Archives du mot-clé FMI

Il y a 30 ans les socialistes inauguraient la dérégulation bancaire mondiale


Tribune de Foxhound

Jacques_Delors_1992Le 24 janvier 1984, le PS votait la première loi bancaire au monde – qui mettait fin à 40 ans de séparation des activités bancaires en France.

10 ans plus tard, ses effets commenceraient à se faire sentir, avec le début de la constitution des mégabanques universelles.

Mais ce n’était que le début du processus de dérégulation massive du système financier français, déjà étudiée dans ce billet.

N’oublions jamais… Lire la suite Il y a 30 ans les socialistes inauguraient la dérégulation bancaire mondiale

« L’Europe peut crouler en 2014 », selon un ancien consultant du patron du FMI


9evro_krh kollaj« L’Europe peut crouler en 2014 » – tel est le pronostic, fait dans l’interview à l’édition allemande Der Spiegel par Barry Eichengreen, professeur de l’économie et de la politologie à l’Université de Californie à Berkeley. Son ancienne fonction de consultant du patron du FMI donne du poids supplémentaire à son avis. Lire la suite « L’Europe peut crouler en 2014 », selon un ancien consultant du patron du FMI

L’effroyable imposture impériale en Afrique


Francois-Hollande-est-au-Mali« Les jihadistes n’auraient pas fait régner la terreur dans le nord du Mali si Nicolas Sarkozy et un certain Bernard-Henri Lévy n’avaient mis la Libye à feu et à sang, en faisant fi des tragiques conséquences ». C’est l’intellectuelle malienne Aminata Traoré, également ancienne ministre de la Culture et du Tourisme du Mali, qui s’exprime ainsi, dans un livre qu’elle cosigne avec  l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop, très judicieusement intitulé « La gloire des imposteurs » (éditions Philippe Rey). Lire la suite L’effroyable imposture impériale en Afrique

Les BRICS veulent en finir avec l’extrémisme des marchés financiers.


Brics-carteDepuis la crise financière mondiale en 2008 la récession n’a pas disparu. L’écart entre les riches et les pauvres a continué de se creuser et la sécurité mondiale s’est affaiblie car les problèmes centraux n’ont pas été réglés, écrit jeudi le quotidien RBC Daily.

Aujourd’hui le monde a besoin d’un nouveau consensus. Notre époque exige des institutions différentes de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Le groupe de travail pour l’élaboration de l’architecture financière internationale s’est récemment réuni à Washington dans le cadre de la réunion annuelle du Conseil d’administration du FMI et du Groupe de la Banque mondiale. Cette rencontre rassemble les représentants des ministères des Finances et des banques centrales des pays du G8 et les experts des organisations financières mondiales.

L’utilité de cette réunion soulève de sérieux doutes : il est évident qu’aujourd’hui, les décisions amenées à influer sur notre planète ne peuvent plus être prises qu’à New York ou à Washington.

La Banque mondiale, le FMI et l’OMC ont été créés après la Seconde guerre mondiale dans le cadre des Accords de Bretton Woods. Leur mission : assurer la stabilité économique mondiale. Mais depuis les années 1970 ces institutions ont commencé à pencher idéologiquement pour la l’extrémisme des marchés et l’ordre néocolonialiste. Cette politique est en partie responsable de la crise de 2008.

Au niveau supranational le changement de l’architecture financière mondiale revient aujourd’hui aux pays des Brics. Leur influence est en train de croître et ces pays s’arment avec une économie intégrée, au lieu de suivre le fondamentalisme économique de washingtonien.

L’ancienne structure financière post-Bretton Woods est déjà en train de changer. Les économies émergentes ont des traditions philosophiques qui diffèrent de celles du G8. Elles s’orientent davantage vers la société et le collectif et pour elles, les investissements dans l’infrastructure et le financement du commerce réel sont les bases d’un développement stable. La mondialisation y est compensée par le sens de la famille, de l’identité, et de l’appartenance ethnique.

Les Brics ont déjà conclu des accords commerciaux bilatéraux en marge de l’OMC, établissant les prix des marchandises sans dépasser les limites des paniers monétaires mixtes. Cela change radicalement tous les accords et ententes économiques que le monde a longtemps considéré comme acquis.

Aujourd’hui les Brics établissent une feuille de route pour une nouvelle banque de développement, un fonds de stabilisation et un mécanisme pour régler les litiges commerciaux qui pourraient remplir les fonctions dévolues actuellement à la BM, au FMI et à l’OMC – et travailler en parallèle.

