Archives du mot-clé Corée du Nord

USA – Intensification des préparatifs de guerre contre la Chine


2013-01-02usa-chine-pacifique-armee2_0Pater Symonds

La visite à Beijing du ministre américain des Affaires étrangères John Kerry vendredi dernier, est la dernière étape en date du « pivot vers l’Asie » provocateur du gouvernement Obama, dont le but est de saper l’influence chinoise et de renforcer les forces militaires et les alliances américaines en préparation de la guerre. Ayant délibérément attisé de dangereux points chauds en Asie au cours des quatre dernières années, les États-Unis tentent de profiter de leur avantage, quelles qu’en soient les conséquences. Lire la suite USA – Intensification des préparatifs de guerre contre la Chine

Corée du Nord. L’oncle de Kim Jong-Un exécuté pour complot contre l’État


L'arrestation de Jang Song-Thaek filmé par la télévision nord-coréenne.  | AFP
L’arrestation de Jang Song-Thaek filmé par la télévision nord-coréenne. | AFP

Qualifié de « traitre », Jang Song-Thaek a été condamné à mort. Il était considéré il y a peu comme le numéro 2 du régime.

L’oncle du numéro un nord-coréen Kim Jong-Un a été exécuté ce jeudi peu après avoir été condamné à mort par un tribunal militaire spécial, a annoncé  l’agence officielle de presse KCNA, qui le qualifie de « traître ».  Lire la suite Corée du Nord. L’oncle de Kim Jong-Un exécuté pour complot contre l’État

Corée du Nord et Iran: Une alliance spirituelle


sddefaultPar Issa Ardakani

Il y a quelques mois, au cours de la parade à Pyongyang marquant le 60ème anniversaire de l’accord d’armistice qui a mis fin aux hostilités armées dans la guerre civile coréenne, nous avons eu un aperçu significatif des Lire la suite Corée du Nord et Iran: Une alliance spirituelle

Mon voyage en Corée raconté à ma grand-mère


Tribune libre Résistance

Mangyondae_Schoolchildrens_Palace_in_Pyongyang_03Tu as été en Corée du Nord, c’est ça ? Ce n’est pas une destination très prisée !

C’est vrai, ce n’est pas une destination très courante. Mais, le dénigrement systématique dont ce pays est la cible permanente par « la communauté internationale » incite à aller y faire un tour !

Et j’ai eu l’opportunité de faire ce voyage grâce à l’Association d’amitié franco-coréenne. C’était du 4 au 18 septembre dernier. Le voyage est un peu long (et un peu cher !) parce qu’il faut faire une escale à Pékin, à l’aller et au retour. Il n’y a pas de liaison directe entre Paris et Pyongyang, la capitale, sans doute parce que la France n’a toujours pas de relation diplomatique avec la République Populaire Démocratique de Corée : nous sommes le seul pays d’Europe dans ce cas (avec l’Estonie !)

Alors, tu l’as dit, ce n’est pas une destination très prisée, mais qui dénigre ? Et faut-il croire tout ce qu’on nous dit sur la Corée du Nord, ou sur l’Iran, la Syrie, ou même sur la Chine ? Ceux qui disent du mal de la Corée sont ceux qui ont prétendus que l’Irak de Saddam Hussein avait des armes de destruction massive, et qui l’ont tué après avoir détruit le pays. Ce sont les mêmes qui ont raconté que Mouammar Kadhafi avait bombardé Benghazi, et qui l’ont tué après avoir détruit le pays. C’est le pays du mensonge qui dit du mal de la Corée. Alors, croire ou ne pas croire, c’est aller voir ou ne pas aller voir, c’est être curieux ou être sous contrôle !

Et pourquoi tant de haine ? Parce que la RPDC, socialiste, indépendante, serait un très mauvais exemple pour les peuples du monde si l’affaire venait à se savoir !

Mais tu avais un a priori favorable pour ce pays, n’est-ce pas ?

Oui, bien sûr, parce qu’une barricade n’a que deux cotés. Et donc, l’occasion se présentant, j’ai été voir !

Et il y avait au moins deux choses que je voulais voir de plus près. D’une part, la relation que les Coréens entretiennent avec leurs dirigeants, et d’autre part la soi-disant agressivité de la RPDC. Sur ce deuxième point, l’affaire est finalement assez simple. La Corée du Sud est en fait une gigantesque base militaire étasunienne, dirigée contre la Corée du Nord, et accessoirement contre la Chine. Les États-Unis ont déjà agressé la Corée en 1950. Et ses forces sont toujours présentes. Chaque année, des manœuvres militaires étasuniennes ont lieu conjointement avec le Japon et les forces du Sud. Il y a quelques mois, ce sont 140.000 soldats, des porte-avions et des bombardiers stratégiques (c’est-à-dire transportant la bombe atomique) qui se sont agités au large des côtes coréennes.

