Archives du mot-clé Corée

Pékin prépare l’extension de sa zone de défense aérienne


i12_RTR34Q2VLes États-Unis ont multiplié les messages de mise en garde à Pékin alors que celui-ci se prépare à étendre sa zone de défense aérienne au Sud de la mer de Chine, au risque d’entrer en conflit avec le Vietnam, les Philippines et la Malaisie. Lire la suite Pékin prépare l’extension de sa zone de défense aérienne

Guerre de Corée : Influence majeure d’un agent de la CIA à partir de 1951 et mensonges sur la guerre chimique (documents)


ob_7c5874_coree-38paralleleUne énorme quantité de documents déclassifiés (récents ou moins récents) permet de mieux appréhender les enjeux de la guerre de Corée (1950-1953) et notamment le rôle de la CIA, ce qu’il en ressort est impressionnant : L’influence des États-Unis en Corée par le biais d’un agent sous couverture à proximité du président sud-coréen, des mensonges publics sur la guerre chimique menée. Plus de 60 ans après la fin de la guerre on commence à en apprendre de belles… Lire la suite Guerre de Corée : Influence majeure d’un agent de la CIA à partir de 1951 et mensonges sur la guerre chimique (documents)

Quand le racisme, la barbarie s’expriment librement.


Duncan-hunterQu’aurait on dit, si Le Pen avait dit la même chose sur Israël ?

C’est ainsi qu’un petit obscur sénateur, que personne ne connaît à travers le monde -en effet qui connaît Duncan Hunter ?- est sans doute promis à un bel avenir politique. Peut-être un jour président qui sait ? Quand on sait caresser le lobby juif US dans le bon sens du poil, il y a tout lieu de croire, qu’il peut obtenir quelque chose en retour. Lire la suite Quand le racisme, la barbarie s’expriment librement.

La déclaration d’Obama sur l’attaque contre la Syrie pousse les russes à des mesures radicales


En 2013, la Chine est en passe de devenir la première économie mondiale et, ayant de vastes ressources financières, cherche à transférer rapidement la technologie militaire, afin de modifier l’équilibre des forces en Asie du Sud et de supprimer le monopole américain dans sa zone d’intérêt économique. Lire la suite La déclaration d’Obama sur l’attaque contre la Syrie pousse les russes à des mesures radicales

La puissances navale chinoise dans de nouvelles eaux


593401-gardes-honneur-marine-formation-pontLes navires de guerre chinois ont pour la première fois traversé le détroit de La Pérouse, se faufilant à travers l’étroit passage entre Hokkaido au Japon et Sakhaline en Russie, et sont entrés dans les eaux libres de l’océan Pacifique Nord. Après avoir terminé une semaine d’exercices navals conjoints avec la marine russe, les navires chinois auraient pu prendre une route directe vers le sud pour rentrer à leur port d’attache de Qingdao. Au lieu de cela, Pékin envoie un signal clair à Tokyo en envoyant ses atouts maritimes de plus en plus sophistiqués sur un circuit autour des îles japonaises.

Cette décision de prendre une route détournée pour rentrer vient tout de suite après une autre projection symbolique de la puissance navale chinoise. La semaine dernière, les vaisseaux chinois ont rejoint les navires russes pour les exercices «mer commune 2013» dans la mer du Japon, au large du port russe du Pacifique de Vladivostok. Les deux marines ont effectué trois jours d’exercices conjoints impliquant une collaboration logistique et des exercices de tir réel.

Ces manœuvres sont presque certainement destinées à Tokyo et Washington. La Chine et la Russie sont confrontées à des différends territoriaux avec le Japon, et les deux puissances sont les seuls rivaux géopolitiques crédibles de l’Amérique.

