche l‘industrie d’armement russe de remplir le vide créé.

Rien de tout cela bien entendu ne fera partir la crise tragique syrienne. Pendant le ramadan, ce fut Bandar Bush qui organisa l’acquisition silencieuse d’au moins 50 millions de dollars d’armes d’Israël, qui furent immédiatement envoyées dans le filet des gangs de mercenaires salafistes, djihadistes, soutenus par la maison des Saoud. Ceci après que Bandar Bush ait renforcé le bras du gouvernement Obama pour se débarrasser des Qataris – qui payaient les factures des frères musulmans en Egypte – et le laisser reprendre le djihad en Syrie.

Bandar a le vent en poupe. Il est maintenant à la tête d’un “djihad total” très ambitieux, d’une stratégie à trois volets en Syrie, en Irak et au Liban, manipulant le même vieux dada de la maison des Saoud de la haine sectaire, excitant les sunnites contre les “apostats” chiites, avec une grande emphase sur les attentats à la voiture piégée dans des zones civiles, comme l’a montré l’attentat très récent de la banlieue sud de Beyrouth Zahiyeh.

Ceci est une franchise de longue haleine avec beaucoup de suites en stock. Pour l’instant, il est au sommet du box-office en Egypte. Mais il pourrait bien y avoir un problème. Le mouvement Tamarod, qui a collecté 22 millions de signatures qui ont menées aux manifestations de masse créant l’ouverture pour le coup d’état qui n’en est pas un, demande maintenant non seulement l’annulation de “l’aide” américaine, mais aussi celles des accords de Camp David. [3]

Maintenant c’est une autre bombe – le cœur du problème tant que  les Etats-Unis et Israël sont concernés. Et si Tamarod arrive une fois de plus à obtenir 22 millions ou plus de signatures, ce qui est fort possible étant donné que l’absolue majorité des Egyptiens ne veulent pas de cette “paix” avec Israël ? Le glorieux Sisi aura-t-il le courage de déplaire à ses producteurs israéliens ? Bandar lui donnera-t-il le feu vert ? Le gouvernement Obama instaurera-t-il une “zone d’exclusion aérienne” au-dessus du Caire ?

Alors que le monde attache une myriade de ceintures de sécurité devant les tempêtes qui s’annoncent, les nouvelles en provenance de la Maison blanche sont quant à elles apaisantes. Il y a un nouveau membre dans la famille, un chiot nommé Sunny. Alors imaginez la famille chantant à table, à l’unisson: “ Dark days are gone/ bright days are here/ my Sunny one shines so sincere ». Coupez… Plan sur Sisi/Jack Nicholson dans toute sa splendeur: « Heeeeeere’s Johnny! »

Remarques:
1. administration Obama suspend tranquillement aide militaire à l’Egypte, mulls de coup d’Etat »- rapport , Russia Today, le 20 Août 2013.
2. Comment américaine espère une affaire en Egypte ont été minés , le New York Times, 17 Août 2013.
3. la campagne rebelle de l’Égypte lance une pétition pour annuler l’aide américaine, traité de paix entre Israël , Ahram en ligne, le 18 Août 2013.

Pepe Escobar

Traduction : Avic
http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MID-05-200813.html

Coup d’Etat – Paul Craig Roberts


Georges W. ObamaLe peuple américain a subi un coup d’Etat, mais ils hésitent à le reconnaître. Le régime qui gouverne à Washington aujourd’hui manque de légitimité constitutionnelle et juridique. Les américains sont gouvernés par des usurpateurs qui prétendent que le pouvoir exécutif est au-dessus de la loi et que la Constitution américaine est un simple «bout de papier».

Un gouvernement inconstitutionnel est un gouvernement illégitime. Le serment d’allégeance exige la défense de la Constitution « contre tous les ennemis, extérieurs et intérieurs. » Comme les pères fondateurs l’ont clairement montré, le principal ennemi de la Constitution est le gouvernement lui-même. Le pouvoir n’aime pas être lié et enchaîné et œuvre constamment à se libérer des contraintes.

