Archives du mot-clé Europe

La France est la vassale des États-Unis, voilà la seule chose à retenir de la visite de François Hollande outre-Atlantique


Hollande-Obama20040217L’espionnage tous azimuts et illégal des autorités américaines, et l’ingérence continuelle de Washington dans la politique intérieure française, commandaient à François Hollande de ne pas se rendre en visite officielle aux États-Unis d’Amérique. Lire la suite La France est la vassale des États-Unis, voilà la seule chose à retenir de la visite de François Hollande outre-Atlantique

Général russe: La Russie en état de guerre !


Leonid-IvashovDans un entretien publié le 10 février sur km.ru, le général russe Leonid Ivashov, ancien chef du bureau des affaires étrangères du ministère russe de la Défense et actuellement président de l’Académie des études géopolitiques, lance une mise en garde claire et précise les conséquences dramatiques pouvant découler de la crise ukrainienne : Lire la suite Général russe: La Russie en état de guerre !

Après avoir raté son coup en Algérie et en Syrie, BHL s’attaque à l’Ukraine.


Bernard-Henri Lévy in Kiev on Maïdan squareAvec des aventuriers sans foi ni loi tels que BHL, on pourrait croire que le philosophe des bobos est un opportuniste qui va là où les possibilités semblent plus ouvertes qu’ailleurs. Mais si l’on suit ce monsieur à la trace, on constate que rien n’ est dû au hasard ou à l’opportunisme. Il nous étale, sans le vouloir, tout ce qui se trouve derrière les évènements de ces dernières décennies. On peut dire que tous les coups tordus au niveau international dans lesquels sont impliqués l’Europe, Israël ou les Etats-Unis ont une constante : la présence, d’une façon ou d’une autre, de BHL. Lire la suite Après avoir raté son coup en Algérie et en Syrie, BHL s’attaque à l’Ukraine.

11 mythes sur la situation en Ukraine


Tribune de Caro

Protests continue in UkraineLa situation en Ukraine donne souvent lieu à de nombreuses interprétations fantaisistes lorsqu’elles ne sont pas mensongères ou propagandistes, par omission ou méconnaissance bien souvent. L’idée de cet article est de tenter de mettre un cadre clair à ces événements, loin de l’impartialité du Mainstream médiatique occidental. Lire la suite 11 mythes sur la situation en Ukraine

L’Allemagne triomphante ?


Tribune libre Foxhound

l_allemagne-indice-zew-repli-octobre« L’Allemagne déclinante sert donc ponctuellement de modèle à une Europe non moins déclinante; cette utilisation est purement instrumentale : l’Allemagne n’est pas un modèle à copier contrairement à l’usage qui en est fait en France pour justifier une austérité économiquement mortifère. » Lire la suite L’Allemagne triomphante ?

Quand l’Europe s’est-elle fourvoyée ?


traites-europeensQuand l’Amérique du Sud nous donne des leçons…tout à fait pertinentes.

Aujourd’hui, le même constat s’applique à l’Europe. Les diagnostics divergent : tandis que certains s’indignent de la paresse des peuples du Sud qui, corrompus par la sieste et l’air méditerranéen, vivraient au-dessus de leurs moyens – un discours que nous avons tant entendu ici en Amérique latine, et depuis si longtemps –, d’autres mettent en cause la rigidité de la banque centrale allemande (la Bundesbank) qui, via la « troïka » (Banque centrale européenne, Commission européenne, Fonds monétaire international), imposerait ses vues à l’ensemble des économies. Pour autant, les solutions proposées ne se distinguent qu’à la marge. Et, quel que soit le chemin emprunté, la pilule sera difficile à avaler, car tout le monde s’accorde sur un point : l’Europe s’est fourvoyée. Lire la suite Quand l’Europe s’est-elle fourvoyée ?

Ukraine : Les vrais enjeux


Tribune libre Pierre Royant

Comme l’illustre cette photo avec le sénateur John McCain, les enjeux en Ukraine doivent être énormes pour nécessiter le déplacement d’une telle personnalité. Et quand c’est sérieux, les Etats-Unis ne s’abritent plus derrière les apparences. L’Union Européenne n’est plus Européenne mais une propriété américaine plongée dans une situation qu’il faut régler au plus vite. Lire la suite Ukraine : Les vrais enjeux

Avec Poutine à la tête de la Russie, l’Europe a raison d’être mal à l’aise


199960574Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch  aurait signé un accord avec la Russie, selon des sources anonymes relayées par l’éditeur du magazine britannique The Economist Edward Lucas. Lire la suite Avec Poutine à la tête de la Russie, l’Europe a raison d’être mal à l’aise

Mariage gay, Gender : réunion de dissidents européens soutenus par la Russie


7dfhdfn_27927196La France dispose maintenant de la loi Taubira qui, permettant le mariage homosexuel et l’adoption des enfants pour les couples homosexuels, débouche sur la location des ventres et sur le Gender. La conférence de Leipzig du 23 novembre fait intervenir des experts du monde de la politique et de la famille d’Allemagne, de Russie et de France, qui s’interrogent sur notre avenir et qui refusent ce nouveau monde tiré d’un mauvais livre de science fiction. En zone Europe, la dissidence s’organise donc, se structure à un niveau européen de Brest (France) à Vladivostok et vante le modèle russe car seule la Lire la suite Mariage gay, Gender : réunion de dissidents européens soutenus par la Russie

internationalisation du yuan, ouverture de l’Arabie Saoudite, explosion de l’UE : trois des derniers étais du dollar s’effondrent


Money-dollars-and-euros« C’était la nuit, et la pluie tombait ; et quand elle tombait, c’était de la pluie, mais quand elle était tombée, c’était du sang. » Ces mots d’Edgar Allan Poe (1) s’appliquent à merveille au lent processus de dislocation mondiale en cours, où tous les événements en apparence anodins (« la pluie ») viennent se combiner pour saper les fondations du système international qui se meurt (« le sang »). Si ce processus est lent, si ces événements peuvent paraître anodins, c’est Lire la suite internationalisation du yuan, ouverture de l’Arabie Saoudite, explosion de l’UE : trois des derniers étais du dollar s’effondrent

Le FMI : à votre bon cœur messieurs-dames…


image-22Après avoir tapé les chypriotes en guise d’essai, les voici qui reviennent à la charge sur une plus grande échelle, l’échelle européenne.

Le FMI veut (et va) ponctionner 10% de votre épargne pour remettre l’économie européenne sur les rails.  On sait très bien où ira cette manne, mais chut ! On sait surtout que ça ne redressera rien et que ce n’est que le début d’un nouvel impôt, un impôt européen. Les nouveaux impôts commencent toujours par un prélèvement unique, suivi de plusieurs autres prélèvements uniques. On connait la chanson.

Quelle sera la réaction des européens ? Aucune. A Chypre déjà, on a vu une molle réaction vite stoppée quand on leur a dit ‘’ne vous inquiétez pas, nous ne taxerons que les gros comptes’’. Il y a eu un tel ouf de soulagement qu’il a failli déclencher un tsunami dans les eaux environnantes.  Les gros comptes ? Ce n’est que justice, après tout. Et vive la Banque Centrale Européenne. Vive le FMI.  Eux, ils se marraient. Avec une telle réaction, ils savaient dès lors que, plus tard, ils pourront faire mieux.

On y est. Certains disaient que les peuples ne se laisseraient pas faire. Que les rues se rempliraient de mécontents prêts à défendre leurs beefsteaks. Mais il y a longtemps que l’oligarchie a compris que tout ça c’est du blabla. Chacun observera son voisin, comptant sur lui pour descendre dans la rue, tout en se disant : à quoi bon ? Et si émeute il y avait, les forces anti-émeutes, en Europe, sont les plus efficaces au monde, bien plus que les forces de l’ordre de tous les ‘’dictateurs’’ réunies. Elles auront vite fait de mater tous ces fauteurs de trouble, limite terroristes. Si malgré tout, ça ne suffit pas, on fera appel aux syndicats ou aux différentes ligues de défense pour reprendre les mouvements de protestation en main. En dernier recours, il sera possible de relever, comme à Chypre, le seuil des comptes prélevables. Et comme à Chypre, on entendra le même ouf de soulagement et tout le monde rentrera chez lui en attendant le prochain round.