Imagine que tu aies des ennemis qui t’ont déjà agressée. S’ils viennent manifester sous tes fenêtres, tu en penses quoi ? Que tout ceci n’est pas si grave et qu’ils ne sont finalement pas si méchants ? Ou bien, tu penses qu’ils s’entraînent pour remettre le couvert ? C’est ce qui s’est passé en mars dernier. Les Coréens ont dit : « peut-être que vous aller déclencher la guerre et nous engloutir, mais sachez que dans ce cas, nous chercherons à vous faire autant de mal que possible ». C’est histoire de dissuader, histoire de maintenir la paix, en fait ! Alors la presse occidentale a répandu la rumeur : « vous avez vu ces Coréens, qu’est-ce qu’ils sont agressifs ! ». Mais qui est agressif, les Coréens qui n’ont jamais eu un soldat hors de leurs frontières, ou les Étasuniens qui en ont partout dans le monde et agressent pour de bon les peuples ?

Les Coréens ont une claire conscience que ce risque d’agression est un risque permanent. D’ailleurs, ils ont une politique (la politique du Songun) qui met la priorité sur les affaires militaires. Non seulement l’armée est bien entraînée et bien équipée (mais sans trop peser sur les finances de l’État parce qu’elle est autosuffisante, avec ses propres champs et entreprises), mais elle est massivement soutenue par la population. De plus, dans les villes et les villages, des sortes de milices d’autodéfense sont prêtes à faire face à une invasion.

Tu vas me dire que ce n’est pas très pacifique tout ça. Mais être pacifiste lorsque l’ennemi cogne à la porte, c’est accepter de se faire écraser, et ainsi de renoncer au socialisme et à l’indépendance. Les Coréens ont clairement conscience que se tenir prêts à une éventuelle agression est le principal facteur de paix dans la région.

Et pour ce qui est des dirigeants, alors ?

Alors, c’est plus compliqué à comprendre. Il y a entre la Corée et nous une vraie différence culturelle. Dans la Corée ancienne et rurale, le père s’associait à son fils aîné (c’est-à-dire le premier enfant qui devient adulte) pour développer la ferme familiale. Puis, à la mort du père, c’est lui qui héritait. C’est un système familial dit « souche ».En 1947, à la création de la RPDC, les lois socialistes abolissent ces choses-là, mais la culture, le bruit de « fond anthropologique » dirait E. Todd, perdure. Ce qui fait qu’aujourd’hui, les Coréens disent très clairement avoir une relation filiale avec leurs dirigeants, particulièrement le fondateur de la RPDC, Kim Il-sung. Cela veut dire qu’ils l’aiment comme ont aime son père ! À sa mort, on le pleure comme on pleure son père. On est fier que sa descendance continue à figurer sa présence !

Chez nous, ce n’est pas pareil. Même quand nous nous dotons d’un dirigeant respecté (et c’est de plus en plus rare ces temps-ci !), nous ne nous sentons pas dans une relation filiale avec lui, mais plutôt dans un rapport d’égalité, avec des responsabilités particulières pour le leader. Et s’il veut donner des responsabilités à sa descendance, on se méfie !

Il nous faut donc accepter que, si tous les peuples du monde sont équivalents, ils peuvent aussi avoir des références culturelles différentes. C’est pour ça « qu’il n’y a pas de modèle » : chaque peuple a à choisir sa propre voie.

Il nous faut aussi accepter qu’on ne puisse pas porter un jugement sur un peuple étranger en se fondant sur nos propres valeurs ! On doit juste faire l’effort d’essayer de comprendre.

Et la relation forte entre la population coréenne et ses dirigeants n’est pas feinte : j’ai assisté à un immense défilé pour célébrer le 65è anniversaire de la RPDC. Justement, ce n’était un défilé militaire, mais un défilé de dizaine de milliers de civils, membres de ces milices d’autodéfense dont je t’ai parlé. Sans armes, mais avec des drapeaux, des fleurs (en papier), des portraits, des banderoles. À la fin, Kim Jung-un, l’actuel dirigeant, est apparu à la tribune pour saluer le public. L’enthousiasme de la foule, applaudissant et criant, est clair et net.

ReunificationMonumentEt qu’est-ce que tu as fait comme visites ?

On a surtout visité Pyongyang, la capitale, et on a fait un saut à Kaesong (à deux heures de route), sur la ligne de démarcation, tu sais, les petites baraques bleues.

Ce qui frappe à Pyongyang, c’est la largeur des avenues, l’immensité des places (c’est commode pour les défilés) et les gigantesques immeubles d’habitation.

À chaque carrefour, il y a une fliquette (des hommes aussi, mais surtout des filles). Jeunes (la circulation doit être un début de carrière), elles ont une tunique blanche, avec un ceinturon et un baudrier (mais pas d’arme), une jupe droite bleue, des socquettes blanches, et des chaussures noires à talons ! Elles ont une casquette blanche, un petit bâton rouge et blanc et un sifflet. Imaginez cette situation à Lille ! Les filles seraient certainement un peu bousculées. Mais pas là-bas : quand elles agitent leur petit bâton en sifflant, les plus gros camions s’arrêtent !

À Pyongyang, le métro est plutôt majestueux, mais il n’y a que deux lignes pour l’instant (et il y a trois millions d’habitants). Il y a aussi des bus et des trolleys, plutôt surchargés et anciens. Alors on voit des milliers de gens qui marchent. Ce qui frappe, c’est que la population est plutôt jeune et mince, et élancée ! Il n’y a pas d’obèses, même pas de grassouillets ! Il faut dire qu’il n’y a ni fastfood, ni barre chocolatée.

