Archives du mot-clé espionnage

La France est la vassale des États-Unis, voilà la seule chose à retenir de la visite de François Hollande outre-Atlantique


Hollande-Obama20040217L’espionnage tous azimuts et illégal des autorités américaines, et l’ingérence continuelle de Washington dans la politique intérieure française, commandaient à François Hollande de ne pas se rendre en visite officielle aux États-Unis d’Amérique. Lire la suite La France est la vassale des États-Unis, voilà la seule chose à retenir de la visite de François Hollande outre-Atlantique

Pékin prépare l’extension de sa zone de défense aérienne


i12_RTR34Q2VLes États-Unis ont multiplié les messages de mise en garde à Pékin alors que celui-ci se prépare à étendre sa zone de défense aérienne au Sud de la mer de Chine, au risque d’entrer en conflit avec le Vietnam, les Philippines et la Malaisie. Lire la suite Pékin prépare l’extension de sa zone de défense aérienne

Edward Snowden, après des mois de révélations sur la NSA, dit que sa mission est accomplie


SNOWDENPar Barton Gellman

MOSCOU – La voix familière au bout du fil, à l’hôtel, est allée droit au but. « Quelle heure dit votre montre, exactement? » demanda-t-il. Il vérifia l’heure avec la sienne et décrivit un lieu de rencontre. « Je vous vois là-bas, » dit-il. Lire la suite Edward Snowden, après des mois de révélations sur la NSA, dit que sa mission est accomplie

Big Brother – La TV espionne les utilisateurs à leur insu – La TV connectée vous regarde, vous écoute, et enregistre vos infos personnelles!


Un blogueur a remarqué que son téléviseur LG continuait de transmettre des informations personnelles au fabricant, alors même qu’il avait désactivé cette fonction. La firme assume du bout des lèvres.

Big Brother, allégorie de la surveillance généralisée, s’invite dans les salons par l’entremise des téléviseurs connectés.  Image: DR
Big Brother, allégorie de la surveillance généralisée, s’invite dans les salons par l’entremise des téléviseurs connectés.
Image: DR
Les réseaux sociaux vous espionnent, votre smartphone vous espionne, votre téléviseur n’allait pas se gêner d’en faire de même. Un blogueur britannique du nom de DoctorBeet a Lire la suite Big Brother – La TV espionne les utilisateurs à leur insu – La TV connectée vous regarde, vous écoute, et enregistre vos infos personnelles!

14 conseils pour échapper à Prism, l’oeil de la NSA sur les internautes du monde entier


On peut s’inquiéter des révélations sur la surveillance opérée par les grandes oreilles du NSA sur internet. Mais on peut aussi se protéger contre cette indiscrétion illégale.

5932813-comment-eviter-que-prism-revele-ce-que-vous-faites-sur-internetChangez de navigateur

Chrome (Google), Safari (Apple) ou Internet Explorer (Microsoft) sont à proscrire. Les informations de navigation collectées par ces navigateurs sont susceptibles d’être transmises à la NSA. A la place, il vaut mieux installer Firefox (un logiciel libre édité par la fondation Mozilla) ou Opera.

Choisissez un moteur de recherche « confidentiel »

Google, Bing ou Yahoo ne sont pas sûrs. Ils peuvent envoyer votre IP et votre historique de navigation aux services américains. Ixquick et Startpage donnent exactement les mêmes résultats de recherche que Google mais n’envoient pas l’adresse IP de l’utilisateur. Ils ont été élu « moteur de recherche le plus confidentiel au monde » par la commission européenne. Et en plus, ils sont sans pub !

Surveillez vos courriels

Les messageries des grandes compagnies américaines sont à éviter. Il existe une foule d’autres messageries tout aussi efficaces comme La Poste.net, Voila.fr, GMX, voire celle du fournisseur d’accès internet ou encore celles des chaînes de télé ou de la grande distribution.

Chiffrez les documents les plus importants

Plus facile à dire qu’à faire quand il s’agit des mails ! Mais c’est encore la meilleure des protections. Le chiffrage des documents peut se faire assez simplement avec un logiciel gratuit comme TrueCrypt. Pour les courriels on peut utiliser GnuPG ou encore PGP. De nombreux autres logiciels sont disponibles sur le net.

Chattez « off the record »

On peut encore chatter en toute confidentialité même sur Google, AOL, Yahoo ou Microsoft. Il suffit d’utiliser OTR (Off the record), un petit logiciel qui chiffre les conversations. La NSA possède peut-être les moyens de craquer OTR mais le temps requis pour y parvenir dépasserait très largement le temps de la conversation.