Avic

L’Occident détrôné – Paul Craig Roberts


Tribune libre Byblos

BRICS_leaders_G20_2013« Le cours évolutif du progrès européen pendant ces trois cents dernières années pourrait se résumer à seulement quatre mots: égoïsme, massacres, impudeur et corruption. »
Yan Fu

Il n’a fallu que 300 ans au reste du monde pour saisir tout le mal qui se cache derrière la «civilisation occidentale», ou peut-être l’émergence de nouvelles puissances dignes de confiance pour voir l’évidence. Quiconque doute de la responsabilité de l’Amérique dans le chaos actuel devrait lire The Untold History of the United States par Oliver Stone et Peter Kuznick.

Le «nouveau siècle américain» proclamé par les néo-conservateurs a pris fin brutalement le 6 Septembre à la réunion du G20 en Russie. Les dirigeants de la plupart des peuples du monde ont dit à Obama qu’ils ne le croyaient pas et que ce serait une violation du droit international si le gouvernement américain attaquait la Syrie sans l’autorisation de l’ONU.

Poutine a dit aux dirigeants du monde réunis que l’attaque aux armes chimiques était «une provocation de la part des insurgés armés dans l’espoir d’une aide de l’extérieur, par les pays qui les ont soutenus dès le premier jour. » En d’autres termes, Israël, l’Arabie Saoudite, et Washington, l’axe du mal.

La Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Indonésie et l’Argentine ont rejoint Poutine en affirmant qu’un dirigeant qui commet une agression militaire sans l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU se met « en dehors de la loi. »

En d’autres termes, si vous défiez le monde, Obama, vous êtes un criminel de guerre.

Le monde entier attend de voir si le lobby pro-israélien peut pousser Obama dans le rôle du criminel de guerre. Beaucoup parient qu’Israël l’emportera sur le faible président américain, un individu dénué de tout principe. Il y a quelques dizaines d’années avant que les américains ne deviennent un troupeau de moutons, l’un des derniers résistants américains, l’amiral Tom Moorer, chef des opérations navales et de l’Etat-Major des Armées, a déclaré publiquement « qu’aucun président américain ne peut résister à Israël ». Le plus haut gradé de l’Amérique ne pouvait pas obtenir une enquête honnête sur l’attaque israélienne contre l’USS Liberty.

Nous attendrons encore longtemps avant de voir un président américain résister à Israël. Ou le congrès. Ou un média.

Le régime Obama a tenté de contrer sa défaite fracassante au sommet du G20 en forçant ses Etats fantoches à signer une déclaration commune condamnant la Syrie. Toutefois, les États fantoches ont nuancé leur position en déclarant qu’ils s’opposaient à une action militaire et attendaient le rapport de l’ONU.

La plupart des supporters achetés-et-payés d’Obama sont impuissants, sans envergure. Par exemple Obama compte le Royaume-Uni comme un des pays le soutenant, en raison de l’appui personnel du discrédité Premier ministre britannique, David Cameron, malgré le fait que celui-ci ait été désavoué par le Parlement britannique lors d’un vote qui interdit la participation britannique à un autre des crimes de guerre de Washington. Ainsi, bien que Cameron ne puisse pas amener le peuple et le gouvernement britannique avec lui, Obama compte le Royaume-Uni parmi ses partisans. De toute évidence, il s’agit d’un comptage désespéré du nombre de « pays qui le soutiennent ».

Le gouvernement fantoche turc, qui a tiré sur ses citoyens qui manifestaient pacifiquement dans les rues, sans protestation d’Obama ou du lobby pro-israélien, soutient « la responsabilité de la Syrie », mais pas la sienne, bien sûr, ni celle de Washington.

Les États fantoches du Canada et de l’Australie, des pays impuissants, n’ayant pas une once d’influence dans le monde, se sont précipités pour offrir leurs services à leur maître Washington. Le souci majeur des gouvernements Canadien et Australien est d’avoir une récompense de Washington.

Le décompte d’Obama inclut également le soutien du Japon et de la République de Corée, deux autres pays dépourvus de toute influence diplomatique et sans aucun pouvoir. Le Japon, impuissant, est sur le point d’être détruit par la catastrophe nucléaire de Fukushima, pour laquelle il n’a pas de solution. Comme les fuites radioactives se propagent dans l’aquifère sur lequel Tokyo et ses environs comptent, le Japon est confronté à la possibilité d’avoir à déménager 40 millions de personnes.

L’Arabie saoudite, impliquée dans le transfert aux rebelles d’Al-Nusra des armes chimiques utilisées dans l’attaque, soutient Washington, sachant que par ailleurs sa tyrannie est grillée. Même les néo-conservateurs menés par l’hystérique conseillère à la sécurité nationale d’Obama, Susan Rice, veulent renverser les Saoudiens.

Obama prétend également avoir le soutien de la France et de l’Allemagne. Toutefois, tant Hollande que Merkel ont indiqué clairement qu’une solution diplomatique, et non la guerre, était leur premier choix et que le résultat repose sur l’ONU.

En ce qui concerne le soutien de l’Italie et de l’Espagne, ils espèrent être récompensés avec la Réserve Fédérale qui imprimerait  assez d’argent pour renflouer leurs économies endettées afin que les deux gouvernements ne soient pas renversés par la rue pour leur acceptation du pillage de leur pays par les banksters internationaux. Comme tant d’autres gouvernements occidentaux, ceux de l’Italie et de l’Espagne, et, bien sûr, de la Grèce, soutiennent les banksters internationaux, et non leurs propres citoyens.

Le président de la Commission européenne a déclaré que l’Union européenne, en tant que pouvoir central au-dessus de la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie, et l’Espagne, ne soutient pas de solution militaire à la crise syrienne. « L’Union européenne est certaine que les efforts devraient viser à un règlement politique », a déclaré José Manuel Barroso aux journalistes lors de la réunion du G20. L’UE a le pouvoir de délivrer des mandats d’arrêt contre les chefs de gouvernements de l’UE qui participent à des crimes de guerre.

Ce que cela révèle, c’est que le soutien derrière le menteur Obama est faible et limité. La capacité des pays occidentaux à dominer la politique internationale a pris fin lors de la réunion du G20. L’autorité morale de l’Occident a complètement disparu, brisée et érodée par les innombrables mensonges et des actes éhontés d’agression basés uniquement sur des mensonges et des intérêts personnels. Il ne reste rien de «l’autorité morale» de l’Occident qui n’a jamais été autre chose qu’une couverture pour l’intérêt personnel, l’assassinat, et le génocide.

L’Occident a été détruit par ses propres gouvernements, qui ont raconté trop de mensonges égoïstes, et par ses sociétés capitalistes, qui ont délocalisé les emplois et la technologie de l’Occident vers la Chine, l’Inde, l’Indonésie et le Brésil, privant les gouvernements occidentaux de recettes fiscales et de soutien à leurs citoyens.

Il est difficile de savoir si les citoyens de l’Ouest détestent moins leurs gouvernements corrompus que les musulmans, dont la vie et les pays ont été dévastés par l’agression occidentale, ou les citoyens des pays du Tiers Monde qui ont été appauvris et pillés par les organismes financiers prédateurs appartenant au Premier Monde.