Et puis, il y a les monuments et les musées. Je ne vais pas tout te raconter, mais juste en évoquer deux. D’abord, le cimetière des martyrs de la guerre de Corée (de 1950 à 1953). On voit la statue de ce héros qui, dès le premier jour de la guerre s’est jeté sur une mitrailleuse ennemie pour que sa section puisse continuer à avancer. Et cet autre qui, blessé aux deux bras, prend une grenade dans sa bouche et se précipite sur un groupe d’ennemis. Et d’autres encore dont le souvenir est bien présent, jamais oubliés !

Un autre monument important est « l’Arche des trois Chartes ». C’est une sorte d’arc de triomphe qui représente deux femmes coréennes qui se tiennent la main au-dessus de l’autoroute qui sort de Pyongyang pour aller vers le sud. C’est un appel à la réunification.

Kim Il-sung dès l’armistice de 53, a cherché la réunification. Il a fait plusieurs propositions, qui se rassemblent en trois chartres. Le principe général de cette réunification est simple : « un État, deux systèmes ». Cela pour montrer que la réunification n’est pas un coup tordu pour imposer le socialisme au sud, mais une demande de la population, artificiellement divisée en deux par les Étasuniens, alors qu’il n’y a qu’un seul peuple, qui parle la même langue, sont de même famille, de même culture. C’est ce qu’a fait la Chine lors de la réunification avec Hong-Kong et Macao, que les Chinois maintiennent pour « le retour de Taïwan à la patrie ».

En Corée, la réunification est donc une préoccupation très présente dans les esprits.

Mais, dans l’ensemble, ça donne une société plutôt joyeuse ou plutôt austère ?

Eh bien, il y a une chose qui m’a étonné. Dans les années 70, Kim Il-sung a expliqué qu’il faut construire une société socialiste « de haute civilisation ». La traduction ne permet pas de comprendre immédiatement. Mais cela veut dire que le socialisme se construit par le travail, pour créer une société prospère, sportive et cultivée, etc., mais pas seulement ! Il y a aussi le loisir. Alors, on assiste à un spectacle de dauphins savants, on visite un « skatepark », une patinoire, une salle de fitness ; le soir, sur le fleuve on voit un spectacle avec des jets d’eau lumineux, etc. À deux reprises, on a dîné dans des restaurants haut de gamme, plutôt pas mal !

C’est que que le socialisme, ce n’est pas juste un truc pour pauvres qui passent leur vie à gratter, mais une société prospère, où non seulement on a accès aux sports et à la culture, mais aussi à des loisirs dont le seul but est d’être distrayants. Joli programme, non ?

Donc, tu vois, on est donc loin d’une « société austère », mais au contraire, plutôt joyeuse ! Cependant, il est clair que la Corée est un pays « en voie de développement » : les transports en commun laissent à désirer, les rues de Pyongyang ne sont pas très bien éclairées, etc. Tout n’est pas réglé, loin de là. Mais les Coréens ont une ferme confiance dans leur avenir, et ils travaillent !

D.R.

http://www.resistance-politique.fr/article-mon-voyage-en-coree-raconte-a-ma-grand-mere-120485600.html

http://www.calameo.com/read/00072687832d5fa3624e8

http://www.resistance-politique.fr/article-mon-voyage-en-coree-raconte-a-ma-grand-mere-120485600.html

L’autre visage de la Corée du Nord


la-coree-du-nordpar ANDRE Vltchek

Au moment où l’avion – de fabrication russe Tupolev-204 – s’apprêtait à décoller de l’aéroport de Pyongyang, je ne ressentais rien, absolument rien. Le brouillard du matin qui, au début, recouvrait la piste, commençait à se lever. Les moteurs rugissaient. Juste après le décollage, je pouvais clairement distinguer des champs verdoyants, des villages soignés et des rubans de rivières larges et paresseux au-dessous de l’aile. C’était indéniablement un spectacle magnifique: mélancolique, poétique et vraiment dramatique. Et pourtant, je me sentais engourdi. Je ne ressentais rien, absolument rien.

Les téléviseurs suspendus au-dessus de nos têtes diffusaient radieusement des images sans fin de défilés se suivant l’un après l’autre, de fêtes interminables et des concerts grandioses. Le volume a augmenté, les femmes et les hommes sur l’écran chantaient avec enthousiasme, les soldats défilaient ; des avions rugissants et des hélicoptères avaient pénétré le ciel bleu. Le chef pilote agitait ses mains. La foule applaudissait debout. Les émotions ont été portées à leur paroxysme ; mouillant les yeux de la population et exacerbant leur fierté omniprésente sur leurs visages.

Tout à coup je me suis senti vide, peur de quelque chose.

Après avoir vu plus de 150 pays, partout dans le monde, après avoir couvert des guerres et des conflits, certains d’une intensité et d’une brutalité inimaginables, je fus soudain saisi d’un ardent désir de repos, et même de silence total.

