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La France est la vassale des États-Unis, voilà la seule chose à retenir de la visite de François Hollande outre-Atlantique


Hollande-Obama20040217L’espionnage tous azimuts et illégal des autorités américaines, et l’ingérence continuelle de Washington dans la politique intérieure française, commandaient à François Hollande de ne pas se rendre en visite officielle aux États-Unis d’Amérique. Lire la suite La France est la vassale des États-Unis, voilà la seule chose à retenir de la visite de François Hollande outre-Atlantique

Avec des amis américains, la France n’a pas besoin d’ennemis!!


FrenchAncien directeur du renseignement à la DGSE (2002-2003), Alain Juillet* décrypte pour Le Figaro les pratiques d’espionnage de l’Agencenationale de la sécurité américaine (NSA) à travers le monde.

Êtes-vous surpris par l’envergure quasi industrielle de l’espionnage effectué par la NSA?

Alain JUILLET– Même si les responsables politiques ont toujours eu du mal à croire que nos alliés puissent se livrer à de telles pratiques, les
experts de la sécurité et du renseignement savent depuis longtemps que les Américains écoutent qui ils veulent. La seule grande surprise, c’est l’ampleur colossale du pillage mis au jour même si les récentes protestations d’Angela Merkel après des espionnages similaires en Allemagne ou celles de la présidente brésilienne Dilma Rousseff, qui a même annulé un voyage aux États-Unis, en disent long sur l’échelle planétaire des interceptions.

Qui est visé?
Tous ceux qui peuvent représenter une menace, voire une simple concurrence. Sous couvert de la lutte contre le terrorisme, qui ne constitue qu’une petite partie de leur activité, nos «amis» américains peuvent aussi écouter des politiques travaillant au siège de l’OCDE, de la communauté européenne à Bruxelles mais aussi à l’Élysée ou Matignon.

Les morceaux de choix restent toutefois les entreprises stratégiques liées en particulier à la Défense, au spatial, à l’aéronautique mais aussi à la
pharmacie et au pétrole. En général, les systèmes de protection des réseaux bloquent les attaques classiques, mais celles dont on soupçonne la NSAsont ultra-perfectionnées, facilitées par l’aide active des sociétés US telles que Facebook ou Microsoft. Il est toujours plus facile de visiter un
appartement quand on dispose de plans…

Plus de 70 millions de données captées en un mois… Comment trier puis traiter les informations intéressantes?

C’est à la fois simple et vertigineux: la masse des données interceptées est stockée dans la mémoire monstrueuse de serveurs «big data». Ensuite, des logiciels en balaient le contenu grâce à des mots clefs, des numéros de téléphone et des adresses mails considérées comme suspectes ou intéressantes. Des analystes à leur tour font de précieuses synthèses sur telle ou telle stratégie entrepreneuriale. Il y a quinze ans déjà, la compagnie Raytheon, spécialisée dans les systèmes électroniques, avait ainsi raflé le marché de l’équipement en réseau du bassin amazonien à la surprise générale alors que le français Thompson était favori en termes de prix et de produits. Les US avaient branché leur système d’écoute «Échelon» pour piéger les conversations entre les négociateurs au Brésil et la maison mère à Paris. À ce jeu trouble, un récent rapport de la société Mandiant montre que seuls les Chinois disposent d’un savoir-faire un peu analogue. Comment réagir face à cette menace?

En faisant preuve de moins de naïveté dans ce monde ultra-concurrentiel. Trop de nos cadres dirigeants envoient encore depuis leurs ordinateurs non sécurisés des mails sensibles sans imaginer qu’ils sont lus à distance. Et il a fallu attendre le mois dernier pour que les services du premier
ministre adressent une circulaire aux directeurs de cabinet de ministères régaliens pour que les hauts fonctionnaires utilisent des téléphones portables chiffrés pour crypter les conversations confidentielles. Cette mesure a été déclenchée en plein scandale de l’affaire Prism révélée par Edward Snowden. Sans lui, personne n’aurait jamais su officiellement.

Aujourd’hui, il est temps de changer en profondeur nos habitudes et d’adapter notre cadre légal à la hauteur des enjeux. Par exemple, que peut faire le législateur face aux États-Unis qui écoutent même les journalistes? Pour  l’instant, hélas, pas grand-chose.

