Archives du mot-clé Congrés

La France va-t-en-guerre


Tribune libre Palestine AlQuds_15

Afghanistan France HollandeJ’avoue être passablement surpris, pour ne pas dire agacé, par l’empressement de François Hollande à engager en première ligne les troupes françaises sur divers terrains d’opération. Il s’inscrit en cela dans la lignée de son prédécesseur à l’Élysée qui, en décidant en 2007 (avec une mise en œuvre effective en 2009) de réintégrer le commandement intégré de l’OTAN quitté en 1966, a donné une nouvelle orientation à la politique étrangère française. Lire la suite La France va-t-en-guerre

Les États-Unis, premiers financiers mondiaux du terrorisme


Tribune de Byblos

congrès-américainDepuis la guerre d’Afghanistan contre les Soviétiques, de nombreux auteurs ont mis en évidence le rôle des États-Unis dans le financement du terrorisme international. Cependant, jusqu’à aujourd’hui, il ne s’agissait que d’actions secrètes, jamais assumées sur le moment par Washington. Un pas décisif a été franchi avec la Syrie : le Congrès a voté le financement et l’armement de deux organisations représentant Al-Qaïda. Ce qui était jusque-là un secret de polichinelle devient désormais la politique officielle du « pays de la liberté » : le terrorisme. Lire la suite Les États-Unis, premiers financiers mondiaux du terrorisme

Toute honte bue, Robert Ford s’adresse aux Syriens ! Par Bouthaina Shaaban


Tribune de Byblos

Switzerland_Syria_P_817563aAprès John Kerry qui se pose en défenseur des « minorités » en Syrie et alors qu’en plein Genève 2, le Congrès des États-Unis vote secrètement le financement d’une aide militaire aux dits « rebelles » syriens, notoirement logés sous l’enseigne du terrorisme international ; voilà que Robert Ford, l’ex-ambassadeur des États-Unis en Syrie, s’adresse directement aux Syriens. Son hypocrite performance en langue arabe est telle… qu’elle aussi, mérite traduction ! [NdT]. Lire la suite Toute honte bue, Robert Ford s’adresse aux Syriens ! Par Bouthaina Shaaban

Les USA sont ruinés: le Trésor ne pourra plus payer ses factures fin février


USAGrungeFlagBelote, rebelote et dix de der… Les USA devraient être habitués, ils font partie des pays les plus endettés sur cette planète, sont obliger d’imprimer toujours plus pour « survivre » économiquement, et ne savent plus que repousser le plafond de la dette… Lire la suite Les USA sont ruinés: le Trésor ne pourra plus payer ses factures fin février

Aux États-Unis, des universitaires subissent la loi du lobby sioniste


Tribune libre Résistance

aipacAgissant parfois ouvertement, parfois en catimini, le lobby israélien aux États-Unis effectue auprès de politiciens et d’universitaires du pays des pressions dignes du chantage. Leur but : « les coopter pour soutenir la cause d’Israël », rapporte Jim W. Dean. Lire la suite Aux États-Unis, des universitaires subissent la loi du lobby sioniste

La suprématie américaine définitivement enterrée


391514-01-08Il y a eu comme un coup de poing au creux de l’estomac des congressmen américains qui regrettent déjà les coupures budgétaires imposées à l’Armée. Le choc est également perceptible chez les journalistes qui en bégaient leurs textes. Dans l’article ci-dessous, Mike Hoffman a du mal à accepter l’idée que les Etats-Unis aient perdu leur avantage technologique. Lire la suite La suprématie américaine définitivement enterrée

Les Clinton vont-ils saboter le rapprochement US/Iran ? FRANKLIN LAMB


4611720-quand-les-clinton-volent-au-secours-d-obamaIls le feront, s’ils le peuvent, et en se liguant avec le lobby sioniste américain, ils le pourraient. Ce dernier est actuellement désireux de financer et de promouvoir le nouveau projet de Clinton, selon des sources de La Nouvelle-Orléans proches du conseiller politique James Carville, un vétéran de trois campagnes présidentielles des Clinton et deux d’Obama. Carville a publiquement juré récemment, alors qu’il était de sortie pour boire un verre avec des copains dans son bar préféré dans le quartier français, qu’il en avait fini avec le « proxénétisme pour les Clinton. » Mieux, il en était venu à « vraiment admirer l’actuel président ». Lire la suite Les Clinton vont-ils saboter le rapprochement US/Iran ? FRANKLIN LAMB

Iran : les néo-conservateurs américains et français sur la même longueur d’onde


Tribune libre Béatrice Doinette
LAURENT FABIUS EN ISRAËLLes négociateurs français maintiennent leur ligne intransigeante dans la négociation sur les détails de la mise en œuvre de l’accord intérimaire de Genève sur le programme nucléaire iranien.

Entre « néo-cons » américains et français, la lune de miel continue. Mark Dubowitz et Reuel Marc Gerecht, deux experts de la Foundation for Defense of Democracies, un des repaires néo-conservateurs de Washington, ont été reçus cette semaine au ministère français des affaires étrangères par Jacques Audibert, Lire la suite Iran : les néo-conservateurs américains et français sur la même longueur d’onde

Le gouvernement américain se révèle au monde comme une bande de criminels de guerre et de menteurs – Paul Craig Roberts


Obama_cabinet_meetingLe public américain a-t-il la force de caractère pour faire face au fait que le gouvernement américain apparaît aux yeux du monde entier comme une bande de criminels de guerre qui mentent à chaque fois qu’ils ouvrent la bouche? Le Congrès et le public américain vont-ils gober le mensonge de la Maison Blanche selon lequel ils doivent soutenir des criminels de guerre et des menteurs ou «L’Amérique perdra la face»?

Les mensonges du régime Obama sont si transparents et si flagrants que le prudent et diplomatique président russe Poutine a perdu sa patience et a dit ce que nous savions tous déjà : John Kerry est un menteur. M. Poutine a déclaré : « Ce fut très désagréable et surprenant pour moi. Nous leur parlons [les Américains], et nous supposons qu’ils sont des gens honnêtes, mais il [Kerry] ment et il sait qu’il ment. C’est triste.  »
http://www.informationclearinghouse.info/article36117.htm

Lorsque le secrétaire d’État Colin Powell a été envoyé par le régime criminel de Bush pour mentir à l’ONU, Powell et son chef de cabinet affirment que Powell ne savait pas qu’il mentait. Il n’est jamais venu à l’idée du Secrétaire d’État que la Maison Blanche puisse l’envoyer à l’ONU pour déclencher une guerre qui a tué, mutilé, et dépossédé des millions d’Irakiens sur la base de mensonges totaux.

