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La fin de l’empire officiellement annoncée


chuck-hagel-iran-sanctionsQu’est-ce qu’un empire sans armée ? Rien. Avec l’annonce du secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, de la diminution du budget du Chuck Hagelde 20%, soit 100 milliards de dollars en cinq ans, rajoutée aux coupes déjà Lire la suite La fin de l’empire officiellement annoncée

Le raid américain sur la Libye et l’imposture de la guerre contre le terrorisme


AirborneAndSpecialForcesUdayQusayRaidLe secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a proclamé dimanche que les deux opérations secrètes montées au cours du week-end par les Forces spéciales américaines en Libye et en Somalie « envoyaient un message fort au monde à savoir que les Etats-Unis ne ménageront aucun effort pour engager la responsabilité des terroristes, peu importe où ils se cachent ni depuis combien de temps ils se soustraient à la justice. »

Après un examen sérieux, loin d’être fort, le message envoyé par ces opérations est incontestablement trouble.

L’enlèvement en Libye du supposé agent d’al Qaïda, Abou Anas al-Libi, et le raid avorté mené par les Navy Seal contre un dirigeant de la milice islamiste Al Shabab en Somalie, annulé après s’être heurté à une vive résistance, sont traités par les médias américains comme une nouvelle bataille monumentale dans la guerre mondiale sans fin contre le terrorisme.

Al-Libi, qui a été inculpé par un tribunal américain pour des accusations liées à la préparation des attentats à la bombe de 1998 contre les ambassades américaines à Nairobi, au Kenya et à Dar es Salaam en Tanzanie, durant lesquels 224 personnes ont été tuées, serait détenu sur un navire américain en Méditerranée, hors de portée des tribunaux civils et des lois et soumis à des méthodes d’interrogatoire inconnues.

Des spécialistes du contre-terrorisme, d’anciens agents et membres du cabinet sont exhibés devant les caméras de télévision dans le but de racoler le public américain pour l’impliquer dans une nouvelle opération criminelle menée par Washington.

Malgré toutes les jacasseries de ces spécialistes, il y a toutefois une chose sur laquelle ils restent muets : l’extraordinaire histoire d’al-Libi, cible du raid américain. Un examen de sa carrière indique non pas une lutte implacable entre ennemis mortels mais plutôt une brouille entre partenaires intimes. Ce n’est pas une exagération que de suggérer que M. al-Libi est à tu et à toi avec certains de ceux qui ont planifié son enlèvement. Sa biographie donne un aperçu du monde bizarre et effrayant de la CIA et de ses guerres secrètes, de ses sales coups et de ses assassinats dans le monde entier.

Al-Libi avait rejoint al Qaïda dans les années 1980 alors que l’organisation combattait en Afghanistan, fournissant les fantassins requis pour une guerre secrète organisée par la CIA en vue d’un changement de régime menée contre le gouvernement de Kaboul qui était soutenu par l’Union soviétique. A l’époque, le président américain Ronald Reagan avait salué al-Libi et ses combattants islamistes de droite comme étant l’« équivalent moral de nos pères fondateurs, » tandis que le gouvernement américain octroyait quelque 10 milliards de dollars pour le financement de la guerre.

Cette relation n’était pas simplement une nouveauté de Reagan. Durant des décennies, l’impérialisme américain avait promu des organisations islamistes réactionnaires afin de poursuivre les intérêts américains et de combattre l’influence socialiste et nationaliste de gauche au Moyen-Orient et ailleurs. Ces couches fournirent les troupes de choc destinées aux coups d’Etat orchestrés par la CIA en Iran, en Indonésie et ailleurs.

Après la guerre en Afghanistan, al-Libi aurait suivi ben Laden au Soudan où il continua à bénéficier du soutien des Etats-Unis et de l’Occident. C’est durant cette période des années 1990 qu’al Qaïda achemina des combattants islamistes en Bosnie pour combattre aux côtés du régime bosniaque musulman appuyé par les Etats-Unis. En 1993, ben Laden avait reçu la nationalité bosniaque et un passeport bosniaque. Les terroristes d’al Qaïda furent aussi envoyés au Kosovo pour rejoindre le mouvement séparatiste contre la Serbie qui dès 1999 fut soutenu par une guerre aérienne totale menée par les Etats-Unis et l’OTAN.

