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Le festin de l’araignée : Africom tisse sa toile


(L-R) US Defense Secretary Robert Gates,Depuis sa création AFRICOM n’a réussi à convaincre aucun gouvernement africain de lui ouvrir son territoire pour y installer son quartier général. Ce symbole d’une nouvelle vassalisation du continent aurait été trop visible et certainement impopulaire. Le QG reste donc en Allemagne où depuis l’épisode de la Fraction Armée Rouge, et malgré la disparition du bloc soviétique aucune action de protestation politique contre la forte présence militaire étasunienne n’a eu lieu.

Mais cette prudence diplomatique n’entrave en rien l’action permanente d’Africom sur le terrain et nombre de gouvernements africains font participer leur armée à des manœuvres avec les troupes US, font assurer la formation de leurs troupes par l’armée US (dans ce cas : Niger, Tchad Mauritanie Nigeria, Sénégal, Maroc, Algérie et Tunisie Ouganda, Burundi, Kenya, Lesotho et Botswana).

Inutile de préciser qu’il n’est jamais question de favoriser le renforcement d’armées nationales stratégiquement autonomes qui seraient des instruments de souveraineté. Les régiments africains formés sont des troupes coloniales fournissant la chair à canon utile aux projets de l’empire et fournies en matériel et munitions made in USA.

A cette pénétration de l’armée Us à l’intérieur même des armées africaines s’ajoute une installation permanente de troupes US dans des divers lieux. Là encore une relative discrétion est de mise et il n‘est officiellement jamais question de bases militaires étasuniennes massives comme il en existe par exemple en Italie en Allemagne et au Kosovo.

Le journal étasunien en ligne TOMDISPATCH vient sous la plume de son directeur NICK TURSE de faire le point sur cette présence militaire US permanente dans divers pays africains.

La plus grosse présence militaire est à Djibouti dans le camp Lemonnier jadis base de l’armée française et on peut dans ce cas parler d’une véritable base étrangère dont la création en 2002 est d’ailleurs antérieure à AFRICOM

Avec des effectifs plus légers l’armée Us est par ailleurs installée :

  • Au Kenya à Garissa, Manda Baya et Mombasa Louma point de départ de ses interventions dans la Somalie voisine où elle apporte un soutien logistique permanent aux forces de l’Amisom de l’Union Africaine
  • En République Centrafricaine à Bangui
  • Au Niger à Niamey
  • Au Mali à Bamako
  • Au Sud Soudan pour bien montrer que la toute nouvelle l’indépendance de ce pays est un nouvel asservissement
  • Au Sénégal où l’aéroport de Dakar est ouvert à l’aviation de reconnaissance de l’armée Us
  • Au Burkina Faso à Ouagadougou où se trouve une base des forces spéciales d’où ont décollé 193 vols militaires au premier trimestre 2013
  • En Ethiopie à l’aéroport d’Arba Minch
  • En Ouganda à Entebbe Rien que pour les besoins de ravitaillement en carburant l’AFRICOM a accès à pas moins de 29 aéroports de pays africains

Bien sûr le prétexte à cette intervention de plus en plus intense est la « guerre contre le terrorisme » sous ses divers avatars régionaux (AQMI, BOKO HARAM etç…) mais le nouveau commandant en chef d’AFRICOM le général David Rodrigues admet que l’arrivée massive d’héroïne afghane sur le continent africain via l’océan indien est un facteur d’aggravation de l’instabilité régionale. Il est vrai qu’avec la cocaïne colombienne qui arrive par l’ouest le territoire africain l’Afrique est désormais au cœur des trafics mondiaux.de drogue.

Pour bien illustrer les influences militaires US il faut noter que la nouvelle mission de l’ONU au Mali qui se met en place à compter du mois de Juillet comportera douze mille hommes et que les deux plus gros contingents seront fournis par le Rwanda et le Nigeria deux armées sous étroite influence US.

Quant à la piraterie dans le Golfe de Guinée qui connait une croissance très spectaculaire et va dépasser en intensité la piraterie au large de la Somalie elle ne tardera pas engendrer une riposte internationale probablement conduite par les marines de l’OTAN, Etats-Unis en tête. L’ONU a jeté les bases de cette action par la résolution 20-39. Pour commencer AFRICOM avance à pas mesurés en proposant aux Etats de la CEDEAO, comme elle l’a fait à l’occasion d’un séminaire tenu à Abidjan (qui pourrait accueillir l’Etat-major de cette future force) en Février 2013, une assistance pour la mise en place d’une police maritime commune. Cette prudence ne peut faire oublier que les maigres forces maritimes de ces états ne sauraient être opérationnelles sans la couverture électronique (GPS, radars ,…) et aérienne des Etats-Unis.

