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Quel est le véritable programme de l’état policier américain? – Paul Craig Roberts


982829Dans ma dernière chronique, j’ai souligné qu’il était important pour les citoyens américains d’exiger de savoir quels sont les vrais programmes qui sont derrière les guerres qu’ont choisi de faire les régimes de Bush et d’Obama. Ce sont des guerres majeures à long terme d’une durée de deux à trois fois celle de la Seconde Guerre mondiale.

Forbes rapporte que un million de soldats américains ont été blessés en Irak et en Afghanistan. http://www.forbes.com/sites/rebeccaruiz/2013/11/04/report-a-million-veterans-injured-in-iraq-afghanistan-wars/

RT rapporte que le coût du maintien de chaque soldat américain en Afghanistan a augmenté de 1,3 million de dollars à 2,1 millions de dollars par soldat. http://rt.com/usa/us-afghanistan-pentagon-troops-budget-721/

Matthew J. Nasuti rapporte dans Kabul Press qu’il a coûté aux contribuables 50 millions de dollars pour tuer un soldat taliban. Cela signifie qu’il a coûté 1 milliard de dollars pour tuer 20 combattants talibans. http://kabulpress.org/my/spip.php?article32304 C’est une guerre qui ne peut être gagnée qu’au prix de la faillite totale des États-Unis.

Joseph Stiglitz et Linda Bilmes ont estimé que les dépenses déjà réalisées et les coûts futurs déjà engagés dans les guerres d’Afghanistan et d’Irak se montent au moins à $ 6 trillons.

En d’autres termes, c’est le coût de ces deux guerres qui expliquent l’explosion de la dette publique américaine et les problèmes économiques et politiques associés à cette dette importante.

Qu’a gagné l’Amérique en échange de  $ 6 trillons et un million de soldats blessés, dont beaucoup très sévèrement?

En Irak, il y a maintenant un régime islamiste chiite allié à l’Iran à la place d’un régime laïc sunnite qui était un ennemi de l’Iran, le nouveau aussi dictatorial que l’ancien, qui préside sur les ruines de la guerre, au milieu d’une violence permanente aussi élevée que pendant la tentative d’occupation américaine, et des malformations congénitales abominables dues à des substances toxiques associées à l’invasion et à l’occupation américaine.

En Afghanistan, il y a des talibans invaincus et apparemment invincibles et un trafic de drogue ravivé qui inonde le monde occidental.

La cerise sur ces « succès » de Bush et Obama sont des demandes de partout dans le monde que les Américains et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair rendent des comptes sur leurs crimes de guerre. Certes, la réputation de Washington a chuté à la suite de ces deux guerres. Il n’y a plus aucun gouvernement de par le monde qui soit assez crédule pour croire un seul mot de ce que dit Washington.

Ce sont des coûts énormes pour des guerres pour lesquelles nous n’avons aucune explication.

Les régimes Bush / Obama ont mis au point diverses histoires de couverture: une «guerre contre le terrorisme», «Nous devons les tuer là-bas avant qu’ils ne viennent ici», «armes de destruction massive », « vengeance pour le 11/9 », « Oussama ben Laden » (qui est mort de ses maladies en Décembre 2001, comme ça a été largement rapporté à l’époque).

Aucune de ces explications n’est viable. Ni les talibans ni Saddam Hussein n’ont été engagés dans le terrorisme aux États-Unis. Comme les inspecteurs en désarmement en avaient informé le régime de Bush, il n’y avait pas d’ADM en Irak. Envahir les pays musulmans et massacrer des civils sont plus susceptibles de créer des terroristes plutôt que de les supprimer. Selon l’histoire officielle, les pirates de l’air du 11/9 et Oussama ben Laden étaient Saoudiens, pas Afghans ou Irakiens. Pourtant, ce n’était pas l’Arabie saoudite qui a été envahie.