Le méprisable John Kerry sait qu’il ment. Voici la secrétaire d’Etat américain, et Obama, le président fantoche, mentant sciemment au monde. Il n’y a pas une once d’intégrité au sein du gouvernement américain. Aucun respect pour la vérité, la justice, la morale ou la vie humaine. Voici deux personnes si diaboliques qu’ils veulent répéter en Syrie ce que le criminel de guerre Bush a fait en Irak.

Comment le peuple américain et ses représentants au Congrès peuvent-ils tolérer ces criminels extraordinaires ? Pourquoi Obama et John Kerry ne sont-ils pas destitués ? Le régime Obama a toutes les caractéristiques de l’Allemagne nazie et de la Stasi de l’Allemagne communiste, sauf que le régime Obama est pire. Il espionne le monde entier et ment là-dessus. Il est pleinement engagé dans le meurtre de personnes dans sept pays, un déchaînement meurtrier que même Hitler n’a pas tenté.

Il sera bientôt décidé  de savoir si le régime criminel d’Obama peut acheter la collaboration du Congrès et les États marionnettes européens pour un crime de guerre transparent. La décision déterminera le sort du monde.

Quant aux faits, le rapport publié à l’ONU par le gouvernement russe conclut que les armes utilisées dans les attaques chimiques en Syrie sont semblables aux armes qui se trouvent entre les mains d’al-Nusra et sont différentes des armes que l’on sait que la Syrie possède.
http://www.informationclearinghouse.info/article36116.htm

Le régime Obama n’a livré aucune preuve à l’ONU. C’est parce que le régime criminel n’en a aucune, et a juste monté des contes de fées.

Si le régime Obama avait la moindre preuve, elle aurait été fournie au Premier ministre britannique David Cameron pour lui permettre d’obtenir le vote du Parlement. En l’absence de preuve, Cameron a dû admettre devant le Parlement qu’il n’en avait aucune, mais seulement la conviction que le gouvernement syrien avait utilisé des armes chimiques. Le Parlement a dit à la marionnette de Washington que les Britanniques n’allaient pas à la guerre sur la base de la croyance sans fondement du premier ministre.

Le peuple américain et le reste du monde vont-ils  juste rester là, à sucer leur pouce, pendant qu’un nouvel Etat nazi est en train de se former à Washington?

Le Congrès doit voter contre la guerre et faire comprendre à Obama que s’il défie le pouvoir constitutionnel du Congrès, il sera destitué.

Si le Congrès américain est trop corrompu ou incompétent pour faire son devoir, le reste du monde doit rejoindre le Secrétaire général de l’ONU et le Président de la Russie et déclarer que l’agression militaire unilatérale par le gouvernement américain est un crime de guerre, et que le gouvernement criminel de guerre américain va être isolé dans la communauté internationale. Tout membre de ce gouvernement pris en train de voyager à l’étranger sera arrêté et remis à la Haye pour y être jugé.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/09/05/the-us-government-stands-revealed-to-the-world-as-a-collection-of-war-criminals-and-liars/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Comment stopper Obama ? Paul Craig Roberts


ObamaStopBeaucoup se demandent ce qui peut être fait pour arrêter l’attaque américaine qui se prépare contre la Syrie.

Deux choses peuvent être faites.

L’une d’entre elles serait que le Congrès américain se rende compte qu’il ne doit pas sauver la face de l’Amérique, en approuvant une politique qui a été rejetée par le reste du monde, y compris par le plus proche allié de Washington, la Grande-Bretagne ; en approuvant ce que le Secrétaire général de l’ONU et le Président de la Russie ont clairement et sans équivoque montré comme un crime de guerre selon le droit international. Le congrès ne doit pas essayer de sauver la réputation de l’Amérique. Prendre la mauvaise décision pour sauver la face n’aboutira pas.

Dans le cas où le Congrès ne parviendrait pas à comprendre les véritables enjeux et voterait pour soutenir une action criminelle, la deuxième chose qui peut être faite pour arrêter l’attaque est qu’un grand nombre de pays dans le monde – la Chine, l’Inde, le Japon, le Brésil, l’Australie, le Canada , l’Iran, l’Afrique du Sud, les pays-européens et sud-américains – ajoutent leurs déclarations claires et sans équivoque à celles du Secrétaire général de l’ONU et du Président Poutine, qu’une attaque américaine contre la Syrie qui n’est pas autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU est un crime de guerre. L’expression par les gouvernements du monde entier de cette déclaration véridique ferait comprendre à Washington qu’il est isolé de la communauté internationale. Qu’Obama procède à un acte d’agression face à l’opposition unie détruirait toute influence du gouvernement américain et il serait impossible pour les responsables du régime Obama de voyager à l’étranger ou de faire des affaires avec d’autres gouvernements. Quel gouvernement ferait des affaires avec un gouvernement criminel de guerre ? Il appartient aux gouvernements du monde de faire comprendre à Washington que le gouvernement américain n’est pas au-dessus des lois et aura des comptes à rendre.

Notez les rapports qui proviennent des bureaux du Congrès de l’absence totale de soutien pour l’attaque contre la Syrie d’Obama. Le monde entier est en train de regarder le régime Obama démontrer son total mépris de la volonté du peuple. Le régime Obama montre que la démocratie américaine est un canular. http://www.wnd.com/2013/09/calls-to-congress-244-to-1-against-syria-war/

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/09/05/how-to-stop-obamas-military-aggression-against-syria-paul-craig-roberts/

 

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Des Américains disent stop aux subventions à Israël


Tribune libre Zorro Montmartre

1175663_554865654568595_366312892_nLes Vétérans pour la Paix de Spokane dans l’Etat de Washington font campagne à coup de grands panneaux publicitaires contre les fortunes dispensées par le gouvernement américain à Israël.

Panneaux d’affichage sur une grande autoraoute contre les subventions américaines à Israël

Il y a désormais plusieurs dizaines de panneaux identiques aux Etats-Unis dénonçant les coupes sombres effectuées dans les dépenses publiques américaines tandis qu’Israël bénéficie de milliards de dollars de subventions directement prélevées dans les poches des contribuables américains.

