Archives du mot-clé Cote d’ivoire

La France en guerre ininterrompue depuis 2001


ob_c63d8f_mali-caesaFin 2001, sans l’aval du Parlement et dans le plus grand secret le « chef de guerre » Jacques Chirac téléguidé par son Etat-Major décide de faire entrer la France en guerre en Afghanistan au côté des forces atlantistes. Les forces de l’armée française interviennent dans la guerre d’Afghanistan dans deux opérations internationales distinctes : la force internationale d’assistance et de sécurité (ISAF) sous commandement de l’OTAN et l’opération Enduring Freedom sous commandement américain. En 2010, elle est quatrième contributrice de la coalition. Les forces combattantes sont retirées fin 2012. Lire la suite La France en guerre ininterrompue depuis 2001

L’Algérie dans le viseur des USA


photo-drapeau-algeriepar François Charles

Il y a déjà plusieurs mois que les Etats-Unis, après avoir classé l’Algérie comme « pays à risque pour la sécurité des diplomates », ont implanté des installations militaires avec contingents de marines, à la pointe sud de l’Espagne, sans cacher le moins du monde leurs intentions interventionnistes vers le nord de l’Afrique. Lire la suite L’Algérie dans le viseur des USA

La stratégie du chaos ou l’impérialisme décomplexé


titleLes guerres de l’Otan menées à l’initiative des Etats-Unis en Afghanistan et en Irak ont donné le signal du renouveau des guerres impériales au XXIe siècle.

Elles sont à l’évidence le modèle des interventions que l’armée française multiplie en Afrique depuis le bombardement de la la Côte d’Ivoire et de la Lybie en 2011, surtout par deux aspects que les unes et les autres partagent : vendues aux opinions publiques occidentales comme ayant pour objectifs la paix et la démocratie, elles aboutissent immanquablement à nourrir les dissensions civiles qu’elles étaient censées apaiser. Lire la suite La stratégie du chaos ou l’impérialisme décomplexé

La France va-t-en-guerre


Tribune libre Palestine AlQuds_15

Afghanistan France HollandeJ’avoue être passablement surpris, pour ne pas dire agacé, par l’empressement de François Hollande à engager en première ligne les troupes françaises sur divers terrains d’opération. Il s’inscrit en cela dans la lignée de son prédécesseur à l’Élysée qui, en décidant en 2007 (avec une mise en œuvre effective en 2009) de réintégrer le commandement intégré de l’OTAN quitté en 1966, a donné une nouvelle orientation à la politique étrangère française. Lire la suite La France va-t-en-guerre

France-Côte d’Ivoire : LA RUPTURE


Tribune libre EDITIONS DUBOIRIS

MAM-GbagboUne enquête exceptionnelle sur les vraies raisons qui ont poussé les Français à envisager un changement de régime à Abidjan…

Pourquoi les avions Suhkoï 25 des forces aériennes ivoiriennes ont-ils bombardé le camp militaire français le 6 novembre 2004 à Bouaké faisant 9 morts et trente-huit blessés parmi les soldats français ? Lire la suite France-Côte d’Ivoire : LA RUPTURE

La Russie dénonce la politisation des institutions juridiques « internationales ».


Пленарное заседание Госдумы РФLe 11 novembre dernier, la Douma (chambre basse du Parlement russe) a organisé en son sein une table ronde sur le thème « Les aspects principaux des institutions pénales internationales sur l’exemple du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) et de la Cour pénale internationale (CPI) ». Lire la suite La Russie dénonce la politisation des institutions juridiques « internationales ».

Un adjoint de Poncet fait des révélations. « On devait dégommer Gbagbo pour mettre Ouattara»


carcassonne-l-ancien-chef-du-3-dement-avoir-donne-le-permis_264239_516x343L’ex adjoint de Poncet disculpe Gbagbo et accuse le pouvoir Chirac

Le général Renaud de Malaussène accuse ouvertement, devant la justice française, les autorités de son pays d’avoir voulu renverser Gbagbo pour le remplacer par Alassane Ouattara plus de six ans avant l’installation de ce dernier au pouvoir par la grâce des bombes françaises.

Manifestement, la tentative d’étouffement judiciaire du «mystère» du fameux «bombardement» de Bouaké du 6 novembre 2004, a échoué. La pugnacité de l’avocat des soldats français tués dans des conditions mystérieuses a fini par payer. Et la juge française Sabine Kheris – celle qui a demandé à entendre Ouattara, Soro et leurs comzones dans l’affaire Michel Gbagbo – semble déterminée à avancer sur cette «affaire d’Etat» après de longues années de surplace.

Le 16 et le 22 octobre, elle a interrogé des hauts gradés de l’armée française pour tenter de déceler l’écheveau. Jeune Afrique a eu accès à des informations au sujet de ces interrogatoires. Et y consacre un article dans sa dernière parution. Le moins que l’on puisse dire est que certaines confessions valent leur pesant de cacahuètes.

Ainsi, le général Renaud de Malaussène, adjoint du général Henri Poncet à l’époque des faits – donc au coeur du secret – a-t-il, lors de son entretien avec la juge Kheris, innocenté Gbagbo, accusé le pouvoir français et cité Alassane Ouattara. «Je pense qu’il y avait un projet politique qui était de mettre Ouattara en place et de dégommer Gbagbo, qui est un homme intelligent, cultivé, fin, qui a traversé beaucoup de crises et qui, au fond de luimême, aime la France», a-t-il lâché. «Je suis convaincu que Gbagbo n’a pas voulu tuer des soldats français, et que quelqu’un de son entourage a pris cette décision sans le dire à Gbagbo (…) Je crois que la mouvance Gbagbo est tombée dans un piège». Un piège ourdi par les autorités françaises, sans doute avec la complicité de relais locaux.

