Archives du mot-clé CIA

La vraie révolution « nucléaire » iranienne


IMAGE635073537117968750Par Pepe Escobar

Les débats nucléaires entre l’Iran et le P5+1 (les cinq membres du Conseil Permanent de Sécurité de l’ONU et l’Allemagne) sont de retour ce mardi à Vienne. Les enjeux ne pourraient pas être plus élevés. Cela va être une route longue et tortueuse. Des agendas cachés de part et d’autre aspirent fortement à ce que ces pourparlers échouent – et ne s’épargneront aucun effort dans ce sens. Lire la suite La vraie révolution « nucléaire » iranienne

La traque de Ben Laden pour les nuls


Au fur et à mesure que la Vérité fait son chemin sur Internet, bousculant comme un fleuve en colère les idées reçues, ou plutôt assénées, le Média (officiel) a désormais une tâche plus compliquée, car double : un, poursuivre voire densifier le bombardement d’informations d’en haut, deux, monter des barrages contre l’information d’en bas. Information et informations n’ayant évidemment pas le même sens. Lire la suite La traque de Ben Laden pour les nuls

La Colombie, la CIA et plus de dix ans de mensonge


200807041135Au moment de la libération d’Ingrid Betancourt, beaucoup de choses avaient été dites dans les médias, mais en fait rien d’essentiel n’avait été dit. L’histoire, pleine de rebondissements qui nous avait été narrée à la façon d’un roman était destinée surtout à cacher l’essentiel,  et Sarkozy, toujours opportuniste, en a profité pour en tirer quelque gloriole. Comme à son habitude, pour l’opinion française il tiré toute la couverture à lui. Comme vous le constaterez dans cet article, son seul rôle aura été d’aller recevoir Ingrid Betancourt à l’aéroport, une fois l’opération terminée. Lire la suite La Colombie, la CIA et plus de dix ans de mensonge

La guerre secrète des Etats-Unis dans 134 pays


346157_Special_Operations_forces_La croissance des Opérations Spéciales

Nick Turse  – TomDispatch.com

Ils agissent dans la splendeur verte de la vision nocturne dans le Sud-ouest Asiatique et guettent dans les jungles d’Amérique du Sud. Arrachent[i] des hommes de leur foyer au Maghreb et tirent[ii] contre des militants fortement armés dans la Corne de l’Afrique. Ils sentent l’écume salée quand ils volent au ras des vagues dans le turquoise des Caraïbe et le bleu intense du Pacifique ; Ils mènent à bien des missions dans la chaleur étouffante des déserts du Moyen Orient et dans la Scandinavie glaciale[iii]. L’administration Obama a entrepris une guerre secrète sur toute la planète[iv] dont l’amplitude n’a jusqu’ici jamais été complétement révélée. Lire la suite La guerre secrète des Etats-Unis dans 134 pays

Les révolutions de couleur sont-elles si spontanées que ça ?


Tribune libre Résistance

Ukaine-Mc-CainDepuis plus de trois ans, les pays du monde arabe ont vécu sous l’influence de « révolutions » qui ont secoué les fondements politiques d’un certain nombre d’États, conduisant à un changement et à la naissance de nouveaux partis et à un changement de la vie politique locale. Les véritables bénéficiaires et instigateurs de ces révolutions ont été au centre de nombreuses interrogations. Lire la suite Les révolutions de couleur sont-elles si spontanées que ça ?

Brésil : une incroyable (et énorme) erreur géopolitique – Par Atilio Boron


ob_c7b032_rafale-indexUne des conséquences les plus inattendue de la crise dans les relations entre le Brésil et les Etats-Unis, la même qui fut à l’origine du dur discours de la présidente Dilma Roussef à l’Assemblée Générale de l’ONU et de l’abandon de la « visite d’état » à Washington – programmée pour octobre de cette année – s’est répercutée directement sur un sujet qui tournait sur les bureaux officiels de Brasilia depuis 2005 et qui, jusqu’il y a quelques jours restait irrésolu : la très controversée rénovation de la flotte de 36 avions de chasse dont le Brésil a besoin pour contrôler son espace aérien, et principalement celui de l’énorme corne amazonienne et sub-amazonienne. Lire la suite Brésil : une incroyable (et énorme) erreur géopolitique – Par Atilio Boron

La Libye n’était pas l’auteur de l’attentat de Lockerbie


Tribune libre Béatrice Doinette

BRITAIN_LOCKERBIE_458252aL’avantage d’invoquer le terrorisme dans un tribunal c’est qu’il n’y a pas besoin de mobiles. Le terrorisme est à la fois l’acte et le mobile. Ainsi, à la question: pourquoi la Libye a-t-elle choisi  de faire sauter un avion dans un coin perdu en Ecosse, parmi les milliers qui volaient ce jour-là dans le monde ? la seule réponse possible est : terrorisme. Les juges britanniques n’ont pas été plus loin. Il s’agit ensuite de construire une histoire adaptée dont les incohérences n’apparaîtront que beaucoup plus tard.

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Tenu secret cinq ans durant, un rapport de la justice écossaise dévoile le rôle trouble des services anglais et américains dans l’enquête sur l’attentat de 1988, attribué à la Libye, qui avait fait 270 morts. Lire la suite La Libye n’était pas l’auteur de l’attentat de Lockerbie

LE MANUEL D’ASSASSINAT DE LA CIA


Logo_CIAVoici la transcription traduite en Français d’un document de la CIA intitulé « Une étude de l’assassinat ».

Ce document non signé et non daté (date de publication estimée: 31 décembre 1953) de 19 pages est un dossier dactylographié qui faisait partie d’une collection de documents de la CIA concernant les projets PBFORTUNE et PBSUCCESS et a été déclassifié par la loi FOIA, « Freedom of Information Act », le 15 mai 1997. Un extrait de ce manuel d’assassinat apparaîtra sur la page Op-Ed du New York Fois, le samedi 31 mai 1997. Voici le document original au format Lire la suite LE MANUEL D’ASSASSINAT DE LA CIA

Ils ont tous été exécutés


big-brotherPour avoir contrarié les plans du système, ils ont tous été exécutés.  Parmi les exécuteurs, on cite souvent la CIA, le Mossad, le MI6, les services secrets français ou belges, ou parfois des hommes de mains trouvés opportunément sur place au moment de l’assassinat. Lire la suite Ils ont tous été exécutés

Guerre de Corée : Influence majeure d’un agent de la CIA à partir de 1951 et mensonges sur la guerre chimique (documents)


ob_7c5874_coree-38paralleleUne énorme quantité de documents déclassifiés (récents ou moins récents) permet de mieux appréhender les enjeux de la guerre de Corée (1950-1953) et notamment le rôle de la CIA, ce qu’il en ressort est impressionnant : L’influence des États-Unis en Corée par le biais d’un agent sous couverture à proximité du président sud-coréen, des mensonges publics sur la guerre chimique menée. Plus de 60 ans après la fin de la guerre on commence à en apprendre de belles… Lire la suite Guerre de Corée : Influence majeure d’un agent de la CIA à partir de 1951 et mensonges sur la guerre chimique (documents)

Pourquoi tant d’amour pour Mandela ?


MandelaTous les honneurs que l’on pouvait décerner à un homme en ce bas monde lui ont été décernés ou proposés. Toutes les personnalités ont voulu poser pour une photo à ses côtés, espérant ainsi gagner un ticket pour entrer dans l’Histoire. Depuis trois décennies, une légende savamment construite a fait de Mandela ce qu’il est aujourd’hui : une icône. Derrière la légende, il serait intéressant d’essayer de comprendre pourquoi il y a tant d’adoration unanime pour cet homme. Lire la suite Pourquoi tant d’amour pour Mandela ?

Syrie : l’enquête à charge contre les Etats-Unis après l’attaque chimique


3464325_3_c08a_l-attaque-chimique-a-la-ghouta-constitue-le_f245354428a128cdcf60f6b23678eb9bNouvel accès de « conspirationnisme » ou scoop retentissant ? L’article de Seymour Hersh, vétéran du journalisme d’investigation américain, publié dimanche 8 décembre par la London Review of Books tend à réécrire l’histoire, déjà passablement énigmatique, de l’intervention américaine avortée en Syrie. Le journaliste qui, en 2004, avait contribué à révéler le scandale de la prison irakienne d’Abou Ghraib, accuse l’administration Obama d’avoir manipulé les informations concernant l’attaque chimique perpétrée le 21 août dans la Ghouta, près de Damas, pour justifier des frappes militaires contre le régime Assad. Lire la suite Syrie : l’enquête à charge contre les Etats-Unis après l’attaque chimique

Ukraine : et c’est reparti pour un tour !