La démocratie et un gouvernement responsable n’existent tout simplement pas lorsque le pouvoir exécutif peut amener un pays à la guerre au nom d’agendas secrets opérant derrière des histoires de couverture qui sont des mensonges transparents.

Il est tout aussi important de poser ces mêmes questions au sujet du programme de l’état policier américain. Pourquoi Bush et Obama ont-ils supprimé la protection de la loi comme bouclier pour le peuple pour la transformer en une arme dans les mains de l’exécutif? Comment les Américains sont-ils plus en sécurité en se débarrassant de leurs libertés civiles? La détention illimitée et sans application normale de la loi sont les maîtres mots de l’Etat tyrannique. Ils sont le terrorisme, pas une protection contre le terrorisme. Pourquoi toutes les communications de chaque Américain et apparemment les communications de la plupart des autres personnes dans le monde, y compris les alliés européens les plus fidèles de Washington, sont susceptibles d’être interceptées et stockées dans une gigantesque base de données de l’état policier? Comment cela protège-t-il les Américains contre les terroristes?

Pourquoi est-il nécessaire pour Washington d’attaquer la liberté de la presse et d’expression, de fouler aux pieds la loi qui protège les dénonciateurs comme Bradley Manning et Edward Snowden, de criminaliser la dissidence et les manifestations, et de menacer des journalistes tels que Julian Assange, Glenn Greenwald et le journaliste de Fox News James Rosen ? http://www.nytimes.com/2013/05/22/opinion/another-chilling-leak-investigation.html?_r=0

Comment le fait de garder les citoyens dans l’ignorance des crimes de leur gouvernement peut-il les mettre à l’abri des terroristes?

Ces persécutions des diseurs de vérité n’ont rien à voir avec la «sécurité nationale» et le fait de «mettre les américains à l’abri des terroristes. » Le seul but de ces persécutions est de protéger le pouvoir exécutif contre la révélation de ses crimes. Certains des crimes de Washington sont si horribles que la Cour pénale internationale prononcerait une condamnation à mort si les coupables pouvaient être traduits en justice. Un gouvernement qui va détruire les protections constitutionnelles de la liberté d’expression et de la liberté de la presse afin d’empêcher que ses actions criminelles ne soient divulguées est un gouvernement tyrannique.

On hésite à poser ces questions et même à faire les remarques les plus évidentes de peur non seulement d’être mis sur une liste de surveillance et d’être sous le coup d’une accusation ou une autre, mais aussi par crainte que ces questions puissent provoquer un false flag qui pourrait servir à justifier l’état policier qui a été mis en place.

C’est peut-être ce qu’a été l’attentat du marathon de Boston. Les déclarations du gouvernement ont pris le pas sur la preuve de la culpabilité des deux frères. Il n’y a rien de nouveau dans la manière dont le gouvernement piège des boucs émissaires. Ce qui est nouveau et sans précédent c’est le verrouillage de Boston et sa banlieue, l’apparition de 10.000 soldats lourdement armés et des chars pour patrouiller dans les rues et fouiller sans mandat les maisons des citoyens, tout cela au nom de la protection du public contre un enfant blessé de 19 ans.

Non seulement rien de ce genre n’est jamais arrivé aux États-Unis, mais aussi ce n’aurait pas pu être organisé sous l’impulsion du moment. Ça devait déjà être en place, en attente pour l’événement. Ce fut un galop d’essai pour ce qui est à venir.

Les américains ignorants, les conservateurs du type « la loi et l’ordre», particulièrement crédules, n’ont même aucune idée sur la militarisation de leur police locale. J’ai regardé les forces de police locale s’entrainer dans des clubs de tir. Les policiers ont appris à tirer d’abord non pas une fois mais plusieurs fois, pour protéger leurs vies en premier à tout prix, et non pas à risquer leur vie en posant des questions. C’est pourquoi un gamin de 13 ans avec le fusil jouet a été mis en pièces. Un interrogatoire aurait révélé qu’il s’agissait d’une arme-jouet, mais interroger le « suspect » aurait pu mettre en danger les précieux policiers qui sont formés pour ne prendre aucun risque.