La base du régime de Washington n’est rien d’autre qu’un pouvoir usurpé. Le régime Obama, comme le Régime de Bush / Cheney, n’a aucune légitimité. Les américains sont opprimés par des décisions d’un gouvernement illégitime, non pas  par la loi et la Constitution, mais par le mensonge et la force brute. Les membres du gouvernement voient la Constitution américaine comme une « chaîne qui lie nos mains. »

Le régime d’apartheid sud-africain était plus légitime que le régime à Washington. Le régime d’apartheid israélien en Palestine est plus légitime. Les talibans sont plus légitimes. Mouammar Kadhafi et Saddam Hussein étaient plus légitimes.

La seule protection constitutionnelle que le régime Bush / Obama a laissée debout est le deuxième amendement, quelque chose d’insignifiant compte tenu de la disparité qui existe entre les armes dont dispose  Washington et ce qui est permis à l’ensemble des citoyens. Aucun citoyen ne peut se dresser avec un fusil pour se protéger ou protéger sa famille contre un des 2.700 chars du Département de la sécurité intérieure, ou contre un drone ou contre une unité de police spéciale lourdement armée dans des gilets pare-balles.

Comme les serfs dans les âges sombres, les citoyens américains peuvent être appréhendés de par l’autorité d’un inconnu dans l’appareil exécutif et jetés dans une geôle, soumis à la torture, sans qu’aucune preuve ne soit jamais présentée à un tribunal ou sans qu’aucune information les concernant ne soit fournie à leurs proches. Ou bien ils peuvent être placés, sans explication, sur une liste qui restreint leur droit de voyager par avion. Chaque communication de chaque américain, à l’exception des conversations en face-à-face dans des environnements non buggé, est interceptée et enregistrée par l’Agence nationale de la Stasi, et les phrases peuvent être raccordées bout à bout pour produire un «extrémiste intérieure».

Si jeter un citoyen américain dans un cachot est trop compliqué, le même citoyen peut tout simplement se faire sauter avec un missile Hellfire lancé depuis un drone. Aucune explication n’est nécessaire.
Pour le tyran Obama, un humain à exterminer est juste un nom dans une liste.

Le président des Etats-Unis a déclaré qu’il possédait ces droits interdits par la Constitution, et son régime les utilise pour opprimer et assassiner des citoyens américains. La revendication du président selon laquelle sa volonté est supérieure à la loi et à la Constitution est de notoriété publique. Pourtant, il n’y a aucune demande pour la destitution de l’usurpateur. Le Congrès est à plat ventre. Les serfs sont obéissants.

Parmi les personnes qui ont contribué à transformer un président démocratiquement responsable en un César il y a John Yoo, qui a été récompensé, pour sa trahison, en étant accepté comme professeur de droit à l’Université de Californie, Berkeley, à Boalt School of Law. Le collègue de Yoo dans la trahison, Jay Bybee Scott a été récompensé en étant nommé juge fédéral à la Cour d’appel américaine pour le Ninth Circuit. Nous avons maintenant un professeur de droit enseignant à Berkeley, et un juge fédéral du Ninth Circuit, qui ont décrété que le pouvoir exécutif est au-dessus de la loi.

Le coup d’Etat de l’exécutif contre l’Amérique a réussi. La question est: tiendra-t-il ? Aujourd’hui, le pouvoir exécutif est constitué de menteurs, de criminels et de traîtres. Tous les maux de la terre semblent concentrés à Washington.

La réponse de Washington aux preuves d’Edward Snowden que Washington, en violation totale du droit tant national qu’international, espionne le monde entier, a démontré à tous les pays que Washington met le plaisir de la vengeance au-dessus de la loi et des droits humains.

Sur ordre de Washington, les états marionnettes européens ont refusé l’autorisation de survol de l’avion présidentiel transportant le président bolivien Morales et forcé l’avion à atterrir en Autriche et à être fouillé. Washington pensait que Edward Snowden pourrait être à bord de l’avion. La capture de Snowden était plus importante pour Washington que le respect du droit international et de l’immunité diplomatique.

Dans combien de temps Washington ordonnera-t-il à sa marionnette britannique d’envoyer une équipe SWAT (NDT : forces spéciales d’intervention) pour extraire Julian Assange de l’ambassade de l’Equateur à Londres et le remettre à la CIA pour le supplice de la simulation de noyade ?

Le 12 Juillet, Snowden a rencontré, à l’aéroport de Moscou, des organisations de défense des droits de l’Homme venues de partout dans le monde. Il a déclaré que l’exercice illégal du pouvoir par Washington l’empêche de se rendre à l’un des trois pays latino-américains qui lui ont offert l’asile. Par conséquent, Snowden a dit qu’il acceptait les conditions du président russe Vladimir Poutine et a demandé l’asile en Russie.