Autre curiosité : le général Henri Bentégeat, chef d’état-major des armées françaises à l’époque des faits, a affirmé ne pas avoir assisté à un «conseil restreint» à l’Elysée avant le lancement de la destruction des hélicoptères de guerre de l’Etat ivoirien et la quasiguerre franco-ivoirienne qui s’est ensuivie. Alors que la Constitution française prévoit que cette procédure soit respectée.

De plus, le général Destremau revient sur sa version initiale qui expliquait le fait que l’armée française ait pris le chemin de la résidence du président Gbagbo par une erreur de GPS. Et évoque désormais un mystérieux «guide» qui était chargé de les conduire vers l’Ivoire (alors que Michèle Alliot-Marie invoque la résidence de l’ambassadeur de France), alors qu’il se trouvait dans un hélicoptère audessus d’eux.Un «guide» qui a commis une « erreur professionnelle par peur et par incompétence ».

Qui était donc ce fameux «guide» ? Les bons connaisseurs du dossier pensent irrésistiblement au général Mathias Doué, qui aurait pu avoir «peur» de poursuivre le «projet politique» évoqué par le général de Malaussène, le faisant ainsi capoter et obligeant ses comparses à se replier vers l’hôtel Ivoire.

En effet, contrairement à ce que Jeune Afrique continue de laisser penser, l’hôtel Ivoire n’était pas un lieu où avaient été regroupés de nombreux Français. Il ne s’y trouvait qu’une poignée de Français qui étaient là pour des raisons personnelles et non pour une éventuelle évacuation, les ressortissants de l’Hexagone de Cocody voulant être évacués l’ayant déjà été les jours précédents, notamment avec l’aide de la gendarmerie ivoirienne.

Philippe Brou

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-13061.html

Lettre aux syriens. « I have a drone »


Tribune libre Almutanabi Jasmin

obama-sad_2451605bChers frères et soeurs syriens, j’ai décidé de vous écrire car comme hier mon pays, la Côte d’Ivoire, a été attaquée par la France Sarkozienne avec la complicité des Etats Unis d’Obama après avoir épuisé 8 ans durant une liste impressionnante de faux prétextes et aujourd’hui, si le congrès américain l’autorise, ses deux pays  s’apprêtent à livrer bataille contre vous quel que soit le temps que cela prendra pour trouver le bon prétexte.

Il est vrai que je continue, quand je n’ai pas le choix, de consommer français ou américain et donc je contribue au financement des armes qui s’apprêtent à vous « protéger » en vous tuant et vous poussant à l’exil pour occuper votre pays avec des  apatrides armés qui seront demain plus syriens que vous. Ayant vécu en direct la crise ivoirienne, je constate que les arguments utilisés par les initiateurs de la guerre (courte guerre, frappes ciblées, pas de troupe au sol) pour tromper les opinions publiques  pour arracher leur soutien, reviennent en force. Finalement, ils ont fait tout le contraire de ce qu’ils avaient promis et sont allés au-delà de ce que la résolution onusienne autorisait en Côte d’Ivoire.

En Côte d’Ivoire après les bombardements illégaux et injustifiés de Sarkozy qui ont ciblé les armes d’origine russe et laissé intact les armes d’origine française, le nombre de massacres et d’exécutions sommaires, d’emprisonnements arbitraires se sont multipliés sous le gouvernement de l’obligé de Sarkozy qui utilise des armes exclusivement françaises sans que la même émotion contre Laurent GBAGBO ne visite les champions de l’impunité et les protecteurs du peuple ivoirien. Hollande a-t-il tiré les bonnes leçons de la crise ivoirienne malgré le geste en faveur de la libération de quelques prisonniers politiques célèbres dont le Président du principal parti d’opposition ou applique-t-il la règle du pompier pyromane ? On se pose la question au regard de son attitude sur la question syrienne.

Ainsi, je m’en voudrais terriblement de ne pas vous faire partager l’expérience ivoirienne. J’ai donc décidé de vous écrire cette lettre…

Comme hier en Côte d’Ivoire,  il était question de frappes ciblées, de courte durée, contre les armes lourdes que le Président légitime, légal de la République de Côte d’Ivoire était supposé utiliser contre son peuple c’est-à-dire ses propres électeurs.

Comme hier en Côte d’Ivoire, le Président Laurent GBAGBO aurait tué sept (7) femmes avec « ses armes lourdes » ; il est apparu que c’était un film tourné avec de vrais acteurs de cinéma pour émouvoir l’opinion publique et arracher une résolution de l’ONU.

Je suis convaincu que la fameuse ligne rouge franchie par votre Président avec des armes chimiques qu’il aurait utilisées contre son peuple est encore un film sorti des studios d’Hollywood et que même s’il y a eu utilisation d’armes chimiques, l’auteur direct n’est pas obligatoirement un pro-Bachar.

Je vous informe qu’en Côte d’Ivoire pendant la guerre de huit (8) ans de la France contre la Côte d’Ivoire, la France de Chirac n’a eu aucun scrupule à bombarder ses propres soldats à Bouaké, au centre de la Côte d’Ivoire, pour faire porter la responsabilité au Président GBAGBO et détruire toute la flotte aérienne d’origine russe de l’Etat ivoirien.