On pourrait s’attendre à ce que la banque de développement des Brics propose des crédits non soumis à conditions mais à des taux d’intérêts supérieurs – c’est-à-dire adopter une approche plus commerciale. De plus, elle pourrait financer des projets dans les domaines où la BM n’intervient pas comme le biocarburant ou l’énergie nucléaire. La prochaine étape logique serait la création d’un fonds de stabilisation des Brics comme alternative au FMI, ce qui pourrait nécessiter l’instauration d’une nouvelle monnaie mondiale de réserve. Il est évident que les pays des Brics cherchent à devenir moins dépendants du dollar US.

Les dirigeants des Brics croient en l’avenir des opérations marchandes entre les cinq pays qui composent le groupe, menées avec leur propre monnaie – une idée apprécié par d’autres pays émergents. Dans deux accords signés par les banques de développement du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud, il est dit que les crédits pour les transactions marchandes entre ces pays seraient attribués en devise locale. La procédure simplifiée de conversion des devises propose une véritable alternative au dollar américain comme monnaie de règlement.

Il ne s’agit pas de la suppression intégrale de l’ancienne architecture financière de Bretton Woods mais plutôt de la création d’une nouvelle structure parallèle à l’ancienne. A terme, les pays pourront choisir quelle architecture convient davantage à leurs propres plans de reconstruction et de rénovation.

Mikhail Koutouzov 

RIA Novosti.

Le FMI : à votre bon cœur messieurs-dames…


image-22Après avoir tapé les chypriotes en guise d’essai, les voici qui reviennent à la charge sur une plus grande échelle, l’échelle européenne.

Le FMI veut (et va) ponctionner 10% de votre épargne pour remettre l’économie européenne sur les rails.  On sait très bien où ira cette manne, mais chut ! On sait surtout que ça ne redressera rien et que ce n’est que le début d’un nouvel impôt, un impôt européen. Les nouveaux impôts commencent toujours par un prélèvement unique, suivi de plusieurs autres prélèvements uniques. On connait la chanson.

Quelle sera la réaction des européens ? Aucune. A Chypre déjà, on a vu une molle réaction vite stoppée quand on leur a dit ‘’ne vous inquiétez pas, nous ne taxerons que les gros comptes’’. Il y a eu un tel ouf de soulagement qu’il a failli déclencher un tsunami dans les eaux environnantes.  Les gros comptes ? Ce n’est que justice, après tout. Et vive la Banque Centrale Européenne. Vive le FMI.  Eux, ils se marraient. Avec une telle réaction, ils savaient dès lors que, plus tard, ils pourront faire mieux.

On y est. Certains disaient que les peuples ne se laisseraient pas faire. Que les rues se rempliraient de mécontents prêts à défendre leurs beefsteaks. Mais il y a longtemps que l’oligarchie a compris que tout ça c’est du blabla. Chacun observera son voisin, comptant sur lui pour descendre dans la rue, tout en se disant : à quoi bon ? Et si émeute il y avait, les forces anti-émeutes, en Europe, sont les plus efficaces au monde, bien plus que les forces de l’ordre de tous les ‘’dictateurs’’ réunies. Elles auront vite fait de mater tous ces fauteurs de trouble, limite terroristes. Si malgré tout, ça ne suffit pas, on fera appel aux syndicats ou aux différentes ligues de défense pour reprendre les mouvements de protestation en main. En dernier recours, il sera possible de relever, comme à Chypre, le seuil des comptes prélevables. Et comme à Chypre, on entendra le même ouf de soulagement et tout le monde rentrera chez lui en attendant le prochain round.

Avic

Le jour où la France fera faillite


La France en failliteL’histoire commence en juillet 201* par le rejet du paiement par carte de crédit d’un voyageur français dans un hôtel de Pékin, qui fait suite à la dégradation, quelques jours plus tôt, par Standard & Poor’s au rang de junk bonds des obligations assimilées du Trésor (OAT), désormais notées BB+. A partir de cette décision, les conséquences s’enchaînent inexorablement. Le papier public français ne trouvant plus preneur, les adjudications des obligations du Trésor sont suspendues, le refinancement de la dette publique est compromis, la stabilité du système bancaire est menacée avec un risque de crise systémique, le paiement des dépenses publiques doit être arrêté ou réduit, la paye des fonctionnaires n’est plus assurée que pour la moitié de son montant, et ainsi de suite…

