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Les Syriens sont en colère et n’attendent plus grand-chose de Genève 2 !


NB-9102-635230765562134591Par Fayçal al-Mikdad

La deuxième session de Genève 2 a débuté par un énième massacre qui a emporté 42 citoyens syriens à « Maan », petit village dans la banlieue Nord Est de Hama [1]. Des femmes, des personnes âgées et des enfants immolés et passés au fil de l’épée wahhabite, pour que les négociations du lendemain soient perturbées par la propagande mensongère qui tue tout espoir de paix. Lire la suite Les Syriens sont en colère et n’attendent plus grand-chose de Genève 2 !

Assassinat des deux journalistes français : Fabius ne dit pas la vérité


Deux-journalistes-francais-enleves-et-tues_article_landscape_pm_v8Que s’est-il passé à Kidal, au Mali ? Chaque jour une nouvelle version  vient nous raconter comment les deux journalistes de RFI ont été assassinés.  Tués par balles ? Egorgés ? Par qui ?

La version officielle soutient qu’ils ont été tués par balles par des terroristes. En annonçant cette version, Laurent Fabius se croit obligé de donner des détails. Il aurait mieux fait de s’en tenir à un discours laconique, car ses explications ne tiennent pas la route. Revoyons les différents points de ce drame.

D’après Laurent Fabius, « Ils ont été tués par balles par les groupes terroristes que nous combattons ». Il fait ainsi taire les rumeurs selon lesquels les deux journalistes ont été égorgés. Il rajoute « Les assassins, ce sont ceux que nous combattons, c’est-à-dire les groupes terroristes qui refusent la démocratie et qui refusent les élections (…) Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été kidnappés par un petit commando et emmenés hors de Kidal. Leurs corps ont été retrouvés à 12 km (…) à quelques mètres de la voiture fermée à clé, il n’y avait aucun impact de balle sur la voiture. ».

Ceci nécessite plusieurs commentaires. Il parle d’un groupe terroriste. Quel groupe terroriste ? A moins de croire que les terroristes sont des gens qui, chaque matin en se levant, cherchent quelle action ils pourraient bien faire pour enquiquiner le monde, on peut supposer qu’ils sont animés par quelque motif pour kidnapper deux journalistes  français. Les otages auraient pu servir de monnaie d’échange soit en argent sonnant et trébuchant, soit de moyen de pression sur Paris. Mais nos terroristes, au lieu de préserver leur trésor, préfèrent le détruire en exécutant leurs otages. Où est la logique ? A moins que le but initial ne fût juste le plaisir d’exécuter des français. Là non plus, ça ne tient pas, car des français au Mali, il y en a des tas, et ils n’ont pas tous des gardes du corps.

Laurent Fabius parle encore de « terroristes qui refusent la démocratie et les élections ». Quelles élections ? Elles ont déjà eu lieu et, personne, au Mali, ne songe un seul instant à les remettre en cause car tout le monde sait que ce n’est là qu’une pure formalité afin de désigner et mettre en place une administration pour gérer le pays selon une certaine norme. Mais cette sortie de Fabius est sensée nous montrer la monstruosité des acteurs du drame.

Fabius va encore plus loin dans son scénario. Il dit que « Leurs corps ont été retrouvés à 12 km (…) à quelques mètres de la voiture fermée à clé, il n’y avait aucun impact de balle sur la voiture. ». On se croirait en plein film hollywoodien, où des malfaiteurs changent de voiture pour égarer les poursuivants.  Voilà des ravisseurs qui demandent délicatement à leurs futures victimes de descendre de voiture (sans doute pour ne pas abimer les sièges), puis, tranquillement, les abattent de deux balles pour l’un et trois balles pour l’autre, ensuite referment la voiture à clé (il faut croire que le désert est infesté de voleurs de voitures), et ensuite partent  aussitôt dans une autre voiture en laissant la première sur place. M. Fabius ne sait manifestement pas ce que vaut une voiture, une 4X4 de surcroit, en Afrique, où les R5, R12 ou R21 font encore fureur.

Tout est faux dans les explications de Fabius. Dans ces cas-là, que fait-on ? On essaie de chercher ses réponses soi-même, avec le risque de tomber sur toutes les rumeurs qui circulent ici et là sur Internet et de se raccrocher à la plus plausible.

La dernière en date parle même de bavure de l’armée française, selon le journal algérien El Watan qui rapporte des récits de témoins oculaires de l’évènement. Selon ces témoins, les deux journalistes auraient été enlevés à la sortie de leur rendez-vous avec un des notables du MNLA de Kidal. A 27 km de la ville, le véhicule s’est arrêté et tous ses occupants en sont sortis. C’est alors qu’un hélicoptère a surgi pour arroser tout le monde, tuant aussi bien les terroristes que  les journalistes. Cette version, si elle était vraie, se rapprocherait de celle de Fabius. Mais un problème se pose. Il est difficile d’imaginer un hélicoptère de l’armée française tirer dans le tas, sachant que des otages pourraient être tués. On a beau faire partie de l’OTAN, l’armée française n’est pas l’armée des Etats-Unis, qui est capable de tout détruire en espérant que sa cible se trouvera parmi les victimes. Pour avoir tiré dans le tas, il faut que l’équipage de l’hélicoptère en ait reçu l’ordre.

Nous aurons certainement d’autres révélations dans les jours à venir, mais quelles qu’elles soient, nous sommes au moins sûr d’une chose : cela ne s’est  pas passé comme le dit M. Fabius. Et s’il ment, c’est qu’il ne veut pas que la vérité se sache.  Avant que cette affaire ne soit enterrée et oubliée, les terroristes du Sahel finiront bien par se réveiller et envoyer une revendication en bonne et due forme à un journal local pour rassurer tout le monde ?

Avic

Les européens convoquent les ambassadeurs américains…Pour leur dire quoi ?


Hollande-MerkelSnowden continue à nous régaler avec un spectacle comique digne d’un Dieudonné. A chacune de ses révélations on assiste à un ballet loufoque parmi les gouvernants européens. C’est à celui qui sera le plus surpris, le plus indigné et celui qui aura la réaction la plus ferme vis-à-vis de l’administration étatsunienne. Ces réactions vont de « s’il vous plait, Mr Obama, vous ne pouvez pas nous espionner un peu plus discrètement ? », à « ce n’est pas gentil d’espionner un ami », lourdes de menaces.