Je vous informe aussi que le Président GBAGBO a été arrêté, déporté à la Cour Pénale Internationale depuis  2011. Mais, jusqu’aujourd’hui, les accusateurs que sont la France, les USA, l’Union Européenne avec la contribution de tous les services secrets qui ont brandi aux yeux du monde entier les preuves du massacre des sept (7) femmes par Laurent GBAGBO, n’ont pas pu apporter, après trois ans d’enquête, le moindre élément factuel solide pour convaincre les Juges de la CPI attestant la culpabilité de Laurent GBAGBO d’avoir tué ces femmes et encore moins à l’arme lourde.

Comme hier en Côte d’Ivoire, ils ont tous criés que le crime contre ces femmes ne peut rester impuni mais par contre leur agent installé au pouvoir a massacré 800 personnes de même ethnie avec des armes d’origine française, un véritable génocide qui reste aujourd’hui impuni.

Comme hier en Côte d’Ivoire, Laurent GBAGBO  a été désigné comme co-auteur indirect du massacre de son peuple, mais jusqu’aujourd’hui les auteurs directs n’ont toujours pas été identifiés pour qu’ils désignent leur donneur d’ordre. De même, Bachar Al Hassad est désigné comme responsable d’utilisation d’armes chimiques sans qu’aucun coupable ne soit formellement identifié pour qu’il indique Bachar Al Hassad comme le donneur d’ordre. L’occident, parti pris au conflit, s’est érigé en juge du droit international contre le principe sacro-saint de la présomption d’innocence  et décide de frapper la Syrie en ne faisant même pas l’hypothèse de la réaction des alliés de Bachar en cas de propagation des dégâts collatéraux comme au Mali ou pire, comme Pearl Harbour qui a précipité les USA dans la seconde guerre mondiale malgré leur neutralité initiale.

Ainsi les Etats occidentaux jouent avec le feu et  hiérarchisent en grands frères et petits frères les Etats où les premiers jugent et frappent les seconds mettant de côté les institutions et règles qu’ils se sont librement données pour gérer les relations internationales entre Etats souverains. Nous constatons que ces pays, les USA, la France et la Grande Bretagne qui se sont érigés « Shérifs planétaires » font partie du Top 10 des plus gros exportateurs d’armes au monde.  Avouons-le tout net, l’ONU comme hier la société des nations, est aujourd’hui incapable de régler pacifiquement les relations entre nations souveraines face à la poussée des industries d’armement qui alimentent le nazisme économique : occupation militaire, domination monétaire et économique, consommation forcée, soumission, exécution ou contrainte à l’exil des populations.

Comme hier en Côte d’Ivoire, la première cible frappée par la France n’était plus uniquement les armes lourdes d’origine russe mais la télévision ivoirienne, l’Université d’Abidjan et le palais présidentiel qui a reçu à lui seul 50 bombes dont une qui a frappé le mur de la chambre du Président, heureusement il n’était pas dans sa chambre.
Je suis convaincu que ça sera les mêmes cibles chez vous avec le même objectif : Eliminer  les seules armes lourdes qu’ils recherchent : Bachar Al Assad et l’Etat Syrien ; détruire tout l’arsenal militaire d’origine non occidentale. L’arrestation du Président GBAGBO ayant permis de mettre à nu le complot et les mensonges d’Etat servis à la communauté internationale, je suis convaincu d’une chose : Bachar Al Assad et l’Etat Syrien subiront le même sort que KADHAFI ou SADDAM HUSSEIN et leurs états respectifs si le monde entier continue de rester sourd et aveugle au nazisme économique de l’occident en crise.

Comme hier en Côte d’Ivoire, le terme « courte période » n’étant pas normalisé par l’ONU seul le temps pour arrêter ou tuer Bachar et décimé l’Etat Syrien, sera le temps que prendront les bombardements. En une seule journée, plusieurs cibles peuvent être atteintes par les missiles Tomahawk. En Libye, pour la seule journée du 19 mars 2011, l’OTAN a tiré 124 missiles Tomahawk et touché une vingtaine de cibles. En Côte d’Ivoire, ces bombardements par la France ont commencé le 28 Mars 2011 pour se terminer le 11 Avril 2011, date de l’arrestation du Président Laurent GBAGBO mais la guerre des rebelles armés par la France de Chirac et de Sarkozy a démarré le 19 septembre 2002 pour prendre fin le 11 avril 2011.

Comme hier en Côte d’Ivoire, le 11 avril 2011, contrairement aux déclarations initiales qui ne prévoyaient pas de troupes au sol, ce sont les troupes françaises qui sont descendues sur le terrain à bord d’une cinquantaine de chars pour prendre possession du palais présidentiel ayant résisté à la pluie de bombes pour arrêter le Président Laurent GBAGBO.

Comme hier en Côte d’Ivoire, sachez, chers frères et sœurs que pendant cette « courte période », tout l’appareil d’Etat sera détruit, le peuple syrien sera enfermé chacun chez lui sans eau, sans électricité, sans gaz avec tous les hôpitaux, pharmacies et commerces fermés. Les malades mourront dans les hôpitaux, les femmes enceintes  accoucheront à domicile et celles qui auront besoin d’une césarienne mourront, les bébés seront privés de lait. La faim, la soif, la maladie seront vos amis. Les toilettes  de vos maisons seront remplies et vous dormirez avec vos urines et vos déchets. Les missiles Tomahawk, équipées souvent d’ogives nucléaires ne feront pas la différence entre pro et anti-Bachar. Les cadavres seront ramassés, incinérés et les cendres jetées à la mer pour effacer les traces et faire croire que les frappes étaient des frappes chirurgicales sans effet collatéral. Tout cela se passera hors caméra.

