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Oyez, oyez ! Le général Dempsey vous dévoile ses plans secrets ! Ne les divulguez surtout pas à Assad.


ROYAL NAVY TASK GROUP FLEXES ITS MUSCLES IN THE MEDITERRANEANNous sommes vernis. Le général Dempsey, le patron du Pentagone, est arrivé Lundi 12 Août en Israël pour peaufiner son plan d’intervention en Syrie avec les autorités politiques et militaires israéliennes. Aussitôt mis au point, le plus secrètement possible, ils nous en livrent les détails via Debka Files pour que nous puissions en discuter à loisir, entre nous, le diffuser aussi peut-être, mais toujours entre nous. Ils nous font confiance pour cela. Un plan en 11 points dont vous trouverez les détails ici. C’est net, c’est précis, c’est chirurgical, comme seuls les américains en ont le secret.

Pendant ce temps, que font l’armée syrienne et ses alliés ? Ils sont trop occupés par ce qui se passe sur le terrain pour aller surfer sur le net. Ils ne sont donc au courant de rien. A moins qu’ils ne soient aussi en train de surveiller les navires anglo-français qui ont brusquement décidé d’entamer une croisière en Méditerranée, avec pleins d’escales prévues pour que les marins puissent faire des emplettes à terre entre deux exercices avec des pays amis… ou presque amis. Oui, car entre temps, pour nous maintenir en haleine, on nous ressort la vieille histoire du rocher de toutes les discordes, Gibraltar. La tension monte, nous dit-on. Ah bon, il y avait donc tension ? Les deux alliés de l’OTAN vont-ils se mettre des baffes pour régler ce problème devenu tout d’un coup aigu ? Feront-ils, chacun, appel à l’OTAN ?

Et pour corser encore plus l’histoire, il parait que, le problème de Gibraltar réglé ou non, tout ce petit monde finira par se retrouver dans l’Océan Indien, jusqu’au golfe persique, où ils effectueront des exercices. Encore. On nous donne même les raisons de ces exercices : le pillage des ressources. Question : pourquoi diable iront-ils piller ce qui leur appartient déjà ? En dehors de l’Iran, chaque cm2 de terrain, chaque grain de sable de cette partie du monde leur appartient. La question restera sans doute sans réponse ou, s’il y en a une, elle sera tellement alambiquée qu’il vaut mieux ne pas avoir posé la question.

En tout cas, démocratie oblige, on nous explique tout à l’avance et en détail. Les manœuvres, les escales, les dates, les petites disputes familiales, jusqu’au plan d’invasion surprise de Dempsey. Les commentateurs autorisés vont même plus loin dans les détails de ce fameux plan. Ils nous annoncent d’ores et déjà que nous aurons une guerre propre, sans victimes. C’est l’essentiel, non ? Pour ces commentateurs, cela veut dire : quelques morts (mais pas beaucoup) parmi les français et anglais engagés, un peu plus chez les alliés arabes (c’est inévitable), beaucoup, beaucoup plus chez les djihadistes  (ils sont payés pour ça. Et puis, ne sont-ils pas déjà sur la liste des terroristes ?), des victimes collatérales qu’une enquête ultérieure aidera à chiffrer, et enfin zéro mort américain et israélien. Guerre sans victimes donc.

Finalement, à quoi sert la diplomatie puisqu’on peut avoir une guerre rapide sans morts ?

Avic

Israël est en train de perdre la guerre de Syrie


Frontière Syrie-IsraelCette dernière semaine, nous avons suivi les tentatives désespérées des britanniques et des français pour pousser à une intervention militaire en Syrie. C’est un secret de polichinelle que de savoir que les gouvernements britannique et français sont dominés par le lobby juif. En Grande-Bretagne, il s’agit de l’ultra sioniste Conservative Friends of Israel (CFI), qui rassemble apparemment 80% des parlementaires conservateurs britanniques comme membres de ce lobby pro-Israël. En France la situation est même encore plus grave tant le système politique dans son intégralité a été détourné par le puissant CRIF.

Juste au cas où quelqu’un ne comprenne pas pourquoi le lobby juif pousse pour une intervention immédiate en Syrie, Debka File, un site internet israélien nous donne la réponse. Apparemment, l’armée arabe syrienne gagne sur tous les fronts. Les calculs militaires et géopolitiques israéliens se sont avérés faux.