La France s’installe ainsi dans la position de quémandeur auprès de l’Union européenne d’abord et du FMI ensuite. Il lui faut trouver 150 milliards d’euros. Ce n’est pas une tâche facile. Si quelques pays ou institutions, comme l’Allemagne, la Banque centrale européenne ou la Réserve fédérale, lui apportent un appui, non sans l’assortir de commentaires sarcastiques, la plupart des pays lui font payer ses comportements d’autrefois et notamment son arrogance. Au terme d’un processus à la fois pénible et humiliant, la France recevra le concours souhaité, mais en contrepartie doit s’engager dans un programme de redressement d’une sévérité inouïe : abolition du statut de la fonction publique, réduction du nombre des fonctionnaires de 5 ,5 millions à 2,2 millions par transfert au secteur privé et par des licenciements au nombre de 500 000, gestion du secteur éducatif et hospitalier transféré au secteur privé, réduction du nombre des communes de 31 948 à 2500, suppression des départements, réduction du nombre des régions de 22 à 7, saisie de l’Airbus présidentiel sur l’aéroport de New York par un créancier de l’Etat français alors que le président de la République est à bord, vente de La Joconde aux enchères à un entrepreneur chinois pour financer le Louvre…
Effet ultime de toutes ces mesures d’austérité : en deux ans et demi, la production française aura diminué d’un tiers, le pouvoir d’achat, diminué de 20%, les sans-emploi étant désormais 5 millions et, depuis toujours un pays d’immigration, la France sera devenue un pays d’émigration. Effet anecdotique aussi, autre résultat de la crise, la fusion entre Société Générale et BNP Paribas intervient enfin, en conclusion du plus long feuilleton que la place de Paris ait vécu, avec le consentement surprenant, mais longtemps espéré de Marc Viénot…

http://t.co/WnluYKfKza

[Ce scénario tiré du livre « Le jour où la France a fait faillite » de Philippe Jaffré et Philippe Riès , jugé pour le moment apocalyptique, très bientôt, lorsque la France aura été chassée de l’Afrique, sera le paradis souhaité par les français. Car le jour où la France perdra sa vache à lait qu’est l’Afrique francophone, la réalité de ses comptes publiques, et des caisses de ses multinationales apparaitront dans toute leur « splendeur ». Qui imagine en effet la France sans les comptes d’opérations ouverts au trésor français où tous les pays de la zone CFA plus les Comores vont déposer (sans pouvoir les récupérer) plus de 65% de leurs avoirs au prétexte que la France doive garantir la convertibilité du CFA qui dans la réalité est une monnaie de singe ? Pourra t-elle encore se permettre de payer les salaires à ses chômeurs?

Qui imagine les multinationales françaises devant entrer en compétition contre les multinationales chinoises ou russes dans l’attribution de la gestion des gisements en Afrique? Imaginons un instant qu’Areva doive reverser au Niger une somme équivalente au cout réel de la gestion de l’uranium présent dans son sous sol. Quelles conséquences pour les ménages français? Quelles conséquences pour les entreprises françaises, qui verront le cout de l’énergie électrique augmenter de manière exponentielle? Ce n’est pas un cauchemar chers français, c’est ce qui vous arrivera très bientôt, lorsque les africains prendront en main leur destin , et vous chasseront pour toujours de la terre de leurs ancêtres… ]

ACC- Côte d’Ivoire

« L’Espagne est officiellement insolvable: retirez votre argent tant que vous le pouvez » (FMI)


bankia_espagnoleExtrait d’un article incroyable du Telegraph, attention, âmes sensibles…

 

Je n’avais pas remarqué jusqu’à ce que quelqu’un attire mon attention dans la dernière revue financière du FMI , publiée le mois dernier, qui déclare insolvable l’Espagne. Bien sûr, il ne l’est pas dit explicitement, le FMI voulant rester discret, mais le sens y est.

Prenons le déficit budgétaire prévu,il devrait diminuer assez fortement cette année à 6,6 %.

L’an prochain, le déficit devrait être de 6,9 %, et pis encore l’année suivante. Ces résultats prennent  en compte le dernier paquet de mesures d’austérité annoncé par le gouvernement espagnol.

La situation est encore pire sur une base corrigée aussi appelée le «déficit structurel»,

Pour faire court et en vulgarisant, la dette brute des administrations publiques devrait passer de 84,1 % du PIB l’an dernier à 110,6 % en 2018. Aucune autre économie avancée détient une telle détérioration des perspectives.

Ce qui est prévu est exactement le scénario qui se passe dans toutes les faillites.

