Archives du mot-clé EIIL

La famille royale saoudienne est derrière les crimes de l’EIIL en Syrie


Saudi royal family behind ISIL crimes in Syria: ReportUn membre de l’État Islamique de l’Irak et du Levant (EIIL) qui a été fait prisonnier a révélé que l’EIIL et d’autres groupes militants en Syrie ne sont pas seulement soutenus par un membre de la famille royale saoudienne, mais que l’individu en question est en fait le véritable chef de l’EIIL. Lire la suite La famille royale saoudienne est derrière les crimes de l’EIIL en Syrie

La guerre saoudienne en Syrie vue par les Saoudiens !


CarosseSaoudPar Hamza al-Hassan et Daoud al-Chariane

Avez-vous jamais entendu parler d’opposants saoudiens, alors que les prétendus opposants syriens occupent le champ médiatique de France et de Navarre ? Probablement pas, ou si peu ! Et pourtant, il suffit de rechercher certaines chaines saoudiennes pour tomber, en quelques clics, sur des citoyens tenant des discours qui rejoignent nos inquiétudes, ne se résument pas aux femmes qui n’ont pas le droit de conduire, et nous rappellent la colère du leader de l’opposition tunisienne [1], M. Chokri Belaid, à la veille de sa mort, assassiné ! En voici deux exemples : Lire la suite La guerre saoudienne en Syrie vue par les Saoudiens !

L’histoire de deux Syriens arméniens tombés entre les griffes de DAECH !


a9525f9b979ac37505c9dc814dc2daec-1389079867Par Suhaib Anjarini

C’est l’histoire d’Anis et de Minas Livonian, deux Syriens arméniens, habitants d’Alep, exécutés par le « Comité de la Charia de l’État Islamique en Irak et au Levant » [EIIL ou DAECH], sans que leur famille ne puisse récupérer leurs corps du fait d’une  logique à nulle autre pareille !

————————————————————–

Anis Livonian, appelé « Abou Minas » parce que père de Minas, avait 69 ans et possédait une petite usine à glace située dans le district d’Al-Bab à l’est d’Alep ; usine confisquée par les gens de DAECH dès leur arrivée dans la région, quatre mois plus tôt. Lire la suite L’histoire de deux Syriens arméniens tombés entre les griffes de DAECH !

Préparer Genève 2


UN Geneva Office and Flags 2A la conférence de Genève II, ce sera l’apothéose du cynisme de la réal-politique. Au nom de l’intérêt général, tous les protagonistes vont tenter de faire comme s’il ne s’était rien passé en Syrie. Trois ans de guerre, des dizaines de milliers de morts ? Oubliez cela. Il y a avant tout un pays à reconstruire, avec tous ses contrats juteux qui feront l’objet d’âpres combats entre les loups qui apparaîtront comme des hommes de paix dont la seule préoccupation est le bien-être des syriens. Lire la suite Préparer Genève 2

« L’armée irakienne achèvera la mission d’Assad « !!


610310-des-soldats-irakiens-a-un-checkpoint-a-l-est-de-bagdad-le-10-janvier-2014Selon l’analyste syrien en affaire stratégique, Hassan Hassan a une analyse bien précise du conflit qui se déroule dans les déserts d’Al Anbar : « l’armée irakienne est en train d’achever une mission que l’armée syrienne a commencée , une mission destinée à extirper le fléau terroriste ».  » il est impossible de séparer ce qui se passe en Irak des événements syriens  » l’analyste Hassan ne croit guère aux bisbilles et aux pseudo tensions entre Riyad et Washington :  » c’est une divergence de façade. car aussi bien les saoudiens que les américains agissent constamment dans le sens d’une consolidation des liens mutuels et il est impensable que Riyad puisse ou veuille un jour s’affranchir du joug des Etats Unis. Lire la suite « L’armée irakienne achèvera la mission d’Assad « !!

Al-Qaida, éternel supplétif de l’Otan


Recep Tayyip Erdoğan et Yasin al-Qadi
Recep Tayyip Erdoğan et Yasin al-Qadi

La mise au jour des liens unissant le Premier ministre, Recep Tayyip Erdoğan, à Al-Qaida bouleverse la politique turque. Non seulement Ankara soutenait très activement le terrorisme en Syrie, mais il le faisait dans le cadre d’une stratégie de l’Otan. Pour Thierry Meyssan, l’affaire montre aussi le caractère factice des groupes armés qui luttent contre l’État et le peuple syriens. C’est la première fois depuis le 11-Septembre qu’un chef de gouvernement de l’Otan est surpris la main dans le sac, en train de travailler personnellement avec Al-Qaida. Lire la suite Al-Qaida, éternel supplétif de l’Otan

Syrie : Lexique de la terreur en prévision de Genève II !