* Ancien directeur du renseignement à la DGSE (2002-2003), Alain Juillet
préside le Club des directeurs de sécurité des entreprises et l’Académie de
l’intelligence économique.

http://french.irib.ir/info/international/item/279851-avec-des-amis-am%C3%A9ricains,-la-france-n-a-pas-besoin-d-ennemis

Le Brésil accueillera le sommet mondial de l’internet dans la lutte en cours contre la surveillance de la NSA


brazil-internet-summit-fight-nsa.siLes dirigeants brésiliens ont annoncé qu’ils prévoyaient d’organiser une conférence internationale sur la gouvernance de l’Internet l’année prochaine, une déclaration qui survient après que le pays ait fait pression sans succès pour changer les politiques de la NSA utilisées par les États-Unis pour surveiller le Brésil.

La Présidente Dilma Rousseff, après consultation avec Fadi Chehade, directeur général de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers  (ICANN), a annoncé via Twitter qu’une conférence se tiendrait en Avril.

«Nous avons décidé que le Brésil accueillera en Avril 2014 un sommet international de gouvernements, de l’industrie, de la société civile et du monde universitaire,» avait-elle twitté mercredi.

Les récentes fuites du lanceur d’alerte Edward Snowden ont révélé que le Brésil est devenu une cible privilégiée de l’Agence nationale de la sécurité depuis que le programme du renseignement américain a lancé le programme de surveillance électronique de PRISM en 2007. En plus de surveiller l’activité en ligne des citoyens brésiliens, la NSA surveillait discrètement l’activité diplomatique et le géant pétrolier sud-américain Petrobras.

Rousseff a depuis annulé une visite d’Etat prévue aux États-Unis et utilisé son discours à l’ONU pour condamner ce qu’elle considérait comme «une violation du droit international et un affront» pour l’indépendance du Brésil.

« Sans le droit à la vie privée, il n’y a pas de véritable liberté d’expression ou de liberté d’opinion, et donc il n’y a pas de démocratie réelle », a-t-elle dit, ajoutant que «sans le respect de la souveraineté [d’une nation], il n’y a pas de base pour des relations appropriées entre les nations. Ceux qui veulent un partenariat stratégique ne peuvent pas permettre à des actions récurrentes et illégales de perdurer comme si elles étaient une pratique ordinaire.  »

La question a été discutée en Amérique latine, où Rousseff a clairement fait savoir que le Brésil ne tolérera pas une telle activité. Ses propres communications personnelles avec ses collaborateurs et d’autres informations téléphoniques privées ont été interceptées, selon le quotidien O Globo.

Les commentaires de Rousseff en face de la délégation internationale à l’ONU ont été salués à l’échelle nationale et à l’étranger.

« Elle a parlé pour nous tous, ce jour-là. Elle a exprimé l’intérêt pour le monde de trouver réellement comment nous allons vivre tous ensemble dans cette nouvelle ère numérique « , a déclaré Fadi Chehade à l’Agence France-Presse. « La confiance dans l’Internet mondial a été ébranlée et maintenant il est temps de rétablir cette confiance grâce à des décideurs et des institutions qui œuvreront dans ce sens ».

L’ICANN de Chehade est une organisation à but non lucratif basée à Los Angeles, responsable de la coordination des systèmes mondiaux d’Internet, dont les adresses IP internationales, les serveurs de noms racines, et l’introduction de nouvelles méthodes de domaines, entre autres.

Traduction Avic

http://rt.com/news/brazil-internet-summit-fight-nsa-006/

L’influence américaine en Amérique latine en chute libre


Le Président bolivien Evo Morales et son homologue brésilien Dilma Rousseff (Reuters / Jose Gomez)
Le Président bolivien Evo Morales et son homologue brésilien Dilma Rousseff (Reuters / Jose Gomez)

Les dirigeants démocrates, du Mexique à l’Argentine, sont tellement irrités de l’influence américaine qu’ils sont maintenant prêts à prendre des mesures. C’est l’espionnage qui a déclenché ce phénomène.

L’Amérique aux Américains – c’est la pierre angulaire de la politique étrangère des États-Unis. Cette doctrine, introduite il y a 190 ans par le président James Monroe, signifie ceci : les étrangers restent en dehors  de l’arrière-cour des États-Unis. Pendant des décennies, elle [la politique étrangère américaine] a également eu de bons rapports avec les élites de l’Amérique latine. Ils ont même promu dictateurs des généraux qui aiment suffisamment Washington. Eh bien, ces jours sont désormais révolus.

