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Pékin prépare l’extension de sa zone de défense aérienne


i12_RTR34Q2VLes États-Unis ont multiplié les messages de mise en garde à Pékin alors que celui-ci se prépare à étendre sa zone de défense aérienne au Sud de la mer de Chine, au risque d’entrer en conflit avec le Vietnam, les Philippines et la Malaisie. Lire la suite Pékin prépare l’extension de sa zone de défense aérienne

Ces Américains qui se rebellent contre le système sécuritaire


Tribune libre Farida Melloul.1

Deer_Trail_eyes_drone_hunting_bounties_756210000_446681_ver1.0_640_480Alors que des drones commencent à être utilisés aux Etats-Unis pour effectuer des relevés agricoles ou pour aider la police, des habitants du Colorado menacent de les abattre à coups de fusil. Ailleurs dans le pays, on écrit le 4e amendement de la Constitution sur ses sous-vêtements pour dénoncer les scanners corporels des aéroports. Tout est bon pour lutter contre le système sécuritaire.

Un poste de pilotage de drones. Photo via.
Un poste de pilotage de drones. Photo via.

« Ceux qui abandonnent les libertés fondamentales, pour préserver une sécurité temporaire, ne méritent ni la liberté, ni la sécurité ».

Cette célèbre citation de Benjamin Franklin illustre, au XVIIIe siècle, un débat typiquement américain qui secoue déjà les Pères fondateurs de la nation. Près de 250 ans plus tard, d’autres Américains perpétuent cette tradition de l’opposition à un système sécuritaire en redoublant d’ingéniosité face à une société qui, depuis une dizaine d’années, mise largement sur ses services de surveillance et de renseignement.

Au cours de l’été, c’est un petit village du Colorado qui s’est illustré à la pointe de cette lutte. À Deer Trail, on souhaite proposer des permis de chasse au drone, accompagnés de récompenses allant de 25 à 100 dollars pour chaque engin sans pilote abattu. Son maire, Philip Steel, assure dans les médias nationaux refuser de « vivre dans une société sous surveillance » avec « l’impression de vivre dans une prison virtuelle ». Sa motion a été bloquée de justesse, début août, par le conseil municipal, trois voix contre trois.

Fin août, à New York, un paparazzi utilise un drone pour prendre des photos de la chanteuse Beyoncé. REUTERS/Carlo Allegri
Fin août, à New York, un paparazzi utilise un drone pour prendre des photos de la chanteuse Beyoncé.
REUTERS/Carlo Allegri

À Deer Trail, personne n’a pourtant jamais vu passer de drone. Et c’est bien normal, car la circulation de tels engins dans l’espace aérien civil n’est pour l’instant qu’un projet de l’Administration fédérale de l’aviation (FAA).

Six zones test doivent permettre d’évaluer l’apport de ces appareils dans la vie quotidienne : suivi de trafic routier, relevés agricoles, mais surtout, selon les opposants, surveillance policière.

Sur le projet de permis de chasse de Philip Steel, il est précisé que l’usage est cantonné à « l’espace aérien souverain de Deer Trail » et qu’il pourrait « ne pas être reconnu par des municipalités, Etats et gouvernements tyranniques ». Le bruit médiatique a suscité un vrai enthousiasme pour le village qui espère en tirer quelques subsides touristiques, en devenant officiellement la première ville américaine à autoriser la chasse aux drones. Plusieurs centaines de personnes ont déjà demandé leur permis, en attendant un nouveau vote courant octobre.

Des perruques anti-caméras et des slips constitutionnels

Plusieurs associations et militants, à travers les Etats-Unis, multiplient les initiatives pour dénoncer la surveillance abusive des populations. Les membres de l’un des principaux mouvements nationaux, le Centre d’information sur la vie privée et l’électronique (EPIC) ont par exemple pris l’habitude d’inscrire le 4e amendement de la Constitution avec une encre métallique sur leurs sous-vêtements. Un moyen de protester contre les scanners corporels installés dans les aéroports depuis quelques années, en rappelant leur droit fondamental à ne pas subir de perquisition sans décision judiciaire.