Paradoxe des paradoxes, punir un « présumé coupable » reviendra à punir des innocents. Autre paradoxe : punir un chef d’état supposé avoir violé le droit international passera par la violation de ce même droit édicté par la charte des Nations Unies qui recommande l’accord du conseil de sécurité pour l’usage de la force dans les relations entre états souverains sauf en cas de légitime défense. Sommes-nous dans un cas de légitime défense ? Certainement pas. Quel est l’avenir de l’ONU en cas de « frappes punitives » sans son aval ? Un machin qui risque de disparaitre comme son géniteur : la SDN. Quel est l’avenir de de la Syrie en cas de frappes ? Une poudrière djihadiste.

Chers frères et sœurs, sachez que quand l’industrie militaire a soif de profit, la vie, la morale et le droit ont  peu d’utilité et les commerçants de la mort n’ont pas  de limites.

Comme hier en Côte d’Ivoire, la destruction de l’appareil d’Etat exposera le pays à un pillage sans précédent des commerces et des domiciles.

Comme hier et aujourd’hui en Côte d’Ivoire la destruction de l’appareil d’Etat ouvrira tout le pays à une foule de rebelles sans foi ni loi, qui se proclameront Syriens à la place des Syriens, exécutant sur dénonciation tous ceux qui seront de loin ou de près désigné pro-Bachar. Une foule de Syrien sera contrainte à l’exil, sans protection contre la faim ou d’un simple abri de la part de ceux qui sont soi-disant, venus  vous protéger, abandonnant ainsi champs, commerces, usines, domiciles entre les mains de rebelles sans identité fixe qui s’en approprieront à souhait.

Comme hier en Côte d’Ivoire, même les bénéficiaires du complot qui seront à la tête du pays n’auront pas la main mise sur cette foule de rebelles et le pays sera exposé à une insécurité permanente. La punition frappera donc tous les innocents qui vivront au rythme des exécutions sommaires, des arrestations arbitraires, des tortures et des emprisonnements. Tout ceci se passera hors camera.

Comme hier en Côte d’Ivoire, tous ceux qui étaient venus avec le prétexte de vous protéger, ne parleront plus de vous dans leurs medias. Ils fermeront les yeux sur les massacres quotidiens des nouveaux seigneurs de guerre et leurs parrains installeront les principes du nazisme économique pour vous vendre de nouvelles armes sous prétexte de reconstruction de l’armée et  pomper en silence sans taxe ni autorisation toutes les richesses du sol et du sous-sol au nom de la démocratie et des droit de l’homme.

Comme hier en Côte d’Ivoire, cette guerre intervient au moment où les USA sont proches de la cessation de payement. La France, quant à elle, recherche désespérément une croissance économique et vient de recevoir, comme par enchantement, une commande de un (1) milliard d’Euros de l’Arabie Saoudite, principal financier et allié de la rébellion Syrienne et des USA dans la crise syrienne. Est-ce pour acheter la participation de la France et son  soutien indéfectible à la guerre ? Car l’histoire n’avait-elle pas donné raison à la France quant à sa position de « non participant » à la 2ème guerre américaine contre l’Irak ? Secret d’État. Cette hésitation dans le camp européen montre à quel point cette guerre pour punir Bashar, est difficilement  justifiable.

La défection européenne est venue de là où personne ne l’attendait : Londres.

Comme hier en Côte d’Ivoire, sachez, chers frères et sœurs, que cette guerre n’est pas pour vous protéger mais pour protéger l’industrie d’armement de ces pays « shérifs de la terre » qui maquille leur commerce de la mort par une action humanitaire. Sinon, ils allaient commencer par protéger les millions d’exilés sans toit et ils n’auraient pas craint la présence des experts de l’ONU qu’on pressait de quitter les lieux pour cause de bombardement imminent. C’est pour protéger l’industrie d’armement en prenant possession de votre économie par la force après  avoir accompagné certains d’entre vous au cimetière ou en exil.

Comme hier pour le cacao ivoirien, le financement de cette guerre sera fait par l’étranglement du marché du pétrole pour faire flamber les prix au profit des pétrodollars qui soutiennent et financent la rébellion. Tout le monde entier sera puni en payant cette guerre pour le malheur des syriens et pour le bonheur éphémère de l’industrie militaire américaine qui sera momentanément sauvée de la faillite, le temps d’une autre cible et d’une autre crise de surproduction d’armes.

Chers frères et sœurs syriens, sachez que la Côte d’Ivoire a souffert et souffre encore, comme plusieurs autres pays, de ce nazisme économique et que vous pouvez l’éviter si vous opter franchement et sincèrement pour un compromis politique quel que soit le temps que prendront les négociations afin de préserver le  bien le plus précieux d’un pays : l’Etat.

Je sais que certains de vous n’aiment pas Bachar,  mais je vous en prie, aimez votre pays et évitez de mettre sous la guillotine la tête de Bachar, en même temps que votre pays !

Vous le regretterez comme c’est le cas aujourd’hui pour beaucoup d’Ivoiriens, entre autres, qui ont soutenus la rébellion et ses alliés. Car demain, ce seront leurs experts (militaires, économistes, santé, etc.) qui viendront vous dicter la gestion de votre pays, alors vous découvrirez que la Syrie est sous tutelle.