Méfiez-vous des réseaux sociaux

Tout, ou presque, a déjà été dit sur les risques inhérents aux réseaux sociaux. Mais franchement, ce n’est pas la NSA qui est la plus à craindre sur les réseaux… Précisons que pour l’instant, Twitter ne fait pas partie des compagnies citées par le Washington Post comme collaborant avec les autorités américaines.

Utilisez moins votre Smartphone

C’est un choix cornélien: se passer de smartphone ou prendre le risque d’être écouté. Inutile de se raconter des histoires, les smartphones sont difficiles à protéger. Trois systèmes d’exploitation se partagent le marché : Android, iOS, et Windows Phone. Ils appartiennent respectivement à Google, Apple et Microsoft. Il va donc falloir attendre la sortie en France de Firefox OS pour disposer d’un système d’exploitation moins risqué.

Source: Le Monde

Et quelques autres petits conseils au passage:

Il est possible de se protéger (avec les bonnes applications)

Nous ne savons pas exactement comment la NSA parvient à contourner les systèmes de cryptage des navigateurs et des téléphones mobiles. Une chose est claire : elle ne peut pas encore briser les cryptages puissants. Il faut donc employer la ruse.

Nous répétons donc ce que nous avions déjà exposé dans notre article spécial 10 apps pour protéger votre vie privée : il existe toute une série d’utilitaires qui, s’ils sont bien utilisés, améliorent votre sécurité et la protection de votre vie privée, sans devoir faire aucune concession.

Navigation sécurisée

  • Tor, le réseau de navigation anonyme, a été l’objet d’attaques, mais il est toujours plus sûr de l’utiliser si vous souhaitez rester anonyme.
  • Il existe des navigateurs mieux sécurisés. Epic Browser, par exemple, fonctionne uniquement en mode incognito, et dispose d’un proxy pour rendre la connexion anonyme.

Mails et messagerie

  • En ce qui concernant les emails, des solutions comme GnuPG ou PGP sont très valables. D’autres options ? HushMail ou CounterMail
  • Certaines applications mobiles permettent de chatter en toute discrétion, soit en supprimant les messages, soit en utilisant des données chiffrées (ou les deux).

Antivirus et système d’exploitation

Article complet sur articles.softonic.fr

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/10/30/14-conseils-pour-echapper-a-prism-loeil-de-la-nsa-sur-les-internautes-du-monde-entier/

Les européens convoquent les ambassadeurs américains…Pour leur dire quoi ?


Hollande-MerkelSnowden continue à nous régaler avec un spectacle comique digne d’un Dieudonné. A chacune de ses révélations on assiste à un ballet loufoque parmi les gouvernants européens. C’est à celui qui sera le plus surpris, le plus indigné et celui qui aura la réaction la plus ferme vis-à-vis de l’administration étatsunienne. Ces réactions vont de « s’il vous plait, Mr Obama, vous ne pouvez pas nous espionner un peu plus discrètement ? », à « ce n’est pas gentil d’espionner un ami », lourdes de menaces.

Obama a déjà répondu à Merkel, lui assurant qu’elle n’était plus écoutée. Cela veut-il dire qu’on sait déjà tout ce qu’on devait savoir sur elle, et qu’il n’y a pas lieu de continuer les écoutes ? Hollande aussi s’est cru obligé d’appeler Obama, qui a dû lui répondre à peu près la même chose qu’à Angela Merkel.

Mais, devant l’ampleur des révélations, ces réactions timides pourraient passer pour de la faiblesse. Il fallait faire un peu plus de bruit pour être un indigné crédible. Alors on convoque les ambassadeurs pour des protestations officielles. Avec un grand tapage médiatique comme il sait si bien le faire, Laurent Fabius convoque Mr Charles H. Rivkin, ambassadeur américain à Paris. Nous pouvons aisément deviner ce qu’ils se sont dit, comme si nous y étions.

– Bonjour Laurent, comment ça va ?

– Hi Charles. Bof, pas très fort, tu t’en doutes bien.

– Oui, je sais. Nos amis reculent de partout. L’armée de Assad leur mène la vie dure. Pourtant Bandar fait du bon boulot. Mais tu prends les choses trop à cœur, n’y penses plus. Vous, au moins, vous avez le Mali ; vous pouvez faire ce que vous voulez. Il suffit que Bandar fasse un peu bouger ses hommes, et vous rappliquez. Nous c’est différent. Poutine nous marque à la culotte. Dès qu’on bouge le petit doigt, c’est ‘’le droit international’’ par-ci, ‘’tenir vos engagements’’ par-là, les temps changent.