Plus récemment, un artiste new-yorkais a lancé une gamme de vêtements et d’accessoires pour échapper à la surveillance électronique. Adam Harvey commercialise aussi bien des parkas métallisées qui bloquent les émissions thermiques pour ne pas être visible sur les caméras, que des perruques et maquillages qui neutralisent les logiciels de reconnaissance faciale.

Fin août, en plein scandale Prism, Adam Harvey finalisait une collecte pour un nouveau projet. Le Off Pocket, une housse pour téléphone mobile, permet de bloquer intégralement tous les signaux de son portable. Si l’accessoire empêche de recevoir SMS et coups de fil, il neutralise aussi la possibilité pour la NSA de suivre ou écouter son propriétaire. Le fabricant assure même que son système est plus efficace que ceux utilisés par les autorités américaines. Grâce à une collecte en ligne pour produire à grande échelle son Off Pocket, Adam Harvey a récolté quelque 56 000 dollars auprès de 668 donateurs.

Le permis de chasseur de drone
Le permis de chasseur de drone

Basculement de confiance historique dans l’opinion contre la NSA

Les révélations d’Edward Snowden sur un espionnage à grande échelle des populations par la NSA ont bouleversé l’opinion publique. Habituellement transigeante vis-à-vis de ce type de dispositifs, elle s’est montrée au cours de l’été plus sceptique que jamais envers les activités gouvernementales.

Selon un sondage mené par l’institut Pew Research, 47% des Américains se déclarent défavorables à la récolte massive de données par le gouvernement. Parmi eux, plus de la moitié se dit convaincue que ces informations ne permettent en aucun cas d’appréhender de potentiels terroristes.

En juillet, une autre étude du Pew Research révélait que, pour la première fois, le nombre d’Américains estimant que les infractions aux libertés individuelles étaient allées trop loin était passé au-dessus de ceux qui acceptaient ces mesures. Aujourd’hui, ils sont 47% à estimer que les services de renseignement ont dépassé les limites.

Un sentiment qui peine à se répercuter au sein du Congrès américain où les parlementaires siégeant dans les commissions sur le renseignement restent très favorables à la plupart des projets sécuritaires. Fin juillet, le site Wired relevait une inquiétante réalité dans les comptes de nombreux élus. Au cours du vote d’un projet d’amendement contre les écoutes téléphoniques de la NSA, ils étaient 217 contre 205 à rejeter le texte. En moyenne, ces 217 élus opposés à un meilleur contrôle de la NSA ont reçu deux fois plus de financements de la part des industries du secteur de la sécurité et de la défense que leurs adversaires…

Romain Mielcarek

http://rfi.fr

Pourquoi les américains n’ont-ils pas utilisé de drones en Syrie?


Dans la dernière décennie, les Américains ont mis l’accent sur la conception et la construction à grande échelle d’avions de reconnaissance sans pilote (UAV), appelés drones. Ces appareils utilisent des technologies moins chères que les avions de combat, avec un risque zéro pour ceux qui les exploitent. Lire la suite Pourquoi les américains n’ont-ils pas utilisé de drones en Syrie?

Sahel: l’armée algérienne abat un drone au Nord-Mali


Soldats de l’armée algérienne. Depuis quelques temps, l’armée algérienne a dépêché d’importants renforts militaires aux frontières avec le Mali, la Libye et la Tunisie pour parer à toute infiltration terroriste transnationale. Cette armée étudie minutieusement depuis 2003 les réactions des armées serbe, irakienne, libyenne et syrienne au cours des conflits ayant affecté les Balkans, le Caucase et la région du Proche-Orient pour en tirer "des leçons"…
Soldats de l’armée algérienne. Depuis quelques temps, l’armée algérienne a dépêché d’importants renforts militaires aux frontières avec le Mali, la Libye et la Tunisie pour parer à toute infiltration terroriste transnationale. Cette armée étudie minutieusement depuis 2003 les réactions des armées serbe, irakienne, libyenne et syrienne au cours des conflits ayant affecté les Balkans, le Caucase et la région du Proche-Orient pour en tirer « des leçons »…

Selon des indications recueillies et des informations rapportées par le quotidien arabophone algérien Ennahar,  une unité de l’armée algérienne stationnée dans l’extrême Sud de l’Algérie a abattu dans la nuit du vendredi 28 juin 2013 un drone non identifié au dessus du territoire malien.