Les gouvernements occidentaux idiots ont surestimé leur influence. Il n’y a aucune chance pour que l’hégémonie américaine, rêve fantaisiste des néo-conservateurs, s’exerce sur la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Amérique du Sud, et l’Iran. Ces pays peuvent mettre en place leur propre système de paiements et de finances international et abandonner le standard du dollar quand ils le voudront. On se demande pourquoi ils attendent. Le dollar américain est imprimé en quantités incroyables et n’est plus qualifié pour être la monnaie de réserve mondiale. Le dollar américain est au bord de la dévalorisation totale.

Le sommet du G20 a clairement indiqué que le monde ne veut plus accompagner les mensonges de l’Occident et ses méthodes meurtrières. Le monde a saisi ce qu’est l’Occident. Chaque pays comprend maintenant que les plans de sauvetage proposés par l’Occident ne sont que des mécanismes de pillage des pays sauvés et pour appauvrir le peuple.

Au 21e siècle, Washington a traité ses propres citoyens avec la même façon dont elle traite les citoyens des pays du tiers monde. Des trillions de dollars ont été distribués à une poignée de banques, alors même qu’elles jetaient des millions d’Américains hors de leurs maisons et saisissaient tous les actifs restants des familles brisées.

Les entreprises américaines ont vu leurs impôts réduits à presque rien, quelques-unes ne payant pas d’impôts du tout, alors qu’elles offraient les emplois et les carrières de millions d’Américains à des chinois et à des Indiens. Avec ces emplois sont partis le PIB américain, l’assiette fiscale, et le pouvoir économique, laissant les Américains avec d’énormes déficits budgétaires, une monnaie avilie, et des villes en faillite, comme Detroit, qui était autrefois la puissance manufacturière du monde.

Dans combien de temps Washington abattra-t-il ses propres sans-abri, ses affamés, et ses citoyens manifestant dans les rues?

Washington représente Israël et une poignée de puissants intérêts privés organisés. Il ne représente personne d’autre. Washington est un fléau pour le peuple américain et une peste pour le monde.

http://rt.com/news/g20-against-syria-strike-527/

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/09/07/the-west-dethroned-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120 Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Euramérique, Eurorussie ou Eurasie?


185571428Récemment, le site Atlantico a publié un échange de réflexions fort intéressant entre Alexandre Del Valle et Alexandre Melnik sur les perspectives viables pour l’Occident. Les deux Alexandre, qui n’ont de commun que leurs prénoms, prônent deux voies différentes et opposées pour la réaffirmation de l’Occident puissance: l’Alliance continentale Europe-Russie ou l’alliance transatlantique Europe-Amérique.

Cette thématique semble prendre une importance croissante au fur et à mesure que les relations Russie-USA se détériorent, que l’Europe s’enfonce dans la crise et que la Russie regagne stratégiquement des positions, réaffirmant ainsi peu à peu sa position de grande puissance. La même semaine, le site Europe-Israël publiait lui un article intitulé: La morale change de camp, article très élogieux envers Vladimir Poutine et envers la politique russe dans le monde musulman, présentant une Russie devenue la protectrice des minorités, notamment chrétiennes. Le site prenait en exemple les manifestants de la place Tahrir qui dénonçaient l’alliance entre Etats-Unis et Frères musulmans et appelaient la Russie à s’impliquer dans la révolution égyptienne.

L’occident a été historiquement lié à l’Europe, la Méditerranée puis l’Europe du nord et de l’ouest, avant de ne se juxtaposer sur le monde anglo-saxon dès le 17ième siècle via l’empire colonial de l’Angleterre et sa puissance maritime. Ce règne de la rose n’a réellement pris fin qu’après la première guerre mondiale, qui a historiquement marqué la fin des empires européens, y compris l’empire britannique, supplantés par la puissance la plus occidentale et la plus maritime d’Occident: les Etats-Unis d’Amérique.

Ceux-ci achèveront la déseuropéanisation de l’Occident en confirmant leur leadership planétaire en 1991, lors de la mort de l’Union Soviétique. La fin de l’Union Soviétique scellera aussi le destin eurasien de la Russie et donc le déplacement du centre d’attraction du continent vers l’Est et l’Eurasie. La disparition de cet empire permettra donc paradoxalement à l’Europe réelle d’entamer une tentative historique de raccord entre son Ouest et son Est et ainsi de tenter d’affirmer son unité territoriale, continentale et politique. Cela entrainera une rupture sans doute désormais totale et fondamentale entre le monde continental et le monde occidental.

Ce leadership américain qui a été baptisé par le président Bush «le nouvel ordre mondial» s’est développé et affirmé grâce à une formidable domination militaire et économique. Ce dispositif hyperpuissant a mis l’Europe sous contrôle, logiquement étendu sa zone d’influence vers l’Eurasie et l’Asie centrale tout en multipliant les interventions militaires dans le monde musulman. Pourtant, cette domination américaine sera aussi brève, d’un point de vue historique, que ne seront rapides le redressement russe et l’émergence de la Chine, dont on voit mal aujourd’hui ce qui pourrait l’empêcher de devenir la première puissance mondiale dans la décennie qui vient. Si le monde se désoccidentalise rapidement, le centre de gravité des puissances se déplace inexorablement vers l’Asie.

L’Europe de Bruxelles n’a pas transformé l’essai et il est peu probable qu’elle le fasse. L’Union s’est transformée en un «machin» que le Général de Gaulle n’aurait pas pu imaginer même dans ses pires cauchemars: Une entité sans aucune souveraineté politique, comme le souhaitent les donneurs d’ordres de Washington, et gouvernée par une bureaucratie de petits fonctionnaires sans horizons politiques qui espèrent tout en la craignant l’adhésion à l’UE d’une Turquie conquérante et par ailleurs seconde puissance de l’Otan. Pour les plus pessimistes, la crise économique, l’absence de souveraineté, l’échec du modèle multiculturel dans tous les pays d’Europe et l’absence d’élites ne devraient vraisemblablement laisser à Bruxelles que quelques années avant un démembrement volontaire et une sortie de l’histoire par la petite porte. Les nations européennes pourraient-elles y survivre? Sauront-elles le cas échéant renouer avec un nouveau destin continental?

Dans ces conditions, un rapprochement UE-Russie est-il imaginable? La puissance russe n’est pas d’origine maritime, la Russie n’a pas connu la renaissance après le moyen âge, et sa révolution industrielle a été tardive. En outre la démocratie à l’occidentale est encore au banc d’essai en Russie et il semble de plus en plus évident que ce modèle ne soit pas adapté pour gouverner le plus grand territoire de la planète ni de maintenir unis un si grand nombre de peuples si divers. Fait remarquable également, la Russie est le seul empire continental qui ait survécu en maintenant relativement en vie sa sphère d’influence linguistique, culturelle et politique au cœur de l’Eurasie: en Asie centrale et dans le Caucase.

Peut-être à cause de ce parcours historique bien spécifique, la Russie ne fait aujourd’hui encore que peu confiance à un «Ouest» (Zapad en russe désigne l’Occident, ce qui inclut encore aujourd’hui tant l’Amérique que l’Europe de Bruxelles) contre lequel elle a historiquement presque toujours été en guerre ouverte ou larvée. En outre, les modèles de sociétés proposés par l’Occident ne sont pas perçus comme viables ni compatibles avec les souhaits et aspirations de la population russe et encore moins avec le projet global des élites russes pour leur pays. On peut facilement comprendre, au vu des difficultés qu’à connu la Russie pour se redresser et créer un embryon de modèle propre de société (l’État-Civilisation), son souhait de ne pas s’associer ni essayer de s’assimiler à des ensembles politiques et civilisationnels visiblement en crise profonde.

En outre, le basculement lourd et historique du monde vers l’Asie, dans laquelle se trouve 75% du territoire russe ne devrait pas particulièrement inciter Moscou à se tourner à l’Ouest vers la zone euro-atlantique mais plutôt à l’Est, vers la zone Asie-Pacifique pour tenter de profiter du formidable potentiel de la Chine, avec lequel la Russie est d’ailleurs en train de nouer un partenariat historique.