La police opère de la même manière que le pouvoir de tuer présidentiel d’Obama : assassiner d’abord, puis créer un dossier contre la victime.

En d’autres termes, cher citoyen américain, votre vie ne vaut rien, mais les policiers que vous payez, non seulement n’ont aucun compte à rendre, mais aussi leurs vies ont une valeur inestimable. Si vous vous faites tuer dans l’exercice de leur fonction, ce n’est pas une grosse affaire. Mais ne blessez pas un policier voyou dans un acte de légitime défense. Je veux dire, qui pensez-vous que vous êtes, une sorte d’américain mythique, libre avec des droits ?

Traduction Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/11/13/real-agenda-american-police-state-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120 Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Obama : La prison se précise


Obama-dronesSalut Obama, comment vas-tu ? Ne te fatigue pas à espionner mes mails, je m’adresse à toi en direct live pour te faire part d’un vœu très cher : que tu ailles en prison, le plus tôt possible et pour longtemps, vu l’ampleur des crimes que tu as commis. C’est le signe nécessaire pour que six milliards d’êtres humains retrouvent confiance en la justice, et n’aient plus l’impression qu’une secte, élue par 25 % de la population riche d’un petit pays (Etats-Unis, Amérique du Nord) décide de tout dans le monde.

Comme je suis un fervent adepte – croyant et pratiquant – des droits de l’homme, je précise : tu es présumé innocent, et je souhaite juste qu’un procureur te cite devant un tribunal digne de ce nom,… donc hors US bien sûr. A moins que d’ici là, ton petit pays ratifie le protocole reconnaissant le recours individuel devant le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, le statut de la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme et celui de la Cour Pénale Internationale. Car vois-tu, il reste fort fâcheux de te voir pérorer sur les droits de l’homme alors que tu refuses de reconnaître les traités qui donnent force aux droits de l’homme.

Le sujet du jour, ce sont les exécutions sommaires par drones. Comme dans les westerns, sauf que là,… on est dans la vie. Et les pièces de l’accusation ne viennent pas de gauchistes post-staliniens ou de barbus de l’Axe du mal…

D’abord, Amnesty international. L’ONG publie un rapport accusant tes services de « crimes de guerre » et « d’exécutions extrajudiciaires » dans le cadre de tes opérations dans le nord-ouest du Pakistan. Amnesty parle « de permis de tuer ». Ben dis donc, c’est pas gentil ça, Obama…

Polly Truscott, la directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d’Amnesty explique : « Nous disposons de nouvelles preuves tangibles que les Etats-Unis sont responsables d’homicides illégaux dans les attaques de drones, explique Certains de ces homicides peuvent être qualifiés d’exécutions extrajudiciaires ou de crimes de guerre ».

Dans neuf cas de frappes de drones dans le Waziristan du nord, perpétrées entre janvier 2012 et août dernier, des preuves irréfutables montrent que des civils ont été pris pour cibles. Polly précise : « Pour contredire les autorités américaines qui qualifient leur cibles de « terroristes », je vais vous citer un exemple : une femme de 68 ans était en train de planter ses légumes dans un champ sur sa propriété, entourée de ses petits-enfants, quand son corps a été déchiqueté par un missile. Comment cette femme, Mamana Bibi, c’était son nom, pouvait-elle avoir de près ou de loin des liens avec les insurgés ? »

Et voilà tout le problème, Obama. Amnesty, avec un dossier blindé, montre que si Mamana Bibi a été tuée, c’est que tu as donné l’ordre, au prétexte de dossiers bidons inventés par la CIA. Ça vaut perpète, mon pote… Tuer des civils, sans jugement, sans procès, et alors que tu n’as rien à faire au Pakistan.

