Archives du mot-clé Droits de l’Homme

Les JRE, les Journées de Retrait à l’Ecole, contre la Théorie du Genre


jre-journees-retrait-ecoleDe la même façon que certains croient, peut-être sincèrement, qu’ils peuvent et doivent imposer la démocratie, par la force s’il faut, au reste du monde, les mêmes  veulent libérer la société de ce qu’ils appellent ses archaïsmes et utilisent l’Etat pour imposer leurs points de vue à leurs concitoyens. Lire la suite Les JRE, les Journées de Retrait à l’Ecole, contre la Théorie du Genre

Espagne : le retour du Franquisme ?


manifestation-espagne_pics_809L’Espagne vient de créer près de 32 infractions nouvelles infractions à sa législation pénale relative à la sécurité civile, dans ce que les opposants dénoncent déjà comme une loi visant à réprimer l’opposition suscitée par la situation économique espagnole. Lire la suite Espagne : le retour du Franquisme ?

Rapport : Des centaines d’Européens dans les rangs de l’armée israélienne (Euro-Mid Observer)


Tribune libre Byblos

2013-11-28_767508896L’Observatoire Euro-Mid pour les Droits de l’Homme (Euro-Mid Observer for Human Rights) a révélé que des centaines d’Européens ont volontairement effectué leur service militaire dans les rangs des Forces de Défense Israéliennes (IDF), tandis que des dizaines d’autres ont été recrutés pour participer à des opérations visant à tuer des civils palestiniens, spécialement dans la Bande de Gaza. Lire la suite Rapport : Des centaines d’Européens dans les rangs de l’armée israélienne (Euro-Mid Observer)

Obama : La prison se précise


Obama-dronesSalut Obama, comment vas-tu ? Ne te fatigue pas à espionner mes mails, je m’adresse à toi en direct live pour te faire part d’un vœu très cher : que tu ailles en prison, le plus tôt possible et pour longtemps, vu l’ampleur des crimes que tu as commis. C’est le signe nécessaire pour que six milliards d’êtres humains retrouvent confiance en la justice, et n’aient plus l’impression qu’une secte, élue par 25 % de la population riche d’un petit pays (Etats-Unis, Amérique du Nord) décide de tout dans le monde.

Comme je suis un fervent adepte – croyant et pratiquant – des droits de l’homme, je précise : tu es présumé innocent, et je souhaite juste qu’un procureur te cite devant un tribunal digne de ce nom,… donc hors US bien sûr. A moins que d’ici là, ton petit pays ratifie le protocole reconnaissant le recours individuel devant le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, le statut de la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme et celui de la Cour Pénale Internationale. Car vois-tu, il reste fort fâcheux de te voir pérorer sur les droits de l’homme alors que tu refuses de reconnaître les traités qui donnent force aux droits de l’homme.

Le sujet du jour, ce sont les exécutions sommaires par drones. Comme dans les westerns, sauf que là,… on est dans la vie. Et les pièces de l’accusation ne viennent pas de gauchistes post-staliniens ou de barbus de l’Axe du mal…

D’abord, Amnesty international. L’ONG publie un rapport accusant tes services de « crimes de guerre » et « d’exécutions extrajudiciaires » dans le cadre de tes opérations dans le nord-ouest du Pakistan. Amnesty parle « de permis de tuer ». Ben dis donc, c’est pas gentil ça, Obama…

Polly Truscott, la directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d’Amnesty explique : « Nous disposons de nouvelles preuves tangibles que les Etats-Unis sont responsables d’homicides illégaux dans les attaques de drones, explique Certains de ces homicides peuvent être qualifiés d’exécutions extrajudiciaires ou de crimes de guerre ».

Dans neuf cas de frappes de drones dans le Waziristan du nord, perpétrées entre janvier 2012 et août dernier, des preuves irréfutables montrent que des civils ont été pris pour cibles. Polly précise : « Pour contredire les autorités américaines qui qualifient leur cibles de « terroristes », je vais vous citer un exemple : une femme de 68 ans était en train de planter ses légumes dans un champ sur sa propriété, entourée de ses petits-enfants, quand son corps a été déchiqueté par un missile. Comment cette femme, Mamana Bibi, c’était son nom, pouvait-elle avoir de près ou de loin des liens avec les insurgés ? »

Et voilà tout le problème, Obama. Amnesty, avec un dossier blindé, montre que si Mamana Bibi a été tuée, c’est que tu as donné l’ordre, au prétexte de dossiers bidons inventés par la CIA. Ça vaut perpète, mon pote… Tuer des civils, sans jugement, sans procès, et alors que tu n’as rien à faire au Pakistan.