Contrairement aux Européens, qui ne sont que clins d’œil et sourires complices pour les États-Unis dans le scandale de surveillance de masse, l’Amérique latine est en colère. Dans un mouvement radical, la présidente brésilienne Dilma Rousseff, une modérée, a décidé d’annuler une visite d’Etat à Washington. Les gens de gauche de la région sont maintenant plus agressifs et ceux de droite ont été contraints de prendre la parole. Des experts américains peuvent insister sur le fait que l’attention est focalisée sur la Syrie, mais la révolte est en train de monter dans l’arrière-cour. Les scandales de la National Security Agency (NSA) ont fait qu’il n’était plus possible pour les dirigeants de la région de garder le silence sans passer pour des faibles.

Le camouflet du Brésil a les plus grandes implications. La décision a été prise après que Mme Rousseff ait découvert que ses communications personnelles avaient été espionnées. Chaque dirigeant sud-américain a appelé à la soutenir, y compris Juan Manuel Santos en Colombie, le seul proche allié de Barack Obama qui reste dans la région. Elle a promis d’attaquer la surveillance de masse aux Nations Unies. Boeing est désormais susceptible de perdre un contrat de 4 milliards de dollars sur des avions de chasse.

Sans le Brésil qui servait de tampon, la gauche latino-américaine s’est enhardie. Evo Morales de la Bolivie a dit qu’il allait poursuivre Obama devant les tribunaux internationaux pour violation des droits de l’homme après que Nicolas Maduro du Venezuela ait été empêché pendant quelques heures de survoler Puerto Rico. Ces deux et Rafael Correa de l’Équateur vont probablement pousser d’avantage pour faire venir Edward Snowden en Amérique du Sud. Après le décès de Hugo Chavez ils avaient besoin d’un agenda commun pour améliorer leur tactique.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro (AFP Photo / Leo Ramirez)
Le président vénézuélien Nicolas Maduro (AFP Photo / Leo Ramirez)

Les révélations sur la NSA ont également eu pour effet que Cristina Kirchner de l’Argentine tende la main au Brésil pour améliorer sa défense cybernétique. Les pays de la région sont désormais attentifs à ce projet afin de développer leurs propres systèmes de messagerie : spécialement conçu pour ceux qui ne veulent pas de comptes Google et Yahoo qui permettent l’espionnage par les services de renseignement américains. Ce sont des représailles ouvertes, mais beaucoup plus de choses pourraient arriver derrière les portes closes. La présence américaine est toujours importante, mais maintenant que l’étoile de la Chine monte rapidement en tant que partenaire commercial de l’Amérique latine, la pression est sur les Etats-Unis.

L’influence américaine est si faible à l’heure actuelle que même le président conservateur Enrique Peña Nieto du Mexique a été contraint de s’exprimer et d’exiger une enquête. La pression politique ne lui donne pas d’autre alternative que de condamner la NSA pour avoir volé des données sur ses choix ministériels. Sebastián Piñera du Chili a également dû entrer dans la bataille. Ces dirigeants ne sont pas surpris par la surveillance elle-même, mais la portée de celle-ci était tout simplement trop grosse.

Les temps sont irrémédiablement en train de changer. L’Amérique pourrait être en voie d’appartenir à tous les Américains, et cela inclut aussi les Latino-Américains.

Mauricio Savarese est journaliste depuis 2003. Blogueur sur les affaires brésiliennes, il contribue à RT en anglais et en espagnol. Il a été reporter à l’agence Reuters, UOL et Yahoo.

Traduction : Avic

http://rt.com/op-edge/spy-scandals-us-latin-america-176/

Brésil – subversion : Quelques éléments de réflexion et d’analyse


Dilma-ROussefEtant en train de préparer un article pour un site ami , je ne ferais pas d’analyses . Le lecteur pourra éventuellement se reporter au journal Le Monde qui a fait preuve d’un peu d’honneteté intellectuelle en parlant de  » gens aisés  » [ qui défilent dans la rue ] . [ lien ]  Je présenterais juste quelques éléments de reflexion pour le public Français . Ces éléments ne constituent pas LA réalité mais certains aspects de la réalité de ce mouvement que je pense utile de mettre à la connaissance du public Français