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Le rapporteur spécial de l’ONU sur la protection des droits de l’homme dans la lutte antiterroriste, Ben Emmerson, confirme. Dans un rapport ce 18 octobre, il estime à plus de 400 le nombre de civils tués au Pakistan. Selon lui, la CIA a créé « des obstacles presque insurmontables à la transparence », ce qui « entraîne un déni de responsabilité qui affecte la capacité des victimes à demander réparation ».

Alors, un conseil, Obama : tu te constitues prisonnier, et tu demandes le bénéfice des droits de la défense. Parce que sinon, des équipes bien formées vont venir te larguer un drone sur ton gros nez de menteur infini. Pour venger Mamana Bibi… Une grand-mère de 68 ans… Tu as fait trop de mal pour t’en tirer, et tu devrais te rendre à la Justice.

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/

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Bandar Ben Sultan, bientôt devant la CPI pour crime de guerre?!


AFP_130827_b77is_bandar-ben-sultan_sn635Les médias arabes évoquent depuis deux jours les efforts destinés à traduire en justice le chef du renseignement saoudien, Bander Ben Sultan,pour crime de guerre. L’institut d’études et d’informations du monde unique, composé des dizaines d’avocats envisagent de porter plainte contre le chef du renseignement saoudien pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Syrie. D’autres charges pèsent aussi contre lui, selon ses avocats : soutien financier au terrorisme, planification d’actes terroristes, chantage des institutions juridiques… l’institut en question s’empare en effet de l’initiative d’un personnage médiatique arabe bien connu, Nazal Kablan.

Le dossier qui se constituera contre Bandar, comporte de nombreux éléments qui plaident tous en faveur de la culpabilité de celui que les arabes surnomment  » prince des complots »! L’institut en question emploie des dizaines de conseillers juridiques et entend traduire en justice internationale le Saoudien pour les crimes qu’il a commis depuis plus de deux ans en Syrie.
IRIB

Syrie : les protestations à elles seules ne suffiront pas pour empêcher la guerre


Tribune libre Byblos

7_nh77yUne attaque contre la Syrie ne sera pas une promenade. Les États-Unis ne sont pas non plus invincibles. Les protestations à elles seules ne suffiront pas pour empêcher la guerre. Les criminels de guerre acceptent que nous brandissions des pancartes lors d’une manifestation à condition qu’ensuite nous rentrions chez nous.

Plus de monde a protesté contre l’invasion anglo-américaine de l’Irak que contre la guerre du Vietnam et les Etats-Unis étaient en désaccord avec leurs alliés, la France et l’Allemagne en plus de la Russie et de la Chine. Néanmoins l’invasion a eu lieu en 2003.

Nous ne pouvons pas nous mobiliser pour “le jour de” ou“pour le jour d’après” l’attaque contre le peuple syrien. Il sera trop tard. Un crime est en train d’être commis sous les yeux du monde entier. Damas, l’une des plus anciennes villes du monde, et un modèle de coexistence, est sur le point d’être bombardée après plus de deux ans de sang répandu, ce qui est l’œuvre des gouvernements des États-Unis, de l’Arabie saoudite, du Qatar, de la Turquie, de la Grande-Bretagne, de la France et de la Jordanie.

Nous devons prendre l’initiative et empêcher la guerre, quelque soit la forme qu’elle pourrait prendre. La véritable R2P (responsabilité de protéger) est la nôtre : la“responsabilité de prévenir la guerre”. C’est notre responsabilité à tous. Nous savons tous que la véritable communauté internationale est opposée à l’agression que le gouvernement américain et la France planifient contre la République arabe de Syrie.

Il est nécessaire d’avoir des mécanismes ou stratégies qui fassent la promotion de la responsabilité personnelle de ceux qui veulent commencer une guerre. Il doit y avoir des conséquences économiques, politiques, sociales, légales et psychologiques pour les fauteurs de guerre et soi-disant “dirigeants” qui répandent la division et refusent de mettre un terme à leur agression internationale. Des mesures légales doivent être prises contre Obama et les principaux officiels de son administration, s’il devait autoriser la guerre, contre le Congrès, en plus de la désobéissance civile. Cela pourrait peut-être instauré par différentes cours de justice dans le monde.