Tribune libre Byblos

48Les événements du 11 Septembre 2001 avaient permis aux Etats-Unis d’enclencher une série d’opérations majeures destinées à leur permettre, enfin, de capitaliser sur la chute de l’URSS. L’offensive Lire la suite Ukraine : et c’est reparti pour un tour !

Comment reconnaître un « false flag » ?


Le récent événement français du « tireur fou » fait penser à la mode made in US des  attentats sous faux drapeau.

11 Signes indiquant un attentat sous faux drapeau

Citation Goering BBB BistroBarbBog proces Nuremberg citation manpulation(Cet article est paru à l’origine sur le site Activist Post)

Tout au long de l’histoire, diverses versions d’attentats sous faux drapeau (« false flag » en anglais, terme que je garderai dans la traduction) ont été utilisées avec succès par les gouvernements pour diriger la force du peuple vers la finalité recherchée par la classe dirigeante. Selon les époques, Lire la suite Comment reconnaître un « false flag » ?

Pour en finir avec le mythe de Kennedy


Tribune libre Béatrice Doinette

JF KennedyLe 22 novembre prochain marquera le 50ème anniversaire de l’assassinat de J.F. Kennedy et il fait peu de doutes que nos formateurs d’opinion y trouveront l’occasion de nous rappeler tout le bien qu’il faut penser de ce « héros » de l’Occident.

Pourtant, il ne suffit pas d’avoir été assassiné (par qui ?) pour entrer dans l’Histoire par la grande porte. Ce pur produit du système élitaire américain s’est en effet distingué par des décisions qui font de sa présidence une calamité pour les peuples du monde… Lire la suite Pour en finir avec le mythe de Kennedy

Moi Mario Terán, j’ai tué le Che


800px-CheExec19Quand l’ordre d’éliminer le Che m’est arrivé, par décision du haut commandement militaire bolivien, la peur s’est installée dans mon corps, me désarmant de l’intérieur. J’ai commencé à trembler de la tête aux pieds et j’ai senti l’envie de pisser dans mon pantalon. Par moment, la peur était si grande que je pouvais seulement penser à ma famille, à Dieu et à la Vierge. Lire la suite Moi Mario Terán, j’ai tué le Che

Il est temps pour les journalistes de « se rendre ou se battre. »


risen.Alex-MenendezUCB-Graduate-School-of-JournalismJames Risen, le reporter du New York Times qui risque la prison pour avoir refusé de révéler ses sources, a dénoncé la violation par le gouvernement fédéral des droits de la presse dans une rare apparition publique jeudi en disant qu’il est temps pour les journalistes de «se rendre ou de combattre ». Lire la suite Il est temps pour les journalistes de « se rendre ou se battre. »

Jeremy Hammond, héros de la résistance


f1bc3389ec78d75f19eb534a35420496b272ab55Jeremy Hammond a été condamné à dix ans de prison pour son rôle dans l’énorme fuite des Stratfor Files en 2011. Son procès n’a guère été plus qu’une mise en scène pour le public. L’importance des millions d’emails rendus publics par Hammond n’est toujours pas entièrement appréhendée. Lire la suite Jeremy Hammond, héros de la résistance

Vers une nouvelle intervention de l’OTAN en Libye ?


-image-164808-grandeScènes de guerre. Les milices islamistes rivales se battent dans le centre de Tripoli.

Hier, 50 civils ont été tués et près de 500 blessés gravement, principalement par un tir massif de mitrailleuses antiaériennes lourdes et de grenades auto-propulsées par fusée. Un crime massif de la puissante milice islamiste de Misrata, une véritable ville-État dans le non-Etat libyen. La milice de Misrata a été créée et armée en 2011 par les généraux français de l’OTAN suivant les ordres de Sarkozy et les propositions de BHL, le lobbyiste sioniste. Misrata était « l ‘exemple d’une nouvelle Libye démocratique » (sic) selon BHL en 2011. Lire la suite Vers une nouvelle intervention de l’OTAN en Libye ?

La preuve en images que la fusillade de LAX est un HOAX


LAX false flagUn jeune appelé Paul Anthony Ciancia (CIA et CIA;) qui vient faire une fusillade ciblée sur les agents de la TSA avec dans ses affaires une note sur le nouvel ordre mondial, ça sentait vraiment méchamment l’intox. Par ailleurs, CBS a pris soin d’inviter au JT leur correspondant John Miller, anciennement chef du bureau du service de police pour la lutte contre le terrorisme de Los Angeles pour venir diaboliser le thème du Nouvel ordre mondial, le décrivant comme étant une absurde thèse conspirationniste. L’objectif de ce nouveau false flag résidait donc probablement là.

Le fait que le chef de la police de L.A. indique que le même exercice avait été justement mis en scène dans cet aéroport 3 semaines auparavant nous donnait une piste supplémentaire mais alors là, avec les images qui vont suivre, ils sont tombés vraiment bas. En effet, on voit clairement dans cette vidéo que le supposé agent de la TSA qu’ils déplacent n’est autre qu’un mannequin. Le policier de l’équipe d’intervention qui les accompagne n’est là que pour la dramaturgie de la scène. Il y a très probablement bien d’autres preuves en cherchant bien mais celle-ci à elle seule est suffisante pour exposer la fraude.

Pour ceux qui douteraient de l’authenticité de la vidéo, voici un extrait du JT de CBS mais la vidéo ne montre qu’une à deux secondes de la scène.

Regardez également la réaction de l’homme  à coté de l’officier qui déclare bêtement à la presse: « We practiced the exact scenario that played out today« , c’est à dire « nous avions pratiqué (Ndt: il y a 3 semaines) le même scénario que nous avons mis en scène aujourd’hui. L’homme se met alors à se frotter nerveusement la tête et son collègue baisse les yeux aux sols. Le malaise est palpable. Oups la boulette 🙂

En voilà une autre qui montre que les mannequins d’opérations tactiques actuels sont loin d’être des modèles de crash test. Lors d’une prise de vue aérienne, cela peut faire illusion…mais pas toujours.

(Images graphiques…mais bon il s’agit d’un mannequin)

Que dire également de celle-ci ou tout le monde est absolument calme dans l’aéroport, un officier de police demande l’autorisation en disant « clear? » puis il donne le top départ de cet énième psy ops ou tout le monde se met en mode panique à la demande de la police.

 

Donc ce jeune qui s’annoncerait comme un opposant au Nouvel ordre mondial viendrait tirer sur des agents du gouvernement dans un endroit public avec un Ar15 (arme précisément mis en causes dans d’autres psy ops du même genre) tout en sachant que ce type d’action aiderait très précisément ceux qu’ils dit combattre. Quelle logique implacable…

Nous avons également un Obama qui indique qu’il ne faut pas écouter les blogueurs et les activistes, une loi visant à discréditer les médias citoyens, des false flags mettant en scène des soit disant partisans des théories du complot (ils annonçaient par exemple à Boston que Tsarnaev rejetait la version officielle du 11 Septembre) et voilà qu’on nous fait la version NWO. On aura tout vu…

Fawkes News

Deux ans après la fin de la guerre des Etats-Unis et de l’OTAN en Libye


Digital StillCameraAujourd’hui, 31 octobre 2013, marque le deuxième anniversaire de la fin de la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN dans le but d’opérer un changement de régime en Libye. Il ne faut guère s’attendre à que ce deuxième anniversaire soit fêté en fanfare à Washington, dans les capitales d’Europe occidentale ou en Libye même.

Cette guerre qui a duré près de huit mois a atteint son objectif à savoir le renversement du régime du colonel Mouammar Kadhafi. Le meurtre de ce dernier aux mains d’une horde de « rebelles » soutenus par l’OTAN avait incité le président Barack Obama à proclamer depuis la roseraie de la Maison Blanche que ce sordide événement signalait l’avènement d’une « Libye nouvelle et démocratique. »

Deux ans plus tard, il n’y a aucune trace d’une telle Libye. Le pays, qui a été bombardé par l’armée américaine et ses alliés européens, se trouve dans un état de désintégration avancé. L’on apprenait lundi que la production pétrolière qui génère la quasi-totalité des recettes d’exportation du pays et plus de la moitié de son produit intérieur brut, avait chuté à 90.000 barils par jour, à moins d’un dixième de la capacité d’avant la guerre.