Le américains insouciants et les jeunes qui ignorent le passé ne savent pas ce que cela signifie. Au cours de ma vie professionnelle, c’était la Russie soviétique qui persécutait les ‘’diseurs de vérité’’, tandis que l’Amérique leur a donné asile et a essayé de les protéger. Aujourd’hui, c’est Washington qui persécute ceux qui disent la vérité, et c’est la Russie qui les protège.

Le public américain, cette fois, n’a pas gobé le mensonge de Washington selon lequel Snowden est un traître. Les sondages montrent qu’une majorité d’Américains voient Snowden comme un lanceur d’alerte.
Ce ne sont pas les Etats-Unis qui ont été touchés par les révélations de Snowden. Ce sont les éléments criminels au sein du gouvernement américain qui ont réussi un coup d’Etat contre la démocratie, la Constitution et le peuple américain qui ont été atteints. Ce sont les criminels qui ont pris le pouvoir, et non le peuple américain, qui réclament le scalp de Snowden.

Sous la tyrannie Obama, ce n’est pas seulement Snowden qui est visé pour l’extermination, mais tous les américains qui disent la vérité dans le pays. Un ancien patron du département de la sécurité intérieure, Janet Napolitano, récemment récompensé pour son service à la tyrannie par une nomination comme chancelier du système de l’Université de Californie, a dit que la sécurité intérieure avait détourné son attention de terroristes musulmans pour le porter aux « extrémistes intérieurs », un terme élastique et flou qui englobe facilement ceux qui disent la vérité comme Bradley Manning et Edward Snowden qui embarrassent le gouvernement en révélant ses crimes. Les criminels qui ont pris un pouvoir illégitime à Washington ne peuvent survivre que si la vérité peut être supprimée ou redéfinie comme une trahison.

Si les Américains acquiescent au coup d’Etat, ils se seront eux-mêmes fermement placés sous l’emprise de la tyrannie.

Traduction : Avic

source : http://www.paulcraigroberts.org/2013/07/13/coup-detat-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Washington est fou – Paul Craig Roberts


obama-tearing-constitutionAu 21e siècle la propagande vieille de deux cents ans selon laquelle les Américains contrôlent leur gouvernement a été complètement détruite. Tant l’administration Bush et les régimes d’Obama ont clairement montré que  les Américains n’ont pas la moindre influence, encore moins de contrôle, sur le gouvernement. Tant que Washington est concerné, les gens ne sont que fétus de paille.

Les sondages montrent que 65% de la population américaine s’opposent à l’intervention américaine en Syrie. Malgré cette indication claire de la volonté du peuple, le régime Obama est en train de concocter un cas de propagande pour armer encore plus les mercenaires de Washington envoyés pour renverser le gouvernement laïque syrien et pour imposer une « zone d’exclusion aérienne » sur la Syrie, qui, si l’on se réfère à la Libye,, signifie que les avions des Etats-Unis ou de l’OTAN vont attaquer l’armée syrienne au sol, servant ainsi de forces aériennes aux  mercenaires importés par Washington, pudiquement appelés «rebelles syriens. »

Washington a déclaré il y a quelque temps que la «ligne rouge» qui amènerait la Syrie sous l’attaque militaire de Washington était l’utilisation par le gouvernement Assad d’armes chimiques de destruction massive contre les mercenaires de Washington. Une fois que cette annonce a été faite, toute personne avec un cerveau savait immédiatement que Washington fabriquerait de faux renseignements certifiant que Assad avait utilisé des armes chimiques, tout comme Washington a présenté aux Nations Unies le mensonge intentionnel, par le secrétaire d’État Colin Powell que Saddam Hussein en Irak avait des armes dangereuses de destruction massive. Rappelez-vous l’image de la National Security Advisor Condi Rice de « champignon atomique sur les villes américaines? » Les mensonges propagandistes étaient les ordres du jour de Washington.

Et ils le sont toujours. Maintenant, Washington a fabriqué le faux renseignement, et le président Obama a annoncé avec un visage impassible, que Assad de Syrie a utilisé du gaz sarin à plusieurs reprises et que, entre 100 et 150 personnes « de son propre peuple », un euphémisme pour les mercenaires étrangers fournis par les Etats-Unis , ont été tués par les armes de destruction massive.