Les vies de gens comme Obama, et d’autres de son espèce, doivent être perturbées de toutes les manières possibles. Il faut en faire des parias sociaux. Ils doivent savoir que ce qu’ils veulent est inacceptable et que nous ne leur permettrons pas de continuer à commettre leurs crimes en toute impunité.

Je me souviens des menaces de Donald Rumsfeld et de George Bush Jr à l’encontre des troupes irakiennes, et qui disaient qu’ils (les soldats) ne pouvaient se retrancher derrière “nous n’avons fait qu’obéir aux ordres”.

Ceux qui participeront à n’importe quelle attaque doivent tous être avertis de cela. Leur implication potentielle doit aussi être documentée. Je pense que nous avons besoin de réfléchir sur la manière de mettre en œuvre une action de cette nature…

Mahdi Darius Nazemroaya
4 septembre 2013.

 Texte original en anglais :
http://www.silviacattori.net/article4805.html

Traduit par Elisabeth Nyffenegger

http://www.mondialisation.ca/syrie-les-protestations-a-elles-seules-ne-suffiront-pas-pour-empecher-la-guerre/5348503

L’Amérique totalement discréditée – Paul Craig Roberts


declin USAUn stupide président Obama et un ministre des affaires étrangères imbécile John Kerry ont fait gagner au gouvernement américain sa plus lourde défaite diplomatique de l’histoire et ont détruit la crédibilité de la fonction même du présidfent, du ministère des affaires étrangères et de l’entière branche exécutive. Tous sont mis à nus comme des menteurs de troisième zone.

Complètement intoxiqué par l’arrogance néfaste des mensonges passés qui ont été avalés par qui de droit pour détruire l’Irak et la Libye, Obama a cru que les Etats-Unis, cette “super-puissance”, ce pays “exceptionnel et indispensable”, auraient encore pu en remettre une couche, cette fois-ci contre la Syrie.

Mais le reste du monde a maintenant appris à éviter la course à la guerre de Washington surtout quand il n’y a aucune preuve de quoi que ce soit. Un stupide Obama a été poussé trop loin par une conseillère à la sécurité nationale incompétente, Susan Rice, et la meute de néo-conservateurs qui la soutient, ainsi le parlement britannique a amputé le membre gangréné.

Quel imbécile se mettrait dans une telle position ?

Maintenant, Obama est seul, isolé, essayant de se sortir de cette menace d’attaque d’un pays souverain sans autorisation de personne, ni de l’ONU, ni de l’OTAN, ni du congrès qu’il a ignoré. Sous les standards de Nüremberg, l’agression militaire est un crime de guerre. Washington a jusqu’ici réussi à passer aux travers des mailles du filet en se cachant derrière les acquiescements de l’ONU et de l’OTAN ; malgré ces accords, ce qui a été fait demeure des crimes de guerre.

Mais sa conseillère à la sécurité et les va t’en guerre néoconservateurs lui disent qu’il doit prouver qu’il est le vrai dur à cuire qui peut se tenir seul et commettre des crimes de guerre comme un grand sans la couverture de l’ONU ou de l’OTAN et d’un congrès américains couard. Il n’en tient qu’à Obama, insistent-ils, d’établir à tout jamais que le président des Etats-Unis est au-dessus de la loi. Que lui et lui seul est le “décideur”, le César, qui détermine ce qui est permis ou non. Le César de la seule “super-puissance” mondiale doit maintenant affirmer son autorité sur toute loi ou l’hégémonie de Washington sur le monde est terminée.

Comme je l’ai fait remarquer dans un autre billet, si Obama le fait seul, il sera harcelé pour le reste de sa vie comme un criminel de guerre qui n’osera plus quitter les Etats-Unis. En fait, un effondrement économique qui pointe à l’horizon pourrait aussi altérer le pouvoir et l’attitude des Etats-Unis, Obama se retrouvant ainsi possiblement devant des tribunaux pour ses crimes de guerre.