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Le rapporteur spécial de l’ONU sur la protection des droits de l’homme dans la lutte antiterroriste, Ben Emmerson, confirme. Dans un rapport ce 18 octobre, il estime à plus de 400 le nombre de civils tués au Pakistan. Selon lui, la CIA a créé « des obstacles presque insurmontables à la transparence », ce qui « entraîne un déni de responsabilité qui affecte la capacité des victimes à demander réparation ».

Alors, un conseil, Obama : tu te constitues prisonnier, et tu demandes le bénéfice des droits de la défense. Parce que sinon, des équipes bien formées vont venir te larguer un drone sur ton gros nez de menteur infini. Pour venger Mamana Bibi… Une grand-mère de 68 ans… Tu as fait trop de mal pour t’en tirer, et tu devrais te rendre à la Justice.

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/

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Les droits de l’Homme à la une


Tribune libre Almutanabi Jasmin

de-la-guerre-en-amerique3Jamais les droits de l’Homme n’ont été autant mis à mal, depuis la fin des colonialismes, mais jamais ils n’ont été autant « défendus » que ces dernières années. Jamais les maîtres du crime contre les peuples n’ont développé un tel acharnement dans la « défense » de l’Humanité, que depuis qu’ils ont décidé de tuer en son nom. Jamais des militants des droits de l’Homme n’ont eu une telle consécration internationale et jamais ils n’ont disposé de tels moyens pour se faire entendre. Comme dans la nature, ils ont commencé à pulluler à la faveur d’un environnement qui encourage l’accroissement des effectifs et qui élimine les déperditions.

Ces militants des droits de l’Homme sont d’un genre particulier, ils luttent contre les droits de l’Homme. Dès que la campagne de recrutement s’est ouverte, ils se sont rués vers les places offertes. A coups de millions de dollars, des officines ont ouvert des postes d’emplois dans un grand nombre de pays. Elles prennent en charge les frais de premier établissement, les salaires, les frais divers, les visas, les voyages, la technologie, la formation, la protection judiciaire et politique et les moyens publicitaires. Au bout de l’effort, une toile d’araignée couvre la planète et rares sont les pays, hors pays de l’OTAN, où l’on ne trouve pas un organe ou des individus avec la patente « certifiée » et « labélisée » au nom des « droits de l’Homme ».

Leur travail est très simple. Ils disposent de modes opératoires standardisés, qu’ils ne doivent pas mettre en œuvre sans qu’ils soient activés. Selon les objectifs, l’activation peut inciter à des actions de plus ou moins grande ampleur. Il peut s’agir de manifestations pour mettre à mal les gouvernements visés, tout en restant dans les limites de la légalité en vigueur, comme il peut s’agir de mouvements de grande ampleur, susceptibles de déstabiliser un pays ou même de provoquer une spirale de violence qui doit aboutir au démantèlement du pouvoir en place, au risque d’un chaos dévastateur. Cette activation est, bien sûr, coordonnée avec une mobilisation médiatique adaptée à la nature des résultats recherchés.

En Ukraine, par exemple, il s’agissait d’imposer des « pro-occidentaux », contre des « pro-russes ». En Syrie, il s’agit de « changer » le « régime ». Dans le premier cas, le processus s’est contenté de manifestations de rue, largement soutenues et couvertes par les grands bouquets de télévisions. Dans le second cas, il fallait pousser à la violence armée et appeler à l’intervention militaire de la « communauté internationale ». La conséquence fondamentale de cette situation réside dans la marginalisation, voire la neutralisation des mouvements populaires, qui ne trouvent plus d’espaces d’expression ou qui se voient débordés, s’ils arrivent à se construire suffisamment pour pouvoir peser et se faire entendre. L’actualité nous en livre la démonstration. En Syrie l’alternative démocratique et sociale a été balayée, au profit d’une dynamique dont les seules issues sont, soit une longue période de violences terroristes et contre terroristes, soit la chute chaotique du gouvernement avec les risques de guerre de tous contre tous, soit une reprise en main par Bachar Al Assad, qui repoussera très loin dans le temps, l’institution d’une société ouverte.

