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La France qui dérape n’est pas celle qu’on nous montre du doigt – Pr Christophe Oberlin


maxresdefaultC’est au nom d’un état juif à majorité juive, censé accueillir les juifs du monde entier, que les autochtones, les Palestiniens sont martyrisés depuis soixante ans (*). Pourtant certains n’hésitent pas à condamner les Palestiniens, les Arabes en général, et tous ceux qui les soutiennent pour un « antisémitisme » supposé. Les Palestiniens devraient déclarer aimer les juifs et insister à tout moment sur la distinction entre juifs et sionistes. C’est évidemment déloyal. En 1942 les Français n’aimaient pas les « boches » et aucune association anti raciste n’a jamais protesté. Lire la suite La France qui dérape n’est pas celle qu’on nous montre du doigt – Pr Christophe Oberlin

La Hollandie : Ce n’est pas le mariage gay qui remplira les bourses


La Normandie
La Normandie

Pourquoi donc en France le gouvernement n’a-t-il pas la cote ?

Premier élément de réponse en paraphrasant Pierre Desproges à propos de l’amour : ” Le pouvoir… il y a ceux qui en parlent et ceux qui l’exercent. ” Sans oublier bien sûr que Desproges ajoutait goguenard : “ A partir de quoi, il m’apparaît urgent de me taire. ” Peut-être le président Hollande devrait-il méditer la maxime et cesser ses bons mots.

Après tout, qu’y a-t-il de mal à prendre le pouvoir au sérieux ?

En Russie, on a moins d’humour et, du président au simple quidam, on serre les fesses. On attend la deuxième vague d’une crise mondiale dont ne sait pas si elle est financière, politique, industrielle ou sociale. De toute façon, on se dit qu’on a connu pire. Alors rien n’empêchera les Russes de célébrer la solidarité entre les travailleurs (1er mai) ou de fêter la fin de la guerre contre l’Allemagne (9 mai), fêtes qui, soit dit en passant, montrent combien l’Europe et a fortiori la France ne sont que de manière très relative au centre du monde. Mais il faut être loin de Paris pour mesurer cela.

A Paris justement, ministres et autre président d’assemblée cherchent eux-aussi la vague. Mais rien à voir avec une deuxième vague de crise. Tels des surfeurs aux beaux jours, ministres ou parlementaires bien en cour espèrent prendre la vague qui les propulsera, qui sait, dans un nouveau gouvernement qui ne saurait tarder tant on déteste l’actuel.

Mais qu’a donc fait l’actuel gouvernement pour qu’il en soit ainsi ?

Le gouvernement a promis, parlé, troufignolisé les adjectifs, plastronisé, consulté… mais n’a rien fait. Elu depuis à peine ou déjà (c’est selon) un an, le gouvernement n’a rien montré, sauf peut-être le mariage gay. Ce n’est pas vraiment cela qui remplira les bourses. Il y a un an, Hollande et les socialistes laissaient entendre qu’il n’y avait pas meilleur orchestre qu’eux-mêmes et qu’ils joueraient la partition comme personne. Un an a passé. Le chef d’orchestre mouline péniblement et, côté orchestre, ce n’est que la cacophonie.

Fêtes de mai ou pas, pas besoin de défilé. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Premier mai, fête du travail : près de 3,2 millions de chômeurs en France. Huit mai, comme s’ils jugeaient que la victoire (et la réconciliation) n’étaient pas assez festives, voilà que les socialistes veulent une confrontation avec l’Allemagne. En termes de symbole et de timing, comment faire pire ?

C’est sûr, si on ajoute au bras de fer avec l’Allemagne, les partisans de Jeanne d’Arc et autres nationalistes, les déçus du Front de gauche et les manifestants opposés au mariage pour tous, on a une France rassemblée, mais pas ailleurs que dans la rue.

Sixième République, retour à la Quatrième, nouveau mai 68 ou même retour à 1789, là n’est pas la question. Trop de paroles, de mots, de mensonges ont fait perdre toute crédibilité au gouvernement. Au point de donner un sentiment d’impuissance.

Avec Hollande, la Gaule serait-elle en panne ?

Comment peut-on penser que titiller le teuton soit la solution ? Pendant que nous y sommes, à quand les taxis parisiens au bord de la Marne ou un grand emprunt pour construire une nouvelle ligne Maginot ? Sauf que cette fois, il faudra convaincre Mouloud et Abdel de risquer leurs taxis et que ce sont encore Mohamed ou Mokhtar qui ne sont déjà pas bien riches et qui renvoient tout l’argent au pays qui devront souscrire l’emprunt.

Mais sans doute n’aurons-nous pas la guerre. Nul besoin en effet quand on voit qu’avec son “ Mur des cons ”qui n’est pas franchement pareil à une statue de sainte Thérèse à qui l’on mettrait des cierges, le Syndicat de la magistrature en est déjà à l’épuration.

Et puis il y a aussi ce que nous n’attendons pas. Avec Sarkozy, on avait eu la Défense et son fils Jean. Avec Hollande, on a la défonce et son fils Thomas.

Moi qui, je le concède, ne parviendrai jamais à dépasser le stade du ” peer “, je lis çà et là que Thomas Hollande est un geek (spécialiste pointu, think tank à l’appui appelé ” Laboratoire politique ” ou ” Think Tank Different “) du ” queer “, ce mot anglais qui qualifiait à l’origine d’ ” étrange ” les gays, transsexuels, bisexuels, fétichistes, travestis et transgenres et autres adeptes de la soumission et du sadomasochisme, et que ces derniers se sont réappropriés au point d’en faire un symbole.

Je comprends maintenant pourquoi François Hollande est si laxiste. Je comprends aussi Thomas Hollande. Fils de deux candidats à la présidence de la République, mâle et femelle, jamais mariés entre eux, il a de quoi s’interroger sur le pouvoir et se demander si la république n’est pas que le fruit de quelques sans-culottes excités ayant transgressé la bienséance de l’époque.

Et la morale de l’histoire si chère à Vincent Peillon? Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse !

Heureusement, les fêtes de mai seront pour beaucoup de Russes l’occasion de rouvrir la datcha et pour moi celle d’aller en Normandie, de voir les pommiers en fleurs, d’entendre les abeilles polliniser. Et je reverrai aussi avec plaisir ce graffiti sur l’autoroute A13 à la sortie Pont-l’Evêque : ” Pète un coup, vote Bayrou “.

Malgré son absence de rationalité et un caractère poétique très douteux, ce graffiti me rassure et me prouve, je ne saurai expliquer pourquoi, que la politique est moins une affaire de genre que d’humeur et de bon sens.

Jean-Luc PIPON

http://www.lecourrierderussie.com/2013/05/02/pete-un-coup-vote-bayrou/