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Evo Morales exproprie une multinationale espagnole de Bolivie


Tribune libre Marco Mex

presidente-Bolivia-Evo-Morales-durante-ceremonia-dispuso-expropiacion-acciones-Red-Electrica-EspanolaLe décret établit la «nationalisation» de « toutes les actions composant la participation détenue par la société Red Eléctrica Internacional – SAU », une filiale de REE, de l’entreprise d’électricité Transportadora de Electricidad (TDE) – article et traduction Nico Maury Lire la suite Evo Morales exproprie une multinationale espagnole de Bolivie

Le président vénézuélien interdit de survol aux Etats-Unis


20.siJusqu’où iront-ils ? D’où vient ce besoin pathologique d’humilier les autres ? N’ont-ils plus que cela pour montrer leur puissance ?

Après Evo Morales, c’est au tour de Nicolas Maduro de se voir interdire l’espace aérien des Etats-Unis cette fois. Lors d’une conférence de presse avec son homologue sud-africain, le ministre des affaires étrangères vénézuélien a déclaré aux médias que l’avion transportant le président Nicolas Maduro s’est vu refuser l’espace aérien de Puerto Rico.

Le vol du président Maduro, qui était en route pour la Chine, a été contraint de trouver un autre itinéraire selon Jaua, qui a dénoncé l’acte comme «un acte d’agression».

Le voyage de Maduro à Pékin devrait durer jusqu’au 24 Septembre. Parions que cet incident sera discuté avec son homologue Xi Jinping, mais c’est surtout à son retour qu’il va y avoir des décisions lourdes de sens. Déjà, Evo Morales, après ses mésaventures avec les européens, avait suggéré à ses collègues de l’ALBA de boycotter l’assemblée générale des Nations Unies à New York.

«Nous ne pouvons accepter que les Etats-Unis exercent des politiques d’intimidation et d’l’interdiction de vol des présidents », avait déclaré Morales, ajoutant que le dernier incident « démontre la prédisposition du pays à humilier les autres gouvernements » et commettre des crimes contre d’autres nations.

Avec ce nouvel incident, Morales sera-t-il suivi ? Et quelles en seront les conséquences futures pour l’ONU et son siège New-Yorkais ?

Avic

Evo Morales propose de créer l’OTAN bolivarienne pour se défendre face à l’impérialisme


evo-morales-habla-de-hugo-chavezLors du séminaire sur la sécurité et la défense de l’ALBA (Alliance Bolivarienne pour les Amériques), qui s’est tenu fin juillet à Cuba, Evo Morales a proposé la création d’une OTAN bolivarienne pour se défendre face à l’impérialisme.

Par ailleurs, les représentants de l’armée du Venezuela, de Cuba, de l’Equateur, de la Bolivie et du Nicaragua ont souscrit un mémorandum pour soutenir et développer l’école militaire de l’ALBA.

Rappelons qu’Evo Morales a été victime d’un incident diplomatique sans précédent dans l’histoire des relations internationales : son avion a été interdit de survol par plusieurs pays d’Europe de l’ouest, dont la France, car les USA recherchaient activement Edward Snowden, et le soupçonnaient d’être dans l’avion présidentiel bolivien (voir notre article Pour quoi allons-nous passer dorénavant ?).

Depuis, Evo Morales s’est fendu d’une tribune, « Moi, président de la Bolivie, séquestré en Europe », dans Le Monde Diplomatique d’août 2013 (actuellement en kiosque). Dans celle-ci, il fustige les gouvernements complices des USA : « Voici donc des gouvernements qui ont perdu jusqu’à la capacité de se reconnaître comme colonisés, et qui tentent de protéger la réputation de leur maître. Qui dit empire dit colonies. Ayant opté pour l’obéissance aux ordres qu’on leur donnait, certains pays européens ont confirmé leur statut de pays soumis. »

Raphaël Berland

Le désespoir du comportement occidental et l’exemple sud-américain pour l’Afrique


h_50902207.jpg.1000x297x1Les dernières semaines ont été riches en événements : nouvelle révolution en Egypte, affaire d’Edward Snowden qui demande officiellement l’asile politique en Russie et comportement scandaleux de la part des pays européens à l’encontre d’un chef d’Etat, en l’occurrence d’Evo Morales, président de la République de Bolivie.