En envoyant son contingent à ces manœuvres maritimes inaugurales sino-russes, la Marine de l’Armée de libération populaire a fait une autre première historique en traversant le détroit de Tsushima, 65 kilomètres de large à son endroit le plus étroit, entre le sud Japon et la Corée du Sud. Dans les deux cas le détroit de Tsushima dans le sud et le détroit de La Pérouse (environ 40 km de large à son endroit le plus étroit) dans le nord, une bonne partie de ces passages étroits pourrait entrer dans les eaux territoriales exclusives du Japon. Toutefois, le Japon limite la portée de ses revendications de souveraineté maritime dans ces eaux à trois miles nautiques (5.6 km) plutôt que les 12 milles nautiques habituelles, afin de permettre le passage aux navires américains équipés d’armes nucléaires à travers ces goulots d’étranglement stratégiques vitaux. [1]

Dans le sillage de ces démonstrations des capacités maritimes chinoises, le gouvernement japonais a annoncé un plan global visant à identifier, nommer, et « nationaliser » environ 400 îles périphériques mineures. Ces petites îles – certaines étant à peine des affleurements rocheux dans la mer de Chine orientale – pourraient être utilisées pour délimiter clairement (et peut-être développer) les eaux territoriales du Japon et les zones économiques exclusives. Le gouvernement japonais affirme que la taille totale des eaux territoriales du Japon est d’environ 4.470.000 kilomètres carrés – environ 12 fois la taille de la masse terrestre du Japon. [2]

Il est presque certain que cette attitude déclenchera  la colère chinoise. Le point d’orgue de la récente escalade des tensions entre la Chine et le Japon a été la décision de Tokyo l’an dernier de « nationaliser » les îles contestées de Senkaku (appelé Diaoyu en chinois). Si l’une de ces petites îles périphériques identifiées par le gouvernement japonais venait à être revendiquée par la Chine, on peut s’attendre à une nouvelle série d’intensification de la guerre des mots dans la mer de Chine orientale.

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Voyant rouge dans un livre blanc

Dans l’atmosphère tendue de la rivalité sino-japonaise, les mots comptent. En début de semaine dernière, le Japon a, pour la première fois, spécifiquement cité dans son Livre blanc annuel de la défense les actions chinoises comme une menace. Ce document affirme que Pékin cherche à «changer le statu quo par la force, selon sa propre vision», est « en train de se livrer à des actes dangereux qui pourraient donner lieu à une situation d’urgence », et que ces mouvements sont « incompatibles avec le droit international. » » [3] Le Livre blanc de Tokyo a spécifiquement mentionné comme étant des dangers  crédibles les investissements de la Chine dans les sous-marins et le lancement de son premier porte-avions.

Pékin a été prompt à dénoncer le rapport japonais. La porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying a affirmé que Tokyo « joue malicieusement, en l’exagérant, la« menace chinoise »et cherche à « créer une excuse pour son renforcement militaire « . [4]

Le fait est que, tant Pékin que Tokyo, développent leurs arsenaux et font des ajustements significatifs à leurs doctrines de défense. Le gouvernement japonais dirigé par le Premier ministre Shinzo Abe cherche à créer un équipement militaire similaire aux Marines des États-Unis – un contingent capable de lancer des assauts d’infanterie maritime et de prendre les îles contestées. En outre, Abe a appelé à modifier « la constitution de paix », qui avait été imposée au Japon par les Etats-Unis, pour permettre une posture militaire plus proactive.

Pendant ce temps, les dépenses militaires de Beijing subissaient une hausse à deux chiffres presque tous les ans depuis plus d’une décennie. Bien que ce gonflement du budget militaire de la Chine ait largement reflété l’expansion rapide de l’économie chinoise dans l’ensemble, les dépenses de Beijing sur les sous-marins avancés et des missiles antinavires causent des soucis à ses rivaux régionaux – en particulier le Japon.

La décision de Pékin d’envoyer ses navires, pour leur retour, dans ce long détour par le détroit de La Pérouse et autour du Japon fait partie d’un effort hautement symbolique pour étendre la portée maritime de la Chine. La posture navale actuelle de la Chine est essentiellement conçue pour protéger la côte chinoise dans l’éventualité d’une guerre avec l’Amérique dans et autour de Taiwan. Toutefois, au cours des dernières années, Pékin a cherché à élargir la portée opérationnelle de navires chinois et à créer une flotte crédible « eau bleue ». Les déploiements récents pour contribuer aux efforts de lutte contre la piraterie au large de la côte de l’Afrique orientale, la participation chinoise, la semaine dernière, aux manœuvres  «mer commune 2013» avec la Russie, et le choix d’un chemin indirect pour le retour après les manœuvres  sont tous destinés à renforcer le prestige maritime chinois .