En 1995, suite à la pression exercée par le chef d’Etat de la Libye, le colonel Mouammar Kadhafi, le Soudan obligea ben Laden à renvoyer ses partisans libyens du pays. Peu de temps après, ben Laden lui-même dut quitter le pays, alors que le Soudan subissait des pressions de la part de l’Egypte où un groupe lié à al Qaïda avait tenté d’assassiner le président Hosni Moubarak.

Alors que ben Laden rejoignait l’Afghanistan, al-Libi obtenait l’asile politique au Royaume-Uni, l’allié le plus étroit de Washington, au motif qu’il ferait l’objet de persécutions en Libye.

En 2002, l’on apprenait que six ans plus tôt al-Libi avait été une figure clé dans une cellule du Groupe libyen de combat pour l’Islam (Libyan Islamic Fighting Group) qui avait reçu de vastes sommes d’argent des services secrets britanniques, MI6, pour un complot d’assassinat raté de Kadhafi.

Al-Libi put continuer à vivre au Royaume-Uni pendant presque deux ans après les attentats à la bombe perpétrés contre l’ambassade africaine, en ne fuyant le pays qu’en mai 2000 au moment où lui et 20 autres agents d’al Qaïda étaient mis en accusation devant le tribunal fédéral de Manhattan en tant que co-accusés d’Oussama ben Laden dans le cadre des attaques terroristes en Afrique. Il fut placé sur la liste des « personnes les plus recherchées » par le FBI.

Au bout d’une décennie passée comme terroriste recherché, al-Libi retourna en Libye en 2011 et une fois de plus il fut transformé en un « combattant de la liberté » soutenu par les Etats-Unis en rejoignant l’une des brigades islamistes qui a servi de troupes intermédiaires dans la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN en faveur d’un changement de régime.

La raison pour laquelle, deux ans après l’éviction et l’assassinat de Kadhafi, al-Libi a été enlevé en pleine rue à Tripoli n’est pas claire. Sa présence là-bas était connue de Washington depuis bien avant le début de la guerre. Il s’agit cependant en partie d’un système d’alternance entre collaboration étroite et brouille entre l’appareil de renseignement américain et al Qaïda. C’est un système qui explique pour beaucoup comment les attentats terroristes du 11 septembre ont pu survenir, c’est-à-dire comment des agents d’al Qaïda connus de la CIA ont pu entrer librement aux Etats-Unis, suivre des cours de pilotage et planifier le chaos du 11 septembre 2001.

L’on a assisté à ce même phénomène lors de l’attaque d’al Qaïda du 11 septembre 2012 contre le complexe diplomatique et de la CIA dans la cité portuaire de Benghazi, à l’est de la Libye et lors de laquelle l’ambassadeur américain, Christopher Stevens, et trois autres Américains ont perdu la vie. Stevens avait joué un rôle crucial dans la coordination de l’action militaire américaine avec les opérations d’islamistes tel qu’al-Libi.

Après la guerre, la CIA a mis en place à Benghazi une importante station secrète dans le but d’acheminer des stocks d’armement à des individus similaires et qui sont employés dans la guerre en faveur d’un changement de régime en Syrie. Quelque chose à fait que la relation s’est aigrie, impliquant probablement des ressentiments au sein des milices islamistes pour n’avoir pas été correctement indemnisées par leurs patrons américains en termes d’argent et de pouvoir.

L’enlèvement d’al-Libi par les commandos de la Delta Force, apparemment sans en avoir avisé le gouvernement intérimaire pratiquement impuissant de la Libye, ne fait que souligner les véritables conséquences d’une guerre qui est promue par le gouvernement Obama comme une croisade pour les droits humains, la démocratie et la paix. Après avoir fait des milliers de morts et détruit la plupart des infrastructures du pays, la guerre a laissé la Libye dans un chaos total dominé par les milices islamistes et les petits seigneurs de guerre, et minée par les assassinats, les enlèvements et la torture, et sa production pétrolière et ses autres principales activités économiques se trouvant quasiment au point mort.