Obama a déjà répondu à Merkel, lui assurant qu’elle n’était plus écoutée. Cela veut-il dire qu’on sait déjà tout ce qu’on devait savoir sur elle, et qu’il n’y a pas lieu de continuer les écoutes ? Hollande aussi s’est cru obligé d’appeler Obama, qui a dû lui répondre à peu près la même chose qu’à Angela Merkel.

Mais, devant l’ampleur des révélations, ces réactions timides pourraient passer pour de la faiblesse. Il fallait faire un peu plus de bruit pour être un indigné crédible. Alors on convoque les ambassadeurs pour des protestations officielles. Avec un grand tapage médiatique comme il sait si bien le faire, Laurent Fabius convoque Mr Charles H. Rivkin, ambassadeur américain à Paris. Nous pouvons aisément deviner ce qu’ils se sont dit, comme si nous y étions.

– Bonjour Laurent, comment ça va ?

– Hi Charles. Bof, pas très fort, tu t’en doutes bien.

– Oui, je sais. Nos amis reculent de partout. L’armée de Assad leur mène la vie dure. Pourtant Bandar fait du bon boulot. Mais tu prends les choses trop à cœur, n’y penses plus. Vous, au moins, vous avez le Mali ; vous pouvez faire ce que vous voulez. Il suffit que Bandar fasse un peu bouger ses hommes, et vous rappliquez. Nous c’est différent. Poutine nous marque à la culotte. Dès qu’on bouge le petit doigt, c’est ‘’le droit international’’ par-ci, ‘’tenir vos engagements’’ par-là, les temps changent.

– Mon pauvre Charles… Nous aussi, nous sommes victimes de ce malfaisant de Poutine. Il faut dire qu’il commence à nous les briser menu, menu.  Depuis qu’il a récupéré Snowden, chaque fois que les choses semblent se tasser, il lui fait sortir une nouvelle révélation, rien que pour nous enquiquiner, pour ne pas dire plus. Ça va durer encore longtemps ?

– Ne t’inquiète pas, je t’ai emmené la réponse que tu dois fournir à la presse. C’est à peu près la même que pour les autres capitales. Bon, c’est pas tout ça, faut que j’y aille. Je dirai que tu m’as remis une lettre de protestation, que nous sommes désolés, et que nos relations, qui datent de La Fayette, etc, etc…

A quand les prochaines révélations de Snowden qui les feront à nouveau danser ?

Avic

Devoir de mémoire – Espionnage – NSA – Snowden : Les positions de Valls , Fabius et 김정숙


7762291652_fleur-pellerin-un-systeme-mis-en-place-par-le-precedent-pouvoirA l’heure ou les ministres du gouvernement Français surjouent dans la course à l’indignation face aux  » révélations  » sur l’espionnage contre la France pratiqué par la NSA  il est bon de rappeller leurs positions au moment ou Edward Snowden s’est enfui des Etats-Unis.

Manuel Carlos Valls :

1-  » La France n’a pas reçu de demande d’asile de la part d’Edward Snowden et si c’était le cas je n’y serais pas favorable«   » Obama a dit qu’il donnerait des explications. Je les ai demandées et nous avons besoin de ces explications. Il faut être prudent. S’il y avait des caméras à l’ambassade de France à Washington ce serait très grave. Nous n’avons pas besoin d’espionner des pays amis. Si les Etats-Unis nous espionnent ce serait grave, il faudrait qu’il cesse « . [ lien ]

2- Dans une entrevue à The Heritage lors d’une visite aux Etats-Unis Manuel Carlos Valls s’est montré admiratif du système mis en place par la NSA et a souhaité la mise en place d’un dispositif législatif comparable au Patriot Act aux Etats-Unis.

he sounded kind of envious of the agency. Rather than being severely critical of U.S. intelligence operations, he said he wished France had more capabilities like the United States—both in terms of the ability to intercept critical terrorist communications and to protect individual privacy through parliamentary and judicial oversight.  [ lien vers article ]

Nota : Un de mes amis vient de trouver le surnom de  » serpillère de fer  » pour Manuel Carlos Valls. Je le trouve particulièrement adapté !

Laurent Fabius-Mortimer   :  

Ce sont les services du MAE Français qui ont refusé le survol du territoire Français par l’avion du Président Bolivien Evo Morales en raison d’un soupçon sur la présence éventuelle d’Edward Snowden à bord . [ lien vers article ]

Kim Jong-suk 김정숙 

김정숙  a confirmé que la France a bien reçu une demande d’asile de la part d’Edward Snowden tout comme Reshat Dibrani et sa smala . [ lien ]

Sur le principe de l’espionnage liui-même , 김정숙 a déclaré :

« Il faut distinguer deux choses: il y a l’affaire d’espionnage de l’Union européenne et des postes diplomatiques et ça, ce n’est pas vraiment la première fois que ça arrive dans l’Histoire. Même si ce n’est pas vraiment un acte amical de la part d’une puissance amie, ce n’est pas une nouveauté »  « Nous avons toujours considéré qu’internet était un bien commun, un cheval de Troie – regardez les Printemps arabes – de la liberté d’expression et aujourd’hui on voit que certains pays, qui sont des pays qui défendent la liberté d’expression, la liberté d’opinion, sont peut-être des utilisateurs à des fins, au contraire, de surveillance généralisée. C’est ce qui est très choquant, si c’est prouvé. Ne nous précipitons pas, attendons les explications des Américains »  [ lien ]

http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-devoir-de-memoire-espionnage-nsa-snowden-les-positions-de-valls-fabius-et-120747409.html

Sergueï Lavrov : « La résolution adoptée sur la Syrie ne permet pas la moindre ambiguïté »


Après deux ans de désaccords et de débats, le Conseil de sécurité des Nations unies a finalement adopté, le 27 septembre, une « résolution historique » sur la Syrie. À l’origine de cette initiative : la proposition de la Fédération de Russie pour l’établissement d’un contrôle international sur les armes chimiques syriennes, dans le but de les détruire. Juste après le vote au Conseil de sécurité de l’ONU, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’est confié au correspondant de Kommersant : il explique comment les partenaires de la Russie ont tenté de revenir sur les accords passés, et ce qui pourrait menacer le bon déroulement du processus de désarmement en Syrie.