Il y a 60 ans la Corée du Nord a gagné la guerre. Mais quelques 4 millions de personnes sont mortes dont beaucoup de civils. C’était peut-être plus de 4 millions, personne ne sait exactement. La capitale Pyongyang a été totalement rasée. Je n’avais pas envie d’entendre la musique forte et les longs discours. Je voulais rendre hommage à ceux qui ont perdu leur vie, en m’asseyant tranquillement au bord de la rivière couverte de brume, écoutant pousser l’herbe. Mais pendant mes 8 jours en Corée du Nord, j’ai eu très peu de moments de silence, presque aucune occasion de réfléchir.

Qu’ai-je vu durant ces 8 jours en RPDC – Corée du Nord? J’ai vu une énorme ville futuriste, Pyongyang, la capitale, construite sur des cendres. J’ai vu des théâtres et des stades énormes, un système de métro profondément enfoui sous le sol (transport public doublé d’un abri antiatomique, dans le cas où la ville serait attaquée). J’ai vu des trolleybus et autobus à deux étages, de larges avenues, des trottoirs incroyablement larges, des patinoires pour des roller-skate et des terrains de jeux pour les enfants.

Il y avait des statues et des monuments partout. La taille de certains boulevards et bâtiments était simplement écrasante. Pendant plus d’une décennie, j’ai vécu à Manhattan, mais la grandeur était très différente. New York s’était développé de plus en plus vers le ciel, tandis que Pyongyang était constitué par d’immenses espaces ouverts et d’énormes bâtiments éclectiques.

A l’extérieur de la capitale, j’ai vu des champs verts et des agriculteurs rentrant chez eux en pleine campagne. De toute évidence, il n’y avait pas de malnutrition chez les enfants, et en dépit de l’embargo, tout le monde était habillé décemment.

J’ai vu des places bourrées de monde, avec des dizaines de milliers de personnes criant des slogans à plein poumons. J’ai vu des milliers de femmes dans des robes traditionnelles colorées agitant leurs drapeaux et rubans, applaudir lorsque le signal leur était donné, pour nous accueillir – les délégués internationaux. Marchant à côté de moi pour la paix, il y avait un ancien procureur général américain, Ramsey Clark, et à mon autre côté, le chef d’un des partis communistes indiens. Il y avait des avocats des droits de l’Homme venant des États-Unis et de partout dans le monde, des révolutionnaires turcs et, pour des raisons difficiles à comprendre, plusieurs chefs de l’armée ougandaise.

Délégation Ramsey Clark.
Délégation Ramsey Clark.

Mais je ne suis pas venu ici pour défiler. Je suis venu ici pour filmer et photographier, pour voir les visages des populations locales, pour lire ce qui était écrit sur ces visages, pour sentir, pour ressentir et pour essayer de comprendre.

Au lieu de bruyantes acclamations, je suis venu pour écouter les murmures, espérant attraper des discrètes expressions faciales, des signes minuscules de peur, de joie, d’amour et même de confusion existentielle.

L’Occident, ses responsables politiques et ses médias, ont réussi à créer une image d’une Corée du Nord déshumanisée. Ils l’ont fait en brouillant les visages. Pendant des décennies, les Nord-Coréens ont été dépeints comme des habitants de quelque monstrueux empire ermite où les hommes, les femmes et les enfants se ressemblent tous, habillés tous de la même façon, se comportant comme des robots, ne souriant jamais et ne se regardant jamais dans les yeux.

Avant de venir ici, avant d’accepter de venir, j’avais expliqué aux organisateurs que je n’étais pas intéressé par tous ces feux d’artifice élaborés et les stades pleins. Je voulais voir une maman emmenant son enfant à l’école. Je désirais ardemment capturer les visages des amoureux au crépuscule, assis côte à côte sur quelque banc à l’abri des regards, se chuchotant l’un à l’autre ces mots urgents, ces promesses qui font que la vie vaut d’être vécue, les mêmes mots, les mêmes promesses, prononcés partout dans le monde.

Enfants sud-coréens dans la rue.
Enfants sud-coréens dans la rue.

Paradoxalement, on m’a découragé de le faire. Au lieu de cela, on m’a demandé de défiler. De conteur et homme plutôt habitué à documenter le monde, je fus transformé en un délégué. Et chaque fois que la foule me repérait, elle applaudissait, et je me sentais gêné, aspirant désespérément à devenir invisible, ou au moins à trouver une cachette. Non pas parce que j’avais fait quelque chose de mal, mais simplement parce que je n’étais pas habitué à de telles explosions d’enthousiasme nu à mon égard.

Et donc je défilais, pour la paix et pour la réunification de la nation coréenne. Et tandis que je marchais, je n’arrêtais pas de filmer et photographier. Ça devait avoir l’air inconfortable, je dois admettre: un délégué filmant un groupe de femmes qui étaient habillés de leurs costumes traditionnels colorés, l’acclamant avec leurs rubans de papier, et criant à tue-tête.

J’ai vite découvert que je me battais pour chaque aperçu de la réalité, de la vie de tous les jours. Au lieu de cela, on me nourrissait de spectacle.