D’après les mêmes sources, le drone abattu par la DCA algérienne se serait trop rapproché des frontières algériennes en « émettant des signaux électromagnétiques qualifiées d’hostiles, visant selon toute vraisemblance à sonder le dispositif de guerre électronique de l’armée algérienne » à la frontière avec le Mali.

Le drone a été détecté par des moyens électroniques, très probablement avec l’aide d’un avion spécialisé dans la guerre électronique  et son approche offensive a déterminé sa destruction par l’armée algérienne.

Le drone dont on prend bien soin de ne pas préciser la nationalité, a été neutralisé au-dessus du territoire malien à 130 kilomètres de la localité algérienne de Timiaouine, située sur la bande frontalière entre les deux pays.

Aussitôt le drone abattu (aucune précision sur le type d’arme utilisée mais nos sources écartent l’usage d’un système Pantsir-1 et ont encore été moins loquaces sur le type du drone ciblé), des commandos spécialisés dans la lutte anti-terroriste ont rapidement pénétré en territoire malien et sécurisé le site du crash de l’appareil  sur un périmètre de 15 kilomètres. L’épave et les débris du drone abattu ont été récupérés par une unité spéciale et ramenés en Algérie où un avion de transport militaire les attendait pour une direction inconnue.

Depuis quelques années, l’armée algérienne, rendue de plus en plus nerveuse par un encerclement stratégique du pays coïncidant avec une période politique sensible,  focalise ses efforts dans la guerre électronique et les techniques de contre-mesures électromagnétiques et ce, après avoir étudié de près les causes de la faillite de certaines armées de la région dans des conflits récents.

Peu avant l’intervention de la France au Mali, de grandes pressions internationales ont été exercés sur Alger pour qu’il envoie son armée chez son voisin du Sud pourchasser les groupes terroristes. Mais les Algériens ont refusé toute intervention de leur armée en dehors de leurs frontières.

Il y a quelques mois, l’armée algérienne a fait savoir au précédant  ministre tunisien de l’intérieur Ali Laarayedh via un interlocuteur civil que si la Tunisie ne passait pas à l’action contre les maquis islamistes implantés à Djebel Chaambi dans la localité de Kasserine, il n’était pas du tout exclu que l’armée algérienne intervienne en profondeur sur le sol tunisien.  Le ministre Algérien chargé de transmettre ce message a souligné qu’en général l’Algérie est un pays pacifique mais qu’en cas de montée en puissance des menaces terroristes, un recours à des moyens peu orthodoxes est toujours possible.

Enfin, une grande partie du haut commandement de l’armée algérienne regrette aujourd’hui le fait de ne pas avoir intervenu en Libye et prendre Tripoli au cours de la guerre civile ayant secoué ce pays en 2011.  Cela aurait pu empêcher la création dans le Sud libyen autour de la passe du Salvador d’un Etat de facto  dirigé aujourd’hui par le chef de guerre Algérien Mokhtar Belmokhtar!

http://strategika51.wordpress.com/2013/07/01/sahel-larmee-algerienne-abat-un-drone-au-nord-mali/

Histoire d’un drone israélien “retourné” par le Hezbollah


heron-israelFin avril (voir le Guardian du 25 avril 2013), Israël annonçait l’interception et la destruction d’un drone près de la ville de Haïfa. Les autorités militaires israéliennes suggéraient qu’il s’agissait d’un drone de fabrication iranienne, utilisé par le Hezbollah, qui avait été intercepté et abattu par des F-16 peu après qu’il soit entré dans l’espace aérien israélien depuis le Liban ; cela, après que les services ad hoc israéliens, toujours impressionnants d’efficacité high tech, aient suivi sa trajectoire au Liban.

