Archives du mot-clé Front Al-Nosra

Al-Qaida, éternel supplétif de l’Otan


Recep Tayyip Erdoğan et Yasin al-Qadi
Recep Tayyip Erdoğan et Yasin al-Qadi

La mise au jour des liens unissant le Premier ministre, Recep Tayyip Erdoğan, à Al-Qaida bouleverse la politique turque. Non seulement Ankara soutenait très activement le terrorisme en Syrie, mais il le faisait dans le cadre d’une stratégie de l’Otan. Pour Thierry Meyssan, l’affaire montre aussi le caractère factice des groupes armés qui luttent contre l’État et le peuple syriens. C’est la première fois depuis le 11-Septembre qu’un chef de gouvernement de l’Otan est surpris la main dans le sac, en train de travailler personnellement avec Al-Qaida. Lire la suite Al-Qaida, éternel supplétif de l’Otan

Syrie : Lexique de la terreur en prévision de Genève II !


__366287-01-08_76_840764_highresPour cacher un mensonge, il faut mentir et mentir encore. Le dernier en date consiste à faire croire que ce ne sont pas les soldats de l’Armée nationale syrienne qui se sacrifient face au terrorisme de DAECH [Acronyme de l’État Islamique en Irak et en Syrie ; ou EIIL], la faction terroriste la plus infernale que le monde ait connu, mais le Front islamique [1] ! Lire la suite Syrie : Lexique de la terreur en prévision de Genève II !

Le chef militaire de l’Armée Syrienne Libre forcé de quitter la Syrie


ob_a313dc_66236901-66236899Selim Idriss a été contraint de fuir la Syrie après que son quartier général ait été pris par des combattants du Front Islamique rapporte des officiels américains. C’est notamment à cause de cela que les États-Unis ont décidé de suspendre leur « aide non-létale » à la partie nord de la Syrie. Lire la suite Le chef militaire de l’Armée Syrienne Libre forcé de quitter la Syrie

Syrie : l’enquête à charge contre les Etats-Unis après l’attaque chimique


3464325_3_c08a_l-attaque-chimique-a-la-ghouta-constitue-le_f245354428a128cdcf60f6b23678eb9bNouvel accès de « conspirationnisme » ou scoop retentissant ? L’article de Seymour Hersh, vétéran du journalisme d’investigation américain, publié dimanche 8 décembre par la London Review of Books tend à réécrire l’histoire, déjà passablement énigmatique, de l’intervention américaine avortée en Syrie. Le journaliste qui, en 2004, avait contribué à révéler le scandale de la prison irakienne d’Abou Ghraib, accuse l’administration Obama d’avoir manipulé les informations concernant l’attaque chimique perpétrée le 21 août dans la Ghouta, près de Damas, pour justifier des frappes militaires contre le régime Assad. Lire la suite Syrie : l’enquête à charge contre les Etats-Unis après l’attaque chimique

Deux dangereux mensonges sur la Syrie


Tribune libre Palestine Alquds15

nasrallah3Par Ghaleb Kandil

Des analystes et des observateurs, mus par de bonnes intentions, tombent dans les pièges des mensonges sémiologiques véhiculés sur la Syrie. Parmi les plus dangereux mensonges, celui d’ »opposition armée » et l’ »impossibilité de la solution militaire ». Certains prennent pour prétexte ces deux postulats mensongers pour appeler au dialogue, qualifiée de seule voie pour un règlement politique. Lire la suite Deux dangereux mensonges sur la Syrie

Le carnage de Khan-Al-Asal : Une opération destinée à éliminer les preuves de l’usage des armes chimiques par les « rebelles »


Entretien avec Anastasia Popova

moskva-zestoko-osudila-pokolj-u-sirijskom-gradu-khan-al-assal-prozivaju-medunarodne-teroriste_9917_7920Des centaines de civils et de soldats gouvernementaux ont été exécutés et sauvagement torturés par les djihadistes du Front al-Nosra, après la prise d’assaut de Khan-Al-Asal, une localité près d’Alep. Cet horrible carnage, la presse occidentale l’a occulté.

