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Syrie : Nouveau plan d’attaque contre Damas ?


Tribune de Byblos

Terroriste-NetanyahouSous le titre « Les maîtres espions se réunissent pour discuter de la Syrie » et la plume de David Ignatius [1], le Washington Post nous apprenait le 19 février que des chefs des Services de renseignement, arabes et occidentaux, s’étaient réunis à Washington, en un conclave de deux jours, la semaine dernière ; autrement dit, parallèlement à la tenue de la deuxième session de la Conférence de Genève 2 pour la paix en Syrie… Il n’y avait là que du beau monde venant de Turquie, du Qatar, de la Jordanie et d’autres puissances régionales « qui ont soutenu » les terroristes massacrant la Syrie et les Syriens, mais qu’il qualifie – comme il se doit – de « rebelles » ! Ceci, nous dit-il, sous les bons auspices du prince Mohammed Bin Nayef, ministre saoudien de l’intérieur, censé remplacer le prince Bandar Bin Sultan et coordonner « la politique de lutte contre le terrorisme du royaume » ; fonction qui le met en étroite liaison avec la CIA et d’autres Services de renseignement occidentaux. Lire la suite Syrie : Nouveau plan d’attaque contre Damas ?

Pour le Nouvel An, une énième résolution de l’ONU qu’on ne tiendra jamais, à moins que…


525565-generalassemblyAssemblée générale

AG/11478

20/12/2013

Souveraineté permanente du peuple palestinien dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe dans le Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles (A/68/446) Lire la suite Pour le Nouvel An, une énième résolution de l’ONU qu’on ne tiendra jamais, à moins que…

L’Iran va déployer 4 000 hommes en Syrie alors que l’armée américaine devrait rester en Jordanie


Soldats de la garde révolutionnaire iranienne
Soldats de la garde révolutionnaire iranienne

L’Iran va déployer 4.000 gardiens de la révolution en Syrie pour soutenir Damas contre une insurrection dirigée principalement par des sunnites, selon les médias. Pendant ce temps, les F-16 américains et les Patriots resteront en Jordanie – pour, d’après certaines rumeurs, aider à établir une zone d’exclusion aérienne afin d’aider les rebelles syriens.

Le déploiement du premier contingent de plusieurs milliers de soldats a été rapporté par The Independent ce dimanche, qui cite des sources iraniennes liées à l’appareil de sécurité de l’Etat. Les sources ont indiqué que cet engagement est un signe de la volonté de l’Iran de renforcer considérablement ses efforts pour préserver le gouvernement du président Bachar al-Assad.

Le renforcement de l’engagement militaire de la République islamique pourrait s’étendre à l’ouverture d’un nouveau front « syrien » sur le plateau du Golan contre Israël.

Le plateau du Golan est récemment devenu une source de nouvelle instabilité croissante, avec des tirs transfrontaliers et l’Autriche retirant ses casques bleus de la zone tampon après qu’un point de contrôle soit devenu le point de litige entre les forces de Assad et celles de l’opposition.

Cela a suscité l’inquiétude aux Nations Unies avec le Secrétaire général Ban Ki-Moon mettant en garde sur la fragilité de la ‘’paix’’ israélo-syrienne.

« Les opérations militaires en cours dans la zone tampon [Golan] continuent d’avoir un potentiel d’aggravation  des tensions entre Israël et la République Arabe Syrienne et de mettre en péril le cessez-le-feu entre les deux pays », a déclaré Ban Ki-moon, dans un communiqué le 13 Juin.

Les journalistes ont souvent demandé à Assad s’il a l’intention d’ouvrir un front de résistance au Golan. La discussion de l’option a été ramenée sur la table après chaque frappe aérienne effectuée par Israël sur le territoire syrien. Tel-Aviv a toujours éludé les questions sur le sujet mais a laissé entendre qu’il ferait « tout ce qu’il faut » pour arrêter les livraisons d’armes au Hezbollah libanais, même si les convois se trouvent en Syrie.

Les raids israéliens ont fait grand bruit à travers le monde – et en Février Saeed Jalili, chef du Conseil de sécurité nationale de l’Iran, a averti qu’Israël regretterait ses actes.

syria_golan_heights… contre les troupes américaines en Jordanie ?

Les informations sur  la décision de l’Iran de s’impliquer directement dans le conflit syrien arrivent quelques jours seulement après que l’allié d’Israël, les Etats-Unis, aient choisi de revenir sur leur politique de ne pas fournir une aide létale aux combattants rebelles. L’argument que l’administration Obama a utilisé était que Damas avait franchi une ligne rouge en déployant des armes chimiques contre les forces d’opposition à quatre reprises.