Insistons là-dessus : le compte-rendu officiel donnait l’impression d’une situation parfaitement maîtrisée (drone suivi par moyens électroniques dès son lancement, puis interception et destruction parfaitement assurées). Il n’empêche que l’hélicoptère qui transportait le Premier ministre Netanyahou en visite dans la région de la zone frontière avec le Liban avait du se poser d’urgence, sans doute pour éviter un incident, comme par exemple une fausse manœuvre d’un F-16, durant l’interception. (Le Guardian : «Netanyahou a été informé de l’incident alors qu’il se rendait en avion dans le nord d’Israël pour participer à un évènement culturel organisé par la minorité druze du pays. Selon des officiels, son hélicoptère s’est posé pendant le court laps de temps où le drone a été intercepté avant de reprendre sa route»). Bien que présentée selon la forme officielle habituelle, forme extrêmement lisse et stérilisée, cette circonstance pouvait tout de même contredire quelque peu l’impression de contrôle de la situation que les autorités israéliennes voulaient donner.

Un compte-rendu publié par Daoud Rammal, dans le quotidien libanais As Safir le 8 mai 2013, donne une toute autre version. (As Safir est un quotidien indépendant de gauche en général très bien informé et qui échappe aux influences des groupes de pression habituels de la région.) Une référence est faite à une intervention télévisée toute récente de Nasrallah, le chef du Hezbollah, tandis que l’article cite des sources pour préciser les circonstances de l’incident. Il s’agirait d’un drone israélien entré dans l’espace aérien libanais et dont le contrôle électronique aurait été pris par le Hezbollah. Le drone aurait ainsi été “retourné” (comme l’on dit d’un agent ennemi dans le langage du renseignement) et redirigé vers l’espace aérien israélien. Cette trajectoire inattendue en même temps que la perte de contrôle (et de contact) du drone auraient semé la panique chez les Israéliens qui durent monter en toute hâte une mission d’interception et de destruction de ce qui s’avéra être leur propre drone. Les sources citées indiquent qu’il s’agit d’une “riposte” similaire à la destruction d’un F-4 turc en juin 2012 (voir le 25 juin 2012). Selon ces sources, le F-4 avait été abattu en “riposte” à la défection d’un MiG syrien en Jordanie, par des batteries installées en territoire syrien mais contrôlées par des Russes. Cette fois, l’interception et la prise sous contrôle du drone israélien suivraient de quelque jours, – “riposte” là aussi, – la découverte d’un site d’implantation d’espionnage israélien de la base russe de Tartus, en Syrie… Voici la citation extraite du texte de As Safir.

«La dernière déclaration du Secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, à propos du drone qu’Israël aurait détruit en vol près de Haifa, a épaissi le mystère qui entoure ce drone pour cette simple raison: « Ce n’est pas le Hezbollah qui a envoyé ce drone et cela l’ennemi le sait très bien.

»La déclaration de Nasrallah à propos du drone a pour but d’accroître la tension et l’inquiétude dans les cercles politiques et militaires israéliens à qui il revient de révéler la vérité sur ce drone au public. Selon une source bien informée : »Quand un pilote syrien a déserté en emmenant avec lui un MiG russe en Jordanie, quatre jours plus tard, en manière de riposte, un avion turc fabriqué aux États-Unis a été abattu au dessus des côtes syriennes. Il s’est avéré plus tard que c’étaient les forces de défense russes qui l’avaient abattu. » La source a ajouté que moins d’une semaine après la découverte de modernes équipements d’espionnage israéliens à Tartus, « le drone inconnu a été abattu au dessus de Haïfa en riposte.”