Si le besoin de punir peut faire avancer la résolution du conflit, il ne revient pas à l’exécutif d’un autre pays de faire justice, le mode d’identification des coupables et leur punition peut faire partie de la solution politique.
Chers frères et sœurs, Obama s’était battu contre la guerre de Bush en Irak parce qu’il avait jugé les preuves insuffisantes et l’intervention sans l’ONU illégale. Il se présente comme l’héritier du plus pacifique des américains :

Martin Luther KING qui avait lancé la fameuse formule « I have a dream ». Obama peut être fier de l’héritage en lançant  « I have a drone ». De même Hollande s’est opposée à la guerre de Bush contre l’Irak pour les mêmes raisons et s’est retiré de l’Afghanistan pour faire des économies. Ils étaient tous deux convaincus que la crise économique et la réduction du chômage pouvaient être résolues sans faire la guerre comme Bush. Face à la concurrence des pays émergents, l’économie de marché ne marche plus pour l’occident. Le secteur de l’industrie des armes est le seul sauveur.

La guerre suivie de l’occupation militaire et économique en accompagnant des citoyens du pays occupé au cimetière et en exil, restent l’unique alternative pour réduire le chômage, le déficit de la balance commerciale, le déficit budgétaire et  financer la croissance. Même cette solution est devenue éphémère et ne profite qu’aux paradis fiscaux et quelques intérêts privés. Ironie du sort, Obama, prix Nobel de la paix, héritier de Martin Luther King, fait la guerre avec Hollande dans les mêmes conditions que Bush pour tenter de redresser leur économie. Ils font leur devoir de Président élu pour donner de l’emploi à leurs concitoyens et protéger leurs industries stratégiques.

Chers frères et sœurs, faites le vôtre en disant non à la guerre et oui à une solution politique pour protéger vos domiciles, vos activités économiques et vos emplois. Je vous préviens, vous regretterai tout autre choix.

Chers frères et sœurs Syriens,
Je sais que vous n’aurez pas cette lettre car aucune presse internationale n’osera la publier. Je la considère comme une  bouteille à la mer.

Dr Cheick DIABATE
Enseignant chercheur, Université du Colorado

http://cameroonvoice.com/news/article-news-12446.html

Côte d’Ivoire : la Syrie africaine (Vidéo)


Côte d’IvoireOn pourrait écrire de longs articles sur ce qui se passe quotidiennement en Côte d’Ivoire. Mais à quoi bon ? Ils seraient peu lus car la Côte d’Ivoire, pour beaucoup, c’est du passé. Les internautes oublient vite, surtout quand l’actualité est si riche. Priorité à la Syrie, à l’Egypte, aux émeutes de banlieue…

Pourtant il serait bon de rappeler que tous les jours il y a des morts en Côte d’Ivoire, par le fait d’agents employés par les mêmes qui cultivent le chaos en Syrie. Pour ceux qui s’insurgent contre l’impérialisme et qui ne font pas de différence entre un syrien, un égyptien et un ivoirien, je mets une vidéo (pas trop longue), juste pour rappeler que la résistance à l’impérialisme doit être globale pour avoir un sens.

Avic

La CPI se révèle n’être qu’un autre Guantanamo


CPI la HayeIls s’étaient pourtant donné beaucoup de mal pour lui donner un aspect respectable, lui peaufiner un caractère universel. Ils lui ont affecté de grands juristes  attifés de leurs grandes robes solennelles censées représenter la sérénité de la justice. Cette belle entité universelle, c’est la Cour Pénale Internationale, la CPI, sise à La Haye. Cœur sur la main, ils avaient juré, grâce à elle, de lutter contre l’impunité, les injustices et les crimes contre l’humanité partout dans le monde. Aucun dictateur ne devait plus dormir sur ses deux oreilles.

Depuis sa création, il en est passé du monde sur le banc des accusés. La CPI remplit donc pleinement la mission qui lui avait été confiée. C’est nous qui n’avions pas compris. Nous croyions bêtement aux définitions du Larousse des notions telles que ‘’dictateurs’’,  ‘’crimes de guerre’’, ‘’génocide’’ ou ‘’crimes contre l’humanité’’. Nous ne savions pas que toutes ces notions n’existent pas en elles-mêmes, elles se décrètent. Et pas par n’importe qui. Elles ne concernent pas n’importe qui, non plus. Pour être concerné, if faut certaines conditions basées sur le critère géographique, pour ne pas dire racial. Seule l’Afrique est concernée.  Il semble que ce continent grouille de dictateurs avérés ou en devenir, entourés de massacreurs et de génocidaires.

On avait quand même fini par comprendre cette petite vérité. Mais une vérité peut en cacher une autre. Que, de manière évidente, les clients de la CPI soient tous noirs, tout le monde avait commencé  à s’y faire. Facile. Toutes les prisons anglaises, américaines, ou françaises, n’ont-elles pas une surreprésentation de la population bronzée par rapport à leur nombre dans la société ? Mais la révélation, qui vient d’être mise en évidence, dans le cas du Président Laurent Gbagbo, c’est qu’il n’y a besoin, finalement, d’aucun motif pour incarcérer quelqu’un qui a été décrété dictateur, ou auteur de crimes contre l’humanité.

Après plusieurs mois d’incarcération, la CPI annonce n’avoir pas de preuves lui permettant de confirmer les charges contre Laurent Gbagbo. En clair, ils disent : « nous vous accusons sans preuves ». S’ils osaient, avec tous les risques que cela comporte pour leurs carrières, ils auraient même pu rajouter que les preuves dont ils disposent  accusent sans ambiguïté quelqu’un d’autre..