Il aurait été intéressant d’aborder deux choses dans cet article. La première est que l’Europe (au sens de l’Union européenne) a prouvé une fois de plus qu’il ne s’agit nullement d’un ensemble indépendant. Crier au scandale suite aux révélations faites par Edward Snowden face à « l’allié » étasunien et juste après fermer son espace aérien à un chef d’Etat qui transporterait soi-disant le fameux jeune homme, c’est tout simplement de l’hypocrisie par excellence… Pire encore, contraindre à une escale forcée un avion présidentiel, le retenir durant près de 13 heures et fouiller l’avion du président Morales est la pire violation qui puisse être lorsqu’on connait ne serait-ce qu’un peu l’immunité diplomatique, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un chef d’Etat et lorsqu’on maitrise un peu le droit international.

Dès son retour au pays, Evo Morales a été acclamé par ses concitoyens. Les manifestants boliviens ont également jeté des pierres sur l’ambassade de France qui avait fermé son espace aérien à l’avion de leur président. Par ailleurs, plusieurs drapeaux français, étasuniens et ceux de l’Union européenne ont été brûlés lors des manifestations en Bolivie. Il faut avouer que depuis pas mal de temps, on est habitué à voir brûler des drapeaux des USA et d’Israël au quatre coins du monde, mais depuis quelques années, ceux de la France, pays des droits de l’Homme et de la démocratie, commencent à rattraper activement le retard, surtout après les interventions néocoloniales en Côte d’Ivoire ainsi qu’en Libye, et maintenant après l’alignement, une fois de plus, sur le pays de l’Oncle Sam dans l’affaire Snowden, en insultant ouvertement un chef d’Etat. Après tout, en suivant la logique du gouvernement français, si les USA écoutent les conversations téléphoniques et lisent les messages électroniques des citoyens français, c’est pour leur bien, non ? Une surveillance « utile » devrait-on penser.

Quoiqu’il en soit, la réaction sud-américaine ne s’est pas fait attendre. L’Union des nations sud-américaines (UNASUR) a vivement condamné le comportement des pays européens et a exigé des excuses publiques de la part des pays concernés. Dans une déclaration commune, les pays de l’UNASUR réclament des explications à la France, au Portugal, à l’Espagne et à l’Italie et dénoncent des « actes inamicaux et injustifiables ». La présidente de l’Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, a quant à elle déclaré que le comportement européen montre « un vestige du colonialisme » et une « humiliation pour toute l’Amérique du Sud ». Le chef d’Etat équatorien Rafael Correa a affirmé pour sa part que si c’était un chef d’Etat occidental qui avait subi la même situation, « les tambours de la guerre auraient probablement déjà sonné ». Nicolas Maduro, le président du Venezuela, a ajouté de son côté qu’un ministre d’un gouvernement européen ayant souhaité garder l’anonymat lui a affirmé que c’est la CIA qui était derrière ledit incident. Ce qui est certain, c’est que la réaction de l’UNASUR est une réponse digne à un comportement colonial, surtout lorsqu’on sait que l’Amérique du Sud est un continent qui a bien connu ce triste phénomène, y compris au XXe siècle.

Néanmoins, le fait que l’Europe dans sa forme qu’est l’UE ait prouvé une fois de plus sa vassalité à l’Empire étasunien et d’une manière aussi ridicule, au final n’est pas si surprenant. Surtout lorsqu’on connait les liens étroits entre les « élites » occidentales. Le problème, c’est que les ces vassaux imposent à leur tour le système vassalique à d’autres pays, en premier lieu africains. L’Afrique est effectivement le continent qui au 21e siècle subit encore la loi coloniale, en premier lieu de ses ex-métropoles. Que faire face à cela ?

Eh bien, l’Afrique doit probablement s’inspirer considérablement du continent sud-américain. Il n’y a pas si longtemps encore, l’Amérique du Sud et l’Amérique latine en général étaient considérées comme des territoires conquis par l’Empire étasunien. Pourtant aujourd’hui, grâce à des leaders responsables et patriotes, la situation est toute autre et une vraie union solidaire a été mise en place par les leaders sud-américains. Il s’agit véritablement d’une union capable de répondre aux défis qui lui sont lancés, et ce non seulement au niveau régional mais également global. C’est l’occasion donc pour l’Afrique de s’inspirer de l’UNASUR pour relever les nombreux défis du continent africain, subissant encore aujourd’hui la loi du plus fort et ne profitant nullement dans sa majorité des énormes ressources qui lui appartiennent. D’autant plus que les Etats occidentaux et leurs « élites » à court d’idées prouvent de par leur comportement, pour le moins ridicule, un aveu presque non voilé d’impuissance. Le monde change à vitesse grand V, aidons-le dans cette voie. Ceux qui traditionnellement dictent et imposent aux autres leurs volontés finiront bien par se conformer à la nouvelle réalité, dans un monde nouveau et plus juste. Hasta la vista !