__366287-01-08_76_840764_highresPour cacher un mensonge, il faut mentir et mentir encore. Le dernier en date consiste à faire croire que ce ne sont pas les soldats de l’Armée nationale syrienne qui se sacrifient face au terrorisme de DAECH [Acronyme de l’État Islamique en Irak et en Syrie ; ou EIIL], la faction terroriste la plus infernale que le monde ait connu, mais le Front islamique [1] ! Lire la suite Syrie : Lexique de la terreur en prévision de Genève II !

VIDEO : Exécution de six rebelles par Al-Qaïda en Syrie


Cette vidéo absolument atroce aurait été prise le jeudi 28 novembre par des amateurs.

drapeau-al-qaïdaExécution de rebelles syriens par Al-Qaïda : la vidéo choc

L’exécution a lieu au grand public, devant une foule en transe, fusil mitrailleur au point, semblant s’extasier d’un tel déferlement de violence. Lire la suite VIDEO : Exécution de six rebelles par Al-Qaïda en Syrie

Des Européens reprennent la coopération sécuritaire avec la Syrie


Tribune libre Almutanabi Jasmin

extremiste-frAprès avoir nié, ignoré ou minimisé le rôle des extrémistes étrangers combattants dans les rangs des rebelles en Syrie, l’Occident, plus particulièrement les Etats européens, commencent à réaliser l’ampleur et la gravité de ce phénomène pour la stabilité et la sécurité de leurs pays. Certains ont rétabli les canaux de coopération sécuritaire avec Damas, d’autres ont essuyé une fin de non recevoir. Lire la suite Des Européens reprennent la coopération sécuritaire avec la Syrie

Les débuts du « djihad familial » en Syrie


carte kazakhstan syrieAlors que des centaines de milliers de Syriens fuient la guerre, d’autres font tout pour rejoindre les champs de bataille syriens. Quelque 150 Kazakhs issus d’une même famille, enfants en bas âges, adolescents, femmes et hommes, ont ainsi quitté leur pays « pour accomplir leur devoir de djihad au Levant ». Et les réseaux djihadistes font circuler fièrement les images de leur installation en Syrie.

Depuis lundi une vidéo de propagande de l’État Islamique d’Irak et du Levant (EIIL), un groupe lié à Al-Qaïda,

circule sur les réseaux sociaux djihadistes. Son titre est omérique : « Lettres des terres des batailles épiques, l’hospitalité d’une famille djihadiste » et son contenu inédit. C’est la première fois, en effet, qu’un djihad « en famille » est ainsi montré.

Vidéo : « Lettres des terres des batailles épiques, l’hospitalité d’une famille djihadiste » promue et partagée sur les réseaux djihadistes.

La vidéo débute par une marche militaire, puis par l’arrivée de trois véhicules qui arborent les drapeaux noirs adoptés par Al-Qaïda et par l’EIIL, au portail d’une villa. Au bout de quelques minutes on peut lire en blanc sur fond noir « l’institution Al-Fourqan [organe médiatique de l’EIIL] jouit de l’hospitalité d’une famille mouhajira [étrangère]. Les 150 membres de cette famille kazakhe ont parcouru des milliers de kilomètres et dépensé des fortunes pour émigrer au Levant ». Puis on entend des versets du Coran lus par un petit garçon, avant de voir une vingtaine d’enfants, y compris des bébés de quelques mois, assis par terre devant des adolescents djihadistes. On voit également dans la vidéo de toutes jeunes fille voilées, certaines portant un voile intégrale. On découvre ensuite l’enfant que l’on entendait réciter le Coran, qui n’a pas plus de 6 ans.

À 02 :57, dans la vidéo ci-dessus, un jeune homme dont le nom de guerre est « Abdel-Rahman le Kazakh » explique les raisons de la venue de sa famille en Syrie. Il dit « accomplir son devoir en application des préceptes de l’Islam ». Puis il enchaîne en récitant un verset à la gloire des martyrs, dont il souhaite « faire partie au plus vite pour accéder au paradis ». À 05 :07,  « Abou Khaled le Kazakh », un autre jeune djihadiste qui semble un peu plus âgé exprime à son tour son souhait « de mourir en martyr ».

Les djihadistes accolent en général, à leur nom de guerre, leur pays d’origine. Ces hommes viennent donc très probablement du Kazakhstan, une ex-république soviétique d’Asie centrale située à près de 5 000 kilomètres du territoire syrien.

