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France-Côte d’Ivoire : LA RUPTURE


Tribune libre EDITIONS DUBOIRIS

MAM-GbagboUne enquête exceptionnelle sur les vraies raisons qui ont poussé les Français à envisager un changement de régime à Abidjan…

Pourquoi les avions Suhkoï 25 des forces aériennes ivoiriennes ont-ils bombardé le camp militaire français le 6 novembre 2004 à Bouaké faisant 9 morts et trente-huit blessés parmi les soldats français ? Lire la suite France-Côte d’Ivoire : LA RUPTURE

Un adjoint de Poncet fait des révélations. « On devait dégommer Gbagbo pour mettre Ouattara»


carcassonne-l-ancien-chef-du-3-dement-avoir-donne-le-permis_264239_516x343L’ex adjoint de Poncet disculpe Gbagbo et accuse le pouvoir Chirac

Le général Renaud de Malaussène accuse ouvertement, devant la justice française, les autorités de son pays d’avoir voulu renverser Gbagbo pour le remplacer par Alassane Ouattara plus de six ans avant l’installation de ce dernier au pouvoir par la grâce des bombes françaises.

Manifestement, la tentative d’étouffement judiciaire du «mystère» du fameux «bombardement» de Bouaké du 6 novembre 2004, a échoué. La pugnacité de l’avocat des soldats français tués dans des conditions mystérieuses a fini par payer. Et la juge française Sabine Kheris – celle qui a demandé à entendre Ouattara, Soro et leurs comzones dans l’affaire Michel Gbagbo – semble déterminée à avancer sur cette «affaire d’Etat» après de longues années de surplace.

Le 16 et le 22 octobre, elle a interrogé des hauts gradés de l’armée française pour tenter de déceler l’écheveau. Jeune Afrique a eu accès à des informations au sujet de ces interrogatoires. Et y consacre un article dans sa dernière parution. Le moins que l’on puisse dire est que certaines confessions valent leur pesant de cacahuètes.

Ainsi, le général Renaud de Malaussène, adjoint du général Henri Poncet à l’époque des faits – donc au coeur du secret – a-t-il, lors de son entretien avec la juge Kheris, innocenté Gbagbo, accusé le pouvoir français et cité Alassane Ouattara. «Je pense qu’il y avait un projet politique qui était de mettre Ouattara en place et de dégommer Gbagbo, qui est un homme intelligent, cultivé, fin, qui a traversé beaucoup de crises et qui, au fond de luimême, aime la France», a-t-il lâché. «Je suis convaincu que Gbagbo n’a pas voulu tuer des soldats français, et que quelqu’un de son entourage a pris cette décision sans le dire à Gbagbo (…) Je crois que la mouvance Gbagbo est tombée dans un piège». Un piège ourdi par les autorités françaises, sans doute avec la complicité de relais locaux.

Autre curiosité : le général Henri Bentégeat, chef d’état-major des armées françaises à l’époque des faits, a affirmé ne pas avoir assisté à un «conseil restreint» à l’Elysée avant le lancement de la destruction des hélicoptères de guerre de l’Etat ivoirien et la quasiguerre franco-ivoirienne qui s’est ensuivie. Alors que la Constitution française prévoit que cette procédure soit respectée.

De plus, le général Destremau revient sur sa version initiale qui expliquait le fait que l’armée française ait pris le chemin de la résidence du président Gbagbo par une erreur de GPS. Et évoque désormais un mystérieux «guide» qui était chargé de les conduire vers l’Ivoire (alors que Michèle Alliot-Marie invoque la résidence de l’ambassadeur de France), alors qu’il se trouvait dans un hélicoptère audessus d’eux.Un «guide» qui a commis une « erreur professionnelle par peur et par incompétence ».

Qui était donc ce fameux «guide» ? Les bons connaisseurs du dossier pensent irrésistiblement au général Mathias Doué, qui aurait pu avoir «peur» de poursuivre le «projet politique» évoqué par le général de Malaussène, le faisant ainsi capoter et obligeant ses comparses à se replier vers l’hôtel Ivoire.

En effet, contrairement à ce que Jeune Afrique continue de laisser penser, l’hôtel Ivoire n’était pas un lieu où avaient été regroupés de nombreux Français. Il ne s’y trouvait qu’une poignée de Français qui étaient là pour des raisons personnelles et non pour une éventuelle évacuation, les ressortissants de l’Hexagone de Cocody voulant être évacués l’ayant déjà été les jours précédents, notamment avec l’aide de la gendarmerie ivoirienne.

Philippe Brou

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-13061.html

L’avocat du président Gbagbo vient-il de pré-annoncer le verdict de l’audience de confirmation des charges?


Laurent GbagboUn tweet du professeur Dov Jacobs avocat du président Gbagbo semble ne laisser aucun  doute quant au verdict de l’audience de confirmation des charges qui eut lieu dans les locaux de la CPI  à la Haye en hollande du mardi 19 au jeudi 28 février 2013 . Le verdict attendu depuis plus de trois jours n’est toujours pas arrivé, ce qui laissait déjà entrevoir la possibilité de tractations dans les coulisses. Ce matin, le professeur Dov Jacobs a publié un tweet dont la traduction en français est:  « On vient juste de me dire que dans des affaires juridiques, il y’ a des dimensions politiques… Mes illusions sont brisées » .

TwitterGbagboIl y’a très peu de chances que ce tweet n’ait pas été inspiré par le procès en cours contre le président Gbagbo. Rappelons en effet que lors de l’audience de confirmation des charges, le bureau du procureur avait basé  ses accusations sur des preuves absolument ridicules. C’est ainsi par exemple qu’une chanson de campagne électorale, interprété par des ressortissants du nord de la Côte d’Ivoire  en faveur du président Gbagbo, avait été brandie comme preuve d’un génocide imaginaire contre les populations du….Nord de la Côte d’Ivoire.

Ce verdict s’il se confirmait, ne ferait qu’envenimer la situation déjà très tendue en Còte d’Ivoire, avec les partisans du président Gbagbo qui s’estiment persécutés par la justice ivoirienne et internationale. La CPI au lieu d’apaiser les tensions viendrait donc jeter de l’huile sur le feu…

http://cotedivoireinfo.wordpress.com/2013/05/31/lavocat-du-president-gbagbo-vient-il-de-pre-annoncer-le-verdict-de-laudience-de-confirmation-des-charges-freegbagbo-cpi-afp/

Source :ACC – Côte d’Ivoire

Affaire Gbagbo: Frédéric Taddeï torpille la CPI


Les juges de la Cour pénale internationale de La Haye examinent en ce moment les preuves rassemblées contre Laurent Gbagbo afin de décider s’il y a lieu de poursuivre l’ancien président ivoirien pour crime contre l’humanité. Ne devrions-nous pas en profiter pour examiner de notre côté les preuves accumulées contre la CPI et juger si cette cour mérite, oui ou non, de poursuivre son travail?
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