« Stop à l’hémorragie de dollars vers israël ! » exigent un nombre croissant de citoyens américains.

Le mouvement des Vétérans pour la Paix est l’initiateur de cette campagne qui touche déjà plusieurs Etats, et qui dénonce la faillite d’un nombre croissant d’infrastructures publiques aux Etats-Unis, alors que la manne en direction d’Israël ressemble à un puits sans fond.

Pour rappel, Israël reçoit du gouvernement américain une somme supérieure à celle de tous les autres pays du monde réunis. Et celle-ci ne cesse d’augmenter, contrairement aux ressources destinées aux programmes sociaux destinés aux citoyens américains.

L’AIPAC (American Israel Political Action Committee), principal lobby israélien aux Etats-Unis, a en effet obtenu du Congrès une augmentation de 200 millions de dollars pour Israël, en plus des 10 milliards alloués en cash pour l’année fiscale, et qui servent essentiellement à renflouer l’armée d’occupation israélienne.

Les Vétérans pour la Paix soulignent également que cette aide va à l’encontre des perspectives de paix au Moyen-Orient.

http://www.redressonline.com/2013/0

La France n’a même plus de parlement


assemblee_nationale_070Nous savions que nos banques dépendaient entièrement de l’étranger, de Wall Street notamment. Nous faisions  avec. Pas le choix. Nous avions aussi appris, depuis quelques années à être gouvernés par des hommes politiques qui recevaient leurs directives de l’extérieur. Ça faisait mal, mais nous gardions toujours l’espoir de pouvoir bouter tous les corrompus, les vendus, les incompétents (est-ce vraiment de l’incompétence ?) le moment venu par les urnes.

Jusqu’ici, la tendance à la dépendance et à la soumission vis-à-vis de l’extérieur ne touchait pas réellement nos institutions. La France restait la France, malgré tout, trahie çà et là par des banquiers et des gouvernants véreux.

Nous venons de passer à une étape autrement plus grave. Nos institutions, depuis longtemps mises à mal par une intégration européenne hégémonique, viennent de recevoir le coup de grâce par M. François Hollande. Qu’il ne consulte pas le parlement pour des décisions engageant la France est déjà une forme de dictature démocratique. Mais la 5ème république nous y avait plus ou moins habitués. Ce qui est nouveau, c’est qu’il annonce, le plus simplement du monde, qu’il attend le vote du congrès américain. Nous ne sommes plus représentés, pour les affaires extérieures de la France, par nos assemblées. Désormais ce sont les représentants des américains qui vont voter des décisions qui fixeront notre conduite.

L’engagement militaire en Syrie dépend donc entièrement du oui ou non américain. Des députés pour lesquels personne ici n’a voté vont décider pour nous. Quant à ceux que nous avons élus, hormis quelques voix, ils acceptent sans broncher la notification de leur inutilité et la primauté des représentants américains sur leur mission auprès du peuple français.

La France n’a jamais été trahie à ce point.

Avic

L’Amérique totalement discréditée – Paul Craig Roberts


declin USAUn stupide président Obama et un ministre des affaires étrangères imbécile John Kerry ont fait gagner au gouvernement américain sa plus lourde défaite diplomatique de l’histoire et ont détruit la crédibilité de la fonction même du présidfent, du ministère des affaires étrangères et de l’entière branche exécutive. Tous sont mis à nus comme des menteurs de troisième zone.

Complètement intoxiqué par l’arrogance néfaste des mensonges passés qui ont été avalés par qui de droit pour détruire l’Irak et la Libye, Obama a cru que les Etats-Unis, cette “super-puissance”, ce pays “exceptionnel et indispensable”, auraient encore pu en remettre une couche, cette fois-ci contre la Syrie.

Mais le reste du monde a maintenant appris à éviter la course à la guerre de Washington surtout quand il n’y a aucune preuve de quoi que ce soit. Un stupide Obama a été poussé trop loin par une conseillère à la sécurité nationale incompétente, Susan Rice, et la meute de néo-conservateurs qui la soutient, ainsi le parlement britannique a amputé le membre gangréné.

Quel imbécile se mettrait dans une telle position ?

Maintenant, Obama est seul, isolé, essayant de se sortir de cette menace d’attaque d’un pays souverain sans autorisation de personne, ni de l’ONU, ni de l’OTAN, ni du congrès qu’il a ignoré. Sous les standards de Nüremberg, l’agression militaire est un crime de guerre. Washington a jusqu’ici réussi à passer aux travers des mailles du filet en se cachant derrière les acquiescements de l’ONU et de l’OTAN ; malgré ces accords, ce qui a été fait demeure des crimes de guerre.

Mais sa conseillère à la sécurité et les va t’en guerre néoconservateurs lui disent qu’il doit prouver qu’il est le vrai dur à cuire qui peut se tenir seul et commettre des crimes de guerre comme un grand sans la couverture de l’ONU ou de l’OTAN et d’un congrès américains couard. Il n’en tient qu’à Obama, insistent-ils, d’établir à tout jamais que le président des Etats-Unis est au-dessus de la loi. Que lui et lui seul est le “décideur”, le César, qui détermine ce qui est permis ou non. Le César de la seule “super-puissance” mondiale doit maintenant affirmer son autorité sur toute loi ou l’hégémonie de Washington sur le monde est terminée.

Comme je l’ai fait remarquer dans un autre billet, si Obama le fait seul, il sera harcelé pour le reste de sa vie comme un criminel de guerre qui n’osera plus quitter les Etats-Unis. En fait, un effondrement économique qui pointe à l’horizon pourrait aussi altérer le pouvoir et l’attitude des Etats-Unis, Obama se retrouvant ainsi possiblement devant des tribunaux pour ses crimes de guerre.

N’importe comment, le gouvernement américain a perdu sa crédibilité de par le monde et ne la regagnera jamais, à moins de traduire les régimes Bush et Obama devant la justice pour leurs crimes de guerre (NdT: et tant qu’on y sera, ceux de Clinton, Bush père, Reagan, Carter, Ford, Nixon et les précédents à titre posthume…)

La destruction par Obama de la crédibilité américaine va  bien au-delà de la diplomatie. Il est plus que probable que cet automne, ou cet hiver et très certainement en 2014, les Etats-Unis feront face à une crise économique encore plus dévastarice

L’abus par la banque de la réserve fédérale et le ministère du budget et des finances du dollar en tant que monnaie de réserve, l’émission sans fin de nouvelle dette et l’impression (création de l’air du temps) de dollars pour la financer, le point de focus des Etats-Unis de sauver les “banques trop grosses pour se planter” et ce en se moquant éperdument des conséquences négatives que cela a sur l’économie intra muros ainsi que sur les économies mondiales et les créanciers de la dette des Etats-Unis, l’attente de la crise politique sur le problème non résolu du déficit et de la limite du plafond de la dette auxquels devra faire face le congrès à la rentrée de Septembre, l’effondrement de l’emploi et une économie sombrant corps et âme, présentent dans l’ensemble une crise pour le gouvernement de Washington, qui est bien trop importante pour la somme d’intelligence, de connaissance, de maîtrise et de courage à disposition.