»La source précise aussi que « selon des canaux diplomates occidentaux, le drone qui a été abattu est en fait un drone israélien qui se dirigeait vers le Liban. Mais il semble que les experts de la Résistance ont réussi à l’intercepter et à le contrôler. Ils auraient pu l’abattre au Liban. Mais le Hezbollah ne veut sans doute pas fournir un prétexte à Israël pour attaquer le Liban. Il l’a donc renvoyé en Israël et cela a causé une grande confusion dans l’armée israélienne et les services de sécurité qui ont décidé d’abattre le drone.” […]

»Selon la source, les Étasuniens et les Israéliens ont été très étonnés de ce que « en dépit de la haute technicité de leurs services de renseignement, ils n’aient pas réussi à localiser les équipements que le Hezbollah avaient acheminés dans les villes habitées par des Libanais en Syrie […] Le Hezbollah est capable de mener une guerre classique de haut niveau technique, tout en étant capable de mener une guérilla très efficace.” La source a ajouté que “tout ce qu’Israël peut faire c’et de dire la vérité au sujet du drone de reconnaissance d’autant plus qu’il est clair que le Hezbollah n’y est pour rien”»

… On peut observer que cette version de l’incident rencontre effectivement certaines des conditions “visibles” de l’interception et de la destruction du drone par Israël, notamment ce qui semble être l’effet de surprise (atterrissage d’urgence de l’hélicoptère transportant Netanyahou) contredisant la version officielle du contrôle de la situation. Elle corrobore d’autre part de nombreuses indications sur les capacités du Hezbollah, autant qu’indirectement celles de l’Iran. (L’Iran a effectué différentes opérations de prises de contrôle de drones hostiles, dont la plus fameuse est évidemment celle du drone RQ-170, un engin US, en décembre 2011 [voir notamment le 7 décembre 2011].) Cette version renforce également les appréciations, venues de sources proche du Hezbollah, concernant les opérations d’attaque en Syrie menée par les Israéliens il y a une dizaine de jours. (Selon Al Monitor du 5 mai 2013 : «Israël n’a pas commenté officiellement l’incident mais son but serait, semble-t-il, d’empêcher les armes de passer au Liban; que pense le Hezbollah de tout ça? Selon une source proche de cette organisation : « Israël bluffe, c’est comme pour l’attaque de janvier, le Hezbollah avait réussi à faire passer des armes très efficace au Liban et Israël l’a découvert trop tard, pendant des jours et des jours les avions israéliens ont sillonné le ciel libanais à basse altitude pour essayer de les localiser et, quand il se sont rendus compte qu’ils avaient échoué, ils ont attaqué.”»)

Enfin, l’ensemble des informations contenues dans l’article laisse une forte impression de coordination opérationnelle active entre le Hezbollah, la Syrie et l’Iran bien sûr, mais également avec la Russie. On voit renforcée l’idée de plus en plus substantivée selon laquelle la crise syrienne a suscité un véritable “front” anti-bloc BAO, avec notamment un retour de la Russie dans la région. On voit aussi décrite la tactique de “communication” de ce “front”, qui est de passer des “messages” aux Israéliens, sous forme de “ripostes” calculées, pour les informer aussi bien de l’absence d’impunité pour leurs interventions que de l’état réel des capacités de leurs adversaires.

L’on comprend par ailleurs que, du point de vue d’Israël, le Hezbollah constitue plus que jamais une terrible menace, avec notamment ce “mixage” inédit de capacités de mener une guerre de guérilla très classique et d’un “primitivisme” très étudié, et de capacités de très hautes technologies opérationnelles. Cette combinaison existait déjà à l’été 2006, lorsque le Hezbollah infligea à l’armée israélienne sa plus humiliante défaite. (Dès cette époque, – et l’idée est plus que jamais actuelle, – on pouvait présenter le Hezbollah, par la variété des moyens employés, par sa capacité tactique d’adaptation, par sa légitimité également, comme un virtuose de la “guerre de quatrième génération” [voir notamment le 30 juillet 2006 et le 16 août 2006]. Effectivement, le “mixage” de moyens de types de conflits très différents, en intensité et en capacités opérationnelles, avec aussi le mélange des domaines abordés et un usage constant de la communication, représente la formule la plus riche et la plus novatrice de la G4G.)