Parmi les éléments les plus effarants de cette guerre prédatrice il y a le fait que des organisations de la pseudo-gauche, à commencer par l’International Socialist Organization aux Etats-Unis jusqu’au Socialist Workers Party en Grande-Bretagne en passant par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en France, l’ont saluée comme une révolution et ont agi politiquement de façon à faciliter la destruction totale et l’assujettissement de l’ancienne colonie.

Durant ces dix dernières années, Washington a justifié l’agression militaire à l’extérieur et l’application de méthodes d’Etat-policier à l’intérieur du pays au nom d’une guerre sans fin contre le terrorisme. Au cours de cette période, les principales réalisations des gouvernements Bush et Obama ont consisté à renverser deux régimes arabes laïcs, en Irak et en Libye, et à tenter de faire de même une troisième fois en Syrie. Chacune de ces interventions a dévasté les sociétés de ces pays.

Alors qu’al Qaïda n’existait dans aucun de ces trois pays avant l’intervention américaine, l’organisation prospère actuellement dans tous les trois. Des dizaines de milliers de gens de la région entière ont été attirés sous sa bannière dans une guerre sectaire soutenue par les Etats-Unis pour un changement de régime en Syrie.

C’est dans la biographie d’al-Libi qu’émerge le plus clairement le véritable caractère de la soi-disant guerre contre le terrorisme. C’est le dérivé d’une multitude de sales opérations montées par le renseignement américain qui se sert d’éléments tel al Qaïda, les trahit, puis gère les conséquences de ces trahisons sous la forme d’opérations terroristes qui servent ensuite de prétextes à des guerres à l’étranger et à la répression d’Etat à l’intérieur du pays.

Bill Van Auken

http://www.wsws.org/fr/articles/2013/oct2013/raid-o09.shtml

Israel cherche 5 milliards de dollars pour acheter des armes


Tribune Libre : Pierre MILLE

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Selon certaines sources, Israel cherche des garanties bancaires à hauteur de 5 milliards de dollars pour financer l’achat de systèmes avancés d’armement que l’administration US a offert sous la forme d’un lot de 10 milliards de dollars pour ses alliés au Moyen Orient. Ces sytèmes incluent les missiles anti-radiation AGM-88 HARM construits par Raytheon qui peuvent détruire les radars des systèmes de défense anti-aériens, et les ravitailleurs stratosphèriques Boeing KC-135 qui vont permettre d’accroître substantiellement  les distances de frappe des avions de chasse israéliens. Sur le long terme, l’achat de ce lot d’armes américaines sera financé par l’aide miitaire US, qui s’élèvera pour l’année fiscal 2013 à 3,1 milliards de dollars, le montant le plus élevé parmi les alliés des Etats-Unis. Le prêt d’escompte, dont le journal américain Defense News a fait état, serait financé par des banques commerciales américaines pour couvrir la période intermédiaire.

L’hebdomadaire dit que des sources isarélo- américaines attendent une réponse pour cet été. Le ministre de la Défense israélien Moshe Yaalon a mis la pression sur le secrétaire américain de la Défense Chuck Hagel lors de sa visite à Washington à la mi-juin sur précisément ce point, indiquent des sources isréliennes. Cette revalorisation sans précédent de la cooperation israélo-américaine en matière de sécurité vient dans le sillage du passage par Obama le 17 juillet 2012 de l’Acte de Coopération pour une Sécurité Améliorée entre Israél et les Etats-Unis. Il fut soutenu dans une très large mesure par les républicains et les democrats et prolongea le financement américain jusqu’à fin 2014 ainsi que la possibilité de dépôt d’un arsenal d’armes américaines sur le territoire israélien en cas de guerre.

La partie israélienne du lot d’aide militaire, qui compte aussi des systèmes d’armes pour l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, inclut des systèmes de radars avancés  pour les avions F-15I de l’armée de l’air israélienne et jusqu’à huit avions V-22 Osprey à rotors basculants construits par Bell Boeing.