Lorsque la proverbiale m…. touchera le ventilateur (NdT: idiôme américain de l’expression “when the shit will hit the fan”, littéralement “quand le merde touchera le ventilateur”… vous avez l’image…), les entités incompétentes et corrompues que sont la réserve fédérale et le ministère des finances, n’auront alors pas plus de crédibilité qu’Obama et Kerry.

Le reste du monde, spécifiquement les états marionnettes de Washington que constituent l’OTAN, prendront grand plaisir de l’embarras de la seule “super-puissance” du monde, qui n’a fait que fonctionner sur du vent et son arrogance depuis la chute de l’URSS.

Le monde ne viendra pas à la rescousse de Washington, maintenant universellement détesté, avec des swaps de monnaies, toujours plus d’emprunts et d’aides étrangères. Les Américains vont chèrement payer leur négligence, leur inattention, leur manque d’intérêt et leur croyance ignorante que rien ne peut aller mal pour eux et que si cela arrive cela ne peut-être que très temporaire.

Deux décennies complètes de délocalisation ont laissé les Etats-Unis avec une force de travail similaire à un pays du tiers monde, employée intra muros dans des boulots a bas salaires de services non-commerciaux, une force de travail comparable à celle de l’Inde il y a 40 ans. D’ores et déjà la “seule super-puissance au monde” est affligée avec un très grand secteur de sa population qui dépend du gouvernement pour sa survie. Alors que l’économie se désintègre, la capacité du gouvernement à satisfaire la demande croissante de biens de survie diminue. Les riches vont demander que les pauvres soient sacrifiés dans l’intérêt des riches et les partis politiques acquiesceront.

Est-ce pour cela que le département de la sécurité de la patrie (NdT: la tristement célèbre DHS, Stasi, Securitate de l’empire du goulag levant…), une institution gestapiste, possède maintenant une force para-militaire qui s’accroît, équippée de chars d’assaut, de drones et de milliards de cartouches (NdT: vous avez bien lu !.. Il s’agit de milliards de cartouches commandées et documentées par la DHS aux usines de munitions…) ?

Combien de temps cela prendra t’il encore avant que les citoyens américains soient abattus dans leurs propres rues par “leur” gouvernement comme cela se passe très souvent dans les pays proches alliés de Washington comme l’Egypte, la Turquie et le Bahreïn ?

Les Américains ont négligé les requis de la liberté. Ils sont si patriotiques et naïfs, que tout ce qu’un gouvernement a à faire est de s’enrouler dans le drapeau, et le peuple, ou en tout cas, bien trop de citoyens, croient quelque mensonge que leur raconte le gouvernement. Ces gens si naïfs défendront le mensonge du gouvernement jusqu’à la mort, et de fait, jusqu’à la mort de la Terre entière.

Si les Américains continuent de croire les mensonges du gouvernement, ils n’ont aucun futur. Si la vérité est connue, les Américains ont déjà perdu un futur vivable. Le “siècle américain” des néoconservateurs est terminé avant même d’avoir commencé.

Mise à jour: J’ai entendu venant d’amis éduqués et conscients de ce qui se passe, que la pressetituée bat les tambours de la guerre ce soir aux informations. Ceci ne fait que montrer ce que sont ces putes des médias américains et leur déconnexion totale avec la réalité. Quiconque perd son temps à regarder les médias de masse américains est un idiot lobotomisé, un danger pour l’humanité.

Mise à jour du 30 Août 2013 à 20:52:

L’imbécile de la Maison Blanche va t’il être la victime de ses propres stupides nominations présidentielles ? N’a t’il vraiment personne pour lui dire comment échapper à ce dilemne où l’ont placé ses abrutis de ministre des affaires étrangères et conseillère à la sécurité ? Quelqu’un doit dire au bouffon de la Maison Blanche qu’il doit dire qu’il accepte les conditions de la communauté internationale qu’il n’y a en fait pas suffisamment de preuves pour lancer une attaque militaire contre la Syrie et de tuer encore plus de gens qui ont été tués dans la soi-disant attaque chimique, toujours non prouvée et qu’il attend de plus amples preuves. Que dieu aide l’imbécile et le pauvre pays qu’il représente.

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Source : http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

L’humanité est en train de sombrer à cause de la criminalité de Washington – Paul Craig Roberts


dictator-obama-450x318Les américains vont bientôt être enfermés dans un pays avec un État policier irresponsable sauf si les représentants et les sénateurs américains trouvent le courage de poser des questions et de sanctionner les responsables du pouvoir exécutif qui enfreignent la loi, violent la Constitution, dissimulent des informations au Congrès, et donnent de fausses informations sur leurs crimes contre le droit, la Constitution, le peuple américain et ceux de l’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen, de l’Irak, de la Libye, de la Syrie, de la Somalie, de Guantanamo et d’ailleurs. Le Congrès doit utiliser le pouvoir de destitution que la Constitution prévoit et cesser d’être inféodé au pouvoir exécutif sans foi ni loi. Les États-Unis ne font face à aucune menace qui justifie l’illégalité et l’abus de pouvoirs qui caractérisent le pouvoir exécutif au 21e siècle.

La destitution est le pouvoir le plus important du Congrès. La destitution est ce qui protège les citoyens, la Constitution et les autres branches du gouvernement de l’abus par l’exécutif. Si le pouvoir de révoquer des responsables de l’exécutif abusifs n’est pas utilisé, le pouvoir cesse d’exister. Un pouvoir inutilisé est comme une loi qui reste lettre morte. Son autorité disparaît. En acquiesçant aux illégalités du pouvoir exécutif, le Congrès a permis à l’exécutif de se placer au-dessus de la loi et d’éviter de rendre des comptes pour ses violations de la loi et de la Constitution.