N’importe comment, le gouvernement américain a perdu sa crédibilité de par le monde et ne la regagnera jamais, à moins de traduire les régimes Bush et Obama devant la justice pour leurs crimes de guerre (NdT: et tant qu’on y sera, ceux de Clinton, Bush père, Reagan, Carter, Ford, Nixon et les précédents à titre posthume…)

La destruction par Obama de la crédibilité américaine va  bien au-delà de la diplomatie. Il est plus que probable que cet automne, ou cet hiver et très certainement en 2014, les Etats-Unis feront face à une crise économique encore plus dévastarice

L’abus par la banque de la réserve fédérale et le ministère du budget et des finances du dollar en tant que monnaie de réserve, l’émission sans fin de nouvelle dette et l’impression (création de l’air du temps) de dollars pour la financer, le point de focus des Etats-Unis de sauver les “banques trop grosses pour se planter” et ce en se moquant éperdument des conséquences négatives que cela a sur l’économie intra muros ainsi que sur les économies mondiales et les créanciers de la dette des Etats-Unis, l’attente de la crise politique sur le problème non résolu du déficit et de la limite du plafond de la dette auxquels devra faire face le congrès à la rentrée de Septembre, l’effondrement de l’emploi et une économie sombrant corps et âme, présentent dans l’ensemble une crise pour le gouvernement de Washington, qui est bien trop importante pour la somme d’intelligence, de connaissance, de maîtrise et de courage à disposition.

Lorsque la proverbiale m…. touchera le ventilateur (NdT: idiôme américain de l’expression “when the shit will hit the fan”, littéralement “quand le merde touchera le ventilateur”… vous avez l’image…), les entités incompétentes et corrompues que sont la réserve fédérale et le ministère des finances, n’auront alors pas plus de crédibilité qu’Obama et Kerry.

Le reste du monde, spécifiquement les états marionnettes de Washington que constituent l’OTAN, prendront grand plaisir de l’embarras de la seule “super-puissance” du monde, qui n’a fait que fonctionner sur du vent et son arrogance depuis la chute de l’URSS.

Le monde ne viendra pas à la rescousse de Washington, maintenant universellement détesté, avec des swaps de monnaies, toujours plus d’emprunts et d’aides étrangères. Les Américains vont chèrement payer leur négligence, leur inattention, leur manque d’intérêt et leur croyance ignorante que rien ne peut aller mal pour eux et que si cela arrive cela ne peut-être que très temporaire.

Deux décennies complètes de délocalisation ont laissé les Etats-Unis avec une force de travail similaire à un pays du tiers monde, employée intra muros dans des boulots a bas salaires de services non-commerciaux, une force de travail comparable à celle de l’Inde il y a 40 ans. D’ores et déjà la “seule super-puissance au monde” est affligée avec un très grand secteur de sa population qui dépend du gouvernement pour sa survie. Alors que l’économie se désintègre, la capacité du gouvernement à satisfaire la demande croissante de biens de survie diminue. Les riches vont demander que les pauvres soient sacrifiés dans l’intérêt des riches et les partis politiques acquiesceront.

Est-ce pour cela que le département de la sécurité de la patrie (NdT: la tristement célèbre DHS, Stasi, Securitate de l’empire du goulag levant…), une institution gestapiste, possède maintenant une force para-militaire qui s’accroît, équippée de chars d’assaut, de drones et de milliards de cartouches (NdT: vous avez bien lu !.. Il s’agit de milliards de cartouches commandées et documentées par la DHS aux usines de munitions…) ?

Combien de temps cela prendra t’il encore avant que les citoyens américains soient abattus dans leurs propres rues par “leur” gouvernement comme cela se passe très souvent dans les pays proches alliés de Washington comme l’Egypte, la Turquie et le Bahreïn ?