Carte : Les bases de drones US en Afrique (y compris aux Seychelles !)

Afrique Africom

 

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http://www.legrandsoir.info/nouvel-article-no-21203.html

Côte d’Ivoire : Comment la France a organisé la rébellion


Côte-dIvoire_Rébellion-FAFN_P4Le 4 février 2003, les Français réussissent à obtenir une résolution, par le biais du Conseil de sécurité des Nations-Unies, les autorisant à conduire les opérations pour le maintien de la paix en Côte d’Ivoire, aux côtés des troupes qui devaient être envoyées par la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

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Mali : la résolution de l’ONU permettra à la France d’occuper le pays


Armee-francaise-a-Tombouctou« À l’heure actuelle, les troupes africaines déployées au Mali par la CEDEAO (communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest – NDLR) constituent une force totalement incapable », a déclaré Michael Sheehan, le conseiller du secrétaire à la défense pour les opérations spéciales et les conflits de basse intensité. Ces propos ont été tenus le 9 avril devant la sous-commission du Sénat pour les forces armées.

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Le Dragon chinois et l’Ours russe ont taillé les griffes de l’Aigle américain (Partie II)


Par Valentin Vasilescu

Armée USDans le premier article de cette série, nous avons montré que la seule chose que les États-Unis peuvent faire est de retarder le plus possible un résultat prévisible. Pour le moment ils sont obligés de renforcer, encore maintenant, leur présence militaire dans Asie du Sud, par la redistribution dans la région des forces et des ressources autres que le commandement de l’USPACOM. Sinon, la Chine, en plein essor économique, les éliminera instantanément de cet énorme marché qui représente 60% de la population terrestre.

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Le Mali n’est qu’un hors d’œuvre


predatorPendant que la France joue son rôle au Mali, que François Hollande récite béatement son texte et que les médias peinent à trouver un contenu à leur couverture de cette « guerre », des choses beaucoup plus importantes se passent en coulisse. En coulisse mais au vu et au su de tout le monde, car il n’est plus besoin de se cacher. Tant que les grands médias n’en parlent pas, ça n’existe pas. Et ils n’en parleront pas.

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Alerte ! La Guinée, prochaine étape de la guerre


Mali Al Qaidas Countr_LeffQue diriez-vous si l’on vous disait que des terroristes Nigérians ou Vietnamiens s’étaient réfugiés quelque part dans le Cantal ou en Dordogne ? Qu’ils comptent  s’y planquer pour se faire oublier et se refaire une santé ? Vous ne le croiriez certainement pas. D’abord parce que, à moins d’avoir emmené leur bouffe avec eux, il faudra bien que ces messieurs se ravitaillent dans les patelins du coin. Ensuite, ne serait-ce que pour demander un paquet de nouilles à l’épicier, ils seront bien obligés de s’exprimer dans la langue du pays, et sans accent, sinon il est fort probable que ledit épicier, déjà alerté par la rumeur, émette quelques doutes sur l’origine de ses clients. Vous vous direz certainement que c’est un canular.

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Mali : Faux putsch, fausse guerre.


Mali_Azawad_rebellion_fr.svgDepuis le début de l’intervention française au Mali, tous les journaux en parlent à longueur de colonnes. Pour dire quoi ? Rien ou presque.  On nous relate des prises de localités desquelles l’ennemi s’est enfui, des bombardements dans le désert vide lui aussi. Et de poursuite de djihadistes insaisissables. De temps en temps, on nous informe qu’un mirage a décollé de telle ou telle base, un gros « bang », causé par un avion dépassant le mur du son, a été entendu dans le sud de la France. Nous sommes en guerre, n’est-ce pas. Mais une guerre sans morts. Après le cafouillage du premier jour du service de presse des armées, tout est rentré dans l’ordre. Pas de victimes donc. Ni d’un côté, ni de l’autre. Même après les quelques corps à corps qu’on nous rapporte, comme pour enflammer notre imagination et nous ramener au temps du chevalier Bayard. Tout juste voit-on quelques photos avec des soldats posant devant les caméras et les photographes. Comme en manœuvre. Bien sûr, les chaînes de télévision ne manquent pas de nous montrer leurs innombrables reportages sur l’homme de la rue heureux, soulagé et reconnaissant. Drôle de guerre, sans fronts, sans combats, qui en rappelle une autre en 1939. La comparaison s’arrêtera là, bien sûr.

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