D’importantes installations ont été saisies par des milices armées. En Libye orientale, ces milices prônent la partition du pays en trois gouvernorats – Cyrénaïque, Tripolitaine et Fezzan – comme c’était le cas sous le régime colonial de l’Italie fasciste.

Selon des estimations, il existe près d’un quart de million de miliciens qui sont armés et payés par le gouvernement libyen et qui agissent en toute impunité sous la direction d’islamistes et de seigneurs de guerre régionaux. Les seigneurs de guerre constituent la principale puissance du pays.

Des affrontements entre ces milices, des attaques contre le gouvernement et l’assassinat de ses fonctionnaires sont chose courante. Au début du mois, le premier ministre libyen, Ali Zeidan a été lui-même enlevé par une milice islamiste qui avait agi en signe de protestation contre l’enlèvement le 5 octobre d’un présumé agent d’al Qaida, Abou Anas al-Liby, par des forces spéciales américaines.

Des milliers de Libyens ainsi que des travailleurs migrants d’Afrique subsaharienne sont gardés au secret dans des prisons de fortune contrôlées par les miliciens, soumis à la torture et tués.

Les conditions de vie de la population de cette nation riche en pétrole sont restées épouvantables et le taux de chômage réel est évalué à plus de 30 pour cent. Un million de personnes, dont un grand nombre sont des partisans de l’ancien régime, sont toujours déplacées à l’intérieur du pays.

La continuation de ce chaos deux ans après la fin de la guerre reflète le caractère de la guerre elle-même.

Les Etats-Unis et leurs principaux alliés de l’OTAN, la Grande-Bretagne et la France, avaient lancé la guerre sous le prétexte qu’elle était une intervention humanitaire dont l’objectif était seulement de protéger des vies innocentes. Sur la base d’affirmations infondées selon lesquelles sans une intervention immédiate un massacre imminent de la population révoltée dans la ville orientale de Benghazi par le gouvernement aurait lieu, les puissances de l’OTAN ont fait passer au Conseil de sécurité de l’ONU la résolution 1973 leur permettant d’instaurer une zone d’exclusion aérienne et de « prendre toutes les mesures nécessaires » pour protéger des civils.

Cette résolution a servi de pseudo caution à une guerre impérialiste d’agression qui a tué quelque 50.000 civils libyens et en a blessé au moins autant. Dans cette guerre, il n’était manifestement pas question de sauver des vies, il s’agissait plutôt d’une guerre de pillage néocoloniale dont le principal but était de faire chuter le régime Kadhafi pour imposer à sa place un fantoche plus complaisant.

Washington et ses alliés avaient monté cette guerre essentiellement comme une réaction stratégique aux soulèvements de masse de la classe ouvrière contre les régimes appuyés par l’occident en Tunisie, à l’ouest et en Egypte, à l’est de la Libye. Le principal objectif était d’arrêter la propagation de la révolution et de maintenir dans la région l’hégémonie des Etats-Unis et de l’Europe de l’ouest tout en y remplaçant l’influence économique et politique de la Chine et de la Russie et en contrôlant plus directement les réserves énergétiques de la Libye.

Le fait que la tentative des puissances impérialistes de camoufler le caractère néocolonial de la guerre a bénéficié de l’aide de toute une couche de forces soi-disant de gauche tant en Europe qu’aux Etats-Unis revêt une signification toute particulière.

Ces éléments, qui incluent des groupes tels que le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en France, le Socialist Workers Party (SWP) en Grande-Bretagne et l’International Socialist Organization (ISO) aux Etats-Unis, présentent la guerre impérialiste contre la Lybie non pas comme une simple « intervention humanitaire » mais comme une « révolution » par les Libyens eux-mêmes.

A ce jour, ces gens se sont tus sur l’état actuel de la Libye et ce pour de bonnes raisons. La dislocation du pays en fiefs de seigneurs de guerre rivaux, la paralysie de l’économie et la pauvreté de sa population sont la preuve que ce qu’ils avaient soutenu en Libye en 2011 n’avait pas été une « révolution », mais un viol impérialiste.

Le régime qui a été porté au pouvoir ne dispose d’aucune autorité précisément parce qu’il doit son succès non pas à un soulèvement populaire révolutionnaire mais à une campagne de bombardement soutenue des Etats-Unis et de l’OTAN, complémentée par des opérations menées par des milices islamistes. Ces milices, dont un grand nombre est lié à al Qaida, avaient, sous la direction des forces spéciales américaines, britanniques, françaises et qatari, servi de troupes terrestres à l’OTAN.

Deux ans après la guerre, cette même couche de la pseudo gauche continue de promouvoir l’intervention impérialiste en vue d’un changement de régime en Syrie – en célébrant une fois de plus les manœuvres de la CIA, de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie, ainsi que les atrocités sectaires commises par les milices d’al Qaida, comme une « révolution. »

Ces groupes utilisent ces guerres pour forger des liens encore plus étroits avec leurs propres gouvernements et élites dirigeantes. Leur politique qui, pour l’essentiel, est indiscernable de celle pratiquée par la CIA et le gouvernement Obama, reflète les intérêts d’une couche privilégiée de la classe moyenne supérieure qui est devenue un nouvel appui pour l’impérialisme.

Si la guerre des Etats-Unis et de l’OTAN a réussi à évincer et à assassiner Kadhafi et a mis en ruines une grande partie de la Libye, les objectifs impérialistes visant à piller la richesse pétrolière du pays et à le transformer en une plateforme de l’hégémonie américaine dans la région sont loin d’avoir été réalisés.

Reflétant la grande préoccupation qui règne dans les cercles dirigeants américains et les agences de renseignement à Washington, l’éditorialiste auWashington Post, David Ignatius, a écrit la semaine passée que la Libye représentait « une étude de cas illustrant les raisons pour lesquelles l’influence de l’Amérique a diminué au Moyen-Orient. » Il a reproché au gouvernement Obama de n’avoir pas pris « les mesures nécessaires au cours de ces deux dernières années [qui] auraient pu freiner la chute du pays dans l’anarchie. »

Entre-temps, deux ans après le retrait des troupes américaines, l’Irak sombre dans la guerre civile, et le bilan des victimes a grimpé à des niveaux record avoisinant ceux atteints durant l’occupation américaine. En Syrie, le gouvernement Obama s’est vu contraint de renoncer au recours direct à la force militaire américaine face à une écrasante opposition populaire tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur, et qui était motivée par l’énorme hostilité à l’égard des précédentes guerres menées sur la base de mensonges dans l’intérêt de l’oligarchie financière.

Bien que la crise soit venue contrecarrer le calendrier de Washington pour la guerre en Syrie, elle rend, en dernière analyse, des conflagrations encore plus catastrophiques non pas moins, mais plus vraisemblables. Cette menace doit être combattue par la construction d’un nouveau mouvement de masse anti-guerre basé sur la classe ouvrière et dirigé contre le système de profit capitaliste qui est la source de la guerre et du militarisme.

Bill Van Auken

http://www.wsws.org/fr/articles/2013/nov2013/pers-n02.shtml

Sommes-nous encore libres ?


Tribune libre Résistance

stasi3J’ai écrit cet article pour Résistance depuis mon ordinateur, puis l’ai mis en ligne sur le site. Un certain nombre de webmestres l’ont également reçu et peut-être ont-ils fait la même chose que moi. Nos lecteurs respectifs ont pu lire cet article le lendemain. Quelqu’un cependant l’a lu avant eux, ou était tout du moins en mesure de le faire. Ce n’était pas ni un membre de Résistance, ni les webmestres qui en ont été destinataires. Je ne connais pas ce quelqu’un. Il ne vit certainement pas en Franc. Il opère loin d’ici, au-delà de l’océan… Je ne suis pas un terroriste, je ne suis pas recherché et je paie mes impôts. Bref, je suis un citoyen lambda. Mais ce quelqu’un sait tout de moi. Il sait à qui je téléphone parce qu’il a accès à mes données sur mon smartphone. Il sait à qui j’écris et surtout ce que j’écris, car il est capable de surveiller tous mes mouvements sur Internet. Il prend note de mes achats en ligne, consigne tout et scrute mes mouvements sur mon compte bancaire de telle sorte qu’il sait ce que je gagne. Mon patrimoine n’a aucun secret pour lui.