– Mon pauvre Charles… Nous aussi, nous sommes victimes de ce malfaisant de Poutine. Il faut dire qu’il commence à nous les briser menu, menu.  Depuis qu’il a récupéré Snowden, chaque fois que les choses semblent se tasser, il lui fait sortir une nouvelle révélation, rien que pour nous enquiquiner, pour ne pas dire plus. Ça va durer encore longtemps ?

– Ne t’inquiète pas, je t’ai emmené la réponse que tu dois fournir à la presse. C’est à peu près la même que pour les autres capitales. Bon, c’est pas tout ça, faut que j’y aille. Je dirai que tu m’as remis une lettre de protestation, que nous sommes désolés, et que nos relations, qui datent de La Fayette, etc, etc…

A quand les prochaines révélations de Snowden qui les feront à nouveau danser ?

Avic

Devoir de mémoire – Espionnage – NSA – Snowden : Les positions de Valls , Fabius et 김정숙


7762291652_fleur-pellerin-un-systeme-mis-en-place-par-le-precedent-pouvoirA l’heure ou les ministres du gouvernement Français surjouent dans la course à l’indignation face aux  » révélations  » sur l’espionnage contre la France pratiqué par la NSA  il est bon de rappeller leurs positions au moment ou Edward Snowden s’est enfui des Etats-Unis.

Manuel Carlos Valls :

1-  » La France n’a pas reçu de demande d’asile de la part d’Edward Snowden et si c’était le cas je n’y serais pas favorable«   » Obama a dit qu’il donnerait des explications. Je les ai demandées et nous avons besoin de ces explications. Il faut être prudent. S’il y avait des caméras à l’ambassade de France à Washington ce serait très grave. Nous n’avons pas besoin d’espionner des pays amis. Si les Etats-Unis nous espionnent ce serait grave, il faudrait qu’il cesse « . [ lien ]

2- Dans une entrevue à The Heritage lors d’une visite aux Etats-Unis Manuel Carlos Valls s’est montré admiratif du système mis en place par la NSA et a souhaité la mise en place d’un dispositif législatif comparable au Patriot Act aux Etats-Unis.

he sounded kind of envious of the agency. Rather than being severely critical of U.S. intelligence operations, he said he wished France had more capabilities like the United States—both in terms of the ability to intercept critical terrorist communications and to protect individual privacy through parliamentary and judicial oversight.  [ lien vers article ]

Nota : Un de mes amis vient de trouver le surnom de  » serpillère de fer  » pour Manuel Carlos Valls. Je le trouve particulièrement adapté !

Laurent Fabius-Mortimer   :  

Ce sont les services du MAE Français qui ont refusé le survol du territoire Français par l’avion du Président Bolivien Evo Morales en raison d’un soupçon sur la présence éventuelle d’Edward Snowden à bord . [ lien vers article ]

Kim Jong-suk 김정숙 

김정숙  a confirmé que la France a bien reçu une demande d’asile de la part d’Edward Snowden tout comme Reshat Dibrani et sa smala . [ lien ]

Sur le principe de l’espionnage liui-même , 김정숙 a déclaré :

« Il faut distinguer deux choses: il y a l’affaire d’espionnage de l’Union européenne et des postes diplomatiques et ça, ce n’est pas vraiment la première fois que ça arrive dans l’Histoire. Même si ce n’est pas vraiment un acte amical de la part d’une puissance amie, ce n’est pas une nouveauté »  « Nous avons toujours considéré qu’internet était un bien commun, un cheval de Troie – regardez les Printemps arabes – de la liberté d’expression et aujourd’hui on voit que certains pays, qui sont des pays qui défendent la liberté d’expression, la liberté d’opinion, sont peut-être des utilisateurs à des fins, au contraire, de surveillance généralisée. C’est ce qui est très choquant, si c’est prouvé. Ne nous précipitons pas, attendons les explications des Américains »  [ lien ]

http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-devoir-de-memoire-espionnage-nsa-snowden-les-positions-de-valls-fabius-et-120747409.html

Hollande et Merkel tentent d’éteindre l’incendie du scandale NSA


7prism123a123_10François Hollande et Angela Merkel ont tenté vendredi de désamorcer la crise provoquée par les accusations d’espionnage des services américains en Europe en proposant de bâtir une nouvelle relation de confiance avec les Etats-Unis.

L’initiative franco-allemande vise à définir d’ici à la fin de l’année un code de bonne conduite et de coopération entre les services de renseignement américains et ceux des pays européens qui rejoindront cette démarche.