Voir les vidéos diffusées par les groupes « rebelles » le 27 juillet 2013

Les images d’une insupportable dureté, filmées par les auteurs du crime eux-mêmes, montrent dans toute leur effrayante monstruosité qui sont, en vérité, ces « opposants » qui veulent renverser le gouvernement légal syrien et que l’appareil médiatique et politique occidental a toujours présenté comme des « révolutionnaires » luttant contre un « régime tyrannique ». La journaliste Anastasia Popova qui s’est rendue, plusieurs fois en Syrie à la rencontre des victimes – et non pas à l’écoute des bourreaux – apporte un peu de vérité et d’humanité là où ses consœurs Sofia Amara, Edith Bouvier, Florence Aubenas ont affiché un total mépris des victimes et du sort que des hordes d’islamistes fanatisés font subir au peuple syrien qui, à plus de 70%, soutient les forces gouvernementales qui les combattent dans des conditions difficiles.

Silvia Cattori : À fin mars vous vous étiez rendue à Khan Al-Assal  – une localité fidèle au gouvernement de Bachar el-Assad – où vous aviez rencontré des témoins de l’attaque à l’arme chimique qui, le 19 mars, avait fait de nombreuses victimes. Après plusieurs mois d’assauts, le 22 juillet, Khan al-Assal est passé sous le contrôle du front terroriste al-Nosra. Avez-vous pu entrer en contact avec les témoins que vous avez connu alors ?

Anastasia Popova : De ce que j’ai pu apprendre, les forces gouvernementales environ 100 soldats ont été pris par surprise [le 26 juillet]. Ils savaient qu’il y avait des activités suspectes autour de Khan Al-Asal mais ne se doutaient pas que cela serait aussi important. Mes sources parlent d’environ 5’000 rebelles [en majorité des mercenaires entrés via la Turquie] qui ont attaqué simultanément. Ils ont même utilisé des tanks contre ces soldats. Que pouvaient faire 100 soldats contre 5’000 assaillants ? Malgré toute leur bravoure et leur courage, il leur était impossible de s’en sortir vivant. Ainsi quand Al Nosra est entré et s’est emparé de la zone, ils ont rassemblé tous les soldats dans la rue principale, à l’entrée du quartier, sur une colline, et les ont exécutés. Quelques uns ont été trouvés plus tard avec de profondes blessures, peut-être ont-ils subi des tortures ; il y a eu aussi des décapitations.

Sur une photo diffusée par les rebelles (*) j’ai reconnu la rue et l’endroit que nous avions visité quand nous étions là bas, à la fin du mois de mars. Dans la rue devant cette maison, nous avions bu avec ces jeunes soldats un café et du maté (une infusion traditionnelle). En effet, ils ne voulaient pas nous laisser partir avant que nous ayons accepté de boire et manger avec eux, un geste de courtoisie, une façon traditionnelle chez les Syriens d’inviter et de partager tout ce qu’ils ont avec leurs invités. Ils étaient drôles, faisaient des plaisanteries, se projetaient dans le futur en parlant de paix, mariage, enfants…, de leurs familles qui leur manquaient…

Sur les images prises par Al-Nosra, ce sont ces mêmes soldats que j’avais rencontrés que l’on voit allongés sur le sol, la plupart blessés, l’un d’entre eux n’avait que 22 ans. Son corps a été retrouvé plus tard à proximité des autres dans une décharge à l’extérieur de la ville.

Al-Nosra a tué des civils, des témoins oculaires de l’attaque chimique survenue en mars. J’ai essayé désespérément de contacter mes connaissances sur place ; leurs téléphones ne répondent pas. Lorsque vous apprenez que quelqu’un que vous connaissez a été tué vous refusez de le croire, vous commencez par l’appeler et quand vous entendez cette voix glaciale et métallique répétant cette même phrase « Le numéro que vous avez demandé, n’est pas disponible actuellement » vous haïssez cette phrase… Je ne sais pas si des témoins ont réussi à s’échapper. Mais je crains que tous aient été tués. Plus de 200 personnes en un jour ont été exécutées par Al-Nosra.