Le changement de politique de Washington s’est rapidement concrétisé sur plusieurs fronts, dont certains sont également dans la presse.

Le samedi, le Pentagone a annoncé un détachement de F-16 et des systèmes de missiles antiaériens Patriot envoyés en Jordanie pour les exercices militaires conjoints  en cours, Eager Lion, et restera dans le pays une fois que les exercices d’entraînement seront terminés.

patriot-missilesLe même jour, le Washington Post a rapporté que des bases clandestines en Jordanie et en Turquie serviraient de relais pour les livraisons d’armes aux combattants rebelles.

Le soutien militaire américain était jusqu’ici limité à des armes légères et d’autres munitions, mais le changement d’attitude de Washington a potentiellement donné le feu vert à ses alliés régionaux sunnites de fournir des armes antichars et antiaériennes à l’opposition de Assad.

Juste un jour avant que le Pentagone n’annonce son intention de laisser les missiles Patriot et les F-16 en Jordanie, de hauts diplomates occidentaux en Turquie ont annoncé que Washington réfléchissait à la création d’une zone d’exclusion aérienne », peut-être près de la frontière jordanienne. »

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a averti que toute tentative d’imposer une telle zone serait clairement une violation du droit international .

Le vortex syrien : Arabie Saoudite, Al-Nusra, le Hezbollah

Les Etats-Unis, Israël et l’Iran ne sont pas les seuls acteurs à « s’activer » en ce moment.

Le dimanche, le quotidien allemand Der Spiegel, citant le service de renseignement extérieur allemand, a déclaré que l’Arabie Saoudite cherche à fournir à l’opposition syrienne des systèmes de défense antiaérienne portatifs mistral – classe MANPADS – de fabrication européenne.

Notamment, le mardi, l’Arabie saoudite a condamné le rôle de l’autre partie au conflit – le Hezbollah – annonçant que des mesures seraient prises contre ceux qui resteraient fidèles au groupe et qui vivraient dans les états du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Le Hezbollah, le groupe militant islamiste chiite basé hors du Liban, a joué un rôle essentiel dans la reconquête de la ville stratégique de Qusayr la semaine dernière. Damas a annoncé son intention d’utiliser la victoire de Qusayr comme un tremplin pour reprendre de larges pans de la ville du nord d’Alep et des provinces voisines.

Combattant du Hezbollah au Liban
Combattant du Hezbollah au Liban

Quelque 2.000 des 65.000 combattants du Hezbollah auraient opéré dans la ville depuis le début du mois de Juin. Peu de temps après que ces informations aient émergé, le New York Times a publié un article disant qu’Israël a accéléré la planification d’une campagne « shock and awe » visant à nettoyer la Syrie des  forces du Hezbollah.

Malgré la condamnation de l’Arabie saoudite d’ « Ingérence flagrante » du Hezbollah dans le conflit syrien, un rapport publié par Intelligence Online en janvier a déclaré que l’Arabie saoudite a été directement responsable de l’existence même du radical Front Al-Nusra et de sa  supériorité opérationnelle dans le pays.

« Les services de renseignements saoudiens, contrôlés par le prince Bandar bin Sultan bin Abdulaziz, ont exploité ses larges appels au mouvement Takfiri en Irak pour aider à créer le Front Al-Nusra, un mouvement Takfiri ’’light’’ », indique le rapport.

« Grâce au financement du Département des renseignements généraux saoudiens et le soutien de leur service de renseignement au Liban, al-Nusra a pu armer rapidement ses forces, et faire subir au régime syrien des coups douloureux grâce à son expertise acquise dans les attentats irakiens », a-t- il continué.

Le Front Al-Nusra, avec ses liens présumés saoudiens, est d’ailleurs la branche syrienne de l’Etat islamique d’Irak, qui vise à établir un califat dans les régions dominées par les sunnites d’Irak. Ceci apporte une forte odeur sectaire au conflit qui dure depuis deux ans et le place bien au-dessus des sentiments « anti-gouvernementaux » locaux.

L’efficacité accrue des forces pro-Assad a été accueillie avec déception par d’éminents dignitaires religieux sunnites. Le Sheikh Yusuf Qaradawi, un théologien égyptien renommé, a appelé les sunnites de la région à se joindre à la bataille contre Damas, en demandant: «Comment 100 millions de shiites [dans le monde] pourraient-ils défaire  1,7 milliard [de sunnites]? »

Avec les Etats-Unis, ses alliés sunnites dans la région et Israël, tous prêts à intensifier leur implication dans le conflit syrien, l’engagement de l’Iran à défendre le gouvernement Assad est probablement aussi motivé par l’instinct de conservation dans la solidarité chiite.