Ahmed Halfaoui

http://www.lesdebats.com/

Le grand tabou américain : Ce que l’on (ne) dit (pas) quand on parle de crimes de guerre


Tribune libre Almutanabi Jasmin

0607-wikileaks-video-grab_full_600« Quand on s’engage à servir son pays et qu’on prête serment, on s’y tient. Ce n’est pas une option. » Steven Bussi de la Fondation Néoconservatrice Heritage, à propos de Chelsea Manning, (anciennement connu sous le nom de Bradley). Vraiment ? Peu importe ce que l’on demande à un individu qui s’est engagé ? Peu importe ce qu’il voit ou ce qu’il sait, il doit ignorer sa conscience et obéir aux ordres ? Mais Steven, mon ami, vous n’êtes pas sans savoir qu’après la Seconde Guerre Mondiale de nombreux Allemands utilisèrent, bien évidemment, l’excuse d’avoir obéi aux ordres. Les alliés victorieux exécutèrent pourtant beaucoup d’entre eux.

Les condamnations à mort furent prononcées par le Tribunal Militaire International de Nuremberg, en Allemagne, qui déclara que les individus ont des devoirs internationaux qui surpassent les obligations nationales d’obéissance. C’est pour cela que les citoyens, en tant qu’individus, ont le devoir d’enfreindre les lois nationales pour empêcher que des crimes contre la paix et contre l’humanité n’aient lieu.

En outre, le Principe IV de Nuremberg stipule : le fait qu’une personne agisse selon les ordres de son Gouvernement ou d’un supérieur ne l’exonère pas de sa responsabilité au regard des lois internationales, pour peu qu’on parvienne à démontrer qu’il avait la possibilité d’agir autrement.

Manning, mais aussi Edward Snowden, avaient des alternatives d’ordre moral et ils les ont saisies.

Il convient de dire que Barack Obama a refusé de présenter à la justice ceux qui, sous l’ère Bush, étaient impliqués dans les actes de torture car, affirme-t-il, ils ne faisaient qu’obéir aux ordres. Cet homme instruit, n’a-t-il jamais entendu parler du Tribunal de Nuremberg ? Pourquoi n’est-il pas gêné de répéter encore et toujours le même argument ?

Durant les trois dernières années d’incarcération, de torture et d’humiliation que Manning a vécues et qui ont augmenté considérablement ses difficultés personnelles déjà existantes, j’imagine que l’idée du suicide lui a traversé l’esprit à bien des reprises. Cela aurait été le cas si j’avais été à sa place. Au cours des milliers de jours et de longues nuits d’incarcération à venir, ces pensées habiteront peut-être Manning. Si les pensées se transforment en désir et si le désir devient insupportable, j’espère que cette jeune femme courageuse trouvera le moyen de le réaliser. Toute personne possède ce droit, même les héros.

Les Etats-Unis et leurs petits caniches européens sont peut-être allés trop loin, pour leur propre bien, dans leurs tentatives de contrôler toute communication dissidente en exigeant toutes les données de la part des sociétés impliquées dans la messagerie codée, en mettant la pression pour fermer plusieurs d’entre elles, en obligeant l’avion du président bolivien à atterrir, en détruisant les ordinateurs d’un journal important, en arrêtant la conjoint d’un journaliste pendant plus de neuf heures dans un aéroport, en s’appropriant les conversations téléphoniques de journalistes de l’Associated Press, en menaçant d’emprisonnement un journaliste du New York Times s’il ne révélait pas sa source lors d’une opération d’infiltration, en mentant de manière éhontée au plus haut niveau, en dissimulant des micros au sein du Parlement Européen et des Nations Unies, en organisant des surveillances sans limites. Où tout cela s’arrêtera-t-il ? A quel moment cela sera-t-il contreproductif et permettra aux Etats-Unis de revenir à un niveau de surveillance normal ? Le 24 Juillet, une loi limitant le pouvoir de la NSA a été retoquée par seulement 217 votes contre 205 à la Chambre des Représentants.