La frontière.
La frontière.

On m’a emmené à ces stades avec 100.000 personnes, où les enfants changent la position de leurs ardoises périodiquement, et tout le côté de la tribune devient soudainement comme un tableau coloré vivant. J’ai assisté à des événements énormes, avec des milliers de danseurs, avec feux d’artifice et des bandeaux multiples.

Pourtant, ce qui m’a impressionné le plus, c’est un pont en pierre ancien et minuscule dans la ville de Kaesong, près de la zone démilitarisée. Et la scène autour du pont: une toute petite fille, peut-être trois ans, sa chaussette déchirée, qui pleurait, alors que sa mère lui caressait les cheveux de la façon la plus chaude, la plus tendre que l’on puisse imaginer.

Mes hôtes, eux ne semblent pas comprendre. Je leur ai expliqué, encore et encore, mais mes mots sonnaient trop étrangers pour eux.

logements publics gratuits
logements publics gratuits

Pour eux, j’étais juste « un écrivain célèbre, cinéaste et journaliste ». Ils avaient besoin de moi pour montrer le grand soutien pour leur révolution, et le profond respect pour leur souffrance pendant l’assaut de l’Occident il y a plus de 60 ans.

Naturellement, je ressentais du respect et compatissais à leur douleur, c’était tout ce que j’étais sensé ressentir. Je ressentais beaucoup plus.

Mais je suis tombé amoureux, instantanément de la campagne nord-coréenne, des visages des agriculteurs nord-coréens et des habitants de la ville. Ce sont des visages purs, honnêtes et expressifs. Que pouvais-je faire? L’amour est subjectif, il est irrationnel. La verdure exagérée des champs, des enfants jouant au bord de la route, les soldats rentrant dans leurs villages pour une courte permission, les femmes face au soleil au crépuscule: C’était trop ; le coup de foudre, comme je l’ai dit.

Je photographiais à travers le pare-brise, j’ennuyais les organisateurs, leur demandant de s’arrêter au milieu de la route.

Puis, le 26 Juillet, j’ai rencontré, avec Ramsey Clark et quelques autres délégués, Mr.Yang Hyong Sob, le vice-président du Comité permanent du Comité populaire suprême. Il ressemblait à un homme très bon, et j’ai eu la chance d’échanger quelques idées avec lui. Je lui ai expliqué que la meilleure façon de lutter contre la propagande occidentale est de montrer au monde le visage des nord-coréens.

Le métro.
Le métro.

«C’est leur tactique habituelle», dis-je. «Ils dépeignent les populations de la Chine, de Cuba, du Venezuela, de la Russie, d’Irak, d’Afghanistan, de la Serbie, comme des gens sans cœur, comme s’ils étaient des androïdes en plastique. Ensuite, inconsciemment, la compassion pour les gens de ces pays disparaît du cœur du public occidental. Soudain, il est bon de les affamer, de les bombarder, d’assassiner des milliers, voire des millions de ces androïdes. Mais une fois que les visages sont montrés, le public occidental devient confus, beaucoup refusent de soutenir l’assassinat de masse « .

Le vice-président hocha la tête. Il me sourit. Comme nous partions, il m’a saisi dans une étreinte d’ours, et a dit simplement: « S’il vous plaît revenez! »

Mais même après ces échanges fructueux, je défilais toujours. Et les images simples sont toujours hors de ma portée. « Pour ce voyage seulement, puisque nous célébrons le 60 e anniversaire», m’a-t-on dit. Mais je vivais au jour le jour, je voulais travailler.

J’ai vu la zone démilitarisée, DMZ, et le poste frontière sud-coréenne à Panmunjom. Deux fois dans le passé, j’avais visité le même endroit, mais du côté opposé. La DMZ est censée être la frontière la plus fortifiée du monde, les deux Corées sont toujours techniquement en guerre. Les deux armées sont à couteaux tirés en face l’une de l’autre, armées jusqu’aux dents, tandis que les forces américaines sont terrées quelque part en arrière-plan, du côté sud.

Pourtant, la DMZ est en quelque sorte l’œil du cyclone, placée entre toutes ces bombes, ces chars et ces lance-missiles, tranquille et immuable. Les rivières coulent paresseusement, et les agriculteurs cultivent le ginseng, sans doute le meilleur du monde.

J’ai enduré d’interminables mesures de sécurité, et à la fin je faisais face à la terrasse des visiteurs vide, située côté Corée du Sud. Il y avait évidemment des craintes d’hostilités des deux côtés de la ligne, et aucun visiteur «ordinaire» n’était autorisé à se rendre ici.

L'occupation
L’occupation

Ce fut un grand chaos, et un drame sans fin. Une nation divisée, des millions de morts. J’ai vu tout cela dans la ville de Sinchon. Les tunnels où les troupes américaines ont massacré des milliers de civils pendant la guerre, les vétérans et les survivants des massacres ont parlé; se rappelant ces événements horribles.

En 1950, au début de la guerre, la ville de Sinch’ŏn a été le site d’un massacre de civils par les forces américaines d’occupation. Le nombre de civils tués au cours de la période de 52 jours aurait été de plus de 35.000 personnes, soit l’équivalent d’un quart de la population de la ville à l’époque.