Les politiques intérieures sont les principales forces motrices pour la montée des tensions dans le Pacifique Ouest. Les élections à la Chambre haute du Japon auront lieu dimanche. Le Premier ministre Abe cherche à renforcer ses pouvoirs de politique étrangère. Telle que la situation se présente, Reuters a rapporté lundi que les derniers sondages avant le vote ont montré que jusqu’à 43% des électeurs voudront voter pour le Parti libéral-démocrate ( le PLD) de M. Abe, ce qui signifierait que, avec son partenaire de coalition, le Nouveau Komeito, le PLD pourrait probablement remporter une majorité à la chambre haute et mettre fin à un «parlement tordu », où le contrôle par l’opposition de la Chambre haute peut contrecarrer les décisions politiques approuvées dans la chambre basse.

Bien que le système politique de la Chine isole quelque peu les décideurs de l’opinion populaire, une dynamique similaire pourrait se dérouler dans l’Empire du Milieu. Le taux de croissance économique projetée de la Chine est le plus lent depuis 23 ans, alors que le gouvernement s’attaque aux crédits faciles pour régler un système volatile de « shadow banking ». Les tensions avec Tokyo pourraient s’avérer être une tentative de diversion si la population devait s’agiter à cause des frustrations économiques.

Toutefois, les tensions géopolitiques réelles coexistent avec ces distractions intérieures. La dynamique stratégique actuelle en Asie de l’Est est encore largement façonnée par l’héritage de la Seconde Guerre mondiale. Au cours des presque sept décennies qui ont suivi la fin de ce conflit, la puissance s’est énormément déplacée pour créer le climat d’instabilité actuel. Le produit intérieur brut de la Chine a dépassé celui du Japon de il y a seulement trois ans et devrait dépasser celui de l’Amérique au cours de la décennie (sauf en cas de catastrophe économique vraiment sérieuse).

Pendant ce temps, la crise économique et financière de l’Amérique mène à des réductions militaires significatives, qui peuvent contraindre Tokyo à être plus autonome en matière de défense. Ce qui, à son tour, pourrait inspirer d’autres progrès chinois en matière de technologie militaire. Il y a un risque réel d’une course régionale aux armements, d’une  erreur de calcul lors d’une démonstration de force, et de catastrophe majeure.

Les deux guerres mondiales ont éclaté dans un contexte d’intransigeance politique et de déplacement de la puissance et des ambitions géopolitiques. Alors que les marins chinois rentrent chez eux sur leur route circulaire autour du Japon, toutes les puissances régionales et mondiales concernées seraient bien avisées de se rappeler les leçons de l’histoire.

Remarques:
1. Japan left key straits open for U.S nukes, The Japan Times, June 22 2009.
2. Govt. to preserve remote isles, The Japan News, July 16, 2013.
3. Japan’s Blunt Stance Riles China, S. Korea, Defense News, July 14, 2013.
4. Tension with Japan rises over Chinese warships, Business Day, July 15, 2013.
Brendan P O’Reilly est un écrivain basé en Chine et éducateur à Seattle. Il est l’auteur de The Transcendent Harmony.

Traduction : Avic

Source : Asia Times

La Corée du Nord dans l’oeil de l’aigle américain


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Première victime de l’«Axe du bien»

Pour comprendre et apprécier ce qui se passe à la frontière des deux Corées, il est indispensable de replacer ces événements récents dans le contexte international des douze dernières années. Deux grandes puissances s’affrontent l’une sur son déclin, hargneuse, intransigeante, vitupérant parce que se sachant en odeur de fin de règne ; la seconde tempérante, affable, amène et cherchant le compromis puisque son ascension inexorable est inscrite dans les lois de l’économie politique. Lire la suite La Corée du Nord dans l’oeil de l’aigle américain

Le Dragon chinois et l’Ours russe ont taillé les griffes de l’Aigle américain (Partie I)


Par Valentin Vasilescu

4kollaj-098_Flag_of_Russia_021276_Voici une analyse de M. Valentin Vasilescu, pilote d’aviation, ancien commandant adjoint des forces militaires à l’Aéroport Otopeni, diplômé ès sciences militaires à l’Académie des études militaires à Bucarest 1992, à propos de la capacité militaire de trois grands acteurs internationaux: la Chine, la Russie et les États-Unis.

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