Le 21ème siècle verra-t-il l’émergence d’un tandem gagnant composé des deux ex-géants communistes et de leurs sphères respectives d’influence?

Il semble par conséquent que l’existence d’un Occident-puissance qui, il faut le rappeler reste à ce jour son adversaire stratégique principal, ne soit sans doute pas l’intérêt primordial d’une Russie qui, si elle encore majoritairement slave et chrétienne, n’en reste pas moins aujourd’hui  une puissance eurasiatique et orthodoxe d’abord et européenne ensuite. Le renouveau de la Russie semble du reste à ce jour être inspiré par deux idées ou directions stratégique essentielles, l’une post-byzantine et l’autre postsoviétique (vers l’Eurasie) traduisant sans doute très clairement que la Russie ne se destine pas du tout à devenir un membre du club occidental.

La Russie n’est-elle pas, après tout, l’héritière historique, religieuse et spirituelle de Byzance et donc de l’empire romain d’Orient, et non de l’empire romain d’Occident?

Alexandre Latsa

http://alexandrelatsa.ru/2013/08/euramerique-eurorussie-ou-eurasie/#more-6752

Lettre ouverte du général Michel AOUN à l’Union européenne


Tribune libre Byblos

Michel Aoun
Michel Aoun

24-07-2013

Je m’adresse à vous au nom de cette culture européenne dont je me sens si proche et dont je partage les valeurs et les principes.

J’ai été choqué par la décision de l’Union européenne d’inscrire l’aile militaire du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes. En effet cette décision est en contradiction notoire avec la Charte des Nations-Unies qui reconnaît le droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l’objet d’une agression armée.

Cette aile militaire aujourd’hui accusée de terrorisme, est celle-là même qui força Israël à se retirer du Liban sans conditions en mai 2000. C’est elle qui assura la mise à exécution de la résolution 425 adoptée le 19 mars 1978 par le Conseil de sécurité 22 ans après l’occupation par Israël du sud-Liban.

La résolution 425 stipule en effet que le Conseil de sécurité de l’ONU exige d’Israël de cesser immédiatement son action militaire contre l’intégrité territoriale du Liban et de retirer sans délai ses forces de tout le territoire libanais ; elle est restée sans effet durant 22 longues années ; car c’est ainsi qu’Israël interpréta alors le terme « sans délai ». Le Liban ne dut la libération de ses territoires qu’à la volonté sans faille de sa Résistance, dont est également témoin l’issue de la guerre que mena Israël contre le Liban durant l’été 2006.

Car le Liban continue à faire face à trois agressions israéliennes avérées :
1) L’occupation des fermes de Chebaa et des collines de Kfarchouba et du village El-Ghajar
2) Le problème des réfugiés Palestiniens au Liban
3) Les violations répétées de son intégrité territoriale, aérienne, et maritime

A ceci, il faudra ajouter les visées israéliennes injustifiées sur les eaux territoriales libanaises et son refus obstiné de respecter les frontières maritimes tracées selon les conventions internationales en vigueur.

On aurait souhaité que plutôt d’accuser de terrorisme la Résistance libanaise, les États-membres de l’Union européenne soutiennent le droit du Liban à préserver son intégrité territoriale, ainsi que le droit du peuple Palestinien à retourner sur ses terres. Certains des motifs invoqués dans le passé pour étayer cette accusation avaient été rejetés tant par l’Argentine pour les attentats de Buenos Aires que par la Bulgarie dont le ministre des Affaires étrangères avait déclaré il y a quelques jours, que rien ne justifiait une décision européenne à l’encontre du Hezbollah qui serait basée sur son implication non prouvée dans l’attentat de Burgas.

Quand l’Europe réunie renie le droit d’une nation à se défendre, un droit consacré par la Charte des Nations Unies. Et quand elle tourne le dos à ces nations qui luttent pour préserver leur liberté et leur souveraineté, cette Europe renie alors ses propres valeurs et ses principes ; elle tourne le dos aux leçons de son Histoire ; car chacun des peuples qui la constituent a versé un jour son sang pour résister au joug de l’occupation.

J’exhorte ainsi l’Union européenne à rester fidèle à ses principes, à ses idéaux, et à son Histoire qui vit tant de sacrifices consentis sur l’autel sacré de la Liberté. Il faudra surtout qu’elle prenne conscience de la gravité de ses responsabilités et qu’elle les assume pleinement concernant son rôle dans la guerre qui ensanglante la Syrie et sur ses graves répercussions sur la situation au Liban ; une guerre que certains de ses États membres continuent d’alimenter ouvertement en hommes et en matériel.

Source :
Rassemblement Pour le Liban – FRANCE

Guerre Hezbollah – Israël : 1 point pour Israël


6141485-ue-la-branche-armee-du-hezbollah-listee-comme-terroristeIsraël aime faire les choses en douce, agir dans l’ombre. Même quand il marque des points, il les engrange en silence pour mieux en profiter pleinement. Dans sa guerre éternelle contre le Hezbollah, il vient encore de gagner 1 point. L’Europe vient de décider d’inscrire la branche armée du Hezbollah, le premier ennemi d’Israël – en fait le seul à le contrecarrer au quotidien, dans la liste des terroristes. Cela veut dire que toutes les sanctions économiques, juridiques et financières, tous les votes dans les instances internationales seront dirigés contre le Hezbollah, la spécification ‘’branche armée’’ n’étant là que pour mettre un habit décent à la décision. Nul doute que c’est Israël qui est derrière cette décision, utilisant pour cela deux de ses proxies : d’abord les rebelles syriens pour faire la demande, ensuite l’Union Européenne pour l’accepter et l’entériner. Et le tout avec consigne aux grands médias de ne jamais mentionner le mot ‘’Israël’’.

Ils sont forts tout de même. Depuis des années, des pays autour d’Israël se défont, se remodèlent, s’agitent, avec, à chaque fois des preuves de l’implication d’Israël, mais, à aucun moment, sa responsabilité n’est engagée, toujours diluée dans celle des Etats-Unis, de l’OTAN, de l’Europe en général, bien embrumée par des motivations ethnico-religieuses qui camouflent admirablement son ombre et font oublier qu’il est le premier bénéficiaire des chaos créés. Chapeau bas. Il n’intervient qu’à des moments critiques où les proxies donnent des signes de faiblesse, mais toujours comme s’il ne s’agissait que d’incidents.

Le Hezbollah vient de perdre un point, mais le match continue. Il connait le jeu et ses règles autant que son adversaire. Attendons…

Avic

Volte-face de l’Europe – Echec de Bandar Ben Sultan


Bandar Ben SultanLa dernière tournée européenne du prince saoudien Bandar ben Sultan avec des militaires saoudiens a connu un grand revers. Alors qu’il est parti convaincre les pays européens d’accroitre leurs aides militaires à l’opposition syrienne, ces pays ont été tous unanimes à rejeter cette requête.

Des journalistes français ayant rencontré le président français François Hollande après son entretien avec le chef des renseignements saoudiens Bandar, ont rapporté que « le front d’attaque contre la Syrie est désormais limité à un bloc regroupant certains pays du Golfe et certains services sécuritaires européens après le retrait officiel de la France et de la Grande-Bretagne de tout effort militaire dont l’objectif est de réaliser un certain équilibre de force en Syrie ».

De même source on indique que Hollande a informé les journalistes que « les armes parviendront à l’opposition syrienne non pas à travers l’Union Européenne », faisant allusion aux efforts de Bandar ben Sultan visant à armer et financer le terrorisme.

Par ailleurs, deux députés français ont appelé le président français recourir à la raison dans le traitement de la crise syrienne et à refuser de fournir des armes à l’opposition.