« Connaître le passé, fixer un cadre de relations pour l’avenir et en terminer avec les mécanismes de surveillance qui ne sont pas maîtrisés », a résumé lors d’une conférence de presse le président français.

Cette initiative intervient au moment où la multiplication des accusations visant la National Security Agency (NSA), y compris sur le téléphone portable d’Angela Merkel selon les autorités allemandes, tournent à la crise diplomatique.

Cette nouvelle ère de coopération sera mise à l’épreuve dès lundi avec la visite d’une délégation d’élus du Parlement européen à Washington pour recueillir des éclaircissements sur les allégations d’espionnage.

Les dirigeants de l’Union européenne s’étaient relayés jeudi durant la première journée du sommet pour condamner les pratiques de leur allié américain.

Ils ont voulu adopter un ton plus apaisé vendredi.

« La chose essentielle que nous avons approuvée, c’est de regarder vers l’avenir et d’essayer d’éviter ce genre de situation dans le futur », a déclaré l’actuelle présidente du Conseil des ministres, la Lituanienne Dalia Grybauskaite.

« RÉSOUDRE LES PROBLÈMES »

Si le Conseil européen n’a officiellement que « pris note » de l’initiative franco-allemande, certains dirigeants, comme le Premier ministre belge Elio Di Rupo, ont dit qu’ils participeraient au dialogue avec les Etats-Unis.

« Il ne s’agit pas de créer plus de problèmes qu’il n’en existe mais de résoudre les problèmes », a expliqué le dirigeant socialiste interrogé sur la position des défenseurs d’une ligne plus dure envers le gouvernement américain.

« Il ne s’agit pas de faire monter la pression inutilement », a-t-il déclaré face à ceux qui protestent contre la présumée timidité de l’Union européenne.

Le président du Parlement européen, Martin Schulz, est quant à lui partisan d' »une pause » dans les négociations sur un accord de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis en cas d’espionnage avéré.

D’autres parlementaires européens ont jugé vendredi l’initiative franco-allemande insuffisante et pourraient faire remonter la tension à la faveur de nouvelles révélations.

François Hollande a prévenu que le filon était loin d’être épuisé au vu de la masse de documents en possession de l’ancien consultant de la NSA Edward Snowden.

La France, a-t-il dit, a ainsi « plusieurs pistes » pour les responsables de l’attaque informatique qui a visé l’Elysée en mai 2012, entre les deux tours de l’élection présidentielle.

Le Monde a publié vendredi un document émanant de la NSA qui fixe les grandes lignes de ce que l’agence devait dire aux deux hauts responsables français qui lui ont rendu visite le 12 avril dernier pour lui demander des explications.

Ce document dit que la France soupçonne la NSA d’être responsable de l’attaque, ce que l’agence réfute.

Mais les Etats-Unis ont « volontairement évité de demander » aux services israéliens s’ils étaient mêlés à cet épisode d’espionnage, poursuit le document, introduisant un doute sur l’éventuelle responsabilité d’Israël.

« Le Monde évoque à partir des documents qui sont à sa disposition plusieurs pistes », a dit vendredi François Hollande. « Nous aussi, nous avons plusieurs pistes. »

par Julien Ponthus

Avec Charlie Dunmore, édité par Yves Clarisse

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE99O06T20131025?sp=true

Avec des amis américains, la France n’a pas besoin d’ennemis!!


FrenchAncien directeur du renseignement à la DGSE (2002-2003), Alain Juillet* décrypte pour Le Figaro les pratiques d’espionnage de l’Agencenationale de la sécurité américaine (NSA) à travers le monde.

Êtes-vous surpris par l’envergure quasi industrielle de l’espionnage effectué par la NSA?

Alain JUILLET– Même si les responsables politiques ont toujours eu du mal à croire que nos alliés puissent se livrer à de telles pratiques, les
experts de la sécurité et du renseignement savent depuis longtemps que les Américains écoutent qui ils veulent. La seule grande surprise, c’est l’ampleur colossale du pillage mis au jour même si les récentes protestations d’Angela Merkel après des espionnages similaires en Allemagne ou celles de la présidente brésilienne Dilma Rousseff, qui a même annulé un voyage aux États-Unis, en disent long sur l’échelle planétaire des interceptions.

Qui est visé?
Tous ceux qui peuvent représenter une menace, voire une simple concurrence. Sous couvert de la lutte contre le terrorisme, qui ne constitue qu’une petite partie de leur activité, nos «amis» américains peuvent aussi écouter des politiques travaillant au siège de l’OCDE, de la communauté européenne à Bruxelles mais aussi à l’Élysée ou Matignon.