Réfléchissez à ça une minute. Aussi malheureuse que puisse être toute mort dans une guerre, peut-on appeler  100-150 décès « destruction massive » ?  Selon les estimations les plus faibles, l’invasion des mercenaires étrangers parrainés par les Etats-Unis en Syrie a coûté 93.000 vies, au regard desquelles 150 décès représentent 0,0016%. Si on arrondit vers le haut, les 150 décès de Washington reviennent à deux millièmes de un pour cent.

En d’autres termes, 99,998% des décès n’ont pas franchi la « ligne rouge ». Mais le 0.002% (arrondi) l’ont fait.

Oui, je sais. La position de Washington n’a pas de sens. Mais quand a-t-elle jamais eu un sens?

Nous allons élargir notre esprit un tout petit peu et pousser plus loin. Assad sait que Washington a fixé une « ligne rouge ». Cela a été répété maintes et maintes fois dans le but de créer dans l’esprit du public américain distrait qu’il y a un motif réel et valable pour attaquer la Syrie. Pourquoi  Assad utiliserait des armes de destruction massive interdites pour tuer une infime poignée de 100-150 mercenaires américains alors que son armée est en train de les balayer sans l’utilisation du gaz, et quand Assad sait que l’utilisation du gaz jetterait l’armée américaine contre lui ?

Comme l’a énoncé clairement le gouvernement russe, l’accusation de Washington n’est pas crédible. Aucune personne informée ne pourrait le croire. Sans doute, beaucoup d’Américains portant leur patriotisme sur leurs manches tomberont pour le dernier mensonge de Washington, mais personne d’autre dans le monde ne le fera. Même les marionnettes de l’OTAN de Washington appelant à attaquer la Syrie savent que la justification de l’attaque est un mensonge. Pour les marionnettes de l’OTAN, l’argent de Washington submerge l’intégrité, pour laquelle les récompenses sont faibles.

Les Russes le savent pertinemment que Washington ment. Le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a déclaré: «Le gouvernement [d’Assad], comme le dit ouvertement l’opposition, connaît un succès militaire sur le terrain. Le régime [d’Assad] n’est pas au pied du mur. Quel sens y a-t-il pour le régime d’utiliser des armes, surtout pour si peu « .

Lavrov est une personne relativement civilisée dans le rôle de diplomate principal de la Russie. Toutefois, d’autres responsables russes peuvent être plus rudes dans leur rejet des derniers mensonges flagrants de Washington. Yury Ouchakov, un collaborateur du président russe Vladimir Poutine a déclaré: « Les Américains ont essayé de nous présenter des informations sur l’utilisation d’armes chimiques par le régime [de Assad], mais à vrai dire, nous avons pensé que ce n’était pas convaincant. Nous ne voudrions pas invoquer les références au [aux mensonges infâmes du] Secrétaire d’État Colin Powell [à l’ONU accusant l’Irak pour les  ADM], mais les faits ne semblent pas convaincants à nos yeux. « Aleksey Pushkov, le président de la commission des affaires étrangères de la Douma russe, va droit au but. «Les données sur l’utilisation par Assad d’armes chimiques sont fabriquées par le même établissement qui produisit les mensonges sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein. Obama est en train de marcher sur les pas de George W. Bush « .

Ici, en Amérique personne n’entendra jamais  parler aussi franchement de la part des médias presstitués américains.

Le double langage Orwellien est aujourd’hui la langue du gouvernement des États-Unis. Le  Secrétaire d’Etat John Kerry a accusé Assad de nuire aux «pourparlers de paix», pendant  que les Etats-Unis arment ses mercenaires syriens.

Le double langage de Washington est maintenant évident pour le monde entier. Non seulement Assad, mais aussi les Russes, les Chinois, les Iraniens, ainsi que chaque état marionnette de l’Amérique, ce qui inclut tout l’OTAN et le Japon, sont pleinement conscients que Washington est à nouveau en train de mentir comme un arracheur de dents. Les Russes, les Chinois et les Iraniens essaient d’éviter la confrontation avec Washington, car une guerre avec les armes nucléaires modernes détruirait toute vie sur la planète Terre. Ce qui est frappant, c’est que malgré 24/7 de lavage de cerveau par les presstitués, une grande majorité de la population américaine s’oppose à la guerre d’Obama contre la Syrie.