Les Américains ont négligé les requis de la liberté. Ils sont si patriotiques et naïfs, que tout ce qu’un gouvernement a à faire est de s’enrouler dans le drapeau, et le peuple, ou en tout cas, bien trop de citoyens, croient quelque mensonge que leur raconte le gouvernement. Ces gens si naïfs défendront le mensonge du gouvernement jusqu’à la mort, et de fait, jusqu’à la mort de la Terre entière.

Si les Américains continuent de croire les mensonges du gouvernement, ils n’ont aucun futur. Si la vérité est connue, les Américains ont déjà perdu un futur vivable. Le “siècle américain” des néoconservateurs est terminé avant même d’avoir commencé.

Mise à jour: J’ai entendu venant d’amis éduqués et conscients de ce qui se passe, que la pressetituée bat les tambours de la guerre ce soir aux informations. Ceci ne fait que montrer ce que sont ces putes des médias américains et leur déconnexion totale avec la réalité. Quiconque perd son temps à regarder les médias de masse américains est un idiot lobotomisé, un danger pour l’humanité.

Mise à jour du 30 Août 2013 à 20:52:

L’imbécile de la Maison Blanche va t’il être la victime de ses propres stupides nominations présidentielles ? N’a t’il vraiment personne pour lui dire comment échapper à ce dilemne où l’ont placé ses abrutis de ministre des affaires étrangères et conseillère à la sécurité ? Quelqu’un doit dire au bouffon de la Maison Blanche qu’il doit dire qu’il accepte les conditions de la communauté internationale qu’il n’y a en fait pas suffisamment de preuves pour lancer une attaque militaire contre la Syrie et de tuer encore plus de gens qui ont été tués dans la soi-disant attaque chimique, toujours non prouvée et qu’il attend de plus amples preuves. Que dieu aide l’imbécile et le pauvre pays qu’il représente.

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Source : http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

La CPI se révèle n’être qu’un autre Guantanamo


CPI la HayeIls s’étaient pourtant donné beaucoup de mal pour lui donner un aspect respectable, lui peaufiner un caractère universel. Ils lui ont affecté de grands juristes  attifés de leurs grandes robes solennelles censées représenter la sérénité de la justice. Cette belle entité universelle, c’est la Cour Pénale Internationale, la CPI, sise à La Haye. Cœur sur la main, ils avaient juré, grâce à elle, de lutter contre l’impunité, les injustices et les crimes contre l’humanité partout dans le monde. Aucun dictateur ne devait plus dormir sur ses deux oreilles.

Depuis sa création, il en est passé du monde sur le banc des accusés. La CPI remplit donc pleinement la mission qui lui avait été confiée. C’est nous qui n’avions pas compris. Nous croyions bêtement aux définitions du Larousse des notions telles que ‘’dictateurs’’,  ‘’crimes de guerre’’, ‘’génocide’’ ou ‘’crimes contre l’humanité’’. Nous ne savions pas que toutes ces notions n’existent pas en elles-mêmes, elles se décrètent. Et pas par n’importe qui. Elles ne concernent pas n’importe qui, non plus. Pour être concerné, if faut certaines conditions basées sur le critère géographique, pour ne pas dire racial. Seule l’Afrique est concernée.  Il semble que ce continent grouille de dictateurs avérés ou en devenir, entourés de massacreurs et de génocidaires.

On avait quand même fini par comprendre cette petite vérité. Mais une vérité peut en cacher une autre. Que, de manière évidente, les clients de la CPI soient tous noirs, tout le monde avait commencé  à s’y faire. Facile. Toutes les prisons anglaises, américaines, ou françaises, n’ont-elles pas une surreprésentation de la population bronzée par rapport à leur nombre dans la société ? Mais la révélation, qui vient d’être mise en évidence, dans le cas du Président Laurent Gbagbo, c’est qu’il n’y a besoin, finalement, d’aucun motif pour incarcérer quelqu’un qui a été décrété dictateur, ou auteur de crimes contre l’humanité.