Le directeur de la National Intelligence, James R. Clapper a ouvertement menti au Congrès et demeure en fonction. Keith B. Alexander, directeur de l’Agence de sécurité nationale, a également trompé le Congrès, et il demeure en fonction. Le procureur général Holder évite dire la vérité au Congrès sur à peu près tous les sujets, et il reste également en poste. La même chose peut être dite pour le président Obama, l’un des grands mystificateurs de notre temps, qui est si allergique à la vérité que celle-ci trouve rarement le moyen de sortir de sa bouche.

Si un citoyen américain ment à un enquêteur fédéral, même s’il n’est pas sous serment, il peut être arrêté, poursuivi, et envoyé en prison. Pourtant, ces mêmes fonctionnaires fédéraux peuvent mentir au Congrès et aux citoyens en toute impunité. Quelle que soit la manière de considérer le système politique américain, il n’a rien à voir avec un gouvernement responsable. En Amerika personne n’est responsable, sauf les citoyens, qui doivent rendre des comptes non seulement vis-à-vis de la loi mais aussi face à des accusations gratuites pour lesquelles aucune preuve n’est nécessaire.

Le Congrès a le pouvoir de destituer toute personne nommée par le Président ainsi que le Président lui-même. Dans les années 1970, le Congrès allait destituer le Président Richard Nixon simplement parce qu’il avait menti au sujet de la date à laquelle il a appris le cambriolage du Watergate. Pour éviter la destitution, Nixon a démissionné. Dans les années 1990, la Chambre des représentants avaient destitué le président Bill Clinton pour avoir menti sur sa liaison sexuelle avec une stagiaire de la Maison Blanche. Le Sénat n’a pas suivi, sans doute parce que beaucoup avaient eux-mêmes des aventures sexuelles et ne voulaient pas avoir des comptes à rendre à leur tour.

Dans les années 1970, quand je faisais partie du personnel du Sénat, les lobbyistes des entreprises envoyaient de jolies femmes pour séduire les sénateurs afin de pouvoir les faire chanter et obtenir leur soumission. Ne soyez donc pas surpris si la NSA a adopté cette pratique des entreprises.

Les irrégularités de Nixon et Clinton étaient mineures, et de bien peu de conséquence, par rapport aux crimes de George W. Bush et Obama, leurs vice-présidents, et l’ensemble de ceux qu’ils ont nommés. Pourtant, la destitution est «sur la table», pour reprendre l’expression devenue tristement célèbre de Nancy Pelosi. http://www.nytimes.com/cq/2006/11/08/cq_1916.html. Pourquoi les électeurs californiens enverraient-ils une personne au Congrès qui refuse de les protéger contre un pouvoir exécutif absolu ? Qui Nancy Pelosi sert-elle ? Certainement pas le peuple de Californie. Certainement pas la Constitution américaine. Pelosi est en totale violation de son serment d’office. Est-ce que les Californiens la rééliront encore une fois? Pas étonnant que l’Amérique aille mal.

La question primordiale est : Quel est le but de la surveillance de tous les Américains ? C’est une surveillance hors de toute proportion au regard de la prétendue menace terroriste. La Constitution américaine est ignorée et le droit national violé. Pourquoi ? Est-ce que le gouvernement américain a un agenda non déclaré pour lequel la «menace terroriste» est une couverture ?

Quel est cet agenda ? Quel agenda est plus important que la Constitution américaine et la responsabilité du gouvernement devant la loi ? Les citoyens ne sont en sécurité que si le gouvernement est responsable devant la Constitution et la loi. C’est une idée absurde que de penser que les américains sont plus menacés par le terrorisme que par un gouvernement avec un pouvoir absolu qui peut les exécuter, les torturer et les jeter en prison à perpétuité sans procès ou aucun motif valable. Sous Bush / Obama, les Etats-Unis sont revenus au pouvoir absolu des Césars,  des tsars, et des autocrates.

Dans la célèbre pièce de théâtre, « A Man For All Seasons », Sir Thomas More, chancelier d’Angleterre, demande: Alors, vous voulez que je réduise la loi afin de pourchasser les démons ? Et que ferons-nous, avec cette loi réduite, lorsque le diable sera en nous ?

C’est la question juridique le plus importante jamais posée, et elle est rarement posée aujourd’hui, pas dans nos facultés de droit, ni par nos associations d’avocats, et certainement pas par le (sic) ministère de la Justice ou les procureurs américains.

Les conservateurs américains considèrent les libertés civiles comme de simples excuses permettant à des juges libéraux de choyer des criminels et des terroristes. Ne vous attendez jamais à ce qu’un républicain conservateur, ou plus de deux ou trois d’entre eux, défendent votre liberté civile. Les républicains ne croient tout simplement pas à la liberté civile. Les Démocrates ne peuvent pas concevoir que Barack Obama, le premier président noir dans le Bureau Ovale, membre d’une minorité opprimée, ne défende pas la liberté civile. Cette combinaison de désintérêt et de déni est la raison pour laquelle les Etats-Unis sont devenus un État policier.

La liberté civile a peu d’amis au sein du gouvernement, des partis politiques, des écoles de droit, des barreaux ou de la magistrature fédérale. Par conséquent, aucun citoyen n’est sécurisé. Récemment, une femme au foyer faisait des recherches pour une cocotte-minute sur internet, à la recherche de la meilleure affaire. Son mari était à la recherche d’un sac à dos. Le résultat a été que l’équipe SWAT entièrement armée est apparue à la porte demandant à fouiller les lieux et leur enjoignant de répondre à leurs questions.

http://www.theatlanticwire.com/national/2013/08/government-knocking-doors-because-google-searches/67864/

Je suis toujours étonné quand quelqu’un dit: «Je n’ai rien fait de mal. Je n’ai rien à craindre. « Si vous n’avez rien à craindre du gouvernement, pourquoi les Pères fondateurs ont mis des protections dans la Constitution que Bush et Obama ont démolies ? Contrairement aux pères fondateurs qui ont conçu notre gouvernement de manière à protéger les citoyens, le troupeau de mouton américain fait confiance au gouvernement pour sa propre disparition.