Accusé et maintenu en détention sans preuves. Ça ne vous rappelle rien ? Guantanamo, bien sûr. Nous y voilà. Tous ces grands mots, tous ces maquillages et faux semblants n’avaient d’autres buts que de camoufler une réalité. L’empire doit se doter de camps d’internement pour recevoir tous ses ennemis. Si on peut l’habiller d’oripeaux juridiques, tant mieux, sinon nécessité fait loi. Laurent Gbagbo restera enfermé, jusqu’à ce qu’on en trouve la raison.

Au-delà de l’injustice faite au président Gbagbo, à la côte d’Ivoire et à l’Afrique, une autre vérité saute aux yeux. Cette entité juridique ne devrait pas s’appeler CPI mais CPS, pour Cour Pénale Supranationale. Elle est l’œuvre des pays dits démocratiques, mais échappe complètement aux peuples de ces pays, et ne parlons même pas des peuples africains qui fournissent la matière première pour son fonctionnement. C’est l’illustration même du monde d’aujourd’hui, où différentes structures censées être d’émanation populaire, ne sont en fait que des structures dictatoriales et des machines à broyer. Avec toujours la même excuse qui consiste à dire : « ce n’est pas parfait, mais il vaut mieux ça que rien, en attendant mieux ». Alors, messieurs les africains (ou les cobayes ?), patience …

Avic

L’avocat du président Gbagbo vient-il de pré-annoncer le verdict de l’audience de confirmation des charges?


Laurent GbagboUn tweet du professeur Dov Jacobs avocat du président Gbagbo semble ne laisser aucun  doute quant au verdict de l’audience de confirmation des charges qui eut lieu dans les locaux de la CPI  à la Haye en hollande du mardi 19 au jeudi 28 février 2013 . Le verdict attendu depuis plus de trois jours n’est toujours pas arrivé, ce qui laissait déjà entrevoir la possibilité de tractations dans les coulisses. Ce matin, le professeur Dov Jacobs a publié un tweet dont la traduction en français est:  « On vient juste de me dire que dans des affaires juridiques, il y’ a des dimensions politiques… Mes illusions sont brisées » .

TwitterGbagboIl y’a très peu de chances que ce tweet n’ait pas été inspiré par le procès en cours contre le président Gbagbo. Rappelons en effet que lors de l’audience de confirmation des charges, le bureau du procureur avait basé  ses accusations sur des preuves absolument ridicules. C’est ainsi par exemple qu’une chanson de campagne électorale, interprété par des ressortissants du nord de la Côte d’Ivoire  en faveur du président Gbagbo, avait été brandie comme preuve d’un génocide imaginaire contre les populations du….Nord de la Côte d’Ivoire.

Ce verdict s’il se confirmait, ne ferait qu’envenimer la situation déjà très tendue en Còte d’Ivoire, avec les partisans du président Gbagbo qui s’estiment persécutés par la justice ivoirienne et internationale. La CPI au lieu d’apaiser les tensions viendrait donc jeter de l’huile sur le feu…

http://cotedivoireinfo.wordpress.com/2013/05/31/lavocat-du-president-gbagbo-vient-il-de-pre-annoncer-le-verdict-de-laudience-de-confirmation-des-charges-freegbagbo-cpi-afp/

Source :ACC – Côte d’Ivoire

Le Livre blanc de la défense français planifie une escalade des guerres et des conflits entre les grandes puissances


les-navires-de-l-operation-myrrhe-source-fdcolberLe gouvernement français du Parti socialiste (PS) a publié le 29 avril son Livre blanc sur la stratégie militaire. Après son élection, il y a un an, le président François Hollande avait mis en place une commission pour l’élaboration d’un nouveau Livre blanc tenant compte des changements intervenus dans la situation mondiale depuis la publication en 2008 du précédent Livre blanc sur la défense français.

En examinant le Livre blanc de 2008 (Voir : « Livre blanc sur la Défense : La bourgeoisie française se prépare à la guerre »), le WSWS avait noté que la classe dirigeante française était en train de préparer un tournant vers la guerre afin de résoudre les contradictions qui accablent l’impérialisme mondial. Cette analyse a été confirmée dans les cinq années qui ont suivi et qui ont connu une explosion de l’agression impérialiste française après le déclenchement de la crise économique de 2008 et les luttes de classe révolutionnaires de la classe ouvrière en Egypte en 2011. En l’espace de deux ans, la France a mené des guerres en Libye, en Côte d’Ivoire et actuellement au Mali et en Syrie.

L’actuel Livre blanc présente des projets non seulement pour continuer mais pour intensifier massivement l’agression de l’armée française outre-mer. Il précise : « L’évolution du contexte stratégique pourrait amener notre pays à devoir prendre l’initiative d’opérations, ou à assumer, plus souvent que par le passé, une part substantielle des responsabilité impliquées par la conduite de l’action militaire. »

Le Livre blanc contient une liste incroyablement longue de cibles ou de cibles potentielles pour une agression militaire française. Il traite de la possibilité de nouvelles guerres en Afrique, de déploiements au Moyen-Orient et en Asie en vue de possibles conflits avec l’Iran et la Chine et de déploiements plus vastes des forces nucléaires françaises.

L’adoption du Livre blanc par le gouvernement PS et la réaction suscitée dans les médias sont les symptômes d’une classe dirigeante qui a totalement perdu la tête. Des articles parus dans les médias français ont critiqué le Livre blanc non pas parce qu’il présente un programme militariste mégalomane mais parce qu’il n’arme pas suffisamment la France pour une poursuite efficace de ces conflits.