Après plusieurs mois d’incarcération, la CPI annonce n’avoir pas de preuves lui permettant de confirmer les charges contre Laurent Gbagbo. En clair, ils disent : « nous vous accusons sans preuves ». S’ils osaient, avec tous les risques que cela comporte pour leurs carrières, ils auraient même pu rajouter que les preuves dont ils disposent  accusent sans ambiguïté quelqu’un d’autre..

Accusé et maintenu en détention sans preuves. Ça ne vous rappelle rien ? Guantanamo, bien sûr. Nous y voilà. Tous ces grands mots, tous ces maquillages et faux semblants n’avaient d’autres buts que de camoufler une réalité. L’empire doit se doter de camps d’internement pour recevoir tous ses ennemis. Si on peut l’habiller d’oripeaux juridiques, tant mieux, sinon nécessité fait loi. Laurent Gbagbo restera enfermé, jusqu’à ce qu’on en trouve la raison.

Au-delà de l’injustice faite au président Gbagbo, à la côte d’Ivoire et à l’Afrique, une autre vérité saute aux yeux. Cette entité juridique ne devrait pas s’appeler CPI mais CPS, pour Cour Pénale Supranationale. Elle est l’œuvre des pays dits démocratiques, mais échappe complètement aux peuples de ces pays, et ne parlons même pas des peuples africains qui fournissent la matière première pour son fonctionnement. C’est l’illustration même du monde d’aujourd’hui, où différentes structures censées être d’émanation populaire, ne sont en fait que des structures dictatoriales et des machines à broyer. Avec toujours la même excuse qui consiste à dire : « ce n’est pas parfait, mais il vaut mieux ça que rien, en attendant mieux ». Alors, messieurs les africains (ou les cobayes ?), patience …

Avic

Irak : dix ans après


Tuer c’est gagner.

Par Dr. Paul Craig Roberts

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19 mars 2013. Il y a dix ans aujourd’hui, le régime Bush envahissait l’Irak. On sait maintenant  que la justification de l’invasion était un paquet de mensonges orchestrés par le régime néoconservateur de Bush dans le but de tromper l’Organisation des Nations Unies et le peuple américain.

Le secrétaire d’Etat américain de l’époque, le général Colin Powell, a exprimé ses regrets d’avoir été utilisé par le régime de Bush pour tromper l’Organisation des Nations Unies avec de faux renseignements sur ce que les régimes Bush et Blair savaient être faux. Mais les ignobles médias « presstitués » ne se sont pas excusés auprès du peuple américain d’avoir servi de ministère de la propagande et du mensonge dans le régime corrompu de Bush.

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Principes élémentaires de propagande de guerre ou Les dix commandements sans lesquels nos guerres sembleraient injustes


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Les dix « commandements » sont avant tout une grille d’analyse qui se veut pédagogique et critique. Elle n’a pas pour but de prendre parti, ou de prendre la défense des « dictateurs », mais de constater la régularité de ces principes dans le champ médiatique et social. Au ban des accusés, on retrouve tant les vaincus que les vainqueurs.

Principes élémentaires de propagande de guerre, (utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède…) est un livre de Anne Morelli paru en 2001, réédité en 2010 pour compléter la première édition avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan, ainsi qu’une analyse du discours d’Obama « Prix Nobel de la paix ».

« Je ne tenterais pas de sonder la pureté des intentions des uns ou des autres. Je ne cherche pas ici à savoir qui ment et qui dit la vérité, qui est de bonne foi et qui ne l’est pas. Mon seul propos est d’illustrer les principes de propagande, unanimement utilisés, et d’en décrire les mécanismes. » [1] Il est néanmoins indéniable que depuis les dernières guerres qui ont marqué notre époque (Kosovo, guerre du Golfe, Afghanistan, Irak) ce sont nos démocraties occidentales et le champ médiatique qui leur correspond qui sont mis en question.

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