« Les masques sont tombés et le vrai visage de certaines figures de l’opposition syrienne est apparu. Même si cette opposition comprenait certains courants démocratiques, la plupart des courants restants sont des extrémistes et des  jihadistes », ont écrit Jacques Mayar et Alain Marsaud dans ce communiqué.

Et d’ajouter : « Toute fourniture d’armes à cette opposition ne provoquera que plus de chaos, non seulement en Syrie, mais dans tout le Moyen Orient ». Le texte du communiqué a appelé le président français à travailler de concert avec la Russie pour parvenir à une solution politique à la crise syrienne et à renoncer à toute option militaire ».

Les deux députés sont des plus influents au Parlement français, et sont experts dans les affaires du terrorisme. Ils font partie du comité des affaires étrangères au parlement.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=122154&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

Accroissement du nombre de combattants européens et étatsuniens en Syrie : officiel US


Photo d'archives de combattants étrangers en Syrie
Photo d’archives de combattants étrangers en Syrie

Un nombre croissant de combattants venus d’Europe et des États-Unis se dirigent vers la Syrie pour rejoindre les militants dans la lutte pour le renversement du gouvernement syrien, affirme le directeur du National Counterterrorism Center du gouvernement américain.

« La Syrie est vraiment devenue le plus grand champ de bataille djihadiste du monde», a déclaré Matthew Olsen lors du Aspen Security Forum à Aspen, dans le Colorado, vendredi, a rapporté Bloomberg.

«Nous voyons des combattants étrangers partant de l’Europe occidentale et, dans un petit nombre de cas, des États-Unis vers la Syrie pour se battre pour l’opposition. »

Gilles de Kerchove, coordinateur anti-terroriste de l’Union européenne, un autre intervenant au forum, a déclaré qu’environ 600 combattants sont allés en Syrie à partir de l’Europe, ajoutant que le nombre atteindra des milliers si l’on compte ceux des Balkans et de l’Afrique du Nord.

«L’ampleur de ce phénomène  est totalement différent de ce que nous avons connu dans le passé avec l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen et la Somalie », a déclaré M. de Kerchove.

Olsen avait auparavant averti que ces combattants reviendront finalement aux États-Unis et en Europe et constitueront une grande menace pour l’Occident.

« La préoccupation pour l’avenir d’une perspective de menace, c’est qu’il y a des personnes qui vont en Syrie, deviennent plus radicalisés, puis reviennent mieux entrainés pour former un vrai mouvement djihadiste mondial en Europe occidentale et, potentiellement, aux Etats-Unis », a déclaré Olsen 18 juillet.

Traduction : Avic

http://www.presstv.ir/usdetail/314681.html

voir aussi : La Syrie victime des conquêtes de l’OTAN

Le désespoir du comportement occidental et l’exemple sud-américain pour l’Afrique


h_50902207.jpg.1000x297x1Les dernières semaines ont été riches en événements : nouvelle révolution en Egypte, affaire d’Edward Snowden qui demande officiellement l’asile politique en Russie et comportement scandaleux de la part des pays européens à l’encontre d’un chef d’Etat, en l’occurrence d’Evo Morales, président de la République de Bolivie.

Il aurait été intéressant d’aborder deux choses dans cet article. La première est que l’Europe (au sens de l’Union européenne) a prouvé une fois de plus qu’il ne s’agit nullement d’un ensemble indépendant. Crier au scandale suite aux révélations faites par Edward Snowden face à « l’allié » étasunien et juste après fermer son espace aérien à un chef d’Etat qui transporterait soi-disant le fameux jeune homme, c’est tout simplement de l’hypocrisie par excellence… Pire encore, contraindre à une escale forcée un avion présidentiel, le retenir durant près de 13 heures et fouiller l’avion du président Morales est la pire violation qui puisse être lorsqu’on connait ne serait-ce qu’un peu l’immunité diplomatique, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un chef d’Etat et lorsqu’on maitrise un peu le droit international.

Dès son retour au pays, Evo Morales a été acclamé par ses concitoyens. Les manifestants boliviens ont également jeté des pierres sur l’ambassade de France qui avait fermé son espace aérien à l’avion de leur président. Par ailleurs, plusieurs drapeaux français, étasuniens et ceux de l’Union européenne ont été brûlés lors des manifestations en Bolivie. Il faut avouer que depuis pas mal de temps, on est habitué à voir brûler des drapeaux des USA et d’Israël au quatre coins du monde, mais depuis quelques années, ceux de la France, pays des droits de l’Homme et de la démocratie, commencent à rattraper activement le retard, surtout après les interventions néocoloniales en Côte d’Ivoire ainsi qu’en Libye, et maintenant après l’alignement, une fois de plus, sur le pays de l’Oncle Sam dans l’affaire Snowden, en insultant ouvertement un chef d’Etat. Après tout, en suivant la logique du gouvernement français, si les USA écoutent les conversations téléphoniques et lisent les messages électroniques des citoyens français, c’est pour leur bien, non ? Une surveillance « utile » devrait-on penser.

Quoiqu’il en soit, la réaction sud-américaine ne s’est pas fait attendre. L’Union des nations sud-américaines (UNASUR) a vivement condamné le comportement des pays européens et a exigé des excuses publiques de la part des pays concernés. Dans une déclaration commune, les pays de l’UNASUR réclament des explications à la France, au Portugal, à l’Espagne et à l’Italie et dénoncent des « actes inamicaux et injustifiables ». La présidente de l’Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, a quant à elle déclaré que le comportement européen montre « un vestige du colonialisme » et une « humiliation pour toute l’Amérique du Sud ». Le chef d’Etat équatorien Rafael Correa a affirmé pour sa part que si c’était un chef d’Etat occidental qui avait subi la même situation, « les tambours de la guerre auraient probablement déjà sonné ». Nicolas Maduro, le président du Venezuela, a ajouté de son côté qu’un ministre d’un gouvernement européen ayant souhaité garder l’anonymat lui a affirmé que c’est la CIA qui était derrière ledit incident. Ce qui est certain, c’est que la réaction de l’UNASUR est une réponse digne à un comportement colonial, surtout lorsqu’on sait que l’Amérique du Sud est un continent qui a bien connu ce triste phénomène, y compris au XXe siècle.

Néanmoins, le fait que l’Europe dans sa forme qu’est l’UE ait prouvé une fois de plus sa vassalité à l’Empire étasunien et d’une manière aussi ridicule, au final n’est pas si surprenant. Surtout lorsqu’on connait les liens étroits entre les « élites » occidentales. Le problème, c’est que les ces vassaux imposent à leur tour le système vassalique à d’autres pays, en premier lieu africains. L’Afrique est effectivement le continent qui au 21e siècle subit encore la loi coloniale, en premier lieu de ses ex-métropoles. Que faire face à cela ?

Eh bien, l’Afrique doit probablement s’inspirer considérablement du continent sud-américain. Il n’y a pas si longtemps encore, l’Amérique du Sud et l’Amérique latine en général étaient considérées comme des territoires conquis par l’Empire étasunien. Pourtant aujourd’hui, grâce à des leaders responsables et patriotes, la situation est toute autre et une vraie union solidaire a été mise en place par les leaders sud-américains. Il s’agit véritablement d’une union capable de répondre aux défis qui lui sont lancés, et ce non seulement au niveau régional mais également global. C’est l’occasion donc pour l’Afrique de s’inspirer de l’UNASUR pour relever les nombreux défis du continent africain, subissant encore aujourd’hui la loi du plus fort et ne profitant nullement dans sa majorité des énormes ressources qui lui appartiennent. D’autant plus que les Etats occidentaux et leurs « élites » à court d’idées prouvent de par leur comportement, pour le moins ridicule, un aveu presque non voilé d’impuissance. Le monde change à vitesse grand V, aidons-le dans cette voie. Ceux qui traditionnellement dictent et imposent aux autres leurs volontés finiront bien par se conformer à la nouvelle réalité, dans un monde nouveau et plus juste. Hasta la vista !