Mikhail Gamandiy-Egorov

Les présidents d’Amérique Latine font bloc, réclament excuses et explications après l’affront à la Bolivie


51d6299c7e95eC’est en Bolivie que s’est tenue la réunion en urgence des membres de l’organisation régionale Unasur après le grave incident qui a marqué le voyage de retour du Président Evo Morales depuis Moscou, dont les dommages sont encore mal mesurés par les pays européens concernés.

Les gouvernements de la région « exigent » des pays européens concernés –France , Espagne, Italie, Portugal « qu’ils expliquent les raisons de la décision d’empêcher le survol de leur territoire par l’avion du président bolivien Morales ». C’est ce qu’il ressort de la “Declaración de Cochabamba”, à la suite de la réunion de mercredi 4 juillet, à laquelle participaient les présidents d’ Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, de Bolivie, Evo Morales, d’Equateur , Rafael Correa, du Surinam, Desiré Delano Bouterse, d’ Uruguay, José Mujica, et du Venezuela, Nicolás Maduro. Le Brésil étant représenté par le ministre, Eduardo dos Santos, le Chili, Pérou, Colombie par leurs ambassadeurs en Bolivie.

La Déclaration dénonce « la flagrante violation de tous les traités internationaux qui régissent la cohabitation pacifique, solidarité et coopération » entre les Etats, ce qui « constitue un acte insolite, inamical et hostile » . Il s’agit d’un « fait illicite qui affecte la liberté de circulation et de déplacement d’un chef d’Etat et de sa délégation officielle », poursuit le texte qui affirme que « l’inacceptable restriction de liberté de Morales, le convertissant virtuellement en un otage, constitue une violation des droits non seulement vis-à-vis du peuple bolivien mais des peuples et de tous les pays d’Amérique Latine , et marque un précédent dangereux dans le domaine du droit international en vigueur ».

La Déclaration demande aussi que les quatre pays concernés « présentent des excuses publiques correspondant à la gravité des faits survenus ».

Elle fait suite à la lettre envoyée au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, par le gouvernement bolivien demandant d’ empêcher que cette affaire soit un « précédent néfaste qui pourrait affecter d’autres chef d’Etat et mettre en danger la cohabitation pacifique entre Etats ». La qualifiant de « violation flagrante au droit international » .

Avant le sommet, les présidents Kirchner , Morales, Correa et Maduro ont pris la parole lors d’une manifestation publique devant la foule, dénonçant l’attitude des gouvernements européens impliqués dans cette affaire, dénonçant des vieux relents de colonialisme, d’impérialisme, d’arrogance ….

Cette réaction est à l’aune de la colère soulevée dans plusieurs pays latino-américains, et plus que la colère les dommages engendrés par cette affaire. Tout ceci est sans doute mal mesuré par les pays européens qui en sont à l’origine , par mépris ou ignorance, comme le montrent les excuses embarrassées et finalement assez légères vue la situation, du ministre des affaires étrangères français Laurent Fabius à son homologue bolivien faisant « part des regrets de la France suite au contretemps occasionné pour le président Morales par les retards dans la confirmation de l’autorisation de survol du territoire par l’avion du Président. »

Alors même que Cristina Kirchner , a bien traduit le sentiment général de l’Amérique latine, « une humiliation à une nation sœur et au continent », et aussi un coup de butoir dans la diplomatie et le droit international, lourd de conséquences : « Cette violation des textes des Nations Unies , qui provoque un degré d’insécurité juridique très grave » a t-elle souligné. « Cela est d’autant plus significatif qu’il s’agit d’ un chef d’Etat, parce s’ils font ce genre de choses avec un chef d’Etat connu de tout le monde, qui a accès à la presse, que peut-il arriver à un citoyen lambda du monde, que personne ne connaît , il peut lui arriver des choses terribles ».