Finalement, vous devez emprunter pour payer les intérêts sur votre dette existante.

Le pacte budgétaire oblige les pays de la zone euro à réduire leurs déficits de 3 % d’ici la fin de cette année, l’Espagne, quant à elle, a reçu une prolongation. Mais avec de tels chiffres, il n’y a aucune chance que l’Espagne y parvienne un jour, même avec des plans de sauvetage.

Dans le passé, le FMI s’est rendu coupable d’être trop optimiste envers l’Espagne, à la fois sur les perspectives de croissance et sur les finances publiques, il est donc possible qu’il est encore en train de commettre une énorme erreur de calcul.

Tout cela conduit à la conclusion qu’une grande restructuration de la dette espagnole est inévitable.

Mais à la fin, l’Espagne sera insolvable.

Les créanciers seront très certainement renfloués et une confiscation des dépôts semble possible.

Je ne conseille pas de sortir votre argent à la légère, ce conseil est généralement considéré irresponsable, car risquant de provoquer une panique générale. Pourtant, en regardant les projections du FMI, c’est la seule chose de rationnelle à faire.

 

 

Damiens Lanxade pour WikiStrike

 

Source: The Telegraph

Le FMI et la Banque Mondiale, des agents de l’impérialisme américain


FMIJoseph E Stiglitz, prix nobel d’économie..,  dans son livre la grande désillusion (Gobalisation and its contents) veut nous faire croire que les prescriptions en matière économique aux pays endettées seraient inspirées de ce que l’économiste américain John Williamson a appelé le « consensus de Washington » : hypothèse selon laquelle en laissant faire le marché, la croissance reviendrait, améliorant le sort de tous ses habitants et grâce aussi à la main invisible d’ Adam Smith, qui équilibrerait magiquement les marchés grâce au laisser-faire.

En fait, les mesures standards néolibérales, sans prendre en considération les particularité du pays, que le FMI et la Banque Mondiale imposent aux états en crise (ils dépensent plus que les impôts et les taxes rapportent) qui leur demandent des prêts, sont directement la mise en œuvre de l’idéologie néolibérale de Milton Friedman, diktat économique et politique destructeur.

Ces mesures constituent le volet économique de la stratégie de choc qu’utilise l’impérialisme étasunien, dénoncée par Naomi Klein dans son livre : the schock doctrine (la stratégie de choc) employée par les USA pour s’accaparer les richesses des pays (entreprises publiques et privées, matières premières), mais sans leur avoir préalablement appliqué le volet militaire de cette stratégie de choc : attaque de ce pays sous des prétextes fallacieux et au nom d’un soi-disant retour à la démocratie, destruction du pays et de ses infrastructures comme en Irak récemment etc. !!

Le comble est que le FMI fonctionne avec l’argent de contribuables du monde entier et ne  rend pas compte aux citoyens des pays contributeurs, ni à ceux dont il bouleverse et ou détruit la vie !  Ses dirigeants sont choisis à huis clos et n’ont pas d’expérience dans le développement économique et social.

Alors que le FMI devait se limiter au règlement du déficit budgétaire, à la politique monétaire, à résoudre les problèmes de liquidité lorsque les banques privées ne veulent plus prêter, à la réduction de l’inflation, au déficit commercial, à la dette extérieure et la Banque mondiale aux dépenses de l’Etat, aux institutions  financières, au retour au plein emploi, aux politiques commerciales, le but en fait est d’abord de piller et détruire le pays en récession.

Le pillage du pays en crise

La privatisation de l’état aidé !

Sans souci de l’environnement, de la démocratie, des droits de l’homme, de la justice sociale, seuls les intérêts des Etats-Unis et de leurs affidés dictent les mesures des « experts » du FMI et de la Banque Mondiale, afin de réduire le rôle de l’état au profit des multinationales qui envahissent le pays en crise et s’accaparent les entreprises publiques et les restructurent, car l’absence ou la destructions des structures juridiques du pays laissent les pays prédateurs de faire ce que bon leur semble.

Leurs entreprises pillent les actifs des entreprises publiques du pays aidé, rachètent à bas prix des concessions, s’approprient les ressources naturelles du pays, suppriment les services essentiels (chômage, retraite, santé, justice) que rendaient les entreprises d’état, ou les rendent impraticable pour le plus grand nombre, à cause de leur cherté.

La fin de la gratuité de l’enseignement accentue la montée des inégalités sociales.