Plus tard dans la vidéo, on entend en fond sonore un hymne à la gloire du djihad international qui énumère les terrains de « lutte », des Philippines jusqu’au Sahel et en passant par l’Afghanistan, le Pakistan, le Caucase, la Bosnie et bien sûr le Levant.

Photo "de famille" d'hommes et d'enfants kazakhs en armes.
Photo « de famille » d’hommes et d’enfants kazakhs en armes.

La vidéo enchaîne sur un troisième djihadiste, « Seïf el-Din le Kazakh », qui explique qu’ »il est du devoir de chaque musulman de rejoindre le djihad pour défendre les terres des musulmans à travers le monde quand celles-ci sont attaquées ».

À 13 :22, un certain « Abou Hafiz le Kazakh », cinquième djihadiste à prendre la parole, « remercie Dieu d’avoir permis à la famille d’émigrer et de se réunir en Syrie pour accomplir son devoir de djihad ».

C’est la première fois qu’une vidéo montrant ainsi une famille entière de djihadistes étrangers est diffusée. Habituellement, ces derniers voyagent seuls, ou exceptionnellement en couple, vers les territoires de conflit. Ces combattants sont présentés comme des candidats au martyr, voire à l’attaque suicide, comme le montre la référence au kamikaze saoudien Abou Zoubair al-Madani, @halb_1 sur Twitter, à 15’39 de la vidéo. Ce jeune saoudien s’est fait exploser à la mi-septembre dans un attentat suicide à Nabak, dans la région de Qualamoun à l’ouest de Damas.

Billet écrit par Wassim Nasr (@SimNasr), journaliste à France24.

Comment Al-Qaïda a pris ses quartiers en Syrie


Tribune libre Béatrice Doinette

805CD6A9A841BEE8AA549662232DA_h403_w604_m2_q80_cBIhaHmeI
Un combattant de Jabhat al-Nosra, devant un véhicule en feu. Ce groupe ne fait qu’un avec l’État islamique en Irak et au Levant.

L’État islamique en Irak et au Levant a supplanté tous les groupes islamistes en six mois. Il jouit d’abondants moyens militaires et financiers, qui renforcent son attractivité auprès d’éventuelles recrues.

Abou Bassir al-Jeblaoui a été abattu de deux balles à bout portant le 11 juillet, dans le gouvernorat de Lattaquié, en Syrie, non loin de la côte méditerranéenne. Il était l’un des chefs de l’Armée syrienne libre (ASL) les plus estimés. Son assassinat par des djihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui lui avaient tendu un guet-apens, a semé l’émoi et provoqué une prise de conscience : les groupes islamistes constituent une menace, y compris pour les rebelles modérés de l’ASL. De plus en plus forts, ils n’hésitent pas à s’attaquer aux autres groupes armés dont ils jugent qu’ils leur barrent la route ainsi qu’aux civils qui refusent de se soumettre à leur vision étriquée de l’islam. Même l’opposition exprime désormais sa crainte que la Syrie ne bascule dans la terreur, comme l’Irak avant elle, et qu’elle ne devienne un nouveau sanctuaire pour Al-Qaïda.

L’EIIL fait figure de nouveau venu sur la scène islamiste syrienne. Jusqu’alors, Al-Qaida était représenté en Syrie par Jabhat al-Nosra (Le Front du secours), qui a dans un premier temps laissé planer l’ambiguïté sur son affiliation à la nébuleuse terroriste. Le doute s’est levé en avril, lorsque Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’État islamique d’Irak, lié à Al-Qaida, a pris sous son aile Jabhat al-Nosra et annoncé la création d’une branche unique pour l’Irak et la Syrie : l’EIIL. Une bisbille a suivi, Abou Mohammed al-Joulani, le chef d’al-Nosra, refusant la tutelle de l’EIIL pour garder son indépendance, et faisant allégeance directement au grand chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri. Cette querelle entre Al-Baghdadi et Al-Joulani a accrédité l’idée d’entités distinctes voire rivales mais. selon Romain Caillet, chercheur de l’Institut français du Proche-Orient à Beyrouth, il n’en est rien : « Ce sont des lieutenants d’Al-Baghdadi, d’origine ou de nationalité syrienne, qui ont ouvert sur ses ordres une filiale en Syrie. Et pour mieux s’implanter, ne pas éveiller les soupçons, ils ont pris un nom neutre et un drapeau différent de celui d’Al-Qaïda. Les rivalités de personnes ne doivent pas nous abuser, il s’agit bien d’une seule et même organisation. »