Tout avait l’air effroyablement familier. J’avais l’habitude de photographier les cratères laissés après les tapis de bombes du Cambodge, du Laos et du Vietnam. Brutalité, brutalité, brutalité … Des millions de victimes sans visage brûlés vifs par le napalm, les « bombettes» qui explosent des décennies plus tard lorsque des enfants ou des buffles d’eau jouent dans les champs.

Ramsey Clark a parlé des horreurs du passé, et de la brutalité des actions américaines. Un vieil homme, l’un des survivants des massacres de civils dans les tunnels, a parlé des horreurs dont il a été témoin dans son enfance. L’œuvre d’art dans le musée local dépeint la torture brutale et le viol de femmes coréennes par les troupes américaines, leurs corps mutilés, avec des mamelons transpercés par des crochets métalliques.

L'un des nombreux théâtres de Pyongyang.
L’un des nombreux théâtres de Pyongyang.

En Occident, le sujet reste presque totalement tabou. Un des plus grands journalistes du 20 e siècle, Wilfred Burchett, a même perdu sa nationalité et est devenu «un ennemi du peuple australien», en partie parce qu’il a osé décrire les souffrances du peuple nord-coréen, quelques années après qu’il ait décrit, au lendemain des bombardements d’Hiroshima en 1945 son rapport emblématique «J’écris ceci comme un avertissement pour le monde ».

Piscine publique.
Piscine publique.

La fanfare commence à jouer encore un autre air militaire. Je zoome sur une vieille dame, sa poitrine décorée de médailles. Comme je m’apprêtais à appuyer sur le déclencheur, deux grosses larmes commencent à rouler sur ses joues. Et soudain, je me rends compte que je ne peux pas la prendre en photo. Je ne peux vraiment pas. Son visage est tout ridé, et pourtant il est à la fois jeune et d’une infinie tendresse. Voici mon visage, pense-je, le visage que je cherchais tous ces jours. Et pourtant, je ne peux même pas appuyer sur le déclencheur de ma Leica.

Puis, quelque chose me serre la gorge et je dois chercher dans mon sac de matériel pour y trouver un tissu, comme mes lunettes s’embuaient, et pendant un court moment, je ne vois plus rien. Je sanglote bruyamment, juste une fois. Personne ne peut entendre, en raison de la fanfare qui jouait très fort.

Plus tard, je me rapproche d’elle, et je m’incline, et elle fait de même. Nous faisons notre paix séparée au milieu de la place principale en effervescence. Je suis tout à coup heureux d’être ici. Nous avons tous les deux perdu quelque chose. Elle a perdu plus. J’étais certain qu’elle a perdu au moins la moitié de ses proches dans le carnage des années passées. Moi aussi j’ai perdu quelque chose : j’ai perdu tout le respect et mon appartenance à la culture qui dirige encore le monde, la culture qui était autrefois la mienne, mais une culture qui est encore en train de voler leurs visages aux  gens, puis brûler leur corps avec du napalm et des flammes.

L'un des survivants du massacre de Sinchon.
L’un des survivants du massacre de Sinchon.

C’est le 60 e anniversaire du Jour de la Victoire en RPDC. Un anniversaire marqué par les larmes, les cheveux gris, les feux d’artifices, les parades énormes, et par le souvenir du feu.

Ce soir-là, après mon retour à la capitale, je me suis finalement rendu à la rivière. Elle était couverte par un brouillard doux mais impénétrable. Il y avait deux amoureux assis sur le rivage, immobiles, dans une étreinte silencieuse. Les cheveux de la femme tombaient doucement sur l’épaule de son amant. Il tenait sa main, avec révérence. J’allais soulever mon gros appareil photo professionnel, mais ensuite je me suis arrêté, brusquement, tout d’un coup j’avais trop peur que ce que mes yeux voyaient ou que mon cerveau imaginait, ne soit pas reflété dans le viseur.

Andre Vltchek est un romancier, cinéaste et journaliste d’investigation. Il a couvert les guerres et les conflits dans des dizaines de pays. Son roman acclamé par la critique politique révolutionnaire Point of No Return est maintenant réédité et disponible. Océanie est son livre sur l’impérialisme occidental dans le Pacifique Sud. Son livre provocateur sur post-Suharto en Indonésie et le modèle de marché fondamentaliste est appelé « Indonésie – L’archipel de la peur « (Pluton). Il vient de terminer un long métrage documentaire «Gambit Rwanda » sur l’histoire du Rwanda et le pillage de la RD Congo. Après avoir vécu de nombreuses années en Amérique latine et en Océanie, Vltchek réside et travaille actuellement en Asie de l’Est et en Afrique. Il peut être atteint à travers son site web .