Et combien de temps encore Amnistie Internationale continuera-t-elle à salir son image en niant l’évidence ? A savoir que Manning rentre dans la catégorie des Prisonniers d’Opinion. Quiconque visite le site d’Amnistie Internationale à la recherche de Prisonniers d’Opinion en trouvera un grand nombre, dont plusieurs cubains. Existe-il un lien entre l’oubli de Manning et le fait que la Directrice Exécutive d’Amnistie Internationale, Suzanne Nossel, ait pris ses fonctions actuelles tout de suite après son départ du Département d’Etat Américain, où elle occupait le poste de Vice-Secrétaire Adjointe en charge des Organisations Internationales ?

Un coup de fil au siège d’Amnistie Internationale à New York ne m’a pas permis d’obtenir une quelconque explication sur l’oubli de Manning. Je suggère que les lecteurs essaient de l’obtenir en contactant le bureau d’Amnistie Internationale de leur pays.

En attendant, l’autre grande organisation internationale de défense des droits de l’homme, HRW, a vu le Directeur du bureau de Washington, Tom Malinowski, être nommé par Obama, Secrétaire d’Etat Adjoint en charge de la Démocratie, des Droits de l’Homme et du Droit du Travail. Est-il vraiment exagéré d’attendre d’un haut fonctionnaire à la tête d’une organisation de défense des Droits de l’Homme qu’il refuse de travailler pour un gouvernement qui a le plus enfreint les Droits de l’Homme au cours des cinquante dernières années ? Et si cette nomination vous semble écœurante, il vous faut considérer la torture comme le meilleur exemple de la cruauté humaine. Qui d’autre que les Etats-Unis a été le plus impliqué dans cette horreur ? Allant même jusqu’à l’enseigner, fournissant manuels et équipements, créant des centres de torture un peu partout dans le monde, séquestrant des personnes pour les conduire vers ces lieux, incarcération, alimentation forcée, Guantanamo, Abu Ghraib, Bagram, Chili, brésil, Argentine, Chicago…

Que Dieu nous pardonne !

William Blum

Auteur de Killing Hope : U.S. Military and CIA Interventions Since World War II, Rogue State : a guide to the World s Only Super Power.

Son dernier ouvrage s’intitule America s Deadliest Export : Democracy.

Contact : BBlum6@aol.com

Source : http://www.counterpunch.org/2013/09/06/what-we-dont-talk-about-when-we-talk-about-war-crimes/

 

Comment les USA imposent leur droit national dans le monde entier


usaLe droit international contemporain se fonde sur le principe de souveraineté nationale. Conformément à ce principe, le pouvoir de n’importe quel pays est souverain, autosuffisant sur le territoire national, et ne dépend pas du pouvoir d’un pays étranger.

Cela signifie que les lois nationales ne s’appliquent que dans les limites du pays, exception faite de certains cas expressément spécifiés. Il existe aussi le principe d’exterritorialité, lorsque le pays admet l’application sur le territoire national d’une loi étrangère dans le cas d’examen judiciaire des transactions commerciales extérieures ou des affaires de succession transfrontalières.

Or, les autorités américaines ont inversé de fait ces principes en conférant ouvertement à leur lois un caractère exterritorial, à l’image des lois sur les sanctions contre Cuba, la Corée du Nord, l’Iran, et au total pas moins de 14 pays « mal aimés » par l’Amérique.

En 2008, les États-Unis ont décrété des sanctions contre la société Rosoboronexport, qui représente l’État russe sur les marchés des armements sous prétexte de prolifération de technologies se prêtant à la création d’armes nucléaires et de missiles mais, formellement, pour avoir violé la loi américaine connue sous le nom de « Iran, North Korea and Syria Nonproliferation Act ».