Glenn Greenwald a récemment expliqué comment la masse de données qui sont accumulées sur chaque Américain est exploitée pour détecter tout signe de comportement criminel non lié au terrorisme. Etant donné que ces perquisitions sans mandat sont des preuves illégales dans un procès pénal, les autorités cachent la manière illégale dont la preuve a été obtenue afin de garantir la condamnation fondée sur des preuves obtenues illégalement. http://www.informationclearinghouse.info/article35773.htm

En d’autres termes, l’utilisation de la surveillance justifiée par la «guerre contre le terrorisme» s’est déjà propagée dans les poursuites des criminels de droit commun où elle a corrompu les garanties juridiques et l’intégrité, le cas échéant, du système de justice pénale, les procureurs et les juges.

Ceci est juste l’une des nombreuses façons dont vous avez beaucoup à craindre, si vous pensez que vous faites quelque chose de mal ou non. Vous pouvez être inquiétés pour les crimes basés sur des déductions tirées de votre activité sur Internet et des blagues avec des amis sur les médias sociaux. Les jurés rendus paranoïaques par la «menace terroriste» vous condamneront.

Nous devrions être très méfiants vis-à-vis de la motivation derrière l’espionnage universel des citoyens américains. Les autorités sont conscientes que la menace terroriste ne justifie pas l’espionnage inconstitutionnel et illégal. Il n’y a eu que très peu d’événements terroristes réels aux États-Unis, ce qui explique pourquoi le FBI doit trouver des gens désemparés autour desquels organiser un complot orchestré par lui afin de garder la «menace terroriste» vivante dans l’esprit du public. Au dernier décompte, il y a eu 150 «opérations d’infiltration» dans lequel le FBI a recruté des personnes qui sont déconnectées de la réalité, pour les engager dans un complot bien rémunéré conçu par le Bureau Fédéral. Une fois que les dupes sont d’accord, ils sont arrêtés comme des terroristes et le complot révélé, toujours avec la déclaration qui l’accompagne que le public n’a jamais été en danger, que le FBI avait le contrôle de la situation.

Lorsque 99% de tout le terrorisme est organisé par le FBI, pourquoi avons-nous besoin que le NSA espionne toutes les communications de tous les Américains et des gens dans le reste du monde?

Le terrorisme vient rarement de l’extérieur. La source est presque toujours le pouvoir en place. La police secrète tsariste faisait sauter des bombes dans le but d’accuser et d’arrêter les agitateurs du travail. Les nazis ont brûlé le Reichstag afin de décimer les communistes et prendre le pouvoir absolu au nom de la «sécurité publique». Une prétendue menace terroriste est une façon d’utiliser la peur pour bloquer l’opposition populaire à l’exercice arbitraire du pouvoir du gouvernement.

Afin d’être «à l’abri des terroristes », la population américaine, avec quelques exceptions, a accepté la disparition de ses libertés civiles, comme l’habeas corpus, qui remonte à plusieurs siècles au Magna Carta comme une contrainte sur le pouvoir du gouvernement. Comment, alors, peuvent-ils se protéger de leur gouvernement? Les Américains sont aujourd’hui dans la même position que les anglais avant la Grande Charte de 1215. Les américains ne sont plus protégés, par la loi et la Constitution, de la tyrannie du gouvernement.

La raison pour laquelle les Pères fondateurs ont écrit la Constitution était de faire que les citoyens soient protégés vis-à-vis de leur gouvernement. Si les citoyens permettent au gouvernement de supprimer la Constitution, ils pourraient être à l’abri des terroristes étrangers, mais ils ne sont plus sûrs de leur gouvernement.

Qui pensez-vous a plus de pouvoir sur vous, les terroristes étrangers ou «votre» gouvernement?

Washington définit toute résistance à son impérialisme et sa tyrannie comme du «terrorisme». Ainsi, les américains qui défendent l’environnement, qui défendent la faune, qui défendent les libertés civiles et les droits humains, qui protestent contre les guerres et le vol du peuple en faveur des intérêts particuliers, deviennent tous des « extrémistes de l’intérieur », le terme Homeland Security ayant été remplacé par «terroriste». Ceux qui ne sont pas en phase avec Washington et les puissants intérêts privés qui nous exploitent, nous et tous les autres peuples de la terre pour leurs profits et leur pouvoir, tombent du mauvais côté de la division du monde en noir et blanc de Bush: «vous êtes avec nous ou contre nous».

Aux États-Unis la pensée indépendante est sur le point d’être criminalisées alors que les manifestations sont garanties par la Constitution ainsi que la liberté de la presse. http://www.theguardian.com/commentisfree/2013/aug/10/james-risen-prison-journalism-criminalised. Le principe constitutionnel de la liberté d’expression a été redéfini et est considéré maintenant comme une trahison, comme une aide à un ennemi indéterminé, et comme visant à renverser le gouvernement en jetant le discrédit sur ses motivations et en révélant ses méfaits secrets. Les locataires assoiffés de pouvoir de Washington ont mené les Etats-Unis si proche de la Gestapo en Allemagne et de la Russie stalinienne que ce n’est plus drôle. En effet, il est parfois difficile de voir la différence.

Les néo-conservateurs ont déclaré que les américains sont un peuple «exceptionnel» et «indispensable. » Pourtant, les libertés civiles des Américains ont diminué bien plus qu’ils ne sont devenus « indispensables » et « exceptionnels ». Nous sommes maintenant tellement exceptionnels et indispensables que nous n’avons plus aucun droit.

Et pas plus que le reste du monde. Le Néo conservatisme a créé un nouveau nationalisme américain dangereux. Les néoconservateurs ont donné à Washington le monopole du droit et doté ses agressions militaires d’une morale qui remplace les Conventions de Genève et les droits de l’Homme. Washington, du fait de son «exceptionnalisme», a le droit d’attaquer les populations dans les pays avec lesquels il n’est pas en guerre, comme le Pakistan et le Yémen. Il utilise la couverture de son «exceptionnalisme» pour assassiner des gens dans de nombreux pays. http://news.antiwar.com/2013/08/11/us-drones-pound-yemen-but-targets-arent-all-militants/print/. Hitler a essayé de commercialiser l’exceptionnalisme du peuple allemand, mais il lui manquait les compétences de Madison Avenue de Washington.

Washington est toujours moralement irréprochable, quoi qu’il fasse, et ceux qui dénoncent ses crimes sont des traîtres qui, dépouillés du cocon des libertés civiles, sont enfermés et maltraités jusqu’à ce qu’ils avouent leurs crimes contre l’État. Ceux qui disent la vérité, comme Bradley Manning, Julian Assange, et Edward Snowden, sont étiquetés comme des ennemis de l’État et sont impitoyablement persécutés.