Traduction : Avic

http://www.counterpunch.org/2013/08/02/north-korea-celebrates-60th-anniversary-of-victory/

Corée du nord: vous ne vaincrez pas le président Assad


kim_jong_un--621x414Le  dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a réitéré  la «solidarité absolue de son pays  avec la Syrie dans sa lutte contre l’impérialisme », ajoutant que « les Etats-Unis ,  Israël et leurs alliés ne seront jamais capables de vaincre la Syrie et la dissuader de ses positions de la résistance. »

Kim Jong-un a rencontré à Pyongyang la délégation syrienne , présidé par le Secrétaire général Abdullah al-Ahmar,arrivée en RPDC pour célébrer le 60e anniversaire de la victoire du peuple coréen durant  la guerre de Corée de 1950-1953.

Kim Jong-un a condamné «toutes les formes d’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie par l’impérialisme  mondiale », mettant en garde contre  « la poursuite de l’agression contre la Syrie car cela risque d’entraîner le Moyen-Orient dans un conflit avec des conséquences graves menaçant la paix et la sécurité internationales ».

Il a souligné  « la confiance absolue de la Corée du Nord en  la Syrie » ajoutant qu’elle » sortira de la crise victorieuse grâce à la cohésion du peuple et de l’armée syrienne, sous la direction du président Bachar al-Assad. »

Pour sa part, alAhmar a exposé  au dirigeant nord-coréen  « l’évolution générale des événements vécus par la Syrie, les complots des Etats-Unis et des pays occidentaux, voire de certains pays régionaux et  arabes, visant à saper l’unité de la Syrie, sa sécurité et sa stabilité ».

AlAhmar a ajouté que   « la prise de conscience du peuple syrien , le respect de son unité et la volonté nationale à lutter  sans compter la cohésion avec l’armée, ont permis de mettre en échec les complots et leur affliger une défaite cuisante » .

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=122847&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=38&s1=1

Les Rothschilds veulent la banque de l’Iran


the Rothschilds lived hereEst-ce que prendre le contrôle de la Banque centrale de la République islamique d’Iran (CBI) est une des raisons principales pour que l’Iran soit la cible des pouvoirs occidentaux et israéliens ?

Comme les tensions poussent à une guerre inéluctable avec l’Iran, il faut explorer le système bancaire de l’Iran par rapport à ses homologues américains, britanniques et israéliens.

Certains chercheurs soulignent que l’Iran est l’un des trois seuls pays dans le monde, dont la Banque centrale n’est pas sous contrôle de Rothschild.

Avant le 9-11 il y en avait sept : Afghanistan, Irak, Soudan, Libye, Cuba, la Corée du Nord et en Iran. Cependant, en 2003, l’Afghanistan et l’Irak ont été engloutis par la pieuvre de Rothschild et en 2011 le Soudan et la Libye ont également disparus. En Libye, une banque Rothschild a été créée à Benghazi alors que le pays était encore en guerre.

L’Islam interdit l’usage de l’usure, la pratique de la tarification excessive, déraisonnablement élevé et souvent interdit les taux d’interêts sur les prêts; c’est un problème majeur pour le système bancaire de Rothschild.

Il y a quelques centaines d’années l’usure était également interdite dans le monde chrétien et était même passible de mort, car elle était considérée comme de l’exploitation et de l’asservissement.

Après que la famille Rothschild ait repris la Banque d’Angleterre ils ont étendu leur contrôle bancaire dans tous les pays du monde. Leur méthode a été d’obtenir des politiciens corrompus du pays à accepter des prêts massifs, qu’ils ne pourraient jamais rembourser et donc à s’endetter auprès des Rothschild . Si un chef de file refuse d’accepter le prêt, il est souvent écarté ou assassiné. Et si cette opération échoue, des invasions peuvent suivre, et une banque Rothschild qui pratique l’usure est établie.

Les Rothschild exercent une puissante influence sur les principales agences de presse dans le monde. Par la répétition, les masses sont dupés en leur faisant croire à des histoires d’horreur sur les vilains méchants.

Les Rothschild contrôlent la Banque d’Angleterre, la réserve fédérale, la Banque centrale européenne, le FMI, la Banque mondiale et la Banque des règlements internationaux. Aussi, ils possèdent la plus grande partie de l’or dans le monde ainsi que le London Gold Exchange, qui fixe le prix de l’or chaque jour. On dit que la famille est propriétaire de plus de la moitié des richesses de la planète — estimé par le Credit Suisse à 231 milliards de dollars — et est contrôlée par Evelyn Rothschild, l’actuel chef de la famille.

Des chercheurs objectifs soutiennent que l’Iran n’est pas diabolisé parce qu’il représente une menace nucléaire, tout comme les talibans, Saddam Hussein en Irak et Kadhafi en Libye n’étaient pas une menace.

Quelle est donc la vraie raison ? Est-ce les milliards et les milliards de bénéfices provenant du pétrole ou les milliards des bénéfices de guerre ? Est-ce pour ruiner l’économie américaine, ou est-ce pour déclancher la troisième guerre mondiale ? Est-ce pour détruire les ennemis d’Israël, ou pour détruire la Banque centrale iranienne afin que personne ne puisse défier le racket de Rothschild ?

La vraie raison pourrait être l’un de ces motifs ou, pire, tous.

par Dornach

Source : http://www.moneytrendsresearch.com/rothschild-wants-irans-banks/

Les autorités canadiennes en plein délire !