Les lois exterritoriales permettent en fait aux États-Unis ne s’ingérer dans les affaires intérieures des autres États. Elles sont également utilisées comme outil d’intimidation. La Loi « Magnistki » en est le dernier exemple en date. Elle confère au président des États-Unis le droit de « bloquer » sur le territoire américain les comptes bancaires et les biens appartenant aux personnes portées sur la « liste noire » des violateurs des droits de l’homme. Cette loi s’étend tant aux sociétés américaines à proprement parler qu’à leurs succursales étrangères, bien qu’elles relèvent de la législation des pays où elles sont établies. C’est ainsi que le président des États-Unis a le droit de frapper également d’interdit « les personnes se trouvant dans les limites de la juridiction des États-Unis » ce qui inclut les sociétés étrangères contrôlées par des personnes physiques et morales américaines. Cela signifie en clair que même les sociétés fondées à l’étranger avec la participation de capitaux américains doivent se garder d’avoir affaire avec les personnes figurant sur la liste Magnitski. Or, les sociétés en question sont nombreuses, pour ne citer que les plus grands systèmes de paiements électroniques comme Visa et MasterCard, contrôlés par des sujets américains et pouvant de ce fait faire l’objet de pressions de la part des États-Unis. D’ailleurs, cela s’est déjà produit récemment, lorsque MasterCard avait bloqué les transferts des Européens au profit de WikiLeaks.

La loi américaine de 1977 sur la corruption à l’étranger (Foreign Corrupt Practices Act, FCPA) est appelée à sanctionner tant les sociétés américaines qu’étrangères pour corruption de fonctionnaires étrangers. Cette loi s’applique aux sociétés étrangères qui ont une partie de leurs actifs aux États-Unis, ont une participation américaine ou si leurs actions sont cotées en bourse des valeurs de New York. Mieux encore, elles s’exposent aux sanctions même si leurs fonds transitent tout simplement par des comptes bancaires américains. Toujours aux termes de cette loi, les sociétés non-résidents des États-Unis sont frappées d’amendes pour corruption de fonctionnaires non-américains à l’extérieur des États-Unis.

Une autre loi portant notamment « sur l’imposition des comptes étrangers » (Foreign Account Tax Compliance Act, FATCA) est entrée en vigueur en 2013. En vertu de cette loi, les États-Unis exigent d’être intégralement informés sur leurs citoyens, sociétés, ainsi que leurs comptes dans les banques étrangères. La banque peut contacter directement l’administration fiscale américaine et lui signaler tous les cas de délit d’évasion fiscale commis par les citoyens américains. Mais elle peut aussi signer un accord officiel allant en ce sens.

Les banques qui refusent de coopérer en direct sont mises sur une « liste noire ». Dans ce cas, tous les transferts des « banques réprouvées » transitant par les comptes des banques américaines sont amputés de 30%. Cette situation porte préjudice aux États étrangers, puisque leurs banques nationales ayant établi des contacts directs avec les États-Unis se transforment de fait en agents qui sapent volontairement ou non la souveraineté nationale. Dans le cas où les États eux-mêmes acceptent cette coopération, ils limitent leur propre souverainté au profit des Américains. La FATCA peut être de ce fait qualifiée d’arme de nouvelle génération destinée à édifier la Pax Amricana, estime le professeur d’économie Valentin Katassonov. En 2012, le ministère des Affaires étrangères, le ministère des finances et la banque centrale russes ont déclaré que la FATCA était une violation flagrante du principe d’égalité souveraine des États.

Au printemps 2008, le Russe Victor Bout a été arrêté en Thaïlande à la demande du Parquet américain avant d’être extradé aux États-Unis en vertu de l’inculpation officielle de complot pour « soutenir une organisation terroriste étrangère », en l’occurrence les FARC colombiennes. Pourtant, les FARC ne sont pas considérées comme une organisation terroriste ni par l’ONU, ni par la Russie, ni par la Thaïlande, et ne sont qualifiées comme telle qu’aux États-Unis. C’est pourtant sur ce fondement que le tribunal a retenu contre M. Bout le chef d’inculpation de complot pour meurtre d’Américains.

Le tribunal américain avait également condamné le pilote russe Konsantin Yaroshenko, qui aurait eu l’intention de transporter au Libéria et au Ghana quatre tonnes d’héroïne en provenance du Venezuela et dont une partie devait ensuite prendre la direction des États-Unis. Interpellé au Libéria, le pilote s’est retrouvé deux jours plus tard dans une prison américaine sans que la Russie en soit informée.