L’utilisation de Facebook lui facilite grandement la tâche. Parce que l’internaute met sa vie à nu sur le plus grand réseau social du monde. Il nous renseigne sur son cercle d’amis, publie des photos amusantes, insolites, et parfois intimes, sans se rendre compte qu’un jour, tout ceci pourrait un jour se retourner contre lui. Il ne se doute pas que ce qui est posté sur Facebook ne peut être supprimé, même lorsque ses contacts ou le quidam n’y ont pas accès. Toutes ses informations restent gravées dans une énorme mémoire, suspendues en quelque sorte sur un nuage virtuel qu’il ne peut atteindre. Il perd ainsi le contrôle de son passé et du présent.

Certains se remémoreront immanquablement la Vie des autres, film dans lequel la Stasi surveillait dans le Berlin des années quatre-vingt les intellectuels soupçonnés de critiquer le régime d’Erich Honecker. Le parallèle avec l’URSS, la Chine et tous les pays supposés autoritaires ou dictatoriaux sera rapidement fait. On leur oppose notre culture démocratique et la liberté. Les lois sont d’ailleurs censées nous préserver de toute intrusion. L’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ne proclame-t-il pas le droit de toute personne au respect « de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance » ?

Les révélations faites par l’ancien employé de la CIA et de la NSA Edward Snowden sont pourtant inquiétantes. Microsoft, Google, Apple, Yahoo, BlackBerry, Facebook, etc., collaborent, de leur plein gré ou sous la contrainte, avec la National Security Agency (NSA), la super agence des services secrets étasuniens, lui octroyant un accès privilégié à leurs données. Un peu comme si un étranger avait accès à une porte secrète de votre maison sans que vous n’en déteniez les clefs…

Aujourd’hui, un agent secret n’aurait plus besoin d’allumer mon ordinateur et de télécharger mon disque dur. Le processus est en grande partie automatique. De temps à autre et à mon insu, mes données peuvent être collectées et transmises je ne sais où. Ce qui est remarquable, c’est que tout cela se produit dans les pays qui ne sont apparemment pas totalitaires. Ces derniers se revendiquent au contraire tous de la démocratie. Pourtant, ces faits s’inscrivent dans un processus aux conséquences potentiellement désastreuses.

Le 11 Septembre en a été l’acte fondateur. Capitalisant sur le choc provoqué par les attentats dans les opinions internationales, la lutte contre le terrorisme a permis de justifier la plupart des actions menées par les États-Unis. Les menaces terroristes qu’on brandit à dessein permettent de renforcer les structures de contrôle de la population. Nous ne savons pas aujourd’hui ce que la NSA, le FBI ou  la CIA ont pu faire de nos informations personnelles, ce qui, dans un État de droit, relève de l’inconcevable. Les conséquences de ce paradoxe sont colossales. Notre intimité est désormais mise à nu et partagée par autrui sans qu’on puisse y faire quoi que ce soit. Plus personne ne pourra désormais se sentir totalement en sécurité. Sommes-nous tout simplement encore libres ?

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-sommes-nous-encore-libres-120836680.html

Suicide saoudien


Alors que l’Arabie saoudite a repris à son compte le plan qatari de renversement du régime laïque syrien, Riyad semble incapable de s’adapter au soudain recul US. Non seulement il refuse l’accord russo-américain, mais il poursuit la guerre et annonce des mesures de rétorsion pour « punir » les États-Unis. Pour Thierry Meyssan, cet entêtement équivaut à un suicide collectif de la famille des Séoud.

suicide-pendaisonLâchée par les États-Unis en Syrie, l’Arabie saoudite va t-elle se suicider à défaut de pouvoir vaincre ? C’est ce que l’on pourrait conclure des événements suivants :

Le 31 juillet 2013, le prince Bandar Ben Sultan s’est rendu en Russie où il n’a pas seulement été reçu par son homologue, le chef des services secrets, mais par le président Vladimir Poutine. Il existe deux versions de cette rencontre. Pour les Saoudiens, Bandar s’est exprimé au nom du royaume et des États-Unis. Il a proposé d’acheter pour 15 milliards de dollars d’armement russe si Moscou laissait tomber la Syrie. Pour les Russes, il s’est exprimé avec arrogance en menaçant d’envoyer des jihadistes perturber les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi si Moscou persistait à soutenir le régime laïque de Damas, puis en cherchant à le corrompre. Quelle que soit la vérité, le président Poutine a ressenti les propos de son interlocuteur comme des insultes à la Russie.

Le 30 septembre, le prince Saoud Al-Faisal avait été inscrit à l’ordre du jour du débat général de la 68e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, mais furieux du réchauffement des relations irano-US, le ministre saoudien des Affaires étrangères est parti sans s’excuser. Dans sa colère, il a refusé que son discours, préparé et imprimé à l’avance, soit distribué aux délégations.

Le 11 octobre, le secrétaire général adjoint des Nations Unies et ancien responsable du département d’État pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, recevait une délégation libanaise. Parlant au nom de M. Ban, mais probablement plus encore au nom du président Obama, il n’a pas eu de mots assez durs pour critiquer la politique étrangère saoudienne, faite de « rancunes » et incapable de s’adapter au monde qui change.

Le 18 octobre, l’Assemblée générale des nations Unies élisait, par 176 voix sur 193, l’Arabie saoudite comme membre non-permanent du Conseil de sécurité pour deux ans à compter du 1er janvier 2014. L’ambassadeur Abdallah El-Mouallemi se félicitait de cette victoire qui reflète « l’efficacité de la politique saoudienne marquée par la modération » (sic). Cependant quelques heures plus tard, le prince Saoud Al-Faisan publiait un communiqué aux accents nassériens sur l’incapacité du Conseil de sécurité et le refus du royaume d’y siéger. Si le motif officiel principal évoqué était la question syrienne, le ministre s’offrait le luxe de dénoncer également la question palestinienne et celle des armes de destruction massive au Proche-Orient, c’est-à-dire de désigner comme ennemis de la paix à la fois l’Iran et Israël. Sachant que la critique de la politique syrienne des Nations unies est une mise en cause directe de la Russie et de la Chine, qui y firent usage par trois fois de leurs droits de veto, ce communiqué était une insulte faite à Pékin, bien que la Chine soit le principal client actuel du pétrole saoudien. Cette volte-face, qui plongea l’Organisation dans la consternation, fut néanmoins bruyamment saluée par les présidents de la Turquie et de la France qui déclarèrent partager les « frustrations » de l’Arabie saoudite sur la Syrie.

Le 21 octobre, le Wall Street Journal révélait que le prince Bandar Ben Sultan avait invité à son domicile des diplomates européens en poste à Riyad. Le chef des services secrets leur aurait narré la fureur saoudienne face au rapprochement irano-US et au retrait militaire US de Syrie. Devant ses hôtes interloqués, il aurait annoncé que le royaume allait en rétorsion retirer ses investissements d’Amérique. Revenant sur l’épisode du siège au Conseil de sécurité, le quotidien précisa que, selon le prince Bandar, le communiqué n’était pas dirigé contre Pékin, mais contre Washington ; une précision d’autant plus intéressante qu’elle ne correspond pas à la situation.

Face à l’incrédulité suscitée par ces déclarations et aux commentaires apaisants du département d’État, le prince Turki Ben Faisal expliqua à Reuters que les paroles de son ennemi personnel, Bandar, engageaient bien le royaume et que cette nouvelle politique ne serait pas remise en question. Il n’est donc plus question d’une division du pouvoir entre les deux branches rivales de la famille régnante, les Sudairi contre les Shuraim, mais bien de leur vision commune.

En résumé, l’Arabie saoudite insultait la Russie en juillet, la Chine il y a deux semaines, et maintenant les États-Unis. Le royaume annonce qu’il retirera ses investissements d’Amérique pour se tourner probablement vers la Turquie et la France, même si aucun expert ne voit comment cela serait possible. Deux explications de ce comportement sont possibles : soit Riyad feint la colère pour permettre à Washington de continuer la guerre en Syrie sans en prendre la responsabilité, soit la famille des Séoud commet un suicide politique.

La première hypothèse semble infirmée par la sortie du prince Bandar devant les ambassadeurs européens. S’il jouait en sous-main pour les États-Unis, il s’abstiendrait de venir prêcher la révolution auprès de leurs alliés.

La seconde hypothèse rappelle le comportement des chameaux, animaux fétiches des bédouins saoudiens. Ils sont réputés capables de se laisser animer durant des années par leurs rancunes et de ne pas trouver le calme avant d’avoir assouvi leur vengeance, quel qu’en soit le prix à payer.