Mikhail Gamandiy-Egorov

Les Arabes et leur printemps


Par Gilad Atzmon

EPA Photographer Lucas Dolega dies after being injured during protests in TunisCe n’est un secret pour personne que l’été fuit l’Europe cette année et certains météorologues prédisent même une éclipse de soleil pour les sept à dix prochaines années. Lorsqu’on leur a demandé d’expliquer cette sombre prédiction, quelques experts ont fini par accuser les Arabes : « C’est entièrement de la faute des Arabes, ils ont pris tout le printemps. »

Blague à part, en regardant les arabes et leur « printemps », cela révèle un spectacle effrayant. Il s’agit essentiellement d’un bain de sang au quotidien.

Un vaste soulèvement populaire au nom de la « libération », des « droits de l’homme », de la « démocratie » et d’autres grands mots, a mûri en un temps très court dans un chaos régional, des guerres civiles, des carnages, des perte de vies sur une échelle de magnitude énorme et une tonne d’équipements interventionnistes qui garantissent plus de dégâts à venir.

Qu’est-il arrivé ? Pourquoi le « printemps arabe » se transforme en un hiver régional ? Pourquoi la démocratie égyptienne n’a pas durée plus d’un an ?

Je ne vais pas répondre à toutes ces questions. Au lieu de cela, je vais proposer une méthode simple pour résoudre ces problèmes.

Il y a environ 18 mois, j’ai publié Quel Juif errant ?, une analyse de la politique identitaire juive. J’ai affirmé que si l’on veut comprendre Israël ou l’étendue du pouvoir juif, alors nous devons chercher dans les idéologies et la culture qui ont formé l’« État juif » et qui maintiennent le tribalisme ainsi que la politique juive.

Le livre a provoqué une tempête, il a été salué par certains des universitaires et des humanistes les plus importants, mais il a également été durement combattu par de nombreux militants juifs tribaux et quelques-uns de leurs dévoués Shabbes Goyim.

Cependant, c’est l’opposition à mon travail qui m’a réellement convaincu que j’étais sur la bonne voie – une étude théorique et critique de la culture et de la politique identitaire est clairement la voie à suivre. L’étude de la culture juive explique la barbarie israélienne, comme elle explique la négligence israélienne en ce qui concerne les droits de l’homme, elle jette la lumière sur le programme des néoconservateurs interventionnistes et elle éclaire aussi le baratin au cœur de la gauche juive et des juifs sionistes antisionistes (AZZ). Cette étude explique clairement pourquoi les Palestiniens vivent encore dans des camps de réfugiés pendant que les soldats américains et britanniques combattent dans des guerres sionistes.

Je soutiens ici que les spécialistes et les intellectuels arabes en particulier devraient également examiner de près la culture arabe et sa politique identitaire afin de comprendre et de modifier la situation grave actuelle.

Une telle étude pourrait révéler, par exemple, que la « démocratie occidentale » ne peut pas être le système politique optimal pour certains États du Moyen-Orient. Une telle étude devrait tenir compte du point de vue de l’islam sur la notion de « civil », elle devrait aussi prendre en considération les caractéristiques démographiques des différentes régions et États arabes. Il se pourrait même qu’elle ait à s’interroger sur la notion d’« État », en référence à la culture et à l’histoire arabes. Les divisions de classes dans la société arabe sont également un sujet crucial qui doit être examiné. Une telle étude pourrait bénéficier d’un examen théorique de la façon unique dont la République islamique d’Iran équilibre l’islam et la démocratie. Une telle étude devrait transcender au-delà de la politique, des affaires mondiales et de la décomposition des modes de pensées dialectiques matériels. Elle localiserait le sujet en question, à savoir l’arabe et le monde arabe, au centre du discours.

Une telle étude devrait soulever les questions suivantes : Qui sont les Arabes, les Égyptiens, les Syriens, les Palestiniens et ainsi de suite ? En quoi croient-ils ? Qu’est-ce qui les unit ? Qu’est-ce qui les sépare ? Sur quoi peuvent-ils se mettre d’accord ? Qu’est-ce qui les terrifie ? Qu’est-ce qui les rend heureux ?

Une fois que les Arabes commenceront à s’occuper de ces questions, ils se rendront compte que, plutôt que de s’entretuer pour Israël, l’Amérique ou la Russie, ils devraient identifier qui ils sont vraiment et qui sont leurs vrais ennemis.

Gilad Atzmon

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Les-Arabes-et-leur-printemps-18967.html

L’arrogance de Washington a-t-elle défait son empire? – Paul Craig Roberts


obceasarPersonne n’aime un tyran, et les marionnettes de l’OTAN de Washington ont été victimes d’intimidation depuis six décennies. Les Premiers ministres britanniques, les chanceliers allemands et les présidents français doivent se mettre au garde-à-vous et dire « à vos ordres chef ».

Ils le détestent tous, mais ils aiment l’argent de Washington; ils se prostituent et prostituent leur pays pour l’argent de Washington. Même une personne de la stature de Winston Churchill devait être bien vu par Washington afin de faire payer ses factures et les factures de son pays.

Mais ce que les dirigeants européens vendus sont en trains de constater c’est que Washington ne paie pas assez pour la prostitution qu’elle réclame. Un an hors de son bureau Tony Blair valait 35 millions de dollars. Mais ce n’est pas suffisant pour avoir Blair sur la liste d’attente pour les yachts de 200 pieds de 50 millions de dollars, d’avoir un chalet à Gstaad, un appartement de luxe de 50 millions de dollars à Paris et à New York, et un avion privé pour faire la navette entre les deux, ou porter au poignet une montre Franck Muller de 736,000 $, signer son nom avec un stylo Mont Blanc à 700,000 $ incrusté de pierres précieuses, et boire 10.000 $ de « martinis on the rock » (gin ou vodka versé sur un diamant) à l’Hôtel Algonquin de New York.

Dans un monde dans lequel chaque membre du Forbes Four Hundred est un milliardaire ou multi-milliardaire, 35.000.000 $ c’est tout simplement insignifiant. En 2006, le gestionnaire d’un hedge fund a été payé 1,7 milliards de dollars pour une année de vol. 25 autres ont été payés 575 000 000 $ pour leurs compétences dans le front-running trade (NDT : négoce de titres avant que la caisse de pension ne négocie elle-même ces titres). 35 millions de dollars est sans doute le budget annuel pour leurs employés de maison.

Les Britanniques semblent se contenter de leur rôle en tant que laquais favori de Washington, mais la France et l’Allemagne n’ont pas apprécié ce rôle. Le dernier vrai chef de la France, le général de Gaulle, n’aurait rien à faire avec Washington et avait refusé d’adhérer à l’OTAN. L’Allemagne, démembrée avec l’Allemagne de l’Est occupée par les Soviétiques, n’avait pas le choix. La gratitude des Allemands au président Reagan pour leur unification a entraîné l’Allemagne réunifiée à tomber sous l’hégémonie de Washington.

Toutefois, si les nouvelles provenant de Berlin sont exactes, l’Allemagne en a assez. Le catalyseur a été les révélations de Edward Snowden selon lesquelles Washington espionne tout le monde, y compris ses alliés, l’Allemagne et l’UE en particulier. En outre, Washington utilise la Grande-Bretagne comme cheval de Troie au sein de l’UE comme un espion de secours au cas où le NSA manquerait quelque chose.

Selon les rapports de presse, les gouvernements allemand, français et de l’UE sont bouleversés d’apprendre que leur extrême soumission à Washington ne les a pas protégés, eux et leurs citoyens, contre l’espionnage. Les voilà se battant dans les guerres de Washington dans le lointain Afghanistan, dont le sort ne les concerne en aucune manière, et tout ce que Washington trouve à faire, c’est de les embarrasser en espionnant la vie privée de leurs citoyens.