Traduction Avic

Source : RT

Israël est en train de perdre la guerre de Syrie


Frontière Syrie-IsraelCette dernière semaine, nous avons suivi les tentatives désespérées des britanniques et des français pour pousser à une intervention militaire en Syrie. C’est un secret de polichinelle que de savoir que les gouvernements britannique et français sont dominés par le lobby juif. En Grande-Bretagne, il s’agit de l’ultra sioniste Conservative Friends of Israel (CFI), qui rassemble apparemment 80% des parlementaires conservateurs britanniques comme membres de ce lobby pro-Israël. En France la situation est même encore plus grave tant le système politique dans son intégralité a été détourné par le puissant CRIF.

Juste au cas où quelqu’un ne comprenne pas pourquoi le lobby juif pousse pour une intervention immédiate en Syrie, Debka File, un site internet israélien nous donne la réponse. Apparemment, l’armée arabe syrienne gagne sur tous les fronts. Les calculs militaires et géopolitiques israéliens se sont avérés faux.

D’après Debka, “la bataille pour Damas est finie”. L’armée syrienne a virtuellement regagnée le contrôle de la ville “dans une victoire épique”. Les rebelles, en très grande partie des mercenaires, ont perdu la bataille et ne “peuvent plus faire grand-chose si non quelques tirs  sporadiques. Ils ne peuvent plus lancer de raids ni représenter une menace pour le centre de la ville, l’aéroport ou la grande base aérienne syrienne près de là. Les cargos russes et iraniens amènent constamment des matériels afin de maintenir l’armée syrienne opérationnelle, ces cargos peuvent maintenant atterrir de nouveau à Damas après des mois de siège par les rebelles.”

Mais ce n’est pas juste la capitale. Debka rapporte que “Les unités de l’armée syrienne et du Hezbollah ont resserré leur siège des poches rebelles dans le nord de la ville d’Al Qusseir, d’autres unités de l’armée syrienne ont repris la campagne autour de la ville de Hama et une troisième force combinée armée syrienne/Hezbollah a pris position autour de la ville d’Alep.”

Debka affirme que des officiers importants de l’Armée Israélienne ont critiqué le ministre de la défense Moshe Ya’alon qui “a fourvoyé” la Knesset il y a quelques jours en estimant que “Bachar Al-Assad ne contrôlait qu’environ 40% du territoire syrien.” Debka suggère que le ministre de la défense s’est appuyé sur “une fausse évaluation du renseignement et était préoccupé par le fait que les forces armées agissaient sur la base de données de renseignement erronées.” Debka insiste sur le fait que “des évaluations erronées… doivent mener à de mauvaises prises de décision.”

Debka est clairement suffisamment courageux pour admettre que les mauvais calculs de l’armée israélienne ont sûrement mené à des conséquences désastreuses. Il rapporte “Le bombardement massif israélien d’armes iraniennes stockées près de Damas à destination du Hezbollah a prouvé un mois plus tard avoir fait bien plus de mal que de bien. Cela a donné à Bachar Al-Assad un coup de pouce plutôt que d’affaiblir sa détermination.”

Debka a évidemment raison. Il ne faut pas être un génie pour prédire qu’une attaque israélienne sur une terre arabe ne peut pas être acceptée par la rue arabe, même pas par les opposants les plus féroces d’Assad.

Debka maintient que “le renseignement se focalisant sur les mouvements militaires en Syrie, spécifiquement autour de Damas pour être certain que des systèmes de missiles et d’armement avancé ne parviennent pas au Hezbollah, a mené à un échec quant à la détection de mouvements majeurs des unités des milices du Hezbollah vers la frontière syro-israélienne.”

Israël doit maintenant faire face à une nouvelle réalité. Il fait face à un renforcement du Hezbollah provenant du Liban vers les plateaux du Golan et sa frontière avec la Syrie.

Debka conclut qu’Israël va bientôt se retrouver “face à face pour la première fois avec des unités du Hezbollah équipés d’armement lourd et de missiles se déplaçant le long de la frontière syro-israélienne et postant des miliciens en opposition aux avant-postes israéliens du Golan et des villages.”

Debka a raison de suggérer qu’au lieu “de s’affaiblir, le proxy libanais de l’Iran est en phase d’ouvrir un autre front et de forcer l’armée israélienne à s’adapter à un nouveau défi militaire venant du Golan syrien.”