Les morceaux de choix restent toutefois les entreprises stratégiques liées en particulier à la Défense, au spatial, à l’aéronautique mais aussi à la
pharmacie et au pétrole. En général, les systèmes de protection des réseaux bloquent les attaques classiques, mais celles dont on soupçonne la NSAsont ultra-perfectionnées, facilitées par l’aide active des sociétés US telles que Facebook ou Microsoft. Il est toujours plus facile de visiter un
appartement quand on dispose de plans…

Plus de 70 millions de données captées en un mois… Comment trier puis traiter les informations intéressantes?

C’est à la fois simple et vertigineux: la masse des données interceptées est stockée dans la mémoire monstrueuse de serveurs «big data». Ensuite, des logiciels en balaient le contenu grâce à des mots clefs, des numéros de téléphone et des adresses mails considérées comme suspectes ou intéressantes. Des analystes à leur tour font de précieuses synthèses sur telle ou telle stratégie entrepreneuriale. Il y a quinze ans déjà, la compagnie Raytheon, spécialisée dans les systèmes électroniques, avait ainsi raflé le marché de l’équipement en réseau du bassin amazonien à la surprise générale alors que le français Thompson était favori en termes de prix et de produits. Les US avaient branché leur système d’écoute «Échelon» pour piéger les conversations entre les négociateurs au Brésil et la maison mère à Paris. À ce jeu trouble, un récent rapport de la société Mandiant montre que seuls les Chinois disposent d’un savoir-faire un peu analogue. Comment réagir face à cette menace?

En faisant preuve de moins de naïveté dans ce monde ultra-concurrentiel. Trop de nos cadres dirigeants envoient encore depuis leurs ordinateurs non sécurisés des mails sensibles sans imaginer qu’ils sont lus à distance. Et il a fallu attendre le mois dernier pour que les services du premier
ministre adressent une circulaire aux directeurs de cabinet de ministères régaliens pour que les hauts fonctionnaires utilisent des téléphones portables chiffrés pour crypter les conversations confidentielles. Cette mesure a été déclenchée en plein scandale de l’affaire Prism révélée par Edward Snowden. Sans lui, personne n’aurait jamais su officiellement.

Aujourd’hui, il est temps de changer en profondeur nos habitudes et d’adapter notre cadre légal à la hauteur des enjeux. Par exemple, que peut faire le législateur face aux États-Unis qui écoutent même les journalistes? Pour  l’instant, hélas, pas grand-chose.

* Ancien directeur du renseignement à la DGSE (2002-2003), Alain Juillet
préside le Club des directeurs de sécurité des entreprises et l’Académie de
l’intelligence économique.

http://french.irib.ir/info/international/item/279851-avec-des-amis-am%C3%A9ricains,-la-france-n-a-pas-besoin-d-ennemis

Apple serait en mesure de lire les iMessages de ses utilisateurs


apple-ipad-5-space-grey-66Depuis plusieurs mois, Apple affirme que les informations transitant par iMessage sont protégées par un chiffrement de bout-en-bout, mais aujourd’hui des chercheurs en sécurité français contestent cette assurance de la société à la pomme.

Lors de la conférence “Hack in the Box”, qui a lieu à Kuala Lumpur en Malaisie, la société de sécurité Quarkslab a en effet présenté un rapport de sécurité qui selon elle prouve qu’Apple a les capacités de passer outre au chiffrement pour lire les messages transmis par son service. Par exemple à la demande d’un gouvernement, ce qui à la lumière de la récente affaire Prism, aurait de quoi en inquiéter plus d’un.

Les chercheurs n’ont cependant en aucune manière accusé Apple de se livrer à ce genre de manipulations, ce qu’ils ont précisé, c’est sa faisabilité technique, en dépit du chiffrement, ajoutant également que le contournement éventuel du chiffrage n’est de plus pas à la portée de n’importe qui, car cela suppose notamment de prendre le contrôle physique du terminal et d’installer des codes, comme par exemple des faux certificats.

(Source: le Quotidien du Peuple en ligne)

NSA continuera à espionner


971103-1149494Le directeur du renseignement national, James Klepper a demandé à la Cour Fédérale de statuer sur la légitimité du NSA pour collecter des métadonnées, c’est-à-dire, continuer à espionner. A huis clos, il a été entendu. L’agence peut donc continuer à recueillir les informations qu’elle juge nécessaires sur les appels téléphoniques des Américains, selon les médias.