Le Livre blanc planifie un gel des dépenses militaires à 31,4 milliards d’euros par an. Ceci entraînerait la suppression de 24.000 emplois dans l’armée entre 2014 et 2019 et une réduction du nombre de soldats pouvant être déployés outre-mer, des 30.000 actuels à 15.000.

Mais plusieurs analystes militaires ont minimisé les réductions proposées, en insistant pour dire qu’elles seraient invalidées et que d’autres réductions des dépenses seraient nécessaires pour payer la guerre. Jean-Dominique Merchet, a dit, « tous les fondamentaux seront maintenus… Il ne faut pas oublier que si le contexte géopolitique change radicalement au cours des trois ou quatre prochaines années, on ferait autrement. On sacrifierait autre chose pour avoir la capacité d’intervenir plus massivement. »

En fait, les conflits envisagés dans le Livre blanc ne pourraient être financés que par des attaques dévastatrices contre le niveau de vie de la classe ouvrière, dans une situation où l’économie européenne est déjà en train de se désagréger sous l’impact de mesures d’austérité brutales. On est en train de créer les conditions d’une opposition profonde et politiquement explosive, au sein de la classe ouvrière, contre la politique belliqueuse et d’austérité unanimement soutenue par l’establishment politique.

Le Livre blanc énumère la Méditerranée, l’Afrique du Nord, le Sahel, le Golfe persique et l’Océan indien comme les arènes d’une intervention française. La France projette de maintenir quatre bases en Afrique. Le Livre blanc souligne aussi le caractère crucial de la Mer de Chine du Sud, où les Etats-Unis ont attisé des confrontations entre la Chine et d’autres pays de la région, et des intérêts français plus larges en Asie de l’Est.

Christophe Guilloteau, député conservateur qui a contribué à la rédaction du Livre blanc a dit que la guerre de la France au Mali garantissait que l’Afrique resterait une priorité en matière de défense pour la France. Au micro de Radio-France International, il a dit que depuis la guerre au Mali « certains qui considéraient qu’on devait désengager encore plus au-delà l’Afrique, se sont aperçus que ce n’était pas une bonne idée. Si nous n’avions pas eu des forces pré-positionnées et au Tchad, et surtout en Côte d’Ivoire avec l’opération Licorne, on n’aurait pas pu répondre à l’appel des Maliens avec autant de rapidité. »

Paul Melly, membre associé du programme Afrique du groupe de pression Chatham House a expliqué : « Si ce modèle [d’une intervention au Mali] marche, c’est un modèle qui pourrait être étendu plus largement. Et donc le Mali est en quelque sorte un banc d’essai. »

Le Livre blanc confirme l’alignement de la France sur Washington conformément au prédécesseur conservateur de Hollande, Nicolas Sarkozy. Sous Sarkozy, la France avait réintégré en 2009 les structures militaires de l’OTAN avant de discuter en 2010 d’une éventuelle alliance militaire avec la Grande-Bretagne, proche allié des Etats-Unis, et de mener à partir de 2011 une série de guerres menées par les Etats-Unis.

Le Livre blanc soutient la poussée de la guerre contre l’Iran, en accusant sans preuve l’Iran de développer des armes nucléaires : « le Golfe Arabo-Persique revêt une importance stratégique particulière. Cette zone, où la course de l’Iran à des capacités nucléaires militaires engendre un risque de prolifération. »

Le Livre blanc plaide pour que la France augmente son influence dans la région en travaillant étroitement avec les Etats-Unis et leurs intermédiaires dans la région. Il fait remarquer que « la France y a renforcé sa présence et sa coopération de défense » avec les Emirats arabes unis (EAU), le Koweït et le Qatar, dont la construction d’une base militaire à Abou Dhabi, capitale des EAU.

En Asie, le Livre blanc fait l’éloge du « pivot vers l’Asie » des Etats-Unis qui vise à contenir la Chine et qui a accru les tensions entre Washington et Beijing. Tout comme Washington, Paris considère l’influence grandissante de la Chine comme une menace à ses intérêts géostratégiques, notamment en Afrique.

Il dit que « l’équilibre de l’Asie orientale a été modifié en profondeur par la montée en puissance de la Chine… Le renforcement de la présence militaire américaine dans la région peut contribuer à la maîtrise des tensions en Asie. »

En fait, le « pivot vers l’Asie » a énormément accru les tensions en Asie, faisant planer le mois dernier une importante menace de guerre sur la Corée du Nord. Le Livre blanc montre clairement que la France chercherait à se joindre à un conflit régional majeur en promettant que la France « en cas de crise ouverte, apporterait, aux côtés de ses alliés, une contribution politique et militaire. »

Le document recommande de maintenir l’armement nucléaire français, tel les programmes SN3G de sous-marin et de missile M51 qui coûtent près de 3,5 milliards d’euros (4,6 milliards de dollars) par an. Alors que le Livre blanc affirme que le programme d’armement nucléaire de la France est « strictement défensif, » il ajoute, « Certains des moyens des forces nucléaires peuvent être utilisés pour les opérations conventionnelles sur décision du Président de la République. »