GA pm

Kommersant : Le secrétaire d’État américain John Kerry a qualifié l’accord sur la Syrie de « résolution historique », tandis que le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius déclarait que « le Conseil de sécurité légitimait enfin son existence ». Que pensez-vous de ces jugements ?

Sergueï Lavrov : Nous nous efforçons, quant à nous, de ne pas interpréter les décisions prises : celles-ci parlent d’elles-mêmes. Et toute personne normalement constituée le comprendra en en prenant connaissance. Vous savez, c’est une tradition, en diplomatie : après l’obtention d’un consensus, chacun commente ce qui lui semble nécessaire.

C’est d’ailleurs ce que nous avons fait nous aussi, en soulignant dans notre intervention que la résolution adoptée ne se référait pas à l’article 7 [de la Charte de l’ONU. L’article 7 est celui qui justifie l’emploi de la force, ndlr]. C’était là que résidait le principal enjeu, et la résolution adoptée ne permet pas la moindre ambiguïté.

Nous avons également souligné que les dirigeants syriens avaient rejoint de leur propre gré la Convention pour l’interdiction des armes chimiques. Et peu importe ce qui les y a poussés. D’aucuns affirment qu’ils l’ont fait sous la menace des frappes, mais cela ne m’intéresse pas – c’est le résultat qui compte. Le gouvernement syrien a demandé à appliquer cette convention plus tôt que ce que le protocole exige : non au bout d’un mois, comme c’est le cas d’habitude, mais immédiatement. Et il a en pratique, avant de devenir formellement membre de la Convention et plus tôt que la date butoir, présenté un rapport sur son arsenal chimique. C’est le président [Vladimir Poutine, ndlr], après sa rencontre avec Barack Obama à Saint-Pétersbourg, qui a tout fait pour rendre possible ces processus : désamorcer, placer sous contrôle international et finalement détruire les armes chimiques encore existantes dans le monde.

Il tenait également du principe, pour nous, que le Conseil de sécurité nomme des responsables pour les procédures de destruction des armes chimiques, notamment pour assurer la sécurité des personnes qui travailleront sur place. Cette responsabilité repose avant tout sur le gouvernement syrien, puisqu’il est le premier garant de la sécurité sur le territoire de son État. Cependant, cela relève aussi de la responsabilité de l’opposition : elle devra prendre part à tous les processus qui se dérouleront sur les territoires qu’elle contrôle.

Autre point important : la résolution précise que les armes chimiques ne doivent en aucun cas passer aux mains d’acteurs non-gouvernementaux, c’est-à-dire précisément de l’opposition syrienne et de ses troupes. Les États voisins de la Syrie ont attiré l’attention générale : toute tentative d’utiliser leurs territoires pour ravitailler l’opposition en armes chimiques serait inadmissible.

Quant à dire que cette résolution contraint tel ou tel à faire ceci ou cela ou qu’elle signe un réveil du Conseil de sécurité : c’est faire plaisir à la conjoncture. Ceux qui énoncent ce genre d’interprétations partent probablement du fait que leur opinion publique souhaite entendre telle ou telle appréciation de la situation. Ou encore qu’une partie de l’opinion doit être persuadée que les représentants du pouvoir exécutif ont fait ce qu’il fallait.

Je considère tout cela avec philosophie. L’important – et je ne me lasserai pas de le répéter – est que la résolution adoptée correspond totalement aux accords qui ont été négociés avec John Kerry à Genève [du 12 au 14 septembre, ndlr]. Ces accords stipulaient que c’est l’Organisation pour la destruction des armes chimiques (OIAC) qui serait la structure dirigeante pour la mise en œuvre des missions de transfert de contrôle, d’inventaire et de détermination des moyens de destruction des arsenaux chimiques syriens. Cette structure a pris sa décision – une décision strictement professionnelle [sur la Syrie, ndlr] – quelques heures seulement avant le vote au conseil de sécurité de l’ONU.

Kommersant : Mais comment se fait-il qu’après trois jours de négociations-marathon à Genève, où vous sembliez vous être entendus sur à peu près tout avec M. Kerry, il vous ait encore fallu deux semaines pour régler ces mêmes points ?

Sergueï Lavrov : On touche ici à deux aspects. Premièrement, ce que nous avons réglé à Genève ne constituait pas un document juridique aux termes contrôlés, ces termes habituellement employés dans les décisions officielles des organisations internationales. La langue de Genève, même si elle s’approchait au maximum de cette formulation, nécessitait d’être détaillée.

Deuxièmement, nos partenaires américains ont tenté – et ce serait un péché que de le cacher – de tout de même revenir sur l’accord et au fameux article 7. Les négociations ont ainsi pris un peu plus de temps. Au final, je suis content que nous soyons restés fidèles à l’accord genevois, dont la signification est cruciale.

Kommersant : Pourtant, la résolution évoque tout de même les conséquences d’éventuelles infractions.

Sergueï Lavrov : Oui. Nous avons écrit que toute infraction, commise par n’importe laquelle des parties – gouvernement ou groupes d’opposition – devrait, après une enquête soigneuse, être rapportée au Conseil de sécurité de l’ONU. Cela concerne aussi, que Dieu nous en préserve, l’emploi d’armes chimiques, quelles qu’elles soient. Si nous sommes tout à fait certains qu’une des parties a commis une infraction ou fait usage d’armes chimiques, nous serons alors prêts à prendre une décision en vertu de l’article 7. C’est inscrit dans nos obligations. Mais nous n’achèterons rien les yeux fermés : comme quand on a tenté, lors de l’épisode du 21 août [les bombardements sur Damas, ndlr], de nous faire admettre qu’il était parfaitement clair pour tous que l’affaire était signée de la main du gouvernement.

Kommersant : Les États-Unis assurent pourtant détenir « des milliers de preuves ».

Sergueï Lavrov : On ne nous en a présenté aucune. Alors que nous avons présenté, nous, à l’inverse, des preuves (obtenues par nos canaux, notamment provenant des Syriens et de sources indépendantes) qui conduisent à la conclusion que l’affaire est bien signée de l’opposition. Et nous soupçonnons sérieusement que ce genre de tentatives seront encore à l’œuvre.

Kommersant : Des tentatives de provocation ?