Silvia Cattori : Quelles peuvent être maintenant les conséquences pour la population qui ne se trouve plus sous la protection des forces gouvernementale ?

Anastasia Popova : Que peuvent être les conséquences d’un massacre, d’un crime contre l’humanité, d’une injustice flagrante et d’un déni total de l’Occident et de l’ONU ? Des centaines de vies ruinées juste dans un petit quartier, les souffrances insupportables et inimaginables de gens ordinaires, des vies brisées, des orphelins traumatisés, l’horreur dans les rues.

Parce qu’il n’avait pas prié au bon moment, des hommes d’Al-Nosra ont coupé la langue d’un enfant de 10 ans. Essayez juste une fois de regarder un enfant dans les yeux et de répondre à sa question muette. Qu’a t-il fait de mal pour mériter une telle « démocratie de la Charia » ? Il ne connait rien à la politique ; ce qu’il veut seulement, c’est jouer avec d’autres enfants comme il le faisait avant cette guerre. Des gens s’étaient enfuis de la région de Kafr Douli pour venir se réfugier à Khan Al-Asal afin d’échapper à ces rebelles. Mais ceux-ci ont réussi à les rejoindre et ils ont eu leur « jour de revanche ». Ainsi plus de 200 personnes ont été assassinées, plus de 200 vies ont été supprimées en une seule journée. C’est vraiment horrible.

Silvia Cattori : La diplomatie Russe a remis récemment au secrétaire général de l’ONU les résultats de l’analyse des échantillons prélevés à l’endroit où où une attaque chimique avait frappé les habitants de Khan al-Assal en mars [2]. Les autorités syriennes ont demandé à l’ONU de se rendre en Syrie enquêter sur cette attaque. Une délégation vient juste d’arriver en Syrie. [3]. Leurs experts seront-ils encore en mesure de trouver des survivants parmi les témoins de l’attaque chimique ? Ou pensez-vous que, désormais toute enquête sera impossible et que la France et la Grande Bretagne, qui apportent leur aide aux groupes « rebelles » et attribuent ce crime au gouvernement, vont pouvoir contester les preuves apportées par la Russie ?

Anastasia Popova : Alors maintenant l’ONU a subitement accepté de se rendre à Khan Al-Asal ? Alors maintenant les experts de l’ONU veulent aller inspecter la zone ? Et ceci après presque quatre mois de demandes de la part du gouvernement syrien ?

Quelle curieuse coïncidence ! Avec qui les experts de l’ONU ont-ils l’intention de parler de l’attaque à l’arme chimique qui a fait de nombreuses victimes en mars ? Avec les âmes des témoins oculaires ? Ou peut être avec leurs dépouilles ?

Bien sûr, ils ne remarqueront même pas qu’un nouveau massacre s’est produit. Ainsi peut être que les rebelles d’Al-Nosra se confesseront et diront aux inspecteurs de l’ONU comment ils ont tiré une roquette avec du gaz sarin hautement toxique sur les habitants de Khan Al-Assal. Peut être que les rebelles leur expliqueront pourquoi ils ont tué avec du poison chimique une trentaine de civils incluant femmes et enfants ? Peut être leur diront-ils où sont enterré les témoins qui avaient parlé avec la commission de l’ONU et avaient fourni les éléments qui avaient permis à Mme Carla del Ponte d’affirmer que c’étaient les rebelles qui avaient utilisé des armes chimiques et non pas le gouvernement syrien. Ou peut être peuvent-ils remercier ces enquêteurs qui se sont comportés comme des lâches en ne mentionnant pas ces éléments de preuve dans le rapport final de la Commission d’investigation ?

Il est évident que l’assaut qui a frappé Khan Al-Assal, juste après qu’un accord ait été trouvé entre l’ONU et Damas, était planifié. Il est évident que si les enquêteurs de l’ONU visitent la zone, les témoignages qu’ils pourront obtenir sur place seront biaisés parce que les véritables témoins, s’il y en a qui sont encore en vie, ne parleront plus maintenant que les rebelles d’Al-Nosra sont sur place.