Plutôt que les quotidiens Guardian de Londres ou Le Monde, c’est en fait la source israélienne Debka File qui aide à faire comprendre pourquoi les Britanniques et les Français sont si pressés d’intervenir. Une fois de plus, ils s’empressent de vouloir combattre une guerre sioniste.

Malheureusement, ce ne sont pas le Guardian ou le New York Times qui sont là pour révéler les derniers développements sur la Syrie et exposer les erreurs mortelles d’Israël. C’est bien une officine patriotique sioniste israélienne qui  nous donne la bonne analyse. Je pense en fait que cette forme de sévère autocritique qui est intriquée dans la culture israélienne, est le moyen qui permet de maintenir l’hégémonie régionale israélienne. Cette faculté d’examiner de manière critique et de désapprouver son propre commandement est quelque chose que je ne vois pas dans les médias occidentaux. Apparemment, les médias en Israël sont bien plus tolérant envers la critique que ne le sont les médias dominés par les sionistes en occident.

Gilad Atzmon’s latest book is: The Wandering Who? A Study of Jewish Identity Politics

http://www.gilad.co.uk/writings/syria-israel-is-losing-the-battle.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistsance 71 ~

Conflit au Moyen-Orient: les Marines débarquent à Aqaba


Учение по высадке воздушного и морского десантов в ПриморьеL’armée syrienne composée majoritairement de sunnites, appuyée par le Hezbollah libanais, un mouvement chiite mais qui a tenu à n’envoyer en Syrie que ses éléments sunnites et chrétiens,  ont réussi à contrôler le site hautement stratégique d’Al-Qussayr, occupé par les rebelles durant 18 mois.

Il aura fallu un peu plus de trois semaines pour venir à bout du quartier général de la rébellion dans cette localité relevant du gouvernorat de Homs. « Celui qui contrôle Al-Qussayr contrôle la Syrie centrale ». La colline surplombant ce site, Kadesh, est connue pour avoir été l’un des premiers champs de bataille au monde, notamment la première bataille documentée de l’histoire entre les Hittites et les égyptiens du Pharaon Ramses II aux environs de 1274 avant J.C.  C’est à l’issue de cette bataille entre les deux superpuissances de l’époque que fut signé le premier Traité de paix connu.

D’après différentes sources, le Hezbollah libanais aurait perdu 90 éléments dans les combats d’Al-Qussayr. D’après des sources proches de ce mouvement, des éléments des forces spéciales israéliennes ont brièvement combattu à l’intérieur de l’enceinte de l’aérodrome de Dabaa, repris par l’armée syrienne après de très durs combats.

Les pertes rebelles s’élèveraient quant à elles à plus de 1700. Près de 5000 rebelles se sont transformés en civils en quelques heures. Plus de 800 combattants étrangers ont été capturés.

Indubitablement, la victoire de l’armée syrienne à Al-Qussayr  après trois semaines d’assaut-opération qualifiée par Moscou comme une opération anti-terroriste-conforte la position de Damas en vue d’eventuelles négociations de paix dans le cadre de la Conférence de Genève II.  Cette nouvelle donne agite la France et le Royaume-Uni, pressés par Doha et Ryad de tout faire pour déclarer un franchissement de « ligne rouge ». C’est à dire le déclenchement d’une intervention militaire internationale contre la Syrie en vue d’abattre son régime. D’où les gesticulations médiatiques et officielles sur de prétendues « preuves physiologiques » et autres « échantillons rapportés par des journalistes d’un champs de bataille situé à moins de 400 m du centre-ville de Damas »…Si le pouvoir syrien a donné son accord de principe pour participer à la Conférence, l’opposition, très divisée par le jeu d’influences étrangères, n’arrive pas à adopter une position commune sur la question.

Les Etats-Unis d’Amérique, plus lucides et plus objectifs que Paris et Londres ont une toute autre approche. Sous couvert d’un exercice militaire dénommé « Eager Lion », des éléments du 24e corps expéditionnaire des Marines ont débarqué au port jordanien d’Aqaba (extrême Sud) en provenance du port israélien d’Eilat. Les Marines ont formé une colonne blindée qui a pris la route vers le Nord de la Jordanie. En parallèle, des avions de combat F-16 et des batteries de missiles antimissile Patriot sont en train d’être déployés dans le royaume Hachémite après avoir été déployés en Turquie méridionale. Pour des raisons de politique intérieure,  Amman fait tout son possible pour passer sous silence ses préparatifs.

Un soulèvement a eu lieu dans la ville jordanienne de Maan près de la frontière avec la Syrie après l’assassinat de deux citoyens par des étrangers armés. La population s’en est pris aux rebelles syriens entraînés par les forces occidentales, mais certaines sources évoquent des mercenaires travaillant pour des sociétés privées.