Sergueï Lavrov : Oui. Nous avons souligné, en réunion des cinq membres permanents de Conseil de sécurité avec le secrétaire général de l’ONU ainsi qu’en séance du Conseil de sécurité lui-même, que les États qui sponsorisent l’opposition sur les plans politique, financier et militaire (en lui fournissant des armes) portent la responsabilité de cette opposition. Ce sont eux qui répondent du fait qu’elle ne tente pas de mettre la main sur de quelconques réserves d’armes chimiques, ne cherche pas à s’en procurer à l’extérieur ni ne s’efforce d’organiser une provocation à l’intérieur de la Syrie afin d’en rejeter la faute sur le gouvernement, ce qui provoquerait la colère universelle et, par là-même, des frappes sur la Syrie. Il me semble que nous sommes sur la voie juste.

Kommersant : Quelles sont les actions à entreprendre pour passer directement à la destruction des armes chimiques ? On a déjà entendu dire que les premiers inspecteurs de l’OIAC se rendraient en Syrie dès le 1er octobre. 

Sergueï Lavrov : Effectivement. Un premier groupe de 10-12 inspecteurs se rendra en Syrie en qualité de quartiermeister. Ils devront déterminer où se baser et comment travailler. Sur place, ils établiront le contact avec le gouvernement syrien, qui a déjà désigné la personne responsable qui sera chargée de les aider. Les inspecteurs sont en possession de la liste de sites [du programme militaire chimique, ndlr] présentée par le gouvernement syrien. La liste a été reconnue satisfaisante, mais les inspecteurs pourront voir surgir des questions supplémentaires. Les Syriens y répondront.

Ensuite, les inspecteurs décideront du personnel supplémentaire qui sera chargé de pénétrer sur les sites. Il est extrêmement important d’assurer la sécurité de ce groupe. Ce sont avant tout les forces de l’ordre syrienne qui s’en occuperont. Mais la résolution exige aussi des choses de l’opposition : il faut, sur les territoires attenants aux districts qu’elle contrôle, qu’elle ne crée pas de menace pour la sécurité et la vie des inspecteurs.

Kommersant : Quand saura-t-on où et comment les armes chimiques seront détruites ?

Sergueï Lavrov : Ce sera aux professionnels d’en décider. Il faut qu’ils voient les choses de leurs propres yeux et déterminent quelles substances toxiques peuvent être anéanties sur place, et ce qu’il faut pour le faire. Il est possible que les Syriens détiennent la puissance nécessaire, bien que j’en doute. Il existe la possibilité – et on y fera certainement appel – d’utiliser des dispositifs mobiles pour détruire certaines substances toxiques précises. Les États-Unis, ainsi qu’un certain nombre d’autres pays, possèdent ce genre de dispositifs.

En outre, l’accord genevois et la résolution du Conseil de sécurité mentionnent la possibilité de transférer une partie des substances toxiques afin de les détruire à l’étranger. Il était très important de fixer ce point dans la résolution, étant donné que la Convention pour la destruction des armes chimiques n’envisage pas cette possibilité. Selon la Convention, en effet, les armes doivent être détruites sur le territoire des pays qui les ont produites et qui les possèdent. Mais désormais, nous avons tous les choix. Les inspecteurs professionnels se rendront compte sur place de la façon dont il faudra combiner ces possibilités.

Kommersant : Un certain nombre de pays ont déjà annoncé qu’ils étaient prêts à soutenir financièrement l’opération de destruction des armes chimiques syriennes.

Sergueï Lavrov : Oui, il faudra évidemment de l’argent.

Kommersant : La Russie est-elle prête, elle aussi, à y allouer une certaine somme ?

Sergueï Lavrov : La décision du conseil exécutif de l’OIAC confie au directeur général de la structure la mission d’élaborer la partie financière de toute l’opération. C’est une charge nouvelle qui pèse sur l’OIAC, et il faudra, évidemment, de l’argent. Cet argent n’a pas été prévu au budget, les événements se sont enchaînés avec une extrême rapidité. La décision du conseil exécutif contient également un appel aux États, pour des dons volontaires. Je pense que la Fédération de Russie participera financièrement, dans tous les cas, à tout cela. Mais le plus important, c’est que nous participerons aussi, avec notre personnel, à l’activité d’inspection et à toute autre forme de présence internationale qui pourra être proposée par le secrétaire général de l’ONU.

Traduit par

Syrie : Pas de chapitre VII !


 

« Le P3 ! »
« Le P3 ! »

Brèves remarques sur la Conférence conjointe de Mrs Laurent Fabius, John Kerry et William Hague, le 16 Septembre 2013 à Paris  [1] :

  • Les USA s’escriment à convaincre ceux qu’ils ont compromis dans leur planification de la guerre, au point de leur faire perdre la face, qu’ils ne les ont pas d’ores et déjà vendus sur la table des négociations avec la Russie : en premier lieu les Français, puis les Saoudiens et les Turcs.
  • Il est clair que la réaction de la prétendue « opposition syrienne » est le dernier des soucis de M. Kerry. C’est non sans une certaine confusion qu’il répond à la question les concernant par ce qui se résumerait à dire : « Ils se plaignaient des armes chimiques. Nous les avons rassurés. Que demander de plus ? Ils n’ont plus qu’à venir à la table des négociations. La seule solution passe par le dialogue ».
  • Mais M. Kerry est obligé de mentir et de laisser ses alliés aller dans le mur.
  • Il leur dit que le texte de l’accord conclu à Genève mentionne la soumission du processus de « désarmement » au chapitre VII  de la charte des Nations Unies, alors qu’il s’agit d’une résolution ordinaire du Conseil de sécurité qui stipule l’adhésion de la Syrie à l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques [OIAC] et qui invite à abandonner les options militaires [2] et à se rendre à la Conférence de Genève II pour discuter d’une solution politique ; l’éventuel recours au chapitre VII consistant en une promesse « orale » avancée par la Russie en cas de manquement de l’une quelconque des parties syriennes au bout d’une année de coopération avec l’OIAC.
  • M. Kerry ment et il mentira de plus en plus, jusqu’à ce que ses alliés découvrent qu’il n’y a pas de chapitre VII et que ce n’est plus la peine d’en faire un drame.
  • L’Arabie saoudite peut continuer à se lamenter. La Turquie peut continuer à gémir.  Une occasion a été ratée et la Syrie en est sortie plus forte encore !