Comment la nation  « indispensable, exceptionnelle » peut-elle avoir une politique diplomatique? Un département d’État ‘’néoconisé’’ peut-il être fondé sur autre chose que la coercition ? Bien sûr que non. C’est pourquoi Washington ne produit que la guerre et les menaces de guerre.

Où que l’on porte son attention, on entend toujours la même rengaine, Washington qui menace « nous allons vous bombarder et vous ramener à l’âge de pierre » si vous ne faites pas ce que nous voulons et si vous n’êtes pas d’accord avec ce que nous exigeons. Nous allons imposer des « sanctions », l’euphémisme de Washington pour les embargos, et affamer vos femmes et vos enfants à mort, nous ne vous permettrons de recevoir aucune fourniture médicale, nous vous interdirons le système de paiement international à moins que vous ne vous repentiez et consentiez à être notre marionnette, et nous vous interdirons de publier vos bulletins d’information sur Internet.

C’est le visage que Washington présente au monde: le visage dur d’un vrai tyran.

La puissance de Washington survivra encore un peu, car il y a encore des hommes politiques en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, et les ONG en Russie, qui sont payés par le tout-puissant dollar. En échange de l’argent de Washington, ils approuvent l’immoralité de Washington et ses destructions meurtrières du droit et de la vie.

Mais le dollar est en train d’être détruit par l’assouplissement quantitatif, et l’économie américaine intérieure est en train d’être détruite par la délocalisation des emplois. http://www.manufacturingnews.com/news/TAA0731131.html

Rome était puissante jusqu’à ce que les germains cessent d’y croire. Ensuite, l’édifice pourri s’est effondré. Washington sera confronté tôt ou tard au même sort. Un régime illégal, inhumain, inconstitutionnel basé sur la seule violence, dénué de toute morale et de toute compassion humaine, n’est pas acceptable pour la Chine, la Russie, l’Inde, l’Iran et le Brésil, ou les lecteurs de ces colonnes.

Le mal qu’est Washington ne peut pas durer éternellement. Les criminels pourraient détruire le monde dans une guerre nucléaire, mais l’illégalité et le manque d’humanité à Washington, qui assassine toujours plus de gens, n’est plus acceptable pour le reste du monde, pas même pour ses marionnettes européennes, malgré leurs leaders à la solde de Washington.

Gorbatchev a raison. L’effondrement de l’Union soviétique a été une débâcle pour le monde entier. Il a transformé les États-Unis de la « ville sur la colline», le «phare pour l’humanité », en un état militariste agressif. Par conséquent, l’Amerika est maintenant méprisée par tous ceux qui ont une conscience morale et un sens de la justice.

Paul Craig Roberts

Traduction Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/08/13/humanity-is-drowning-in-washingtons-criminality-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Obama soutient-il ElBaradei?


BaradaiSelon des sources bien informées à Washington, l’une étant un membre du Congrès dont le travail comprend comme attribut le suivi des événements politiques en Egypte, il n’a pas fallu très longtemps à Mohamed Mustafa ElBaradei, juriste de la charia, lauréat du prix Nobel, et pendant 12 ans le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) (1997-2009), pour contacter, à Washington DC, le cabinet d’avocats Patton Boggs, le 02.07.13. Cela s’est fait quand il était devenu évident que le président égyptien Mohamad Morsi pourrait bien être évincé par le Conseil suprême des Forces armées (SCAF) de l’Egypte. Le lendemain, les représentants de M. ElBaradei auraient également pris contact avec la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines qui prétend représenter les 52 plus grands des plus grands groupes juifs basés aux Etats-Unis.

ElBaradei, peut-être l’actuel favori pour remplacer son ennemi juré, Mohammad Morsi, s’est rué pour organiser certains alliés clés au Caire et à Washington pour reprendre là où sa précédente campagne présidentielle ratée avait été arrêtée, peu avant l’élection présidentielle égyptienne du 25/01/2011. Patton Boggs, le cabinet d’avocats de K Street, NW Washington DC, qui l’an dernier avait 550 avocats et 120 lobbyistes est sans doute l’entreprise la plus proche de la Maison Blanche en matière de sécurisation pour ses clients pour tout ce qu’ils veulent à partir des quelque 5000 décideurs clés du Capitole. Les presque 11.800 autres lobbyistes de Washington enregistrés au niveau fédéral (il n’y a que 300 récents depuis la présidence de Lyndon Johnson) sont loin derrière Patton Boggs en termes d’influence politique.

Le nouveau client de Patton Boggs veut que le Pentagone et la Maison Blanche fassent pression sur le Conseil Suprême des Forces armées (SCAF) de l’Egypte qui vient de déposer le président Morsi et s’arrangent pour le faire nommer président par intérim de l’Egypte en attendant des élections anticipées.

ElBaradei veut la même chose d’Israël et de son lobby américain, le premier ayant développé des relations étroites sous Morsi, similaires à celles d’avec Moubarak.

Ce que les représentants de M. ElBaradei auraient à offrir à la Maison Blanche en échange d’une aide discrète d’Obama, c’est que les accords de Camp David de 1979 dans tous ses éléments seront respectés et que, en plus, des garanties supplémentaires seront données à Israël, avec son régime sioniste d’occupation de la Palestine, qu’il lui sera accordé la primeur dans le domaine immobilier pour son ambassade. En outre, ils peuvent compter sur l’Égypte de ElBaradei pour durcir sa position sur le programme nucléaire de l’Iran avec la modification et le réajustement publics de certains de ses commentaires d’avant 2012 sur l’Iran, que la Maison Blanche et Israël avaient critiqués comme étant «trop tendres pour la République islamique ».

Israël aussi s’est vu promettre, par les agents de M. ElBaradei, une plus grande coopération avec l’Egypte en matière de sécurité qui, ils le promettent également à la Maison Blanche, ira en se renforçant. L’objectif de M. ElBaradei est de s’assurer le soutien personnel de Barack Obama lors de ses manœuvres pour l’imprimatur de la Maison Blanche pour l’élection présidentielle égyptienne qui devrait bientôt avoir lieu et avant.

Une fois de plus, l’administration Obama a été prise par surprise car l’interminable «printemps arabe» , encore à ses balbutiements, se présente plutôt mal pour les potentats installés par l’Occident sur des  »pays » créés artificiellement à la manière style Sykes-Picot.