Chavez-15

par Estelle Leroy-Debiasi

http://www.elcorreo.eu.org/Les-presidents-d-Amerique-Latine-font-bloc-face-a-l-affront-a-la-Bolivie-reclament

Jusqu’où ira la lâcheté des européens ? L’avion de Evo Morales détourné par couardise


Avion SnowdenC’est tout simplement inouï. L’avion du président bolivien Evo Morales a été contraint mardi d’atterrir à Vienne, en Autriche, à son retour de Moscou. Les espaces aériens français et portugais lui ont été interdits, selon le ministre bolivien des Affaires étrangères.

Et pourquoi ? Parce que, d’après les autorités portugaises et françaises, les aéroports des deux pays avaient, le même jour, la même heure, des problèmes techniques. C’est pas beau ça ?

La vérité, c’est qu’une rumeur voulant qu’Edward Snowden soit à bord de l’avion présidentiel a couru pendant quelques heures. Ca a suffi pour qu’ils fassent dans leur froc. Couards, on savait qu’ils l’étaient. Lâches et incapables d’assumer leurs décisions, on le savait aussi, mais pas au point de mentir avec des énormités invoquant un problème technique global et simultané dans tout le ciel européen.

La Bolivie a finalement démenti la présence de l’Américain dans l’avion du président Morales. Il a du s’étouffer de rire, le président Bolivien. Que faire d’autre, devant tant de… je ne trouve pas mes mots.

Il n’y a pas que la France et le Portugal. L’Autriche, comme pour s’excuser d’avoir accepté l’atterrissage,  annonce par son ministère des Affaires étrangères, que les autorités autrichiennes « ignoraient » pour quelle raison le chef de l’État bolivien avait atterri à Vienne. Prudence, n’est-ce pas ? La Norvège, qui a reçu une demande d’asile de Snowden invoque un problème de procédure pour ne pas accéder à la demande. La Pologne, quant à elle, affirme bien avoir reçu une demande, mais, Ô misère de misère ! elle ne remplit pas les conditions. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, rajoute même que « si c’était le cas, je ne ferais pas de recommandation positive ». En voilà au moins un qui est couard mais pas lâche.

Est-il donc si terrible, le grand ami américain ? D’ailleurs, peut-on appeler ami quelqu’un qui nous fait flipper au point d’en perdre nos repères et notre honneur ?

Seul le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a estimé mardi que Snowden « mérite la protection du monde ». « Il n’a pas encore demandé la nôtre. Quand il le fera, nous donnerons notre réponse », a-t-il ajouté, interrogé par Reuters à Moscou. Digne héritier de Chavez.

Avic

Hugo Chavez


Par Dr. Paul Craig Roberts

Hier, le diable lui-même se tenait ici, à ce pupitre, parlant comme si le monde lui appartenait, Vous pouvez toujours sentir le soufre…
Hier, le diable en personne se tenait ici, à ce pupitre, parlant comme si le monde lui appartenait, Vous pouvez toujours sentir le soufre…

Le 5 Mars 2013, Hugo Chavez, président du Venezuela et leader mondial contre l’impérialisme, est décédé. Les impérialistes de Washington et leurs prostituées des médias et des think tanks ont exprimé un joyeux soupir de soulagement, tout comme la population américaine soumise à un lavage de cerveau permanent. “Un ennemi de l’Amérique” s’en est allé.

Chavez n’était pas un ennemi de l’Amérique. Il était un ennemi de l’hégémonie de Washington sur d’autres pays, un ennemi de l’alliance de Washington avec la clique d’une élite dirigeante qui vole les peuples, les broie et leur coupe tout moyen de subsistance. Il était un ennemi de l’injustice de Washington, de la politique étrangère de Washington basée sur des mensonges et sur l’agression militaire, les bombardements et les invasions.

Washington n’est pas l’Amérique. Washington est la demeure de Satan.

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Chavez, aussi vivant que le peuple vénézuélien


Chavez2Ceux qui subissent jour après jour, depuis tant d’années, loin d’ici, la personnalisation médiatique des démocraties latino-américaines pour en faire des « dictatures » ou des «populismes» seraient sans doute étonnés de connaître les réactions des mouvements sociaux et des gouvernants latino-américains à l’annonce du décès du président Hugo Chavez à Caracas, ce mardi 5 mars 2013, à l’âge de 58 ans. Mais quel grand média dira le mélange de douleur, de fierté pour le travail collectif accompli, de mobilisation populaire et de volonté de vivre pour livrer les batailles de l’avenir, ce « tout ne fait que commencer » qui remplit ce soir les avenues, les places publiques du Venezuela ? Lire la suite Chavez, aussi vivant que le peuple vénézuélien