L’élimination des barrières entre forces nucléaires et forces conventionnelles est une nouvelle étape vers l’utilisation de l’arme nucléaire, une menace qui a déjà été soulevée par des responsables français. En 2006, le président de l’époque Jacques Chirac avait annoncé que la France pourrait lancer des frappes nucléaires contre des terroristes, en cas de menaces à l’égard de « nos approvisionnements stratégiques et la défense de pays alliés. » (Voir : « France: Le président Chirac brandit la menace de représailles nucléaires en cas d’attaques terroristes »)

Jean-Luc Mélenchon, dirigeant du Front de Gauche petit-bourgeois a dénoncé les coupes dans les dépenses de la défense énoncées dans le Livre blanc. Il a dénoncé l’« austérité » et l’alliance américaine (l’atlantisme) comme étant « deux dangers mortels pour la souveraineté et l’indépendance de la France » – en lançant un appel réactionnaire et anti-américain, alors même qu’il a soutenu avec enthousiasme toutes les guerres menées par Paris en collaboration avec Washington, que ce soit la guerre de la Libye ou les guerres actuelles au Mali et en Syrie.

Les commentaires pro-guerre de Mélenchon reflètent le gouffre qui sépare la bourgeoisie et les couches aisées de pseudo-gauche représentées par le Front de Gauche, de la classe ouvrière. Terrifiées par les luttes qui couvent entre la classe ouvrière et le programme social et militaire réactionnaire de Hollande, elles exigent que de plus en plus de ressources soient injectées dans la machine de guerre.

Kumaran Ira et Alex Lantier

https://www.wsws.org/fr/articles/2013/mai2013/fran-m06.shtml

Côte d’Ivoire : Comment la France a organisé la rébellion


Côte-dIvoire_Rébellion-FAFN_P4Le 4 février 2003, les Français réussissent à obtenir une résolution, par le biais du Conseil de sécurité des Nations-Unies, les autorisant à conduire les opérations pour le maintien de la paix en Côte d’Ivoire, aux côtés des troupes qui devaient être envoyées par la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

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Crimes sans châtiment : Révélations sur les filières terroristes de Paris


« Les noires complicités de la France »

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Avec “Crimes sans Châtiment”, l’auteur met à jour tout un système de complicités entre les dirigeants politiques français et des groupes islamistes criminels. De 1990 à 2012, de l’Algérie à la Syrie, la confrérie des Frères musulmans reçoit le soutien de Paris dans ses coups d’Etat contre les pays du Bassin méditerranéen. Entrevue de jean-Loup Izambert par Louis Dalmas (B.I. Infos, no. 185, mars 2013).

B.I. : En juin 2012 vous annonciez la parution prochaine de votre ouvrage sous le titre provisoire de “La ligne jaune”. Le titre a changé depuis. Pourquoi ?

Jean-Loup Izambert : D’abord, il m’a fallu près d’une année avant de trouver un éditeur libre et indépendant digne de ce nom sur la vingtaine qui ont reçu mon manuscrit. (1) Pendant ce temps, l’évolution de la situation internationale a montré que les dirigeants occidentaux ne se contentaient pas de franchir la ligne jaune entre la guerre et la paix.

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De la Françafrique à l’Afr’ance.


Drapeau Fr

La Françafrique c’est quoi ? Des mallettes qui circulent du sud au nord vers des comptes privés ? Des cadeaux et des marchés complaisamment octroyés ? Des élections gagnées à 99% ? Des destitutions organisées lors de coups d’état décidés et mis en œuvre par les soins des « Services » français ? Des messages véhiculés par l’intermédiaire d’émissaires spéciaux style « Papa m’a dit » ou « l’Elysée veut » ? Il y a de tout cela. Mais, en même temps, la Françafrique c’est tout autre chose. Tous ces clichés, pourtant réels, c’est pour la galerie. Une façade qui lui en donne une image pittoresque mais faussée. La Françafrique est avant tout un système. Un système géopolitique particulier, ne ressemblant à aucun autre dans ce monde pourtant poly-systémique. Comme pour tous les systèmes tous ceux qui sont en son sein sont réduits à n’en être que de simples acteurs.

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Mali : une guerre peut en cacher une autre


Hollande à Alger
Depuis Nicolas Sarkozy avec Laurent Gbagbo, Mouammar el-Kadhafi et Bachar el-Assad, la diplomatie française pratique le baiser de Judas. Ici le président François Hollande venu à Alger embrasser son homologue Abdelaziz Bouteflika, le 19 décembre 2012. Trois semaines plus tard, il allumera la guerre au Mali pour enflammer l’Algérie.
©Présidence de la République

 

« L’appétit vient en mangeant », dit le proverbe. Après avoir recolonisé la Côte d’Ivoire et la Libye, puis tenté de s’emparer de la Syrie, la France lorgne à nouveau sur le Mali pour prendre l’Algérie à revers.

Durant l’attaque de la Libye, les Français et les Britanniques ont fait un large usage des islamistes pour combattre le pouvoir de Tripoli, les séparatistes de Cyrénaïque n’étant pas intéressés à renverser Mouammar el-Kadhafi une fois Benghazi indépendante. À la chute de la Jamahiriya, j’ai personnellement été témoin de la réception des dirigeants d’AQMI par des membres du Conseil national de transition à l’hôtel Corinthia, qui venait d’être sécurisé par un groupe britannique spécialisé venu exprès d’Irak. Il était évident que la prochaine cible du colonialisme occidental serait l’Algérie et qu’AQMI y jouerait un rôle, mais je ne voyais pas quel conflit pourrait être utilisé pour justifier une ingérence internationale.

Paris a imaginé un scénario dans lequel la guerre pénètre en Algérie par le Mali.

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