Sur quelle base repose cette décision de la Cour Fédérale ? Quelle qu’elle soit elle ne peut être que cynique.  On imagine aisément le directeur du renseignement invoquant la sécurité des citoyens ou la lutte contre les ennemis de l’intérieur. On sait ce qu’il en est de ces arguments. Tant qu’à être cynique, il pourrait par exemple évoquer le volet socio-économique. Après tout, ils sont payés pour espionner. Si on les empêche de faire leur boulot, c’est le chômage technique, avec toutes les répercussions  économiques et sociales qui en résulteraient.

Comme pour l’Armée. Un militaire, c’est fait pour faire la guerre. Le pays se décarcasse pour leur créer des foyers de conflit où ils peuvent de temps en temps guerroyer à loisir ; alors pourquoi ne pas faire la même chose pour les espions ?

Il pourrait également mettre en avant que le fait de les empêcher de travailler c’est donner raison à l’ennemi, Edward Snowden. Ce serait capituler, ce que les Etats-Unis ne sauraient faire.

Il existe des tas de raisons, plus cyniques les unes que les autres. Elles ont au moins le mérite d’amener les autorités américaines à changer de disque.

Avic

Le Brésil accueillera le sommet mondial de l’internet dans la lutte en cours contre la surveillance de la NSA


brazil-internet-summit-fight-nsa.siLes dirigeants brésiliens ont annoncé qu’ils prévoyaient d’organiser une conférence internationale sur la gouvernance de l’Internet l’année prochaine, une déclaration qui survient après que le pays ait fait pression sans succès pour changer les politiques de la NSA utilisées par les États-Unis pour surveiller le Brésil.

La Présidente Dilma Rousseff, après consultation avec Fadi Chehade, directeur général de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers  (ICANN), a annoncé via Twitter qu’une conférence se tiendrait en Avril.

«Nous avons décidé que le Brésil accueillera en Avril 2014 un sommet international de gouvernements, de l’industrie, de la société civile et du monde universitaire,» avait-elle twitté mercredi.

Les récentes fuites du lanceur d’alerte Edward Snowden ont révélé que le Brésil est devenu une cible privilégiée de l’Agence nationale de la sécurité depuis que le programme du renseignement américain a lancé le programme de surveillance électronique de PRISM en 2007. En plus de surveiller l’activité en ligne des citoyens brésiliens, la NSA surveillait discrètement l’activité diplomatique et le géant pétrolier sud-américain Petrobras.

Rousseff a depuis annulé une visite d’Etat prévue aux États-Unis et utilisé son discours à l’ONU pour condamner ce qu’elle considérait comme «une violation du droit international et un affront» pour l’indépendance du Brésil.

« Sans le droit à la vie privée, il n’y a pas de véritable liberté d’expression ou de liberté d’opinion, et donc il n’y a pas de démocratie réelle », a-t-elle dit, ajoutant que «sans le respect de la souveraineté [d’une nation], il n’y a pas de base pour des relations appropriées entre les nations. Ceux qui veulent un partenariat stratégique ne peuvent pas permettre à des actions récurrentes et illégales de perdurer comme si elles étaient une pratique ordinaire.  »

La question a été discutée en Amérique latine, où Rousseff a clairement fait savoir que le Brésil ne tolérera pas une telle activité. Ses propres communications personnelles avec ses collaborateurs et d’autres informations téléphoniques privées ont été interceptées, selon le quotidien O Globo.

Les commentaires de Rousseff en face de la délégation internationale à l’ONU ont été salués à l’échelle nationale et à l’étranger.

« Elle a parlé pour nous tous, ce jour-là. Elle a exprimé l’intérêt pour le monde de trouver réellement comment nous allons vivre tous ensemble dans cette nouvelle ère numérique « , a déclaré Fadi Chehade à l’Agence France-Presse. « La confiance dans l’Internet mondial a été ébranlée et maintenant il est temps de rétablir cette confiance grâce à des décideurs et des institutions qui œuvreront dans ce sens ».

L’ICANN de Chehade est une organisation à but non lucratif basée à Los Angeles, responsable de la coordination des systèmes mondiaux d’Internet, dont les adresses IP internationales, les serveurs de noms racines, et l’introduction de nouvelles méthodes de domaines, entre autres.

Traduction Avic

http://rt.com/news/brazil-internet-summit-fight-nsa-006/

France, terre d’asile politique ou psychiatrique ?


Article-uneLa chef de file des Femen en France, Inna Shevchenko, a obtenu le statut de réfugié auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), a indiqué lundi 8 juillet cette militante ukrainienne. Pendant ce temps, le geek ennemi public n°1 Edward Snowden se voit refuser la même demande en France et dans divers pays.