Pour consulter l’original: suivre ce lien.

Traduction des parties en Anglais: Dominique Muselet

Attaque américano-israélienne sur Damas, plus de 2000 morts


Israël se dévoile enfin à 100%, après avoir avancé masqué pendant 2 ans.  Après s’être trahi une première fois il y a 4 mois, comme nous le soulignions alors, il se décide à faire son coming out mortel.

avion_israelienLes évènements au Moyen-Orient viennent de prendre une nouvelle tournure avec l’entrée en guerre d’Israël et des Etats-Unis d’Amérique. Les deux pays ont mené cette nuit une attaque aérienne et balistique contre des objectifs militaires syriens, au cours de laquelle ils ont utilisé de nouvelles armes. Deux unités de l’armée syrienne, les 104 et 105e régiments de la Garde républicaine auraient subi d’importantes pertes. Un site de missiles SCUD et des batteries de missiles SAM ont également été visés. Une usine de production de munitions de guerre a été pulvérisée par au moins trois bombes JDAM. Des arsenaux et des bunkers de l’armée syrienne situés au Mont Cassioun ont été attaqué à l’aide d’armes non-conventionnelles ayant provoqué une secousse sismique sur un périmètre de 12 kilomètres.

Des sources au sein de l’armée syrienne sont catégoriques. Il ne s’agit pas d’une attaque israélienne mais d’une attaque combinée américano-israélienne.

En Iran, les Gardiens de la Révolution ont activé l’échelon suprême, dernier stade avant le lancement d’une frappe balistique contre Israël et ses alliés du Golfe arabo-persique. La Russie, dont un drone a été abattu au dessus d’Israël cette semaine, a mis en alerte sa flotte de la Mer Noire.

Pendant ce temps, des médias Mainstream continuent de mentir. Une chaîne d’information continue a rapporté l’attaque mais sans préciser qui en était l’auteur…

strategika51.wordpress.com

Mise à jour:

11 H 30 : Selon Telesur, les deux avions qui ont attaqué  dans la nuit de Samedi à Dimanche ont été abattus par la Défense antiaérienne de l’Armée Syrienne à la frontière Libanaise. Les pilotes israéliens ont été capturés. http://www.telesurtv.net/articulos/2013/05/04/defensa-antiaerea-siria-habria-derribado-dos-aeronaves-israelies-3048.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

12 H 50

le site Dampress a rendu public les noms de deux pilotes israéliens capturés par l’Armée Syrienne. Les sources sionistes ont reconnu avoir perdu contact avec Shamoel Azar et Esson Gary alors qu’ils survolait la Syrie .  » Nous n’avons aucune information sur le sort de ces deux pilotes » ajoutent ces sources.

Le gouvernement syrien est en réunion d’urgence pour étudier la réaction à adopter, selon Dampress.

A suivre…

Le programme des drones et le justificatif islamiste


DroneDans La Presse du mercredi 20 février, Mario Roy publie un éditorial sur le très controversé programme de drones américains qui sévissent autour du monde en toute impunité. Il évoque bien évidemment les dangers des dérapages que peut engendrer une telle situation, cette déresponsabilisation par rapport au meurtre. Mais il légitime cela en soutenant que pour les islamistes — comme si ce programme qui révolutionne l’art de la guerre n’était destiné qu’à combattre l’islamisme — il est tout à fait justifié de recourir à des bassesses comme « l’avion commercial transformé en missile, l’attentat suicide, l’égorgement télévisé ». Rien de plus simple, combattre le feu par le feu et le message ici est on ne peut plus clair : Ils tuent nos civils, tuons les leursIls attaquent nos enfants, faisons de même. Pour cette « guerre des religions » que certains aiment tant s’imaginer, la solution se trouve dans le principe biblique de la loi du Talion.

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