Barack Obama aurait quelques doutes, selon le contact au Congrès, et les lecteurs se rappelleront probablement son éloge de Morsi après que les deux anciens professeurs d’université ont eu la chance de s’asseoir ensemble pour apprendre à se connaître. «J’aime cet homme», aurait dit Obama à certains membres de son staff. «Il pense comme moi », aurait-il ajouté ,comme son épouse Michele roulait des yeux avec un gros soupir.

Lorsque Morsi a été déposé, Obama a déploré: «Nous sommes profondément préoccupés par la décision des forces armées égyptiennes de destituer le président Morsi et de suspendre la Constitution égyptienne. J’appelle maintenant les militaires égyptiens à agir rapidement et de manière responsable pour rendre la totalité du pouvoir à un gouvernement civil démocratiquement élu dès que possible par le biais d’un processus inclusif et transparent, et d’éviter toute arrestation arbitraire du président Morsi et de ses partisans.  »

Pendant ce temps, le CSFA, sous l’impulsion de l’équipe de M. ElBaradei, était tout sucre tout miel avec Washington et ses alliés pour ce qui concerne les préoccupations exprimées par Obama. Peu de temps avant que celui qui a été désigné par le SCAF pour l’intérim ne prononce son discours, le Département d’Etat recevait une copie du texte, avec le premier paragraphe surligné, pour apaiser Obama. Les premiers mots de la déclaration du 01/07/13 de Sisi sont : «Les forces armées n’interféreront pas dans le domaine de la politique ou de la gouvernance et n’outrepasseront pas le rôle qui leur est assigné dans une démocratie, qui découle de la volonté du peuple. « Ces mots sonnent bien aussi à  »Foggy Bottom » (NDT : Ministère des Affaires Etrangères).

Pendant ce temps, les voisins arabes de l’Egypte ont exprimé leur soutien au coup d’état militaire, mais pas l’Afrique, où il a été rapporté que l’Union africaine allait suspendre l’Egypte de toutes ses activités, à la suite du changement de pouvoir inconstitutionnel.

Les discussions de Patton Boggs avec le Congrès et avec l’administration Obama ont porté, entre autres, sur les points suivants :

Le président Morsi et son gouvernement avaient plus d’un an pour montrer des progrès au peuple égyptien, avec à la fois la légitimité politique institutionnelle provenant de leurs victoires électorales et aussi un fort soutien populaire quand ils ont récupéré la totalité des pouvoirs des mains des forces armées en Juin 2012.

L’équipe de M. ElBaradei souligne que le gouvernement Morsi a lamentablement échoué et que le nouveau gouvernement, dirigé espèrent-ils par M. ElBaradei, va maintenant agir plus efficacement pour faire avancer le pays vers des institutions de gouvernance crédibles et légitimes.

La campagne de M. ElBaradei, comme l’a rapporté le New York Times dans l’édition du 04.04.13, avait également travaillé dur pour convaincre la Maison Blanche de ce qu’il appelait la nécessité d’évincer le président Morsi par la force, présentant plusieurs arguments, qui incluaient une documentation, que Morsi avait raté la transition du pays vers une démocratie inclusive et avait gaspillé une année sans avoir suivi aucun de ses engagements ni traité les problèmes:

Certains analystes du Congrès estiment que l’une des plus grandes erreurs de Morsi provient d’une politique délibérée de consensus et non pas, comme on le croit communément, de la confrontation. Il a permis à l’armée de conserver l’autonomie de sa corporation et de rester au-delà du contrôle civil. En outre, il a inclus dans son cabinet un grand nombre de figures non-Frères musulmans qui l’ont abandonné après quelques mois quand les choses se sont corsées, présentant ainsi au public l’image d’un gouvernement sur le point de s’effondrer. Certains ont suggéré que Morsi aurait dû mettre l’armée au pas aussitôt après avoir pris le pouvoir et qu’il était au sommet de sa popularité ; tout comme l’armée était à son point le plus bas dans la perception du public. Les explications sur les échecs de Morsi n’en finissaient pas.

Ce que feront les Frères musulmans et les partisans de Mohammad Morsi dans les prochains jours à la place Tahrir et à travers l’Egypte déterminera vraisemblablement l’itinéraire et le succès final de la montée en puissance de ElBaradei.

En attendant, à compter du 05/07/13, il semble que le président Barack Obama pourrait bien aider Mohammad ElBaredei à s’introduire au palais présidentiel de l’Egypte. Si l’administration Obama y réussit, il y aura de la joie dans le parti de la victoire à Tel Aviv et à Patton Boggs où un bon nombre des invités seront presque certainement soigneusement examinés par l’AIPAC.

Franklin Lamb fait des recherches au Liban et en Syrie et est accessible c / o fplamb@gmail.com

Traduction : Avic

Source originale : http://www.counterpunch.org/2013/07/05/is-obama-back-elbaradei/

La non-fermeture de Guantanamo


the-road-to-guantanamo2Les splendides installations carcérales de Guantánamo restent un exemple classique de réalités doubles, la coexistence des impulsions totémiques et le réflexe de tabou. D’une part, Guantánamo est devenu un rappel institutionnel de la vaste, vague et indéfinie «guerre» contre le terrorisme, une attitude idiote et réactionnelle face à la calamité. Lire la suite La non-fermeture de Guantanamo

L’Amérique en crise : L’institutionnalisation de la tyrannie


L'Amérique en crise

Les républicains et les conservateurs étasuniens sont toujours en train de combattre l’État tout-puissant (Big Government) sous sa forme d’État-providence. Ils n’ont apparemment jamais entendu parler de sa forme d’État policier militarisé et, s’ils en ont entendu parler, ils n’y voient aucun inconvénient et s’en accommodent très bien.

Les républicains, aussi bien ceux de la Chambre des représentants que ceux du Sénat, sont satisfaits du gouvernement qui initie des guerres sans les déclarer, ou sans même l’accord du Congrès, et qui assassine avec des drones des citoyens de pays avec lesquels Washington n’est pas en guerre. Que les agences de “sécurité” fédérales espionnent les citoyens américains sans mandat et enregistrent chaque courrier électronique, sites internet visités, écrits sur Facebook, appels de téléphone mobile et chaque achat par carte de crédit leur importe peu. Les républicains du Congrès étasunien ont même voté pour le financement de cette gigantesque structure dans l’Utah où les informations sont emmagasinées.

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