Teddijo – Dessinateur satirique
Teddijo – Dessinateur satirique

D’un côté, nous avons une bande de féministes autoproclammées, manifestant à coup de seins et de décibels pour le droit des femmes, la corruption, les pâquerettes et les tourterelles. Un combat pour le droit des femmes transformé en combat contre les religions, principalement le christianisme et l’islam. Tronçonnage de croix pour protester contre l’Eglise orthodoxe (alors qu’il s’agissait d’un monument en hommage aux victimes du stalinisme), drapeau musulman brûlé pour protester contre le salafisme (alors qu’il s’agissait

d’un drapeau musulman tout ce qu’il y a de plus banal), profanation de la cathédrale de Notre Dame de Paris, etc. Une bande de féministes dont la leader, Mlle Shevchenko déclara à propos des féministes trop instruites : « Nous avons voulu montrer que les féministes ne sont pas que des vieilles femmes cachées derrière leurs bouquins ». Comme a pu le souligner le Volontaire Florian dans un précédent article :

Sympa pour les femmes telles que Virginia WoolfEmily BrontëGeorge Sand, qui à mon humble avis risquaient beaucoup plus qu’une petite activiste incapable de s’exprimer autrement que par le biais de provocations au ras des pâquerettes. Sympa aussi pour l’écrivaine turque Elif Shafak qui a risqué trois ans de prison pour « avoir insulté l’identité nationale » puisque l’un de ses livres relatait le génocide arménien. Mais bon, des femmes on ne retient que leurs formes pas ce qu’elles écrivent en pensant à voix haute.

mobile-smog-checks-big-brother-is-watching-you-300x240De l’autre côté, nous avons un informaticien made in USA, anciennement en poste à la NSA, rompu aux techniques d’écoute et de surveillance de l’Oncle Sam. Un geek ayant étalé sur la place publique un secret, de polichinelle certes, mais un secret fort embarrassant. Oui, Big Brother est bel et bien en train de « watching you ». Citoyens, Etats pas de jaloux, tout le monde y passe !

Et voila que nos deux effigies de la contestation, traquées de façon plus ou moins intense, demandent l’asile politique, en France notamment, n’étant plus en odeur de sainteté si l’on puit dire au sein de leurs mères patries. Une demande accordée pour I. Shevchenko, et refusée pour E. Snowden

Morale de l’histoire ? Il ne sert à rien de révéler à un pays qu’un autre Etat l’espionne et recueille ses informations les plus confidentielles. Bien au contraire, il est plus judicieux de l’attaquer dans ses symboles les plus historiques. Il vous dira merci ! Alors que les révélations de Snowden auraient dû provoquer un véritable cataclysme au sein de l’exécutif français, l’inverse se produit. Le grand méchant mou Hollande, tout comme l’aurait fait Sarkozy l’Américain, demande timidement des comptes aux Etats-Unis au lieu de pousser une énorme gueulante saveur camembert à Obama. Et non heureux de courber une fois de plus l’échine face au pouvoir atlantiste, voilà que l’Etat français au lieu de remercier Snowden se lance indirectement à la poursuite de celui-ci. Mardi 2 juillet, le président bolivien Evo Morales rentrait de Moscou et volait en direction de La Paz, quand son avion a été contraint de se poser à Vienne, en Autriche : le Portugal lui avait refusé une escale technique et la France le survol de son territoire. Soupçonné d’abriter Snowden à son bord,  l’avion du président Morales fut bloqué au sol pour quelques heures, un comportement aussi inique que schizophrénique, nous valant d’être la risée d’une grande partie de l’Amérique du Sud.

Le président bolivien Evo Morales embarque à bord de son avion, à l’aéroport de Vienne le 3 juillet 2013 afp.com
Le président bolivien Evo Morales embarque à bord de son avion, à l’aéroport de Vienne le 3 juillet 2013
afp.com

Au fond du trou, l’exécutif français continue de creuser !

Plus grand chose d’étonnant dans notre monde où le principal devient détail et le détail devient principal. Plus grand chose d’étonnant quand un regard curieux voit l’inversion des sens s’amplifier chaque jour davantage. Cette mise en avant des FEMEN n’est qu’un des multiples symptômes d’une maladie touchant l’ensemble des sociétés humaines.

Sans tomber dans le côté « grenouille de bénitier », la France a une longue tradition religieuse. Une tradition ayant guidé son histoire, cimenté sa base et construit l’ordre social auquel nombre de français sont attachés. Une tradition ayant au fil du temps fait une place aux autres religions, principe de laïcité oblige, pour voir l’islam devenir la deuxième religion la plus pratiquée du pays.

Mais voila, il y a laïcité et laïcité.