Nasser Kandil

17/ 09/2013

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Article original : New Orient News

http://www.neworientnews.com/news/fullnews.php?news_id=112716#sthash.tTMfdmdA.dpuf

Notes :

[1] Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius, John Kerry et William Hague (16 septembre 2013)

http://www.dailymotion.com/video/x14st4q_conference-de-presse-conjointe-de-laurent-fabius-john-kerry-et-william-hague-16-septembre-2013_news

[2] Syrie : L’initiative russe ? Oui… mais pas à sens unique !

http://www.mondialisation.ca/syrie-si-linitiative-netait-venue-de-la-russie-nous-naurions-pas-travaille-en-vue-de-la-signature-de-la-convention-sur-linterdiction-des-armes-chimiques/5349746

Monsieur Nasser Kandil est libanais, ancien député et directeur de Top News-nasser-kandil.

Les contradictions de l’Union européenne face au Hezbollah


Tribune libre Byblos

Durant le Conseil européen, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, se félicite de sa victoire auprès de son collègue slovénien.
Durant le Conseil européen, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, se félicite de sa victoire auprès de son collègue slovénien.
par Thierry Meyssan

En désignant la branche militaire du Hezbollah comme organisation terroriste, l’Union européenne manifeste son incompréhension de la Résistance libanaise, qui n’est pas et ne veut pas devenir un parti politique, même si elle participe au jeu politique libanais. Bruxelles exprime son allégeance au bloc anglo-saxon (incluant Israël) au détriment de ses propres principes.

C’est avec trois jours de retard que le Conseil européen a publié son relevé de décision relatif à l’inscription de la branche militaire du Hezbollah sur sa liste des organisations terroristes. Contrairement aux habitudes, la nouvelle avait déjà fait le tour de la terre et le Hezbollah y avait répondu.

Le document officiel a été accompagné d’une déclaration commune du Conseil et de la Commission soulignant que cela « n’empêche pas la poursuite du dialogue avec l’ensemble des partis politiques du Liban et n’affecte pas la fourniture d’assistance à ce pays ». Ce commentaire vise à expliciter la distinction entre branches civile et militaire du Hezbollah qui permet à l’Union européenne de discuter avec la première tout en condamnant la seconde.

Dans la même veine, l’ambassadrice de l’Union européenne, Angelina Eichhorst, est allée rendre visite à Beyrouth au responsable des relations internationales du Hezbollah, Ammar Moussaoui, pour lui dire que cette décision ne changeait rien à leurs relations.

Le problème, c’est que cette décision n’a aucun sens.

Masquer l’aspiration mystique du Hezbollah

Par essence, le Hezbollah n’est pas un parti politique, mais un réseau de résistance à l’invasion israélienne, constitué par des familles chiites sur le modèle des basidjis iraniens dont il a adopté le drapeau (en jaune). Progressivement, la Résistance a incorporé des non-chiites au sein d’une structure ad hoc, et s’est substitué à la défaillance de l’État libanais aussi bien pour venir en aide aux familles de ses blessés et martyrs que pour reconstruire le Sud du pays, entièrement rasé par l’aviation israélienne. Cette évolution l’a conduit à présenter des candidats aux élections et à participer au gouvernement.

Son secrétaire général, sayyed Hassan Nasrallah, n’a cessé d’exprimer sa réticence face à la politique qui n’est pour lui qu’une activité corruptrice. Au contraire, il a saisi toutes les occasions pour réaffirmer son idéal de mourir en martyr sur le champ de bataille, comme son fils aîné Muhammad Hadi, suivant ainsi la voie tracée par l’imam Hussein lors de la bataille de Kerbala.

Par essence, le Hezbollah est le fruit d’une démarche mystique et ne saurait être comparé à un parti politique européen. Ses soldats n’ont rien à gagner à se battre et ont leur vie à perdre. Ils se lancent dans la guerre parce que leur cause est juste et qu’elle est une occasion de sacrifice, c’est-à-dire de développement humain. C’était le sens de la révolution de l’ayatollah Rouhollah Khomeini et c’est le leur.

Malgré l’ambiguïté que fait surgir la traduction de son nom, Hezbollah, en « Parti de Dieu », ce réseau n’est pas une formation politique et n’entend pas le devenir. Sa dénomination, extraite du Coran, figure sur son drapeau : « Quiconque prend pour alliés Dieu, Son messager et les croyants, [réussira] car c’est le parti de Dieu qui sera victorieux ». Il faut comprendre ici l’expression « parti de Dieu » au sens eschatologique : c’est en définitive Dieu qui triomphera du Mal à la fin des temps.

Très étrangement, les Européens —qui majoritairement considèrent comme un acquis démocratique la séparation entre pouvoirs temporel et religieux—, reprochent donc au Hezbollah son essence spirituelle et veulent le « normaliser » en parti politique. Dans leur esprit, les résistants libanais ne sont pas concernés par la colonisation de la Palestine et de la Syrie. Ils feraient mieux de s’occuper de leur carrière politique que de risquer leur vie au combat.

La décision du Conseil européen sera de peu de portée pratique. Elle consiste surtout à interdire aux membres de la « branche militaire » de voyager dans l’Union et gèle leurs avoirs bancaires : mais on ne voit pas pourquoi des clandestins luttant contre les puissances coloniales iraient ouvrir des comptes bancaire chez elles.

Pourquoi donc ce remue-ménage ? L’inscription du Hezbollah sur la liste européenne des organisations terroristes est une vieille revendication de Tel-Aviv, soutenue par l’Empire anglo-saxon. C’est un effort de communication visant à affirmer que les « Bons » sont les Israéliens et les « Mauvais » ceux qui refusent de se faire voler leur terre. Elle a été présentée par le président israélien Shimon Peres aux gouvernements de l’Union, puis au Parlement européen, le 12 mars dernier. Elle a été portée au Conseil européen par les ministres britannique et français des Affaires étrangères, William Hague et Laurent Fabius. Ils ont été rejoints par leurs collègues néerlandais et autrichiens, Frans Timmermans et Michael Spindelegger, après une forte mobilisation des sionistes états-uniens, dont l’ancien gouverneur de Californie, Arnold Schwarzeneger.