La suppression du soutien au prix aggrave la chute des revenus et la baisse des salaires, ainsi que la montée du chômage, provoquant des émeutes et des combats de rue, mettant en danger la stabilité sociale du pays et détériorant les conditions favorables pour les investissements.

Lorsque l’état est au bord du gouffre les spéculateurs anglo-saxons convertissent, grâce à la libre convertibilité imposée, la monnaie locale en dollars faisant baisser sa valeur et rapatriant les dollars dans leur pays. Puis, ils spéculent à la baisse sur la monnaie locale, profitant de effondrement du taux de change entre le dollars et la monnaie du pays : ils empruntent de la monnaie locale à une banque locale, convertissent l’argent emprunté en dollars, puis après la chute de la monnaie du pays aidé, remboursent la banque locale en profitant du nouveau taux de change plus favorable entre le dollar et la monnaie locale.

La déréglementation de l’économie du pays aidé !

Une des obsessions du FMI est soi-disant la lutte contre l’inflation : pour ce, elle obtient  l’abaissement des frontières du pays : suppression des droits de douane et son ouverture à la concurrence sauvage, alors que les USA essaient d’imposer, sous le couvert du FMI, aux pays en développement la liberté du commerce,  mais continuent à protéger abusivement leurs produits de la concurrence des autres pays, soit en fermant leurs frontières, soit en taxant fortement les importations étrangères, soit en subventionnant leurs industries nationales.

Les entreprises locales ne pouvant la supporter ferment leurs portes et les paysans submergés par des produits d’importation moins chers, car subventionnés, se suicident ou disparaissent.

Celles qui n’ont pas fermé leur porte sont obligées d’emprunter sur les marchés financiers étrangers sous la pression des USA.

La suppression de la réglementation du pays permet aussi à des mafias locales de s’emparer des activités les plus lucratives.

La libéralisation rapide du marché des capitaux et des titres, au lieu d’abaisser les taux d’intérêts,  favorise leur montée, surenchérissant les emprunts.
L’entrée massive de capitaux fait monter le taux de change de la devise du pays, rendant les exportations plus chers.
L’augmentation forcée des taux d’intérêts ne fait qu’augmenter le chômage, les entreprises locales ne pouvant plus emprunter pour moderniser leurs moyens de productions ou pour se développer, ferment leurs portes ou réduisent leur activité, les banques locales ferment aussi, ayant essuyé de nombreuses faillites de ses emprunteurs. Tous ces facteurs ralentissent l’économie et enfonçant le pays dans le marasme.

Elle favorise les prêteurs et laminant les emprunteurs, crée des bulles spéculatives qui crèveront à un moment ou un autre. Ainsi le FMI et la BM s’approprient la souveraineté du pays aidé et provoquant l’effondrement de son PIB et sa faillite comme en Russie.

La libéralisation permet également à des capitaux spéculatifs d’envahir le pays  et de s’enfuir avec l’argent des autres. Elle ne permet pas d’attirer des capitaux étrangers ou de nouveaux investisseurs qui créeront des usines et donc des emplois. Les entreprises du pays ne peuvent plus investir à long terme avec de l’argent que l’on peut leur reprendre du jour au lendemain.

La libéralisation, couplée avec la privatisation, facilite la fuite des capitaux et la formation de  monopoles et de cartels. Ces derniers font monter les prix en restreignant la production.

Les banques étrangères ne financent plus que les multinationales au détriment des PME nationales.

De plus, l’absence de financement a un impact direct sur la croissance du pays, accroît les déficits budgétaires provoquant ainsi son effondrement.

De même, la dégradation de l’économie du pays aidé contribue à couler ses voisins : chaque pays affaiblit réduisant ses importations, imposant des droits de douane,  procédant à des dévaluations qui rendent ses produits moins chers malgré les pressions du FMI, provoquant ainsi un ralentissement de l’économie mondiale et faisant chuter les matières premières et produits de base.

Le pays est aussi envahi par des entreprises étrangères qui détruisent la concurrence locale et grâce à leur position de monopole en profitent pour augmenter les prix. Les bénéfices de ces entreprises ne retombent jamais sur la population locale et sont rapatriés aux USA.

En fait, cette libéralisation ne sert que les intérêts des banquiers américains représentés par le Trésor américain et les profits des multinationales qui s’y implantent.

Une fois le pays pillé, privatisé et déréglementé, le FMI lui impose une cure d’austérité sans précédent qui ne fait qu’aggraver la situation du pays et exacerber la crise que traverse le pays, afin qu’il reste sous sa dépendance.