Qui le gouvernement Merkel représente-t-il, se demandent les Allemands, les Allemands ou la NSA? Pourquoi le gouvernement Merkel fait-il des courbettes à Washington? La prochaine question sera: «qu’est-ce que les espions de Washington ont sur Merkel? »

Avec le gouvernement allemand mis sur la sellette par la trahison de Washington, les manchettes sont: «L’Allemagne est prête à demander des comptes aux services de renseignement du Royaume-Uni et des Etats-Unis sur les opérations d’écoute. »

Rien d’étonnant à ce que Washington et ses putains médias détestent Edward Snowden. « Un porte-parole du Procureur fédéral [allemand] a déclaré que le bureau se préparait à porter des accusations contre« les services de renseignement britanniques et américains. À la lumière de l’affaire Snowden, ce serait merveilleux si l’Allemagne émettait des mandats d’arrêt et que Washington et Londres refusent d’extrader leurs NSA et agents d’espionnage britanniques qui ont violé toutes les lois et toutes les confiances.

Le ministre de la Justice allemande, Sabine Leutheusser-Schnarrenburger, a exigé une « explication immédiate » pour savoir pourquoi Washington appliquait à l’Allemagne des politiques « qui rappellent les actions contre les ennemis pendant la guerre froide. »

Le président français a déclaré que la France ne coopérera plus avec Washington sur quelque question que ce soit tant que la France n’a pas reçu des «assurances complètes» que Washington cessera de l’espionner.

Le président du Parlement européen, Martin Schulz, et le commissaire européen à la Justice, Viviane Reding, ont demandé à Washington de répondre aux révélations de Snowden l’accusant d’avoir trahi ses propres alliés.

La question qu’il faut se poser est: toutes ces protestations de la part des hommes politiques qui sont, de manière presque certaine, à la solde de Washington, sont-elles sincères, ou sont-elles juste des protestations pour la galerie pour calmer les populations nationales européennes qui ont été trahies par leurs élus? Pourquoi le président français et le ministre de la Justice allemand pensent-ils que les assurances de Washington signifient quelque chose? Quand, de mémoire d’homme, Washington a-t-il dit la vérité sur quoi que ce soit? Quand l’assurance de Washington a-t-elle signifié quelque chose?

Le golfe du Tonkin? Les armes irakiennes de destruction massive? Les armes nucléaires iraniennes? L’attaque au gaz sarin d’Assad? Les  »attentats terroristes » orchestrés par le FBI? Il est un fait avéré que le gouvernement américain ment à chaque fois qu’il ouvre la bouche. Comparé à Washington, Staline, Hitler, Tojo, Mao, Castro, Chavez et Pol Pot étaient véridiques.

La réponse de Washington aux demandes d’explication de l’Europe est : «Nous allons discuter de ces questions de manière bilatérale avec les États membres de l’UE », mais « nous n’allons pas commenter publiquement les présumées activités de renseignement spécifiques. »

Vous savez ce que cela signifie. Bilatérale signifie que Washington va parler avec chaque pays de l’UE séparément, en utilisant les informations que la NSA a obtenues pour faire chanter chaque plaignant dans le silence. Alors que l’Union européenne pourrait ainsi tenir tête à Washington, séparément les pays peuvent être intimidés et se voir offrir plus d’argent ou des menaces, les amours illicites seront révélés pour les faire taire. Washington parie sur son pouvoir d’intimider les différents pays par la menace d’isolement et d’être ainsi coupé des sources de l’argent. Si les pays de l’UE acceptent les explications bilatéralles secrètes de la part de Washington, l’affaire se termine et l’espionnage sur l’Europe continuera pendant que Washington et les politiciens européens nieront que l’espionnage continue.

A présent, le monde entier doit savoir que Washington n’est pas seulement sans foi ni loi, mais aussi totalement hors de contrôle, se complaisant dans l’arrogance et l’orgueil, entraîné par des désirs d’hégémonie sur le monde entier. Washington est tellement paranoïaque et méfiant qu’il ne fait même pas confiance à ses propres citoyens ou aux gouvernements de marionnettes européens qu’il a achetés et payés.

Washington est le seul gouvernement qui ait jamais utilisé des armes nucléaires, et il s’en est servi contre un gouvernement défait qui tentait de se rendre. Aujourd’hui la folie à Washington est bien pire. Les Conseils de prise de décision sont pleins de néoconservateurs fous va-t-en guerre, comme la conseillère pour la sécurité nationale, Susan Rice, une menace pour l’humanité.Les think tanks de Washington et les médias sont surreprésentés par les néoconservateurs comme William Kristol qui veut savoir « A quoi bon les armes nucléaires si vous ne pouvez pas les utiliser? »

Les politiciens européens louches et les médias qui ont pris l’argent de Washington prévu pour leur propre sécurité économique, ont trahi la sécurité du monde entier. En permettant l’hégémonie de Washington, ils ont déchaîné son arrogance. Cette arrogance menace désormais non seulement l’indépendance de tous les pays, mais la vie sur terre.

Au lieu de rencontrer Washington seul unilatéralement, les pays européens devraient se serrer les coudes. Après tout, il est supposé y avoir une UE. S’il y a une UE, Washington devrait répondre à l’UE, pas à ses parties constituantes individuellement, dont aucune ne peut résister à l’intimidation et la corruption de Washington.

Si la guerre thermonucléaire doit être évitée et la vie continuer sur la terre, l’Europe doit dissoudre l’OTAN. L’OTAN a été créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Son but était d’empêcher la puissante Armée rouge, qui a battu l’Allemagne nazie, d’envahir toute l’Europe occidentale.

L’Union soviétique s’est effondrée en 1991, il y a 22 ans. Pourtant, l’OTAN existe toujours. En outre, à l’encontre des intentions du président Reagan, l’OTAN s’est élargi. L’OTAN inclut désormais les anciens éléments constitutifs de l’Empire soviétique, comme l’Europe de l’Est et d’anciens éléments constitutifs de l’Union soviétique elle-même, comme la Géorgie, le gouvernement qui a été acheté et payé par Washington. Les ONG financées par Washington pourraient même faire tomber l’Ukraine dans son giron.

Poussée par Washington, la Géorgie a lancé une guerre contre la Russie d’aujourd’hui, dont les forces supérieures en ont terminé rapidement. De l’avis de beaucoup, le gouvernement russe a montré beaucoup trop de tolérance à son ennemi vaincu, qui est en train d’être réarmé par Washington et encouragé vers de nouvelles aventures militaires. Washington travaille à faire de la Géorgie, située en Asie entre les mers Noire et Caspienne, un membre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. L’adhésion à l’OTAN ferait de la Géorgie un protectorat de Washington et de ses marionnettes de l’OTAN. Washington estime qu’avec cette élévation de la Géorgie, la Russie acceptera les agressions géorgiennes afin d’éviter la guerre avec les Etats-Unis et l’OTAN.

La Chine, également, a été étonnamment trompée par Washington, et au lieu de rendre la pareille, elle l’a pris en douceur. Cette magnanimité de la part de la Chine a été mal interprétée par Washington et a été prise pour de la peur. La peur que Washington imagine inspirer à la Chine au point de la faire trembler dans ses bottes a encouragé Washington à encercler la Chine avec de nouvelles bases navales, aériennes et terrestres. Le fait que nombreuses sont les bases de Washington dans le Pacifique et la mer de Chine du Sud, Washington lui-même est un ICBM non enregistré par la racaille ignorante qui gère l’Amerika. Submergé par son orgueil, Washington menace toute vie sur terre.