Des batteries de missiles Patriot américains sont désormais déployées en Israël (où l’on fait de moins en moins confiance au très coûteux projet d’Iron Dome), en Jordanie et en Turquie. Soit au Sud-Ouest au Sud et au Nord de la Syrie.

Un navire russe spécialisé dans la lutte contre les submersibles est en route vers le littoral syrien. Des sous-marins inconnus ont été pris en chasse par la marine russe et des hélicoptères syriens à plusieurs reprises ce dernier mois. L’un de ses submersibles aurait même été touché.

Le conflit en Syrie a bel et bien débordé. En Irak, au Liban septentrional, en Turquie méridionale et en Jordanie. La problématique du Golan avec Israël inquiète au plus haut point Tel-Aviv, lequel ne cesse de mener des exercices militaires depuis des semaines. La guerre au Moyen-Orient est loin d’être terminée.

http://strategika51.wordpress.com/

Assad frappera-t-il vraiment «Israël»?


Tribune libre de Djerrad Amar

syrie-missileLe président syrien Bachar Assad s’est engagé de riposter militairement en cas d’une nouvelle offensive israélienne contre son pays. Il y a déjà deux jours, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, avait annoncé une position similaire.

Selon les informations, Damas est sérieuse dans sa mise en garde. Elle a livré un message clair aux parties concernées, notamment aux Américains : «Israël» doit penser plusieurs fois, avant de mener un nouveau raid en Syrie.

Qu’est ce qui a changé?

En premier lieu, la destruction d’envergure en Syrie, ce qui rend futile tout dégât causé par un raid israélien. Alors que si la Syrie riposte par un certain nombre de roquettes sur l’entité sioniste, le résultat serait néfaste, surtout au niveau psychologique. C’est ce qu’affirme un responsable syrien. «Nous n’avons rien à perdre alors que leurs dégâts seront de loin plus importants».

-Le front du Golan, calme depuis des décennies, sera ouvert à des parties populaires syriennes,arabes et palestiniennes, prêtes à mener des opérations contre l’ennemi.

-Toute offensive israélienne contre la Syrie, sera limitée par des contraintes et des lignes rouges à ne pas dépasser. Il n’est point permis que la frappe soit dirigée vers ce qui pourrait provoquer une guerre régionale. Sur ce, la riposte à la frappe serait plus importante que la frappe en soi, puisque les conditions de toute guerre régionale et internationale impliquent désormais l’Iran, la Russie et les États-Unis. Sachant dans ce contexte que ces derniers poursuivent leurs pourparlers en catimini avec Téhéran, dans le but de prévenir toute implication dans une guerre régionale.

-Les partenaires de la Syrie dans la bataille actuelle, notamment le Hezbollah, réalisent que toute agression israélienne les vise directement. La cessation de la livraison des armes stratégiques à la résistance y est à l’origine. Avec la participation au combat aux côtés de l’armée syrienne, toute riposte à «Israël» serait commune.

-Les missiles S-300 livrés à la Syrie, pourraient ne pas être les armes les plus importantes obtenues par Damas. Des informations quasi-confirmées affirment que la haute technologie et les armes stratégiques pourraient être utilisées dans la prochaine bataille. La Russie avait mis en garde le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, contre toute nouvelle aventure en Syrie. Elle a décidé de couvrir toute riposte syrienne. Elle l’avait clairement signifié aux Syriens, aux Américains et à l’Otan, en dépit du fait qu’elle préfère éviter l’ouverture de ce front.

-En bref, la meilleure réponse aux plans de discorde confessionnelle voulus en Syrie, serait de rediriger la boussole vers la direction initiale : la guerre avec «Israël», aussi limitée soit-elle, augmentera la sympathie arabe à l’égard de la Syrie, surtout que le climat populaire a commencé à changer dans certains pays arabes.

-Toute bataille entre «Israël» et la Syrie, embarrassera les pays gouvernés par les Frères Musulmans. Elle embarrassera de même le mouvement Hamas et l’opposition syrienne.

Si cette dernière acclame l’offensive israélienne, elle commettra une erreur. Si elle observe le silence, son mutisme sera critiqué. Et si elle affiche sa condamnation, sa position serait comprise en faveur du régime. Pour toutes ces raisons, la Syrie parait sérieuse dans sa riposte à «Israël».
Les informations en provenance du centre de la décision syrienne, confirment que l’armée syrienne et le Hezbollah ont établi des plans pour faire face à cette éventualité. En fin de compte, la recrudescence des menaces à ce titre est bénéfique à tous les niveaux.

Source : Assafir