Et que diront les rebelles aux enquêteurs ? Que c’est le gouvernement de Bachar el-Assad qui a lancé l’obus qu’ils avaient eux-mêmes lancé. Que c’est le gouvernement qui a tué ses propres sympathisants et ses propres soldats dans ce quartier de Khan Al-Assal – où tous les habitants sont fidèles au gouvernement d’el-Assad – parce que le gouvernement est démoniaque… Ce qui est un non-sens pour les gens qui se donnent la peine de penser … mais une vérité cristalline pour l’ONU !

Silvia Cattori : Je vous remercie chère Anastasia Popova.

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(*) Dans cette photo prise par les terroristes d’Al-Nosra les soldats de l’armée gouvernementale syrienne sont étendus sur le sol, la plupart d’entre eux blessés ; l’un deux, rencontré par A. Popova, avait 22 ans.

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Vidéo filmée par les terroristes d’Al-Nosra, avec un commentaire en anglais qui dénonce leur barbarie
http://www.youtube.com/watch ?v=MBnVWOI5PMM

Silvia Cattori

http://www.silviacattori.net/article4661.html

Dernières retouches


Tribune libre Belhassen

102283Maison_Blanche_1Alors que le Congrès américain a repoussé toute forme d’intervention armée en Syrie, il vient d’autoriser le financement d’un programme secret de la CIA signé par le président Obama au début du mois de juin. Le chef d’état-major interarmes, le général Martin Dempsey, avait évalué le soutien (formation et équipement) des « rebelles » depuis la Jordanie à 500 millions de dollars par an, et la création d’une zone de non-survol à 1 milliard de dollars par mois. Le programme de la CIA reprend le principe du soutien aux « rebelles » depuis la Jordanie et inclut des opérations secrètes en Syrie.

Il s’agit principalement pour les États-Unis de contrôler les flux d’armes en provenance du Golfe (notamment les missiles sol-air qui pourraient également être utilisés contre l’aviation israélienne) et de garantir leur leadership en réduisant la présence des djihadistes (c’est-à-dire en aidant l’Armée syrienne libre à éliminer une partie du Front Al-Nosra).

Outre cette aide logistique directe, aux tueurs à gages en Syrie, le président du Comité des chefs d’état-major des forces armées américaines, le général Martin Dempsey, a fait savoir mardi dernier que les Etats-Unis avaient préparé un plan de bombardements de sites stratégiques en Syrie. Ce qui va à l’encontre de l’entente intervenue entre Moscou et Washington sur la convocation d’une nouvelle conférence internationale sur la Syrie (Genève 2), avait déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. « Si nos partenaires américains mettent l’accent sur la livraison d’armes à l’opposition syrienne et sur la diffusion de leurs plans – visiblement, en cours d’élaboration – qui prévoient des frappes sur les positions du gouvernement syrien, cela ne correspond évidemment pas aux ententes visant à réunir la conférence sans conditions préalables », a déclaré M. Lavrov lors d’une conférence de presse. On se dirige donc vers le scénario libyen : destruction « massive » des forces d’Al Assad pour enfin l’assassiner par les mercenaires sous-traitants à l’image de Kadhafi. Quant au Conseil d’Insécurité il peut feindre la cécité comme d’habitude.

Cela dit, il serait notamment important de rappeler succinctement les « prouesses » belliqueuses américaines depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils ont : -bombardé les populations de plus de 30 pays. -tenté d’assassiner plus de 50 leaders politiques étrangers. -tenté de renverser plus de 50 gouvernements la plupart d’entre eux démocratiquement élus. -tenté de supprimer un mouvement populiste ou national dans 20 pays. -interféré honteusement dans des élections démocratiques dans au moins 30 pays. Au total, les Etats-Unis ont commis une ou plus de ces actions dans 69 pays. Et, dans la plupart des cas, la Grande-Bretagne a été la complice et la collaboratrice. Donc, finalement, la décision de bombarder la Syrie ne serait que le prolongement de cette politique criminelle qu’on tente de maquiller par différents subterfuges.

Par Chérif Abdedaïm

http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=26651