En six mois, l’EIIL a supplanté les autres groupes islamistes dans le nord et l’est de la Syrie. L’organisation dicte sa loi dans les gouvernorats de Raqqa et d’Idlib, elle est très présente dans ceux d’Alep et de Deir Ezzor grâce à Jabhat al-Nosra, et mène désormais le bal dans le Djebel Akkrad, à Lattaquié. Son ascension fulgurante doit beaucoup, selon Romain Caillet, à Jabhat al-Nosra, qui a su « établir des réseaux en s’appuyant sur des Syriens. Il a beaucoup recruté et a pu ensuite transférer une partie de ses effectifs vers l’EIIL. En Irak, l’organisation jouit en outre d’un réservoir de combattants souvent sous-estimé. Grâce à son assaut contre la prison d’Abou Ghraib, le 22 juillet, elle a libéré un nombre considérable de ses partisans emprisonnés. On retrouve certains d’entre eux en Syrie aujourd’hui. Enfin, l’EIIL rallie des tribus ou joue un clan contre un autre, comme l’avait fait AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique) dans le Maghreb. »

L’abondance de moyens militaires et financiers participe à l’attractivité et à la réussite de l’EIIL, explique Abul Iz, commandant d’une katiba à Alep : « Certaines katibas de l’ASL sont tentées de rejoindre les islamistes. Elles reçoivent ainsi des armes en contrepartie de leur allégeance. J’ai refusé mais d’autres groupes ont accepté, plus par opportunisme que par conviction. » Les jeunes sont les plus perméables à l’influence et à la propagande des deux entités liées à Al-Qaïda, ajoute Abul Iz : « Ils mordent facilement à l’hameçon. Ce qui les séduit, c’est l’aura des victoires, le radicalisme et la notoriété du groupe, mais pas vraiment les motivations religieuses. »

Sur le terrain, dans les montagnes du Djebel Akkrad, non loin de Lattaquié, où se déroulent de très violents combats depuis une semaine, l’entente entre l’EIIL, Jabhat al-Nosra et les autres groupes islamistes dont Ahrar al-Cham semble parfaite. Ils ont uni leurs forces et bataillent de concert. Pour Abou Ahmed, bras droit d’Abou Bassir avant que ce dernier ne soit tué et l’un des commandants importants de l’ASL, « l’EIIL a littéralement imposé sa loi dans la région. Ses hommes ne font pas que combattre, ils organisent partout des check points et contrôlent strictement le territoire. Même l’ASL, qui a pourtant libéré les premiers villages de la région il y a presque deux ans, doit montrer patte blanche. » L’assassinat d’Abou Bassir illustre ce basculement : « Ils ont annoncé vouloir décapiter l’ASL. Je ne me rends presque plus sur le terrain, car ma vie y est menacée, moins par le régime que par les islamistes. Nous voudrions obtenir justice pour Abou Bassir, mais cela devra attendre. Pour l’instant, nous faisons profil bas et espérons que l’Occident se réveille enfin. Après la chute de Bachar al-Assad, il y aura une deuxième guerre pour éradiquer les djihadistes. »

Au sein de l’ASL, tous ne montrent pas la même hostilité envers les groupes islamistes, précise Romain Caillet : « L’état-major en Turquie condamne sans ambiguïté la présence des djihadistes, mais l’attitude des cadres sur le terrain est souvent plus nuancée, sinon bienveillante. »

La mainmise des radicaux sur des villages et des campagnes syriennes suscite de plus en plus d’oppositions au sein de la population locale. Dernier incident, le mois passé, à Aldana, à une dizaine de kilomètres de la frontière turque : les habitants ont protesté contre les mauvais traitements et le racket que leur impose un groupe de djihadistes étrangers affiliés à l’EIIL. Ces derniers n’ont pas hésité à tirer sur les manifestants. Ces tensions entre la population et des djihadistes souvent étrangers vont augmenter, annonce le commandant Haj Ali, le frère d’Abou Bassir : « Il y a une moitié d’étrangers dans les rangs de l’EIIL. Les valeurs qu’ils défendent sont incompatibles avec la culture syrienne. Dans les campagnes ou dans l’est du pays, le choc culturel est amorti par le conservatisme local mais, à Lattaquié et dans les villes, cela mènera à des confrontations. Les valeurs intégristes ne passeront pas. »

Par : Boris Mabillard

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/7ce963ca-02b1-11e3-a3cb-4fb08ce71755|0