D’après Debka, “la bataille pour Damas est finie”. L’armée syrienne a virtuellement regagnée le contrôle de la ville “dans une victoire épique”. Les rebelles, en très grande partie des mercenaires, ont perdu la bataille et ne “peuvent plus faire grand-chose si non quelques tirs  sporadiques. Ils ne peuvent plus lancer de raids ni représenter une menace pour le centre de la ville, l’aéroport ou la grande base aérienne syrienne près de là. Les cargos russes et iraniens amènent constamment des matériels afin de maintenir l’armée syrienne opérationnelle, ces cargos peuvent maintenant atterrir de nouveau à Damas après des mois de siège par les rebelles.”

Mais ce n’est pas juste la capitale. Debka rapporte que “Les unités de l’armée syrienne et du Hezbollah ont resserré leur siège des poches rebelles dans le nord de la ville d’Al Qusseir, d’autres unités de l’armée syrienne ont repris la campagne autour de la ville de Hama et une troisième force combinée armée syrienne/Hezbollah a pris position autour de la ville d’Alep.”

Debka affirme que des officiers importants de l’Armée Israélienne ont critiqué le ministre de la défense Moshe Ya’alon qui “a fourvoyé” la Knesset il y a quelques jours en estimant que “Bachar Al-Assad ne contrôlait qu’environ 40% du territoire syrien.” Debka suggère que le ministre de la défense s’est appuyé sur “une fausse évaluation du renseignement et était préoccupé par le fait que les forces armées agissaient sur la base de données de renseignement erronées.” Debka insiste sur le fait que “des évaluations erronées… doivent mener à de mauvaises prises de décision.”

Debka est clairement suffisamment courageux pour admettre que les mauvais calculs de l’armée israélienne ont sûrement mené à des conséquences désastreuses. Il rapporte “Le bombardement massif israélien d’armes iraniennes stockées près de Damas à destination du Hezbollah a prouvé un mois plus tard avoir fait bien plus de mal que de bien. Cela a donné à Bachar Al-Assad un coup de pouce plutôt que d’affaiblir sa détermination.”

Debka a évidemment raison. Il ne faut pas être un génie pour prédire qu’une attaque israélienne sur une terre arabe ne peut pas être acceptée par la rue arabe, même pas par les opposants les plus féroces d’Assad.

Debka maintient que “le renseignement se focalisant sur les mouvements militaires en Syrie, spécifiquement autour de Damas pour être certain que des systèmes de missiles et d’armement avancé ne parviennent pas au Hezbollah, a mené à un échec quant à la détection de mouvements majeurs des unités des milices du Hezbollah vers la frontière syro-israélienne.”

Israël doit maintenant faire face à une nouvelle réalité. Il fait face à un renforcement du Hezbollah provenant du Liban vers les plateaux du Golan et sa frontière avec la Syrie.

Debka conclut qu’Israël va bientôt se retrouver “face à face pour la première fois avec des unités du Hezbollah équipés d’armement lourd et de missiles se déplaçant le long de la frontière syro-israélienne et postant des miliciens en opposition aux avant-postes israéliens du Golan et des villages.”

Debka a raison de suggérer qu’au lieu “de s’affaiblir, le proxy libanais de l’Iran est en phase d’ouvrir un autre front et de forcer l’armée israélienne à s’adapter à un nouveau défi militaire venant du Golan syrien.”

Plutôt que les quotidiens Guardian de Londres ou Le Monde, c’est en fait la source israélienne Debka File qui aide à faire comprendre pourquoi les Britanniques et les Français sont si pressés d’intervenir. Une fois de plus, ils s’empressent de vouloir combattre une guerre sioniste.

Malheureusement, ce ne sont pas le Guardian ou le New York Times qui sont là pour révéler les derniers développements sur la Syrie et exposer les erreurs mortelles d’Israël. C’est bien une officine patriotique sioniste israélienne qui  nous donne la bonne analyse. Je pense en fait que cette forme de sévère autocritique qui est intriquée dans la culture israélienne, est le moyen qui permet de maintenir l’hégémonie régionale israélienne. Cette faculté d’examiner de manière critique et de désapprouver son propre commandement est quelque chose que je ne vois pas dans les médias occidentaux. Apparemment, les médias en Israël sont bien plus tolérant envers la critique que ne le sont les médias dominés par les sionistes en occident.

Gilad Atzmon’s latest book is: The Wandering Who? A Study of Jewish Identity Politics

http://www.gilad.co.uk/writings/syria-israel-is-losing-the-battle.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistsance 71 ~