Tous ces systèmes vont grandement améliorer la capacité pour Israel de déclencher des frappes préemptives contre les infrastructures nucléaires de l’Iran. Le missile AGM-88, qui a été utilisé en combat pour la première fois en mars 1986 contre un site libyen de missiles sol-air SA-5 dans le golfe de Sidra, serait une revalorisation substantielle du présent système de missiles anti radiation AGM-78. Les radars avancés pour les 25 F-15I d’Israel et les Osprey, avions qui peuvent atterrir comme un hélicoptère et embarquer deux douzaines de soldats des Forces Spéciales avec leur équipement complet sur de longues distances à des vraies vitesses d’avion, pourraient aussi fournir une plus grande capacité opérationnelle contre l’Iran. Kenneth Pollack, ancien analyste pour la CIA et maintenant au Saban Center pour le Moyen Orient de l’Institut Brookings, observe : “L’Osprey est la plateforme idéale pour envoyer des Forces Spéciales en Iran.”

L’avion avec sa caractéristique unique de rotors basculants donne à Israel la capacité d’insérer au sol des forces spéciales pour : soit attaquer les installations telle que la nouvelle usine d’enrichissement d’uranium profondément enterrée dans la montagne à Fordow qui peut même résister aux plus puissantes bombes américaines anti-bunker destinées aux installations souterraines, soit “peindre” les cibles avec des lasers dans le cadre d’ une offensive aérienne.  Jonathan Schanzer, directeur général de la Fondation de Défense des Démocraties (Foundation for the Defense of Democracies) à Washington, remarque : “Le lot américain est conforme à une liste de souhaits présentée au Pentagone qui incluait un certain nombre d’articles qui n’ont pas été rendus public, on peut supposer que c’était parce qu’ils rentraient dans le cadre d’une attaque contre l’Iran. “.

Les détails du lot d’armements n’ont toujours pas été rendus publics.  On ignore combien d’armes et d’avions seront envoyés à ces trois pays  et quelles sont les dates de livraison. Startfor, le cabinet d’analyse du renseignement,  observe :

“La chronologie des livraisons va dicter quand Israel pourra se servir de ces armes.”

Bien qu’il ne soit pas clair combien Israel va obtenir de ravitailleurs KC-135, on peut envisager que ce soit suffisamment pour soutenir une attaque aérienne impliquant toute l‘armée de l’air, soit les 25 F-15I et 100 F-16I Sufas, toute la force de frappe stratégique, et ses 7 KC-707 et 4 ravitailleurs KC-130H. En l’état actuel des choses, la flotte de ravitailleurs ne serait pas capable de soutenir une force de cette envergure exigeant deux ravitaillements en plein vol le long d’un parcours de 1800 kilomètres aller retour  vers les cibles.

Pierre MILLE

 

 

 

Boston, le Brésil et l’islam


boston-est-sous-le-choc-des-cyber-escrocsAu cours de son exposé parrainé par la New American Foundation en Mars 2008, l’auteur Parag Khanna a abordé les défis croissants auxquels fait face l’hégémonie mondiale des Etats-Unis. Selon Khanna, la Chine et l’Union européenne sont les nouveaux prétendants avec comme champ de bataille le « marché géopolitique » mondial.

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Le scénario préconçu d’Obama et la menace de guerre nucléaire en Asie


Par Peter Symonds

Corée-2-400x487Au cours du mois passé, le gouvernement Obama s’est livré à des provocations téméraires contre la Corée du Nord, envenimant les tensions en Asie du Nord-Est et accentuant les risques de guerre. Sa campagne s’est accompagnée d’une diabolisation incessante du régime nord-coréen et d’affirmations selon lesquelles le renforcement militaire américain était purement « défensif ».

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Le Dragon chinois et l’Ours russe ont taillé les griffes de l’Aigle américain


Par Valentin Vasilescu

копияAu moment actuel les Etats-Unis ont déployé au Japon 35 000 militaires du Commandement du Pacifique (USPACOM), deux porte-avions nucléaires, cinq destroyers, quatre frégates et se sont dotés d’une base dans le port de Yokosuka. Quelque 17 000 Marines se trouvent sur l’île d’Okinawa. Quant à la flotte japonaise, elle dispose de trois porte-hélicoptères, de huit destroyers lanceurs de missiles, de vingt frégates et de seize sous-marins.

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