Masquer l’échec israélien en Argentine

Il y avait urgence pour les communicants israéliens à agir. En effet, depuis 1994, ils accusent le Hezbollah et l’Iran d’avoir fait sauter l’immeuble de la mutuelle juive de Buenos Aires, faisant 85 morts. Cette version des faits est présentée comme une certitude dans de nombreuses encyclopédies et manuels scolaires. Pourtant, la justice argentine l’a remise en cause depuis des années. En janvier 2013, l’Argentine et l’Iran ont créé une commission de juristes indépendants pour faire toute la lumière. D’ores et déjà, il apparaît que l’attentat était une machination ourdie par l’ancien ministre de l’Intérieur, l’israélo-argentin Vladimir Corach.

Puisque cette affaire ne tient pas, Tel-Aviv a accusé le Hezbollah et l’Iran d’avoir fait sauter un autobus israélien en Bulgarie, faisant sept morts (dont un kamikaze), le 18 juillet 2012. Dans un premier temps, le gouvernement de centre-droit bulgare avait relayé l’accusation, avant d’être contredit par son successeur de centre-gauche. Peu importe, pour le Conseil européen, le Hezbollah est politiquement l’auteur d’un attentat sur le territoire de l’Union à défaut de l’être judiciairement.

D’une manière générale, Israël accuse le Hezbollah d’avoir fomenté et parfois exécuté une vingtaine d’attentats contre des civils un peu partout dans le monde, en trente ans, ce que récuse la Résistance.

La encore, très étrangement, les Européens —qui considèrent la présomption d’innocence comme un acquis démocratique— condamnent le suspect avant même qu’il ait été jugé, ni même mis en examen.

Masquer l’échec européen en Syrie

Sur le fond, il n’a échappé à personne que la vraie nouveauté dans ce dossier n’y figure pas : c’est l’intervention du Hezbollah dans la guerre en Syrie. Puisque nous trahissons notre engagement de renverser le président Bachar el-Assad, apportons au moins notre soutien aux « rebelles » en condamnant le Hezbollah, pense t-on à Bruxelles. C’est cet argument qui, semble t-il, a emporté la décision du Conseil européen. A contrario, cela montre l’incapacité des Britanniques et Français à peser plus longtemps sur un conflit qu’ils ont sciemment déclenché pour s’emparer de la Syrie en brandissant le drapeau de la colonisation, qui est devenu celui de l’Armée syrienne libre.

Surtout cette condamnation a le mérite de clarifier les camps : d’un côté la résistance à l’oppression coloniale, de l’autre les puissances colonisatrices.

Si l’attitude britannique n’est pas étonnante, le Royaume-Uni revendiquant son statut colonial, elle l’est plus en ce qui concerne la France qui a alterné dans on histoire des périodes révolutionnaires et impériales.

Ainsi, la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, adoptée en 1789, énonce en son article 2 quatre droits fondamentaux, dont la « résistance à l’oppression ». C’est sur cette base qu’en 1940, Charles De Gaulle s’opposa à l’armistice entre la France et le Reich nazi, prenant la tête de la Résistance.

A l’opposé, au cours des années 1880, Jules Ferry incarna l’expansion française voulue par une faction du patronat qui y prévoyait une bien meilleure rentabilité pour ses investissements qu’en France, dans la mesure où c’était le contribuable et non lui qui payait l’armée coloniale. Pour enrégimenter le pays, Ferry rendit l’école publique gratuite et obligatoire. Les instituteurs, appelés « hussards noirs de la République » devaient convaincre les jeunes gens de servir dans les troupes coloniales. Et c’est sous les auspices de Jules Ferry que l’actuel président français, François Hollande, a placé son quinquennat.

Si la France moderne, c’est Charles De Gaulle, elle aurait pu être Philippe Pétain ; un maréchal raisonnable qui considérait la soumission au Reich victorieux d’autant plus souhaitable qu’il y voyait un moyen d’en finir avec l’héritage de 1789. Il est certainement trop tôt pour que les élites françaises le réhabilitent, mais condamner la Résistance libanaise, c’est condamner une seconde fois à mort Charles De Gaulle pour terrorisme.

En définitive, les idéaux qui firent la gloire de la France sont aujourd’hui mieux défendus à Beyrouth qu’à Paris.

Thierry Meyssan

La reconstruction des infrastructures par l’Armée Arabe Syrienne


A woman wearing a scarf depicting the Syrian opposition flag walks in the damaged areas in Deir al-zorAVIS AUX LECTEURS : Cet article comporte la description de certaines scénes de violence d’un père sur sa fille . Il est donc reservé à un lectorat majeur .

Alors qu’un gouvernement Français de rencontre reçoit les chefs politiques et militaires des terroristes islamistes qui tuent et détruisent en Syrie [ lien ] , l’Armée Arabe Syrienne procéde à la reconstruction des infrastructures dans les zones libérées . La reconstruction des infrastructures [ ponts , bretelles de raccordement ] détruites le long des axes de communication  dans la politique de  » terre brûlée  » des islamistes va être un des principaux défis auquel devra faire face le gouvernement Syrien . Cette reconstruction permettera aussi d’accroître la mobilité de l’ AAS et de renforcer le contrôle des zones reconquises .

C’est d’abord la reconstruction des ouvrages d’art de l’autoroute Lattaquié – Alep – Idlib . Des groupes résiduels de terroristes islamistes du front Al-Nousra essayent d’empêcher les travaux de reconstruction en harcelant les chantiers et doivent être combattus .

[0’55]Les militaires Syriens ne cessent de découvrir des preuves de l’ingérence étraNgère et en particulier la collusion des terroristes islamistes avec la Turquie et la Séoudie – Suudi Arabistan – agissant de concert .

[ 1’19 ] Parmi le matériel saisi on trouve des systémes de communication analogiques HYTERA de type TC-620 ou TC-446S [ lien vers notice pdf ]  [ Lien vers notice pdf ] . HYTERA est  une société Chinoise spécialisée dans les systémes de communications pour organes de sécurité qui dispose d’une filiale Allemande et Etasunienne .Du grain à moudre pour les unités spécialisées dans la guerre électronique  [ site ]  [ lien ]

[ 1’20 ] A Homs le dernier carré des terroristes islamistes défendus ce jour dans Le Monde par Ahmed Jarba et le général Salim Idriss [ lien ] tire à l’aveugle des roquettes et des obus de mortier sur la population civile des quartiers libérés . François  » Abu  » Hollande , Laurent  » Abu  »  Fabius , Manuel Valls , Jean-Yves Le Drian et les chefs militaires  Français qui participent à l’armement et à l’appui opérationnel aux terroristes islamistes devront rendre des comptes un jour devant la justice de leur action .