GRC Canada
James Malizia, commissaire adjoint à la GRC (centre) est flanqué des surintendants principaux Gaétan Courchesne et Jennifer Strachan lors d’un point de presse à Toronto. Photo : PC/Chris Young

La course à celui qui est le plus terrorisé a-t-elle commencé ? Après Boston, nous voici avec le voisin du Nord, le Canada, aux prises avec Al-Qaïda. Et pas n’importe lequel. De tous les Al-Qaïda du monde, le Canada s’offre le nec-plus-ultra, le plus terrible, le plus effrayant et qui sent le nucléaire à plein nez, c’est-à-dire Al-Qaïda Iran. Vous avez bien lu. L’Iran dispose désormais de sa branche Al-Qaïda, comme tout le monde. Les salafistes, wahabites qataro-saoudiens ont décidé de se convertir au chiisme pour pouvoir créer une succursale à Téhéran.

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La Corée du Nord dans l’oeil de l’aigle américain


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Première victime de l’«Axe du bien»

Pour comprendre et apprécier ce qui se passe à la frontière des deux Corées, il est indispensable de replacer ces événements récents dans le contexte international des douze dernières années. Deux grandes puissances s’affrontent l’une sur son déclin, hargneuse, intransigeante, vitupérant parce que se sachant en odeur de fin de règne ; la seconde tempérante, affable, amène et cherchant le compromis puisque son ascension inexorable est inscrite dans les lois de l’économie politique. Lire la suite La Corée du Nord dans l’oeil de l’aigle américain

Bluff hollywoodien à Pyongyang


Par Valentin Vasilescu

Péninsule coréenneBien que la Corée du Nord soit 20 fois plus pauvre que le sud (en terme  de revenu par habitant), la valeur des gisements de la Corée du Nord est 3 fois supérieure au coût total estimé de la réunification. Dès le premier jour de l’unification, la technologie moderne sud-coréenne trouverait de nouveaux débouchés, grâce en particulier à une main d‘œuvre abondante, bon marchée  et bien formée, lui permettant de hisser son économie au niveau de celle du Japon et de concurrencer les Etats-Unis au niveau mondial. En fusionnant leurs matériels militaires l’armée des deux Corée deviendrait  la 5ème  armée du monde, avec un potentiel technologique qui transformerait la Corée unifiée en un acteur majeur dans le Sud-Est asiatique.

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Le scénario préconçu d’Obama et la menace de guerre nucléaire en Asie


Par Peter Symonds

Corée-2-400x487Au cours du mois passé, le gouvernement Obama s’est livré à des provocations téméraires contre la Corée du Nord, envenimant les tensions en Asie du Nord-Est et accentuant les risques de guerre. Sa campagne s’est accompagnée d’une diabolisation incessante du régime nord-coréen et d’affirmations selon lesquelles le renforcement militaire américain était purement « défensif ».

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Ce que pensent les Nord-Coréens


par Stanfield Smith

Barack ObamaJe viens de rentrer de la Corée du Nord [République populaire démocratique de Corée, RPDC], à la suite d’un voyage que j’avais effectué à la fin du mois de Mars avec 45 autres personnes, par le biais de Koryo Tours. Pendant mon séjour, j’ai eu l’occasion de discuter avec les guides coréens sur leur vision de la situation actuelle. J’avais encore en tête  le point de vue de la RPDC déjà mentionné dans les grands médias, quand Dennis Rodman (NDT : ancien joueur américain de basket-ball) est revenu de Corée du Nord avec un message du nouveau président Kim Jong. Le message était: «Je ne veux pas la guerre, appelez-moi. » Le lauréat du prix Nobel de la Paix, le président Obama avait refusé de l’accepter, préférant, de toute évidence, l’accroissement de la menace d’une guerre nucléaire régionale plutôt que le dialogue. J’ai demandé à interviewer mes guides coréens afin de pouvoir rapporter leur point de vue au peuple américain.  

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Le Dragon chinois et l’Ours russe ont taillé les griffes de l’Aigle américain


Par Valentin Vasilescu

копияAu moment actuel les Etats-Unis ont déployé au Japon 35 000 militaires du Commandement du Pacifique (USPACOM), deux porte-avions nucléaires, cinq destroyers, quatre frégates et se sont dotés d’une base dans le port de Yokosuka. Quelque 17 000 Marines se trouvent sur l’île d’Okinawa. Quant à la flotte japonaise, elle dispose de trois porte-hélicoptères, de huit destroyers lanceurs de missiles, de vingt frégates et de seize sous-marins.

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Corée du Nord : les médias occidentaux nous préparent à la guerre


Par Finian Cunningham

Corée du NordLa soi-disant couverture de l’escalade des tensions dans la péninsule coréenne par les médias occidentaux, c’est comme regarder un film qui serait un croisement entre un mauvais James Bond et un film d’horreur bon marché de zombies carnivores.

Ce serait drôle si le danger de la guerre n’était pas si grave et imminent. L’inquiétant objectif de la couverture médiatique occidentale est de préparer la Corée du Nord – un pays pauvre et ruiné – pour des attaques militaires tout azimut par la psychopathe superpuissance nucléaire mondiale – les
États-Unis.

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