Traduction : Avic

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Source : http://www.paulcraigroberts.org/2013/07/01/has-washingtons-arrogance-undone-its-empire-paul-craig-roberts/

Les conséquences de l’espionnage mondial pratiqué par les Etats-Unis (Partie 4/4)


La Central Intelligence Agency (CIA) des Etats-Unis  a été champion du monde pendant la « guerre froide » dans le chapitre du HUMINT (Human Inteligence), mené par des agents de renseignement infiltrés dans les pays socialistes. La mission des agents de la CIA consistait à recruter, dans chaque pays, des personnalités politiques et des personnes dans  les différents domaines de la vie – scientifique, universitaire, culturelle, sportive et militaire, ayant un pouvoir de décision à différents niveaux. Lire la suite Les conséquences de l’espionnage mondial pratiqué par les Etats-Unis (Partie 4/4)

Explosif ! Vont suivre des changements rapides et profonds à l’échelle planétaire (partie 1/2)


La théorie de la désinformation se réfère à toute intervention sur les éléments de base d’un processus de communication dans le but de cultiver un certain type de réactions, attitudes et actions de la part des destinataires, (génériquement appelés cibles), en vue d’un but particulier. Ces actions sont généralement créées par des organisations spécialisées, militaires ou paramilitaires. Normalement, les pays occidentaux dits démocratiques ont des institutions capables de percevoir ce type de guerre psychologique contre la population sans défense et devraient intervenir. Mais ils ne l’ont et ne le feront jamais. Lire la suite Explosif ! Vont suivre des changements rapides et profonds à l’échelle planétaire (partie 1/2)

Alerte – Le braquage de vos comptes, c’est maintenant !


bfkfrgacmaecgebAh Chypre. Pays du soleil, des plages, des stations balnéaires pour retraités en goguette. Pays où on lave l’argent plus blanc que blanc. Mais Chypre lieu d’expérimentation aussi. C’est le pays qu’a choisi la Troïka pour tester sa nouvelle trouvaille : un hold-up massif sur l’Europe.  Comme pour toute opération d’envergure, il faut une préparation, des tests pour réadapter les détails, au besoin. C’est ce qui fut fait il y a quelques semaines à Chypre, pour savoir à quel niveau il fallait fixer le taux de braquage et quels seraient les cibles. L’expérimentation ayant été concluante (à peu près), la Troïka est passée à l’attaque. L’agence  Reuters nous rapporte, via le Nouvel Obs, « qu’un projet de législation européenne a été approuvé lundi par une commission du Parlement européen et qui prévoit que l’épargne des petits déposants sera protégée à concurrence de 100.000 euros tandis que les titulaires de comptes disposant de soldes supérieurs risqueront de devoir passer des pertes en cas de faillite bancaire ». Vous remarquerez au passage que le Nouvel Obs (ou Reuters ?) ne peut s’empêcher de présenter la chose comme motivée par le désir protéger les petits épargnants …

Pour que le hold-up soit pleinement réussi, il faut encore que ce projet soit approuvé par les 27 ministres des Finances de l’Union européenne et par les Parlementaires européens. Mais quand on demande à des gens d’entériner leur propre décision, quel en sera le résultat, d’après vous ? On sait déjà – Chypre l’a montré – qu’il n’y aura pas de réactions, ou si peu. Rien en tout cas qui ne puisse se gérer.

Ainsi vont les choses. On commence par un niveau où il ne peut y avoir de réactions, qui, de toute façon, seraient prises par la plus grande masse de ceux qui ont moins de 100 000 Euros en compte, comme futiles, inadéquates, voire égoïstes. Ensuite on descend légèrement la barre quand le besoin s’en fera sentir.  La machine, une fois enclenchée, peut tourner et aller jusqu’à toucher tout le monde à terme, même les smicarts. Et personne n’aura bougé.

Après tout n’est-ce pas si grave que ça. Les européens sont dans un profond sommeil. On est en train  de brader l’Europe avec le traité de libre-échange transatlantique pendant qu’on vide leurs poches et leurs tirelires, ils dorment toujours d’un sommeil de juste. Chut, ne les réveillons pas.

Avic

Les détrousseurs des peuples


richeSi vous croyez que les pays européens sont des pays démocratiques parce que les élections y sont libres, la presse indépendante et qu’on ne jette pas les opposants en prison, lisez d’urgence L’oligarchie, ça suffit, vive la démocratie(1) le petit livre – accablant, effrayant – d’un journaliste essayiste, Hervé Kempf, qui, faits et chiffres à l’appui, nous démontre que ces pays ne sont que des «théâtres de marionnettes dont nombre de fils sont tirés en dehors de la vue du public». Lire la suite Les détrousseurs des peuples

Le culte de l’Amérique en Europe


World companyLe rapport que l’Europe entretient avec les États-Unis ressemble à s’y méprendre au rapport traditionnel métropole-colonie à ceci près que la colonie d’antan s’est muée en modèle-type universel. Le moindre événement qui a lieu aux États-Unis a une projection hors norme dans le Vieux Continent. Un attentat engendre trois morts outre-Atlantique et aussitôt le plan Vigipirate est renforcé en France ; un cyclone s’apprête à toucher la côte est des Etats-Unis, après avoir dévasté les Caraïbes, et c’est toute l’Europe qui retient son souffle.

 

Endiguement euro américain de la Chine en Afrique et guerre psychologique


Par René Naba

Après le premier des 4 volets « Chine-Afrique » René Naba nous présente ici la 2ème partie.

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Chine-Afrique : 2/4

L’endiguement

Paris – Grand vainqueur de la Guerre froide, le lièvre américain va alors bénéficier d’un état de grâce exceptionnel dans l’histoire des relations internationales contemporaines, à la faveur de l’implosion du bloc soviétique, une décennie prodigieuse d’unilatéralisme à l’effet d’accélérer sa mainmise sur les zones rétives à son Hégémon, au point que des laudateurs intéressés en viendront à voir dans le XXI me siècle «Le siècle américain» pour célébrer «Le destin manifeste» des Etats Unis.

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Le Dragon chinois et l’Ours russe ont taillé les griffes de l’Aigle américain (Partie II)


Par Valentin Vasilescu

Armée USDans le premier article de cette série, nous avons montré que la seule chose que les États-Unis peuvent faire est de retarder le plus possible un résultat prévisible. Pour le moment ils sont obligés de renforcer, encore maintenant, leur présence militaire dans Asie du Sud, par la redistribution dans la région des forces et des ressources autres que le commandement de l’USPACOM. Sinon, la Chine, en plein essor économique, les éliminera instantanément de cet énorme marché qui représente 60% de la population terrestre.

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Comment les USA ont préparé la « Révolution Twitter » en Moldavie


Par Simon de Beer

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Il y a tout juste quatre ans, des milliers de jeunes Moldaves étaient dans la rue pour contester la victoire des Communistes aux élections. Ces protestations furent présentées comme un nouvel épisode des « révolutions colorées » qui, depuis une dizaine d’années, balayaient en Europe de l’Est une série de régimes jugés « non démocratiques ». Des révolutions dont le terrain avait à chaque fois été préparé par les Etats-Unis en coulisses, et qui n’avaient en fait rien de spontané. Une situation à laquelle n’échappe pas la Moldavie, pays situé aux confins de l’Europe et de la Russie.

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La chaîne intégriste Al Magharibia s’est éteinte : le FIS perd son outil de propagande


Tribune libre de Djerrad Amar

Par R. MAHMOUDI

Al Magharibia2La chaîne de télévision satellitaire algérienne à capitaux qataris, lancée en 2011 par le fils aîné de Abassi Madani, a cessé de diffuser depuis trois jours, à cause d’une accumulation de problèmes exacerbés par un conflit entre les principaux actionnaires, apprend-on de source informée. On croit savoir que l’objet du conflit, qui a fini par paralyser ce canal de propagande diffusant à partir de Londres, serait lié à des divergences sur la ligne politique de la chaîne. Lire la suite La chaîne intégriste Al Magharibia s’est éteinte : le FIS perd son outil de propagande