[ 1’45 ] Partout ou la peste islamiste soutenue par les Socialistes Français a été éradiquée la vie reprend son cours petit à petit avec les jeux des enfants et une mère qui fait cuire ses pois chiches sur un réchaud de fortune . Les habitants ont foi dans l’avenir et entamment les travaux de reconstruction . [ 2’10 ] Sécuriser la vie quotidienne c’est assurer la liberté d’aller et de venir . La mission des sapeurs est essentielle dans le déminage des explosifs laissés de manière intentionelle par les terroristes islamistes . Des explosifs ont ainsi été laissés sur les pylônes électriques . [3’10 ]

[3’13] A  Alep le vrai visage de la barbarie islamiste que veulent nous cacher Hollande , Fabius mais aussi le Mainstream : C’est celui d’une jeune fille – Dalhia , 15 ans – dont le  » père  » géniteur à rejoint le rang des hordes barbares qui tuent et détruisent la Syrie .  Après la mort de sa mère , ce géniteur lui a fait subir les pires humiliations et sévices dont des viols et l’obligeant à se déplacer nue dans la maison . Elle a été forcé d’écouter les  » exploits  » de ce géniteur ,en particulier la manière dont il s’attaquait non seulement à des postes militaires et de police mais aussi à des civils ,  qui la battait et la forçait de plus en plus . Elle s’est finalement enfuie alors qu’il a commencé à la prostituer aux djihadistes .  Bonne nuit et faites de beaux rêves !

Une copie de cet article a été envoyé à Mme. Najat Vallaud-Belkacem  qui peut répondre par un commentaire public .

 

http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-syrie-anna-news-la-reconstruction-des-infrastructures-par-l-armee-arabe-syrienne-apres-le-passag-119247772.html

Syrie : Washington entre scène


WashingtonCa y est, Washington se décide. Le timing était parfait et la répartition des rôles impeccables. Ceux qui persistent à prendre les dirigeants de ce monde pour des imbéciles devraient revoir leur copie. Ceux qui doutent encore d’un plan coordonné où chacun joue sa partition déjà écrite, devraient se pencher sur ce qui se passe en ce moment dans la guerre syrienne.

Synopsis : Les mercenaires syriens, qu’on ne présente plus, se font durement malmener à Al Qusayr, au point que, si rien n’est fait, c’est la défaite totale, après deux ans d’engagement, de la toute puissante Amérique avec tous ses alliés et donc de la remise en cause de l’ordre actuel du monde. Trop facile… Il fallait être naïf pour croire que les choses allaient en rester là. Une intervention, d’une manière ou d’une autre, ne serait-ce que pour avoir des atouts de négociation, était absolument nécessaire.

Pour intervenir, il faut des prétextes et une préparation militaire. La préparation, on la connait à travers les exercices ‘’Eager Lion’’ en Jordanie. Pour les prétextes, le terrain avait été préparé depuis très longtemps à partir de rien. Souvenez-vous. La première fois, il y a quelques mois, que l’on a commencé à parler des armes chimiques de Bachar Al Assad, tout le monde s’était marré, tellement c’était farfelu et hors de propos dans le contexte d’alors. Beaucoup disaient :  « ils sont fous, ils ne savent plus quoi inventer, etc. ». Mais peu à peu, tout le monde a fini par intégrer l’équation chimique, aussi farfelue soit-elle, dans le la guerre syrienne. Nous en sommes maintenant à attendre des preuves de l’innocence de Bachar Al Assad, puisque, de toute manière, ces gaz ont bel et bien été utilisés par les rebelles, ce que tout le monde sait.  D’où l’utilité d’avoir gardé un certain flou dans la composition des rebelles. Qu’il y ait parmi eux un groupe terroriste, reconnu comme tel, permet toutes les horreurs (puisqu’ils sont déjà inscrits comme terroristes), sans jamais remettre en cause l’aide apportée contre le gouvernement syrien.

Ensuite, c’est la France et la Grande- Bretagne qui entrent dans la danse. Dans un premier temps supprimer l’embargo pour les épisodes à venir. Ensuite commencer une campagne, grâce au journal ‘’Le Monde’’, pour familiariser avec les gaz sarin. L’absurdité des arguments et des faits ne changent rien, puisque, avec le temps, seule reste la préoccupation de la recherche des preuves qui, si elles sont trouvées, confirmeront le franchissement d’une ligne rouge elle aussi mise en place bien à l’avance sans aucune raison. Mais tout ça, aujourd’hui, s’emboite et s’emboitera encore mieux quand nous en serons à compter les morts et à n’avoir comme préoccupation que de savoir qui avance et qui recule.

Bien joué l’équipe Fabius, Hague , Obama et Nétanyahou.

Avic

Syrie : Alep ou le « déséquilibre » fabiusien !


Francois-Hollande-et-Laurent-Fabius_pics_809Par Mouna Alno-Nakhal

Ce que vous ne comprenez pas et dont le ministre français des Affaires étrangères doit vous convaincre est que la résistance d’Alep « la Syrienne » menace l’équilibre de son monde, de sa communauté prétendument internationale, et de ses larbins endoctrinés à prix d’or pour continuer à la piller et à en massacrer les citoyens coûte que coûte [1].

Mais rassurez-vous, il ne vous en coûtera rien ! Ce ne sont pas les soldats français qui se battront sur le sol syrien pour défendre la crédibilité de la France et « rééquilibrer » la perte de son influence et de sa grandeur. Cette lourde tâche est confiée à des sous-fifres traitres ou endoctrinés qui sont, en l’occurrence, les « néo-résistants » made in France, US, et ailleurs…

Mais voilà, Monsieur Fabius est bien obligé de constater que ses « prétendus résistants » sont dans une mauvaise passe. Qu’à cela ne tienne. Contrairement aux Russes, lui et ses collègues arabes et ottomans empêcheront l’Armée de [Bachar] d’en délivrer les habitants d’Alep et, à défaut, la tenue de la « Conférence de Genève.2 » si les délégués de ces vendus, assassins et nécrophages ne peuvent y participer faute d’atouts dans leur jeu de poker menteur [2]. Et quel meilleur atout que de continuer à terroriser « Alep la somptueuse » en tentant d’empêcher ses fils, les soldats de l’Armée arabe syrienne, de remporter une deuxième victoire ? [3].