Par conséquent, tout citoyen qui n’a jamais mis les pieds aux États-Unis ni commis de délits contre les citoyens américains et leurs biens peut être interpellé dans un pays tiers à la demande des États-Unis, et en vertu de n’importe quelle inculpation. Les autorités américaines cherchent ainsi à prouver la primauté des intérêts des États-Unis sur ceux de n’importe quel pays du monde. /N

Source: http://french.ruvr.ru/2013_08_23/Comment-les-USA-imposent-leur-droit-national-dans-le-monde-entier-5449/

 

Droits de l’homme: l’Equateur propose d’aider les USA


President-of-Ecuador-Rafael-CorreaL’Equateur propose à Washington une aide financière annuelle destinée à améliorer la situation des droits de l’homme aux Etats-Unis et appelle ces derniers à ratifier les documents dans ce domaine, ont annoncé jeudi les médias équatoriens, citant le ministre de la Communication Fernando Alvarado.

M. Alvarado avait antérieurement annoncé que son pays renonçait unilatéralement aux tarifs préférentiels dont il bénéficiait dans le cadre de son accord douanier avec les Etats-Unis. Il s’agit de l’Accord commercial préférentiel andin d’éradication de la drogue (ATPDEA) signé par quatre pays latino-américains: l’Equateur, la Bolivie, la Colombie et le Pérou. Ce document constitue une sorte de « compensation » à ces pays pour leur contribution à la lutte contre le trafic de stupéfiants.

« L’Equateur propose aux Etats-Unis une aide de 23 millions de dollars par an destinée à dispenser une formation dans le domaine des droits de l’homme »,  a déclaré M. Alvarado, précisant que ce montant était « l’équivalent de la somme obtenue chaque année par l’Equateur dans le cadre de l’ATPDEA ».

Après avoir rappelé que l’Equateur était l’un des sept pays d’Amérique du sud et d’Amérique du nord à avoir ratifié « tous les documents relatifs aux mécanismes interaméricains en matière de droits de l’homme », le ministre a appelé les Etats-Unis à « en ratifier au moins un seul ».

« Nous sommes conscients qu’il doit y avoir des mécanismes de lutte contre le terrorisme, mais nous ne pouvons pas accepter que cette lutte porte atteinte aux droits de l’homme et à la souveraineté des peuples », a indiqué M. Alvarado.

 RIA Novosti

Raid israélien en Syrie : pourquoi ?


Kfir_israel_01-480x302La guerre de la Syrie, avec sa longue liste de morts, de réfugiés, d’attentats, d’attaques et de contre-attaques, commençaient à devenir monotone du point de vue médiatique. Du côté de la communication syrienne, on voit une Armée nationale tuant des dizaines voire des centaines de rebelles par jour, démantelant des réseaux, sécurisant des villes nettoyées  de leurs djihadistes, repoussant l’ennemi en complète débandade dans les pays voisins. A en croire les communiqués, la défaite des terroristes c’est pour demain.  Du côté djihadiste, relayée par les grands médias occidentaux, la communication nous abreuve de vidéos de massacres soigneusement mis en scène, et de rebelles sillonnant des rues désertes en lâchant  des rafales par-ci par-là, comme dans des répétitions de scènes de films dans des studios en carton-pâte. On nous rapporte que les soldats du régime tombent comme des mouches, que les villes sont prises l’une après l’autre, que des bases aériennes et des centre de défense anti-missiles sont sous contrôle, et on ne compte même plus les hélicoptères abattus. La source de ces informations diffusées à travers le monde ? Un machin auquel on a pris soin d’attribuer le mot organisation, comme tous les machins. Et, pour sanctifier cette organisation, on l’a ointe de l’huile magique, les Droits de l’Homme. Organisation des Droits de l’Homme.  Appliqué à la Syrie, ça donne OSDH. Ça sonne bien, c’est majestueux, ça fait universel  et représentatif de tout le peuple syrien. Cette organisation, qui alimente toutes les télévisions occidentales via leurs agences de presse, et qui est au courant de tout ce qui se passe en Syrie jusqu’aux moindres détails, qui en sait plus que toutes les agences de renseignement réunies, doit avoir une machinerie considérable, pense-t-on. Eh bien non. Cette formidable machine à informer est gérée officiellement par un individu. De chez lui à Londres. On ne s’est même pas donné la peine de sauver les apparences en créant une structure crédible.

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