Or, la survie de l’Arabie saoudite est en jeu depuis la nomination de John O. Brennan à la tête de la CIA, en mars 2013. Jadis en poste en Arabie, c’est un adversaire résolu du dispositif mis en place par ses prédécesseurs avec Riyad : le jihadisme international. M. Brennan considère que si ces combattants ont fait du bon boulot, jadis, en Afghanistan, en Yougoslavie et en Tchétchénie, ils sont devenus à la fois trop nombreux et ingérables. Ce qui était au départ quelques extrémistes arabes partis faire le coup de feu contre l’Armée rouge est devenu une constellation de groupes, présents du Maroc à la Chine, qui se battent en définitive bien plus pour faire triompher le modèle saoudien de société que pour vaincre les adversaires des États-Unis. Déjà, en 2001, les États-Unis avaient pensé éliminer Al-Qaïda en le rendant responsable des attentats du 11-Septembre. Cependant, avec l’assassinat officiel d’Oussama Ben Laden, en mai 2011, ils avaient décidé de réhabiliter ce système et en firent très grand usage en Libye et en Syrie. Jamais sans Al-Qaïda, Mouamar el-Kadhafi aurait pu être renversé comme l’atteste aujourd’hui la présence d’Abdelhakim Belhaj, ex-numéro 2 de l’organisation, comme gouverneur militaire de Tripoli. Quoi qu’il en soit, aux yeux de John O. Brennan, le jihadisme international devrait être ramené à de faibles proportions et n’être conservé que comme force d’appoint de la CIA en certaines occasions.

Le jihadisme est non seulement la seule force effective de l’Arabie saoudite, dont l’armée est divisée en deux unités obéissant aux deux clans de la famille des Séoud, mais c’est aussi son unique raison d’être. Washington n’a plus besoin du royaume pour se fournir en hydrocarbures, ni pour plaider la cause de la paix avec Israël. D’où le retour au Pentagone du vieux plan néoconservateur : « Jeter les Séoud hors d’Arabie », selon le titre d’un Powerpoint projeté en juillet 2002 devant le Conseil politique du département de la Défense. Ce projet prévoit le démantèlement du pays en cinq zones distinctes, dont trois sont appelées à former des États indépendants les uns des autres et deux devraient être rattachés à d’autres États.

En choisissant l’épreuve de force avec les États-Unis, la famille des Séoud ne leur donne pas le choix. Il est improbable que Washington se laisse dicter sa conduite par quelques bédouins fortunés, mais prévisible qu’il va les remettre au pas. En 1975, ils n’hésitèrent pas à faire assassiner le roi Faysal. Cette fois, ils devraient être plus radicaux encore.

Bandar Ben Sultan prendrait ses distances avec les Etats-Unis. La bonne blague…


George-Bush-Bandar-bin-SultanLe chef du renseignement saoudien, le prince Bandar ben Sultan, aurait déclaré à des diplomates que son pays allait réexaminer ses relations avec les États-Unis.

Qui est-il, Bandar Ben Sultan, pour décider du sort et de la politique étrangère de l’Arabie Saoudite ? En supposant qu’il ait les pouvoirs nécessaires dans ce panier de crabes qu’est la Maison des Saoud, quel intérêt a-t-il à annoncer ouvertement sa position  sur la place publique ? Qui étaient ces ‘’diplomates’’ indélicats qui se sont empressés de divulguer une conversation d’une telle portée ? Tout ça sonne faux.

Quand on sait les liens qui unissent Ryad et Washington et, au-delà,  le monde de la finance, on voit mal comment l’Arabie Saoudite peut s’affranchir d’un monde sans lequel  elle n’existerait pas. On sait également que le royaume est un élément clé du système et qu’il a été présent à toutes les étapes de la construction du dispositif moyen-oriental depuis des décennies, ne serait-ce que par l’organisation du terrorisme mondial sur lequel se sont appuyés les Etats-Unis.

Si, après de telles déclarations, on ne voit pas s’installer, dans les mois à venir, un printemps arabe (saoudien), on saura à quoi s’en tenir. La question serait alors : que cachent ces déclarations intempestives, alors même que les armées de mercenaires de Bandar Ben Sultan continuent à ravager la Syrie, en parfaite collaboration avec la CIA, le Mossad et les autres services occidentaux ? Ces déclarations surviennent également au moment où il s’efforce d’allumer des foyers d’incendie en Russie. Pour le compte de qui ? Certainement pas pour les intérêts géopolitiques du petit royaume saoudien.

Se distancier des Etats-Unis tout en se mettant à dos la Russie par des attentats meurtriers, voilà qui promet. Si seulement ça pouvait être vrai…

Avic

Malala, l’autre fille cachée de la C.I.A ?


Malala-Yousafzai-03Elle était pressentie pour figurer le prix nobel de la paix 2013… mais l’instit illuminati (sous contrôle de la CIA) installé en Norvège lui a préféré l’OIAC, l’obscur institut en charge de la destruction des armes chimiques, histoire de sauver la face d’un précédent nobélisé, Barack Obama, qui avait subitement et spectaculairement retourné sa veste dans la crise syrienne, provoquant l’incompréhension dans son pays et un rire gêné dans le reste du monde.

Il faut dire aussi que la très médiatique Malala Yousafzaï, qui vient de recevoir le Prix Sakharov (du nom de l’ancien dissident soviétique, un comble !), qui est l’icône des Illuminatillons islamophobes et autres adeptes du Choc des civilisations, n’est pas prophète en son pays, le Pakistan :

Pire, Malala est fortement soupçonnée d’être une marionnette de la CIA, si ce n’est sa créature, et beaucoup d’observateurs indépendants au Pakistan doutent de la gravité et des auteurs de ses blessures, officiellement imposées par des talibans pakistanais.

C’est que les Pakistanais sont échaudés par la fantasque liquidation de la marionnette fantôme Ben Laden, opérée par Obama au Pakistan , et peu de citoyens pakistanais croient à la véracité de cette fable post-11 septembre sortie tout droit des cabinets de communication du Pentagone…

malala-heroine-ou-imposture-des-illuminatisBeaucoup de dirigeants pakistanais s’étonnent également que la jeune Malala ne se soit jamais indignée publiquement des frappes militaires des drones étasuniens au Pakistan qui déchiquettent régulièrement de nombreux enfants innocents : pour une personne présentée publiquement comme la défenseur des femmes et des jeunes hommes, voilà en effet un silence assourdissant et lourd de sens, qui fait tâche dans le tableau idyllique soigneusement dessiné par la presse aux ordres.

Un précédent en Irak ?

D’autres enfin se rappellent l’affaire de la jeune pleureuse devant le Congrès US dans l’affaire des couveuses et des bébés kowétiens soit-disant tués par l’armée de Saddam Hussein, à l’origine de la première guerre du Golfe, et qui fut prouvée comme une terrible machination de la CIA.

La désignation de Malala par le Comité Nobel de la Paix lui aurait donné une aura encore plus importante que celle déjà tressée par les médias alignés, mais son histoire officielle apparaissait décidément trop fragile et risquait de précipiter davantage encore l’opinion publique pakistanaise (et au-delà d’une part croissante de l’opinion publique mondiale) dans un anti-américanisme sans retour.

Il apparaissait alors plus sage de « lâcher cette affaire » mal ficelée pour se rabattre sur le nébuleux institut en charge de la destruction des  armes chimiques, du moins de certaines d’entre elles, puisque l’institut en question se garde bien de détruire les stocks de certains pays dont la simple évocation vaut accusation automatique d’antisémitisme…

Là encore les observateurs indépendants ne manqueront pas d’établir un parallèle avec la guerre impérialiste de W. Bush contre l’Irak de 2003 cette fois, qui avait entraîné 2 ans plus tard le couronnement par le Comité Nobel d’une autre agence obscure et à double standard, l’AIEA, qui s’occupe visiblement de certains pays beaucoup plus que d’autres, ce n’est pas Mordechai Vanunu qui les contredira…

Alors, Malala, héorïne « dissidente » d’un Islam hors d’âge ou imposture sous contrôle des Illuminatis ?

Malala…. lala… lalalalalala…  lala…  lalalalalala…  lala…  lalalalalala la… la… eh eh !

 http://mouvida.com/malala-lautre-fille-cachee-de-la-c-i-a/

Le raid américain sur la Libye et l’imposture de la guerre contre le terrorisme


AirborneAndSpecialForcesUdayQusayRaidLe secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a proclamé dimanche que les deux opérations secrètes montées au cours du week-end par les Forces spéciales américaines en Libye et en Somalie « envoyaient un message fort au monde à savoir que les Etats-Unis ne ménageront aucun effort pour engager la responsabilité des terroristes, peu importe où ils se cachent ni depuis combien de temps ils se soustraient à la justice. »

Après un examen sérieux, loin d’être fort, le message envoyé par ces opérations est incontestablement trouble.