Et puisque les paroles s’en vont mais les écrits restent, ci-dessous la transcription de l’objet de ce « billet d’humeur », triste humeur autant pour la Syrie que pour la France !

Interview de Laurent Fabius sur France 2 (12.06.2013) :

[…]
Fabius : J’avais hier mon collègue David Oglü longuement au téléphone pour parler de la Syrie et puis on a parlé aussi de la Turquie. Et, il m’a expliqué quelle était sa vision de la situation [en Turquie] et je lui ai dit vraiment ce qu’était la position officielle de la France… que l’on souhaitait la retenue et l’apaisement… et la solution passe par le dialogue, là bas comme partout.

France 2 : Alors justement vous parliez de la Syrie. Les rebelles sont en train de perdre du terrain. Est-ce qu’il faut les armer ? Les Américains sont prêts à le faire.

Fabius : Il faut qu’il y ait un rééquilibrage, parce qu’au cours des derniers jours, des dernières semaines, les troupes de [Bachar] et surtout le Hezbollah et les Iraniens, avec les armes russes, ont repris un terrain considérable et il faut qu’on puisse arrêter cette progression avant Alep !

Là, c’est la prochaine cible qui est celle, à la fois, du Hezbollah et des Iraniens ! Et il faut qu’on l’arrête, parce que si on n’a pas de rééquilibrage sur le terrain il n’y aura pas de Conférence de la paix à Genève. L’opposition n’acceptera pas d’y venir ! Or, il faut qu’il y ait une solution politique. Donc, il faut qu’on puisse arrêter les troupes de [Bachar] et qu’on aille, si possible, au moment de Juillet vers une conférence politique.

C’est bien pour ça qu’on milite. Pour que « les soldats de la résistance » puissent se défendre, il faut qu’ils disposent d’armes parce que [Bachar], lui, il a des avions, plus de 500 ; il a des canons puissants ; et il a utilisé, d’une façon scandaleuse, des armes chimiques. Et donc, en face, il ne s’agit pas d’armer pour armer, mais il faut qu’il y ait un rééquilibrage !

France 2 : Alors qui va les armer ? L’Europe ? Les États-Unis ? Les pays arabes ?

Fabius : Déjà… Déjà… Il y a déjà des armes qui leur sont données par les pays arabes. Nous, vous savez qu’on respecte la réglementation européenne qui dit que c’est à partir du1er Août que des armes puissantes peuvent être données. Pour l’instant, nous n’avons pas encore décidé. Et les Américains – effectivement j’ai eu mon collègue Monsieur Kerry hier – ils sont en train d’examiner leur propre position. Je crois qu’il y a dans l’administration américaine des positions différentes. Les Américains auraient bien voulu se tenir à l’écart de tout cela, mais le conflit n’est plus local !

C’est un conflit régional et même international ! La Jordanie est touchée. La Turquie est touchée. Le Liban est touché. L’Irak est touché. En Syrie, c’est un désastre. Ça peut avoir des répercussions sur le conflit israélo-palestinien ! Donc, personne ne peut dire : moi ça ne me regarde pas !

France 2 : Est-ce qu’il faut une intervention militaire occidentale ?

Fabius : Non… personne ne demande, si vous voulez, qu’il y ait un envoi de troupes au sol en Syrie. Absolument pas. Ce serait la catastrophe ! Mais il faut que les « résistants » puissent avoir les moyens de se défendre.

J’ajoute en plus que ça devient un conflit, comme on dit en anglais [ !?], sectaire, c’est-à-dire religieux entre les chiites, les sunnites… Et c’est un imbroglio épouvantable avec des menaces, je dis bien, sur toute la région.

Et derrière l’affaire syrienne il y a évidemment la question iranienne : est-ce que l’Iran, l’an prochain, va oui ou non… pourra avoir l’arme nucléaire ? Notre position, à nous Français, c’est de dire que si on n’est pas capable d’empêcher l’Iran de prendre la main sur la Syrie, quelle crédibilité aurait-on en lui … en exigeant qu’elle n’ait pas l’arme atomique ? Donc, tout est lié.

[…]

Laurent Fabius/ France 2
12/06/2013

Source : France Diplo TV
http://www.dailymotion.com/video/x10tgsn_interview-de-laurent-fabius-sur-france-2-12-06-2013_news?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter#.Ubhrob5OJ_8

Notes :

[1] Syrie : Le pilleur d’Alep !
http://www.mondialisation.ca/syrie-le-pilleur-dalep-2/5323740

[2] Syrie : Les joueurs impénitents
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29338

[3] Qousseir / Al-Qusayr Syrie, Une Victoire Stratégique Majeure
http://www.youtube.com/watch?v=DyXNF0Us7oE

 

Mouna Alno-Nakhal

Gaz sarin en Syrie : la Maison-Blanche freine Paris


Washington réclame mardi davantage de preuves pour établir formellement que des armes chimiques ont été utilisées en Syrie.

Powell-FabiusLa Maison-Blanche a affirmé mardi que davantage de preuves étaient nécessaires pour établir formellement que du gaz sarin avait été utilisé en Syrie, après que les autorités françaises eurent exprimé leur « certitude » en la matière. « Nous devons augmenter le faisceau des preuves en notre possession (…) avant de prendre une décision », a déclaré le porte-parole de Barack Obama, Jay Carney, alors que le président américain a affirmé dans le passé que le recours à des armes chimiques de la part du régime de Damas changerait la « règle du jeu » en Syrie.

« Il nous faut enquêter davantage », a ajouté M. Carney lors de son point de presse quotidien. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a affirmé mardi que son pays avait « la certitude que le gaz sarin a été utilisé en Syrie à plusieurs reprises et de façon localisée », sans désigner qui a été responsable de son utilisation. « Je noterai que, selon les informations françaises (…), davantage de travail reste nécessaire pour établir qui est responsable de l’utilisation (de gaz), quelles quantités ont été utilisées et recueillir davantage de détails sur les circonstances de leur utilisation », a ajouté M. Carney.

« Comme le président l’a dit, nous devons augmenter le faisceau des preuves en notre possession (…) avant de prendre une décision, nous devons pouvoir les examiner, nous devons pouvoir les recouper avant de prendre une décision sur la base de la violation très claire que le recours à des produits chimiques représenterait de la part du régime syrien. Nous allons persévérer », a encore dit le porte-parole américain.

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