Le jeune  » basané  » qui braille sur la photo ci-dessous à côté du jeune masqué  » contre le système  » porte un tee-shirt  Misfits  et une casquette  NY Yankees  . Le prix du tee-shirt est de R$ 35 ( 35 réaux ) [ lien ]  et le prix de la casquette est de R$ 80 [ lien ]   soit un total de R$ 115 . A São Paulo le salaire minimum est de R$ 755 [ lien ] , le tee-shirt et la casquette représentent 15% du salaire minimum soit l’équivalent en pouvoir d’achat Français de 200 Euros ! Il faut y rajouter le blouson , les pantalons et les chaussures qui doivent se trouver dans la même gamme de qualité  et on arrive facilement à 30% voir 40% du salaire minimum . A titre de comparaison , 50 voyages de bus-metro [ avec correspondances ] mensuels à R$ 3 représentent une charge de R$ 150 . Sur la deuxième photo prise à Rio , le tee-shirt vert A-FITCH peut être évalué à lui seul à R$115 .[ lien ]

Brésil-Manifs3

 

17jun2013---em-sao-paulo-manifestantes-contra-o-aumento-da-tarifa-do-transporte-coletivo-fazem-marcha-pela-rua-da-capital-1371525647596_1920x1080Contrairement à ce que laisserait croire ce reportage de la chaîne de propagande du Quai d’Orsay France 24 , [ lien ] le smartphone – outil indispensable à la mobilisation citoyenne ©™ – reste un produit reservé à des personnes disposant d’un pouvoir d’achat substantiel , même acheté avec des mensualités . Le prix d’un smartphone [ je ne parle pas des iphones qui peuvent atteindre R$ 1700 ] oscille entre R$ 590 [ 75% du salaire minimum soit 1050 Euros de pouvoir d’achat équivalent Français ] et R$ 1290 [ 170 % du salaire minimum soit 2380 Euros de pouvoir d’achat équivalent Français ] [ lien ]

Smatphones1Comme toujours les grandes causes reçoivent les soutiens des grands intellectuels ! A Moscou le  » cercle de Moscou  » par la bourgeoisie Moscovite a vu le soutien de Xénia Sobtchak . Au Brésil ce sont les vedettes des telenovelas qui défendent les opprimés descendus dans les rues Brésiliennes ! [ lien ]

Fotos TML-001Toujours un aspect qui est éludé : Le caractère racial , au delà du caractère de classe , de ces manifestations . Photos de manifestations à Salvador de Bahia , l’une des villes la plus  » noire  » du Brésil ! [ lien ]  [ lien ]

Bresil2Enfin les barbouzeries que l’on trouve dans ces événements : La police de la ville de Porto-Alegre a apréhendé un groupe anarchiste qui possédait les données de tout les organes de sécurité de la ville et le matériel pour des graffitis subversifs – pixos [ page Wikipedia ] [ page wikipedia ]  – et pour préparer des cocktails Molotov . [ lien ]

BrésilFr24L’organe de propagande du Quai d’Orsay France 24 restant silencieux sur ce point , montrant même des fleurs guerreduvietnamiennes  [ lien ] il est bon de signaler que des casseurs se sont attaqués jeudi soir au palais de l’Itamaraty , siége du MAE Brésilien . Des vitres ont été brisées et un début d’incendie a eu lieu . Le palais de l’Itamaraty , plateforme de projection de la diplomatie d’influence Brésilienne qui se décline dans l’organisation de cette Coupe des Confédérations et dans la Coupe du Monde contestées par les manifestants [ lien ] , a été sauvegardé par l’intervention de fusillers-marins . C’est une nouvelle militarisation de la sécurité des centres de pouvoir à Brasilia .[ lien ] A tire d’information , Brasilia possède les transports publics les moins chers du Brésil .[ lien ] mais c’est la ville qui a connu les manifestations les plus violentes contre les institutions fédérales[ Congrés , Itamaraty , tentative avortée contre le Planalto ]  et même la cathédrale . [ lien ]

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BresilManLa diaspora Brésilienne en Israël appelle à la démission de la Présidente Dilma Rousseff . On s’étonne de pouvoir encore s’étonner ! [ lien ] Les expatriés Brésiliens ont voté en majorité pour José Serra à Tel Aviv [ d’ou le jeu de mots sur la pancarte ]  et pour Dilma Rousseff à Ramallah .

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http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-bresil-subversion-quelques-elements-de-reflexion-et-d-analyse-pour-le-lectorat-fran-ais-118643255.html