L’enlèvement en Libye du supposé agent d’al Qaïda, Abou Anas al-Libi, et le raid avorté mené par les Navy Seal contre un dirigeant de la milice islamiste Al Shabab en Somalie, annulé après s’être heurté à une vive résistance, sont traités par les médias américains comme une nouvelle bataille monumentale dans la guerre mondiale sans fin contre le terrorisme.

Al-Libi, qui a été inculpé par un tribunal américain pour des accusations liées à la préparation des attentats à la bombe de 1998 contre les ambassades américaines à Nairobi, au Kenya et à Dar es Salaam en Tanzanie, durant lesquels 224 personnes ont été tuées, serait détenu sur un navire américain en Méditerranée, hors de portée des tribunaux civils et des lois et soumis à des méthodes d’interrogatoire inconnues.

Des spécialistes du contre-terrorisme, d’anciens agents et membres du cabinet sont exhibés devant les caméras de télévision dans le but de racoler le public américain pour l’impliquer dans une nouvelle opération criminelle menée par Washington.

Malgré toutes les jacasseries de ces spécialistes, il y a toutefois une chose sur laquelle ils restent muets : l’extraordinaire histoire d’al-Libi, cible du raid américain. Un examen de sa carrière indique non pas une lutte implacable entre ennemis mortels mais plutôt une brouille entre partenaires intimes. Ce n’est pas une exagération que de suggérer que M. al-Libi est à tu et à toi avec certains de ceux qui ont planifié son enlèvement. Sa biographie donne un aperçu du monde bizarre et effrayant de la CIA et de ses guerres secrètes, de ses sales coups et de ses assassinats dans le monde entier.

Al-Libi avait rejoint al Qaïda dans les années 1980 alors que l’organisation combattait en Afghanistan, fournissant les fantassins requis pour une guerre secrète organisée par la CIA en vue d’un changement de régime menée contre le gouvernement de Kaboul qui était soutenu par l’Union soviétique. A l’époque, le président américain Ronald Reagan avait salué al-Libi et ses combattants islamistes de droite comme étant l’« équivalent moral de nos pères fondateurs, » tandis que le gouvernement américain octroyait quelque 10 milliards de dollars pour le financement de la guerre.

Cette relation n’était pas simplement une nouveauté de Reagan. Durant des décennies, l’impérialisme américain avait promu des organisations islamistes réactionnaires afin de poursuivre les intérêts américains et de combattre l’influence socialiste et nationaliste de gauche au Moyen-Orient et ailleurs. Ces couches fournirent les troupes de choc destinées aux coups d’Etat orchestrés par la CIA en Iran, en Indonésie et ailleurs.

Après la guerre en Afghanistan, al-Libi aurait suivi ben Laden au Soudan où il continua à bénéficier du soutien des Etats-Unis et de l’Occident. C’est durant cette période des années 1990 qu’al Qaïda achemina des combattants islamistes en Bosnie pour combattre aux côtés du régime bosniaque musulman appuyé par les Etats-Unis. En 1993, ben Laden avait reçu la nationalité bosniaque et un passeport bosniaque. Les terroristes d’al Qaïda furent aussi envoyés au Kosovo pour rejoindre le mouvement séparatiste contre la Serbie qui dès 1999 fut soutenu par une guerre aérienne totale menée par les Etats-Unis et l’OTAN.

En 1995, suite à la pression exercée par le chef d’Etat de la Libye, le colonel Mouammar Kadhafi, le Soudan obligea ben Laden à renvoyer ses partisans libyens du pays. Peu de temps après, ben Laden lui-même dut quitter le pays, alors que le Soudan subissait des pressions de la part de l’Egypte où un groupe lié à al Qaïda avait tenté d’assassiner le président Hosni Moubarak.

Alors que ben Laden rejoignait l’Afghanistan, al-Libi obtenait l’asile politique au Royaume-Uni, l’allié le plus étroit de Washington, au motif qu’il ferait l’objet de persécutions en Libye.

En 2002, l’on apprenait que six ans plus tôt al-Libi avait été une figure clé dans une cellule du Groupe libyen de combat pour l’Islam (Libyan Islamic Fighting Group) qui avait reçu de vastes sommes d’argent des services secrets britanniques, MI6, pour un complot d’assassinat raté de Kadhafi.

Al-Libi put continuer à vivre au Royaume-Uni pendant presque deux ans après les attentats à la bombe perpétrés contre l’ambassade africaine, en ne fuyant le pays qu’en mai 2000 au moment où lui et 20 autres agents d’al Qaïda étaient mis en accusation devant le tribunal fédéral de Manhattan en tant que co-accusés d’Oussama ben Laden dans le cadre des attaques terroristes en Afrique. Il fut placé sur la liste des « personnes les plus recherchées » par le FBI.

Au bout d’une décennie passée comme terroriste recherché, al-Libi retourna en Libye en 2011 et une fois de plus il fut transformé en un « combattant de la liberté » soutenu par les Etats-Unis en rejoignant l’une des brigades islamistes qui a servi de troupes intermédiaires dans la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN en faveur d’un changement de régime.

La raison pour laquelle, deux ans après l’éviction et l’assassinat de Kadhafi, al-Libi a été enlevé en pleine rue à Tripoli n’est pas claire. Sa présence là-bas était connue de Washington depuis bien avant le début de la guerre. Il s’agit cependant en partie d’un système d’alternance entre collaboration étroite et brouille entre l’appareil de renseignement américain et al Qaïda. C’est un système qui explique pour beaucoup comment les attentats terroristes du 11 septembre ont pu survenir, c’est-à-dire comment des agents d’al Qaïda connus de la CIA ont pu entrer librement aux Etats-Unis, suivre des cours de pilotage et planifier le chaos du 11 septembre 2001.

L’on a assisté à ce même phénomène lors de l’attaque d’al Qaïda du 11 septembre 2012 contre le complexe diplomatique et de la CIA dans la cité portuaire de Benghazi, à l’est de la Libye et lors de laquelle l’ambassadeur américain, Christopher Stevens, et trois autres Américains ont perdu la vie. Stevens avait joué un rôle crucial dans la coordination de l’action militaire américaine avec les opérations d’islamistes tel qu’al-Libi.

Après la guerre, la CIA a mis en place à Benghazi une importante station secrète dans le but d’acheminer des stocks d’armement à des individus similaires et qui sont employés dans la guerre en faveur d’un changement de régime en Syrie. Quelque chose à fait que la relation s’est aigrie, impliquant probablement des ressentiments au sein des milices islamistes pour n’avoir pas été correctement indemnisées par leurs patrons américains en termes d’argent et de pouvoir.

L’enlèvement d’al-Libi par les commandos de la Delta Force, apparemment sans en avoir avisé le gouvernement intérimaire pratiquement impuissant de la Libye, ne fait que souligner les véritables conséquences d’une guerre qui est promue par le gouvernement Obama comme une croisade pour les droits humains, la démocratie et la paix. Après avoir fait des milliers de morts et détruit la plupart des infrastructures du pays, la guerre a laissé la Libye dans un chaos total dominé par les milices islamistes et les petits seigneurs de guerre, et minée par les assassinats, les enlèvements et la torture, et sa production pétrolière et ses autres principales activités économiques se trouvant quasiment au point mort.

Parmi les éléments les plus effarants de cette guerre prédatrice il y a le fait que des organisations de la pseudo-gauche, à commencer par l’International Socialist Organization aux Etats-Unis jusqu’au Socialist Workers Party en Grande-Bretagne en passant par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en France, l’ont saluée comme une révolution et ont agi politiquement de façon à faciliter la destruction totale et l’assujettissement de l’ancienne colonie.

Durant ces dix dernières années, Washington a justifié l’agression militaire à l’extérieur et l’application de méthodes d’Etat-policier à l’intérieur du pays au nom d’une guerre sans fin contre le terrorisme. Au cours de cette période, les principales réalisations des gouvernements Bush et Obama ont consisté à renverser deux régimes arabes laïcs, en Irak et en Libye, et à tenter de faire de même une troisième fois en Syrie. Chacune de ces interventions a dévasté les sociétés de ces pays.