Il y a la laïcité bénéfique, celle prenant en compte les spécificités historiques du pays, son histoire et ses racines, et instaurant entre les religions un équilibre du culte.

Et puis il y a la laïcité façon Vincent Peillon, celle de la mise en place d’une religion universelle. Une laïcité à l’opposé, tant de l’équilibre cultuel que des caractéristiques historiques, balançant dans la négation du fait religieux. Une laïcité d’inspiration franc-maçonne prônée intérieurement par l’ensemble des élites de droite et de gauche, à charge pour ces dernières de remplir publiquement cette fonction en abattant les quelques restes de notre histoire millénaire. Dans un braquage, chacun son rôle.

Voilà pourquoi I. Shevchenko, anti-religieuse de combat comme elle a pu le déclarer lors d’une émission à la radio belge le 3 juin 2013, recueille autant les faveurs des plus hautes instances de l’Etat. Et dans ce combat contre les religions, un monothéisme semble pour l’instant épargné. Comme le souligne Jonathan Moadab dans un communiqué en réponse aux propos diffamatoires de Bernard Schlacha, contributeur du site de Bernard-Henry Lévy, La Règle du Jeu :

« Soutiendriez-vous toujours autant les Femen, si elles avaient brûlé un drapeau sioniste rue des Rosiers, comme elles ont brûlé un drapeau salafiste musulman devant la Grande Mosquée de Paris ? Aimeriez-vous les voir déambuler seins nus dans la synagogue de la Victoire en criant dans une langue étrangère « Fuck the talmud ! », comme elles ont profané Notre-Dame de Paris ? »

Dans ce monde de fous, où nous ne savons plus à quel sein se vouer, adieu Snowden et bonjour Inna.

Bienvenue en France… terre d’asile psychiatrique !

https://www.cercledesvolontaires.fr/2013/07/08/france-terre-dasile-politique-ou-psychiatrique/

Dernière révélation d’Edouard Snowden


A 40 km au sud de Salt Lake City se trouve le Camp Williams, garnison et champ de tir de la Garde nationale de l’état de Utah. L’ancien aérodrome de la garnison ainsi que le terrain environnant (600 km2) a été repris par la NSA (National Security Agency) qui a commencé à construire le premier centre de traitement de données du projet CCNCI ( Community Comprehensive National Cybersecurity Initiative ), sur la base du décret secret NSPD- 54/HSPD-23, signé en Janvier 2008 par le président américain George W. Bush (Homeland Security Presidential Directive 23). Lire la suite Dernière révélation d’Edouard Snowden

Les conséquences de l’espionnage mondial pratiqué par les Etats-Unis (Partie 4/4)


La Central Intelligence Agency (CIA) des Etats-Unis  a été champion du monde pendant la « guerre froide » dans le chapitre du HUMINT (Human Inteligence), mené par des agents de renseignement infiltrés dans les pays socialistes. La mission des agents de la CIA consistait à recruter, dans chaque pays, des personnalités politiques et des personnes dans  les différents domaines de la vie – scientifique, universitaire, culturelle, sportive et militaire, ayant un pouvoir de décision à différents niveaux. Lire la suite Les conséquences de l’espionnage mondial pratiqué par les Etats-Unis (Partie 4/4)

Les conséquences de l’espionnage mondial pratiqué par les Etats-Unis (Partie 2/4)


La plus active dans les opérations d’espionnage économique des états socialistes était la National Security Agency (NSA) apparue le 4 Novembre 1952 et subordonnée au Département de la Défense. Initialement, la NSA avait pour mission de protéger les réseaux de communications de l’armée et du gouvernement des Etats-Unis. Dans les années 60, la NSA a reçu le rôle supplémentaire de surveillance par télémétrie des missiles soviétiques après leur lancement, les satellites et les radars de défense AA et antibalistiques soviétiques. Lire la suite Les conséquences de l’espionnage mondial pratiqué par les Etats-Unis (Partie 2/4)

Les conséquences de l’espionnage mondial pratiqué par les Etats-Unis –partie I


Le Washington Post et The Guardian ont récemment révélé l’existence de deux programmes secrets NSA. L’un pour intercepter les données et  appels téléphoniques aux Etats-Unis  dans le réseau Verizon et d’autres réseaux. L’autre programme, appelé PRISM, est destiné à intercepter les communications des internautes  à l’extérieur des États-Unis sur tous les grands réseaux sociaux, notamment Facebook. Les sociétés qui émettent les certificats de cryptage SSL sont pour la plupart américaines et britanniques, allemandes et israéliennes. Lire la suite Les conséquences de l’espionnage mondial pratiqué par les Etats-Unis –partie I