Ce sont de bonnes nouvelles. Cela signifie que plus d’Américains développent leur capacité de penser indépendamment des mensonges que Washington leur sert.

Ce que les nazis néo-conservateurs, le régime de Bush / Obama et les médias presstitués ont montré clairement, c’est  que Washington va pousser son ordre du jour de l’hégémonie du monde au point  de démarrer la Troisième Guerre mondiale, qui, bien sûr, signifie la fin de la vie sur terre.

La Russie et la Chine, l’un comme l’autre pouvant détruire les Etats-Unis, ont appris que le gouvernement américain est un menteur et qu’il n’est pas fiable. La politique « no-fly» libyenne, à laquelle la Russie et la Chine avaient souscrit s’est avérée être une attaque aérienne de l’OTAN sur l’armée libyenne de sorte que les mercenaires parrainés par la CIA puissent l’emporter.

La Russie et la Chine, ayant  appris leur leçon, protestent contre l’agression de Washington contre la Syrie que Washington prétend être une «guerre civile». Si la Syrie tombe, la Russie et la Chine savent que l’Iran est à côté.

L’Iran est le ventre de la Russie et, pour la Chine l’Iran c’est 20% de ses importations d’énergie. Les deux gouvernements russes et chinois savent que si l’Iran tombe, ils seront les suivants. Il n’y a pas d’autre explication du fait que Washington encercle la Russie avec des bases de missiles et la Chine avec des bases navales et aériennes.

La Russie et la Chine se préparent maintenant à la guerre qu’ils voient comme inévitable. La folle et démente course de Washington pour l’hégémonie mondiale mène les américains sans méfiance vers la confrontation contre deux pays possédant des bombes à hydrogène et dont la population combinée est de cinq fois la population américaine. Dans un tel conflit tout le monde meurt.

Compte tenu de la folie totale du gouvernement à Washington, si la vie humaine existe en 2020, ce sera un miracle. Toutes les inquiétudes sur l’avenir de Medicare et les déficits de la sécurité sociale n’ont pas de sens. Il n’y aura personne ici pour recueillir les bénéfices.

Addendum : Si le rapport ci-dessous à partir de RT est exact, il semble évident que les locataires ignorants et diaboliques de Washington, DC, conduisent le monde vers la troisième guerre mondiale :https://avicennesy.wordpress.com/2013/06/18/liran-va-deployer-4-000-hommes-en-syrie-alors-que-larmee-americaine-devrait-rester-en-jordanie/

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Il ne s’est rien passé au Texas


Explosion at Texas plantLe Texas c’est Dallas avec l’assassinat de John Kennedy. C’est l’univers impitoyable de JR Ewing. C’est aussi les cow boys, les cactus et les serpents à sonnettes, parmi lesquels on retrouve la Famille Bush. Le Texas c’est tout ça et bien d’autres choses encore, en particulier l’explosion d’une usine faisant plusieurs morts et blessés et de très gros dégâts matériels. Mais personne n’en parle plus. A se demander si l’évènement a vraiment eu lieu. Lire la suite Il ne s’est rien passé au Texas

Les États-Unis continuent de saper la démocratie au Venezuela


par DANIEL Kovalik

NICOLAS MADURO INVESTI AU VENEZUELAJe reviens tout juste du Venezuela où j’étais l’un des 170 observateurs internationaux venant de partout dans le monde, dont l’Inde, le Guyana, le Surinam, la Colombie, la Bolivie, le Nicaragua, l’Ecosse, l’Angleterre, les Etats-Unis, le Guatemala, l’Argentine, la Corée du Sud, Sri Lanka, Ethiopie, Jamaïque, Brésil, Chili, Grèce, France, Panama et le Mexique. Lire la suite Les États-Unis continuent de saper la démocratie au Venezuela

Hugo Chavez


Par Dr. Paul Craig Roberts

Hier, le diable lui-même se tenait ici, à ce pupitre, parlant comme si le monde lui appartenait, Vous pouvez toujours sentir le soufre…
Hier, le diable en personne se tenait ici, à ce pupitre, parlant comme si le monde lui appartenait, Vous pouvez toujours sentir le soufre…

Le 5 Mars 2013, Hugo Chavez, président du Venezuela et leader mondial contre l’impérialisme, est décédé. Les impérialistes de Washington et leurs prostituées des médias et des think tanks ont exprimé un joyeux soupir de soulagement, tout comme la population américaine soumise à un lavage de cerveau permanent. “Un ennemi de l’Amérique” s’en est allé.