Alors qu’al Qaïda n’existait dans aucun de ces trois pays avant l’intervention américaine, l’organisation prospère actuellement dans tous les trois. Des dizaines de milliers de gens de la région entière ont été attirés sous sa bannière dans une guerre sectaire soutenue par les Etats-Unis pour un changement de régime en Syrie.

C’est dans la biographie d’al-Libi qu’émerge le plus clairement le véritable caractère de la soi-disant guerre contre le terrorisme. C’est le dérivé d’une multitude de sales opérations montées par le renseignement américain qui se sert d’éléments tel al Qaïda, les trahit, puis gère les conséquences de ces trahisons sous la forme d’opérations terroristes qui servent ensuite de prétextes à des guerres à l’étranger et à la répression d’Etat à l’intérieur du pays.

Bill Van Auken

http://www.wsws.org/fr/articles/2013/oct2013/raid-o09.shtml

« Al Qaida est financé par les USA » (un ex membre) – vidéo


maxresdefaultL’ex-membre d’Al Qaida Sheikh Nabil Naiim a diffusé un témoignage étonnant en affirmant que le chef de Jabhat Al-Nusra, principale milice active en Syrie pour renverser Bachar, est en fait un agent de la CIA. Sheikh Nabil Naiim, considéré comme le leader historique du mouvement jihadiste islamique en Egypte, a dirigé le camp d’entraînement de Safwa Al-Qaeda où il rencontra Osama Bin Laden. Il est ensuite parti au Soudan avec le dirigeant d’Al-Qaeda Ayman al-Zawahiri et il a été reconnu officiellement membre d’Al-Qaeda. Directement impliqué dans l’assassinat du président égyptien Anouar el Sadate, Naiim a été emprisonné après une tentative d’asssassinat de Hosni Moubarak. Relâché après la chute de celui-ci, Naiim a renoncé à la violence et accuse à présent ses anciens collègues de figgurer sur les feuilles de paie de la CIA. « Je crois personnellement que le chef de l’armée Nusra Mohammed al-Jawlani et un agent de la CIA au sein d’Al Nusra. », déclare-t-il notamment dans cette vidéo.

http://www.michelcollon.info/Al-Qaida-est-finance-par-les-USA.html

 

 

 

Bandar bin Sultan, prince des terroristes


namvar20130920045433940Bandar bin Sultan est le directeur général de l’Agence du renseignement saoudien. À ce titre, il a acquis une réputation bien méritée comme le « Prince des terroristes. »

Selon le Wall Street Journal, Bandar est à la tête des forces rebelles qui tentent de renverser le gouvernement syrien. De nombreux analystes considèrent Bandar comme le suspect N° 1 dans ce qui semble être un false flag, l’attaque à l’arme chimique dans al-Ghouta.

Adam Entous du Wall Street Journal affirme que le prince Bandar et son agence saoudienne de renseignement ont fabriqué des « preuves » que le gouvernement syrien avait utilisé du gaz sarin, et ce avant l’attaque d’Al-Ghouta.

Entous déclare lors d’une interview à Democracy Now: « l’agence de renseignement de Bandar a conclu que les armes chimiques ont été utilisées à petite échelle par le régime. Peu après, les Britanniques et les Français ont adopté la même conclusion. Il a fallu en fait attendre jusqu’en Juin pour que les agences de renseignement américaines arrivent à cette conclusion ».

En d’autres termes, Bandar a utilisé son argent, son influence, et son réseau pour s’assurer que « les renseignements s’adapteraient à la politique » – tout comme Bush l’avait fait avec les prétendues armes de destruction massive irakiennes en 2003.

Comment Bandar a-t-il convaincu les agences de renseignement occidentales d’accepter ses allégations extrêmement douteuses sur l’utilisation du gaz sarin par Assad ? Bandar a trouvé un Syrien qui avait été exposé au gaz sarin et l’a mis dans un avion pour l’Angleterre pour y subir des tests. Après que les tests sur la victime syrienne se furent révélés positifs pour le sarin, Bandar a poussé ses collègues de renseignement occidentaux à accepter la conclusion, loin d’être évidente, que Assad doit en avoir été responsable.

Selon Entous: « Ce que les Britanniques ont trouvé quand ils ont fait le test, c’est que ce Syrien avait été exposé au gaz sarin, et les services de renseignement américains, britanniques et français croient que seul le régime syrien en possède ».

Mais les services de renseignement américains, britanniques et français croient-ils vraiment que Bandar – qui est à la tête de centaines de milliards de dollars et d’un réseau sophistiqué d’opérateurs clandestins et de tueurs – ne pouvait pas avoir empoisonné la victime syrienne lui-même ? Évidemment que si, ils ne sont pas si naïfs. Les renseignements occidentaux sont complices de la tentative de Bandar d’impliquer Assad dans l’utilisation du gaz sarin. Ils cherchaient un prétexte pour attaquer la Syrie, et Bandar le leur a donné.

Puis, quand l’énorme attaque au sarin a frappé al-Ghouta le 21 Août, les observateurs avertis ont immédiatement soupçonné une attaque sous fausse bannière par les forces de Bandar. Selon les correspondants de l’Associated Press Moyen-Orient, Dale Gavlak et Yahya Ababneh: « … de nombreux entretiens avec des médecins, des habitants de Ghouta, des combattants rebelles et leurs familles, une image différente (du récit des médias mainstream occidentaux) émerge. Beaucoup croient que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l’intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et sont responsables de l’attaque au gaz mortel ».

Une preuve supplémentaire que c’est  le prince terroriste qui a orchestré l’attentat contre al-Ghouta a émergé quand VoltaireNet.org a révélé que les photos d’enfants morts n’étaient pas ce qu’elles paraissaient être:

« Suite à la diffusion des images, distribuées par l’Armée syrienne libre et reprises par les services états-uniens et français, du massacre de la ghouta, des familles alaouites de Lattaquié ont porté plainte pour assassinats.

Certaines des vidéos ont été réalisées et postées sur YouTube avant l’événement qu’elles décrivent.

On peut y voir des enfants étouffer d’une intoxication chimique qui ne peut être du gaz sarin (ce gaz provoque de la bave jaune et non pas blanche).

Les enfants ne correspondent pas à un échantillon de population : ils ont presque tous le même âge et ont les cheveux clairs. Ils ne sont pas accompagnés par leur famille en deuil.

Il s’agit en fait d’enfants enlevés par des djihadistes, deux semaines auparavant dans des villages alaouites aux environs de Lattaquié, à 200 kms de la ghouta.

Contrairement aux affirmations de l’Armée syrienne libre et des services occidentaux, les seules victimes identifiées du massacre de la ghouta sont donc issues de familles soutenant le gouvernement syrien. Les personnes qui posent dans les vidéos en s’indignant des « crimes de Bachar el-Assad » sont en réalité leurs assassins ».

Le prince terroriste Bandar peut-il vraiment, froidement, kidnapper des enfants, les assassiner, puis les présenter morts comme les victimes présumées de ses ennemis ? En un mot: Oui.

L’impudence de Bandar ne connaît pas de limites. Le chef dissolue des « terroristes islamiques radicaux » a effectivement eu l’audace de menacer le président russe Vladimir Poutine d’une attaque terroriste pendant les Jeux olympiques d’hiver si Poutine n’arrêtait pas son soutien au gouvernement syrien ! Bandar a affirmé qu’il avait le soutien total du gouvernement américain dans la prestation de ses offres de pots de vin et ses menaces terroristes contre le président Poutine.

Bandar, un intime de la famille du crime Bush qui l’appelle affectueusement « Bandar Bush », semble également avoir été impliqué dans les attentats sous fausse bannière du 9/11. Regardons quelques-uns des éléments de preuves – certes circonstanciels- qui relient Bandar au 9/11.

Sur les prétendus 19 pirates, 15 étaient saoudiens. Des sources de la CIA ont confirmé le témoignage de Michael Springman, l’ancien chef du Bureau américain des visas à Djeddah, au sujet des saoudiens « pirates de l’air ». C’étaient des agents de la CIA, sans doute en relation avec les services de renseignements saoudiens, qui étaient arrivés en Amérique avec des « Snitch visas » de la CIA. Ce sont des visas spéciaux que la CIA offrait comme récompense aux Saoudiens qui espionnaient pour les États-Unis. (Les services de renseignements saoudiens sont si étroitement liés à la CIA qu’il est difficile de dire où finit l’un et où commence l’autre.)