L’imposition d’une politique d’ajustements structurels

La réduction des dépenses publiques

Le FMI conditionne son aide par l’imposition d’une cure d’austérité excessive censée rétablir la confiance des investisseurs, appelée réformes structurelles : réduction des budgets, des salaires, des retraites, des dépenses sociales, augmentation des impôts, le démantèlement de la protection de l’emploi  qui compromettent et  étouffent une reprise éventuelle de la croissance du pays aidé et même aggrave la récession.

Le FMI dépense des milliards pour tenter de maintenir les taux  à des niveaux insoutenables, mais n’a plus d’argent pour aider la population sacrifiée (aide aux prix, allocations chômage, gratuité des soins,  aide au logement).

Pillé, privatisé, déréglementé, très affaibli le pays aidé est asservi grâce à ses dettes.

L’asservissement du pays par la dette

Elle commence par la privatisation de la banque centrale du pays aidé, qui ne peut plus qu’emprunter aux banques des pays développés à des taux usuraires et qui perd en même temps son pouvoir d’intervention sur les taux d’emprunts, donc son indépendance monétaire. Si l’état fait faillite, grâce au nantissement de sa dette sur son patrimoine, les banques privées font alors main basse sur son patrimoine.

Les mesures du FMI conduisent à l’augmentation de la dette du pays aidé et les demandes d’allègement de la dette sont conditionnées par l’application des mesures préconisées par le FMI qui ne font que l’aggraver.

Conclusion

Finalement, sous la pression des USA, l’argent prêté ne sert pas au redressement du pays, mais à secourir les créanciers du pays. Les opérations de sauvetage ne servent qu’à sauver encore ce que les banquiers peuvent dans ces circonstances.

L’argent des privatisations et des emprunts à l’étranger ont été en grande partie détournés et a servi à enrichir l’oligarchie du pays.

La privatisation et l’ouverture des marchés ont conduit au pillage des actifs du pays et à son déclin.

La libéralisation exigée sous le couvert du FMI est à sens unique et les USA continuent à protéger ses industries de la concurrence mondiale en les subventionnant ou en taxant les produits d’importation !

La mondialisation que préconise les agents des USA n’est qu’une dictature de la finance judeo-anglo-américaine :  ils demandent au pays d’abandonner leur souveraineté à leurs spéculateurs et leurs multinationales pour des profits à court terme et pas pour améliorer le niveau de vie des pays attaqués.

Donc, le FMI ne sert pas les intérêts de l’économie mondiale, mais ceux de la finance américaine  (FED, Trésor américain) dans le monde entier, dont les motivations obscures sont de prendre le contrôle de la planète.

Les pays et continents les plus touchés par les méfaits du FMI ont été l’Amérique latine, le Nigeria, le Botswana, la Russie, l’Asie. Le FMI essaie en ce moment de mettre la main sur la Tunisie.

Enfin, on peut se demander si Joseph E Stiglitz fait preuve d’une grande naïveté dans ce livre, d’un aveuglement étonnant pour un économiste, d’un manque de culture économique et financière, où est-il seulement complice, en tant que juif américain, de l’impérialisme étasuniens prédateur et criminel ?

La seule solution pour qu’un pays touché par une crise et donc très endetté est d’annuler sa dette.

par Dornach

http://charlesdornach.wordpress.com/2013/03/24/le-fmi-et-la-banque-mondiale-des-agents-de-limperialisme-americain/

« Le Sud émerge »


par Pepe Escobar

LesSudIl n’est pas si farfelu d’imaginer « L’Ange de l’histoire » de Walter Benjamin succomber à la tentation, et soulignant que l’heure de l’hémisphère sud est enfin venu.

Oh oui, ce sera un long, ardu et tortueux chemin. Mais si la génération Google/Facebook a besoin seulement d’un manuel détaillant l’étoffe des rêves, des épreuves et des tribulations du monde en développement au début du 21e siècle, ce serait celui-là, Vijay Prashad vient de publier The Poorer Nations : A Possible History of the Global South . (Les nations pauvres).

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« La nouvelle ruée vers l’Afrique bat son plein »


Interview de Raf Custers

Mineurs AfriqueDepuis l’époque coloniale, ceux qui cherchent des matières premières peuvent faire ce qu’ils veulent en Afrique, pratiquement sans entrave. Après la décolonisation, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont affaibli bon nombre d’États en leur imposant des réformes structurelles. Aujourd’hui, toutefois, certains gouvernements africains tentent de résister.

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