Chavez n’était pas un ennemi de l’Amérique. Il était un ennemi de l’hégémonie de Washington sur d’autres pays, un ennemi de l’alliance de Washington avec la clique d’une élite dirigeante qui vole les peuples, les broie et leur coupe tout moyen de subsistance. Il était un ennemi de l’injustice de Washington, de la politique étrangère de Washington basée sur des mensonges et sur l’agression militaire, les bombardements et les invasions.

Washington n’est pas l’Amérique. Washington est la demeure de Satan.

Lire la suite Hugo Chavez

Les vraies victimes du terrorisme


terrorismIl parait que le terrorisme c’est fait pour terroriser. Ce serait même une lapalissade. Malgré tout, sans aller jusqu’au niveau de Charles Pasqua qui, lui, voulait terroriser les terroristes, j’avoue que ça ne me fait pas peur. Et il y en a beaucoup comme moi. Je crois même que nous représentons une très large majorité en France. Est-ce par bravade ? Par inconscience ? Par courage ? Rien de tout ça. Il eut fallu, pour cela, qu’il y ait un réel danger. Ce qui n’est pas le cas, si l’on se réfère à ce que nous voyons et vivons tous les jours. Il y a un gouffre entre la réalité de notre vie quotidienne et le discours ambiant qui lui, est construit autour d’une impression de danger permanent.  Malheureusement la peur est plus le fruit de l’imaginaire que du monde réel. C’est d’ailleurs sa raison d’être, celle de prévenir, avant que les choses ne se concrétisent. Lire la suite Les vraies victimes du terrorisme

Principes élémentaires de propagande de guerre ou Les dix commandements sans lesquels nos guerres sembleraient injustes


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Les dix « commandements » sont avant tout une grille d’analyse qui se veut pédagogique et critique. Elle n’a pas pour but de prendre parti, ou de prendre la défense des « dictateurs », mais de constater la régularité de ces principes dans le champ médiatique et social. Au ban des accusés, on retrouve tant les vaincus que les vainqueurs.

Principes élémentaires de propagande de guerre, (utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède…) est un livre de Anne Morelli paru en 2001, réédité en 2010 pour compléter la première édition avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan, ainsi qu’une analyse du discours d’Obama « Prix Nobel de la paix ».

« Je ne tenterais pas de sonder la pureté des intentions des uns ou des autres. Je ne cherche pas ici à savoir qui ment et qui dit la vérité, qui est de bonne foi et qui ne l’est pas. Mon seul propos est d’illustrer les principes de propagande, unanimement utilisés, et d’en décrire les mécanismes. » [1] Il est néanmoins indéniable que depuis les dernières guerres qui ont marqué notre époque (Kosovo, guerre du Golfe, Afghanistan, Irak) ce sont nos démocraties occidentales et le champ médiatique qui leur correspond qui sont mis en question.

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L’Amérique en crise : L’institutionnalisation de la tyrannie


L'Amérique en crise

Les républicains et les conservateurs étasuniens sont toujours en train de combattre l’État tout-puissant (Big Government) sous sa forme d’État-providence. Ils n’ont apparemment jamais entendu parler de sa forme d’État policier militarisé et, s’ils en ont entendu parler, ils n’y voient aucun inconvénient et s’en accommodent très bien.

Les républicains, aussi bien ceux de la Chambre des représentants que ceux du Sénat, sont satisfaits du gouvernement qui initie des guerres sans les déclarer, ou sans même l’accord du Congrès, et qui assassine avec des drones des citoyens de pays avec lesquels Washington n’est pas en guerre. Que les agences de “sécurité” fédérales espionnent les citoyens américains sans mandat et enregistrent chaque courrier électronique, sites internet visités, écrits sur Facebook, appels de téléphone mobile et chaque achat par carte de crédit leur importe peu. Les républicains du Congrès étasunien ont même voté pour le financement de cette gigantesque structure dans l’Utah où les informations sont emmagasinées.

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