Pendant leur séjour aux Etats-Unis, les présumés futurs pirates de l’air du 9/11 ont vécu une vie de rêve. Ils se sont entraînés dans des installations militaires américaines sécurisées, dont Pensacola Naval Air Station, où Mohamed Atta était un fêtard, un habitué du club des officiers, et Maxwell Air Force Base, en Alabama. Deux des pirates présumés ont reçu des chèques de manière régulière totalisant des dizaines de milliers de dollars de Prince Bandar et de son épouse, par le biais d’Omar Al Bayoumi du réseau des services de renseignement américano-saoudiens.

Immédiatement après le 11/9, tout le trafic aérien aux États-Unis avait été stoppé. Les seuls avions autorisés à voler furent des jets privés spéciaux que Bush et Cheney mirent à disposition pour embarquer Bandar, ainsi que des membres de la famille Ben Laden et d’autres suspects saoudiens, pour les sortir du pays avant qu’ils ne puissent être interrogés par le FBI.

L’évidence montre que le prince Bandar a été le chef des opérations d’Al-Qaïda, la base de données de la CIA de ses légions arabes de combattants moudjahidin, depuis la guerre d’Afghanistan des années 1980. Ce sont ces combattants d’Al-Qaïda soutenus par la CIA et par le Mossad que commande Bandar aujourd’hui en Syrie.

En bref, c’est Bandar Bush, Prince des terroristes – et non le gentil dupe Oussama Ben Laden, ou l’idéologue criard al-Zawahiri – qui a toujours été le véritable commandant de l’opération de renseignement occidental connue sous le nom « Al-Qaïda ».

Dr Kevin Barrett

Traduction : Avic

http://www.presstv.ir/detail/2013/09/20/324951/bandar-bin-sultan-prince-of-terrorists/

Le Bloc atlantiste (re)crée une internationale terroriste


Tribune libre Byblos

rebelles-syriensLes jihadistes labellisés al-Qaïda n’arrivent toujours pas à y croire. Imaginer un peu : avec la Syrie, on leur a offert un pays entier comme camp d’entraînement, et des crédits illimités pour le mettre à feu et à sang. Et tout cela avec la bénédiction de ces apostats d’Occidentaux. Le truc est tellement énorme que c’est devenu la blague à la mode dans tous les barbecues des bouchers takfiristes. Et aujourd’hui, cette nouvelle internationale terroriste made in West a finalement déclaré son indépendance en annonçant qu’elle rompait les amarres avec la so call Armée syrienne libre (ASL). La bombe amorcée par le Bloc atlantiste en Syrie vient donc de lui exploser à la figure. Et qui peut savoir jusqu’où voleront ses éclats.

Le terrorisme, une pratique intégrée

La relation incestueuse entre terrorisme et Services de renseignements occidentaux est une vieille histoire.

Petit rappel historique :
En pleine Guerre Froide, l’implication des réseaux atlantistes (Gladio-Stay Behind) dans les attentats qui ont ensanglanté l’Europe a été démontrée par de nombreuses enquêtes.
Durant la guerre du Vietnam, l’opération «Phoenix» a mis en œuvre des groupes de combattants étasuniens et sud-vietnamiens spécialisés dans les assassinats, la torture et les actions terroristes.
L’Opération Condor, une campagne d’assassinats et de lutte anti-guérilla sanguinaire conduite par les dictatures d’Amérique Latine a, elle aussi, bénéficié du plein soutien, de l’encadrement et de l’expertise des barbouzes occidentaux.
On ne s’étendra pas sur les pratiques de l’OAS en Algérie en matière d’assassinat et de terrorisme.
En 1962, juste après le désastre de la baie des Cochons à Cuba, la désormais célèbre NSA avait même projeté, dans le cadre de l’opération Northwoods, d’organiser des attentats à Miami ou Washington [que l’on aurait attribués à Castro], afin que «la publication de la liste des victimes dans les journaux américains provoque une vague d’indignation instrumentalisable» pour envahir Cuba.
Enfin, plus proche de nous, la naissance d’al-Qaïda itself doit beaucoup au soutien et à l’encadrement des SR occidentaux en général, et de la CIA en particulier. Avant de devenir l’ennemi public numéro 1, le réseau d’Oussama ben Laden a d’ailleurs fournis des troupes de choc à l’OTAN sur plusieurs théâtres d’opérations extérieurs, et notamment au Kosovo où l’Alliance avait organisé un véritable pont aérien depuis Kaboul pour envoyer des jihadistes combattre Milosevic. Mais shuuut, c’est paraît-il secret.
Tout ceci pour dire que le terrorisme et les terroristes ont toujours fait partie de l’arsenal offensif de l’Etat profond des nations occidentales.
Il n’y a là aucun jugement de valeur, c’est juste un fait.

Les SR occidentaux débordés par la droite

Aujourd’hui, le terrorisme islamique a essaimé un peu partout, de Kaboul à Alger, du Sahel à Damas. Et dans cette nébuleuse, on trouve absolument de tout.
Il y a bien évidemment des groupes directement pilotés par la CIA, le MI6, le Mossad ou les SR saoudien de Bandar ben Sultan, mais l’essentiel de l’hydre est constitué de groupes autonomes, plus ou moins hallucinés ou carrément mafieux, mais qui ont tous comme point commun de se réclamer d’al-Qaïda pour une simple question de visibilité médiatique. Et c’est bien cette frange autonome du jihad-business qui pose problème aux SR occidentaux.
Or en noyant les jihadistes de pétrodollars et d’armement en Syrie, l’Occident a constitué aveuglément une véritable armée de terroristes parfaitement aguerris désormais.
Or cette nouvelle internationale terroriste vient de couper les ponts avec l’Armée syrienne libre (ASL). L’annonce a été faite mardi soir par 13 factions rebelles, dont la puissante organisation salafiste Ahrar al-Cham, Liwa al-Tawhid, proche des Frères musulmans, et Liwa al-Islam, proche de l’Arabie saoudite. Dans un communiqué, elles affirment que l’opposition regroupée au sein de la Coalition nationale «ne nous représente pas et nous ne la reconnaissons pas» et appelle à faire de la loi islamique «la seule source de législation».
Chapeau bas Hollande, chapeau bas Obama.

Le boomerang a pris son envol

Comme le souligne Charles Lister, un analyste au IHS Jane’s Terrorism and Insurgency Centre, c’est «extrêmement dommageable» pour l’ASL, car les 13 groupes «représentent une portion significative de l’opposition armée et regroupent ses meilleurs combattants».
En clair, les «meilleurs» groupes terroristes du moment, surentraînés par la guerre en Syrie, viennent d’échapper définitivement aux contrôles des puissances occidentales.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, tire d’ailleurs la sonnette d’alarme : «Je suis convaincu qu’ils [les mercenaires] sont en train d’accumuler une expérience dont ils se serviront, une fois la crise syrienne réglée, dans d’autres pays, dans leur propre patrie avant tout», a-t-il déclaré dans le Washington Post. Et d’ajouter : «C’est de cela dont nous devons parler, et non pas de la question de savoir qui doit rester et qui doit partir [en allusion à Bachar al-Assad]. Soit nous sommes d’accord sur le fait que toute forme de terrorisme est inacceptable, soit nous continuons le jeu des doubles standards
Evidemment, Lavrov prêche dans le désert. Car aux dernières nouvelles, Hollande, comme Obama d’ailleurs, est favorable à la poursuite de livraisons d’armes «contrôlées» aux rebelles.
Décidément, les bouchers takfiristes n’ont pas fini de rire autour de leurs barbecues. Mais reste à savoir, en effet, où ils exerceront ensuite leurs multiples talents, sachant qu’ils accusent aujourd’hui les puissances occidentales de trahison pour avoir renoncé à frapper Damas.
La bombe amorcée par le Bloc atlantiste en Syrie vient bel et bien de lui exploser à la figure.
Le boomerang a pris son envol.

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Le lauréat de l’Oscar 2013, en avant-première


Les rebelles islamistes en Syrie ne sont pas seulement recrutés et armés par les alliés des américains dans le Golfe, mais ont été engagés directement par la CIA et le Commandement des opérations spéciales de l’armée américaine pour les opérations psychologiques (PSYOPS).

Leur objectif était de discréditer le régime d’Assad pour saper la force morale de l’armée syrienne et générer une attitude favorable de l’opinion publique à une intervention militaire américaine en Syrie. Lire la suite Le lauréat de l’Oscar 2013, en avant-première